Le monde ouvrier = The labor world, 1 février 1941, samedi 8 février 1941
27e Année — No 6 SAMEDI, 8 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 8, 1941 27th Year — No.8 DRINK DOW’S ALE %t Sfti e fatwf TRY BLACK HORSE Standard of Strength and Quality (Duurirf 'w iforii ALE 100 Years of Brewing Experience behid it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5361 Chez nos législateurs du Québec L’autonomie de Montréal.La même vieille rengaine de l'autonomie de Montréal a créé tout un débat à la Législature de Québec, cette semaine.Cette fois-ci, ce fut le contrat de la Compagnie des Tramways de Montréal qui fit les frais de la discussion.On a comparé l'ancienne commission d'enquête nommée par l'ex-gouvernement de l'Union Nationale, à celle que nomma récemment le gouvernement actuel.Pour les uns, la commission antérieure était une merveille, la nouvelle ne vaut rien.C'est de la petite politique qui ne donne pas grand chose, car dans l'une comme dans l'autre il devait y avoir des hommes intègres et d'autres moins bons.Ce qui est plus intéressant, c'est que la Compagnie des Tramways a payé $1,300,000.Comme le disait l'hon.M.Godbout, "si elle devait ce montant, elle était obligée de le payer ; si elle ne le devait pas, il était injuste de le lui faire payer." Il ajoute : "Pourquoi alors, en partant d'un tel principe faux, l'exgouvernement n'a-t-il pas fait payer d'autres compagnies ?" Ça, c'est plus intéressant : s'il y a des compagnies qui doivent à la ville de Montréal, il faudra les faire payer.Pas d'exception pour personne.Vous et moi, humbles citoyens, devons payer nos taxes et ce qu'il y en a ! Raison de plus pour faire payer les gros et avec intérêts, s.v.p.* * * Le crédit agricole.Cela prend toujours, aidons nos cultivateurs.Il y avait un crédit agricole fédéral, dans le temps, on a cru bien faire d'en créer un provincial, cela permettait de faire du patronage en grand, mais avec quel résultat ?Nous n'avons aucune objection, loin de là, à ce qu'on aide l'agriculture ; mais, tant au fédéral qu'au provincial, c'est toujours aux cultivateurs qu'on pense en premier, les ouvriers passent généralement après et de loin.11 serait intéressant de savoir au juste combien les cultivateurs contribuent a la taxe de guerre, aussi bien qu'à l'impôt sur le revenu ; comparez cela avec ce que nous, ouvriers et salariés des villes, payons.# * * L’administration municipale.L'hon.Médéric Martin vient de sortir de sa coquille, il a fait toute une scène au Conseil législatif, ces jours derniers, à propos du système administratif municipal de Montréal, qu'il aurait, dit-on, qualifié de "stupide".Sans aller aussi loin que lui, nous doutons fort de l'efficacité du système actuel, mais qui l'a voulu et à qui la faute si nous l’avons ?Il est incontestable que plus on a changé le mode administratif de Montréal, plus ce fut la même chose : maladministration et tout ce qui s'en suit, patronage, tripatouillage, graissage, chacun pour soi et son petit quartier.Nous nous rappelons que le système auquel M.Martin voudrait nous voir revenir, commissions échevinales, il y en avait qui entraient à l'hôtel de ville pauvres comme Job et en sortaient avec une bedaine bien arrondie.L'enquête Cannon a prouvé cela hors de tout doute.La cause primordiale, ce fut toujours les petits quartiers avec toute la kyrielle de tireurs de ficelles qui en imposaient à leur échevin ; les élections coûtaient cher et il fallait se rattraper et aider les amis des amis de nos amis.On a voulu changer tout cela, une commission fut nommée pour préparer un mode administratif moderne ; elle a enfanté de la Cédule A, qui abolissait les quartiers municipaux, confiait l'administration de la ville à un bureau composé de pas moins de cinq et pas plus de neuf directeurs élus "at large", avec un gérant général.C'était trop beau, la ville aurait été administrée sur une base d'affaires, les intérêts généraux passant avant tout.Qui a le plus protesté contre ce projet ?Le maire du temps, notre ami Médéric, qui venait d'être nommé conseiller législatif ; il s est tant démené, qu'on a acouché en d'autres milieux de la Cédule B, système hybride et "stupide", mais pas plus que celui d’aujourd'hui, qui fut adopt par un vote referendum.Médéric remporta la victoire et la ville y perdit.On a donc eu un conseil de ville de 35 échevins, un bureau des commissaires, puis un bureau de contrôle, puis enfin, le dernier système.Pas un plus que l'autre n'a donné de bons résultats, la Ville s est endettée de plus en plus, cela a été de mal en pis.Il y eut pourtant de très bons hommes à l'hôtel de ville, ils y sont entrés remplis d enthousiasme et de bonnes résolutions, mais ils furent les victimes des circonstances, toujours la néfaste influence des petits quartiers.Au moins, sous le système actuel, cette influence sera en partie contrebalancée par les représentants des corps publics,, mais ils sont mal partagés, les ouvriers et les locataires n’ont pas la représentation a laquelle ils ont logiquement droit.Abondance de biens nuit, dit-on.trente-cinq (35) échevins étaient de trop, mais 99 conseillers, c est encore pis.Franchement, je vois venir le jour où, par la force des choses, on en reviendra à un mode administratif moderne dans le genre de celui préconisé par la Cédule A, au plus vite au mieux.Qui vivra, verra.Le rôle social des unions ouvrières C'est encore un fait qu'au Canada de nombreuses personnes se représentent les unions comme uniquement préoccupées de préparer et de diriger des grèves! En dehors de cette activité particulière, ces mêmes personnes ne parviennent pas à s'imaginer le rôle important que jouent les organisations ouvrières.On arrive ainsi à qualifier leur attitude d'égoïste, les accusant de se préocuper seulement des intérêts des salaries sans s'occuper du reste de notre population.Nos unions en prières En certains milieux, on a insinué que les unions ouvrières affiliées à la Fédération Américaine du Travail et même au Congrès des Métiers et du Travail du Canada étaient des organisations dangereuses, en ce sens qu'elles sont neutres et comptent dans leurs rangs des anticléricaux, des athées, des gens qui professent des religions diverses et que, de ce fait, nos Canadins-français qui en sont membres, s'exposent à perdre la foi et leurs principes religieux.Nous avons, en plusieurs occasions, réfuté ces calomnies, avec preuves à l'appui.Nous publions ci-dessous une résolution qui fut adoptée, en septembre dernier, à la convention de Vancouver ; elle se lit comme suit : Résolution No 1.Par la Loge 606, de Montréal, Fraternité des Waqonniers de chemins de 1er : Attendu que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada est composé de croyants: et attendu que, comme tel, et tenant compte de la manière de délibérer d’autres corps ouvriers organisés analogues en Amérique, comme, par exemple, la Fédération Américaine du Travail, qui.tous les jours de la durée de la convention, emploie un ministre ou prêtre de religion quelconque pour faire la prière avant l’ouverture de chaque séance; et attendu qu’en 1935 la Fraternité des Wagonniers d’Amérique tenait sa convention à Montréal et nous donnait l’exemple en nous présentant un prêtre catholique puis un ministre protestant, chacun leur tour, priant Dieu, le Maître de toutes choses, d’accorder ses lumières divines pour les délibérations; et attendu que depuis le début de cette terrible guerre qui menace de dévaster le monde, tous nos dirigeants spirituels, ainsi que Sa Majesté le roi George VI, ont demandé à tous d’avoir recours à la prière, afin de toucher le coeur du Divin Maître et obtenir la cessation de ce massacre d’humains.En conséquence, qu’il soit résolu, que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, à sa convention tenue à Vancouver en septembre, appuie la recommandation qu’à la séance d’ouverture de chaque convention un prêtre catholique ou un ministre d’une autre religion vienne faire la prière, comme le font la Fédération Américaine du Travail et autres corps semblables.Note de la rédaction.— Nous publierons, dans notre prochain numéro, le discours prononcé, lors de l'euverture de la dernière convention de la rédération Américaine du Travail, par Son Excellence Monseigneur Joseph ” Rummel, archevêque de la Nouvelle-Orléans ; il est tellement approprié aux temps difficiles que nous traversons et dépeint en termes si éloquents et si poignants toute la sympathie et l'estime qu'a l'Eglise catholique des Etats-Unis pour le Travail Organisé du continent américain — dont nous faisons partie intégrale — que nous sommes persuadés que les lecteurs du Monde Ouvrier le liront avec intérêt et apprécieront l'effort que nous avons fa;t pour en donner une traduction aussi fidèle et exacte que possible.Les unions ouvrières qui désireraient en distribuer une copie à tous leurs membres feront bien de commander d'avance des copies supplémentaires en s'adressant au confrère Ben.Drolet, notre chroniqueur ouvrier, qui est en même temps notre directeur de circulation : Téléphone LAncaster 5361.Ce numéro contiendra également le programme législatif soumis par la Fédération provinciale du Travail au gouvernement de Québec, mardi prochain.C'est un mémoire que tous devraient lire et conserver.Ainsi présentées, les unions ouvrières apparaissent sous un aspect assez rébarbatif qui ne correspond pas à la réalité.Il est vrai qu'une des grandes tâches des unions consiste à obtenir une amélioration incessante des conditions de travail et d'existence des travailleurs.Sans la pression constante, organisée de la classe ouvrière, aucun progrès, aucune découverte scientifique ne servirait à améliorer le sort de la masse de notre population.Le patronat n'y voit, lui, qu'un moyen supplémentaire d'ajouter de nouveaux profits à d'autres profits.Encore aujourd'hui, il est des ouvriers des deux sexes qui vivent dans des conditions matérielles et morales très douloureuses.C'est un devoir social de la plus haute importance que de se pencher sur ces misères et s'efforcer de les soulager.Ce devoir incombe à nos associations ouvrières.Il convient de faire remarquer que, contrairement à la légende que font courir les adversaires de notre mouvement, nous ne considérons pas les souffrances du peuple comme une occasion de faire de l'agitation.Celle-ci n'est faite qu'à bon escient et seulement contre les ennemis de la justice sociale.Ce devoir social, les unions ouvrières continueront à le remplir sans défaillance.Elles n'ont pas, d'ailleurs, que des revendications de salaires à présenter.Elles n'ont pas, en permanence, l'action collective, la lutte gréviste à préparer et à diriger.Et cependant, elles doivent, elles peuvent être utiles quotidienneemnt à leurs adhérents.L'union ouvrière doit veiller constamment à l'application des lois sociales et des contrats que le patronat essaie de tourner à son profit.Mais il est encore d'autres besoins des travailleurs que les unions doivent s'efforcer de satisfaire, notamment les besoins culturels et, d'une manière générale, l'organisation rationnelle, saine et humainement profitable des loisirs.Pourquoi les unions ouvrières laisseraient-elles à d'autres le soin d'organiser cette vie sociale de leurs adhérents ?Poser la question, c'est y répondre.Le vieux proverbe : "On n'est jamais si bien servi que par soi-même" .trouve une parfaite application dans le cas qui nous occupe.Nous ne devons pas laisser à d'autres, en effet, le soin de donner plus de sens à notre existence, de consolider notre sécurité économique, d'agrémenter notre ambiance d'êtres essentiellement laborieux et de préparer un demain meilleur qu'aujourd'hui pour ceux qui nous suivront sur la route du temps.Le rôle social des unions ouvrières est vaste et rien de ce qui est humain, au meilleur sens du terme, ne saurait leur être étranger._________ Canadian Congress Journal. PAGE 2 SAMEDI, 8 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 8, 1941 >¦«¦».«.jj La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet nattattaxtsuitsxxsttst^txst^xtsttsttsttsttsnsttstt-ttsxxsxx^ististxsnsnsaatxsn.m ))} H »} LA FEDERATION RENCONTRERA LE CAEINET Mardi, le 11 février, la Fédération Provinciale du Travail soumettra au premier ministre et à son cabinet un memorandum des demandes législatives du Travail Organisé.La délégation sera reçue à l'Hôtel du Gouvernement, à Québec.Ce memorandum émane des résolutions adoptées à la dernière convention de la Fédération tenue à Hull en juillet dernier, et de la convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, tenue à Vancouver, C.-B., en septembre dernier.Il contient aussi des suggestions et des propositions qui sont le fruit d'une étude raisonnée de nos conditions économiques et sociales.Pour la présentation de ce memorandum, l'Exécutif de la Fédération aura besoin de l'assistance de tout officier et membre de notre mouvement qui pourra se rendre à Québec.Nous devons présenter un front uni au Gouvernement si nous voulons obtenir qu'une action favorable à nos demandes soit prise par nos gouvernants.La délégation de Montréal partira lundi matin à 10 h.10 (heure avancée) de la gare Windsor.Les délégués désirant se joindre à ce groupe sont priés de se mettre en communication avec le secrétaire de la Fédération, en téléphonant à LAncaster 5361 durant le jour, et à DOllard 5293 le soir.Les unions d'en dehors de la métropole désirant envoyer des délégués doivent communiquer avec le vice-président de leur région.Lundi soir, à 8 heures, un caucus sera tenu dans la salle de réunion du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Qubec et Lévis, 110, rue du Pont; on y discutera la procédure à suivre pour la présentation.sa-u-a-ttgtt-H-nsftsastt-u-tt-usHsnsnsttsnsnsasttsagu-gtt-n-ft-ttsa ELECTIONS CHEZ LES TYPOS DE L'UNION LOCALE No 145 A sa prochaine assemblée ,l'Union Typographique Jacques-Cartier No 145 procédera à l’élection de ses officiers pour l'année 1941.Au cours de l’assemblée de samedi dernier, tenue sous la présidence du confrère Charles Coutu, président, on procéda à la nomination des officiers.M.Louis Gadou-ry, ancien secrétaire, présida la nomination.Il y aura contestation pour la charge de président, entre M.Charles Coutu, président' actuel, et M.J.-W.Blaquière, ancien président.A la première vice-présidence, la lutte se fera entre le vice-président J.-E.Jobin et M.A.-F.Ricard, tandis qu'à la deuxième vice-présidence le confrère J.-Henri Leclair a été élu par acclamation.Le secrétaire-trésorier C.-E.Chalifour et le secrétaire-archiviste Arthur Langevln ont été réélus par acclamation.Les confrères J.-E.Gariépy et Albert Raymond se présente à la charge de vérificateur.Au comité exécutif, il y a trois membres à élire, le choix devant se faire entre les candidats suivants : J.-E.Gariépy.Léopold Martineau, Jos.St-Hilaire, Roland Bélanger, Arthur Leclaire et T.-L.Doutre.Le confrère Joseph Garant a été réélu sergent-d’armes pour la 38e fois consécutive.Arthur St-Hilaire a gardé la charge de commissaire-ordonnateur.Les délégués au Conseil des Métiers et du Travail ont été élus sans opposition.Ce sont : J.-E.Gariépy.Arthur Leclaire, Charles Coutu et Joseph St-Hilaire.Délégués au Conseil des Métiers alliés de l'Imprimerie : J.-A.Ardouin, T.-L.Doutre et Philippe Bergeron, élus.Comité des apprentis : J.-A.Ardouin.Jos.Lnbelle et Arthur Langevin, élus.Un bureau de votation sera ouvert, samedi, le 1er mars, de midi à 8 heures du soir, à la salle de l’Union du Commerce, 1079.rue Berri, et l'assemblée suivra la votation, à 8 heures du soir.Un comité composé des confrères Arthur Laberge Arthur St-Hilaire et Arthur Landry — trois Arthur — a été nommé pour s’occuper de la réception qui suivra l'installation des officiers.Le président Charles Coutu a été choisi à l'unanimité pour représenter l’Union Typographique 145 lors de la présentation du mémoire des demandes législatives du Travail organisé par la Fédération provinciale du Travail et le Congrès des Métiers et du Travail, au premier ministre et à son cabinet, mardi, le 11 février, à 11 h.30 du matin, à Québec.Quelques nouveaux membres, compagnons et apprentis, ont été admis et prêtèrent le serment de fidélité d'usage.Il a été annoncé que le confrère Pascal Adrien Forest avait obtenu sa pension.Le secrétaire Chalifour donna lecture d’une lettre du confrère J.-E.Gariépy, adressant ses remerciements pour la marque de sympathie qui lui a été rendue par l’Union Typographique à l'ocasion de la mort de sa mère, Mme Adolphe Gariépy.Un vote de condoléances fut aussi pris à l’adresse de MM.E.Hamclin, J.-N.-A.Perreault, secrétaire de La Patrie, J.-E.Gariépy, Joseph Ainey, ancien contrôleur de la cité et chef ouvrier, Jos Desrochers, pour la i>erte d'un proche parent CONDOLEANCES DES FERBLANTIERS Réunis en assemblée régulière, mardi dernier, sous la présidence du confrère Philias Gariépy, les membres du local 116 des travailleurs du métal en feuilles ont appris avec regret la mort de Mme R.Madon, mère de leur confrère Roméo Madon.H fut' proposé qu’un vote de condoléances soit adressé au confrère Madon pour la perte douloureuse qu’il vient de subir •et que copie soit envoyée à fa lamille et aux journaux pour publication.UNE FETE CHEZ LES CORDONNIERS Samedi, le 22 mars, aura lieu une soirée récréative donnée par l’union locale 249 des travailleurs en chausures, en ses quartiers généraux, 1331A.rue Sainte-Catherine Est.Les membres, hommes et femmes, auront le plaisir d’entendre un orchestre de choix, ce qui veut dire qu’il y aura danse et de la meilleure.A cette occasion, les organisateurs s'attendent de recevoir la visite de M.John J.Mara, président général de l’Union internationale des travailleurs en chaussures, dont le bureau-chef est à Boston, Mass.Tous les membres de l'union, ainsi que leurs amis, sont instamment priés d’assister à cette réunion familiale qui se trouvera à être une joyeuse démonstration de solidarité unioniste, à l’occasion de la mi-carême.Des attractions inédites seront au programme.Qu’on se le dise.Tel est l'appel fait par l'union locale 349 des travailleurs en chaussures, au cours de sa réunion ordinaire, tenue vendredi dernier, sous la présidence du confrère Jos.Giroux, président de l'exécutif.Comme l’on sait, l’union locale 249 est en campagne de propagande, et durant cette campagne toutes les questions qui touchent les cordonniers seront discutées.Il y parlera particulièrement des salaires payés pour les chaussures de la Défense Nationale.M.C.McKercher, agent d’affaires, a décrit ce qui devrait être fait pour obtenir ce que le décret fédéral du 19 décembre 1940 mentionne relativement aux salaires qui étaient payés aux cordonniers, de 1926 à 1929.Nous avons tout lieu de croire, dit M.McKercher, que le ministère provincial inclura dans l’arrêté ministériel un paragraphe qui serait conforme à l’arrêté ministériel du cabinet fédéral, relativement à la hausse des salaires en temps de guerre.Un vote de condoléances a été pris debout, dans un profond silence, à l’occasion de la mort du confrère Ovila Lapointe, et de M.Joseph Ainey, un des pionniers du Travail organisé.M.McKercher fit une courte biographie de feu M.Ainey.Cet homme, dit-il, fut un chef ouvrier modèle et nous ne pou-vous laisser passer l’occasion d’apprendre à nas jeunes ouvriers ce que fut Jos.Ainey.Nous devons offrir à la Fraternité unie des charpentiers-menuisiers et à sa famille nos plus sincères condoléances pour la perte douloureuse qu’elles viennent de faire.LA FRATERNITE UNIE DES CHARPENTIERS-MENUISIERS COMPTE PRES DE 4,000 MEMBRES A cause du grand nombre de membres qui va toujours grandissant, le local 134 de la Fraternité unie des charpentiers-menuisiers a décidé de tenir, à l’avenir, ses réunions hebdomadaires en la salle de l'Assistance Publique, 458, rue Lagauche-tière Est.Lundi dernier, le local 134 tenait une assemblée spéciale à l’endroit précité, sous la présidence du confrère Edmond Berthiaume.Le but principal de cette réunion était de discuter, approuver ou rejeter les amendements à la constitution.Douze de ces amendements ont été adoptés.A cette dernière réunion, 60 nouvelles recrues furent initiées, ce qui monte l’effectif à près de 4,000 membres.-:o :- ELECTION CHEZ LES PRESSIERS DE QUEBEC Les membres de l'Union Internationale des pressiers et clicheurs, local 152 de Québec, ont élu leurs officiers pour l’année courante, dimanche dernier, au cours de leur assemblée régulière.M.Elzéar Breton fut choisi comme président de l’élection.Plusieurs officiers ont été réélus par acclamation.Voici le résultat de ia votation : M.Edouard Lemelin, président pour un quatrième terme consécutif; M.J.M.Lan-driault, secrétaire-trésorier; M.E.Bernier, secrétaire-archiviste; M.R.Trudslle.assistant-secrétaire-trésorier; M.P.Matte, sergent d’armes; M.Maurice Boucher, publiciste.Le comité exécutif se compose de MM.E.Lemelin, M.Bédard, J.-M.Landriault, E.Bernier, E.Gingras, J.Gariépy, E.Boucher, S.Bertrand.Les délégués suivants représenteront l'union au Conseil Fédéré : MM.Ed.Lemelin, J.-M.Landriault, E.Bernier, R.Trudelle, M.Bédard.Les représentante de l’union au comité paritaire de l’imprimerie sont : MM.Ed.Lemelin, J.-M.Landriault, et au Conseil Allié de l’imprimerie : MM.Ed.Lemelin, J.-M.Landriault, et E.Bemier.LES TRAVAILLEURE DU METAL EN FEUILLES S'ORGANISENT Des ouvriers employés dans l’industrie du métal en feuilles, au nombre de 1,200 désirent s’organiser.Une assemblée spécialement tenue par les gens de cette catégorie, eut lieu, mercredi dernier aux quartiers généraux des métiers de l’imprimerie, 909, boulevard Saint-Laurent, sous la présidence de M.Alfred Lamontagne.Les orateurs pour la circonstance étaient : MM.Pierre Lefèvre, organisateur de la Fédération Américaine du Travail; Arthur Martel, représentant canadien au bureau exiécuttf général de la Fraternité Unie des Charpentiers et menuisiers; et Onésime Renaud, agent d’affaires de l’union locale No 116, des travailleurs du métal en feuilles.Ce dernier salua les nombreux ouvriers présents à cette assemblée.Le but de l’organisation des gens du métier employés dans les ateliers au travail préparatoire de pièces servant aux travaux extérieurs, est si possible, la formation d’un local spécial, lequel serait régit par eux-mêmes."Il est de toute nécessité”, déclara M.Renaud, “que les intéressés soient unis pour établir un contrat collectif de travail régissant l’industrie du métal en feuilles.” M.Pierre Lefèvre intéressa vivement son auditoire en parlant de l’union ouvrière contemporaine.“Les ouvriers sont assujettis", dit-il, “à toutes les lois qui sont supposées les protéger, cependant ils n’ont aucune satisfaction, donc c’est avec une union internationale solide que les ouvriers intéressés dans l’industrie du metal en feuilles trouveront le moyen d’améliorer leurs conditions de travail ainsi que leurs salaires." M.Lefèvre fit une comparaison des salaires payés dans les autres parties du pays avec ceux payés ici.Ailleurs le coût de la vie est moins élevé qu’ici et les salaires plus élevés.Durant la guerre que nous subissons, les ouvriers sont appelés à payer taxes sur taxes, par conséquent il faudrait que les salaires de 1926 à 1929 soit ceux qui devraient être payés aujourd'hui.L’ouvrier doit donc se renseigner, assister aux réunions de l’union et prendre part aux délibérations, ce qui lui pei -mettra ensuite de pouvoir discuter les questions de travail et de salaires avec les employeurs.En terminant il demanda aux ouvriers du métal en feuilles de faire confiance au confrère Onésime Renaud, lequel s’est beaucoup dévoué pour leur cause.M.Arthur Martel fit un discours rempli de verve, regardant l’union ouvrière, laquelle est indispensable aux travailleurs.L’ouvrier ne doit pas être laissé à ses efforts individuels car il demeurera impuissant devant les exigences des employeurs, qui croient avoir le droit de payer les salaires qu'ils veulent et établir des conditions de travail qui no correspondent pas aux besoins familiaux.Vous devez être unis et alors il sera impossible d’aller contre vos exigences.Un comité de cinq membres, représentant les divers départements, à été nommé pour faire l’étude d’un contrat collectif de travail, lequel serait séparé de celui de la construction.-—-—: o: -.- CHEZ LES OUVRIERS' EN FOURRURES DE QUEBEC L’union locale 68 des ouvriers en fourrure de Québec a tenu une très importante assemblée, ces jours derniers, au Palais Montcalm.A cette réunion eut Lieu la nomination des officiers, qui furent tous réélus par acclamation.Les officiers tracèrent le programme pour l’année 1941.M.Jos.Matte, président du Conseil fédéré du Travail de Québec et Lévis et échevin du quartier Salnt-Roch, et M.Albert Roy, vice-président général de l’Union internationale, étaient présents.Tous deux démontrèrent l’importance pour les ouvriers de se grouper en une union solide pour améliorer leur situation.M.Roy fit une revue du mouvement ouvrier.Une résolution de félicitations a été votée à l’adresse de M.Jos.Matte, pour le dévouement qu’il porte aux ouvriers de sa ville.T A 13 A C A C r C ; A R ETTES ST REGIS DOUX ET DE QUALITE © Un produit de L.O.GROTHE Limitée SAMEDI, 8 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 8, 1941 PAGE 3 Emploi et chômage des jeunes travaille urs Suite - Aux Etats-Unis, on a fortement développé ces dernières années les moyens d’utilisation des loisirs, qui sont à la disposition des jeunes chômeurs comme du reste du public.Pendant la période allant du 8 avril 1935 au 31 mai 1939, une somme totale de 804 millions de dollars prélevée sur les crédits ouvert pour l'assistance ex-ceptionnalle a été consacrée à la création ou à l’amélioration d’installations publiques servant à des fins de récréation.En Grande-Bretagne, les autorités scolaires locales possèdent des pouvoirs étendus à l'égard des centres d’aide sociale et d’éducation physique.Depuis longtemps elles font usage de ces pouvoirs et, afin de leur permettre de les utiliser encore plus largement, le Parlement a voté en 1937 une loi sur l’éducation physique et l’utilisation des loisirs (Physical Training and Recreation Act).Le gouvernement britannique estime, tout comme il est dit dans la recommandation de 1935, qu'il est désirable d'ouvrir les centres de récréation à tous les jeunes gens, qu’ils travaillent ou qu’ils chôment.A l’intention des jeunes gens transfrés pour travailler dans une région autre que celle de leur domicile, on a ouvert des locaux, où des dispositions spéciales sont prévues pour l’utilisation de leurs loisirs.Les autorités locales peuvent encourager les initiatives prises par d’autres institutions, tant pour l'instruction que pour l’aide sociale des jeunes chômeurs.Après l'ouverture des hostilités en septembre 1939, le ministère de l’Instruction publique a institué une commission nationale pour la jetmesse (National Youth Committee) chargée d’organiser, de coordonner et de soutenir l’action des institutions sociales bénévoles.La Commission disposera de fonds spéciaux et agira en collaboration étroite avec les autorités scolaires locales.En Norvège, les pouvoirs publics ont accordé dans un petit nombre de cas une aide à des organisations privées exerçant leur activité dans ce domaine.En Suède, des mesures spéciales ont été prises pour permettre aux jeunes chômeurs d’employer utilement et agréablement leurs loisirs, mail il n’a pas été jugé nécessaire d'installer à leur seule intention des centres de services sociaux ou des locaux spéciaux.Les organisations professionnelles et d'autres groupements ont dans une certaine mesure bénéficié de l’appui des autorités publiques pour l'institution de cours et d’autres services sociaux destinés aux jeunes chômeurs.En Suisse, il existe partout des foyers publics, des salles de gymnastique, des terrains de sport, des piscines, des bibliothèques, etc., qui sont également accessibles aux chômeurs de tout âge.Il existe de même des institutions offrant à p u de frais la nourriture et le logement, qui sont ouvertes aussi aux jeunes chômeurs.Les associations professionnelles et les sociétés privées ont pris à leur charge une grande partie des services sociaux institués en faveur des jeunes chômeurs et elles sont aidées â cet effet par la Confédération, les cantons et les communes.Dans l'Union Sud-Africaine, indépendamment du sendee spécial, et des batai-lon.s de pionniers, ainsi que du centre de hemation professionnelle pour jeunes filles, de Pretoria, qui sont organisés sur une base nationale des foyers, où les travailleuses faiblement rémunérées peuvent obtenir le logement et la nourriture â des prix modiques, sont subventionnés par le departement du Travail et de la Prévoyance sociale dans les grands centres industriels.Les autorités publiques ont pour règle d'accorder leur assistance aux cours et autres services sociaux destinés aux jeunes chômeurs lorsque ees services sont organisés sur une base purement locale, ou.nic c'est le cas des clubs organisés par commissions de protection des jeunes t’eu.1, tJuvenile Affairs Boards).Centres spéciaux d'emploi Une autre institution s'est généralisée pendant la crise ; les services volontaires de travail ou, pour reprendre les termes employés par la Conférence, les centres spéciaux d’emploi dont le but principal est, non la préparation professionnelle, mai.l’exécution de travaux dans des conditions autres que les conditions normales d'emploi.La création de tels centres a fait l’objet de vives discussions à la ses-1 1935 de la Conférence, qui a estimé qu’elle ne pouvait, à leur sujet, se prononcer ni pour ni contre.D’autre part.'¦Ile n’a pas cru pouvoir les passer sous •’¦ilcnce, étant donné que des centres de co enre avaient été institués en fait dans - VU un certain nombre de pays ; elle a jugé désirable de formuler certaines recommandations pour éviter que les conditions de travail anormales appliquées dans ces centres ne donnent lieu à des abus.En fin de compte, la Conférence a fait à ce sujet des recommandations très détaillées, dont il suffira de rappeler ici les principales.Elle a indiqué que la fréquentation des centres d’emploi devrait être strictement volontaire, que toute précaution devrait être prise pour empêcher que les centres, qu'ils soient publics ou privés, deviennent des institutions de préparation militaire ; que l’organisation des centres devrait permettre, autant que possible aux jeunes gens qui s'y trouvent de se gouverner eux-mêmes, en particulier quant à la discipline ; enfin, que le programme des travaux des centres d’emploi devrait être établi de telle sorte que ces centres ne constituent pas une concurrence à l’emploi normal des travailleurs.Depuis 1935, la situation a beaucoup changé.L’Allemagne, suivant l’exemple de la Bulgarie, a transformé son service volontaire de travail en un service obligatoire, non seulement pour les chômeurs, mais pour tous les jeunes gens de l’un et l’autre sexes, ce qui enlève à l’institution son caractère de mesure de lutte contre le chômage ; un changement analogue est intervenu en Bohême-Moravie et en Roumanie.Quelques pays ont manifesté une tendance marquée à introduire dans ces organismes une certaine discipline militaire, sinon une préparation militaire proprement dite.Ailleurs, toutefois, si l’on fait abstraction des mesures prévues en relation avec les besoins de la défense nationale et qui n'ont plus de rapport direct avec le problème du chômage des jeunes gens, les centres ont gardé leur caractère primitif ; on continue à les considérer comme des institutions strictement volontaires n’ayant rien de militaire et ils sont utilisés pour l’exécution de travaux.Les premiers services d'orientation professionnelle ont été institués au cours des années qui ont précédé immédiatement la guerre de 1914-1918 ; pendant' cette guerre, ils ont pris une grande extension et depuis lors Us ont continué à se développer.Beaucoup des gouvernements qui ont envoyé des rapports sur l’application de la recommandation de 1935 (Australie, Etats-Unis, Finlande, Grande-Bretagne, Norvège, Pays-Bas, Suède, Suisse et Union Sud-Africaine) mentionnent l’existence de services d’orientation professionnelle dans leur pays.On trouvera ci-après quelques exemples des progrès réalisés récemment dans ce domaine.En Allemagne, une ordonnance du 1er mars 1938 dispose que tout adolescent doit, dans les quinze jours qui suivent sa sortie d'une école primaire, secondaire ou supérieure, se faire inscrire au bureau local de placement, auquel est rattaché un bureau d’orientation professionnelle.En Belgique, une commission spéciale instituée en 1935 au ministère du Travail et de la Prévoyance sociale pour l'étude des mesures propres à combattre le chômage des jeunes gens, a proposé l'organisation de l’orientation professionnelle pour les jeunes filles en chômage.Aux Etats-Unis, un service d’informations et d'orientation professionnelle a été institué à l'Office fédéral de l’instruction publique.Ce service est chargé de réunir et de répandre des informations au sujet des diverses professions, de tenir à jour un tableau des aptitudes nécessaires pour chacune de ces professions et de gagner le pays entier à l’idée de la nécessité qui s'impose d’englober dans les programmes scolaires la fourniture de renseignements sur les diverses professions ainsi qu’une orientation générale des élèves.D’autre part.l'Administration nationale d’assistance aux jeunes gens pourvoit également â l’orientation professionnelle des jeunes gens en leur fournissant des informations sur les possibilités d’emploi, les aptitudes requises et les perspectives d’avenir.En Finlande, le gouvernement déclare que l’orientation professionnelle est en voie de développement.En France, un décret du 18 février 1939 a réglementé la création, la direction, le fonctionnement et le contrôle de centres d'orientation professionnelle facultatifs, qui relèvent soit: d’autorités locales, soit d'associations professionnelles, soit encore d’autres groupements professionnels légalement constitués.En outre, le décret du fi avril 1939 sur les centres d’orientation professionnelle obligatoires impose des obligations nouvelles concernant les qualités exigées des directeurs et conseillers d’orientation professionnelle et par l'ins- pection générale de l’enseignement technique.Au Japon, dans le cadre du programme d’ajustement de l’Office de main-d'oeuvre aux besoins actuels, les préfets doivent, en vertu d’une circulaire d’octobre 1938, coordonner et surveiller l'orientation professionnelle des enfants d'âge scolaire.En Suède, le Conseil central de l’instruction publique a publié des instructions sur les points suivants : réunions des mni-tres des classes supérieures des écoles pour la discussion des questions d’orientation professionnelle et des possibilités de formation offertes aux enfants qui quittent l’école ; organisation de conférences et publication de brochures spéciales contribuant au développement de l'orientation professionnelle ; nécessité d'attirer l’attention des parents sur l'importance du choix éclairé d’une profession pour leurs enfants.Le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, qui a récemment effectué à la demande du gouvernement une enquête sur la meilleure forme à donner à un service centralisé dforientation professionnelle, a publié le 18 février 1939 un rapport dans lequel il formule un certain nombre de recommandations.Services de placement Le troisième élément d'une organisation efficace du marché de l'emploi consiste en un service approprié de placement.Ce service est normalement assuré par un réseau de bureaux de placement, coordonnés sur le plan régional et national et permettant d’opérer le contact entre les candidats à un emploi et les futurs employeurs.Dès 1919, la Conférence a adopté à ce sujet une convention qui a été ratifiée par trente et un pays, et en 1933, le Bureau a publié une étude contenant des renseignements sur l’activité des bureaux de placement dans le monde entier.En 1935, la Conférence a estimé toutefois que le placement des adolescents comportait un problème spécial, qui, en plus de l'organisation générale du placement rendait désirable l'adoption de dispositions particulières.Elle a recommandé à cet égard que des services spéciaux s’efforcent de placer les adolescents dans des emplois convenables, leur épargnant ainsi, dans la mesure du possible, les maux découlant de l’acceptation d'emplois sans avenir ; elle a ajouté, comme nous l'avons déjà mentionné plus haut, que ces services devraient être étroitement' coordonnés avec les institutions d'orientation professionnelle.Enfin, elle a suggéré, d’une part, que les employeurs soient tenus de notifier au service local de placement pour adolescents les vacances d'emploi pour adolescents et les embauchages d’adolescents qu’ils auraient opérés en dehors du service de placement, d’autre part, que les services de placement pour adolescents soient chargés de contrôler les résultats des placements faits, pour tirer de cette étude les conseils les plus utiles à l'avenir professionnel des intéressés, et d’établir une liaison étroite avec toutes les autres institutions publiques ou privées s’occupant des adolescents et notamment avec les autorités scolaires.Cependant, le problème de l’ajustement de l’offre de main-d'oeuve à la demande ne disparaît pas pour les adolescents qui ont atteint l’âge de 18 ans.Aussi la Conférence a-t-elle estimé que des arrangements devaient, autant que possible, être pris en liaison avec les services de placement afin d'aider les jeunes gens de 18 ans et plus à leur réadaptation professionnelle et, en outre, que des mesures devraient être adoptées pour orienter vers des professions en voie d’essor et pour transférer dans les régions du pays où ces professions sont pratiquées les jeunes gens qui chôment dans des régions où les principales industries semblent vouées à un déclin durable.Enfin, la Conférence a recommandé que les gouvernements concluent des accords en vue de faciliter les échanges internationaux de stagiaires.En Allemagne, les bureaux de placement suivent une politique de répartition méthodique de la main-d’œuvre tendant à satisfaire avant tout les besoins de l’Etat.En application de cette politique, ils ne se bornent pas à mettre en rapports employeurs et travailleurs ; ils peuvent encore décider que des travailleurs seront, pour des raisons d’Etat, transférés d’un emploi à un autre ou que des travailleurs indépendants prendront un emploi salarié.(il suivre) - ;o :- Commission des fonds de cantines Le gouvernement canadien vient de créer une Commission des fonds de cantines.Cet organisme existe en vertu d’un récent arrêté ministériel qui lui donne l’autorité de faire des recommandations portant sur le contrôle et l’administration des sommes d'argent qui proviennent des INDEX DES UNIONS LABOR DIRECTORY CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL DE MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LA1IOR COUNCIL.— Meet» every Ut iml 3rd Thursiluy of each month — h’ilhnom bit le« premier et troisième Jeudi» de chaque mol», u lu mille tie I'AHHUtance Publique, 458, ru# I-uirnuchctière E»L 1‘rCnldent.Raoul Trèn*.nler, 1153, rue Saint-Déni», Tél.LAn.11503 ; »e\ j e tu ire 'crrewptMuiaii t eorretipoudlng- Necretary.1 -R i.'nriépv, 11, rue Saint Paul OuCHt.Tél.LAn.5301 : vice-president».Edouard I.arose, Chumbro 10.Monument National, Tél.LAn.575-1, .1 M.Shannon.400, rue Champ-de-Mnrs.Tél.BEI.1182.allied printing trades COUNCIL.— lo promote the interests of Allied Union Label (which can be had in French or Eng* liKhl.The following organization» compris# Council: The Typographical Union No.170; .Jacques-Curlier Typographical Union No.145, lr in ting Pressmen and Assistants’ Union No.Brotherhood of Bookbinders uud Bindery olnon ?I nion No.PI ; Photo-Engraver»’ Union No.!); Stereotypers and Eloetrotypors’ l nion No.33; Associate member: Amalgamated Lithographers of America No.27; Prea-iilcnt, \V.Forrest; vice-president, C.Arpln; Recording Secretary.Georges Brunelle; Secre-tiiry* IreusunT, .lames Philip, Room 103, USÜ Notre Dame St.W.Tel.MA.7480.Executive: John Moore, J.A.Ardouin and John Kelly.Auditors: J.A.Ricard, James Singleton, j A.Ardouin.Council meets second Tuesday ol each month at 1)00 St.Lawrence bivd tir.iv .>o 14n.S Assemble le 1er samedi a* k I*1 nulle de PUniou du Commerce.10.», rue Iterrl.Président, Charles Couto, 20M, rue St-Antoine, Tél.FI.-4227- sec-rétalra trésorier, (’lia.E.Challfour, 7430, Chrlatophe-ColomU, tél DO.3771.TYPOGRAPHICAL UNION No.17(1 — Meet* firat Sunday of each month at the Windsor Hotel.Raymond M.lSennett, President, 337 McJrose Avenue, Verdun; .lames Philip.Secretary-Treasurer, Room 103, (ISO Notre Dame : Business hours: IKK) am.to 5 p.in.: Saturday, 8.00 a.in.to 1.00 p.m.; MA.7138 CONSEIL DK DISTRICT IIK MONTREAL DE LA FRATERNITE UNIE DES C1IAA-PKN TIE RS-M EN P IS IK RS 1C A ,M E RIOIJ K.— MONTREAL DISTRICT OF ('ARPENTEUR AND JOINERS OF AMERICA.—President, Eadrua Seeoura; vice-président, F, Doucet; trésorier, 1C.Lanthler; secrétaire, Edouard I.arose; gardien, Zétiou Priiucau; agents d'affaires, Ed.Toussaint et E.Bernier.Assemblée chaque mercredi, A Blir, du sols on Monument National, chambre lu.U.L.134, s'assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre 11, C.-J.Raymond, secrétaire.U.L.17S, s’assemble tous les 1er et 3e Jeudis do chaque mois, au Mon muent National, chambre 10, Jus.ltemy, secrétaire, 881J, rue Henri-Julien.V.L.1127, s'assemble tous les 2e et -le lundis, au Monument National, ch.10, Eutlorc Primenu, secrétaire, liil-4e Ave., Verdun.U.L, 1244, s'assemble tous les 2e et 4e tondis, £L 004, Ste-Cntherine ouest, 11.II.Salter, secrétaire, 2282, Oxford Ave., N.I).U.U.L.1300, s’assemble tous les 1er et 3s lundis, A 4030, Notre-Dame ouest.II.Martin, secrétaire, 'J845, rue Claude, Verdun.U.!.1375, s'assemble tous les lers lundis, a BIS—1ère Avenue, l.ncblne.Harris Daoust, secrétaire, 158, Ire avenue, Lnchine.P.L.1558, s’assemble les 2e et -le vendredi.ti 1031, rue Létourneux.Charles Thibault, secrétaire, 2135, rue Orléans.Membres Associés, ce Local s'assemble le 2e mardi, au Monument National, chambre 11.UNION DES EMPLOYES DE TRAM IVAYI DE MONTREAL, Local 780, Association des Employés de Tramways élcrtrtquee *• de chauffeurs «l'Autobus «PAmérltiue.— Muntreal Tramways Employees’ Union, Loral 7UU, Amalgamated Association mt Street, Electric Railway ami Motor Uonek Employees of America.—quartiers géné-•aux.— Headquarters, 1153 St-Denis,, téL: LA.2503.Officiers—Officers : Elphège Beau-«loin président; ,1.-0 Gagnon, vice-président ; O.-A Neveu, sec.-financier; Raoul Trépunler, agent «l’affaires; Alberto Brodeur, trésorier; Joseph Barbusci, secrétaire-correspondant; W.Latour, sentinelle.Le Local se réunit le 2e mercredi de cbajue mois, ti la salle de l’Union du Commerce, 1878 Berrl, et l’exécutif le lundi précédant l'assemblée régulière.A 1153, rue Saint-Denis.! RATER M TE DES PEINTRES I) ECO RATH K- ET TAPISSIERS R'AMEKI(|I'K.— Local 318.— S’assemble le 2e et b- lundi du mois au 1331 A est, rue Ste-t’atbcrine.Président.Jules Boulet, 1171 t’hamplalu; viefc-préfiideut, C -A Mondur, 1227.rue Mt-ntann ; secrétaire correspondant, Didier .loyal, 204!) De I.asallt; Tél.: CIL 7280; trésorier, L.-P.Boisselle, -lots, rue Mar«|i:cttc; secrétaire-n-naneier, Raoul Oervais.421111 Marquette : conducteur.A.(lomlreau, 1)078-11 est, rue Notre-Dame; Auditeurs: Arthur Bolsmenu -1(121 (.’«>-lnnitil: Ernest Désève (1(133 St-Dominiqne; A.Chevalier.2127 Jeanne d'Arc; gardien, Jos.(.1 Irani.8115, nie Suint-André; Agent d'affaires, Edgar Gilbert, bureau 808 Saint-Laurent, chambre 22, Tél.: PL.0304.UNION DES TRAVAILLEURS IIE LA CHAUSSURE, Local 248.— Root «A Shoe Workers' Union.— S'assemble tous les vendredis soirs A 1331-A est, rue Ste-Catlicrlne.Président, Henri Rolland.11772 blvil.Saint-Laurent; 1er vice-président, R.Talbot, 18-18.Marie-Anne E.; 2o vice-président, Delnhls Jo-doin, 1711(1, rue Pallet; secrétaire-archiviste el correspondant.N.Oervais.2112 Wolfe; secrétaire financier, trésorier et agent d’nffnt-ri-s.dis McKereher.1331-A Ste-Cnthorine É., Cil.0511, privé CL.7125, assistant agent d'affaires.Lionel Thibault.4070 Papineau, AM 7002: sentinelle, Philias I,eclair, 14X8 Amherst.1.'exécutif s’assemble le 1er et 3e mercredi «lu mois.A 1331 A, rue Ste-Catherlne Est.Président.Jos.Giroux.2087 horion; vice-président, Mlle Etlnn Tremblay, 1055 Visitation; secrétaire, Jos.Beauregard.1588 Beaudry, cantines et des autres oeuvres auxiliaires de l'Armée.Les membres de cette commission sont: M, J.M.Macdonnell, de Toronto, président et administrateur général de la National Trust Company; l'hon.juge Rodolphe De Serres, rie Montréal, et M.R.Watson Sellar, auditeur général du Canada.Le capitaine H.A.Dyde a été nommé secrétaire.Tous les quatre ont combattu au cours de la Grande Guerre. PAGE 4 SAMEDI, 8 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 8, 1941 Au Conseil des Métiers et du Travail de Montréal Près de cent délégués assistaient à l'assemblée du Conseil des Métiers et du Travail jeuli dernier, en la salle de l'Assistance Publique, sous la présidence de M.Raoul Trépanier.Plusieurs lettres de créance ont été reçues accréditant 57 délégués anciens et nouveaux qui ont été admis à siéger.Le Conseil a procédé à l'élection de ses officiers qui avaient eu de l’opposition à la nomination.Les élus à la vice-présidence.sont les délégués Claude Jodoin, de l’union de la robe, et J.-M.Shannon, de l'union des débardeurs.Le comité exécutif se composera des délégués Elphège Beaudoin, Hugh Corrigan, Ed.Désormiers, Emile Fagnant, J.-E.Gariépy, Frank Giroux, Frank Grif-fard, Claude Jodoin et Henri Vaillancourt.Les élus nu comité de la Fête du Travail sont les délégués Donat Bibeault, H.Corrignn, Emile Fagnant, J.-E.Gariépy, J.-C.Germain, Jos.Giroux.Arthur Gravel.Armand Ouellette et Lionel Thibault.Les autres officiers ont été réélus à la nomination sans opposition.Au début de la séance, le président Trépanier paya un tribut d'hommage à feu Joseph Ainey, ancien président de ce Conseil.Tl proposa M.Ainey en exemple à ses co-odélégués.Il exprima ses viwos condoléances au secrétaire J.-E.Gariépy, à l'occi ien de la mort de sa vénérée mère épouse de M Adolphe Gariépv.ancien trésorier du Conseil des Métiers et du Travail.Une minute de silence fut observée à cette occasion.Pendant que l’élection se poursuivait, le secrétaire du comité exécutif J.-E.Gariépv.présenta un raooort evgotHf ‘ptc.ressant, relatif aux ouvriers à l’emploi des industries de la Défense Nationale, à Saint-Paul l'Ermite, concernant le transport de ces employés.Considérant que cette question est du ressort du Conseil de la Construction, elle lui fut renvoyée.Faisant rapport sur les trois unions locales des charpentiers-menuisiers qui ont retiré leur affiliation au Conseil, le comité exécutif désire exprimer ses regrets de cette attitude malheureuse.Le secrétaire a été autorisé à attirer leur attention sur l'article f) de la constitution, traitant des griefs et accusations contre un officier ou un délégué dudit Conseil.La Fédération provinciale du Travail avise le Conseil qu’elle se rendra en délégation.mardi, le 11 février, à Québec, pour rencontrer le Cabinet provincial et lui présenter son mémoire législatif.M.Marcel Francq, secrétaire de la Fédé- NEGOCIATIONS DES METIERS DE L'IMPRIMERIE TERMINEES La pièce de résistance à l’assemblée do l'Union Typographique Jacques-Cartier No 145, samedi dernier, a été le rapport du comité des négociations du contrat collectif pour les imprimeries de travaux commerciaux (jobs).Il s'agissait en l’occurrence de l'adoption du rapport, à l’effet que soit accepté le règlement conclu, après plus de quatre mois de négociations entre les représentants patronaux et ouvriers, pour l'année courante.Ce contrat collectif reste à peu près le même que celui de l’an dernier, sauf quelques modifications mineures et la diminution de la semaine de travail à 4*1 heures.Comme on le sait, ce règlement est loin des demandes collectives des ouvriers.Il s'agissait de faire accepter par les membres le règlement proposé, ce qui ne se fit pas sans une énergique opposition.M.Henri Richard assura les membres que le comité avait fait fout son ws ble.de môme qu* 1' les représentants '¦les autres unions, pour obtenir des conditions plus favorables, mais que les circonstances et les exigences du temps de guerre, ont eu pour effet' de modérer les exigences, tant des patrons que des ouvriers.En somme, le contrat collectif a fait •gagner aux ouvriers quatre heures dans quatre ans, la semaine de travail ayant (été réduite de 48 à 44 heures.Cette nouvelle entente sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 1941, et un comité sera formé, parmi les employeurs et les employés, pour étudier une nouvelle convention pour 1942.Les membres ont énergiquement protesté contre le système des zones, ce qui cause un grand tort à l’industrie, et qui est Contre le bon sens, le coût de la vie étant sensiblement le même partout, voire même plus élevé en dehors de la métropole.Le président et le secrétaire ont été autorisés à signer la nouvelle entente.ration, fournit les renseignements nécessaires, en ce qui concerne le départ de Montréal, lundi matin, à 10 heures 10, de la gare Windsor, du groupe principal des délégués.Il invita toutes les unions à se faire représenter à cette conférence annuelle.A la demande ciu comité d’épargne de guerre, le président Trépanier rappela les devoirs des travailleurs de souscrire à l’effort de guerre du Dominion, en souscrivant et en achetant des certificats d’épargne de guerre.Le délégué J.-C.Germain porta à l’attention du Conseil les plaintes qui avaient été portées contre la Fairchild Air Craft, de Longueuil.Il appert que cette compagnie, qui possède des contrats de guerre, ferait fi de l’arrêté ministériel 7440, adopté le 19 décembre 1940, et' qui empêche les employeurs de s'opposer à l'organisation de leurs ouvriers.Parce que l’Association des machinistes poursuit une campagne d'organisation dans cette entreprise, plusieurs ouvriers soupçonnés de s’occuper de l’organisation ouvrière, ont été congédiés, Il semble assuré que le gouvernement fédéral acceptera de faire une enquête dans ce cas.Le délégué Germain fit part au Conseil que l'association des machinistes avait réussi à former l'union locale 712 dont l'effectif se compose de 2,700 membres' Ces gens sont employés à la Norduyn Engineers Company.Une résolution a été adopté à l’effet d'autoriser les officiers de donner toute l'aide possible aux machinistes affectés à la Fairchild, dans le moment.Le conseiller municipal Claude Jodoin fit savoir que la discussion au Conseil municipal sur la taxe d'eau, pour savoir si celle-ci sera payée par le propriétaire ou par le locataire, apporte des arguments sérieux et que c'est une question épineuse.Il est question aussi, de déclarer M.Jodoin, d'accorder le droit de vote aux femmes, ainsi que de l’annexion des municipalités environnantes.Le président Raoul Trépanier a suggéré aux conseillers municipaux, lorsqu’il y aura des questions aussi contentieuses, de les soumettre à l’exécutif de ce Conseil, afin que celui-ci les étudie et en avise les délégués.M.Charles McKercher, représentant de l'Union internationale des travailleurs en chaussures, fut prié par le président Trépanier de présider l'installation des officiers et c’est avec le tact qu'on lui connaît qu'il remplit cette fonction.NOUVEAU PRESIDENT DES EMPLOYES DE RESTAURANTS Les employés d'hôtels et de restaurants, membres de l’union locale 382, se sont réunis ces jours-ci.afin de procéder à l'élection de leurs officiers.Le président élu est le confrère Hubert Mouette, ancien membre des locaux 16, de New-York, et 133, de Miami, Floride.M.Mouette est un vétéran de la grande guerre de 1914-1918.M.Mouette sera soutenu.dans sa position, par M.Nick Kons-tantynidis, en qualité de premier vice-président et M.Paul Revoski, deuxième vice-président.Mlle Florence Melançon.secrétaire-archiviste et J.-W.Lenger, agent d’affaires.Ce dernier a dit quelques mots du besoin de l’union ouvrière à l’heure présente.Il parla de la grève des filles de chambre qui se continue à l’hôtel Mont-Royal ; il mentionna que l’union avait réussi à faire obtenir près de $2,000 de salaire retenu aux grévistes.Il félicita les typographes de langue anglaise pour l’appui qu'ils ont donné à l'union locale 382 en se retirant de cet endroit, où ils tenaient leur réunion mensuelle.DELEGUES DES TROIS-RIVIERES A QUEBEC, MARDI Lors de sa dernière assemblée à la salle du Conseil des Métiers et du Travail, mercredi dernier, ia fraternité internationale de la pulpe et du sulfite, local 163, a choisi MM.Louis Arsenault président du locai et Jos.Bourdages, ancien président, pour la représenter à Québec lors de la présentation du mémoire de la Fédération provinciale, le 11 février prochain.M.T.Léger a été élu vice-président de ce local à la même assemblée en même temps que les membres ont choisi les délégués des différents départements (rotules représenter sur le comité des griefs.Les membres ont de plus fêté l’ancien président Jos.Bourdages.LA FORCE PHYSIQ DANS LE VIEUX QUÉBEC I //^ y///A> ^ " {ort LOUIS ÇYR; * P°"Ce ^ condutre »“> .lcJ5J6'i,'“‘'Ciess«tofjèe«0 on***»1'151' Le gin de Hollande qui se vend le plus dans la province do Québec et dans le monde entier.)UF 10 $1 ONCES 105-îs*240 o°es$345 Oiilitté «I embouteillé au Canada tout la surveillance directe de John de Kuyper 4 Son, Diitillateun, Rotterdam, Hollande.AU CONSEIL FEDERE DES METIERS ET DU TRAVAIL DE QUEBEC ET LEVIS Les problèmes posés par l’application du plan Bouchard aux chômeurs de la ville de Québec ont de nouveau été discutés mardi dernier par les délégués au Conseil fédéré des métiers et du travail de Québec et Lévis, au cours de leur assemblée régulière.Les membres du Conseil ont été unanimes à réclamer ia modification de ce plan, disant que son application actuelle présente trop de problèmes.Plusieurs autres problèmes importants ont aussi été étudiés pendant l'assemblée.M.Joseph Matte, échevin, présidait.Le secrétaire, tout d'abord, a été autorisé à écrire de nouveau à la commission des écoles catholiques de Québec afin do demander ce que cet organisme entend par l’uniformité des livres.Le secrétaire a donné lecture d'une lettre de la commission scolaire où i! était dit que l’uniformité des livres existe déjà en notre ville depuis de nombreuses années, et c'est en réponse à cette lettre que M.Gaudias Desbiens a été autorisé à écrire de nouveau.La discussion a ensuite porté sur le mauvais états de certains trottoirs.Dans le boulevard des Capucins, par exemple, il n’existe un trottoir que sur un côté de la rue, et seulement sur la moitié de la longueur; en été, ce bout do trottoir est en si mauvais état qu'il est dangereux pour les piétons de s'y aventurer.En hiver.la neige n’y est pas déblayée.D'autres délégués ont fait remarquer que les demandes faites à la ville en ce qui concerne le danger que représentent certaines intersections n'ont apporté aucun fruit.Ces coins de rues auraient besoin de signaux lumineux ou d'un agent de circulation, mais il n’y a rien eu de fait.Il s'agit, par exemple a-t-on dit.du coin de la côte du Palais et de la rue Henderson, de la côte Ste-Geneviève et de la côte d’Abraham.etc.M.Jos.Matte a annoncé que le congrès semi-annuel de la Fédération internationale des travailleurs de la pulpe et du papier sera tenu cette année à Québec.La section canadienne de ce groupement, à date, a déjà fourni $100,000 à notre effort de guerre, par l’épargne.Un autre $20,000 sera envoyé sous peu à Ottawa.Le conseil sera représenté par MM.Albert Lamonde et Edouard Lemelin à la réunion que tiendra prochainement la Fédération provinciale du Travail pour préparer le mémoire qu’elle présentera aux autorités provinciales lors de son entrevue annuelle, le 11 février prochain.C’est la dernière qui compte "La preuve est faite que la Grande-Bretagne n'entend point capituler.Peut-être le sort des combats ne lui sera-t-il pas toujours favorable.Mais, ce qui importe, ce n'est pas de gagner toutes les batailles, c’est d'emporter la dernière.Et dans cet art l'Angleterre est passée maîtresse.’’ — R.Chenevier, L'Illustration", Paris, 1er juin 1940.’Tant que ces forteresses tiendront.’ “Personne qui.comme moi, a pu voir ce que signifie le bombardement aérien continuel des grandes villes, ne voudrait qu'une nation amie comme les Etats-Unis d’Amérique subisse le même sort.Les Etats-Unis ainsi que le Canada.l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud ont l'occasion, s'ils la saisissent, de tenir le théâtre de la guerre éloigné de leur territoire.Ici en Amérique, vous êtes au centre de ce grand réseau de forteresses qui comprend la Grande-Bretagne, Gibraltar, Capetown.Suez, Singapour et l’Australie.J’y ajouterais même les Iles Hawaï et Panama.Tant que ces forteresses tiendront, la guerre, avec ses bombardements aériens, rien ne pourra s’étendre jusqu’à vos rives et dévaster vos villes et vos villages."—Extrait du dernier discours de Lord Lothian, ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis, écrit quelques jours avant sa mort, en décembre 1940.avis n'Am.ic.rriox rouit divorce P"r Fs présentes que jl'*K3UI I) KOHN STOIIPEU, de ta ritë et distriet de Montréal, eomté d'Iloclielaea ;V!!|s.Province de Québec, épouse de PI •\‘4IU STOItPKIt, commerçant, de lu cité et district de Montréal, comté d’Iloclielaga.dans la Province de Québec, s'adresera au I arleinent du Canada, a sa présente ou a sa prochaine session, afin d'obtenir un bill de cinnne?,’"” son *'P«nx.le dit nt'NZTn s 1 oit PEU, pour cause d'adultère.Daté a Montréal, dans la Province de Québec.ce huitième jour de janvier, mil neuf cent qunrnnte-et-un.MILAN O.YOItN, Procureur de la requérante Chambre (C.261 rue St-.Taeques Ouest.Montréal SAMEDI, 8 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 8, 1941 PAGE 5 En marge du chômage Une nouvelle lubie, le corporatisme, telle est l'opinion du directeur du Jour, j'.-C.Harvey.Pour le bénéfice de nos lecteurs nous publions un extrait d'un sixième article d’un nouveau régime que certaines personnalité voudraient bien nous imposer et tout ceci se rattache au chômage."Autrefois, le chômeur était à la charge des particuliers.Ceux que ne pouvaient secourir les associations d'entr’aide et de charité devaient forcément se débrouiller seuls.On ne savait même pas le nombre des sans-travail.Les statistiques du chômage ne sont qn’un fait récent.Sans aucun doute, une foule de crises comparables à celle de 1929 et des années suivantes ont ravagé notre monde dans le passé.On n’en a jamais su l'étendue exacte, faute de recensement et de chiffres.Mais quand l'Etat s’est emparé de la chose, il a bien fallu calculer, compter, évaluer Chaque mois, on dresse le bilan des chômeurs.Il en est ainsi depuis environ dix ans.Et ce seul fait nous porte à croire que l’aide de l’Etat aux sans-travail est désormais une institution dont nous ne pourrons nous débarasser sans un changement profond dans notre structure économique."Il est reconnu de tout le monde, aujourd'hui.qu'il est immoral d’entretenir dans l'oisiveté des hommes sains de corps et d'esprit et ne demandant pas mieux que de travailler, produire et gagner honorablement leur subsistance.Il s’ensuit qu un seul remède s'impose! la création et la distribution du travail.Mais comment organiser et distribuer le travail sinon par l’action d’un organisme central qui coordonnerait la production nationale sans toutefois supprimer ou entraver sérieusement l’entreprise privée?Là est le centie douloureux de toute la question.Il est extrêmement difficile ae concilier ici la direction d’Etat avec l'indépendance du producteur.Le problème est-il insoluble?Ce serait manquer de foi en l'homme que de répondre dans l'affirmative.Les peuples ont été souvent aux prises avec des difficultés plus inextricables que celle-là, au cours des siècles, et toujours, ils ont eu l’instinct ou le génie de s’adapter aux circonstances et de triompher de tout.L'angoisse de notre temps passera de même."Oui, elle passera, mais il nous faut faire en sorte que la secousse transitoire ne soit pas trop violente et ne pousse pas au sacrifice de deux ou trois générations successives." Embauchage des enfants M.MICHEL WALSH PRESIDENT DES EMPLOYES MUNICIPAUX L'Union Fédérale des Employés Municipaux de Québec, local No.2.a procédé lundi soir, à l'élection de ses nouveaux officiers pour le prochain exercice.L'élection était présidée par M.Gaudias Desbiens, président des typographes de Québec et secrétaire du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.Le nouveau bureau de direction se compose comme suit : président, M.Michel Walsh; vice-président, M.Edouard Morin; secrétaire-archiviste, M.Lucien Walsh; secrétaire-financier, M.F.tienne Sylvain; trésorier, M.Alphonse Simard; conducteur, J.-E.Tessier; gardien, M.Bruneau; syndics.MM.Théodore Gravel, M.Paradis et J.-E.Tessier; délégués au Conseil Fédéré, MM.Michel Halsh, Théodore Gravel, E.-D.Morin, Lucien Walsh et Alphonse Simard.Les nouveaux président et vice-président, MM.Walsh et Morin, ont adressé la parole pour remercier les membres de l’assemblée de l’encouragement et la confiance qu’ils leur manifestent et leur promettent leur travail désintéressé dans le ment de tous les problèmes ouvriers ou autres qui peuvent être discutés par les ouvriers du Conseil Fédéré.ENLEVEMENT DE LA NEIGE L’enlèvement de la neige qui recouvre à > aérodromes d’Air-Canada nécessite un travail rapide et soigné.Chacun des terrains d’aterrissage du pays est muni de l’équipement ultra-moderne que manoeuvrent un groupe imposant d’hommes prêts à se mettre au travail dès que la neige commence à tomber.L'on sait que la neige est particulièrement abondante dans le nord ontarien et Air-Canada possède en cette région deux aérodromes.CHEZ LES TYPOS DE QUEBEC Les typographes de Québec donneront un euchre-bridge à la salle des Zouaves (salle Bet thelot >, le 17 février prochain, Les cartes sont maintenant en vente et l'on pourra s’en procurer en s'adressant à tous les officiers de l’union ou chez M.William Gams, secrétaire-financier de l'union, à 332, rue Arago.Les Norvégiens parlent en langage simple.Oslo.— Les Norvégiens s'habituent si peu à l’occupation allemande de leur pays Qu'ils n'ont même pas encore .repris les rudiments de la langue des agresseurs Ils la trouvent pourtant d'une grande simplicité à cause d’une association de mots qui se répète constamment sur les ai fiche Celles-ci commencent toutes par le vocable allemand "Vorboten” qui signifie: "Défendu" et finissent toutes par Terboven”, signature du gauleiter de 11 ne faut pas laisser l'herbe croître sur 1° chemin de l'amitié.— M’aie Geoffrin.APPELS AUX SENTIMENTS Sans vouloir infliger un blâme quelconque aux citoyens du Canada, on peut fort bten dire que la campagne poursuivie actuellement pour recruter deux millions de souscripteurs réguliers aux certificats d’épargne de guerre ne sera pas couronnée de succès si l’on ne fait appel qu'à la seule raison.S'il était nécessaire de la prouver, il suffirait de se rappeler que la propagande à l'égard des certificats a Porté dans ce sens jusqu'à maintenant.Ajoutons à cela le chiffre décroissant des certificats d'épargne de guerre vendus pendant le;; mois d'octobre, novembre, et décembre, et nous aurons ample matière à réflexion.Les démarcheurs travaillant pour le compte des comités de l’épargne en temps cle guerre déclarent à l'unanimité qu’il importe maintenant de faire appel aux sentiments des Canadiens pour obtenir d’eux l’aide financière sollicitée.Bon nombre de journalistes en vue et de dirigeants de comités de l'épargne en temps de guerre soutiennent qu'il faut faire voir aux citoyens de notre pays ce qu'est la guerre actuelle si l'on veut qu'ils accomplissent avec enthousiasme l'effort qu'on demande d’eux.En conséquence, les comités de l’épargne en temps de guerre s’occupent activement d'organiser, dans différents centres, nombre de démonstrations de toutes sortes — parades de régiments.exhibition d'aéroplanes, érection d'abris contre les raids aériens dans les quartiers commerciaux, déploiement de drapeaux, et le reste.-:o :- Pour une banane."Qui nous eût dit jadis que nous attacherions un jour tant de valeur à l’apparition d’un fruit, que des bananes accrochées de nouveau au-dessus de nos étalages nous cloimeraient un plaisir bien plus sérieux que celui d’une gourmandise — comme l'avant-goût d’une espérance.L’espérance qu'un matin la paix serait là.elle aussi, la paix escortée de ses féconds convois, de ses libertés heureuses — la paix et tous ses fruits d’or." — Guerman-tes, Figaro, 9 novembre 1940.DYERS AND CLEANERS Superior Laundry Service Buanderie - IMPERIAL - Laundry ass by an opportunity to smear organized labor, even want that slender protection for minors weakened.Their bill would eliminate the work penult requirement and Unis open the way for youngsters of six or seven to roam the streets at all hours of the day and night hawking newspapers.Need less to say, labor will fight this bill.-—: o:- "GOD IS MY PARTNER," SAYS ANTI-UNION BOSS Here’s a story about a machinery manufacturer out in Peoria, 111., who won quite a bit of newspaper notoriety because he claimed ‘‘God is chairman of the board’ of his finn.This alleged association 5s certainly not very complimentary to God because testimony at a recent that I will forego the purchase of unnecessary articles small the cost .no matter how well I am able to pay for them .which take labour and materials away from the great task of providing goods needed to win the war.I Pledge -that NOW .starting this month .I will put a definite part of my income aside in War Savings Certificates.I will have it deducted regularly .each week .each month .either from my pay envelope or from my savings account, by arrangement with my employer or my bank manager.” (Signed by) £vetuf o/f Published by she VTar Savings Committee, Ottawa.WAR SAVINGS PLEDGE NLRB hearing showed that the manufacturer exploited Ills workers, forced them into a company union, hired labor spies to shadow them and fired those who dared to join bona fide unions.The employer’s name is R.G.Le Tourneau.“Le Tourneau has a long background of anti-unionism,” said Charles J.McGowan, president of the International Brotherhood of Boilermakers which filed charges against the firm.“This partnership-with-God business may be all right but we think Le Tourneau should pay decent wages to his men.They get starvation wages now and we can’t believe a loving God would approve that sort of thing.” -:o :- HAVE THE MINERS SOURED ON LEWIS ?Under this heading, PM, the progressive New York City tabloid, publishes a story by its Washington correspondent, which says that thousands of members of the United Mine Workers of America have refused to forgive John L.Lewis for running out on Roosevelt.Mr.Crawford, who once was president of the CIO Newspaper Guild but lias since learned a few lessons about Communist skull dug-gery that have disillusioned him to some extent, declares that the results of the UMW election “which have not been made public and probably never will be, amount to a repudiation of the union president.” According to persons in a position to know, says Mr.Crawford, fully half the union's members refrained from voting in the election.Since Lewis was unopposed, their refusal to vote did not affect the result but must have thrown a scare into the tough guy.ENLIGHTENED EMPLOYER OFFERS SAGE ADVICE Some employers see the light.Outstanding among these is diaries E.Wilson, who climbed from office boy to president of the General Electric Company.In an address before the American Institute of Electrical Engineers, meeting in Philadelphia, Mr.Wilson said the system of private enterprise can contribute toward its own survival by giving the American people more economic freedom and security than lias yet been advocated by tlie major political parties.He advocated a program including 100 per cent employment, rural electrification, increased social security, a national health program for the underprivileged and a Government program of “permanent public works. PAGE 8 SAMEDI, 8 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 8, 1941 Mol s o n’s Export Ala U.S.High Court Upholds Wage Law Congress Right to Outlaw Child Labor Set Aside by Supreme Tribunal.LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboratloû MARCEL FRANCQ Secrétaire de la Rédaction BEN.DROLET Gérant de la circulation Le seul journal ouvrier bilingue au Canada The Ale Jour Great - (rntnd^uîher Dmnk From Our Readers Montreal, February 3.1941 An Open Letter to Organizer Menary Must Take the Lead to Convene and Organize Permanent Canadian Conference Immediately.Dear Brother Menary : Since the printing of my letter in the Labor World, I have met quite a number of the boys working in the foundries, and they told me they strongly favored the early calling of a conference to discuss and organize a national body, that would be able to promptly and and effectively look after and safeguard the craft interests of the men in the foundries.As the correspondents who wrote the Labor World pointed out, never was the time more opportune to organize the proposed conference, than the present.There is really no national body to which we can appeal to for advice or help, the same as workers do in other crafts.The officers pf the International meet the executives of the National Employers Association and conclude agreements with them.If we had a )>ermanent conference its officers could7 meet provincial or federal associations employers' representatives.to discuss wages and working conditions, and thus establish a uniformity that is badly needed in the Dominion.It is no good leaving this to the individual business agent or even a member of the International executive.We must have a recognized national body to meet iieriodically.to discuss matters of common interest, and select representatives to meet the organized or individual employers.The railroad workers do it why not those employed in the foundries?As I and those who wrote approving my suggestion pointed out.with a war on, and orders-in-council being adopted every other week, and the several laws applying to labor, we certainly need a national body that will be able to provide us with information concerning these laws regulations, and such further orders-in-council that the Government may enact.Further more, I am confident, that the proposed conference would strengthen the International.It would inspire confidence and hundreds who are now outside would very quickly enrol.Let me again repeat that a union is a business organization.It's principal job is to bargain collectively with the employer and promote the welfare of workers both economically and socially.Hence, we should not only retain able counsel understanding and sympathie to labor, but publicity directors and experienced representatives and or ganizers.Knowing how urgent the need is for the calling and organizing of a foundry workers national conference.I call upon you Brother Menary, as one we foundry workers trust and respect, to act as convenor, and send out a call to all the locals in the Dominion, to send representatives to organize the con ference.We must act and act quickly.Each local should vote enough to pay the delegates expenses and contribute to a fund required to lease an office and engage the necessary personnel.The conference could be maintained out of grants made by the locals in Canada, or levying small assessment on the members Fifty cents or a dollar a month mean very little to the boys in the foundries who are getting union pay.Even if we paid two dollars a month to maintain the conference it would be well worth it.IVe must not forget that it.is our duty to prepare for post war conditions.As foundry workers we are engaged in work of national importance and thus, entitled to consideration during and after the war, which we all hope will mean the end of Hitler.Fraternally yours, UNION MOULDER.A sweeping decision of the United States Supreme Court recently upheld the constitutionality of the Wage-Hour Law in all its phases and went on to overrule a 1918 decision which had denied Congress the right to outlaw child labor.The action raised speculation as to whether a controversial constitutional amendment, submitted in 1924 but ratified so far by only 28 of the required 36 States, would bernent would empower Congress “to limit, regulate, and prohibit the labor of persons under 18 years of age." Officials of the Children’s Bureau said they would continue to press for ratification of the amendment since three-fourths of all child labor is employed in interstate industry, is employed in intrastate industry, but the court's decision appeared to place at least a large part of this within the control of Congress, along with all child labor in interstate industry.The wage-hour law itself, passed in 1938 and known technically as the Fair Labor Standards Act prohibits the employment of children under 16 in mining and manufacturing and of children under 18 in hazardous occupations, but its chief purposes are to fix minimum wages and minimum working hours foi all workers whose products enter interstate commerce.Another provision of the law, requiring employers to keep records of their employees’ wages and hours to prove compliance, also was specifically upheld.The decision, by Justice Harlan Stone, was unanimous.The Court became an eight-man tribunal tern porarily upon the retirement Saturday of Justice James McReynolds.who celebrated his 79th birthday recently.In another far-reaching decision, by a vote of 5 to 2, the Court held that unionists could not be prosecuted for conspiracy to restrain in terstate commerce under the Sherman Ami-Trust Law for picketing and boycotting activities resulting from a jurisdictional dispute between two American Federation of Labor Unions at the Anheuser-Busch Brewery in St.Louis.The majority opinion, by Justice Felix Frankfurter, held that the Clayton and the Norris-LaGuardiâ Anti-Injunction Acts modified the Sherman Law so that a union might freely undertake such activity “so long as a union acts in its selfinterest and does not combine with non-labor groups.” Membre de la Presse ouvrière internationale d'Amérique THE LABOR WORLD Canada’s Only Labor Bilingual Paper Imprimé pax l’Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal BIG SIX TO HONOR ALL 50-YEAR MEN Veteran members of New York Typographical Union 6-known as "Bix Six" among printing craftsmen — will be honored next Sunday at a dinner and dance at Manhattan Center, Thirty-fourth Street and Eight Avenue.About 400 who have been members for more than fifty years will be feted by the union, which has a total membership of 10,000.Dinner will be served in the late afternoon and dancing will begin at 8.30 P.M.Specially designed medals will be presented to all the veterans.United States Senator James M.Mead, Newbold Morris.President of the City Council, and other officials will greet the guests.President Claude Baker.Vice-president Jack Gil and Secretary Woodruff Randolph of the International Typographical Union, and officers of typographical unions in other cities will attend.Elmer Brown is president of the union and James J.McGrath is secretary-treasurer.-Federated News.Téléphone : PLateau 8461 GERARD TRUDEL AVOCAT Edifice Aldred, MONTREAL MONARCH GAS RANGES Made by Canadians Jor Canatfian Homes' ur Leading ! -iAmusement j Places ! Dans not Théâtres •*—*-»?« » «h PALACE y-[ ROSALIND RUSSELL MELVYN DOUGLAS in This Thing Called Love with BILLIE BARNES Special “March of Time” ‘Labor and Defense’ r CAPITOL CARY GRANT MARTHA SCOTT as The Howards of Virginia with Sir Cedric Hardwicke Added Attraction Blondie Plays Cupid with THE BUMSTEADS WINTER EGGS If at one time you had advised a poultry’ farmer to replace his glass with wire screening backed with a layer of plastic material in order to increase his winter egg production, he would have had a good laugh and might even have shown you unceremoniously to the door.Yet today up-to-date poultry raisers are making good use of this innovation, and.what 'is more, getting the increase in winter eggs — a fact that has been fully explained by biologists, writes John Robitaille in the current Issue of C-I-L Oval.How was it that hens laid fewer eggs in the cold months?This question had to be answered before a remedy could be found.After some research, it was established that the loss was due to a slowing up of the assimiliation of miniral elements in their food.Now Vitamin D of which sunshine is the natural source, plays an important part in this assimilation.It seemed likely, therefore, that liens laid les •because they remained indoors during the winter, where the glass in the windows of the hen-house intercepted t lie ultra-violet rays of the sun.president Once science had reached this Carmen.conclusion, the poultry fanner had only to act on it.But how was he to provide shelter for his birds without depriving them of ultra violet rays?Here industrial chem istry came to his rescue, with : fine-mesh wire screen embedded in a sheet of transparent cellulose plastic material.Half-metal, halfplastic, this material is both strong and flexible.Unlike glass, it does not intercept the sun’s ultra-violet rays that bring the precious Vitamine D.At the same time, it serves better than glass to keep the poultry houses warm.The value of the metal-plastic material has proved itself in practical use and official tests have-established that it results in increases from 15 to 25 per cent, in the average winter egg-laying capacity of the birds.Not only this, but in springtime, when the new chicks hatch the new grow more rapidly into strong, healthy birds.The discovery seemed so full of possibilities that people began to look for other uses for this new product of industrial chemistry, and turned their attention to plant; knowing that they too benefit from te life-giving rays of the sun.When the metal-plastic material wras tried in glass-houses, most plants were found to grow more vigorously.With the same idea in mind, it was successfully tried in garden cloches, where it protected young plants from frost while allowing the ultraviolet rays to penetrate.PRINCESS Theatre HULLABALOO It’s a One-Man Riot with FRANK MORGAN No.6, The Riddle of Whispering Women “Dr.Kildare’s Crisis” LOEW’S THEATRE I Lid Over 2nd Week ! PAUL MUNI as PIERRE RADISSON in “HUDSON’S BAY’’ with GENE TIERNEY VIRGINIA FIELD PULLMAN CO.FORCES MEN TO STRIKE FOR RIGHTS There’s a lot of talk in the papers about passing a law to abolish strikes.But how can any law prevent a strike when an employer, himself, refuse to obey the law’?A case in point is the strike forced upon 1.100 members of the Brotherhood of Railway Carmen by the Pullman Standard Car Manufacturing Company in Michigan City, Ind.Although 90 per cent of the employes signed up with the union, the management refused to meet with its representatives.A consent election suggested by a " labor Department conciliator was accepted by tire union but rejected by the company."The men had no alternative but to strike,” explained Felix H.Knight, of the DOMINION BRIDGE CO.LIMITED Head Office and Works at LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver i ON DOMINION SQUARE Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-Denis) \ Spécialités : Bouquets de Noces, Tributs floraux Escompte de 10% uni lecteurs du “Monde Ouvrier»! Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7901 NOW IS THE TIME TO GET A GOVERNMENT JOB as Clerk.Postman, Customs Clerk.Steno etc.Five Dominion-wide exams held since war began.Free Booklet.M.C.C.Schools Ltd., Toronto 10.Oldest in Canada.No agents.7 j'
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.