Le monde ouvrier = The labor world, 1 février 1941, samedi 1 février 1941
27e Année — No 5 SAMEDI, 1er FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 1, 1941 27th Year — No.5 % JUmtde ® He fatujf DRINK DOW’S ALE (Êhmrief Standard of Strength and Quality a n m < TRY SLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behid it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 Le prestige électoral Dans nos démocraties où, en principe tout au moins, c'est le peuple qui gouverne par le canal de ses représentants librement élus, ceux-ci ont tout intérêt à sauvegarder jalousement leur prestige électoral en vue d'une réélection éventuelle.En d'autres termes, ils doivent gouverner avec le souci constant de conserver la faveur populaire sans laquelle, quand vient le jour du scrutin, ils risquent de se voir supplanter au pouvoir et de perdre ainsi les avantages, du reste fort appréciables, découlant de l'exercice de cette prérogative gouvernementale.C'est ainsi que, dans la plupart des cas envisagés, les partis politiques en présence cherchent, par tous les moyens plausibles, à flatter l'opinion majoritaire électorale soit pour se maintenir au pouvoir, soit pour le conquérir à la prochaine occasion favorable.De la sorte nous en arrivons au point où Ton se rend compte du conflit pour ainsi dire perpétuel entre deux groupes politiques qui, lorsque la bataille acquiert une vivacité suffisante, font grand usage de démagogie sous la forme bien connue de promesses électorales plus ou moins abracadabrantes.Et c'est le public, le gros public qui, bien entendu, fait les frais de cet onéreux duel électoral où le véritable intérêt général n'a que peu ou rien à voir.Or, l'électorat se partage en deux classes bien distinctes : une minorité qui paie directement les déboursés électoraux, minorité payante et votante par conséquent, et une majorité qui n'a guère d'autre alternative que de voter au jour du scrutin.Et encore ne se dérange-t-elle, cette majorité plus ou moins consciente, que dans la proportion de 40 à 60%, ce qui témoigne de son peu d'esprit civique.Il s'agit donc, pour les gouvernants, de se tenir dans les meilleurs termes possibles avec ces deux fractions de la population votante, fractions qui ont souvent, point n’est besoin de le souligner ici, des intérêts sociaux qui s'opposent les uns aux autres.Aussi est-ce de l'acrobatie tactique et diplomatique qu'il faut constamment mettre en oeuvre pour se concilier les bonnes grâces d'un électorat aussi compliqué, quelque chose comme une politique entre deux eaux.Disons, cependant, en toute justice pour d'assez rares exceptions de notre faune politique, qu'il y a des hommes honnêtes au pouvoir, des hommes qui disent et laissent dire ce qu'ils pensent, dut leur prestige électoral en souffrir.C'est le cas, par exemple, du premier ministre de cette province, l'honorable Adélard Godbout, dont l'attitude générale et quelques discours très remarqués, s'inspirant exclusivement du véritable intérêt public, ont été de nature, en plusieurs circonstances mémorables et récentes, à diminuer quelque peu son prestige électoral auprès des igno-rantins et des politicailleurs de maivaise foi, prestige dont sont si souvent jaloux la plupart de nos politiciens de calibre moyen et de moindre calibre.Et cette attitude que nous prenons à l'endroit de notre Premier provincial n'est pas, qu’on le sache bien, le moins du monde dictée par un souci de partisannerie politique quelconque.Non.Mais il est si rare de rencontrer une probité soutenue chez un homme d'Etat que le moins qu'on puisse faire à son égard, c'est de la reconnaître, c est de lui dire, en toute sincérité et indépendance de jugement, ce que nous croyons devoir en penser.PIERRE PONCE.L'internationalisme vit encore Quand la Société des Nations faillit à sa tâche de répondre aux espoirs qu'avaient placés en elle ceux qui comptaient sur elle pour préserver la paix mondiale, il y en eut beaucoup qui en conclurent tout de suite que cela sonnait le tocsin de la coopération internationale et du bon ordre dans le monde.Il y en eut d'autres, cependant, qui refusèrent de voir dans cette éclipse momentanée de leur idéal international une défaite de leurs aspirations et s'appliquèrent, avec une louable ténacité, à fortifier les bases de ce qui était resté debout afin de reconstruire en mieux quand serait terminée l'actuelle période de sauvagerie guerrière.Maintenant qu'on est un peu revenu des formidables émotions du premier choc qu'a été cet effondrement du mécanisme de coopération internationale, il devient de plus en plus visible que la foi tenace de ces indé-courageables était bien justifiée.Déjà, on se rend parfaitement compte qu'un certain nombre des services spéciaux menés à bonne fin par la Société des Nations, tels que les services d'hygiène, etc., ne peuvent pas être abandonnés, même en temps de guerre, et quelques-uns de ces services sont en partie maintenus par le personnel réduit qui opère en ce moment aux Etats-Unis.Il est surtout encourageant de constater jusqu'à quel point l'Organisation Internationale du Travail a réussi à maintenir Service.(la^%ùüte> et Mo-defaie.w ,ï -".r Au Parlement provincial Des sessions beaucoup trop longues.La session provinciale vient de reprendre le cours de ses séances, interrompues en raison de la conférence interprovinciale qui devait prendre action ou tout au moins faire l'étude du rapport de la commission Sirois avec l'échec lamentable et imprévu qu'on sait.Espérons que nos législateurs rattraperont le temps perdu et qu'ils abattront de la bonne besogne.Il n'est pas hors do propos de rappeler que, l'an dernier, la session dura environ quatre mois — du 20 février au 22 juin — tandis que, dans les autres provinces, on trouva moyen de finir les travaux dans un temps relativement court.Citons en exemple la Législature de la Nouvelle-Ecosse qui siégea du 5 mars au 13 avril ; celle du Nouveau-Brunswick, du 14 avril au 10 mai ; en Ontario, la besogne fut exécutée du 10 janvier au 24 février ; au Manitoba, du 20 février au 5 avril ; en Saskatchewan, du 8 février au 16 mai ; en Alberta, du 8 février au 16 février (un record) ; en Colombie-Britannique, du 31 octobre au 29 novembre.Faut-il en conclure que nos députés québécois ont plus de besogne à abattre que ceux des provinces-soeurs ou faut-il en déduire qu ils sont plus éloquents ou plus bavards ?Serait-il dans le ton de leur rappeler que plus la session est longue, plus cela coûte cher à la province ?* * * Le rapport Sirois.Comme on pouvait s'y attendre, la commission Sirois fut l'objet d'un débat, le chef de l'Opposition, Thon.M.Duplessis, revendiqua l'honneur d avoir toujours défendu l'autonomie de la province et rappela au gouvernement qu il était de son devoir de suivre cette politique d’opposition à toute idée de centralisation des pouvoirs par le fédéral.Tiens, tiens.* *• * Le salaire des institutrices.Il fut également question du salaire des institutrices, on le trouve trop minime.Il est absolument vrai que nos institutrices rurales sont mal payées dans le Quebec, beaucoup plus bas que dans l'Ontario, c'est encore vrai, quoiqu'il y ait eu progrès, aujourd'hui aucune institutrice rurale n est payée moins de S300 par année.Nous nous rappelons qu'il n'y a pas si longtemps encore il se payait des salaires de S100 et S150 par année et encore des commissions scolaires exigeaient que ces pauvres petites institutrices se chargent du chauffage et du nettoyage de l'école.Certaines commissions prétendent qu'elles ne peuvent payer ce salaire de $300, elles sont trop pauvres, disent-elles, et si nos renseignements sont exacts il paraîtrait que le Département de l'Instruction publique aurait adressé une lettre aux commissions délinquantes les informant que si elles refusaient de payer le minimum de $300 de salaire à leurs institutrices leur subside leur serait irrévocablement coupé ; tout comme il paraîtrait que certaines commissions, pour éluder la loi, auraient engagé des religieuses pour remplacer les institutrices laïques.Il serait grand temps qu'on aborde cette phase de la situation bien franchement, cela expliquerait peut-être pourquoi les institutrices rurales sont mieux payées dans l'Ontario que dans le Québec.* * * L’assurance-chômage.Et Tassurance-chômage a aussi fait l'objet d'un autre débat, le chef de l'Opposition est en faveur de Tassurance-chômage mais il ne faut pas qu'Ottawa la contrôle, c'est à quoi se résume son discours, il faut préserver les droits constitutionnels de la province.Nous, ouvriers, que cela touche de près, plus que M.Duplessis, réclamons Tassurance-chômage contributive depuis des années et des années, nous savons que cela ne peut se faire que sous le contrôle fédéral, tout comme la presque totalité des assurances sociales.Les droits du Québec doivent être préservés, fort bien, mais pas aux dépens des intérêts primordiaux des ouvriers et s'il faut centraliser pour nous donner ce que nous avons droit d'avoir, centralisons ; même s'il faut amender de fond en comble l'Acte de l'Amérique britannique du Nord, allons-y.A bon entendeur, salut.en bon ordre son mécanisme de collaboration internationale au sein du chaos international qui sévit depuis une année et demie.Il est vrai que les quartiers généraux de Genève devinrent intenables, mais par suite de la loyauté soutenue de la Grande-Bretagne, des nations de l'Empire britannique, des Etats-Unis et d'un grand nombre d'autres pays situés pour la plupart dans l'Amérique du Sud, le noyau principal de l'organisme est demeuré intact et que, sur l'invitation du gouvernement canadien, il a établi un bureau à Montréal.Ce résultat, fort appréciable en soi, est en grande partie dû à monsieur John G.Winant, directeur de l'Orgqnisation Internationale du Travail, ainsi qu'à monsieur A.Loveday, directeur des services économique, financier et des communications de la Ligue des Nations.Il importe, par conséquent, que la Société de la Ligue des Nations du Canada consacre publiquement les précieux travaux de ces deux grands internationalistes en organisant un grand banquet en leur honneur samedi, 25 courant, à l'hôtel Windsor.Une invitation à ce banquet est adressée à togs ceux qu'intéresse la mise au point de la société internationale afin qu'ils participent à l'accueil que le continent nord-américain réserve aux distingués représentants de ces deux institutions internationales.— Canadian Congress Journal. PAGE 2 SAMEDI, 1er FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 1, 1941 - ] ** La vie d 1 es unions ouvrières par Ben.Droiet j Aidons à répandre notre journal Nous continuons aujourd'hui notre panégyrique en faveur du Monde Ouvrier.En ce faisant, notre intention n'est pas d'ennuyer nos lecteurs.Bien au contraire, c'est plutôt dans le but de stimuler leur ardeur envers le seul journal ouvrier bilingue dans cette province.Sa diffusion, pourtant, serait bien facile à faire parmi les membres des unions ouvrières, si l'on voulait s'en donner la peine.Presque tous ont l'occasion de le faire avec aise, soit dans les ateliers, soit dans les réunions hebdomadaires, mensuelles ou bi-mensuelles.Nous croyons pouvoir affirmer qu'un bon coup de langue à leurs compagnons de travail de la part de ceux qui veulent l'avancement de l'union ouvrière, nous pourrions réussir à augmenter la circulation du Monde Ouvrier à 10,000 copies par semaine.C'est là l'objectif que nous prévoyons atteindre dans un avenir rapproché et, pour cela, nous comptons, sur le bon vouloir et l'activité des membres des unions ouvrières, conscients de leur devoir d'unionistes pour venir en aide à la bonne cause que nous défendons tous.Inutile pour nous de répéter ici tout le bien qu'ils peuvent en retirer s'ils agissaient en qualité de propagandistes du Monde Ouvrier.Ils y puiseraient, pour se raffermir dans leurs principes, des faits et des connaissances qu'ils ne trouveraient dans nul autre journal.Il serait donc pardonnable, dans les circonstances, pour nos abonnés de secouer l'indifférence et l'apathie de leurs camarades de travail et de leur faire voir le besoin urgent de soutenir financièrement le seul journal défenseur de la cause internationale, afin que le Monde Ouvrier survive encore longtemps pour continuer so bonne oeuvre.L'abonnement ne coûte qu'un dollar ($1.00) par an.Pour plus amples renseignements, prière de s'adresser à Ben.Drolet, gérant de la circulation, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal; LAncaster 5361.ASSEMBLEE DES TYPOS Cotte après-midi à 2 heures 30, l'Union Typographique No 145 tiendra son assemblée mensuelle en la salle de l'Union du Commerce, 1079, rue Bcrri.Les membres sont priés de se rappeler que la nomination des officiers aura lieu fi cette assemblée.Tous se feront donc un devoir d'y assister.A L'UNION DES PEINTRES Le rôle des demandes de l'union locale no 349.de la Fraternité des peintres et tapissiers d’Amérique est renversé.Ce n’est pas une augmentation de salaire de 10 pour cent qui sera exigée lors des prochaines négociations du contrat collectif de travail de l'industrie du bâtiment, mais bien une augmentation de 20 pour cent afin de rendre le salaire du peintre au môme niveau que celui des ouvriers des autres métiers.Cette question est revenue de nouveau devant l'union locale no 349.lundi dernier, lorsque le secrétaire Didier Joyal, donna lecture d'une invitation du Conseil des Métiers de la Construction, à l'effet que le local 349, fasse parvenir au dit conseil, les conditions de travail, les heures et les salaires que l'union exigera pour le nouveau contrat, avant le 13 février.Une mise au point a été faite par l’agent d’affaires, Edgar Gilbert, alléguant que l’augmentation de 10 pour cent n’avait pas été officiellement désirée.Comme l’on sait, le comité conjoint des peintres avait été chargé de poursuivre les délibérations avec le conseil de la construction, relativement aux exigences des peintres.Après une longue discusion sur le sujet, les délégués du comité conjoint ont été autorisés à négocier les conditions des intéressés, au plus grand bien de l’union locale no 349 des peintres et tapissiers d’Amérique.Le délégué au Conseil des Métiers et du Travail.C.-A.Mondor.présenta un rapport des délibérations de la dernière réunion du dit conseil, lequel rapport après avoir été fort commenté sur certains événements qui se sont produits, fut finalement approuvé.Le comité de vérification, composé des confrères: Arthur Boismenu, Ernest De-sève et A.Chevalier, a présenté un rapport financier trimestriel très appréciable.L’union des peintres est maintenant dans une position financière très encourageante.CHEZ LES CHARPENTIERS DE MAISONNEUVE Vendredi dernier l’union locale No 1558, de la Fraternité Unie des charpentiers et menuisiers, tenait une très importante réunion.M.J.-A.Chamberlain, président, présidait, assisté des autres officiers.Les membres avaient été convoqués pour prendre un vote referendum sur les amendements proposés à la constitution générale de la fraternité.Comme l’on sait, le recrutement va bon train chez les charpentiers-menuisiers et chaque semaine le local no 1558 procède à l’initiation de plusieurs nouvelles recrues.La semaine dernière 25 nouveaux membres vinrent augmenter son effectir.C’est avec un extrême regret que les membres ont appris la mort de leur secrétaire-archiviste.J.-Ovide Proulx, membre de la Fraternité Unie des charpentiers depuis 53 ans.M.Proulx était également échevin de la municipalité de Pointeaux-Trembles.Une résolution fut adoptée et il fut résolu que les condoléances des charpentiers soient adressées à la famille éplorée, et que copie soit adressée aux journaux pour publication.Le Monde Ouvrier se joint à ses amis les charpentiers et exprime tous ses regrets de la disparition de cet artisan du trade-unionisme international.LES OUVRIERS DE LA CRAVATE S'ORGANISENT Une nouvelle union dans la confection pour hommes vient d’être formée, l’union locale 336.laquelle se compose des ouvriers de l’industrie de la cravate.C’est la deuxième union dans l’espace de quelques semaines qui a été formée, l’autre est l’union locale no 348 des ouvriers de l’industrie de la chemise.Mercredi dernier, au cours d’une réunion de plus de cent ouvriers et ouvrières de l’industrie de la cravate, au no 7.rue Prince-Arthur, M.Max Sillins,-organisateur gérant de 1’Amalgamated, présenta la charte à M.Jos.Cutter, président temporaire du nouvel organisme.Outre M.Max Sillins, on remarquait: M.Adhémar Duquette, agent d’affaires de l’union locale 115, et Frank Lapari, organisateur de la nouvelle union locale no 348 des ouvriers de la chemise.Dans un discours approprié M.Duquette félicita les ouvriers de la cravate, d’avoir eu l’idce de s’organiser afin d’améliorer leurs conditions de travail.“Vous aurez", dit-il.“l’appui et la coopération du bureau de direction de 1’Amalgamated Clothing Workers Union, qui se fera un devoir de vous aider dans vos justes revendications." .M.Max Sillins affirma que la nouvelle union, bien que très jeune, avait déjà obtenu de très bons résultats, et que dans un mois, les officiers seront en mesure de rencontrer les employeurs et de discuter avec eux un contrat de travail.La prochaine réunion du nouveau local à laquelle on procédera à l’élection des officiers permanents, aura lieu le 12 février, en la salle Prince-Arthur, 7 ouest, rue Prince-Arthur.-:o :- PELERINAGE AU TOMBEAU DE FEU FRANK McKENNA Très intéressante fut la réunion bimensuelle de la Loge Ste-Marie de la Fraternité des Wagonniers d’Amérique, tenue vendredi dernier en la salle de l’Assistance publique, sous la présidence du dévoué Zotique Marsan.On distinguait à ses côtés le vice-président, Donat Roy, les secrétaires, Alcide Montpetit, R.-B.Lamarche et Aldéric Bertrand.M.Jos.Tremblay, président de la Loge St-Henri, de la même organisation était aussi présent.Au cours de l’assemblée il fut invité à donner ses impressions sur ce qu’est la Fédération Américaine du Travail, puis- qu’il est le représentant officiel des wagonniers canadiens depuis trois ans, aux conventions annuelles de 1938 à Houston, Texas; en 1939 à Cincinnati, Ohio, et à la Nouvelle Orléans, en 1940.Durant son allocution il fit l’historique de la Fédération, de sa fondation en 1881.alors qu’elle possédait 45,000 membres à aujourd’hui, en 1941, après 60 ans d’existence, où elle compte maintenant 4,500,000 membres.C’est l’intérêt vital, dit-il.de faire connaître le corps important qui célèbre cette année son 60e anniversaire, et dont le premier président fut Samuel Gompers, cigarier de profession.M.Tremblay, fit ensuite un relevé des activités de la Fédération Américaine du Travail, laquelle rencontra toutes sortes de difficultés et d’épreuves durant ses 60 ans d’existence.En 1935, ajouta M.Tremblay, la guerre 1.494,000 membres et 1914 son effectif s’était accru à 2,200,671 membres.En 1935 , ajouta M.Trembla’y.la guerre de division éclata au sein de la Fédération grâce à la formation du C.I.O.Toutefois afin de s’assurer de primauté, la Fédération Américaine, s’adressa à la cour suprême des Etats-Unis, pour faire reconnaître sa constitutionalité.C’est par un vote de 5 contre 2, que celle-ci fut reconnue.Depuis lors la Fédération gagna du terrain parce qu’elle a la confiance du peuple en général et de toutes les classes de la société.Il relata que le président Roosevelt, avait exprimé dans un message le désir que la paix soit rétablie entre les deux plus grandes organisations ouvrières aux Etats-Unis.Inutile de dire que cette conférence fut fort bien accueillie par le nombreux auditoire.Comme c’est une coutume établie la loge a décidé de faire son pèlerinage annuel au tombeau de feu Frank McKenna, le 15 février, à Ottawa, et déposera une couronne mortuaire sur sa tombe.La compagnie du Pacifique Canadien a voté l'appropriation nécessaire pour l'etablissement d’une ambulance pour ses usines.Les employés exprimaient depuis longtemps un tel désir.Le comité de protection annonça, que la compagnie avait décidé de donner la préférence, pour les nouvelles ouvertures, aux fils des employés, et que les intéressés devaient s’adresser au bureau de placement au usines Angus.Dans le rapport trimestriel la Division No 4 des chemins de fer annonce que ses recettes ont été de $11,000 et les dépenses de $4,000 laissant un surplus de S7,000, outre un fonds permanent de $18.000.La prochaine séance se tiendra vendredi le 14 février prochain.-: o:- Plus de 1.700 employés du Canadien National sont présentement en service actif dans l’armée de terre, la marine et l'aviation.LES EMPLOYES DE TAVERNES Du train que vont les choses, l’union locale no 200, des employés de tavernes, connaît un succès au delà de ses espérances.C'est ce qu'il fut révélé au cours de la dernière réunion, tenue dimanche dernier sous la présidence du confrèro Nelson Fortier.Le rapport de d’agent d’affaires contenait des réflexions justes."Les fonds”, disait-il, “augmentent dû au fait que les initiations sont plus nombreuses et que les membres s'intéressent plus au bien-être de leur union.Toutefois les intéressés ne doivent pas s’arrêter là.Chacun devrait se faire un devoir d’amener une nouvelle recrue à chaque réunion.” Disons en passant que le confrère Edouard Désormiers mérite certainement des éloges pour la manière dont il conduit son travail."Les choses iraient encore mieux", déclara M.Désormiers, “si tous les membres se faisaient un devoir de faire connaître à leurs camarades de travail, les avantages de l’union ouvrière, cela pourrait peut-être, décider enfin les indifférents, les retardataires à joindre notre mouvement.Plus l’union locale no 200, comptera d’adhérents, plus son travail sera effectif et plus vite les conditions déplorables seront améliorées.“II appartient donc aux membres de de faire disparaître l’argument que: nous joindrons l’union, quand celle-ci aura obtenu ceci ou cela qui fera notre affaire.Il est important que tous les employés de tavernes aident le mouvement en y adhérant." Dans une lettre adressée à l’union M.C.-M.Cheasley, membre de la commission du salaire minimum, laisse à savoir aux officiers que la commission était pour faire quelque chose en faveur des employés de tavernes.Le Monde Ouvrier, a été fortement accueilli lorsque son chroniqueur, Ben.Drolet, demanda aux membres de suivre de près les articles publiés en faveur de la diffusion du journal en question.On a reconnu en effet toute la valeur de cet organe ouvrier.M.Jack Longer, agent d'affaires de l’union des employés d’hôtels et de restaurants, présent à l’assemblée fut prié par le président de donner ses impressions sur la grève des filles de chambre qui se continue à l’hôtel Mont-Royal.Il déclara que l’Union Typographique, local No 176, avait décidé de se retirer de cet hôtel, où elle tenait ses réunions mensuelles, ceci en signe de protestations contre les autorités de l’endroit qui refusent de reconnaître les réclamations des filles de chambres.¦-: o - DANS L'INDUSTRIE DU VETEMENT POUR DAMES L’union internationale des ouvriers du vêtement pour dames, fondée il y a environ quelque vingt-cinq ans, dans l’industrie du manteau et qui, en 1937, organisa l’industrie de la robe, compte aujourd’hui plus de 6,000 membres.C'est vraiment consolant de constater le progrès rapide qui s’est fai,t durant un quart de siècle, au point de vue unioniste, dans une industrie où les conditions de travail étaient insupportables avec des salaires de famine.Ce qui précède ressort d’un rapport semestriel que les quartiers généraux de Montréal viennent d’envoyer à New-York, pour le recensement général de l’union internationale.M.Bernard Shane, organisateur général, nous a déclaré que l’industrie du manteau à elle seule groupe 80 pour cent des ouvriers employés dans les ateliers, les locaux de l’industrie de la robe, 95 pour cent et les locaux de la broderie, 100 pour cent."C'est un résultat”, dit-il, “dont nous sommes fiers, si l’on en juge par les nombreuses difficultés que nous avons eues à surmonter.Notre position est une des meileures et bien consilidée, nos membres bénéficiant de conditions enviables en comparaison avec celles qui existaient avant que l'on organise cette industrie,.Notre travail n'est pas encore terminé, au contraire il y a encore beaucoup d’améliorations à faire, quoique la situation des ouvriers et ouvrières de cette industrie, soit beaucoup meilleure qu’en 1937." TABAC A CIGARETTES ST REGIS DOUX ET DE QUALITE Q Un produit de L.O.GROTHE.Limitée SAMEDI, 1er FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 1, 1941 PAGE 3 Emploi et chômage des jeunes travailleurs Suite — V/ Services de placement Le troisième élément d’une organisation efficace du marché de l'emploi consiste en un service approprié de placement.Ce service est normalement assuré par un réseau de bureaux de placement, coordonnés sur le plan régional et national et permettant d’opérer le contact entre les candidats à un emploi et les futurs employeurs.Dès 1919, la Conférence a adopté à ce sujet une convention, qui a été ratifiée par trente et un pays, et, en 1933, le Bureau a publié une étude contenant des renseignements sur l'activité des bureaux de placement dans le monde entier.En 1935, la Conférence a estimé toutefois que le placement des adolescents comportait un problème spécial, qui, en plus de l’organisation générale du placement, rendait désirable l’adoption de dispositions particulières.Elle a recommandé à cet égard que des services spéciaux s'efforcent de placer les adolescents dans des emplois convenables, leur épargnant ainsi, dans la mesure du possible, les maux découlant de l’acceptation d’emplois seins avenir; elle a ajouté, comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, que ces services devraient être étroitement coordonnés avec les institutions d’orientation professionnelle.Enfin, elle a suggéré, d’une part, que les employeurs soient tenus de notifier au service local de placement pour adolescents les vacances d'emploi pour adolescents et les embauchages d'adolescents qu’ils auraient opérés en dehors, du service de placement, d’autre part, que les services de placement pour adolescents, soient chargés de contrôler les résultats des placements faits, pour tirer de cette étude les conseils les plus utiles à l’avenir professionnel des intéressés, et d’établir une liaison étroite avec toutes les autres institutions publiques ou privées s’occupant des adolescents et notamment avec les autorités scolaires.Cependant, le problème tie l'ajustement de l’offre de main-d’oeuvre à la demande ne disparaît pas pour les adolescents qui ont atteint l’âge de 18 ans.Aussi la Conférence a-t-elle estimé que des arrangements devraient, autant que possible, être pris en liaison avec les services de placement afin d’aider les jeunes gens de 18 ans et plus à leur réadaptation professionnelle, et, en outre, que des mesures devraient être adoptées pour orienter vers des professions en voie d’essor et pour transférer dans les régions du pays où ci s professions sont pratiquées les jeunes gens qui chôment dans des régions où les principales industries semblent vouées à un déclin durable.Enfin, la Conférence a recommandé que les gouvernements concluent des accords en vue de faciliter les échanges internationaux de stagiaires.En Allemagne, les bureaux de placement suivent une politique de répartition méthodique de la main-d’oeuvre tendant à satisfaire avant tout les besoins de l’Etat.En application de cette politique, il i ne se bornent pas à mettre en rap-!>orts employeur-s et travailleurs; ils peuvent encore décider, que des travailleurs seront, pour des raisons d'Etat, transféré.cl'un emploi à un antre ou que dés travailleurs indépendants prendront un ' inploi salarié.Aux Etats-Unis, des services spécialises pour le placement des adolescents fonctionnaient, à la date du 1er septembre 1939, dans 144 villes réparties entre H Etats.Les bureaux de placement comp-’Ht parmi leur personnel des experts ré-uibués par l'Administration nationale d assistance aux jeunes gens, qui sont : u’gés de déterminer les capacités et 11 'Périence des candidats à un emploi avec 0e 16 à 25 ans et de leur donner des un cils.En outre, dans 51 villes, des ser-v;" ¦ do placement d’Etat ont ouvert des •ctions |jour le placement des adoles-c'uts.qui appliquent la procédure ins-!t|iée par l’Administration nationale d'as-ance aux jeunes gens, mais disposent fonda propres.l u Finlande, en application de la loi de ¦FU sur le placement, des sections spé-(i des pour les jeunes gens ont été créées dan les bureaux de placement des cen-tr i les plus peuplés.Fn Grande-Bretagne, l'organisation na-1 i• • : ¦ : 111 ¦ du placement public comporte des dé positions spécialement adaptées au placement des jeunes gens.Les sendees de i’ ment s’efforcent d’assurer à ceux-ci 1,1 emplois convenables, mais ils tiennent é.dement compte d’autres considérations, que la durée du travail, la distance ciit;e le domicile et le lieu de travail, le Fd'iirc payé, de même que la stabilité de 1 emploi et les perspectives d’avenir qu’offre ce dernier.Us encouragent les employeurs à leur faire connaître toutes les vacances d’emplois pour adolescents, mais une notification obligatoire serait contraire à la politique générale du gouvernement.Pour les professions couvertes par l’assurance-chômage, les employeurs sont tenus de renvoyer au service de placement le livret de chômage de tout adolescent licencié; les fonctionnaires du service ont ainsi connaissance des embauchages et des licenciements d'adolescents.Des mesures sont activement prises pour orienter vers des professions en voie d’essor et pour transférer dans les régions où ces professions sont pratiquées les jeunes gens qui chôment dans des régions où les principales industries semblent vouées à un déclin durable.En Norvège, des sections spéciales destinées aux jeunes gens ont été instituées en mars 1938 dans les bureaux de placement publics d’Oslo et de Bergen, et une section analogue devait être ouverte à Trondhjem.Lors du placement des jeunes gens, il est dûment tenu compte de la stabilité de l’emploi et des perspectives d’avenir qu'il offre.Enfin, des cours de travaux pratiques ont été organisés dans certains districts en vue de la formation de jeunes chômeurs qui devaient être transférés dans d’autre districts, leur offrant de meilleures chances d’emploi dans l’industrie.Aux Pays-Bas, des bureaux de placement d’Amsterdam et de La Haye comprennent des sections spéciales chargées du placement des jeunes gens.En Suède, le Conseil social a publié des instructions relatives au placenment des jeunes gens.Aux termes de ces instructions, les organismes de placement doivent veiller à ce que les emplois offerts aux jeunes gens leur assurent non seulement un revenu, mais encore, autant que possible, l'occasion d’apprendre un métier qui leur permette de gagner leur vie dans l’avenir.En outre, il devra être créé, dans les bureaux de placement des grandes agglomérations, des sections spéciales pour jeunes gens, et les bureaux de placement devront rester en contact avec les adolescents pour déterminer les résultats du placement, et, en cas de besoin, offrir à nouveau leurs services aux intéressés.Au début de 1935, lorsque la loi sur les bureaux de placement est entrée en vigueur, dix bureaux de placement étaient dotés de sections spéciales pour jeunes travailleurs, et, depuis lors, des services semblables ont été créés, dans d’autres localités.En Suisse, il n’a pas été créé de services spéciaux, locaux ou centraux, pour le placement des jeunes gens.Les jeunes gens sortant de l’école sont placés par les soins, principalement, des services d'orientation professionnelle.Les chômeurs sont réadaptés à des activités autres que cellles qu'ils exerçaient auparavant soit en suivant des cours, soit des camps pour chômeurs, soit encore individuellement, dans des entreprises.En outre, les jeunes chômeurs sont systématiquement orientés vers les branches d'activité où il y a pénurie de travailleurs.Ajoutons que la Belgique, la Grande-Bretagne, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse ont conclu des accords pour l’échange de stagiaires.En outre, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Nor-vergè et la Suède se sont liés récemment par un accord relatif à l'échange de travailleurs aux fins d’études.Il sera procédé tout d'abord à l’échange de travailleurs qualifiés de l'industrie, de l’artisanat, etc., mais ce système pourra être étendu aux travailleurs du commerce et des bureaux, aux travailleurs agricoles et aux contremaîtres; en règle générale, les bénéficiaires devront être âgés de 20 à 40 ans.Les engagements faits en vertu de cet accord seront conclus pour une période de six à neuf mois, ou, si les circonstances le rendent opportun, pour une période plus courte, qui ne pourra cependant être inférieure à trois mois.Il est entendu que les travailleurs recevront les salaires fixés par les conventions collectives applicables dans le lieu où ils travaillent.L'échange sera organisé par des commissions instituées dans chaque pays et comprenant des représentants des principales organisations patronales et ouvrières.Duree de travail Nous en venons maintenant à une suggestion.formulée dans la recommandation de 1935.dont l'objet n'est plus d'assurer une meilleure coordination de l'offre et de la demande existantes de main- d’oeuvre, mais d'agir sur le volume de la demande de jeunes travailleurs et de réduire ainsi le chômage qui pourrait les atteindre.Il s’agit de la réduction de la durée du travail, dont la généralisation était précisément à l’ordre du jour de la Conférence de 1935.Pour ce qui concerne les jeunes gens, la Conférence a recommandé que les efforts accomplis pour favoriser le remploi au moyen de la réduction de la durée normale du travail soient poursuivis tout particulièrement à l’égard des catégories d’emplois occupés par de jeunes travailleurs.On ne possède pas beaucoup de renseignements concernant la suite qui aurait été donnée à cette recommandation, les événements récents ayant d’ailleurs fait passer la question à l'arrière-plan.Nous pouvons toutefois dor(.ner trois informations • sur ce point, La Conférence des gouvernements du Commonwealth et des Etats australiens réunie en juillet 1939 a adopté une résolution invitant le gouvernement du Commonwealth à charger, en collaboration avec les Etats, une autorité compétente, de préférence une commission royale, de procéder à une enquête sur la possibilité et l’opportunité d’une réduction de la durée hebdomadaire du travail et de formuler une recommandation à ce sujet.Après examen du rapport de cette conférence, le premier ministre du Commonwealth a annoncé que la prochaine Conférence des premiers ministres serait saisie de propositions aux fins de l'ouverture d'une enquête générale sur l'utilité d’une réduction de la durée hebdomadaire du travail.Dans son rapport sur l'application de la recommandation de 15 35, le gouvernement britannique a déclaré qu'il avait discuté, avec un certain nombre d’organisations professionnelles représentatives, de la question générale des moyens propres à résorber les jeunes chômeurs dans l'industrie, ajoutant que ces échanges de vues avaient été organisés en vue de l’examen de diverses propositions, tendant notamment à la réduction de la durée du travail.Enfin, le ministre hongrois de l’industrie a annoncé son intention d’atténuer en 1936 le chômage des jeunes gens en réduisant la durée du travail des employés, ce qui devait permettre aux divers établissements d’engager un plus grand nombre de travailleurs non manuels.Utilisation des loisirs et aide sociale aux jeunes chômeurs Dans sa recommandation de 1935, la Conférence a suggéré l’adoption d'une série de mesures, qui sont des palliatifs plutôt que des remèdes et dont le besoin se fait surtout sentir en temps de fort chômage.Tant qu’il y aura du chômage, des mesures spéciales de cette espèce seront nécessaires et c’est pendant la crise qui a commencé en 1929-1930 que la plupart ont été mises en application.Depuis lors, elles ont perdu beaucoup de leur importance, mais elles sont encore loin d'être inutiles, car- les personnes qui souffrent d’un chômage prolongé sont à certains égards plus isolées et ont un besoin plus pressant d’être aidées aux époques de prospérité relative qu’en temps de crise.La première mesure de ce genre à mentionner est l’organisation de services pour l’utilisation des loisirs et l’aide sociale.A ce sujet, la Conférence a recommandé que, à côté des mesures tendant à développer l'instruction générale et professionnelle des jeunes chômeurs, des dispositions soient prises pour leur permettre d'occuper utilement et agréablement leurs loisirs; que les centres créés à cet effet ne soient pas réservés exclusivement aux jeunes chômeurs, mais soient ouverts aux jeunes travailleurs occultes, que des mesures soient prévues en vue de créer, dans les diverses régions du pays qui comptent un nombre assez important de jeunes chômeurs, des centres d'aide sociale et des locaux où ces jeunes chômeurs puissent trouver à peu de frais nourriture et logement, et.enfin, que les pouvoirs publics favorisent les initiatives prises tant pour l'éducation que pour l’aide sociale des jeunes chômeurs par lc-s organisations-professionnelles ou par d’autres associations.En Australie, des mesures de cette espèce sont prises par l'Association des jeu-d’autres institutions sociales.Dans quelques cas, l'Etat accorde une certaine aide financière.Au Canada, tous les programme: de formation professionnelle des jeunes chômeurs prévoient des facilités pour l'utilisation des loisirs et l’éducation physique, mais une attention toute particulière a été vouée à ces questions dans les provinces de la Colombie britannique et de Québec.(à suivre) INDEX DES UNIONS LABOR DIRECTORY CONSEIL UES METIEKS ET I>ll TRAVAIL "E .MONTREAL — MON CREAI, TRADES AND LAROR COINCIL.— Mr,.ta mut; Ut ami 3rd Thursday of each month — s’asacuthU les premier et troisième jeudis de chaque mois, a la salle de l'Assistance l‘utilii|tic, 15.S, rue I.ngnuchctlüro Est.President.Raoul Trt'pa-uler, 1153, rue Saint-Denis, Tel.l.An, 3503 ; secréta ire-eu rrisponila ut cor tes pond lus- secretary.,I.-K.tiariép.v, il.rue Saint-Paul Ouest, Tel.l.An.53(11 : vire-présidents I-.dounrd I.urose, Chambre 10.Monument National, Tel.l.An.5751, ,1 M Shannon, -Uni, rue Champ-dc-Mnrs.Tel.BEL 1182.ALLIED Pit INTI NO TRADES 1(11 Mil, _ To promote I lie interests of Allied Union l.ahel (which can lie lmd in Drench or Eng-ltslii.The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170; •lai’iim s t’artlcr Typographical Union No.115, l rintlng 11 ressmeu ami Assistants’ t nion No.V”: Brotherhood of Bookbinders and Bindery Womens l nion No.HI ; Photo-Engravers’ n on No.II : Stercolypers and Electro typers’ l nion No.33; Associate member: Amalgam-nted Lithographers of Ameriea No.27 ; President, W .Forrest; vice-president, K LA F RATIO UN IT 15 UNIE 11 KS CIlAtt- ri.NTi i;bs-.m ion t i s 11: us D'.vw i-:k iuric,_ .MONTKKAI, DISTRICT OF CA RPENTEHA AND JOINKltS OF AMERICA.—President.Lsdras Secours; vice président, F.Doucet; trésorier, F.Laid hier; secrétaire, Ldouard I.arose; gardien, Zénon Prlmeau; agents d'uf mires, Ed.Toussuint et E.Bernier.AMNrniblce chaque mercredi, fl Hhr, du a*lr un Monument National, chambre It).L’.L.EM, s'assemble tous les lumÜH soin au Monument National, chambre 11, C.-J B a.vin o mi, secrétaire.U.L.17S, s’assemble tous les 1er et .'le Jeudi* de chaque mois, au Monument National, chambre 10.Jos.Ueiuy, secrétaire, 8818 rue Henri-Julien.U.L.1127, n'assemble tous les 2e et 4e lundis.au Monument National, ch.U), Endure Primeau, secrétaire, 101-le Ave., Verdun.U.L.12-14, s'ussemlde tous les 2e et 4e taudis, à 004, Ste-Catherine ouest, IL 11 &al ter, secrétaire.2282, Oxford Ave., N.I).U.F.L.1300, s’assemble tous les 1er et 3e lundis, fl 4030, Notre-Dame ouest.H.Martin, secrétaire, 'xvl5, rue Claude, Verdun.L.L.1375.s'assemble tous les 1ers lundis, k l(i.S—1ère Avenue, Lachiiie.Harris Daoust, secrétaire, 151), Ire avenue, Larhine.I .L.1558.s'assemble les 2e et le vendredi, il 10.il, rue Létourncux.Charles Thibault’ secrétaire, 2435, rue Orléans.Membres Associés, ce Local s'assemble le 2e mardi, au Monument National, ehambre 11 UNION DES EMPLOYES DE TRAMWAYS I)E MONTREAL, Local 700, Association des Employés de Tramways électrique* *t de chauffeurs d'Aiitobus d'Amérique.— Montreal Tramways Employees' Unlua, Local 700.Amalgamated Association of Street, Electric Railway and Motor Coach Em iil oy ccs of America.—Quartiers géué-bhuk.— Headquarters, 1153 St-Denis,, tél.LA.2503.Officiers Officers : Elpliège Beau doin président; J.-ti (ingnon, vice-président ; O.-A Neveu, sec.-Nuancier; Baoul 1 répanier, agent d’affaires: Alberto Brodeur, trésorier; Joseph Unrhusci, secrétaire-correspondant ; W.Latour, sentinelle.I.e Local se réunit le 2e mercredi de chajtle mois, fl.la salle de l’Union du Commerce, 1071) Berri, et l’exécutif le lundi précédant Rassemblée régulière, fl 1153, rue Saint-Denis.FRATERNITE DES PEINTRES DECO RATE l R s ET TAPISSIERS D’AMCRlQt E.— Local 310.S’assemble le 2e et !.lundi du mois au 1331 A est.rue SteCatherine.Président.Jules Boulet, 1471 t'hamplaiu; vict* président, C A.Motidor, 1227.rue Mentana; secrétaire-correspondant.Didier .loyal, 2040 De La sa lie Tél : Cil 7200 ; trésorier, L.-P.Boisselle.4502.rue Marquette; secrétaire-financier, Raoul (iervais.1200 Marquette; ron-dmtelir, A.(ioiidrenu, 0078-B est.nie Notre-Dame; Auditeurs: Arthur lioismenu 4021 Co-b.nial: Ernest Désève 0003 St-Dominique ; A.Chevalier.2127 Jeanne d’Arc; gardien.Jos.(îirard.M 15, rue Saint Amin' : Agent d’affaires.Edgar Hilbert, bureau 000 Saint Laurent, chambre 22, Tél.: LA.0301 1NION DES TRAVAILLEURS DE LA CHAI SS U R K, Local 240.— Boot A: Shoe Workers’ Union.— S'assemble Ioiih les vendredis soirs fl 1331-A est, rue Ste-Catherine Président, Henri Itelland.0772 blvd.Saint Laurent ; 1er vice-président.R.Talbot, 1840; Marie-Anne E.: "e vice-président, Delphls Jo-doln, 1700, rue Panet: secrétaire-archiviste et correspondant.N.Hervais, 2112 Wolfe; secrétaire financier, trésorier et agent d'nffaI res.Chs MeKercher.1331 -A Ste-Catherine E., CIL 0511, privé CL.7125.assistant agent d'affaires.Lionel Thibault.4070 Papineau, AM.7002: s'-nî inolle, Phillas Ledit ir.1138 Amherst.I.'exécutif s’assemble le 1er et 3e mercredi du mois, fl 1331 A.rue Ste Catherine Est.Président.Jos.Cireux.2007 Horion : vice président, Mlle Edna Tremblay.1055 Visitation; secrétaire, Jos.Beauregard.1508 Beaudry.Unanimité.“En Franco, on trouve aujourd'hui deux classes de gens.1ns anglophiles et le anglophobes.Les anglophiles disent: "Pourvu que les Anglais gagnent.” Les anglophobes disent : “Pourvu que ces codions d'Anglais gagnent.” — Peterborough, dans le Dailji Telcrjrajy.:.Lôndn .90 novembre 1940. PAGE 4 SAMEDI, 1er FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 1, 1941 OPINIONS.A bas les propriétaires dictatoriaux! Notre présente administration municipale ne parait pas être née viable.C'est une caricature de mauvais goût, un organisme administratif incohérent dont les propriétaires métropolitains tiennent les leviers de commande et qui deviendra — de par le fait même — de plus en plus impopulaire auprès de la population montréalaise en général et des locataires en particulier.Incidemment, rappelons que les locataires, qui- constituent une majorité imposante de notre population, sont réellement ceux qui paient le gros des taxes, pour ne pas dire tous les impôts, directement ou indirectement.Les propriétaires, qui menacent de devenir bientôt d'insupportables dictateurs à l'Hôtel-de-Ville, affirment qu'ils doivent y commander en maîtres parce que ce sont eux qui alimentent le trésor de dame Concordia ! En apparence, oui, mais en réalité non, car le nerf de la guerre au moyen de quoi ils acquittent leurs impôts provient de leurs locataires.Certains de nos proprios, entre nous soit dit, sont d'ailleurs de vulgaires exploiteurs de leur prochain.Aussi est-il permis de déplorer l'ascendant qu'ils prennent à l'Hôtel-de-Ville à la faveur d'un système administratif caduc et, espérons-le, voué à une mort prochaine, aussi prochaine que possible.Il est actuellement question, prétend-on, de nier le droit de vote au locataire de Montréal qui n'aurait pas préalablement acquitté sa taxe d'eau ! On aura tout vu.Du train dont vont les choses dans le maquis embroussaillé de l'administration municipale, on peut dire que nous allons à rebours du progrès dans la mesure où la farouche caste des propriétaires menace d'établir une dictature, sa dictature, bien entendu.Contre un tel danger social, dont l'imminence ajoute encore à la gravité, les locataires ont le droit, le devoir de s'insurger, au moins en principe, et de rappeler aux autorités provinciales, auxquelles nous sommes redevables de cette grotesque dictature municipale des proprios, que nous sommes toujours en état de légitime défense démocratique et que, par conséquent, nous ne pouvons pas vouloir, nous locataires et fraction majoritaire votante, subir cette nouvelle dictature administrative de la minorité propriétaire.En Europe et ailleurs, nous luttons avec énergie, pour écraser les régimes sociaux totalitaires, pourquoi en tolérerions-nous de pâles imitations à l'Hôtel-de-Ville de la métropole canadienne ?Poser la question, c'est y répondre.Il faudrait former une ligue des locataires pour faire opposition à celle des propriétaires, rappeler ceux-ci au sentiment de leurs devoirs démocratiques quand iis s'en écartent, et établir une indispensable harmonie sociale autour de nous, faute de quoi on s'expose à laisser s'accentuer cette "lutte de classes" que l'on s'applique ailleurs à réduire à sa plus simple expression dans l'intérêt général bien compris.Si l'on veut sauver notre démocratie de la déchéance définitive, le moins qu’on puisse faire, semble-t-il, c’est d'empècher qu'une minorité de propriétaires impose une dictature administrative à une majorité de locataires.Aux locataires, donc, de faire bloc, de se coaliser en associations et de faire savoir à Québec que notre potentiel électoral a plus de valeur nominale que celui des proprios.GEORGES DELPEQUE.LES CORDONNIERS SE SENTENT LESES DANS LEURS DROITS La première d’une série d’assemblées de propagande de l’union locale no 2-19.des travailleurs en chaussures, a obtenu un franc succès, vendredi dernier.Les quartiers généraux de l'union étaient remplis à leur pleine capacité de nouveaux et anciens membres, venus pour entendre la parole de l'évangile unionisme.Cette réunion était sous la présidence du président Roméo Talbot, lequel expliqua d’une façon claire et précise le but de cette assemblée."Il s'agit”, dit-il, “de discuter froidement les conditions d’une augmentation de salaire de 10 pour cent que l’on veut n'imposer qu’à certaines classifications excluant même les femmes employées dans l’industrie de la chaussure.” Le confrère Lionel Thibault, assistant agent d’affaires, se borna à démontrer que pour obtenir des employeurs ce qu'ils désirent, les cordonniers doivent tous faire partie de la même union ouvrière, qui est l'union internationale, la seule garantissant la sécurité à l’ouvrier.Il fit ensuite l’historique des salaires qui étaient payés aux cordonniers de 1926 à 1929.Dans les circonstances, ce sont' ces mêmes salaires qui sont réclamés par l’union des travailleurs en chaussures, a déclaré M.Thibault.Il cita l’augmentation de salaire de 10 pour cent qui devra prendre effet le 1er février, laquelle ne sera assujettie qu’à quatre classifications, tandis que le ministre du Travail avait promis formellement aue cette augmentation s’appliquerait a toutes les ca-tégories d’employés sans exception.M.Thibault ajouta que l'union s'en tient à cette déclaration et demande que le projet publié dans la Gazette Ofjicicllc de Québec du 28 décembre 1910.soit amendé, conformément à la promesse faite par le ministre du Travail: que les catégories 5 et 6, de même que les femmes employées dans l’industrie soient comprises.L'union a suggéré que cet amendement soit remplacé par un autre paragraphe qui serait conforme à l’arrêté ministériel C.P.7440.du cabinet fédéral, relatif à la hausse des salaires en temps de guerre.Ce paragraphe se lit comme suit: “Pendant la période de guerre, et à partir de la mise en vigueur du présent amendement au contrat collectif de l’industrie de la chaussure, les ajustements futtu's de salaires se feront en conformité avec l’arrêté ministériel fédéral en vigueur depuis le 19 décembre 1940.” En réponse le ministre du Travail note, que l’augmentation basée sur le coût de la vie, soit remplacée par un dispositif qui s'inspire de l’arrêté ministériel, relatif aux salaires dans les industries de guerre.“Votre requête”, déclare Thon.Edgar Rochette, “sera considérée quand nous préparerons l'arrêté ministériel modifiant la convention collective de l'industrie de la chaussure.” -:o :-.Au Conseil des Métiers et du Travail MM.J.-B.Arsenault, président du Conseil des Métiers et vice-président de la Fédération provinciale, Emile Lajoie, secrétaire-correspondant et Lucien Bergeron publiciste du Conseil, ont été choisis, lundi soir dernier, pour représenter le Conseil des Métiers à Québec, mardi le 11 février, alors que les unions internationales de la province rencontreront les membres du Cabinet provincial pour présenter le mémoire que les délégués de la Convention de Hull, en juillet 1940.ont adopté "La carte d’identité semble avoir atteint son but en notre ville”.C'est ce que déclarait M.O.Leblanc, délégué des ingénieurs-opérateurs, en ce qui a trait au charroyage de la neige eif notre ville.Bonne affaire, n’est-ce pas?M.Médéric Spénard, le nouveau président du local 163.P.-M .a été élu assistant-secrétaire du Conseil, en remplacement de M.Hervé Larocque, démissionnaire.Les prix de présence ont été gagnés par MM.Roland Grenier, du local 101 et Zotique Alarie, du local 216.Le premier reçut une bouteille de parfum, don de la Pharmacie St-Onge; le second, un sac à LA FORCE PHY85QUE "MS LS VIEUX QUEBEC -a v.- *r\ EUGÈNE TREMBLAY -Champion Mondial Né à Chicoutimi en 1879, Eugène Tremblay prend rang parmi les champions lutteurs mondiaux de tous les temps.En 1904, il fit partie nulle avec le célèbre Bothner devant une foule record, au Parc Sohmer, à Montréal.En mai 1905, il défit Yamayata, le lutteur japonais de jiu-jitsu.Subséquemment, il se vit décerner le titre, que Bothner refusait de défendre.Toute sa carrière fut mise en parallèle avec celle de Bothner, qu’il rencontra plusieurs fois, le battant de façon décisive en 1907.Parmi les nombreux champions qu’il défit figurèrent May, Parker, Guthbert, Hazlip, Burrows, Jackson, Sundstrum, Acton, Jack Wills, Akerman, Conkley et Munday.Même dans le bon vieux temps - comme aujourd'hui -le gin de Kuyper était le grand favori.26 $< ONCES 40 $< ONCES 10 $ ONCES Ditlillé et embouteillé au Canada tout la turveillance directe de John de Kuyper A Son, Diitilloteun, Rotterdam, Hollande._____ _____ 3F-41 P Yi JT: tabac, don de Horace Héroux, marchand de tabac.En l'absence de M.Arsenault, appelé à Montréal, l’assemblée fut présidée par MM.Lucien Fortin, et John Ford, vice-présidents conjoints.LA MESSE VOTIVE POUR LA VICTOIRE particulière, une indulgence de cinquanl jours.Rien de tel au Canada ne s’est encoi vu.L'événement du 9 février prochai attirera l’attention du monde entier: li pays libres, les pays en esclavages et leu: maîtres totalitaires se tiendront aux écoi tes.Leur attente ne sera pas trompée 1 nos prières auront cette dignité religieu; que le Canada français a toujours s leur donner.Montréal.— Le programme religieux et militaire, qui aura lieu à l’église Notre-Dame et sur la Place d’Armes de Montréal.le 9 février prochain, se dessine rapidement.Tous les éléments du Canada français contribueront à faire de ce dimanche, proclamé par le lieutenant-gouverneur.Sir Eugène Fiset.jour de prières pour obtenir la paix dans la victoire, une manifestation dont la grandeur sera inoubliable.C’est la Schola Cantorum du Grand Séminaire, forte d’environ 75 voix, qui exécutera sous la direction de M.l’abbé Ethelbert Thibault, le chant de la messe votive “Tempore Belli", que l'église réserve pour le temps de guerre.A l’intérieur du temple, les experts de la radio et du film ont pris leurs dispositions afin de pouvoir photographier et commenter pour le monde entier les détails de cette cérémonie historique.Les discours, les prières, les chants qui s’élèveront dans le lieu saint, ainsi que le défilé militaire passant après sur la Place d'Armes, où le lieutenant-gouverneur, accompagné de Son Eminence le cardinal, prendra le salut des troupes motorisées canadiennes-françaises, des ouvrières et des travailleurs enrôlés pour la défense du pays: tout cela sera radiodiffusé simultanément dans deux langues par tout le Canada et les Etats-Unis.La description de la cérémonie sera transmise à Londres et rediffusée en France.Elle sera aussi peut-être irradiée sur ondes courtes en Amérique du Sud et dans d’autres pays.Des hauts-parleurs seront installés sur la Place d’Armes.afin que les fidèles restés à l'extérieur puissent écouter cette messe sans précédent qui se déroulera dans la grande église.La prière que prononcera l’hon.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, pourra être répétée dans toutes les églises.Il y sera attaché, à cause de son importance LA FEDERATION PROVINCIALE DU TRAVAIL A QUEBEC La Fédération provinciale du Travail c Québec présentera son mémorandum légi latif au Cabinet provincial mardi, le février, à 11 h.30 de l'avant-midi, l’Hôtel du Gouvernement.Toutes les unions locales de la provin sont priées de se faire représenter da: cette délégation, parce que, cette annt \ u les conditions de guerre, les demand du Travail Organisé sont très importante Les unions qui ont élu leurs délégu sont priées d’en faire parvenir le nom l'adresse au secrétariat de la Fédératio Si, pour une raison ou pour une auti vous n’avez pas encore fait le choix 1 vos délégués, c'est le temps d’y pense AVIS LEO AL Morgan, Mrticek ,v Company, Limited Avis est par les présentes Ilonné que Morgan, Mrncek & Company, Limited, incorporée par lettres patentes de In province de Québec, le 28c jour d'octobre 1929, fera une demande pour la remise de sa rlinrte Montréal, le .'!() janvier 11)41.MILAN OXO K N, Procureur de Morgan, Mrncek A Company, Limited AVIS D'APPLICATION POL'It DIVORCE A\ IS est donné par les présentes OERTRUD KOHN STOIlPEIt.de la cita district de Montréal, comté d'Ilochel '¦on» la Province de Québec, épouse Di NZTTT STOPPER, commerçant, fit* la et district de Montréal, comté d’Ilochel dans la Province de Québec, s'adresera Parlement du Canada, A sa présente un ! prochaine Rcssion, afin d'obtenir un IdU Divorce d’avec son époux, le dit DTJN STOPPER, pour cause d'adultère.Daté A Montréal, dans la Province de t lice, ce huitième jour de janvier, mil cent qunrante-et-un.MILAN OVORN, Procureur de la requér Chambre 02.201 rue St-Jncques Ouest, • Mont ¦1-8 SAMEDI, 1er FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 1, 1941 PAGE 5 JOSEPH AINEY EST MORT Un des pionniers du Travail Organisé vient de mourir, cette semaine, en la personne de Joseph Ainey.Il fut l'une des figures marquantes de la Fraternité Unie des charpentiers-menuisiers, dont il devint membre en 1887, mais même avant cette date il avait fait partie des Chevaliers du Travail.Il remplit toutes les charges dans le Local 134 de la Fraternité : tour à tour secrétaire et président, officier du Conseil de District aussi bien que du Conseil des Métiers et du Travail, il remplit les fonctions d’organisateur de la Fédération Américaine du Travail pendant plusieurs années.Le confrère Ainey était favorablement connu dans le monde ouvrier syndical tant aux Etats-Unis qu’au Canada, ayant assisté à de nombreux congrès et conventions provinciales et internationales, son jugement sain et son esprit pondéré le faisant reconnoitre d’emblée comme un leader partout où il passa.Lorsqu’en 1910, le premier bureau de contrôle de la ville de fyrtÊêM Problèmes ouvriers d aujourd'hui et d'après-guerre JOSEPH AINEY Montréal fut institué, il en fut élu membre par une forte majorité comme le représentant de la classe ouvrière ; il en fit partie jusqu’en 1918, alors qu’il fut candidat à la mairie mais le verdict populaire ne lui fut pas favorable, l’hon.Médéric Martin — qui était également membre d’une union ouvrière internationale — le battit par une faible maporité.Quelques années auparavant, il avait été candidat aux élections fédérales dans la Division Sainte-Marie, mais à cette occasion il avait également pour adversaire l’hon.Médéric Martin qui remporta la victoire.La part importante que Joseph Ainey avait prise dans la vie syndicale et publique commença à miner sa santé, il abandonna ces activités et accepta la position de surintendant général des bureaux de placement provinciaux, fonctions qu’il remplit avec dignité et efficacité durant de nombreuses années ; il y a trois ou quatre ans, la maladie le força à résigner cette position, il fut alors nommé assistant-surintendant du bureau de placement.Joseph Ainey a fait honneur à la classe ouvrière, au Travail Organisé, il a toujours mené une vie exemplaire, son nom restera inscrit en lettres d’or dans les annales du mouvement syndical et de la ville de Montréal.Le Monde Ouvrier offre à sa famille éplorée, sa femme en secondes noces, ses quatre filles et ses trois fils, l’expression de ses sympathies les plus profondes, et se fait l’interprète des anciens du mouvement ouvrier avec lesquels il a lutté pendant de si longues années aussi bien que des jeunes qui récoltent aujourd’hui ce qu’il a semé avec tant d’abnégation et de courage.Joseph Ainey, tu n’es plus mais ton souvenir restera vivace dans nos coeurs.— SOCIUS.L’hon.C.-G.Power, ministre de l’Air, travaille au projet qu’il a récemment annoncé et en vertu duquel on formera au Canada des corps de cadets de l’aviation pour les moins de vingt ami.On apprendra dans ces corps de cadets les notions élémentaires de l’entrainement aérien.L y a quelques mois seulement le B I T.transférait ses services essentiels de Genève à Montréal et malgré les difficultés encourues pour le transport de ses archives les plus indispensables et le déplacement d’une partie de son personnel appartenant à dix-huit nationalités, le B.I.T.a pu faire paraître le premier numéro de sa revue mensuelle intitulée “Revue internationale du Travail’’, au Canada.Ce numéro comprenant environ 130 pages commence par une "Note du Directeur" dans laquelle M.John G.Winant s’exprime de la manière suivante : "Aujourd'hui, la défense de chaque pays repose, en dernière analyse, sur la solidité de sa structure sociale.C'est le devoir du Bureau International du Travail de contribuer à l'établissement, dans le domaine social, d’un programme pratique qui assure aux hommes la reconnaissance de leurs besoins, et à chaque Etat membre de saines institutions économiques et sociales.Le Bureau s’efforcera de rassembler une documentation aussi complète que possible pour les peuples qui reconstruiront l'ordre social.” Aux diverses rubriques figurant dans la "Revue internationale du Travail" vient s'ajouter une nouvelle rubrique donnant sur les questions ouvrières tous les renseignements qui paraissaient auparavant dans la publication hebdomadaire du B.I.T, intitulée "Informations sociales".En l’occurrence, cette nouvelle partie donne entre autres renseignements, un aperçu de l'attitude prise par les autorités publiques dans un certain nombre de pays, militant contre la tendance à la prolongation des heures de travail “sans mûre réflexion et études préalables”.Elle contient aussi un aperçu des changements les plus récents en matière d’assurance et d’assistance sociales en Grande-Bretagne, — des nouvelles sur l'action coopérative aux Etats-Unis et en Argentine, — les rapports de la Conférence internationale des marins tenue récemment à Londres et des Conventions annuelles de deux des plus importantes organisations ouvrières du Canada, etc.Deux articles dus à la plume des membres du B.I.T.constituent cependant la partie principale du numéro de la Revue d'octobre-novembre.L’un de ces articles intitulé "Les salaires relatifs en temps de guerre” donne une analyse de la nature et des causes des changements survenus en matière de salaires dans différentes industries et occupations.Son auteur, M E.-J.Riches, fait ressortir les difficultés et les dangers qui pourraient résulter des changements relatifs “à la marge de rémunération entre le travail qualifié et le travail non qualifié” et autres variations des salaires relatifs.Il discute les problèmes soulevés par les mesures prises en vue de restreindre ces changements et indique quelques-unes des garanties jugées nécessaires pour la sauvegarde des droits des travailleurs quel que soit le système de contrôle.L’une des garanties essentielles consisterait à son avis dans "la participation effective de représentants des organisations ouvrières à tous les stades des négociations, tant pour la fixation de la politique générale de salaires que pour son application dans le détail”.L'autre article porte la signature du conseiller économique du B.I.T.M.E.-F.Penrose, et est intitulé “L'organisation économique pour la guerre totale”.Son but est “d'esquisser les principes généraux qui gouvernent l'évolution économique résultant de l’adoption d'une économie de guerre en ce qui concerne plus particulièrement la situation des travailleurs".Cet article servira d'introduction générale à une série de discussions sur certains aspects de l'économie de guerre.Il pose les grands principes qui devront présider la transition de l’économie de guerre à une économie de paix, et souligne la nature lr= Buanderie - IMPERIAL - Laundry
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