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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 22 février 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1941-02, Collections de BAnQ.

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27e Année — No 8 SAMEDI, 22 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 22, 1941 27th Year — No.8 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality %t Jllmtii?ïcttmr lima TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behid it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5361 L'Epargne, artisan de la victoire L'activité syndicale doit s'étendre Dimanche dernier, notre confrère Bevin, l'un des principaux collaborateurs du premier ministre Churchill, nous a rapele en guoi consistait notre devoir de contributeurs à la victoire prochaine.11 a dit tout ce qu'en l'occurrence il fallait dire et il ne nous reste plus, à nous tous, qui vivons encore à l'abri des coups directs des assassins axistes, qu'à démontrer à la face du monde que nous ne sommes pas insensibles à un tel appel au bon sens démocratique et que nous nous proposons d'en témoigner par des actes tangibles.Il ne nous reste plus, d'ici la fin du conflit, qua parfaire notre devoir d'alliés par une épargne intensive et continue, épargne qu'il nous faut mettre à la disposition des autorités afin que celles-ci puissent financer nos autres efforts de guerre autrement que par des mesures antidémocratiques.Plus heureux et conscients que les esclaves totalitaires, que l'on force à l'épargne et qu'on surmène pour accentuer et consolider leur abject esclavage, nous jouissons encore de la liberté de déterminer dans quelle mesure nous pouvons et devons contribuer au financement de la guerre.C'est pourquoi notre contribution en ce sens doit être d'autant plus forte qu'elle demeure volontaire, d'autant plus efficace qu'elle symbolise un des aspects de cette ferme volonté de nous soustraire au régime odieux qui empoisonne présentement le continent européen.C'est ainsi que les ouvriers du Dominion britannique, qui sont les premiers à bénéficier de la reprise industrielle découlant des besoins de la production du matériel de guerre, doivent être également au premier rang ds contributeurs à la victoire par l'épargne volontaire, continue et massive.Nous devons donc, tous, acheter et faire acheter autour de nous, chaque semaine, des timbres ou des certificats de guerre.Ce faisant, nous participerons intelligemment à cet effort particulier qui s'impose, à ce devoir civique que nous avens l'obligation morale de nous imposer sans défaillance aucune si nous voulons sauvegarder l'essentiel de notre régime social et conserver, incidemment, la liberté de l'humanité après le guerre.Mais ce n'est pas seulement à cela que se bornera notre effort, car par le moyen de cette épargne, nous ferons, en même temps, chose point négligeable, ce que l'on peut, ce que l'on doit envisager comme un placement de tout repos, un placement de père de famille.Achetons donc, dans toute la mesure de nos modestes moyens, des timbres ou des certificats d'épargne de guerre.Nous nous devons à nous-mêmes d'acquérir cette démocratique habitude de l'épargne parce que nous pouvons, par un long exercice de cette méthode élémentaire de prévoyance, assurer notre sécurité d'aujourd'hui et frayer la voie à celle de demain.Il s'agit ici, bien entendu, de notre sécurité de libres citoyens et de notre sécurité économique proprement dite.De sorte que dès que nous faisons l'acquisition de certificats d'épargne de guerre, par exemple, nous nous plaçons dans la situation de gens qui paient une prime d'assurance dont l'enjeu est leur liberté et leur sécurité.C'est pourquoi cet achat régulier et continu de certificats d'épargne de guerre n'est pas ce qu'on pourrait appeler un sacrifice, mais bien plutôt une manière consciencieuse d'exercer la prévoyance, une façon pratique de jeter les bases d'un avenir meilleur, tant pour les aînés de notre génération que pour ses cadets et ceux qui, quand nous ne serons plus, entreront dans cette magnifique carrière qu'est une existence humaine normale.Quoi qu'on dise, nous ne pouvons guère, à l'occasion d'une guerre que les barbares axistes ont voulu faire totale, que déployer une énergie totale, que de nous dresser, comme un seul homme, pour un effort également total, effort qui implique, naturellement, une collaboration industrielle non moins totale, un esprit civique total ,une épargne totale et, pour tout dire, un sens total des formidables responsabilités qui nous incombent du fait des hostilités."LE MONDE OUVRIER".Pour une saine économie Bien que, par comparaison avec l'économie du temps de paix, celle résultant de l'état de guerre doive être marquée au coin de l'accélération et de l'ampleur, il ne s'en suit pas qu'il faille pousser cette accélération et cette ampleur hors des limites plausibles, c'est-à-dire jusqu'au point où ferait irrémédiablement compromise l'économie d'après-guerre.D’autant plus que l'état de guerre n'est qu'un moment de surexcitation provisoire, alors que l'état de paix se fonde sur des dispositions générales auxquelles il importe de donner un caractère aussi permanent que possible.En d'autres termes, la prudence la plus élémentaire nous commande, semble-t-il, de ne pas sacrifier impunément les prévisions de l'avenir aux nécessités du présent, si impérieuses soient celles-ci.En premier lieu, il est permis de se demander si l'on ne devrait pas imiter les dépenses occasionnées par la guerre à notre possibilité nationale de payer.Il est probablement indispensable de pousser notre effort de guerre jusqu'à son point maximum, qui est précisément cette possibilité de payer, mais il importe, auparavant, de déterminer froidement pareille possibilité avant de s'embarquer dans des aventures financières qui nous conduiraient fatalement à hypothéquer l'avenir outre mesure.Nous sommes, bien entendu, pour un effort de guerre total, étant donné que nous subissons un assaut total et qu'il nous y faut faire face par une contre-attaque de même nature, mais nous croyons, à tort ou à raison, que cet effort total n'implique pas, de notre part, des déboursés dont le service, en intérêts seulement, soit hors de toutes proportions avec notre capacité de remboursement d'après-guerre et celle dès générations à venir.Quelle que soit l'envergure de la calamité qu'est le conflit actuel, dont les modalités à venir, la durée et les répercussions demeurent autant d'inconnus, il n'y a pas lieu, croyons-nous, de lui faire cadeau de notre Les ouvriers syndiqués n’ont pas uniquement pour devoir de réclamer des augmentations de salaire et une humanisation constante de leurs conditions générales de travail, celles-ci et celle-là étant des revendications d'ordre purement économique.Ils ont aussi le droit, pour ne pas dire le devoir strict, d assurer la sécurité de ces salaires accrus et la permanence de leurs conditions générales de travail améliorées.Or, ils ne peuvent > assurer cette sécurité et cette permanence que par une action politique continue, directe ou indirecte, étant donné que l'action politique est le levier indispensable, sous le régime présent, pour imposer au patronat une législation sociale conforme aux légitimes aspirations du syndicalisme ' ouvrier.Or, pour intervenir, aux moments psychologiques, auprès de nos dirigeants .municipaux, provinciaux et fédéraux, et les rappeler au sentiment de leurs devoirs civiques envers la classe ouvrière canadienne, il est indispensable de se tenir constamment au courant de la "chose publique , de savoir ce qui se passe dans ces trois sphères gouvernementales afin que, 1 occasion se présentant, nous puissions intervenir au bon moment pour recommander telle ou telle mesure ou pour nous opposer à telle ou telle autre mesure administrative.Autrement, si nous persistons à demeurer indifférents aux faits et gestes de nos gouvernants, toutes catégories, nul doute que ces derniers, devant cette perspective rassurante d une nonchalance populaire pour ainsi dire chronique, vont faire la pluie et le beau temps dans le firmament officiel et oublier leurs devoirs sociaux envers les ouvriers de ce pays.Ils les oublient, en fait, et les oublieront tant que nous les laisserons penser et croire qu'ils font bien de ne rien faire ou de mal faire.Il faut donc créer, en chacune de nos unions ouvrières, un organisme qui se fera 1 oeil et l'oreille de chacune d'elles, qui sera leur chien de garde, si 1 on peut dire, et qui, chaque fois que le besoin s'en fera sentir, recommandera a 1 union sur laquel il est souche qu'elle proteste ou approuve, selon le cas, en un mot, quelle donne signe de vie afin que nos hommes politiques, quels qu'ils soient, et sans distinction de parti, n'engraissent pas demesurement de leur parasitisme parlementaire ; afin que ces messieurs ne puissent plus, comme autrefois, oublier impunément leurs promesses électorales et se moquer outrageusement de leurs électeurs en general entre deux consultations populaires.Quand nos mandataires sc sentiront surveillés du coin de l'oeil par des organismes prêts à les dénoncer sans pihe aucune à la moindre gaffe, ils se décideront peut-être, alors, à gagner honnêtement le traitement que leur alloue le Trésor public et à devenir en tous points dignes de la confiance qui aura été mise en eux lors de leur dernière élection.Mais il faut que nos unions locales créent ces organismes de contrôle ou, pour les appeler par leur nom, ces comités d'action civique.Leur formation s impose comme mesure de sécurité indispensable pour le maintien et la sécurité d'existence de nos unions ouvrières.Rappelons, ^n,,.pa,ssajt' que nous trQversons en ce moment une des périodes les plus difficiles de notre existence nationale et qu'il nous faut être plus prévoyants que jamais si nous tenons tant soit peu à sauvegarder ces unions et, par elles, notre liberté d action sociale et la somme de sécurité économique par nous accumulée au prix d efforts dont on ne connaîtra jamais assez ni le nombre ni l'âpreté.équilibre mental et de ne pas lui opposer, à tous les tournants dangereux, le frein salutaire de notre jugement et le doigté qu'implique un nécessaire esprit de clairvoyance, le souci de lendemains qui vaudront la peine d'être vécus par ceux qui, après nous- entreront dans la carrière de la vie., pa classe ouvrière, comme toutes les autres catégories de citoyens démocratiques, se flatte d'avoir généreusement répondu à l'appel pour un effort de guerre maximum.L'expérience de ces derniers dix-huit mois démontre péremptoirement cet avancé, même aux Etats-Unis où, pourtant, 1 état de guerre n'en est encore qu'à la période d'anticipation.Tous nos leaders ouvriers ont, à maintes reprises, proclamé l'urgence et la nécessité d un pareil effort.Et leurs adhérents ont, après eux, comme un seul homme, opiné du bonnet, comme on dit.Mais notre farouche détermination de vaincre l'hydre axiste et de lui donner le coup de mort qu'il mérite avant qu il nous submerge doit être tempérée selon nous, par le souci constant de ne pas nous barrer inexorablement le chemin d'un mieux-être possible, sinon probable, auquel nos descendants ont naturellement le droit de prétendre.^ est je moment ou jamais de ne pas perdre la tête et de prendre toutes dispositions pour que nos dépenses de guerre ne dépassent pas outre mesure nos moyens de les acquitter.Autrement, il est à craindre que nous ne perdions pied dans ce torrent impétueux de l'inflation financière dont les résultats immédiats se manifesteraient par une désastreuse augmentation du coû, de la vie, PIERRE PONCE.Prêtez à l'épargne de Querre HÉ PAGE 2 SAMEDI, 22 FEVRIER 1941 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 22, 1941 Il La vie des unions ouvrières Ben.Droiet n- Un autre appel en faveur du "Monde Ouvrier" Pour la quatrième fois, nous revenous à la charge pour demander à nos lecteurs, abonnés ou non, de bien vouloir avoir l'obligeance d'aider au mouvement que nous poursuivons pour la diffusion du Monde Ouvrier.Réellement, nous ne pouvons croire qu'il eut exister une indifférence aussi malheureuse au sein des unions à l'égard d'un journal ouvrier si utile, dans les circonstances présentes, pour aider à la propagation de la foi unioniste qu'il préconise pour la défense de la bonne cause.Somme toute, que vous reste-t-il à faire pour convaincre les intéressés de se faire les apôtres d'une mission dont il ne sortira que du bien pour l'éducation des classes ouvrières.A quoi devons-nous nous attendre si nos appels restent vains ?Est-il besoin de dire que c'est parce qu'il y a carence de cet esprit de solidarité parmi ceux en qui nous avions une confiance absolue qui est cause que nous n'avons pas reçu une réponse satisfaisante dès notre premier appel ?C'est vraiment désolant de constater qu'il faille se laisser tirer l'oreille quand il s'agit de sauvegarder nos intérêts les plus chers.Est-ce à dire que nous devions en conclure que l'esprit unioniste n'existe plus dans le mouvement ouvrier ?Nous avons de fortes raisons de croire que cela est vrai, car à chaque occasion que nous avons eue de faire appel à cet esprit unioniste, sur lequel nous fondons toutes nos espérances, nous sommes toujours déçus et cela nous fait parfois tenir des propos très désagréables.Encore une foi, ouvriers conscients de nos devoirs d'unionistes, secouons cette apathie qui nous rend, sans que nous le sachions, égoïstes, de cet égoïsme qui est la tare, la plaie du mouvement syndicaliste.Nous vous laissons donc avec ces réflexions et nous espérons qu'il en résultera une nouvelle ardeur, un effort spontané pour résoudre le problème dont la réponse nous indiquera que le Monde Ouvrier a besoin d'une plus grande circulation et qu'on se fera un devoir de s'y abonner.Ce n'est pas trop vous demander, l'abonnement ne coûtant qu'un (S 1.00) dollar par année.Prière de s'adresser à Ben.Drolet, gérant de la circulation, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal.— LAncaster 5361.?» ?n LES PEINTRES SENTENT LE BESOIN DE S'ORGANISER Une première assemblée de la campagne de recrutement entreprise par la Fraternité des peintres, décorateurs et tapissiers d’Amérique, tenue dimanche dernier, en la salle de l’Union des travailleurs en chausurcs, 1331A, rue Sainte-Catherine Est', a obtenu un franc succès.Près de 300 ouvriers ont répondu à l’appel de l’agent d'affaires, M.Edgar Gilbert.Il semble que tous sentent le besoin de joindre l'union de leur métier, par le temps qui court.Il est à noter que les officiers du Conseil des Métiers de la construction prêtent leur concours aux peintres.La réunion était' présidée par M.J.-A.Charron, président dudit Conseil, assisté des orateurs Pierre Lefèvre, organisateur de la Fédération Américaine du Travail, Edouard La-rose, Onésime Renaud, secrétaire-trésorier du Conseil, Louis Guérard, vice-président général de l’union des plombiers, F.-W.Maxted, vice-président général de l’union des plombiers.Le président Charron salua la présence d’un aussi grand nombre de peintres désireux de joindre la Fraternité des peintres, décorateurs et tapissiers d’Amérique.M.Pierre Lefèvre exprima sa satisfaction d’avoir le privilège de parler aux peintres.Il encouraga, par ses conseil, les peintres à se joindre à leurs confrères unionistes pour l'amélioration de leur sort.En terminant, il blâma ceux qui renient l’union ouvrière et il insista pour que les peintres s’organisent, parce que cela est absolument nécessaire pour eux.M.Louis Guérard se demande pourquoi il est encore nécessaire de réunir les ouvriers pour leur parler des bienfaits de l’union ouvrière.L'union internationale est reconnue comme étant la plus apte à défendre la cause des ouvriers, quel que soit leur métier.Il cita comme exemple la ville de New-York où les plombiers gagnent $2.00 de l’heure ; Ottawa, où ils ont $1.10 de l’heure, sans avoir besoin de contrat collectif, comme dans notre province.Il est même regrettable que des ouvriers acceptent de travailler même en bas du prix fixé par notre contrat collectif.Il fustige ceux qui vont jusqu’à croire que c’est le gouvernement qui leur fait obtenir le salaire qu’ils touchent actuellement.M.Edouard Larose croit que si les peintres sont traités avec autant de mépris et de dédain par leurs employeurs, c'est parce qu'ils ne sont pas organisés.M.Edgard Gilbert exprima l’espoir de fonder deux autres unions locales, si les peintres manifestent le désir de s'organiser.Il expliqua pourquoi les peintres n’ont pas signé le présent contrat de travail.MM.F.-W.Maxted et Onésime Renaud intéressèrent vivement la nombreuse assistance par leurs bons conseils.Le président J.-A.Charron termina l'assemblée en Invitant les peintres qui ne font pas partie de l'union de le faire au plus têt.-:o :- SEMAINE DE 44 HEURES POUR LES WAGONNIERS AUX USINES ANGUS Dix nouvelles recrues furent admises à la Loge Sainte-Marie No 234 des Wagon-niers des usines Angus, au cours de la dernière réunion, vendredi dernier.M.Zotique Marsan présidait, assisté du vice-président Donat Roy et des secrétaires Alcide Montpetit et R.-B.Lamarche et Aldéric Bertrand.M.L.-A.Beaudry, vice-président général, retenu chez lui pendant plusieurs semaines par la maladie, est venu rendre visite à ses confrères.Le secrétaire Alcide Montpetit annonça que des cours en français et en anglais seront donnés à l’Université McGill aux ouvriers qui désirent se perfectionner dans les questions sociales afin de devenir des chefs ouvriers compétents.Il annonça que le bureau général de la Fraternité internationale des Wagonniers d'Amérique avait' en banque, le 31 décembre 1940, la jolie somme de $3,137,666.88.Le comité de protection et des griefs des usines Angus, sous la présidence de M.Henri Vaillancourt, présenta un rapport fort Intéressant, en ce qui concerne le travail qui s’effectue présentement aux usines.On se rappelle, a déclaré M.Vaillancourt, que la Loge avait décidé de maintenir la semaine de 40 heures tant qu’il y aurait' des ouvriers en chômage aux usines.Maintenant, la situation est changée, il reste encore 250 hommes en dehors.Le comité a l'assurance que tous les employés seront remis à l’ouvrage le 1er mars.Pour ce faire, nous serons obligés d’accepter la semaine de 44 heures avant qu'on nous l’impose, dit-il, Les ouvriers travaillant aux locomotives sont en faveur de la semaine de 44 heures, alors nous pouvons nous attendre que la semaine de 44 heures sera appliquée dans les autres départements.Le président Marsan annonça que.comme les années passées, une délégation se rendra à Ottawa pour déposer des fleurs sur la tombe de feu Frank McKenna.Le président a nommé les comités suivants : Comité de la Fête du Travail : Henri Vaillancourt, C.Letendre, R.-B.Lamarche, J.-A.Montpetit, Donat Roy, D.Laporte.Jos.Gour, Hector Tassé, A.La-pierre, H.Dubuc, D.Provost.Comité social : R.-B.Lamarche, A.Montpetit, A.Berthtaume, D.Roy, D.Laporte, Jos.Gour, L Therrien, E.Deniger, A.Gauthier et A.Sénécal.Une minute de silence fut observée â l'occasion de la mort du confrère A.Di-nardo et de la mort de l’épouse du confrère Jean Drolet.-: o :- LES TYPOGRAPHES ET LA FEDERATION RECONCILIES Miami, Floride, 18 — La Fédération américaine du travail et l’Union typographique internationale, représentant quelque 80.000 travailleurs, ont fait le paix hier.L’Union typographique rentrera au bercail de la Fédération après une absence de presque deux ans si les typographes ratifient l’accord de paix dans leur referendum.ELECTIONS CHEZ LES TYPOS DE L'UNION LOCALE No 145 A sa prochaine assemblée, samedi, le 1er mars, l’Union Typographique Jacques-Cartier No 145 procédera à l’élection de ses officiers pour l’année 1941.Il y a contestation pour la charge de président, entre M.Charles Coutu, président actuel, et M.J.-W.Blaquière, ancien président.A la première vice-présidence, la lutte se fera entre le vice-président J.-E.Jobin et M.A.-F.Ricard.Les oonfrères J.-E.Gariépy et Albert Raymond se présentent à la charge de vérificateur.Au comité exécutif, il y a trois membres à élire, le choix devant se faire entre les candidats suivants : J.-E.Gariépy, Léopold Martineau.Jos.St-Hllaire, Roland Bélanger, Arthur Leclaire et T.-L.Doutre.Un bureau de votation sera ouvert, samedi, le 1er mars, de midi à 8 heures du soir, à la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berri, et l’assemblée suivra la votation, à 8 heures du soir.Un comité composé des confrères Arthur Laberge, Arthur St-Hilaire et Arthur Landry s’occupera de la réception qui suivre l’installation des officiers.¦— -:o :- LES BARBIERS ET LA FIXATION DES PRIX Les compagnons barbiers s'intéressent à ce que les prix à exiger des clients deviennent de nouveau une disposition du contrat collectif de travail de cette industrie.On a rapporté, à la réunion de l’union locale 455, tenue mardi dernier, qu’un amendement sera proposé à l’entente collective de travail, rendant obligatoire la fixation des prix.Après un débat animé sur cette question de la fixation des prix, les barbiers ont exprimé l’espoir que cette question serait réglée à la satisfaction de tous dans le prochain contrat collectif.Le comité paritaire a décidé de fournir un rapport aux employés barbiers, à condition que ceux-ci aient payé leur contribution prévue au contrat collectif.Le confrère Arthur Millard, ex-secrétaire-archiviste, a été réélu à cette charge, en remplacement du confrère Pierre Lévesque, démissionnaire.M.Frank Giroux a présenté le rapport du banquet donné à l’occasion de l’installation des officiers, le 20 janvier, au restaurant Bucarest, rue Saint-Laurent.C’est M.Jos.Matte, président du Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, et échevin de Saint-Roch, en compagnie de Mme Matte, qui présida à l’installation des officiers.DEMANDES DES BRIQUETIERS _ET DES PEINTRES Nombreuse était l’assemblée du Conseil des métiers du bâtiment, jeudi dernier, sous la présidence du confrère J.-A.Charron.Plusieurs créances furent' acceptées, parmi lesquelles on remarquait celle de l'union locale No 4 des briquetiers, maçons, finisseurs en ciment et plâtriers, accréditant le confrère Candide Rochefort comme son représentant au Conseil.Comme il avait été entendu à une assemblée précédente, les unions affiliées devaient être invitées à faire connaître au Conseil, avant le 13 février, les conditions de travail, les heures et les salaires qu’elles avaient l’intention de demander pour le nouveau contrat collectif de travail.Deux unions seulement ont répondu jusqu’ici à la demande du Conseil : l’Union des briquetiers, qui demande $1.00 de l’heure, à compter du 1er mai 1941, et l’Union des peintres, locaux 349 et 359, qui exigent 85 cents de l’heure avec les mêmes heures de travail que celles du contrat actuel, soit 44 heures par semaine.Il est important, fait-on remarquer, que toutes les unions affiliées s'empressent de faire parvenir leurs demandes d’ici la prochaine assemblée, qu iaura lieu le 27 du courant, alors que le comité de négociation sera nommé.Une autre question qui semble faire le tour des unions de la construction est celle du transport des ouvriers employés aux travaux Cherrier à Saint-Paul l’Ermite.On s’est plaint, parait-il, à la Foundation Construction Company, qui exécute les travaux, et' cette compagnie aurait déclaré n’avoir rien à faire avec le trans-ix>rt des ouvriers à cet endroit'.Les déléguées des peintres firent remarquer que des plaintes avaient été portées au Département de la Défense Nationale, à Ottawa, et qu’aucune réponse n’avait été reçue.Il serait question de suggérer au gouvernement fédéral de transporter les intéressés par train, de la gare Moreau à Saint-Paul l’Ermite.Finalement, le secrétaire Edgar Gilbert est autorisé â protester contre les conditions de transport' actuelles auprès du Ministère de la Défense Nationale, avec prière d’y remédier au plus tôt.M.Edouard Larose, représentant du Conseil au Comité paritaire de l’industrie du bâtiment, rappela qu’il s’est effectué 378 visites par les Inspecteurs, depuis le 1er février ; que 22,000 de réclamations de salaires retenus étaient entre les mains des avocats du comité paritaire.Des poursuites, à l’avenir, seront prises non seulement contre les ouvriers qui acceptent de travailler pour des salaires plus bas que ceux fixés pnr la convention collective.M.Larose ajouta que, dans bien des cas, do forts montants sont' remis au comité paritaire par les entrepreneurs et que les intéressés ne les réclament pas.On parla longuement de combattre la carte de compétence émise par le gouvernement ; on demandera que l’honoraire pour l’obtention de cette carte soit plus élevé, avec renouvellement chaque année.-:o :- UNE SOIREE IDEALE A L'UNION AMALGAMEE DE LA CONFECTION Tout récemment l’union locale No 115 des ouvriers amalgamés de la confection pour hommes, donnait une soirée récréatives en ses quartiers généraux, 7, rue Prince-Arthur ouest, celle-ci obtint le plus vif succès.En effet une foule immense d’ouvriers et d’ouvrières s’était donné rendez-vous.Au cours de cette mémorable soirée, les participants eurent l’opportunité d’entendre le choeur de chant de l’Union Amalgamée, dans un répertoire choisi de chansons vraiment magnifiques, et particulièrement l’hymne des travailleurs syndiqués.Il va sans dire que le choeur de chant, sera un complément indispensable au grand bal annuel de l’union locale 115, qui aima lieu, vendredi le 18 avril, au Palais d’Or.Le comité organisateur avait eu soin de retenir un orchestre de tout premier ordre pour la danse et, jusqu'aux petites heures du matin, les couples rivalisèrent d’entrain et de gaieté au rythme enlevant des musiciens.Bref, ce fut une soirée passée agréablement, les nombreux participants en garderont sûrement un bon souvenir.TABAC A CIGARETTES # Q T T5 17 (2! T Q un œ Oj 1 ±L IL vI3 1 O L Q GROTHE DOUX ET DE QUALITE Limitée SAMEDI, 22 FEVRIER 1941 - MONTREAL - SATURDAY, FEBRUARY 22, 1941 mploi et chômage des jeunes travaille urs Suife — IX En Suisse, il existe partout des foyers publics, des salles de gymnastique, des terrains de sport, des piscines, des bibliothèques, etc., qui sont également accessibles aux chômeurs de tous âges.Il existe de même des Institutions offrant à peu de frais la nourriture et le logement, qui sont ouvertes aussi aux jeunes chômeurs.Les associations professionnelles et les sociétés privées ont pris à leur charge une grande partie des services sociaux institués en faveur des jeunes chômeurs et elles sont aidées à cet effet par la Confédération, les cantines et les communes.Dans l'Union Sud-Africaine, indépendamment du "service spécial” et des “bataillons de pionniers” ainsi que du centre de formation professionnelle pour jeunes filles do Pretoria, qui sont organisés sur une base nationale, des foyers, où les travailleuses faiblement rémunérées peuvent obtenir le logement et la nourriture à des prix modiques, sont subventionnés par le département du travail et de la prévoyance sociale dans les grands centres industriels.Les autorités publiques ont pour règle d’accorder leur assistance aux cours et autres services sociaux destinés aux jeunes chômeurs lorsque ces services sont organisés sur une base purement locale, comme c’est le cas des clubs organisés par les commissions de protection des jeunes gens (Juvenile Affairs Boards).Centres spéciaux d’emploi Une autre institution s’est généralisée pendant la crise : les services volontaires de travail ou, pour reprendre les termes employés par la Conférence, les centres spéciaux d'emploi dont le but principal est, non la préparation professionnelle, mais l’exécution de travaux dans les conditions autres que les conditions normales d’emploi.La création de tels centres a fait l'objet de vives discussions à la session de 1935 de la Conférence, qui a estimé qu'elle ne pouvait, à leur sujet, se prononcer ni pour ni contre.D’autre part, elle n’a pas cru pouvoir les passer sous silence, étant donné que des centres de ce genre avaient été institués en fait dans un certain nombre de pays ; elle a jugé désirable de formuler certaines recommandations pour éviter que les conditions de travail anormales appliquées dans ces centres ne donnent pas lieu à des abus.En fin de compte, la Conférence a fait à ce sujet des recommandations très détaillées, dont il suffira de rappeler ici les principales.Elle a indiqué que la fréquentation des centres d’emploi devrait être strictement volontaire, que toute précaution devrait être prise pour empêcher que les centres, qo ils soient publics ou privés, deviennent d' , institutions de préparation militaire : l'organisation des centres devrait per-ttre, autant que possible, aux jeunes "''lis qui s'y trouvent de se gouverner eux-mëmcs, en particulier quant à la disci-line ; enfin, que le programme des tra-oux des centres d'emploi devrait être '¦éibli de telle sorte que ces centres ne constituent pas une concurrence à l'emploi normal des travailleurs.Depuis 1935, la situation a beaucoup hangé.L'Allemagne, suivant l’exemple 0 la Bulgarie, a transformé son service volontaire de travail en un service obligatoire, non seulement pour les chômeurs, mois pour tous les jeunes gens de l’un et 1 autre sexes, ce qui enlève à l'institution on caractère de mesure de lutte contre P’ chômage ; un changement analogue est mti'rvenu en Bohême-Moravie et en Roumanie.Quelques pays ont manifesté une tendance marquée à introduire dans ces myanismes une certaine discipline mili-m sinon une préparation militaire proprement dite.Ailleurs toutefois, si Ton p abstraction des mesures prévues en 'elation avec les besoins de la défense ¦aftonale et qui n’ont plus de rapport : 't avec le problème du chômage des - mes gens, les centres ont gardé leur s rutère primitif ; on continue à les con- 1 mrer comme des institutions ptricte-: t volontaires n’ayant rien de militaire sont utilisés pour l'exécution de tra-' < d'utilité publique à l’aide de travail's qui.à défaut d’un tel emploi, seraient 1 hômeurs.On note cependant, dans quel-C|,iPK Pays, un recul de l’institution dû, amir une part', à la moindre intensité du chômage des jeunes gens.Dans d’autres, conisation des centres est orientée de i" en plus vers des fins de préparation professionnelle.' o Australie, certains Etats, notamment 1 Tasmanie et le Victoria, ont pris des ues pour fournir aux jeunes gens de ' mploi, dans des conditions autres que conditions normales, principalement '".ce à des travaux forestiers.La fréquen- tation des camps institués à cet effet est absolument facultative et rien de ce qui pourrait rappeler une préparation militaire n’y est admis.En Belgique, des centres de travail, dont la fréquentation est purement volontaire, ont été créés par un arrêté royal du 30 septembre 1935, qui fixait également les conditions auxquelles des subventions peuvent être accordées à ces centres.Leur objet était d’aider les jeunes chômeurs à se maintenir en bon état de santé physique et morale.Mais, en 1938, les trois centres existants n’ont été fréquentés que par 170 chômeurs, et en 1939, les centres ont cessé d’avoir une activité digne d’être retenue.En conséquence, le ministre du Travail et de la Prévoyance sociale a récemment fait connaître qu’il ne conviendrait plus en 1940 d’encourager les jeunes chômeurs à occuper leurs loisirs dans des travail, mais de les pousser à perfectionner leurs connaissances professionnelles en suivant des cours soit d’enseignement professionnel ou industriel soit de réadaptation professionnelle.Au Canada, des camps ont été ouverts pour les chômeurs du sexe masculin pendant la crise, mais, leur fonctionnement n’ayant pas donné satisfaction, ils ont été fermés le 1er juillet 1936.En Estonie, un camp a été ouvert à titre d’essai en août 1935 pour quelque cent chômeurs âgés de 17 à 25 ans, qui devaient être employés à des travaux de culture et à l’aménagement de colonies ouvrières.Aux Etats-Unis, le Service civil de travail (Civilian Conservation Corns) créé en vertu d’une loi du 31 mars 1933 et maintenu jusqu’au 30 juin 1940 par une loi du 28 juin 1937, est une organisation non militaire qui a pour objet d’assurer un emploi et une formation professionnelle à des jeunes chômeurs en les occomnt à des travaux de préservation et de mise en valeur des ressources naturelles du pays.Les travailleurs employés dans les camps du service civil de travail ne font pas concurrence à l’industrie privée ; au contraire, les achats de produits alimentaires, de vêtements et d’autres fournitures effectués par le Service stimulent l’emploi dans l’industrie privée.Les membres du Service civil de travail sont des volontaires et, à l’exception d’un nombre restreint d’anciens combattants, le Service n’admet que les chômeurs célibataires du sexe masculin âgés de 17 à 23 ans qui sont dans le besoin.Le chiffre total des jeunes hommes admis dans les camps d’avril 1933 à janvier 1938 a atteint près de 2 millions.Le département dédéral du Trnva'l.dès le début, a assuré la sélection des candidats autres que les anciens combattants, tandis que l'aménagement et l’administration des camps ont été confiés au département fédéral de la Guerre.Néanmoins, les membres du Service civil du travail ne reçoivent pas de formation militaire et ne reçoivent pas de formation militaire et ne sont nommés par le Président des Etats-Unis, qui est en dernier ressort responsable de l'administration du Service.Conformément au plan présidentiel de réorganisation qui est entré en vigueur en juillet 1939.le Service civil de travail a été rattaché à la nouvelle "Administration fédé-râle de la sécurité" (Federal Security Agency).En Grande-Bretagne, le gouvernement avait institué des centres d’instruction pour les chômeurs du sexe masculin âgés de 18 à 35 ans, qui y suivaient des cours de rééducation comportant des travaux salubres en plein air destinés à les rendre à nouveau et à les maintenir aptes à remplir un emploi.Un petit nombre de cours de ce genre ont également été organisés pour les femmes d’un certain âge.La pratique suivie en Grande-Bretagne concernant la fréquentation des centres d’emploi ainsi que l’organisation et l'administration de ces centres était conforme aux principes énoncés dans la recommandation de 1935.Les travaux confiés aux chômeurs dans les centres présentaient bien en dernière analyse un intérêt pour la nation (par exemple les travaux d’afforestation), mais il s’agissait de travaux qui n’auraient pas été exécutés à des fins lucratives avec de la main-d’oeuvre salariée.Ces centres ont été formés depuis l'ouverture des ont été fermés depuis l’ouverture des hostilités.Aux Pays-Bas.des camps de travail, dont la fréquentation est purement volontaire, ont été organisés par diverses institutions.Les participants sont ocupés à l’entretien de forêts et de réserves naturelles ainsi qu'à la construction, à l’entretien et à l’aménagement d'auberges pour la jeunesse.On a également tenté de développer l'emploi des jeunes gens dans l'industrie en les plaçant dans des entreprises où ils doivent faire des travaux considérés comme non rentables ou qui ne seraient pas effectués en l'absence d'une telle main-d’oeuvre.Mais l'exécution de ce plan s'est heurtée â diverses difficultés et un petit nombre d’entreprises seulement en ont fait l’essai.Le système dit "deux pour un” a été également appliqué à titre expérimental ; il consiste à ocuper deux jeunes gens à la place d'un seul, chacun travaillant une demi-journée et recevant autant que possible un enseignement pendant l'autre demi-journée.Le ministre des Affaires sociales a récemment fait connaître que l'organisation des camps de travail allait être soumise à un réexamen en vue de les orienter davantage vers la formation professionnelle.En Pologne, un décret promulgé le 22 septembre 1936 avait institué un service volontaire de travail pour les jeunes gens.En vertu de ce décret, des équipes de jeunes chômeurs étaient occupés à des travaux utiles à la défense nationale ou à l’économie du pays ; ils recevaient une préparation en vue du service militaire proprement dit ou auxiliaire ; ils bénéficiaient également d’une instruction civique et d’un enseignement général et professionnel.La durée du service de travail était fixée à deux ans, mais les jeunes gens pouvaient le quitter en donnant un préavis de quatre semaines.(à suivre) L'ASSISTANCE MATERIELLE D’après la statistique du ministère du Travail du Canada, le total global des assistés pleinement aptes à l’emploi marque, ixmr octobre dernier, des contractions dépassant 4.4% en regard de septembre et de 53.9% par comparaison avec octobre 1939.Le total global pour octobre dernier, d’après les résultats préliminaires de l’inscription nationale de tous les assistés conduite par les provinces et les municipalités pour le ministère fédéral du Travail, atteignait 251.000.Ce total indique une baisse de 67.5% par rapport au chiffre-sommet de l’année, atteint en mars.Le total d’octobre 1939 marquait un fléchissement de 47.1% par rapport au mois-sommet de 1939.tandis que celui d’octobre 1938 accusait une réduction de 38.6% par rapport au total de mars 1938.Les assistés pleinement aptes au travail, mais néanmoins réduits au chômage totalisaient 44,500 en octobre 1940, soit une baisse de 11%.par rapport au total révisé de septembre 1940.La statistique pour octobre dernier indique des contractions respectives de 64.4% et de 64.1 % en regard d’octobre 1939 et 1938.Au regard du total-sommet de 172.683 touché en mars dernier, le chiffre d’octobre dernier indique une baisse de 74.2%.Un total de 226,000 personnes bénéficiaient d'une assistance autre que l’assistance agricole en octobre dernier, soit une baisse de 8.5% par rapport à septembre 1940.Octobre 1939 indiquait une baisse de 1% sur octobre 1939.Cette catégorie comprend tous les assistés totalement inaptes au travail ainsi que ceux pleinement ou partiellement aptes à l'emploi et les personnes à charge de chefs de famille.Le total d'octobre 1940 marque une contraction de 53.3% par rapport au même mois de 1939, et de 52.2%.par rapport à octobre 1938.Au regard du mois-sommet de 1940, le total des assistés urbains en octobre dernier est en baisse de 65.2%, Le total global des bénéficiaires d'assistance agricole continue à diminuer fortement par rapport à l’année précédente.Cette situation est due' aux meilleures récoltes des provinces des Prairies en 193a.Un total de 5,500 cultivateurs, constituant, avec leurs dépendants, une population agricole assistée de 25.000 personnes, vivait d'assistance agricole en octobre dernier, soit une baisse de 80.9% par comparaison avec le mois-sommet de l’année 1940.Le total global des bénéficiaires d’assistance agricole en octobre marque une réduction de 61.3% par rapport à la statistique revisée de septembre 1940 et des baisses respectives de 58% et de 85.1 % comparativement aux totaux correspondants d’octobre 1939 et 1938.Le total pour la Saskatchewan enregistre, pour octobre 1940.des contractions respectives de 53.2% et de 88.4% en regard d'octobre 1939 et 1938.Le total de 16.500 bénéficiaires d’assistance agricole en Saskatchewan représente 66% du total global national des assistés de cette catégorie en octobre 1940.INDEX DES UNIONS ¦LABOR DIRECTORY üSNtlîvVvÆ;METIÇ,ts ET I,u ïkavail MONTREAL TRADES mill COUNCIL.— Meets every let i.s nr'.„,I|UlrHl.“>i °f M‘ch uiouth — H'ueeemble umls1 a P et troisième Jeudis do chaque 4SS ’e,,à i1 8alle J" 1A»«l»t«uec Publique, .1 u,i Lagauchetlêro Est.Président, Raoul Iréumiler, 1153, rue Saint-Denis, TM.LA îm.J feceCUire-correspondaut - correspond-ng secretary, J.K Gnriépy, il, ruP galnt-’îaud TV ,TW’, „‘\A' : vice-présidents, HA aSviJ t0*1.’ 2?08, ruu Saint-Hubert, Tél.Mars, Téf.H^lua ""°"’ iW’ m‘ «hauip-de.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL — 1 I',r.0!n,°[ -e'v "B orxn il l/ii t lo il s compris» Council.The I vpogruphlenl Union No.1711: Prinf !B'ti“rt or •jPOKniphlcal Union No.145.nlK.,1 r.,'H8".K'" 11,111 Assistants' Union No.\vnin.>.?ltsllCi-l0|0< i'i>1ers and Uindery Union Nn o' i?No' 1,1: 1'l>oto-Engraver*' U n v ?».', ktereotypers and Electrotypers' ated l Dh "f3• AsBocInto member: Amalgama Od Lithographers of America No.37; l'ree-dent, H Forrest; vice-president, (" Arp"- ,vv Tr"K •Süori'l;,r>’.(’merges Prunelle; Score-' urj-treasurer, James Philip, Room 103 IlStl Notre Dame St.W.Tel.Ma! 7489 Executive^ Auditors*-01^’ a 'lii AriJ',ll|11 and John Kelly.\ Ard ,„j.; ' 1V,c,lr\A M K It IO I ’ F _ A,v>MT,tEAI< DISTRICT OF CA It I* ISN'T Kill AM) .fOlNEKN OF AMERICA.—I* real dent UéiorLr‘Vr,Urr: Mlice',,ré,,,
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