Le monde ouvrier = The labor world, 1 juin 1941, samedi 7 juin 1941
27e Année — No 23 SAMEDI, 7 JUIN 1941 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 7, 1941 27th Year — No.23 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality (iDiiurief ALE 100 Years of Brewing Experience behid it BLACK HORSE Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest * INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 The Vital Need of Propaganda L'emplette de la victoire De même qu'à intervalles plus ou moins réguliers la ménagère prudente procède aux emplettes accoutumées sans lesquelles son mécanisme domestique ne pourrait fonctionner de façon normale, de même le bon citoyen canadien, conscient de ses devoirs du moment, doit-il participer à la grande emplette de la victoire prochaine par sa participation immédiate et maximum à l'emprunt de guerre dont le produit, comme on sait, doit être intégralement affecté aux oeuvres de délense démocratique.Jusqu'à présent, l'attitude des puissances agressistes nous a démontré que nous pouvions nous attendre à tout de leur part et que, par conséquent, nous devons opposer notre effort maximum à cette odieuse tentative d'esclavagisme universel que s'appliquent à nous imposer, par la force brutale modernisée, les camarillas gangstéristes de Berlin et de Rome.En contribuant au financement de la guerre, les non-combattants font leur devoir sur le front économique comme nos soldats, nos marins et nos aviateurs s'acquittent du leur sur tous les fronts de bataille proprement dits.Nul doute que la classe ouvrière du Dominion, consciente de la servitude qui l'attend advenant une victoire des chemises brunes et noires, se montrera aussi empressée et généreuse à contribuer à l'actuel emprunt de guerre quelle l’a été jusqu'à présent sur le front industriel.Acheter des bons de la victoire équivaut à doter notre arsenal démocratique de l'outillage au moyen duquel nos armées de terre, de mer et de l'air termineront heureusement l’ouvrage de défense et d'attaque si glorieusement commencé en Europe, en Afrique et en Asie.Souscrire c'est servir.Souscrivons.Pour la prévention des grèves Il est vrai que ce sont toujours les ouvriers qui déclarent les grèves, mais il est tout aussi exact de dire que ce sont les employeurs qui les provoquent par leur incompréhension économique.Les grèves sont la résultante de griefs accumulés dont les principaux peuvent se résumer à des insuffisances de salaires et à des conditions générales de travail plus ou moins défectueuses.Et rarement peut-on dire qu'elles sont déclenchées par les unions ouvrières dans un but politique ou en guise de protestation contre l'autorité constituée.Encore moins est-il possible d'affirmer qu'on puisse les assimiler à autant de complots longuement prémédités dans un but de révolte sociale.On ne saurait donc mieux définir les grèves qu'en les présentant sous la forme d'un moyen légal de légitime défense des ouvriers organisés contre le ploutocratisme exagéré des employeurs.A de rares exceptions près, les unions ouvrières n'ont recours au moyen économique extrême qu'est la grève que pour revendiquer des salaires plus en rapport avec le coût de la vie, de même que des conditions générales de travail plus hygiéniques et moins dangereuses.D'autre part, si tant de patrons n'étaient pas aussi aveuglément hypnotisés par leur désir de bénéfices d’exploitation, ils chercheraient davantage à faire de leurs employés des collaborateurs avisés en maintenant toujours leur rémunération au niveau du coût moyen de la vie, voire même au-dessus de ce niveau.Mais au lieu de prendre cette bonne attitude, ils paraissent être uniquement préoccupés par la manie de spéculer sur la main-d'oeuvre ouvrière, comme ils spéculent sur les matières premières dont ils ont besoin et sur tout le reste, considérant comme à peu près négligeable l'aspect purement humain de la condition sociale de leurs ouvriers.D'où des conflits industriels fréquents, lesquels n'auraient pas lieu si les employeurs s'arrangeaient, par exemple, pour payer un minimum d'impôts sur leurs bénéfices d'exploitation et un maximum en salaires à leur personnel, toutes catégories.En somme, on peut dire que les ouvriers ne songeraient jamais à se mettre en grève si leur salaire était moins incompatible avec la satisfaction de leurs besoins normaux.Et les patrons n’auraient jamais à la subir s ils se bornaient à prélever des bénéfices d'exploitation moins exagérés par rapport à cette même satisfaction de leurs besoins normaux.Car ouvriers et patrons ont chacun un minimum de besoins normaux à satisfaire et il n'est pas juste, à quelque point de vue qu'on se place pour en juger, que les ouvriers puissent rarement s'offrir cette satisfaction, alors que les employeurs, eux, jouissent encore du privilège contraire par une trop forte marge.x Les employeurs peuvent et doivent prévenir les grèves au pays.Ils le doivent, sans aucun doute, et ils le peuvent en rémunérant suffisamment leurs employés, principaux artisans de la véritable richesse nationale.Ils le peuvent d'autant plus commodément, en temps de guerre, que la pyramide des impôts qui leur sont imposés est de nature à réduire au strict minimum le solde créditeur de leur bilan.En pareil cas, leur devoir de stricte équité sociale leur commande de payer un maximum en salaires et un minimum d’impôts sur les bénéfices.D ailleurs, qu ils paient un maximum de ces impôts directement à l'Etat ou son équivalent en salaires à leurs ouvriers, il ne leur en restera pas plus, en fin de compte, d une façon que de l'autre.As Essential as War Equipment.— Must Enthuse, Arouse, and Inform.— A Mighty Weapon in the “Arsenal of Democracy.” By BERNARD ROSE, K.C.It was a well known American showman who almost perfected the art of fooling the people.There are quite a number on this continent and in Europe and Asia, who act and plan, on the assumption, that the masses are gullible.With means at their disposal, they can for a time, diabolically mislead a whole nation.Deception that is wilful, must be distinguished from publicity, that aims to instruct and inform.The first, when it is a weapon in the unscrupulous hands of adventurers and tyrants, may and has, embroiled nations in war costing millions of lives and billions of treasure.The second, when ably directed, is a potent and effective means, of arousing and awakening the people, to the dangers, that beset them, and the tragedy of apathy and unpreparedness.• © • Modern means of communication makes it possible to reach millions.The propaganda instrument, is the most deadly and effective, in the arsenal of dictatorship.It can, and is being used, cunningly, ruthlessly, and ceaselessly.Very few men or women who listen to announcements over the radio, are so constituted, as to doubt the truth of what is said.The human tendency is to believe.What has been accomplished by propaganda, is a bitter lesson to the democracies, and will be a fruitful theme for the historian of the future.Whether we appreciate or deplore its widespread influence, we must make the fullest use of it, to serve the highest interests of democracy.Hitherto, the totalitarian countries have exploited it to the limit.Not only have they -created a state of mind favorable to their aims amongst their own peoples, but have diligently and very cleverly sought to win sympathy and support in the democracies.• © ® To the Bolsheviks, must go the initial credit, of successfully making propaganda do its foul work.Coupled with the written and spoken word, was a rigid and merciless censorship supplemented by a well organized espionage department.The Communist in Russia, is every bit as much of a serf and automaton as his nazi and fascist brothers.His sole and only allegiance, is to the Soviet Fuehrer.Stalin wields the same despotic power as his totalitarian partners in crime, murder, and territorial theft ; the German dictator and the Italian braggart.They maintain themselves in place and power, through the sheer terror they have been able to inspire.They provide themselves with armies of storm troops who act as spies and assassins.They recognize no law but that of their own will and whim.Through the agencies at their disposal, they create a hatred for, and distrust of the leaders and peoples of the democracies.• © 6 It is very difficult to convince the easy going and trusting masses of the democracies, that the totalitarian chieftains have fell^ designs.Those who live in democratic countries can hardly conceive of a situation, that makes life a veritable nightmare.It is this credulity, that has made it so difficult, to persuade the democratic masses that their economic and political lives were in serious jeopardy because of the plans and ambitions of Stalin and Hitler.The mercenaries of the latter still find it necessary to carry on their official lying, at home and abroad.Millions are being spent to keep the propaganda machine going full blast.The public information and defamation bureaus of the slave states, are geared to the highest degree, in the never stopping flow of lies, false accusations, and violently distorted facts.Truth is now a sad memory.The British and American press, has endeavored to expose the palpable and atrocious statements and charges of the nazi, communist, and fascist word manipulators, but it has not yet reached the same degree of sinister success as the totalitarian fibbers and forgers.In her syndicated article of March 19th last, the famous woman columnist, Dorothy Thompson, under the caption : "Hitler Courts the Democratic Masses" reviews the technique of the Fuehrer.It is, of course, generally known, that he quite early in his post war career appreciated the inestimable value of propaganda as one of the most salutary means to fool the masses, influence the classes, and win millions of converts to his cause.Though he is a fiery orator, it was not his scathing denunciations of the Versailles Treaty; the minority that he hates with a murderous virulence ; and the so-called plutocratic and decadent democracies that enlarged his following and eventually got him the place and power he sought with obsession of a megalomaniac ; but his shrewd acceptance of the cooperation offered him by sincere men as well as those of the Goebbels breed.Tanks, guns, u-boats and airplanes supplemented by well thought out military plans may be regarded as vital to the successful carrying on of a mechanized war, but it is equally as essential, that military mechanized force should be supplemented by propaganda that aiouses hate, inspires fear, and loudly proclaims German superiority and invincibility.(Continued on Page 6) (Suite de la première page) PAGE 2 SAMEDI, 7 JUIN 1941 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 7, 1941 La vie des unions ouvrières par Ben.Drolet Dans l'union ouvrière, on trouve de grands avantages Les conditions de travail des travailleurs sont pénibles, dans bien des cas ; leurs salaires sont aussi au-dessous du niveau du coût de la vie.Dans le cas contraire, cela leur permettrait de faire face à toutes leurs obligations familiales et sociales.Il serait à peu près temps que ceux qui ont de si mauvaises conditions y pensent sérieusement, car, pour relever ces mauvaises conditions, il s'agirait pour eux d'avoir une confiance illimitée en l'union ouvrière.Tout le monde serait si heureux, si tous les ouvriers voulaient croire en l'union et avoir une foi inébranlable dans l'organisation ouvrière qui est indispensable pour aider à obtenir un salaire décent et des conditions raisonnables de travail.Les travaileurs ne doivent pas se gêner et faire comme cet ouvrier qui, voyant qu'il était incapable de transporter une lourde pièce de bois, demanda à un compagnon de travail de lui prêter assistance.Tous deux unirent leurs efforts et, en un clin d'oeil, ils déplacèrent cette pièce de bois qu'ils transportèrent avec aise à sa destination.Par conséquent, travaileurs, faites comme cet ouvrier, demandez l'aide de vos compagnons de travail qui, eux, appartiennent à l'union ouvrière, joignez-vous à eux dans cette union de votre métier ; ensuite, grâce au groupement des bonnes volontés, des énergies et du courage de chacun, il ne se passera pas beaucoup de temps avant que vous apportiez des améliorations étonnantes dans vos salaires et dans vos conditions de travail.Nous rappelons encore une fois cette phrase que tout travailleur doit retenir : ce qu'un seul ne peut faire, plusieurs réunis ensemble le font avec aisance et facilité.L'union ouvrière internationale existe justement pour que les travailleurs y appartenant y trouvent de grands avantages.MENACE DE GREVE DES CHARPENTIERS-MENUISIERS Los charpentiers-menuisiers sont mécontents, et avec raison, parce qu’ils n’ont pas pu conclure une entente avec les employeurs, lors des négociations pour le renouvellement du contrat collectif de travail.Il est rumeur que l’Union 134 déclarera la grève générale dans tous les chantiers de Montréal, s’il lui est impossible d’en arriver à une entente avec les entrepreneurs.Toutefois, ce geste ne sera fait qu’après avoir épuisé tous les moyens de conciliation.M.Edouard Larose, secrétaire du Conseil de district des charpentiers-menuisiers, déclare que les membres ont étudié un rapport des pourparlers entamés avec les employeurs de la Chambre de Construction, lors des négociations qui sont maintenant en panne, à cause de la persistance des employeurs de n’offrir qu’une augmentation de 5 pour cent, alors que les ouvriers de la construction demandent une augmentation de 10 pour cent.Ces derniers soumirent une demande d’augmentation de 7 fi pour cent, sous forme de compromis, et cette requête fut également rejetée par les employeurs.La question en est là, dit-il, et on ne sait quand 11 sera possible d’en arriver à un accord acceptable.Cependant, les menuisiers et charpentiers envisagent la possibilité de soumettre leur différend à un comité d’arbitrage fédéral.-: o :- LES CORDONNIERS CONFIANTS Confiants dans leurs résolutions précédentes.relatives à une hausse de salaires promise par les manufacturiers, hausse qui devait prendre effet le 10 février 1941, les cordonniers internationaux s’exaspèrent de ne pas voir venir plus vite cette augmentation générale dans toute l’industrie.Cette question soulève un débat intéressant à chacune des réunions du local No 249 de l’union internationale des travailleurs en chaussures.De nouveau, vendredi dernier à leur assemblée sous la présidence du confrère Roméo Talbot, ce sujet vital a été révélé.On laissa entendre qu’il n’y avait aucun inconvénient pour que les ouvriers persistent à demander une augmentation de salaires.Par le temps qui court la hausse constante des commodités de la vie et du fardeau des nombreuses taxes, les ouvriers doivent avoir un salaire leur permettant de faire face à ses obligations.Au cours de la discussion les Intéressés firent des remarques plausibles, à l’effet que les fonctionnaires du gouvernement Ontarien gagnant de $1,200 à $3,000, verront leur salaire augmenter sous peu.A plus forte raison, les ouvriers qui ne gagnent que $600 par an, ont absolument raison d’exiger une augmentation de salaires.On parla aussi longuement de la formation de comités dans chaque atelier, lesquels seraient aptes à discuter avec les patrons les problèmes à résoudre dans les fabriques.On préconise la tenue d’assemblées de propagande active, au moins une fois par mois.Cependant, on a reconnu que les premières réunions ixrurraient bien être peu encourageantes.Toutefois .les officiers ne doivent pas perdre courage, car on ne peut pas revivre sans lutte, et si nous restons dans la léthargie nous mourrons.Ces paroles firent une bonne impression sur les nombreux assistants.Comme il y avait quelques positions d’officiers qui étaient vacantes, on procéda à l’élection de leurs remplaçants.Le confrère Léo Leclair a été élu 1er vice-président ; le confrère Armand Vadebon-coeur, membre de l’exécutif ; et le confrère Donat Lamontagne, délégué au Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.Les membres ont montré une vive satisfaction de voir revenir le confrère Charles McKercher à son poste d’agent d’affaires, sensiblement rétabli d’une maladie sérieuse qui le retenait chez lui depuis deux semaines.CONGRES DES PEINTRES A COLUMBUS, OHIO Vingt nouveaux membres furent admis, lundi soir, à l’union locale 349, de la Fraternité des peintres décorateurs et tapissiers d’Amérique, sous la présidence du confrère Jules Boulet.Le secrétaire Arthur Montmorency donna lecture d’un communiqué officiel émanant du bureau général, avisant toutes les unions locales canadiennes de nommer leurs délégués en vue de la convention de la Fraternité Internationale des peintres et décorateurs d’Amérique, qui se tiendra cette année, le 1er septembre, à Columbus, Ohio.E.-U.Cet avis a été référé au temps où le local 349 procédera à l’élection de ses officiers, c’est-à-dire en juillet prochain.Les intéressés désirant de favoriser la demande de la Fédération provinciale du Travail, relative à la formation d’un comité spécial pour l’Emprunt de la Victoire on fit ressortir le fait, que le local 349 avait déjà fait l'achat d'un certificat d'épargne de guerre, d’une valeur de $50.$50.M.Edgar Gilbert, représentant des peintres sur le comité des négociations du Conseil des Métiers de la Construction, annonce que les négociations étaient terminées, les intéressés n'ont qu'à attendre la! publication du nouveau contrat collectif de travail dans la Gazette Officielle de Québec.Il a été révélé que la Chambre de Construction avait refusé le compromis de 7Vt> pour cent qu'elle avait promis d’accorder.Ce qui veut dire, que les promesses faites antérieurement par la Chambre de Construction.placent les ouvriers de l'industrie du bâtiment dans une situation critique.Par conséquent cet organisme national s’en tient à l'offre de 5 pour cent qui a déjà été faite.Les peintres ont réitéré leur intention de ne pas signer ce contrat de travail, en vue du fait, que leurs demandes de 15 cents de l'heure n’aient pas été prises en considération.On laisse entendre qu’au grand besoin, les peintres s’adresseront au gouvernement fédéral pour obtenir l'arbitrage.A l’issue de la séance un vote de condoléances a été adopté à l'adresse du confrère O.Lafrance.à l’occasion du décès de son vénérable père, et au confrère Armand Rocheleau, pour le décès de sa fille et de son oncle.Une copie de cette résolution sera envoyée aux familles éplorées, ainsi qu'aux journaux pour publication.LES MANUTENTEURS DE FRET A LA FETE DU TRAVAIL La Loge Place Viger No 1086 de la Fraternité des commis de chemins de fer, de navigation et manutenteurs de fret, a tenu mercredi le 28 mai, une assemblée en la salle de l’Union du Commerce 1079, rue Berri, qui aura assurément un retentissement, dû au fait des questions importantes qui ont été traitées sagement.En l'absence du président Hervé Thi-vierge et du vice-président Georges Boi-vin, le confrère Alfred Bousquet, passé président, présida.Le secrétaire Jérôme Brisebois, rapporte que quinze nouvelles recrues demandèrent leur admission dans la Loge 1086.Ces demandes furent référées à l'exécutif, comme c’est l’usage dans ces circonstances.Le rapport du comité des griefs et de protection soumis par Walter Goldsack, n’a rien révélé d'extraordinaire, à l’exception de la question du boni dont les intéressés attendent avec impatience la décision du comité d'arbitrage qui fut nommé par le département fédéral du travail, en vertu de la loi des différends industriels.Les membres décidèrent d'accepter l’invitation du secrétaire J.-E.Gariépy, du comité de la Fête du Travail, de prendre part encore cette aimée à la parade de la Fête du Travail, lundi le 1er septembre.M.Jérôme Brisebois a été autorisé de voir aux préparatifs nécessaires.Comme c’est la coutume, durant les mois d’été, la Loge ne tient pas de réunion, c'est l’exécutif qui est chargé de voir à l’administration.Cette année on a voulu inclure le mois de juin, chase qu'on a pas trouvé plausible, attendu que durant ce mois, il pourrait se produire des événements que les membres aimeraient à connaître.Par conséquent, on décida de tenir une réunion en juin et que les mois de vacances soient juillet et août.-:o :- ASSEMBLEE DES TYPOGRAPHES L'Union typographique acques-Cartier No 145 tiendra son assemblée régulière samedi, à 2 h.30, à la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Berri.Comme il semble que ce sera la dernière assemblée avant les vacances, les membres doivent se faire un devoir d’être tous présents, car l’ordre du jour comportera des questions qui ne manqueront pas de les intéresser au plus haut point.Il s’agit de prendre des mesures pour que rien de malencontreux ne survienne d’ici la prochaine assemblée de septembre.Les officiers sont désireux d’obtenir le concours de tous les membres qu'ils invitent à ne pas manquer cette assemblée.-:o :- Souscrivez généreusement à l’Emprunt de la Victoire ! PROPAGANDE CONSTANTE DES COUVREURS EN GRAVIER Pour la deuxième fois depuis un mois, les couvreurs en gravier et composition d’asphalte, se réunissaient nombreux, jeudi dernier, aux quartiers généraux des métiers de l’imprimerie, 909, boul.St-Lau-rent, sous la présidence du confrère Roméo Nadon du local 116 des travailleurs du métal en feuilles.Le but primordial de ces réunions est de grouper les centaines de couvreurs en gravier de la métropole, en une union solide afin d’améliorer leurs conditions de travail.M.Onésime Renaud, agent d’affaires du local 116, s’est fait fort d'expliquer le besoin urgent de l'union ouvrière pour cette catégorie indispensable de travailleurs.Il fit voir tout le bien qu'ils en retireraient en étant organisés.M.Renaud souligna qu’il prévoyait que les travailleurs du métal en feuilles seraient appelés à signer un contrat de travail avec leurs employeurs, à raison de 82 cents de l'heure, et que les couvreurs en gravier seraient assujettis dans cette entente à un salaire de 60 cents de l'heure.Par conséquent le temps est opportun pour que ces travailleurs spécialisés pensant à s’unir pour préserver le salaire qui leur sera acquis dans ce contrat de travail.Il s’agit, de dire M.Renaud de propager le mouvement unioniste parmi cette classe de travailleurs, car la bonne entente dépendra de l'effort de l’ouvrier de joindre les rangs de l’union ouvrière.Des comités ont été formés pour travailler au recrutement le plus tôt passible, des rapports de ce travail seront présentés à une troisième assemblée, qui aura lieu lundi le 30 juin, au même endroit.-—-:o - A L'UNION DES EMPLOYES D'HOTELS ET DE RESTAURANTS Une campagne d’organisation intensive de cuisiniers de première classe et autres employés de cuisine, aides, etc., est commencée.Un comité spécial a été nommé pour s’occuper d’une façon permanente de cette campagne.Ce comité se compose des confrères G.Magnée, E.Pelletier et H.Patterson, très bien connus des chefs cuisiniers.Vu la grande demande qui est faite à l’Union locale 382 des employés d’hôtels et de restaurants pour des honunes expérimentés, l’union fait appel à ces ouvriers d expérience et les prie de s’enregistrer immédiatement au bureau de l’union, au numéro 1252, rue Stanley, afin de prendre connaissance des nouvelles conditions de travail qui sont en vigueur depuis le 1er juin.Les heures du bureau sont: de 2 à 6 heures de l’après-midi, pour la réception des demandes d’emloi.Jack Lenger est l’agent d’affaires de cette union.-:o :-.LES TYPOGRAPHES REFUSENT DE SE REAFFILIER A LA F.A.T.Le secrétaire-trésorier de l’Union Typographique Internationale a annoncé mercredi dernier, le 4 juin, que les membres de cette union ont rejeté une proposition de retourner à la Fédération Américaine du Travail.M.Woodruff Randolph dit que la compilation officielle du vote referendum tenu le 21 mai dernier donne 25,632 votes pour la réaffiliation et 33,498 contre.La Fédération Américaine du Travail a suspendu l’Union Typographique en octobre 1939 parce que celle-ci a refusé do payer une cotisation spéciale d’un cent par membre mensuellement afin de lutter contre le Congrès d’Organisation Industrielle.En février dernier, les chefs de la Fédération et de l’Union Typographique prirent un arrangement qui fut soumis au vote des membres.Il semble que ces derniers désirent une réconciliation entre la Fédération Américaine du Travail et le Congrès d'Organisation Industrielle avant de consentir à se réaffilier à la Fédération.(En passant, qu’il nous soit permis de faire remarquer que l’Union Typographique n'a pas décidé d’adhérer au Congrès d'Organisation Industrielle, comme un journal de Montréal l'a annoncé jeudi dernier, mais bien de n’avoir aucune affiliation à l’un ou à l’autre corps central, tant qu’ils ne se seront pas réconciliés.) M.Randolph dit que l’union compte 80,000 membres dans 850 unions locales aux Etats-Unis et au Canada.Etablie en 1852, cette union convoqua le congrès de 1881 au cours duquel la Fédération Américaine fut organisée.TABAC A CIGARETTES ST REGIS DOUX ET DE QUALITE Un produit de L.O.GROTHE Limitée SAMEDI, 7 JUIN 1941 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 7, 1941 PAGE 3 L'organisation économique pour la guerre totale Suite — V__ Méthodes pour la limitation de la consommation.L'incidence des modifications apportées à la consommation devrait être basée sur deux principes.Tout d'abord, il convient de ne pas réduire, mais au contraire d’ac-croitre la consommation des produits essentiels pour ceux qui, à l'heure actuelle, en consommant une quantité inférieure à ce qui est nécessaire pour sauvegarder la santé et la capacité de travail.En second lieu, pour ce qui est des revenus de ceux qui gagnent plus qu'il n’est nécessaire pour sauvegarder la santé et la capacité de travail, plus le revenu est élevé, plus grandes doivent être à la fois la réduction absolue et la réduction proportionnelle du montant qui reste disponible pour la consommation jusqu’à un certain niveau au-dessus duquel aucun revenu supplémentaire ne devrait être affecté à la consommation.Le premier de ces principes n'a encore été mis en pratique sur une échelle suffisante dans aucun pays pendant la paix la guerre ou la préparation de la guerre.Evidemment, il peut paraître difficile de résoudre en temps de guerre des problèmes sociaux qui sont restés sans solution en temps de paix.Mais, en fait, une période de guerre ou de préparation à la guerre fournit l'occasion de prendre des mesures radicales dans un délai minimum et de recourir à des méthodes qui, jusqu’à présent, n'ont pas été praticables en temps de paix.Toute une série de méthodes peuvent être envisagées pour mettre ces principes en application, y compris d'une part des mesures réglementaires du niveau monétaire en revenu que reçoivent les individus et les sociétés, la fraction de ce revenu que les intéressés ont la latitude d'utiliser pour l'achat des biens de consommation, ainsi que la quantité et le prix des biens de consommation disponibles pour la vente et, d’autre part, des mesures éducatives ayant pour objet d’amener les consommateurs à répartir leurs demandes entre les divers produits de manière conforme au bien public.Le problème de la réduction de la consommation dams des proportions suffisantes pour permettre de consacrer à la guerre des ressources adéquates présente de nombreuses difficultés.Diverses méthodes financières ont été mises en pratique ou envisagées pour y porter remède.Une analyse préliminaire de ces méthodes en termes abstraits n’est pas sans intérêt pour mieux faire comprendre les questions qui se posent.Tout d’abord, les revenus réels des consommateurs peuvent être réduits par une Augmentation des prix provoqués par les méthodes d'inflation financière du temps de guerre.En second lieu, les revenus réels peuvent être réduits par voie de rationnement généralisé qui enlève aux consommateurs la disposition de produits pour l'achat desquels ils puissent dépenser plus qu'une certaine fraction de leurs revenus.Enfin, une partie des revenus en especes peut être détournée de la consommation par des impôts et des emprunts.Dans la pratique, la plupart des pays belligérants et non belligérants ont recours simultanément à plusieurs de ces méthodes.Inflation financière Les gouvernements ont généralement îecours à l'inflation financière pendant les guerres civiles comme pendant les guerres internationales.Cette inflation peut prendre la forme soit de l'impression d'un plus grand nombre de billets de banque, soit de l’augmentation nette des crédits bancaires figurant au compte du gouvernement.Les résultats sont identiques dans les deux cas.Un pouvoir d’achat supplémentaire est mis en circulation sans aucune restriction du pouvoir d’achat que possèdent déjà les consommateurs et dont ils peuvent disposer pour la consommation.Des paiements sont faits pour l’achat de matériel de guerre que doivent fournir les producteurs qui utilisent les fonds reçus en partie pour le payment des salaires, en partie ]xmr l'achat de matières premières, en en conservant une fraction appropriée comme bénéfices.Les producteurs de matières premières, disposent de leurs recettes de façon similaires, et finalement les fonds ainsi créés sont tous versés à des facteurs de production, qui les utilisent pour une large part en vue d’accroître la demande de biens de consommation.Comme gouvernement s'est servi de fonds dont il dispose pour faire entrer de la main-d'œuvre, du matériel et des machines dans le processus de la production destinée à la guerre, la quantité des biens de consommation non utilisés pour les fins de la guerre ne peut être accrue proportionnellement à l’augmentation de la demande monétaire.Le résultat est que pour la même quantité ou pour une quantité moindre de produits, on offre une plus grande quantité d’espèces monétaires, Les prix augmentent.Cette situation peut être exposée d'une autre façon.En temps de guerre, le gouvernement détourne la main-d’oeuvre, les entrepreneurs et les directeurs d’entreprises, le matériel et l’outillage productif, de la production de bbiens destinés à la consommation des civils et des membres des forces armées en permission, pour les affecter à la production de biens employés par les armées pour des buts de guerre ou pour leur entretien pendant les opérations de guerre.Il reste donc un nombre réduit de facteurs productifs disponibles pour produire des biens destinés à la consommation civile.En dehors des paiements faits pour le service des pensions ou pour des fins d’assistance, le consommateur touche des revenus en espèces en échange d'une activité productive, sous forme de salaires, de traitements, d'intérêts et de bénéfices.Dans une économie de paix, lorsqu'il existe suffisamment de ressources non employées, un supplément d'activité productive financé par une augmentation nette du crédit comporte à la fois des biens nouveaux, soit des biens de consommation, soit des biens de production qui fournissent à leur tour des biens de consommation et de l’argent frais.Ces divers éléments se compensent de telle façon qu'il n’en résulte pas d'inflation.Par contre, quand la production de guerre est financée au moyen d’une augmentation nette du crédit et assurée en ayant recours à des ressources détournées de la production de biens destinés à la consommation civile, l’argent frais qui est mis à la disposition des consommateurs n’est pas coni)>ensé par de nouveaux biens qui puissent être employés pour la consommation civile ou pour la production de biens de consommation utilisables par la population civile.Par conséquent, l’argent frais entrera en concurrence avec l'argent existant pour l’achat des quantités limitées de biens de consommation dont on dispose.Les prix augmenteront.La hausse des prix sera suivie par des demandes d'augmentation des salaires et traitements et des autres revenus en espèces.Si ces augmentations sont accordées, le gouvernement aura besoin de crédits plus importants qu’auparavant pour obtenir une quantité donnée de nouveaux biens destinés à la guerre.Une augmentation nette du crédit et, par conséquent, en dernière analyse, des revenus des consommateurs, aura de nouveau pour effet d’accroitre — et cela de façon plus marquée qu’auparavant — la quantité d’espèces monétaires qui sera employée pour acheter la quantité disponible de biens de consommation, laquelle ne peut être accrue que si l'on réduit les ressources consacrées à la guerre ou si des ressources jusque là inemployées sont découvertes et ne sont pas affectées aux besoins de la guerre.Là encore les prix augmenteront, et si les revenus en espèces monétaires sont de nouveau accrus, la même série de phénomènes se reproduira.Etant doimé qu’un intervalle s’écoule entre l’augmentation des prix et l'augmentation des salaires et des traitements, les prix de revient augmenteront moins rapidement que les prix de vente.Ainsi l’industrie produira des marchandises à un niveau de jorix de revient et de vente déterminés et les vendra à un niveau de prix plus élevé, d’où il résultera que son bénéfice sera exceptionnellement important et comprendra un élément de rente additionnelle sans qu’il y ait de sa part aucun effort ou mérite spécial.Les périodes d’inflation font d'ordinaire, surtout dans leurs premiers stades, des périodes de gros bénéfices, jusqu'à ce qu’on atteigne un stade avancé d'inflation Ceci est naturellement vrai en temps de paix mais, d'une façon générale, avec quelques exceptions frappantes telles qu’on a pu constater dans certains pays à la suite de la guerre 1914-1918.les inflations ont été beaucoup plus rapides et beaucoup plus développées en temps de conflit armé, interne ou international, qu’à d’autres époques.Ce n’est donc pas une coincidence que le terme '‘profiteur" soit généralement employé avec un contexte se rapportant à la guerre.L'attrait de l'inflation financière pour le gouvernement d'un pays en guerre est qu'elle ne nécessite pas d'augmentation immédiate importante des impôts et qu'elle met rapidement a la disposition du gouvernement les ressources financières dont il a besoin.On a aussi soutenu que les occasions qui leur sont données de "profiter” dans une certaine mesure constitue pour les industriels un stimulant nécessaire en vue de porter la production à son maximum.Mais cette assertion peut être sérieusement mise en doute.L'inflation apporte aux entrepreneurs des bénéfices supplémentaires qui ne correspondent pas nécessairement à un surcroît d'habileté ou d’esprit d’entreprise de leur part.Ainsi on encourage le gaspillage et le manque d’efficience et, d’autre part, la doctrine d’après laquelle il conviendrait de donner des revenus réels plus importants aux industriels lorsque la nation est en danger, alors que les revenus réels des travailleurs sont réduits, ne parait pas de nature à être aisément acceptée par la communauté dans son ensemble.Ainsi, tout bien pesé, la cause de l’inflation financière est indéfendable.De toutes les méthodes pour financer la guerre elle pèse le plus lourdement sur les groupes à bas revenus et favorise le profiteur plus que tout autre groupe de la communauté.Malheureusement, l'inflation représente, en fait, une ligne de moindre résistance et écarte la nécessité immédiate d’expliquer à l’ensemble de la communauté les dures réalités des exigences économiques de la guerre.Si l'on rejette ou si l’on accepte qu’à un degré insuffisant toutes les autres méthodes, il faut avoir recours à l’inflation.E.-F.PENROSE, Conseiller économique du Bureau International du Travail.(A suivre) ¦- :u :- "LA FAMILIALE" Le "Coopérateur” journal officiel de la Familiale Coopérative de consommation, sise au No 4732, avenue Papineau, publie pour les six mois, à compter du 1er octobre 1940 au 31 mars 1941, le bilan de la Familiale.Les affaires témoigent un progrès sensible, mais elles ne sont pas, nous devons l'assurer, ce qu'elles auraient dues être au cours de ce semestre.L’actif de roulement se chiffre à $5,970.03 ; Réserves $1,522.11 ; Capital souscrit $7.825.002; Payé $4.324.26 ; A recevoir $3,500.74 ; Total des ventes pour l'exercice octobre 1940 à mars 1941, $22,221.48 ; Bénéfice brut S3.006.91 ; Frais d’exploitation $2,827.08 ; Bénéfice net $666.26 ; Bénéfices à répartir $558.75.Ces chiffres ne sont pas seulement pour exciter la curiosité des sociétaires, mais afin de les inciter à se demander pour combien ils ont contribué.Il est évident que si tous et chacun avaient fait leur part, comme les directeurs s'y en attendent toujours, les résultats auraient été beaucoup meilleurs.Ces comptes qui ont été vérifiés par MM.G.Taillefer, A.Angers et A.Blais du comité de surveillance et acceptés par les vérificateurs L.Favreau et G.Pain-chaud.ont été soumis à la considération des sociétaires, à l’assemblée qui eut lieu jeudi le 29 mai dernier.Il est reconnu que le succès coopératif ne dépend pas d’une ou de quelques unes des personnes qui y sont associées, mais de toutes.Par conséquent, les bonnes volontés, les aptitudes, les talents sont nécessaires pour un succès rapide.On rapporte que le fonds de prévoyance de la Familiale commencera à fonctionner au début de juin.On pourra donc se procurer les cartes à son usage, au magasin de la Familiale 4732, avenue Papineau, Mme B.Souard, directrice.-:o :- UN SYMPTOME Bébé n’est pas en train.— Qu'as-tu ?lui demande sa maman.Tu es malade ?.— Oui, répond Bébé d’un petit air intéressant.— Mais, où as-tu mal ?Et après un court instant d'hésitation: — J’ai.mal à mon aise.SUCCES ECLATANT DES REMBOURREURS Après quelques jom-s de grève le rem-boureurs obtiennent une augmentation substantielle de salaires.En effet, l'union locale 302 de l’Union Internationale des remboureurs, affiliée à la F.A.du Travail, vient d'obtenir son plus grand succès depuis sa fondation.Le confrère Wilfrid Bélanger, président, annonce que l’union avait conclu samedi le 31 mai, avec six compagnies de rem-bourage, une entente pour un an, et que les membres intéressés, recevront une augmentation de salaires, variant entre 20 et 40‘7, ce qui montera le salaire à 90 cents de l’heure.Le nouveau contrat stipule la semaine de 44 heures, temps et demi pour tout travail supplémentaire et reconnaissance de l’union.Par conséquent, la grève est terminée, environ 600 ouvriers de l'industrie du meuble en plus des remboureurs qui sont déjà au nombre de plusieurs centaines, lonfc maintenant partie de l’union.D’ici à la fin de l’année, ajoute M.Bélanger, nous espérons compter dans nos rangs plus de 1.000 membres, nous espérons aussi conclure d’autres arrangements à l'avantage des ouvriers du meuble.Nous tenons, déclare M.Bélanger, à féliciter MM.Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers ; Elphège Beaudoin, président de l'exécutif du dit conseil et de l'union des Employés de Tramways Division 790 ; Claude Jodoin, vice-président du Conseil des Métiers et du Travail et conseiller municipal ; Bernard Shane et J.-A.Labelle, officiers de l'ILGWU, qui prêtèrent leur aide dans nos négociations qui aboutirent en faveur de nos demandes justes et raisonnables.-:o :- UNE NOUVELLE UNION DES OPERATEURS DE CINEMA Enfin, on est venu à bout de convaincre les ouvriers employés comme opérateurs de machines cinématographiques de se former en une unique union ouvrière.Cette nouvelle union, fondée à Montréal, est connue sous le nom d'Association protectrice des opérateurs de cinéma.La première réunion de cette nouvelle union, nous apprend-on, eut lieu lundi dernier.le 2 juin, à 11 h.30, dans la soirée, en l'hôtel Mont-Royal.Un grand nombre de nouveaux adhérents étaient présents.Des questions ayant trait à la profession y furent discutées.La nouvelle union, dit-on, groupe présentement 193 membres, tant des unions internationales que des autres unions.SOUSCRIVONS A L'EMPRUNT DE LA VICTOIRE "Les Canadiens sont actuellement appelés à souscrire généreusement à l’Emprunt de la Victoire 1941.Il est important que la souscription, qui procurera les fonds requis par l’effort de guerre du Canada, soit prompte et généreuse; et cela pour plusieurs raisons.Le Canada a besoin de ce montant additionnel pour maintenir ses forces années, aussi bien celles qui sont ici que celles qui sont outre-mer, et pour fournir l’équipement essentiel à la victoire.Les autres nations — amis ou ennemies — jugeront notre unité d’intention pur la promptitude avec laquelle nous répondrons à cet appel et par l'étendue de nos contributions.Le succès de cet emprunt de la victoire remplira de joie la population de Grande-Bretagne qui doit subir des attaques furieuses de l'ennemi.C'est l'encouragement le plus pratique que nous puissions lui donner actuellement.Les contributions que nous avons faites jusqu'à présent indiquent clairement notre détermination de continuer cette lutte jusqu'à la victoire définitive.Notre loyauté, notre sympathie, notre unité d'intention seront raffermies et soutenues si nous pouvons répondre maintenant à Pobliga-nouvelle que nous crée cet Emprunt de la Victoire.” (Signé) W.L.MACKENZIE KING.MORT DE MADAME HOLMES Nous apprenons avec regret la mort de Mme veuve Charles Holmes, née Eugénie Des Plats, mère de notre ami M.Charles Holmes, secrétaire-trésorier de l'Association des Maitres-Imprieurs de Montréal.Mme Holmes, qui était dans sa 87e année, a succombé à une deuxième attaque de paralysie.A la famille, et à M.Charles Holmes en particulier, le Monde Ouvrier offre ses plus vives condoléances. PAGE 4 SAMEDI, 7 JUIN 1941 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 7, 1941 UN POINT DE VUE PATRONAL Pour la prévention des grèves Les relations humaines dans l'industrie Le 21 février dernier, M.Pierrepont B.Noyes, président de "Oneida Community Limited", faisait une remarquable causerie, au poste "WGY", sur les relations humaines dans l'industrie".On lui avait demandé de raiter des relations industrielles", c'est-à-dire des rapports entre employeurs et employés dans l'industrie, mais il s'y refusa, préférant parler de relations humaines, au sens élargi du terme, que des simples îelations industrielles.Il dit entre autres choses : Peut-être quaux yeux de beaucoup de gens cette distinction d'expression semblera sans importance, mais je la crois, moi, non seulement importante, mais fondamentale.Relations industrielles impliquent deux classes d'hommes ayant des intérêts opposés, des antagonismes-menant à des grèves et à des reglements, à des contrats qui s’avèrent toujours des armistices entre d’inévitables guerres.A mon avis, l'expression "relations industrielles” appartient au passé, à un passé qui a beaucoup contribué à fomenter la confusion mondiale actuelle.• Hitler a été, je crois, un accident, le produit malheureux d’une situation qui aurait causé la confusion dans le monde meme si aucun Hitler n’était venu en profiter brutalement.Depuis plus d’une génération, les dirigeants de l’humanité, politiques et industriels, n’ont pas vu que les ouvriers du monde entier avaient dépassé la conception qu’ils se faisaient d eux-mêmes au XIXe siècle, conception selon laquelle ils n’auraient été gue des elements semi-mécaniques de la machine industrielle, des fractions numériques de l’équation sociale, des entités semi-automatiques ne pouvant guère espérer que les faveurs qu'ils pourraient extirper de leurs maîtres pur la crainte."Quand j’étais jeune homme les travailleurs de nos Etats-Unis ne peinaient pas moins de CO heures par semaine, soit durant presque tout le jour, ne recevant en retour que trois repas, un logis pour s’y abriter, le vêtement necessaire et presque pas autre chose.Ils se faisaient à cet état de choses, les uns en grognant, d’autres en protestant violemment, mais en général avec une patience acquise par l’expérience et souvent avec gratitude pour la nourriture, le chauffage et le vêtement reçus.Une telle soumission est chose du passé.La radio, le cinéma, et l’auto bien plus encore, qui ont considérablement élargi et éloigné les bornes de leurs horizons, sont venus apporter aux ouvriers une plus exacte conception de la valeur de leur production et leur a pour ainsi dire donné conscience de la puissance dont ils pourraient faire usage pour se faire attnblier une plus large part de cette production."Mais a mon avis ils veulent autre qhose et plus que cette portion accnie de leur production et ils sont déterminés à l’obtenir.Ils veulent être reconnus comme des êtres humains ayant des désirs, une ambition des besoins, des problèmes aussi importants et légitimes à leurs yeux que les désirs.I ambition, les besoins et les problèmes de l’homme ayant domicile en ville, maisons de campagne et yachts de plaisance."Sous ce formidable chaudron de la guerre, gisent les charbons ardents .une autre bataille, d’une bataille encore plus exigeante et plus difficile a régler que n’importe quelle bataille militaire.D’un règlement équitable de ce conflit dépendent la paix et le bonheur éventuels de l’humanité.¦ i Kendcms-nous compte que le sens jusqu’à présent donné à "relations industrielles , autrement dit à ”comment nous tenir en bons termes avec nos ouvriers”, est le symbole d’une théorie sociale disparue.Dans l’avenir il sera absorbé par une démocratie à relations humaines.'Je serai plus explicite.La situation générale des travailleurs en ce pays s est grandement améliorée par comparaison avec celle de l’époque ouIe dis Lune homme.Les employeurs, en particulier les plus importants ont eleve leur niveau de compréhension.Les salaires, les salaires réels ont augmente graduellement.Le nombre d’heures de travail a été réduit les conditions de travail notablement améliorées et les soi-disant entreprises de bien-elre mises au jour par les employeurs ont agrémenté l’existence et ace n tue la santé des employés."L’aspect négatif de la question est dans la théorie, j’allais dire dans 1 esprit ou sont faites ces concessions aux ouvriers.Je vais m’avancer davantage dans cette direction.La majeure partie des ameliorations apportées a l’etat social de nos travailleurs a été le produit de la peur et rien nest jamais bien fait qui l’est sous l’influence de la peur."Le jour — qui peut être loin de nous — où votre ouvrier sera votre prochain et ou vos relations avec lui auront, fut-ce à un degré minime ce sens de l injonction du Christ : “Aime ton prochain comme toi-même"’ ce jour-la, les progrès sociaux réalisés : augmentations de salaires travail ecourte, amélioration du logement et récréations compteront parmi les relations humaijies au lieu d'avoir l'aspect d'os à ronger.Mais en plus de ces progrès, la reconnaissance d’une humanité commune conduira automatiquement a d’autres perfectionnements et incidemment, à l’élimination du sable qui entrave maintenant la marche du mécanisme social et industriel.I ai exemple, les êtres humains souffrent de comparaisons.Appelons-les envie si vous voulez, mais elles n’en sont pas moins des causes de souffrance.Je ne suis pas un de ceux qui croient que l’égalité des revenus de l’opportunité ou de la puissance est possible en ce monde très imparfait Mais je crois que les différences excessives que permet le régime du laissez-faire, de Vâpre individualisme sont socialement toxiques et choses du passé."De plus, j’ai observé que l’individu moyen ne trouve pas à redire aux différenciations de revenus, mais bien à ce qui semble être des différences outi ageantes.Son objection n’est duc qu’en partie à l’envie II croit plutôt que les salaires énormes des gérants et les revenus astronomiques des propriétaires de l’entreprise où il travaille enlèvent une partie de ce qu’il pourrait gagner lui-même."Il y a d'autres éléments tangibles de mécontentement, mais l’existence de revenus énormes montre un des aspects des transformations à venir quand les “relations humaines” seront substituées aux "relations industrielles”."Au risque de paraître vain, je me crois obligé de raconter un peu de ma propre expérience pour me justifier du reproche qu’on peut me faire d’être un théoriste.Si mes conclusions sont fausses, je pourrai au moins prétendre qu elles sont le fruit de toute une existence d’administration industrielle et du désir de connaître la vérité."Durant plus de quarante années, j'ai été gérant général ou président, ou les deux, dune corporation manufacturière qui avait 350 EMPLOYES quand j’ai commencé et qui a maintenant 3,500 "ASSOCIES”.Peut-être que ce mot ASSOCIES vous en dira plus qu'une longue conversation.(Suite à la quatrième page) Alors, pourquoi verser au fisc ce qui pourrait être légalement distribué aux ouvriers sous forme de salaires accrus ?D'autant plus que l'Etat ny perdrait rien ou presque rien puisque les impôts patronaux ainS réduits seraient compenses par les impôts accrus de chacun des ouvriers intéresses.La seule difference serait que l'Etat, au lieu de percevoir la .orte somme du patron en une seule fois, en percevrait l'équivalent sur 1 ensemble de ses employes.Le patron, en définitive, ne s'en porterait pas plus mal, les ouvriers y trouveraient leur compte et l'Etat aussi puisqu'il récupérerait des ouvriers un ensemble d'impôts sensiblement égal «?ce que lui aurait verse le patron.De plus, détail de la plus haute importance !f { tSOn-S de mécontentement des ouvriers cesseraient, donc les qrèves’ du fait meme d une population ouvrière satisfaite de son sort y ' «n Jf- P,rev®ntion des qrèves' indispensable en tous temps mais surtout en période de guerre tient essentiellement à la suffisance des salaires celle-ci assurant celle-la.uu“, Si, en ce moment surtout, il est encore des employeurs qui ne corn-prennent pc cet axiome, ils ne le comprendront probablement ,aS compfihension^1Semen * qU pugra phieal Union No 17(1, •la* < | lies -1 \i rt 1er Typographical Union No.145, Printing Pressmen ami Assistants’ Union No.52.ltmt herhood of Bookbindors and Bindery Women's Union No.ill; Photo-Kiigravers Union No.: Stereo! > pel's and Kleetrolypers Union No Associate member: Amalgam- all’ll Lithographers of America No.27: President.\\ Forrest .vdee president.•' Arpin: Recording See ret ary.(ieorges Prunelles; Sco-ictarx Treasurer, .lames Philip.Koom in;;, USD Notre Paine St WTel.MA.7 ISil ; Uxoeutive, John Moon*.1 A Ardouin and John Kelly; Auditors.1 A Khanl, James Singleton.J.A Ardouin.Uoiineil meets seeond Tuesday of each month at DIM» St Lawrence Idvd.INK i) N Til POt.K M'llllp U J.U’QI US-CAK- Till lv No II 5.— S'asscmbb* 1.• lor s: imodi du mois .a in sal! o do m i.Ml till »’ oiiimorcc, 107D, rue ! lerri .l’résidont i'baric s CoutU, 203s, rue St A ntn ilno, T.1 11 1227 : s ecrétaire- t ré si >rier.Cl is i: « 'ha 1 i foil r.71 30, rue Christo- i » 11, *— < ’oli.mb, Tel .PI).3771 x \ r m.il\ r IIP \l l MON N o.170.— Moots /first Sunda\ • of oaoh montl ll OI III.' Windsor ! 1.Kavntoml M.Benue tt.Pros! dent, 337 Mt'lr OHO A VC nuc, Verdun ; J a UK i*s Phil ip, Score- t :i ry Treasut or, Koom 103, •1st, Not re Paine W.; Busine ss hum's : S.llll a .III.to 3 pill.SiltU rday.Dt >o a.III.In 1.011 |>.m .: Tel.M A 7 ISil co.nsuil m: pistitk i du montkual DI.I .A TUAT U It N IT U t Mi: DUS UIIAK-rUNTIU.'O-MUN l IslUICs PAM I .KIQl U.— .MONTICUAL I) I ST IC I TT OU ( A IC P U NTU ICS AM) .lot NKKS OI AMU 1C 1C A.Président, jKsdras Secours : vice-président.U Poucet : /trésorier.K.I.nnthlcr : secrétaire, Kdouard fl.aro.se : gardien, /- non Priineau : agents d’affaires, Hd.Toussaint et L.Bernior.Vssemhlée t-liuqm* mercredi, A H lires du soir, nu Monument National, chambre 10.U.L.131, s’assemble tous les lundis soirs, au Monument National, chambre 11.C.J.L’aymond.secrétaire.I L.178, -'assemble tous les 1er et 3e jeudis de chaque mois, au Monument National chambre lu Jos.Kemy.secrétaire, SS13, file 1 lelll’l-.1 lllieli.U.L.1127, s'assemble tous les *_v et le lundis, au Monument National, chambre lu, F.u-dore Priineau, secrétaire, lbl le Ave, Verdun.I i.Il'Il s'assemble tous les IV et b* jeudis, à DDL rue Ste-('atberiiie ouest, II.Il Salter, secrétaire, 22s•_*.Oxford Ave., N.P.G l L 13»ill, s assemble Ions les 1er et 3iî lundis.1(130.Notre Pâme ouest.II.Martin, secrétaire, 2813.rué Claude, Verdun.U.L.137'».s'assemble Ions les 1ers lundis, 10s 1ère Avenue.Laehine.Harris Paoust, secrétaire, 130 1ère Avenue.Laehine.U.L.1308, s’assemble les li»- et !
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