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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 18 avril 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1942-04, Collections de BAnQ.

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©F ïiilmr (Dmnîrr 28e Année — No 16 SAMEDI, 18 AVRIL 1942 — MONTREAL SATURDAY, APRIL 18, 1942 Union-Management Cooperation to Speed War Work War work was in no way speeded by last month's effort to destroy labor legislation.The real way to assure maximum production on the line behind the battle line is by genuine union-management cooperation.What is union-management cooperation ! Federation unions on the railroads, in machine shops, in printing, paper and pulp, and other industries have had experience with the extension of collective bargaining for twenty years or more.It has been endorsed by conventions of the American Federation of Labor.Briefly, it may be described as follows: Union-management cooperation depends first of all on the employer’s recognition of the union as a constructive part of shop or plant organization.The union must first be set up, with its normal committees for collective bargaining and handling grievances; an agreement must be in effect covering work conditions.When the union is functioning and a relationship of good faith exists between management and union representatives, the next siep is to set up a cooperative committee.This committee is made up of an erpial number of management and union representatives; its functions are confined to problems of production: To increase output, improve quality, prevent waste, increase efficiency, The operation of the committee may be outlined as follows.adapting the form or organization to the plant : 1.The Committee.Should not lie too large: S to 1(1 members suggested.Equal number of union and management representatives; frequently one of each important department.All union representatives chosen by union members; all crafts should be represented.‘2.Mcctiinjs.At regular intervals, at least every two weeks.3.Chairmanship.For the shop, there may be a union chairman and a management chairman: they alternate in presiding over meetings.4.Suyyestioiis for improving production are submitted by union members to the union chairman, and by management to its chairman.Each union representative collects and encourages suggestions from his department.¦ f).Method of h ii mil illy business.Suggestions which can be quickly decided on are discussed and adopted or rejected at committee meetings.For others, a sub-committee of 2 or .'1 is appointed by the chairman to investigate and report back to the next meeting.When a suggestion is adopted, shop procedure is modified accordingly.(i.Prompt action is essential.Therefore time limits are set for action on suggestions to guard against delays.Grievances'and matters not concerned with production are excluded from meetings.7.Records.Exact records are kept of meetings: production records and progress charts also must show the results of cooperation so that progress can be checked.Compared to this genuine cooperation, a “suggestion box” or bonus system is insignificant indeed.Union-management cooperation does two things: (a) It creates a committee of experienced men from unions and management whose business it is to improve production; their combined thought and action accomplishes far more than bonuses or speed-ups; (b) It stimulates every man in the shop to use his head and submit his ideas to his union representative.On one railroad, union-management committees cleared 1,L87 suggestions in six months ; in one shop, (i!)" came from men, 31% from management (the proportion is typical).Important production improvements have resulted throughout.FREEDOM FOR INDIA ESSENTIAL India is the present objective of the Japanese war schedule.India, the new post for supplies for China, with rich resources and a huge population, is making a fateful decision.Will India put her whole strength in support of Great Britain .’ That depends upon whether she can fight in defense of her own independence.The British offer of dominion status after the war.with the right of secession, came late in the crisis.The Hindus, the largest group, arc organized in the India National Congress and are led by Gandhi and Nehru both of whom have been held several times as political prisoners by Great Britain because of their determined fight for Indian freedom.The Moslem League wants freedom from the British Empire but separation from the Hindus American Labor’s sympathies are with freedom for India and we regret that no representatives of organized labor were included in the technical commission sent to India, headed by Colonel Louis Johnston.Unless this war ends the practice of domination over other peoples and other lands we shall not have found a basis for living together without war.Labor must take its responsibility before post-war decision are crystallized.— A.F.of L.Labor’s Monthly Survey.Une ligue de l’étiquette d’union en formation Un groupe de représentants de huit unions internationales possédant une marque syndicale se réunissait mardi soir en la salle des Chapeliers, 1440 rue Bleury, pour jeter les bases d'une ligue de l’étiquette d’union.Quoique vingt-deux unions avaient été avisées de se faire représenter par trois délégués pour former la ligue en question, huit seulement répondirent n l'appel du président du Conseil des Métiers et du Travail, M.Paul Fournier.Ce sont: P.J.Ryan, de l'union des employés de théâtre, local 56; Raoul Gervais, Arthur Renaud et Lucien Gauthier, du local 349 des peintres; Eugène Duplessis, W.A.Brunet et Nelson Fortier, de l'union des employés de tavernes, local 200; Frank Giroux et K.Slow-sky, de l'union des barbiers, local 455; Charles Montmorency, de l'union des ouvriers en sacoches, local 9; H.Patterson, Mlle Margot Houle et Charles Israël, de l'union des employés de restaurants, local 382; Albert Eaton, J.Furman, de l’union des ouvriers du manteau, local 19; S.Sckolmunk, D.Diecli, de l’union des boulangers hébreux, local 115.La séance s’ouvrit sous la présidence de M.Paul Fournier, président du Conseil des Métiers.Il expliqua l'objet de la réunion qui avait trait ,à la formation de la ligue de l'étiquette unioniste, dont le but primordial sera de diffuser cette marque syndicale dans tous les milieux.On sait que la marque syndicale qui apparait sur un produit quelconque signifie que celui-ci sort des mains d’un unioniste.M.P.J.Ryan a été choisi à l’unanimité président temporaire et M.Frank Giroux, secrétaire.Cet organisme portera le nom de Ligue des Etiquettes unionistes de Montréal.Le rôle de la ligue a été déterminé à l'effet de ne patroniser que la marque syndicale des unions affiliées à la Fédération Américaine du Travail.On fit remarquer qu'il existe 300 tavernes en cette ville et que 20 seulement sont organisées 100 pour cent.Il en est de même des salons de toilette où 1,700 barbiers y sont employés dans 988.Cependant, 23 seulement ont le privilège du cadre de l’union.On parla des imprimeurs.des cordonniers et des boulangers, on releva que ces derniers possèdent 15 ateliers de boulangeries et' pâtisseries organisés 100 pour cent et que le salaire payé aux boulangers hébreux dépasse $15.00 par semaine de plus que celui payé par les,boulangeries canadiennes à leurs employés.Il a été révélé qu'il y a 5 fabriques de chapeaux bien organisées.Aucune d'entre elles n’a ses produits revêtus de l’étiquette de l'union.On procéda ensuite à établir les dispositions financières pour l'affiliation des unions à la ligue.Il a été résolu que chaque union qui possède une étiquette soit appelée à se joindre au mouvement en payant le montant de $2.00 pour son affiliation.Une demande sera présentée à l’Exécutif du Conseil des Métiers pour un subside financier.MM.P.-J.Ryan, Frank Giroux et N.Fortier ont été chargés de faire la présentation# Un comité de constitution a été élu et se compose comme suit: MM.P.-J.Ryan.Frank Giroux Furman, Fortier, Patterson et Mlle M.Houle.La prochaine runion aura lieu mardi le 28 avril au même endroit, 1440 rue Bleury.Protection contre les raids aériens Le Conseil des Métiers et du Travail, sous la présidence de M.Paul Fournier, jeudi soir, a (iris connaissance d'une communication de l’Association de la Victoire alliée, de Québec, admettant M.Norman Lee à adresser la parole aux délégués sur l’unité nationale.M.Lee est représentant du Bureau international du Travail.Au cours de ses remarques, il invita le Conseil à se faire représenter à une conférence qui aura lieu dimanche, le 19 courant, en la salle Preston, 1179.rue Drummond.Le premier ministre, Thon.A.Godbout, sera représenté par Thon.B.Brais, conseiller législatif.Les délégués Bunnan, Haddow et Paul Fournier ont été le choix unanime.On compte que la conférence sera composée de plus de 500 délégués.Le secrétaire, J.-E.Gariépy, présenta un rapport de l'Exécutif ayant trait à plusieurs questions qui ont été étudiées dans leur ensemble et recommandées pour approbation du Conseil.Celles-ci consistaient à obtenir des autorités fédérales plus de protection en cas de raids aériens.L'Exécutif croit que la population doit être protégée et que Ton prenne des mesures plus efficaces pour prévenir ces attaques ; que les zones de sûreté soient miepx éclairées afin de prévenir les accidents ; que des 'mesures soient prises pour protéger la vie des ouvriers dans les établissements industriels et commerciaux.On a prétendu que certains établissements sont de véritables trappes à feu.Les délégués ont été invités à faire connaître, par correspondance, au secrétaire, J.-E.Gariépy, 11 ouest, rue Saint-Paul, tous les établissements de ce genre.Le secrétaire Gariépy donna lecture d'un accusé de réception de M.Torn Moore, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, relativement à l'ordre en conseil C.P.8253, au sujet du boni de vie chère, qui avait été référé au dit Congrès.M.Moore déclara que le Congrès avait fait une pression auprès du gouvernement pour que le boni de vie chère soit payé.Il déclara que la demande des unions de Montréal ne pouvait être approuvée.I! affirma que si le boni était obligatoire les ouvriers non-organisés n'auraient plus de raison de s’organiser dans l’union ouvrière.La Fraternité unie des chapen-tiers et menuisiers, local 134, se plaint contre les tramways en état de malpropreté qui circulent dans les rues de la ville.Cette question d'une importance vitale fut référée à l'Exécutif pour étude et rapport.Une autre réclamation de la Loge Terminal No 72 des wagonniers veut que le Conseil fasse une pression auprès du gouvernement pour que l'impôt sur le revenu ne soit pas augmenté, tel que c'est l'intention du gouvernement de le faire.On veut que l'exemption de cet impôt reste la même, soit à $1,500 pour les hommes mariés et à $750, pour les célibataires.Les délégués Ryan et Giroux présentèrent en détail un rapport relatif a l'aide de formation d’une ligue de l’étiquette et du cadre de l'union.Il y aura une autre réunion le 28 avril.II en fut de même des délégués Haddow et Larose qui eux aussi donnèrent tous les détails de la campagne d'organisation de production de guerre.Ils relatent qu’une conférence aura lieu jeudi, le 7 mai.en la salle de l’Assistance Publique.Les unions sont priées d'envoyer au moins deux délégués chacune.M.René Demers, délégué de l’union des peintres, local 349, a été élu par acclamation membre de l'Exécutif.Une passe d’armes eut lieu entre le secrétaire J.-E.Gariépy, du Conseil, et René Demers, du local 349 des peintres, et R.Mondor, de la même organisation, ceux-ci accusant le secrétaire de ne pas donner lecture d’une communication que cette union avait envoyée au Conseil.En réponse, le secrétaire Gariépy dit à ces représentants que jamais il n'a omis de lire une communication, que celle-ci vienne des peintres ou de toute autre organisation et qu’avant de porter des accusations, il fallait être sûr des faits avancés.Le secrétaire mentionna qu'il devenait une coutume pour certains secrétaires d'organisations, lorsqu'ils négligent leurs devoirs, de vouoir en faire porter le fardeau au secrétaire du Conseil.La question du plébiscite, amenée sous la rubrique des affaires nouvelles, fut déclarée hors d’ordre, celle-ci étant une question politique et le Conseil ayant décidé de bannir de la discussion toute question politique, il s’ensuit que les délégués doivent suivre les dictées cTC lèur conscience lorsqu’ils enregistreront leur vote, le 27 avril, à cet effet.Déclaration de Paul Fournier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal Les ouvriers de la province furent instamment priés de voter "oui", aujourd'hui (le 16 avril), au plébiscite du 27 avril prochain, par Paul Fournier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, qui déclara "qu'ils pourraient ainsi servir un avertissement à Hitler, notre pire ennemi, que l'ouvrier organisé du Québec est de toutes ses forces pour l'unité du pays et un, effort total pour la protection de notre civilisation, de notre démocratie et de nos libertés trade-unionistes et religieuses".Dans une déclaration à la presse, le chef du Conseil des Métiers dit que pendant qu'il était en faveur de libérer le Gouvernement Mackenzie King de ses promesses, il considérait aussi que le mouvement ouvrier organisé devait continuer à faire ses demandes à Ottawa à l'effet "qu'ils renforcent et rendent plus démocratique l'effort de guerre partout, en mettant en application les propositions sensées et saines qui lui furent soumises au nom des travailleurs du Canada par les ouvriers organisés”.f Suite à la quatrième page) K PAGE 2 SAMEDI, 18 AVRIL 1942 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 18, 1942 Campagne de protestation des peintres Les membres de l’uniôn locale 349 t avait trait au contrat collectif de des peintres, décorateurs et tapis- travail qui contient une clause d'ex-siers d’Amérique, réunis en assem- ; omptions pour les réparations au blée plénière lundi soir, sous la pré- j montant de $15,000 et de $500.Les sldcnce de M.Jos.Renaud, ont peintres s'objectent au maintien de rdopté par un vote unanime la résolution suivante : "Considérant qu’il est absolument injuste et absurde que des milliers d’ouvriers et d’ouvrières employés aux travaux de la Défense Nationale et uont les équipes ne quittent les usines qu’e.près minuit, soient obligés de payer la somme de dix cents dans les véhicules de la Compagnie des Tramways, pour se rendre à leurs foyers ; "Considérant que le salaire des employés de tramways n’est pas plus élevé avant qu’après minuit, et que.partant de ce fait, la prétention de la Compagnie des Tramways qu’elle ne peut supporter cette perte de revenu, sans diminuer les gages de ses employés, est sans fondement, même mensongère, si l’on considère le rapport financier que vient de publier la compagnie en cause, lequel rapport prouve qu’au cours de 1941, ses opérations ont rapporté un bénéfice uct fantastique en regard de celui.de 1940 ; "Considérant que la nation canadienne toute entière fait tous les jours des sacrifices énormes, afin de fournir le matériel nécessaire aux troupes alliées, qui tentent d'écraser les hordes barbares qui mettent en péril nos libertés démocratiques, et que la Compagnie des Tramways dont la situation financière actuelle est plus brillante que jamais, se doit, comme utilité publique, et comme taisant partie intégrante de notre effort de guerre industriel, d'absorber sa part de sacrifices ; “Considérant que la Compagnie des Tramways a refusé catégoriquement.il y a quelques semaines, de discuter la dite question avec une délégation d'ouvriers, sous le prétexte que cette requête allait à l'encontre des prévisions budgétaires de la dite compagnie ; "Considérant que la population montréalaise toute entière est extrêmement outrée de cette réponse arrogante de la compagnie et que des protestations officielles innombrables affluent tous les jours aux bu.reaux des Unions ^internationales ; "Considérant que cette exploitation éhontée de nos travailleurs est intolérable, anti-démocratique et qu'elle nuit considérablement à notre effort de guerre collectif ; "Considérant qu'il appartient aux représentants élus de la population montréalaise de défendre ses intérêts, surtout dans une cause aussi vltalement liée à notre effort de guerre que lest cette légitime demande de la part des ouvriers ; "Il est résolu à l'unanimité que l'Union internationale des peintres, local 349.dépose devant vous la présente note de protestation et qu'elle soit autorisée à demander, au nom de tous les ouvriers concernés, une action immédiate et officielle de votre part, afin que la Compagnie des Tramways de Montréal soit mise en demeure d'accéder à cette requête et qu'à l'avenir, toute personne employée aux travaux de la Défense Nationale, sur présentation de son insigne matricule d'identification, ait le privilège de ne payer qu’un billet régulier, au lieu des dix cents actuellement exigés, sur tous les véhicules de la dite compagnie, après minuit.” Cette résolution vient d’être soumise au Comité exécutif de la Cité de Montréal, pour action immédiate, et.dans quelques jours, elle aura été endossée par toutes les unions locales des unions internationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail.A la suite de l’adoption de ce document important, les délégués au Conseil des métiers du bâtiment présentèrent un rapport des délibérations du dit Conseil.Ce rapport cette clause dans le contrat.Us prétendent que les ouvriers travaillant aux réparations, de ce fait, 25 pour cent de moins que le taux fixé pour les travaux généraux.Devant ces laits, il fut résolu que le Conseil de ia construction soit avisé que l'union des peintres s'oppose à cette clause et ne signera pas le futur contrat si elle est maintenue.M.Arthur Boismenu, président des vérificateurs, présenta son rapport trimestriel montrant une augmentation de l’effectif de l’union et laissant en banque un surplus de $1,909.11.MM.R.Gervnis, Arthur Renaud et Lucien Gauthier ont été élus à la Ligue de l’étiquette.A la prochaine réunion, le 20 avril, on discutera la nomination d’un agent d'affaires.L’effectif de la Loge Sainte-Marie La loge Sainte-Marie No 234 des wagonniers des usines Angus s’est îéunie vendredi dernier, en la salle de l'Assistance Publique ,sotis la présidence de M.Donat Allaire, président.assisté du vice-président Auguste Jalbert.Après la lecture du procès verbal par M.Alcide Mont-petit.M.Michel Denis, agent recruteur.annonça l'admission de dix nouveaux membres qui furent immédiatement initiés par le président Allaire.Au chapitre des correspondances, le secrétaire Montpetit fit part d'un avis de M.W.Craig, président de la Division No 4, que les déductions des taxes de guerre que les ouvriers ont à payer seront retenues et figureront sur le chèque de paie ; cette règle est en vigueur depuis le 1er avril.Selon le rapport des vérificateurs de la Division No 4.l'état des finances montre un surplus de $5,802.59.Les rapports financiers du secrétaire R.-B.Lamarche et du trésorier Aldéric Bertrand sont pour les membres toujours intéressants.On y remarque que l'effectif est présentement de 1.530 membres en règle et que l'union a un montant de $767.00 en banque.Le comité de protection et de griefs présidé par M.Henri Vail-lancourt rapporte que pour faciliter le transport des ouvriers qui travaillent aux usines Angus, une demande a été faite à a Compagnie des Tramways de mettre sur les circuits qui conduisent aux usines plus de tramways ou d'autobus.A l’issue de la séance, le président Allaire procéda à une imposante cérémonie, consistant en la présentation d’une médaille-souvenir émise par le bureau général de Kansas City aux membres qui ont plus de 25 années consécutives comme membres en règle.Ceux qui reçurent ce digne souvenir sont : Alidor Alma-res, auquel les ouvriers des usines Angus présentèrent ces jours derniers un cadeau à l'occasion de ses 50 années de service ; Georges Gauthier.Calixte Levert, Aldéric La-pierre et John Cloutier.La séance s’ajourna au 24 avril.Président de l’Agence Reuters U est annoncé de Londre que sir Lynden Macassey, C.R., arbitre expert en questions ouvrières et commerciales, âgé de 65 ans, a été nommé par le lord en chef premier président du Reuters Trust (ancienne agence de nouvelles Reuters).avec mission de diriger avec impartialité et indépendance la plus grande agence de nouvelles de la Grande-Bretagne.Les employés de tavernes réclament un rajustement de 10 pour cent Les employés de tavernes, local 200.réunis en assemblée plénière, dimanche dernier, en la salle des cordonniers, 1331A, rue Sainte-Catherine' Est, sous la présidence de M.Nelson Fortier, assisté du vice-président Albert Villandré, ont pris connaissance du rapport de l’agent d’affaires, relativement à une question d’urgence.Il s'agissait de prendre les moyens d’otenlr un rajustement de salaires pour ces travailleurs.On a prétendu que le coût de la vie était aussi élevé pour ces ouvriers qu’elle l'est pour les travailleurs qui réclament des salaires plus élevés.Leur cas est exceptionnel, ce qu’ils désirent est un rajustement de 10 pour cent de leurs salaires.On cita au cours de la discussion qu’une catégorie de travaileurs avait otenu un rajustement de 10 pour cent de la Commission du salaire minimum.On a prétendu que si les moyens nécessaires étaient pris, il se pourrait fort bien que l'ordonnance No 23, qui est appliquée aux employés de tavernes, pourrait être amendée par la Commission en y ajoutant un rajustement de 10 pour cent.Finalement, le rapport fut approuvé avec recommandation que des démarches soient faites dans ce but auprès de la Commission.Il est grandement question de réorganiser la taverne Alouette, rue Sainte-Catherine Ouest.Le Ipro-priétaire serait prêt à signer un accord pour garder le privilège du cadre de l’union.Le Conseil des Métiers et du Travail aurait fermement l'intention de former une ligue de l’étiquette de l'union.Pour faire suite à ce désir, trois délégués furent choisis pour assister à une première réunion qui eut lieu mardi, à la salle des chapeliers, 1440, rue Bleury ; ce sont : MM.Nelson Fortier, VV.Brunet et Eugène Duplessis.En remplacement de M.René Labelle, démissionnaire.M.Charles Lalonde a été élu secrétaire-financier et M.Ben.Drolet a été le choix unanime des membres comme secrétaire-correspondant.Un cas ‘Spécial s’est présenté depuis que l’ordonnance No 23 est en vigueur et s’applique aux employés de tavernes.M.Nelson Fortier déclara, à la suite d'une entente avec les officiers de la Commission du salaire minimum, qu’il avait réussi à faire obtenir uhe remise de salaire de 108 heures à M.Orner Côté, membre fondateur du local 200.Selon un rapport de l’Exécutif, les nouveaux membres devront payer un honoraire d’initiation de $7.50.M.Eugène Duplessis, délégué au Conseil des Métiers et du Travail, a fait approuver son rapport, dans lequel il parlait de la campagne d’organisation ouvrière et de production de guerre et du mauvais service des tramways.La séance s’ajourna au 26 avril.Officiers du local 176 des typographes A la mise en nomination du local 176 de l'Union internationale des typographes, les officiers suivants ont été élus par acclamation : président, Raymond-M.Bennett ; vice-président.Thomas-E.Sweeney ; secrétaire-trésorier, James Philip; secrétaire-archiviste, T.-P.Keenan ; vérificateurs, Thomas Robertson, R.-G.Thistlethwaite et J.-E.Johnson ; syndics, Thomas Carter, James Alexander et J.-R.Moore ; sergent d’armes, R.-S.MacDonald ; correspondant au journal de l'union, K.Kaplansky ; délégués au Conseil des Métiers alliés de l'Imprimerie, James Philip, J.-R.Moore et J.Ricard ; délégués au Conseil des Métiers et du Travail.J.-R.Moore, J.Ricard.K.Kaplansky et H.Darwin ; délégué à la Fédération provinciale du Travail, Raymond-M.Bennett.Les membres suivants ont été mis en nomination comme membres du comité exécutif (5 à élire) : J.-E.Johnson, S.Wheeler, Thomas Robertson.Harold Eccles, B.Roch-ford, K.Kaplansky, D.Macnab.Graham Duncan, R.-II.Fox, L.-A.Martin, E.-J.Teague, H.Johnson, James Alexander.L’élection aura lieu le 20 mai prochain et l’installation des officiers pour le prochain exercice se fera à la séance de juin.LABOR DIRECTORY CONSEIL .OKS METIERS KT Dl TRAVAIL OK MONTKKAl.— .MO.nI-KKAL TRADES AND LABOR UM .CIL.Mu ut.s every 1st and 3rd Thcr.- • lay of each month s'assemble lus premier et troisième jeudis du chaque mois, A la salle de l'Assistance l'uhli • |in\ 458, riiu Lagaueheiiêre Ksi.I’r- «idunt, Paul Fournier 1 HO Bleury : su-erétuire-eorresponda nt correspond ing surrealry, .1.K.Gaiépy.11, rue Saint Paul ouest, Tel.LA.*0:101 : vice-présidents Onésitne Renaud, ‘.MW bon-levard St-Laurenl : .1 M Shannon, •100, rue Champ-de Mars, TH.ME lvj.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.—To promote the interests of Allied Union Label (which can he hud in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170, Jacques (.’artier Typographical Union No 145.Printing Pressmen and Assistants’ Union No.52; Broherhood of Bookbinders and Bindery Women's Union No.01 ; PhotoEngravers Union No.0; Stereotypera and Electrotypers Union No.33: Aa '••«date member : Amalgamated Lithographer of America No.27: President, W.Forrest; vice-président, C.Arnln ; Recording Secretary, Georges Bruneilee; Secretary Treasurer, James Philip, Room 103, Notre-Dame St W.t Tel.MA.7481): Executive, John Moore, Alfred Quéry and John Kelly; Auditors.J.A.Ricard and J.I).Kelly.Council meets second Tuesday of each month at 1100 St.Lawrence blvd.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES.CARTIER No 145.— S'assemble le 1er samedi du mois, A la salle de l'Union du Commerce, 1071), rue Berri.Président.Joseph Saint - II Mai ru, 1115, rue Papineau.TH.Cil.7171; secrétaire-trésoriur, Clis-E.Clwilifour, 7130.rue Christophe-Colomb.TH.lu).3771 TYPOGRAPHICAL UNION No.170.^1 Meets first Sunday of each month at the Mount Royal Hotel.K M.Bennett.President, 337 Melrose Avenue Verdun: I James Philip, Secretary-Treasurer, 1 Room 103.686 Notre Darne W.; Business hours: 0.00 n.m to 5 pin., Snturdsv, 0 00 a.m.to 1.00 p.m.: Tel.MA.7480 Les unions locales de la fourrure nomment leurs délégués f L’union locale 66 des ouvriers de la fourrure a tenu une réunion spéciale de son effectif, vendredi dernier, en la salle de l'Union du Commerce, 1079, rue Berri, sous la présidence du confrère Gérard Dauphi-nais.La réunion avait pour but de faire le‘choix des délégués qui' devront représenter le local 66 à la convention de l'Union internationale des ouvriers de la fourrure qui se tiendra le 11 mai prochain à Chicago.Voici le résultat de l'élection des délégués : MM.Albert Roy, organisateur et vice-président général de l'Union internationale ; Ovila Val-licres, secrétaire du local 66.Harry Feldman.A une assemblée du local 67 des ouvrières de la fourrure, les membres ont choisi Mlle Emérende Brien, présidente du local 67, Mme L.-P, Dupuis, vice-président, et Mme A.Adams, pour représenter les ouvrières à cette convention.M.Napoléon Morrier, président du Conseil Conjoint, représentera cet organisme à la convention.Fermiers opposés à un projet de Lewis Une nouvelle d'Ithaca, N.-Y, au “New York Times” dit que des groupes importants de fermiers des Etats de New-York, Pennsylvanie, New-Jersey et Vermont ont formé une coalition pour combattre une eam-pagne de John-L.Lewis pour organiser les producteurs des produits laitiers.La coalition a été formée de crainte que la campagne de Lewis n’allume une “guerre civile” dans l’industrie laitière de New-York, dit le “New York Times”.Il faut avertir Ottawa si l’on déménage en mai I):>ns deux semaines, ce sera le déménagement.A ce propos, les autorités rappellent (|tie TOUS les citoyens qui changent de logis, cette année, doivent avertir le gouvernement fédéral, en vue de l’enregistrement national.On peut se procurer les formules nécessaires pour avertir Ottawa du déménagement, à Ions les bureaux de poste.I)e plus, à Montréal, les usagers du téléphone el de l’électricité doivent avertir les autorités du Dell Telephone ( O N .Mill.ni: 1)1,STIIICT OK MONT-RUAI.DE LA FRATERNITE UNIE DES ( IIAR RENTIERS - MENUISIERS D’AME RI (J UE.— MONTREAL DISTRICT OF CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA.— Président Ferdinand Doueet; vice président, Elzénr Bernier: secrétaire, Edouard Enroue : trésorier.E.Lanthler; exécutif.J.-A Chamberlain* Emery I.anthier.B La-belle; gardien, Georges BHnir; agent d’affaires Edouard Toussaint.Assemblée chaque mercredi, A 8 h.du ¦oir, au Monument National, chambre 10.U.!.134, s’assemble tous tes lundis soirs, an Monument National, chambre 11.N^ L’heureux, secrétaire.U.L.178, s’assemble tous les 1er et 3e Jeudis de chaque mois, au Monument National, chambre 10.Jos Kemv, se-crétalre.8813, rue Henri-Julien.’ U.L.1127.s’assemble tous lus 2e et 4e lundis, nu Monument Nntlonnl, chambre 10, Eudore Primenu, secrétaire.110 — 4u Avenue.Verdun.U.L.1224.s'assemble tous les 2e et 4e lundis, A 1252.rue Stanlev, H.H *Nnlfj*r*C eCrr*tnire* 2282, avenue Oxford U.L.1300 s’assemble tous les 1er et 3e lundis, 4030 ouest, Notre-Dame ; H Martin, secrétaire.2845 rue Claude Verdun.U.L.1375.s’nssemble tous les 1er lundis.A 1GS — 1ère Avenue, Lachine, Ha ris Dnoust, secrétaire, 159 — 1ère Avenue, Lnchlne.U.L.155,8.s'assemble lus 2e et 4e vendredis, A 2138, rue Valois, Charles Thibault, secrétaire, 2435.rue Orléans.Membres Associés re local s’assemble le 2e mardi nu Monument National, chambre 11.s •'* • MI'I.OV l> DE TR \M.U ' \ - DE MONTRE \ L.Local Bill.\s-•»o'’lii( ion «1rs I mplo>és de Tramways électriques et de ' assemble lo ’4c et le le lundi da mois au No uni » est.rue S| e-Cat lier! lie.Président .l„s Renaud 833 Charron: vice-président c \ Mondor.r„n Mentunu' s.-' L'article ajoute “que l’offensive j et {|t, ja j jj ^ j> (|’jc[ quelques jours et le plus tôt.N’oubliez pas non plus de anti-Lewis” est conduite par une corporation dont les membres ne re-1 tirent aucun profit, connue sous le nom de “Free Farmers, inc." et] donner voire nouvelle adresse dont la théorie veut que Lewis cher- aiI secrétaire de votre union che le contrôle des aliments des.Etats-Unis comme moyen d’attein- j dre pour lui-même des pouvoirs: dictatoriaux.ainsi qu’au “Monde Ouvrier”.Faites-le tout de suite, afin de ne pas l’oublier.crHairc-.!’ orrcspi Midant, R cité Demur* ' ' e »•' r*>-«b u est t,* 1 \M.1 If)î)t ; t rôsorier.L - P.Bniselle, : >61 rue i r : o u nnrnl : se* rétain • financier, Ernest De.sève.0(13.'! !.rue St-Domini que: cnn tour.A i fJondro au, 907sB est, run No- t rnme Ami liîenrs : J (ft It nr I lois- menu, 40 21, ru Colonial II.Di 2192A.t rue 1 temontig nv \ ( ’he va lier.21 127.ri ie .Tontine d’A re; ga r • lien.,Tns G ira r»l, 81 t:,.r "e St Ai idr • agent , rtio Visitation: secrétaire, .Tos.HeauroKard, ltiOR rue Beendry. SAMEDI, 18 AVRIL 1942 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 18, 1942 PAGE 3 Rendons justice à nos ouvrières Dans une récente causerie devant .la Ligue des Droits de la femme, M.I Frank Scott, disait : “La proportion des travailleurs au Canada a augmenté considérablement, puisqu'on compte 52' ; en salariés, 31' en cultivateurs ; les femmes ont contribué .dans une largo mesure à l’accrois- j sement de ce pourcentage car environ 500,000 femmes travaillent dans les industries de guerre, dans les bureaux et dans divers services.” La classe prolétaire est insuffisamment représentée au parlement, continue M.Scott, et la protection de l’ouvrier vient de là, c'est-à-dire des chefs du pays.La force des groupements ouvriers réside dans les unions ouvrières ; celles-ci, obligatoires en Russie et en Norvège, produisirent des résultats merveilleux.La Suède également possède une organisation parfaite sur ce point, elle compte 80' i de ses travailleurs, enrôlés dans ces unions.Il serait à souhaiter, dit-il, qu’un comité existât dans les usines, en vue d’établir et de maintenir des relations d’entente entre patrons et ouvriers, une sorte de comité d’arbitrage tout à fait impartial, servant à régler les différends et à réprimer les abus de part et d’autre.“En s’inspirant des principes chrétiens’’, dit le conférencier, “et aussi en se basant sur une véritable démocratie, les conditions de travail de l’ouvrier seraient grandement améliorées.” Dans certains pays, comme aux Etats-Unis et en Angleterre, les limites d’heures de travail restent fixes, en dépit de la surproduction nécessitée par la guerre ; on se base encore sur la semaine de 40 heures, et quand l’ouvrier dépasse ce nombre d’heures, il est payé temps double.Dans la province de Québec, il existe un trop grand nombre d’endroits oit les femmes travaillent 55 heures par semaine et les hommes 72 heures ; certaines industries s’arrêtent à la limite de 48 heures par semaine.Il faudrait insister pour obtenir partout cette limite, afin de permettre aux ouvriers de profiter de la vie de famille, de s’accorder une détente et des distractions bien gagnées, et aussi d’améliorer leur formation par des cours du soir et par la lecture.On a malheureusement contrôlé les salaires avant de songer à établir des échelles raisonnables, ils ne peuvent pas être augmentés, mais n’oublions pas qu’au dessous de ce qu’ils sont actuellement, une famille ne peut vivre même convenablement.On voit encore trop d’enfants qui travaillent ; seule l’instruction obligatoire empêcherait cette situation alarmante et l’on devrait fournir aux enfants dans les écoles, les livres, le repas du midi et le lait, gratuitement, continue M.Scott.Si l’on veut une nation forte, surveillons nos enfants dans leur santé physique, morale et intellectuelle.M.Scott ne comprend pas .pourquoi les femmes ne reçoivent qu’un salaire minimum de 25 cents de l’heure quand, pour le même travail, les hommes reçoivent 35 cents.A travail égal, salaire égal pour les femmes et les hommes, dit-il.Il devrait exister pour elles des unions ouvrières, elles s’en trouveraient beaucoup mieux.“Rôle amoindri du Parlement” Le Parlement canadien n’est plus un facteur puissant dans la vie du Canada et son importance va diminuant rapidement, déclarait, cette semaine, à Toronto.M.J.-W.Noseworthy, député de la CCF à York-sud, parlant à l’Association de la CCF de Riverdale.Depuis le début de la guerre, 28,000 arrêtés ministériels ont été proclamés et seulement 0,000 pendant que le parlement était en session, dit-il.Une forte partie des affaires gouvernementales est administrée par le “cercle intérieur" du gouvernement.de Kuyper salue JOLIETTE — Saint-Char!es-Borromée de L’Industrie WM mM- à Jntl W nVu wp m mm Le nom du village L’Industrie vient de ce qu’au début de la paroisse, l’honorable M.Barthélemi Joliette avait établi sur les bords de la rivière l’Assomption, à l’endroit même où est situé le village, des scieries et différentes industries pour l’exploitation de bois.Il y attira plusieurs familles et ce village prit bientôt le nom de "L’INDUSTRIE".Quand la ville fut incorporée, en 1863, le nom de Joliette fut donné en l’honneur de son fondateur et remplaça celui de L’Industrie.Le vocable de Saint-Charles-Borromée a été donné en souvenir de Madame Barthélemi Joliette, née Charlotte de Lanaudière.Il y a 247 ans — en 1695 — le Gin de Kuyper fut produit pour la première fois à Rotterdam, en Hollande, et il est toujours demeuré, depuis plus de cent ans, le genièvre favori dans la province de Québec.Distillé et embouteillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUYPER & SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande.Les cordonniers et le boni de vie chère Dix nouveaux membres furent admis et initiés au cours de la réunion du local 249.des travailleurs en chaussures mercredi dernier.M.Jos Giroux, le nouveau président, occupait le fauteuil assisté des nouveaux vice-présidents René Champagne et Alex Santa.Le comité d’organisation de la production de guerre du Conseil des Métiers et du Travail fait part au local 249 que la campagne entreprise pour l’effort de guerre est en voie d’un véritable succès.Les organisateurs demandent l’appui financier de toutes les unions locales à une conférence qui aura lieu jeudi et que deux délégués soient envoyés le 7 mai, en l’Assistance Publique.Comme il est question de finance, la requête a été référée à l’Exécutif qui s’est réuni vendredi le 17 courant.Dans son rapport, l’agent d’affaires, M.Chs McKercher.commenta un fait regrettable qui est arrivé ces jours derniers dans une fabrique de chaussures importante, relativement à une certaine opération dont le prix payé à l’ouvrier travaillant sur celle-ci n’était pas ce qu’il aurait dû être, en comparaison avec le prix payé dans d’autres fabriques, pour la même opération.M.McKercher souligna que les ouvriers ne doivent pas faire de menaces ni ne montrer récalcitrants.11 appartient à l’union de trouver une solution.Les ouvriers ne doivent pas arrêter la production, surtout par le temps qui court, sur les travaux de guerre.L’union seule, dit-il a le pouvoir d’intervenir pour atteindre un but satisfaisant en faveur des ouvriers.Il est préférable que dorénavant les ouvriers prennent les précautions nécessaires pour régler les grief.Par conséquent, il nous appartient de mettre les membres en garde contre tout ce qui pourrait surgir à l’avenir.Les ouvriers, ajoute M.McKercher, ne sont pas sans savoir que d’après la loi de guerre, les salaires sont gelés, ils ne peuvent réclamer aucune augmentation et les employeurs, non plus, ne peuvent réduire les prix de fabrication.Le boni de vie chère a fait le sujet d’un long débat au cours duquel on laissa entendre que si celui-ci était accordé par les employeurs, il serait rétroactif du 15 février 1942.Les vérificateurs présentèrent un rapport satisfaisant des finances du local 249.Les membres apprirent avec joie la nomination de M.Lionel Thibault comme juge de paix pour le district de Montréal, le titulaire reçut des félicitations.Assemblée des débardeurs L’Association internationale des Débardeurs, Local 375, tiendra son assemblée régulière dimanche, le 19 avril, à 2 heures de l’après-midi, en leur salle, au No 525 de la rue Bon-secours.Des questions importantes seront discutées.Tous les membres doivent se faire un devoir d’y assister.J.-M.SHANNON, Secrétaire-trésorier.Ancien chef du “New Deal” décédé M.Hugh-S.Johnson, chef de la N.R.A.aux premiers jours du “New Deal” est mort de pneumonie, mercredi, à Washington, à l’âge de 59 ans, après plusieurs mois de maladie.Depuis 1934.après s’être séparé de la politique du “New Deal” et â la fin de la N.R.A., il a écrit une chronique dans un quotidien.Ses critiques amères ont souvent été rudes envers le gouvernement et, au cours de récentes années, envers la politique étrangère des Etats-Unis.Précisions sur le service national sélectif M.Paul Goulet, directeur associé j du Service national sélectif, vient ! d’apporter, dans un discours récent-, j ment prononcé â la radio, d’intéres-; santés précisions sur la nouvelle répartition du capital humain que le gouvernement canadien entreprend dans le but d’accélérer l’effort de j guerre du Canada et de faire face j à cie.s situations nouvelles dans le conflit dont l’ampleur ne fait | qu’augmenter.A guerre totale, victoire ou défaite totale, déclara M.Goulet.Pensons-y bien.Nous devons combattre sur les champs de bataille, sur les routes maritimes et jusque dans ces régions atmosphériques où volent en formation les avions destructeurs et les transports aériens dans lesquels la stratégie moderne déplace en quelques instants des armées de parachutistes.Nous devons manifester l’esprit de combat à l'usine en accélérant la production des munitions; et sur nos terres en produisant plus de denrées agricoles.Mais nous devons aussi augmenter le nombre de nos effectifs dans l'Armée, la Marine et l’Aviation.Nous devons faire mieux que nous n’avons fait jusqu'ici.Tout le monde sera affecté un jour ou l’autre par le Service national sélectif.Ce programme comporte une certaine mesure de caporalisme, mais je vous assure que ces ajustements seront effectués en donnant le moins possible lieu â la contrainte.Nous procéderons de façon démocratique.Votre gouvernement compte plus sur votre collaboration que sur la force de la loi.Mais, évidemment, la loi gardera tous ses pouvoirs de sanctions contre la petite poignée de ceux que nous aurons peut-être à persuader plus vivement.Le programme du Service national sélectif est votre programme à vous.A mesure qu’il s'organisera, vous y trouverez réponse à la question que vous vous posez en demandant : “Comment puis-je aider!”.Lu classe agricole Une partie importante de cette répartition du capital humain sera de maintenir une main-d'oeuvre suffisante pour l'agriculture.Il est aussi essentiel de continuer â produire des vivres pour nous-mêmes et pour nos troupes et nos alliés outre-mer que de fabriquer des chars d’assaut et des canons.Comme le premier ministre vous la dit, la main-d’oeuvre agricole tend à diminuer.Pour faire face à cette situation, le gouvernement a décidé qu'aucun homme dont l’occupation principale est l’agriculture ne l’eut prendre un emploi pans une permission écrite d’un représentant du Service national sélectif.Lorsque je dis qu’il ne peut prendre aucun autre emploi, permettez-moi de préciser.Il y a par tout le pays, des milliers d’hommes qui passent la plupart tlu temps sur la ferme mais qui so’ccupcnt, une partie de l’année, à des travaux saisonniers tels que la coupe du bois, la pêche, la chasse et la “drave”.Les règlements n’empêchent pas ces cultivateurs ou leurs employés de ferme à faire ces travaux de chantier.Les règlements nous disent même que les hommes qui, au 23 mars dernier, s’occupaient d’agriculture, peuvent se voir accorder un ajournement indéfini do leur service militaire obligatoire.Ils doivent toutefois être en mesure d’établir que le 23 mars dernier leur occupation principale était l’agriculture, même si, à cette date, ils se trouvaient temporairement engagés â des travaux de pêche, de chasse ou de coupe de bois.Je ne saurais trop insister la-dessus, parce que nous avons eu beaucoup de demandes â ce sujet.Des hommes qui travaillaient dans les mines et dans des usines de guerre quittèrent leur emploi après le 23 mars, avec la fausse impression qu'ils seraient exemptés du service militaire s'ils se hâtaient de rentrer sur leur ferme.Les cultivateurs continueront de recevoir l'appel au service militaire qu’on envoie à tous les jeunes hommes de 21 â 30 ans.Il faudra y répondre.Mais un jeune cultivateur pourra écrire au régistraire de division qui lui a adressé l'appel et demander un ajournement indéfini de son service militaire en donnant pour raison qu’il est un travailleur agricole essentiel et que l’agriculture était sa principale occupation le 23 mars.A moins de contestation, cette demande sera accordée.Le public se laissera peut-être inquiéter par les fausses rumeurs et les mauvaises interprétations des règlements, et c'est lâ une des difficultés que nous prévoyons.Il n’y a pas de raison de s’alarmer, nous sommes au Canada et non pas en Allemagne ! .Nous mobilisons nos hommes et nos femmes mais nous mobilisons d’une façon canadienne.Le gouvernement protégera autant que possible le droit de tous et chacun.Le “Droit” condamné sur 2 accusations Le juge Glen Strike a ordonné au “Droit” d'Ottawa de payer $100 sur chacune de deux accusations pour infractions aux règlements de la défense du Canada.Deux autres actions intentées contre le même journal ont été retirées par la Couronne.C’est la première fois, au cours de cette guerre, qu'un journal est condamné pour avoir enfreint les règlements de la défense.Refonte de l’Ordonnance No 4 La Gesettc officielle de Québec, dans son numéro du 11 avril dernier, publie l’ordonnance No 4, 1942, de la Commission du salaire minimum, telle que refondue au 21 mars 1942.Dans ses grandes lignes, cette ordonnance est le môme que celle de 1940, car elle ne change ni les taux de salaire, ni les conditions de travail, en vue du fait que, d’après l’arrêté ministériel fédéral C.P.8253, il est défendu de hausser ou de diminuer les salaires de base payés à la date du 15 novembre 1941.Elle est certes de beaucoup simplifiée si on en juge par le fait que l’ordonnance No 4, 1940, comprenait 120 articles, GG règles d’interprétation et une quinzaine de résolutions.Tout ce texte est maintenant condensé dans 83 articles, y compris toutes les règles d'interprétation et résolutions qui.de ce fait, ont été supprimées.C'est une grande amé- lioration que d'avoir condensé nombre d’explications qui nuisaient à la clarté du texte et se contredisaient parfois.Nous tenons à rappeler que la Commission avait préparé, en 1941, un piojct c’.’une nouvelle ordonnance qui apportait des modifications importantes â plusieurs articles.Entre autres choses, cette nouvelle ordonnance augmentait les minima de salaire et apportait de nombreuses améliorations dans les conditions de travail.Malheureusement, avant que cette ordonnance soit définitivement adoptée et ratifiée par un arrêté ministériel, l’arrêté ministériel fédéral C.P.8253 la suspendait forcément et elle ne pourra être mise en vigueur avant la fin de la guerre, à moins que le Conseil national du travail en temps de guerre ne permette de changer les taux de salaire pour adopter ceux qu’elle stipulait.Espérons que cet événement heureux se produira. PAGE 4 SAMEDI, 18 AVRIL 1942 - MONTREAL — SATURDAY, APRIL 18, 1942 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Québec chaque semaine, dans j le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et a améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : Arthur Martel, président, Jos.Matte, J.-B.Arsenault et Claude Jodoin, vice-présidents, Marcel Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur, Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à Casier Postal 6094 Téléphone: LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue St-Paul, Montréal Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : Arthur Martel, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and Claude Jodoin, vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and editor.Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited.11 St.Paul Street West, Montreal.Taxes et pouvoir d’achat Bien que nécessaires, voire même présentement indispensables, les impôts actuels n'en offrent pas moins un problème ardu pour la majorité des citoyens du Canada, surtout pour la classe moyenne, mais en particulier pour les moins fortunés d'entre nous.La guerre entraîne dans son sillage des déboursés extraordinaires auxquels les autorités ne peuvent faire face que par la pompe aspirante des impôts publics, directs et indirects.Ces impôts, dès qu'ils sont prélevés à leur source, c'est-à-dire à même le revenu du consommateur, grand, moyen ou petit, lcissent à chacun de nous un pouvoir d'achat plus ou moins suffisant ou, en d'autres termes, infirment peu ou prou ledit ' pouvoir d'achat.Quand nous avons payé tous nos impôts — car ils sont multiples de nos jours -r- nous ne nous demandons pas assez souvent ce qui nous reste, mais nous nous attardons surtout à déplorer ce que nous avons payé au fisc.Si nous adoptions l'attitude opposée, les plus fortunés parmi nous seraient moins chagrins et ne succomberaient guère à la tentation de verser des larmes de crocodile sur leur soi-disant triste sort, notamment ceux qui, ayant de copieux revenus, s’en voient enlever la majeure partie par les croupiers officiels et insensibles du Trésor public.En effet et sauf erreur de notre part, les impôts doivent être plutôt envisagés en raison de ce qu'ils nous laissent plutôt que dans la mesure où ils nous soulagent d'une partie de notre pouvoir d'achat.Cette philosophie nouvelle en face de nos devoirs fiscaux découle non pas tant de la situation exceptionnelle à travers laquelle nous essayons de passer sans chanceler que du besoin, longtemps contenu, de faire la part des choses, comme on dit, et de rappeler aux autorités compétentes que, pour faire face à la musique macabre des événements, il faut prendre l'argent où il se trouve.En temps soi-disant normal, on n'aurait pas eu le courage civique de taper tout le monde de façon progressivement proportionnelle, mais aujourd'hui il n'en est plus ainsi et les plus conservateurs, les plus réactionnaires, les plus retardataires d'entre nos dirigeants se rendent compte, non sans de tardifs et douloureux serrements de coeur, qu’il n'y a pas moyen de faire autrement et que le moins qu'on puisse faire, en l'occurrence, c'est d'en prendre sen parti avec sérénité et d'avaler la pilule symbolique avec un minimum de grimaces.Car, en définitive, c'est le consommateur moyen et le petit consommateur qui sont le plus frappés par nos impôts, notamment les impôts indirects, ces impôts dits de consommation et qui ne respectent presque plus rien, si ce n'est nos produits alimentaires.Incidemment, il faut déplorer que tout ce qui touche à nos besoins vestimentaires ne soit pas exempt de la taxe de vente, ce qui surtout préjudiciable à l'équilibre généralement équivoque des petits budgets familiaux, qui sont le plus grand nombre aü pays.Une fiscalité parfaite, en supposant que pareille chose soit possible sous notre régime économique, devrait être progressivement proportionnelle dans son entier et les impôts indirects réduits à leur strict minimum, surtout pour les choses de consommation journalière, en un mot, pour tout ce qui est de première nécessité.Dans l'intervalle, payons nos taxes diverses sans trop de mauvaise humeur en nous rappelant que leur énormité même 'nous garantit leur caractère provisoire et que chacun doit faire sa part pour assurer la sécurité totale du Dominion.Animés de cet état d'esprit, ne cessons pas, cependant ,de souhaiter que nos richards se sacrifient davantage au bien du pays et notre multitude de pauvres un peu moins.Pierre PONCE.RENOMMÉ DEPUIS DES ANNÉES.PLUS FORT! PLUS SAVOUREUX! RENOMMÉ DEPUIS DES ANNÉES.PLUS FORT! PLUS SAVOUREUX! %* -,H\ A 0 of %0°** %“’PRODUIT DE MELCKERS DISTILLERIES LIMITED.MONTRÉAL ET BEBTHIERTILIE Les employés de tramways font confiance à leurs officiers La dernière assemblée mensuelle de la Division 790 de l’Union internationale des employés de tramways et chauffeurs d’autobus, eut lieu en la salle de l’Union du Commerce, 1079, rue Beni, sous la présidence du confrère Elphège Beaudoin, as-sité du vice-président Jean Renaud.Le secrétaire-financier O.-A.Neveu fit la lecture du procès verbal de la dernière assemblée, après quoi M.Victor Trudeau, agent d’affaires adjoint et trésorier, donna le rapport financier.Le président Beaudoin.agent d’affaires, fit le rapport de ses travaux depuis la dernière assemblée.Le rapport de la délégation ouvrière qui eut un entretien avec les membres du cabinet provincial, le 10 mars, fut présenté par le confrère Neveu et fut adopté avec remerciements.Déclaration de Paul Fournier.(Suite de la première page) Le texte de la déclaration de M.Fournier se lit comme suit : "Le travail organisé sait que le vote sur le plébiscite du 27 avril est une question très importante.Depuis le premier jour de la guerre le travail organisé a supporté le Gouvernement et a accepté chaque sacrifice avec patience et résignation.Ceci a été fait parce que l'ouvrier sait que la victoire pour Hitler signifierait la fin de tout ce qui lui est cher.Aucune classe n'a un plus grand intérêt à obtenir la victoire sur le fascisme que la classe ouvrière."Dès lors, quoique nous soyons d'avis que le Gouvernement ne met pas encore en application toutes les politiques vitalement nécessaires à une répartition démocratique et plus équitable de l'effort de guerre de notre pays, comme président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, je voterai OUI" le 27 avril et je prine instamment tous les travailleurs d’en faire autant.'En votant "oui" le Travail servira un avertissement à Hitler, notre pire ennemi, que le travailleur du Québec est de toutes ses forces pour l'unité nationale et la totale protection de notre civilisation, de notre démocratie, de nos libertés trade-unionistes et religieuses.Le vote affirmatif signifiera encore que nous, les hommes et les femmes de l'Armée Canadienne de la Production, nous tenons inébranlablement derrière les gars des forces armées de la nation pour la victoire complète sur l'axe fasciste.Une résolution de félicitations fut adressée à M.Beaudoin pour sa récente nomination comme vice-président général de la Fédération provinciale du Travail.Le rapport du comité de négociations sur le travail fait à date sur la question du boni de guerre souleva un vif débat.M.Beaudoin, président du comité de négociations, qui arrivait de Québec où il venait de rencontrer les membres du comité régional du travail en temps de guerre et le sous-ministre du Travail.M.Gérard Tremblay, relata le travail et les démarches faites par les membres du comité de négociations afin d’obtenir pour les employés un boni de vie chère de S2.45 par semaine "qu’ils devraient normalement recevoir depuis le 15 février".Il fit part à rassemblée des entrevues que lui et les autres membres du comité de négociations ont eues avec le Conseil régional de 1 Québec et le Conseil national du travail à Ottawa, afin de convaincre ces deux organismes gouvernementaux du bien fondé des réclamations des employés de tramways.M.Beaudoin déclara qu’en temps opportun il rendra publique toute la documentation que le comité de négociation a fait parvenir aux organismes de contrôle des salaires.Il mentionna l’entrevue qu’il eut à Ottawa, avec M.J.-A.McClellan, membre de l’exécutif national du travail en temps de guerre et donna un démenti formel à ceux qui prétendent que le président de la Division 790 n’avait jamais rencontré aucun membre du Conseil national du travail, à Ottawa.Les deux autres membres du comité de négociations.MM.Neveu et Trudeau, adressèrent aussi la parole sur cette question.D’autres officiers prirent part au débat.Ce sont : MM.Jean Renaud, Alphonse Gérard, Alberto Brodeur et Adélard Champoux.Le rapport du comité fut adopté avec remerciements et félicitations.A l’issue de la séance, une minute de silence fut observée à l’occasion de la mort des confrères suivants : Etienne Renouf, division Saint-Paul ; Anselme Paquette et Ubald Marchand, division Saint-Henri ; Gaspard Pilon, du service des lignes aériennes.Des condoléances furent votées aux membres suivants pour la perte d’un proche parent : J.-A.P.Corriveau, ex-secrétaire-financier, pour la perte de son beau-père ; P.Lopa, son père ; P.Pressault, son père ; A.Thibault, sa belle-mère ; R.et S.Daoust, leur soeur ; W.Deniers, son père ; R.Dupuy, son père ; G.Piché, son père."En même temps, en votant "oui", nous continuons de demander que le gouvernement renforce et rende plus démocratique l'effort de guerre partout, en mettant en application les propositions sensées et saines qui furent soumises au nom des ouvriers du Canada par le Mouvement Organisé.Les Gouvernements fédéral et provinciaux devraient immédiatement traiter le Travail Organisé comme plein associé dans le programme de guerre, ce qui signifie : "(1) Représentation ouvrière sur tous les Bureaux de guerre ; (2) Comités conjoints employés-patronat dans toutes les industries et usines de guerre ; (3) Des salaires raisonnables et des conditions unionistes, et le droit aux contrats collectifs appliqués dans toutes les industries de guerre ; (4) La montée immédiate de tous les bas taux de salaires du Québec aux niveaux moyens canadiens ; (5) Action sévère de la part du Gouvernement contre tous les employeurs anti-unionistes ; (6) Revision de C.P.8253 pour procurer un minimum de salaire adéquat aux ouvriers, hommes et femmes, et des bonis de vie chère justes, pour permettre aux travailleurs de produire et de vivre comme ils le doivent.Il a été souvent prouvé que le Travail Organisé est en faveur de la production ininterrompue, il est opposé aux grèves, lockouts et à tout ce qui pourrait nuire à l'effort de guerre.Le Travail fait de lourds sacrifices."En votant "oui", et en avisant tous ceux qui ont confiance au mouvement ouvrier de voter "oui", je veux encore une fois appuyer sur le fait que la coopération est la clef de la victoire canadienne et alliée.La coopération n'est pas une voie à sens unique, comme l'a sagement dit Torn Moore.Le Premier Ministre King nous demande notre coopération, et en l'obtenant, il doit user de réciprocité, et coopérer à son tour en faisant du Travail Organisé, l'armée de notre Bataille de Production, un plein associé dans l'effort de guerre du Canada.Les chefs et les membres français et anglais de nos unions sent tous de la même opinion en ce qui concerne l'urgence d'un tel geste de la part du Gouvernement." Note de la Rédaction.— Cette déclaration ne lie personne que M.Paul Fournier, malgré qu'il paraisse parler au nom du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.En effet, jeudi soir dernier, a l'assemblée régulière du Conseil, une motion en ce sens fut présentée et déclarée hors d'ordre, parce que le Conseil a décidé de bannir la politique de ses délibérations.Considérant que le plébiscite n'est en réalité qu'une question politique, le Conseil a décidé de laisser tous les membres du mouvement ouvrier libres de voter à leur goût, de suivre les seules dictées de leur conscience pour exprimer leur opinion.Voilà pourquoi nous publions cette déclaration sans l'endosser ou la rejeter.Que chacun suive les dictées de sa conscience et tous seront satisfaits du résultat.Les ouvriers des unions internationales feront plus que leur devoir pour M.Neveu a donné avis aux membres que la Division 790 tiendra une grande assemblée la semaine prochaine, à laquelle tous les employés sont invités.Une invitation spéciale sera lancée à MM.Philippe Girard et P.-E.Marquette.BATTRE L’AXE SAMEDI, 18 AVRIL 1942 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 18, 1942 PAGE 5 L'attitude de Radio-Etat Québec, 15.(La Patrie).— L'un des directeurs de la Société Radio-Canada, M.Adrien Pouliot, nous transmet la déclaration suivante, au sujet de l'attitude de la société, envers certains groupements : "Comme je suis harcelé", dit-il, "depuis quelques jours par un très grand nombre de demandes d'explications au sujet de l'attitude de Radio-Canada en regard du plébiscite, je crois opportun de faire la mise au point suivante : "1, Radio-Canada est une société constituée par le gouvernement fédéral pour administrer les postes de Radio-Etat."2.Le gouvernement fédéral, lorsqu'il le juge à propos, peut très bien prendre directement une attitude au sujet de telle ou telle émission de Radio-Etat."3.C'est exactement ce qui est arrivé dans le cas actuel.Le gouvernement fédéral a cru bon dans les circonstances présentes d'adopter directement certaines mesures relatives aux émissions concernant le plébiscite."Il est donc inutile de demander à ce sujet des explications aux gouverneurs de Radio-Canada qui n'ont rien à voir dans cette affaire." Malgré que nous pourrions entreprendre une campagne en règle contre la radio étatisée, nous nous contenterons de ne faire que quelques remarques en marge de cette déclaration.Quant à l'article premier de cette déclaration, nous pourrions faire remarquer que si le gouvernement administre les postes de Radio-Etat, les contribuables en sont les véritables propriétaires, et à ce titre, dignes d'entrer en ligne de compte : le public a droit d'avoir les deux côtés de la médaille, même si ce sont pas toujours des ministres ou des créatures du gouvernement qui parlent.Inutile de dire que ceux qui veulent parler contre le gouvernement peuvent le faire en utilisant les postes privés et en payant les frais.Il ne manquerait plus que cela ! La radio d'Etat est devenue un monopole du gouvernement qui y fait la pluie et le beau temps, après s'être gavé de notre argent.Et il s'en sert avec art, durant cette campagne, avec toutes les apparences d'avoir le bon droit de son côté.Comme on le voit, par cette déclaration, ce n'est pas Radio-Canada qu'il faut blâmer, mais bien le gouvernement qui désire avoir un plébiscite "à sens unique", sans avoir la loyauté de laisser la chance à ses contradicteurs d'exprimer leur opinion.Nous n'approuvons pas plus les propagandistes du "oui” que les protagonistes du "non", mais nous croyons que la justice nous donne le droit de connaître les deux côtés de la question, si nous voulons nous prononcer en toute connaissance de cause.Qui n'entend qu'un cloche n'entend qu'un son, ce qui est très malsain en démocratie.Si Radio-Canada ne peut pas accorder le privilège du micro aux partisans du "non", qu'elle cesse de nous corner les oreilles avec les palabres des "yes men" à sa dévotion ; du moins nous aurons la paix.Voilà ce que nous avons avec la radio étatisée ; en est-il autrement dans certains pays que nous combattons et où il n'y a que le gouvernement qui peut se servir de cette merveilleuse invention pour "bourrer le crâne" de leurs nationaux./ refreshment anytime.anywhere Il Vs *= m Le peuple veut avoir confiance A l'assemblée annuelle du “Women’s Canadian Club”, le docteur P.-C.Martin, récemment élu à la présidence de la société de la Ligue des Nations (section de Montréal), réclamait des garanties de sécurité du gouvernement.Le docteur Martin dirige le département d’anatomie à l’université McGill.En s’adressant aux femmes, il déclara que le public a le droit de compter sur la clairvoyance de la part des chefs militaires et dit que des complaisances ne peuvent être tolérées.“Le public veut bien ainsi assurer au gouvernement son appui entier et loyal." Le docteur Martin demande si le conseiller militaire qui parut satisfait de la défense de Singapour \ occupe encore son poste pour d’au- j très Singapour, et si l’expert qui ‘ affirma qu’une armée moderne ne pouvait franchir les jungles de la Malaisie donne encore des conseils d’expert.M.Martin réfère ensuite aux échecs successifs de la Crête, de la Norvège, de Dunkerque, de la Malaisie, de Singapour, alors qu’on assurait au public que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.“Il existe une confiance entière dans les directives politiques de MM.Churchill et Roosevelt et on reconnaît, en général, les compétences des généraux Wavell, Mc-Naughton et MacArthur”, dit le conférencier, “mais trop d’incidents malheureux se sont produits depuis deux ans.Dans une démocratie tous ne peuvent être des experts militaires ; nous ne pouvons qu’élire des chefs en qui nous mettons noire confiance et il dépend d’eux de savoir discerner et accepter les meilleurs avis militaires possibles.” Avec les exemples du passé sous les yeux, le peuple canadien et celui des autres nations unies ont un devoir à remplir, mais il faut éviter les fantaisies coûteuses, dit le docteur Martin, en terminant.Les métiers du bâtiment de la région de Québec Tous les ouvriers des métiers du bâtiment de la région de Québec bénéficieront d’un boni de vie chère de trois cents de l’heure, suivant une modification apportée à leur contrat collectif de travail.Ce boni a été décrété par le Conseil régional du travail en temps de guerre selon les prescriptions du décret fédéral 8253 et les directives du Conseil national du travail.Il restera en vigueur jusqu’au 15 février 1943, “quelles que soient les fluctuations de l’indice fédéral du coût- de la vie jusqu’à cette date.” La modification apportée au contrat collectif est, toutefois, sujette à l’approbation des intéressés.Elle sera mise en vigueur dans trente jours, si aucune objection n’est formulée au ministère provincial du Travail.Les vitriers appuient la requête des peintres A sa dernière réunion, dimanche dernier, l’union locale 1135 des vitriers a résolu d’endosser la campagne entreprise par l’union des peintres, local 349.On sait que le local 349 veut obtenir à tous les ouvriers travaillant pour la défense nationale le privilège de ne payer qu’un billet de tramway après minuit pour voyager dans les véhicules de la Compagnie des Tramways.Une copie de cette résolution a été envoyée au comité exécutif de la ville de Montréal.M.Adrien Boisvert, président du local 1135.a déclaré au cours de la discusion sur le sujet, que cette requête était légitime parce que les compagnies d’utilité publique doivent, comme les individus, faire des sacrifices en temps de guerre.On nous prie d’annoncer que la prochaine réunion aura lieu vendredi, le 24 avril, à 8 heures précises, au No 1331A, rue Sainte-Catherine Est.j Wheeling’ into Line ! The Wheeling Steel Corporation and the Steel Workers Organizing Committee, in one of the earliest reported actions on behalf of the War Products, Drive, point proudly to the establishment of 72 departmental joint labor-management committees, 10 plant committees and one general committee covering the Wheeling General Office and workers in the firm’s 10 plants.The company employs more than 12,000 workers.Clinton Golden and Paul Rusen acted for SWOC.Vice President Henry D.Scott, and Asistant Vice President R.Conrad Cooper for the Wheeling Steel Corporation.In a “Memorandum of Understanding” the corporation and the union point out: "This Production Drive Committee arrangement is created for the sole purpose of intensifying the war production effort of Wheeling Steel Corporation and its employees, and shall in no way change, alter or abridge existing rights, responsibilities, duties or obligations of the Steel Workers Organizing Committee and its members, or of Wheeling Steel Corporation and its owners management and employees."The Production Drive Committee arrangement shall remain in effect for the duration of the war emergency unless terminated by mutual agreement of Wheeling Steel Corporation and the Steel Workers Organizing Committee."It is understood and agreed that the Production Drive Committees shall function only on matters having to do with improving the war production effort of the Corporation and its employees.Production D rive Committees activities, functions and meetings shall be separate and distinct from those of negotiating or grievance committees.If matters of legitimate concern to Production Drive Committee involve negotiation or grievance adjustment, such matters shall be turned over to appropriate representatives and procedures that are established under the 1941 Agreement between Wheeling Steel Corporation and the Steel Organizing Committee.” ARE YOU MOVING?Remember to notify the Dominion Statistician, Ottawa, of your change of address, as required by the National Registration Act.If you wish to receive your copy of The Labor World, please notify us immediately of your new address and do not forget to mention also your present address.500 Plants Boosting’ Output Labor and management are boosting production totals toward axis-smashing heights in more than 500 companies reporting War Production Drive progress to Donald M.Nelson, Chairman of tile WPB.This is only a small fraction of the committees set up since the inauguration of the Drive and represents only those plants which got labor-management committees underway in sufficient time to submit preliminary reports by April 1.Illustrating the cooperative effort between unions and management that is sending American production soaring toward its present goal of 60,000 planes 20.000 anti-aircraft guns, 45,000 tanks, and S,000,000 tons of shipping, are agreements setting up labor-management committees in the Wheeling Steel Corporation and the Crosley Corporation.In the former, the corporation and the Steel Workers Organizing Committee joined in setting up 72 departmental committees, 10 plant cimmittees and one general committee, unifying the productive efforts of the Company’s 12.000 workers and executives.Local No.1601, International Brotherhood of Electrical Workers, AEL, joined with the Crosley Corporation in successful conversion of the Company’s assembly line from autos, refrigerators, radios, and washing machines to war equipment.United Unions for a United Nation Five-hundred members of Federal Local 22,604, AFL, employed at the International Harvester Company's McCormick Plant in Chicago, Illinois, recently voluntarily transferred their membership to a local of Hie Farm Equipment Organizing Committee, CIO.The AFL members, mostly' employed in the foundry, voted to transfer after a week of négociations between the two locals.Prior to this transfer the CIO local had about 5000 members at the plant.A few weeks previous a similar transference of membership occurred when members of the United Cannery Workers, CIO, joined the AFL Teamsters.The UCAPAWA withdrew from organizing dairy workers in the Chicago area, since the Teamsters’ Union already had organized the majority of workers in the industry.A.F.of [.WORKERS WILL DO THEIR DUTY TEN TIMES OVER TO SMASH THE AXIS Buanderie - IMPERIAL - Laundry & SUPPLY CO.TEINTURIERS — NETTOYEURS « DYERS AND CLEANERS Excellent service de blanchissage • Superior Laundry Service Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkiik 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET PAGE 6 SAMEDI, 18 AVRIL 1942 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 18, 1942 A Tribute to the Memory of the Late James Shaver If any mortal having finished his earthly career ever deserved a place with the angels and the saints, it is certainly one, whose death and loss is mourned, not only by those 'immediately associated with him, but thousands of citizens who, while not at all times sharing his views, admired him for his courage, consistency, and beautiful life.James S.Woodsworth gave beyond his strength to help the v/eak and exploited.He devoted his outstanding abilities to help those least able to help themselves.He sought the redress of grievances and the elimination of abuses, that would right wrongs and make life sweeter for those who suffered prejudice and were compelled to tolerate abuses because of their weakness or poverty.Throughout the years he was steadfast in adhering to the principles that governed his life.He did not falter or palter.When convinced that he was right, nothing would induce him to change his course.His, was not a stubbornness due to temperament, but an heroic Tirmness that earned for him the esteem of even his most critical opponents.The Prime Minister of the Dominion that whom no one can speak more sincerely and authoritatively in all that affects human well-being, spoke of his passing in terms of high regard and noble appreciation.James S.Woodsworth remained until the very end, a fighter for all good causes.He lived to serve.He was the recipient of confidences from not only the workers but others who, lacking of courage, asked him to bring to the attention of Parliament and the nation wrongs that required righting.Yes ! The angels will give a divine welcome to one, whose disposition and transparent sincerity endeared him to thousands.Had he sought to compromise or act the role of an opportunist, life would undoubtedly have been easier for him.He refused to be influenced by any thought or suggestion of what might be to his pecuniary advantage.He obeyed the dictates of his conscience.Throughout his public career he spoke and wrote advocating necessary reforms, a number of which are now part of the legislation of the Dominion.The keepers of the gates of Paradise will swing open its doors wide to admit one who, during his valuable and useful life gave so generously and constructively of his talents and energies.He inspired those associated with him to continue along the road of high endeavor, in order that the goal may be reached of Humanity's happiness.His life will be a genuine and inspiring example to his colleagues in the House who mourn his loss and the members of his party, and all who are interested in giving abundantly of their time, experience, and knowledge to promote the causes and movements that seek to make this world one, in which it will be truly a privilege to live.When one, who politically was the leader of a small but aggressively articulate group in the nation's principal legislative chamber can bring forth from the kindly heart of the Prime Minister, so touching a tribute, it demonstrates that he is certainly fit company for the community of angels and entitled to a conspicuous place in the gallery of those who, because of their lives and deeds merit the gratitude of their fellow-citizens and the generations to come.You have gone from us dear and kind-hearted James Woodsworth but your memory and efforts, on behalf of those for whom you fought so valiantly and served so sincerely, will be a beacon light for others who, in their day and turn will give as you did________ to make possible the living of that life and rendering of that service of which the Master from Nazareth is the supreme example.BERNARD ROSE.From Our Readers Editor, Labour World, Montreal, P.Q.CONCURS IN VIEWS OF Mr TRUDEL .Moulders’ Union a fine association Sir: I read the letter in one of your recent issues signed .1.B.Trudel with much interest.Mr.Trudel voices the views of thousands of workers in the city who are satisfied with the conditions of employment existing in establishments, the owners or managers of which treat their employees fairly and are ready at any time, to meet representatives of the organization to which they belong.I am sure that it must be very nice for the employer to which he referred to receive such commendation as he gave it.The employers lose nothing and gain a great deal by entering into agreements with their employees through the union of the workers’ choice.Where an agreement is entered into between one or more firms, fixing wages, working hours and conditions, and containing provisions for adjusting complaints, it gives the workers peace of mind-during the term of the agreement, and assures the employer that there will be no work stoppage for the duration of the agreement.I agree with your correspondent that if other employers in the foundry or other industries, would follow the example of the Robt.Mitchell Co.Limited, there will be little, if any, industrial discontent.The whole purpose of a collective agreement is to place employers in an industry on the same level in the matter if wage payments apd working conditions.No firm engaged in warwork should refuse to enter a collective agreement with its employees through the union.More than one employer who was opposed to unions, has found after dealing with them that, where they are managed by such experienced labour leaders as Mr.Menary and those who are business agents of the different unions, it pays to deal with them.I am sure that the average employer would like to be praised for his treatment of his employees.This praise can be earned and will, I know, be gladly given by satisfied employees in cases where the employer pays the union rate and recognizes the representative of the union.The Labor World is entitled to the thanks of the organized workers in the foundry industry for giving the prominence it did to Mr.Trudel’s letter.f am told that the Foundry Workers’ Union in this Province is becoming very strong.The stronger the union becomes, the more effectively can it protect the interests of the worker.I know something of the conditions in the foundry industry in Three Rivers.This busy city has a union of foundry workers that is close to the 1,000 mark.Because of the union, the workers are paid well and have become better workers.r would urge the leaders of the Foundry Workers’ Union in this Province to organize every foundry in Quebec so that the wages will be uniform.There is no reason for a moulder, coremaker, foundry worker or helper, being paid less because he is employed at Shawinigan Falls, Joliette or any other town or place in the Province, where a foundry is located that he would be paid in Montreal or Three Rivers.I would like to see the moulders follow the example of the lithographers, and organize a provincial or inter-provincial conference to discuss conditions in one or.more provinces and maintain a central office as well as employ counsel and experts.If the employers find it to their advantage to have local or prov- A' CLEAR YOUR LINEFOR THE NEXT CÀÜ A < Jiff Clear telephone lines for ALL-OUT PRODUCTION \ our telephone is part of a vast interlocking system now carrying un abnormal wartime load.Don’t let needless delays hold up messages on which production efficiency may depend.1- HE SU1Œ you have the right number.consult the directory.2.SPEAK distinctly, directly i„to the mouthpiece.3‘ bellrilgf ^en the 4.USE OFF-PEAK hours for Long J ‘stance calls: before 9.30 a.nu t- p.m., 5-7 pan., after 9 p.m.toot > important.I calls, they are ft rfe/eve \ \ ScAvcce Gevi tty U/ütys &> M/oids Labor Relations, Old Style Conversation at the table turned to the subject of industrial disputes.The talkers were agreed that one of the faults in modern industrialism was that an employer in a large plant no longer had the intimate knowledge of this workers that the employers possessed in the days of smaller towns and smaller industries."When my grandfather was running our foundry back in the 80's," said one, "he knew every man in the plant, and everything about him.He settled his labor problems as they arose and felt himself perfectly competent to handle them without outside advice or assistance."One such problem came up when he discovered that his blacksmith was regularly stealing material from the plant.The man was building a chicken house and each day, as he found time, he would make a few parts and throw them over the fence.Then in the evening he would bring a wheelbarrow and take them home."The blacksmith was a good workman, but my grandfather couldn't overlook such flagrant dishonesty.The town constable was informed, and, waiting in ambush beside the pile of iron, was able to catch the culprit redhanded."Next morning, after a night spent in the cells, the blacksmith appeared in the police court.My grandfather was also there.The charge was read.'Go on, plead guilty,' said by grandfatrer, nudging the prisoner."The poor man pleaded guilty, and was fined two dollars.My grandfaiher took two dollars from his pocket, paid the fine and walked out of the court with the blacksmith."They drove back to the plant in my grandfather's buggy, not a word being said until they arrived.Then my grandfather said : 'Now get back to work and let this be a lesson to you.If I ever catch you doing anything like that again, you'll have to pay your own fine.' " — The Monitor.incial branches of their association and employ stalls for these branches, surely the worker will lose nothing by following their example.The labour movement in this city and province, must do everything it can to organize not 10 or 15r/r of those who get a living by their labour, but 100'v.1 know, that in this direction, the Labor World is doing its share and should get the generous support of every labour union throughout the Province.Arthur DESJARDINS.Electrifying—An oral examination was in progress.The professor picked upon a dumb-looking character for his first Questions.“Who signed the Magna Charta?” No answer.“Who was Bonny Prince Charlie?” No answer.“Where were you on Monday?” “Drinking a beer with a friend of mine.” “How do you expect to pass this course if you drink beer when you “I don’t, sir.I only came in to fix should be in class?” the electric heater.” 88197^ SAMEDI, 18 AVRIL 1942 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 18, 1942 PAGE 7 PALACE ?° MICHELE MORGAN PAUL HENRE1D in “JOAN OF PARIS” EXTRA ! A Disney Cartoon SYMPHONY HOUR ?Q CAPITOL BETTY GRABLE VICTOR MATURE JACK OAKIE in “Song of the Islands” Added Feature “Kid Glove Killer” PRINCESS Theatre FRANK MORGAN in “The Vanishing Virginian” with KATHRYN GRAYSON JOE SMITH, American starring ROBERT YOUNG LOEW’S THEATRE ANN SHERIDAN ROBERT CUMMINGS BETTY FIELD in “KINGS ROW” with CHARLES COBURN 1 NOW IS THE TIME TO GET A GOVERNMENT JOB as Clerk, Postman, Customs Clerk, Steno., etc.Six Dominion-wide exams held since war began.Free Booklet.M.C.C.Schools Ltd., Toronto 10.Oldest in Canada.No agents.MONARCH! GAS RANGES Made by Canadians lor Canadian Homes Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS fEdifice du Théâtre St-Denis) Spécialités : Bouquets de Noces, Tributs floraux Escompte de 10% hui lecteurs du "Monde Ouvrier" Mine J.-Z.PILON.Rés.HA.7001 St.Jerome Foundry Workers Organize K.V.Menary ami Humbert Riva Mr.Menary Addressed Meeting.— New Ko- ; practically 75'.; cal — Contains .Majority of employees Foundry Workers — Moulders I.reals to I$e Organized in Juliette and Sorel.I’KOVI\( IAI, COl Mil.TO BE FORM 101) < The campaign initiated several months ago by Mr.R.Y.Menary, Organizer and General Representative of the International Mould-rs and Foundry Workers’ Union of North America, to increase the membership of the organization ly the forming of local unions in •very centre where foundries are located, is meeting with considerable success.On Sunday last, an enthusiastic meeting of foundry workers em-îloyed in St.Jerome was held at : Intel Plouffe.Mr.Menary who .vas accompanied by several officers of the Montreal local cx-lained the purpose of the Organ-ration.He was followed by Mr.Tumbert Riva, Treasurer of the Montreal union, who strongly rged his fellow-workers to join lie organization, since it would e t!u> means of giving them the protection that they could not therwise obtain.He pointed out that the Moulders' was one of the iklest and strongest unions on the North American continent, that ; had very substantially increased he wage rates of foundry workers in Montreal and other centres."There is no reason' said Mr.cliva," for the moulders and foundry workers in St.Jerome, lull, Shawinigan Falls and other places where foundries are touted, getting lower wages than hose paid to foundry workers in Montreal and Three Rivers.Mr.Riva’s address was enthusiastically applauded.announced that of the foundry in St.Jerome were present at the meeting and signed membership cards.The following officers were elected: President: Léon Beauchamps; Vice-Pres.: J.Charbonneau.Recording Secretary R.Morin; financial Secretary: Emile Plouffe; Corresponding Sec.: Ulric Clavette; Treasurer A.Crdpeau.It was decided to elect the Executive Committee at the next meeting.A delegation of officers from the Paper and Pulp Makers' Unions were present and congratulated the foundry workers on the good sense they showed in joining the army of organized labour.They promised the officers and members of the new union such cooperation as they could give.The officers of the new local will be installed by General Representative Menary when the charter for the new local is received.Mr.Menary announced that locals will also be formed at Sorel and Joliette.When the foundry workers in these two centres are organized, steps will be taken to form a Provincial Council of foundry workers in order to more effectively protect the interests of the workers in this industry.An effort will also be made to form an Inter-provincial Council of foundry workers which will subsequently be embraced in a National Council similar to the one that has functioned in the United States in the stove-mount-ng industry for more than fifty years.Mr.Menary has received the congratulations of his colleagues in the labor movement, upon the irccess attending his efforts to organize the workers in the foundry industry.Glaring Delays In Contracting for War work Donald Nelson send on April 4: We are encouraging shortages of fabricating and processing facilities; we don’t have time to build new factories; the process of converting factories from civilian to war work must go faster.This is the statement of America’s production chief.Yet reports from Federation unions show that hundreds of plants able lo do war work anil eager to convert arc still standing idle or workers walking the streets, because they eun-llere are a few typical examples: ustry has been cut to (iU,; of its civilian product-lmve been desperately trying to get war eon-• idle capacity.They are eager to help in war work.Their stamping and assembly facilities and foundries are admirably fitted to make the simpler items needed by the Army and Navy, such as field stoves, bomb carriers for airplanes, ammunition boxes, and scores of other things.Yet in the last month a contract for field stoves was awarded to an automobile company which already had hundreds of millions of dollars of war work books; stove companies were not even permitted P bid.A COOPERATION AT CROSLEY “Mister, we did :lid a good one." our job and we NOi'ier.or \ eei.w miniii( i: \TION lllli NOT I CM is hereby given Unit Effie Eupliemin Slmninni Mnneite, nurse, ,.f till* City unit Oistriet .1‘ Montrent.Province of Ouehec, will iipply to the i'.'irlintnent of Cniuuln, :it its present or next session for P.ilt of Ilivorce from iier husiutml, .Tolin Pruneis M.> nette, snlesnuin, of the City ntul Oistriet of Montre,-il, Provinee of tiueber.on tin' irrnuml of aitiillory UATEO «I Montretil, Province of Quel icc, Ibis Chill fitly of Mur li.AO.Ill 12.MEUOT.EU & MEUfiT.EH.Attorneys for Applicant.Suite Rna.Tramways Building, Montreal.This is the slogan that is inspiring members of Local B-1061, international Brotherhoood of Electrical Workers, AFL, to surpass production quotas of anti-txis weapons in the Crosley Corporation plant at Cincinnati.To insure success of the War Production Drive in this plant, formerly devoted to the production of bantam cars, radios, refrigerators, and washing nia-hines, the union and management, as requested by Donald M.Nelson.Chairman of the War Production Board, have joined in vetting up a labor-management ommittee which, in the words of Vice President and General Manager R.C.Cosgrove, "is keeping management and labor at Crosley working hand in hand, and shoulder to shoulder in the common cause of mass war production for victory.” The joint committee has broken down the Crosley production drive into three divisions main committee, executive commutes, and seven subcommittees.The main committee is composed of twelve management representatives and twelve unionists headed by pharles Menke, acting president of the local.Thi committee meets monthly and acts in an advisory capacity.The executive committee is composed of three management representatives and three unionists.This committee meets weekly and acts as a steering committee.The seven subcommittees each are composed m one management representative and one labor representative.These committees are concerned with promotion and publicity, performance, quality, training and upgrading, plant, efficiency, safety, and suggestions.YOU MAKE ’EM WE BUST ’EM They just can’t keep records at the nation’s defense plants.The production soldiers, fighting on the assembly line for liberty, are working faster and harder than ever before.An all-welded tank was built in 17 days at the Fisher Body Division of General Motors.Workers at the Jones & Laugli-1 in Steel Corp.last month broke ill previous company monthly records for the production of coke, pig iron, steel ingots and finished steel products.The production marks which fell were set no longer than a few months ago, a company spokesman said.Men in these mills have adopted a slogan of "Let's go for new records to help win the war.” A sign at an Eastern port reads "Built Pier in J5 days we doing our part to keep 'em sailing", and it's signed by every man of the George Rogers Construction Co., contractors for the pier construction.The new record if 23 days faster than the previous record for an operation of this type.The president of the comp any said that "At mass meetings of the various shifts working o.i tile job the men themselves have provided the driving force requ'r-ed to maintain the record-breaking schedule.I feel that ih'« jo is typical of the results which are being increasingly obtain e d throughout the country through close teamwork between management and men.” Driving 12,720 rivets in less than 0 hours won the world's championship for Charles “Finner" Schock, member of Local 31.P on-workers Department of the Maryland Drydock, of which "Finner" is the newly elected shop steward.And "Finner" is now out after a new world record.America's war workers seem to think records are only make to be broken.partly idle, their not get contracts.The stove inti ion.stove plants tractx to fill tliei a wan It a billion I 0 an elect rival liars of war I the simple type of work complex work were over- on its large contract for bomb carriers was manufacturer overcrowded with half contracts.Stove companies were dcniei they can do; companies able to do crowded, delivery delayed.Our unions report many other eases where companies able to deliver immediately have been denied contracts while the work was given to large companies, already overcrowded, who could not deliver until a date months later.Labor Demands Iat médiate I sc oj Idle I'lool (’upiwihf W’e publish these facts hecause we want to see America win this war ; hecause we see plant capacity, desperately needed, standing idle while war work is delayed; hecause we want our hoys at the front and other United Nations armies supplied with fighting equipment before it is too late.The following are typical letters from companies able and eager to do war work, who have been denied war contracts; "The above bids were lost (listing .12 bids,.Hundreds of items have been thoroughly analyzed during the past year (work w company was well able to do but could not secure).' ' Thi: wants to direct all its facilities to war work, but cannot get enough war contracts.Another company writes: the following bids (listing several).W’e have 10 \Y( the company We have lost power presses hould fit in sonie-the war.’’ This is and other sheet metal working machinery, where in defense work.We want to help win another typical ease where capacity stands idle.The Federation has letters from one international union citing more than 20 companies well fitted to do war work hut unable to get contracts.Another international cites 19 cases where sorely capacity and machinery is idle hut war work cannot he secured.A steady stream of requests for war work is reaching tis from local unions whose members are idle hecause their employers have tried without success to get war contracts.All these plants can he used and arc desperately needed in the war production program.The Federation calls upon the responsible government agencies to see that this capacity is put into production at once.¦’VoAj):-'.-,,'.WM'rU ¦ . PAGE 8 SAMEDI, 18 AVRIL 1942 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 18, 1942 Anti-Labor Campaign Foiled Recent weeks have seen one ol’ tlie most vicious anti-labor campaigns on record, attempting to pass Federal laws to curb unions and destroy work standards.This campaign was presented to tin1 American public under the false banner of increasing war production.It has not yet succeeded.Labor is determined that such a drive shall never succeed in this country.That it Inis any chance of success results from public ignorance of the true facts, a situation for which the faulty reporting job done by the national press can he held responsible.The proposed legislation will not increase production.It will only break down the hard won standards achieved by long and untiring efforts on the part of union labor, standards which beiu efit both organized and unorganized workers.This framework of standards must be preserved as a basis for the post-war world we arc fighting to establish, a world of “freedom from want." In today’s war work these standards are actually speeding production Furls Brought to Light.The attack has been especially directed toward the 40-hour week and strikes in war industries.It has brought out the true facts.1.The public did not know that workers in war industries are actually working 50.55, 00 and even 70 hours a week.2.In war industries, while workers earned on an average from S to 1 1 more than normal straight-time pay in January as a result of overtime payments, 1011 profits of companies (laying overtime were two to seven times a normal profit of T'; on net worth.Only two out of 050 employers questioned by the Labor Department stated that overtime pay hindered complete plant operation.-I.At today’s high prices, it costs an average of $45 a week to provide a “health and decency" standard of living for a family of five.Workers’ average weekly wage has reached this figure only in industries where overtime is worked, — industries well able to pay an adequate wage.5.Doth England and Germany pay overtime rates for time worked above the standard pre-war work week, although in Germany workers are forced to return to the Government extra payment for any time under (id hours a week.Even there, however, the pre-war standard is nominally maintained.(i.Payment for overtime, as arranged in the West Coast shipyard agreement speeds war production.Since overtime rates are paid for the (ith continuous day of operation workers are careful not to be absent during the first five days.This prevents absences which have delayed work elsewhere.In England and Germany, when excessively long hours were tried, the problem of “absenteeism" became very serious.7.Payment of double time for the 7th continuous day of work, as provided in the West Coast agreement, penalizes the inefficiency of excessive hours.I nder present mass production methods, hours worked over -IS often result in an increase in fatigue and strain producing faulty work, accidents, illness, and absences, and reducing the long-term efficiency and capacity of the workers.^ s.Historically, overtime rates first contributed to American progress by encouraging the movement to shorten hours (1S90 to 1980); then by spreading the work during repression (1980 to 1940) ; today by speeding production, as noted above.9.Any additional cost to the government for the payment of these rates may he recouped by increasing taxes on incomes above an adequate living standard.Sir iters : Strikes in war industries arc now virtually non-ex- istent.Even last year, at their height, when newspapers spread them over front pages, they amounted to less than 1% uf time-worked on war production.Now time lost by strike amounts to one day for every 80 years worked.With such a record of voluntary cooperation, anti-strike legislation could serve no useful purpose.It would only foster a justly felt bitterness and discontent among the workers whose every effort goes to speed war work.To be truly won, this war must he fought from a solid basis of free institutions; otherwise, we have lost before we start to fight.Union Workers ETreat Production Records.West Coast shipbuilding unions continue Labor's record of outstanding production.Federation members in Seattle shipyards are steadily turning out ships anywhere from It) days to (i weeks ahead of schedule, even though shortages of material have retarded production.In Portland, under the West Coast union agreements.8 out of I shipyards received “E" pennants from the Navy for efficiency.In union shipyards.San Francisco Day Area, a partial list shows 87 ships constructed ahead of schedule over the past year, with all yards beating the programs laid out for them.One union yard gives the following record: A ship scheduled for delivery 2 days before Pearl Harbor was completed in 72 days from launching of the hull to delivery of the finished ship; this was 89 days ahead of schedule.On each ship that followed, union shipbuilders beat previous records until by the end of March this same yard was turning out the same type of ship in 80 days, 100 days ahead of schedule.WPR Director Nelson stated a few days ago that in ' ¦ production February schedules, set to meet the President’s goals, were exceeded, and the March program was met.In tanks, we are ahead of schedule, and with merchant shipping production rising rapidly this year's goals will probably be achieved.None of this could have been accomplished without the active cooperation of organized labor.Of Skilled Craftsmen and Steel Ships FftOM OUR READERS Labor Management Editor, The Labor World, Committees Set up Sleek steel skips, needed so badly toy fighting America, are not the only vital war product of Seattle's clanging shipyards.Those great expanding yards are beginning to "produce" new generations of skilled, confident workers whose training is as important to the nation’s war effort as the ships they build.There are no losers in the idea known officially as the Training Within-Industry program, according to the workers and management of the Seattle shipyards.New trainees receive high wages, they are union members, and production and efficiency are stepped up.Former standards of craft training took long years of apprenticeship.But they had to be abandoned.The nation is at war.In present day shipbuilding new men do not need to know all angles of their trade, but they must be able to do things expertly and quickly.In the Seattle area almost 000 men in 50 plants have qualified as job instructors.Trainees carry special cards from different unions.They are paid 07c an hour, or 10c more than helpers.Paychecks of trainees run between $180 and $200 monthly; helpers average $175.And the trainees are shooting for the $275 to $280 checks journeymen can earn for a full four week month.Fied Kruse, secretary of the Seattle Metal Trades Council, said: "To my knowledge this is the most complete and unique training program ever worked out by labor and management.Representatives of w e 1 d e r s, electrical workers, steamfitters, machinists, sheet-metal workers, and boilermakers, and key executives of the Seattle-Tacoma Shipbuilding Corp.and Association of Shipbuilders are enthusiasts of the program: Trainees are not only learning, they are doing useful production work.too.Approximately 11,000 men are working in the Seattle shipyards, but the number is fast growing to an expected 30,000.Twenty-thousand workers to come must handle welders’ torches, machinists’ wrenches, pipefitters’ dies and other basic tools.Men have to be trained quickly.Men selected for trainees under this program are mostly former helpers who have shown special aptitude for their work.On the ! average they are 27 years old and j married.The number of trainees in the various crafts are set up jointly by the unions and the employers.To safeguard older craftsmen, trainees are not permitted to replace journeymen during any reduction in the force.’’It was absolutely necessary to do something about training men.This is proving a splendid answer”, Associated Shipbuilders announced.“Craft training today must be different from conditions during the last war.In those years we used to think that a mechanic had to know all the angles of his job before he could work.That took years.’’We’re building ships diffently today.We do more specialized work in fabrication parts of the first and assembling them afterwards.Trainees can learn to do a few specialized jobs.In a way its an application of the mass-production assembly line to modern steel ship construction." Montreal.Friend : I note Bernard Rose’s “Prime Minister's Views On Industrial Relations, Excerpts from 'Industry and Humanity’ ” by Mix King.When the peoples of the earth become familiar with the inherent requirements of equal freedom between mentally responsible adults, they will be well on the road to eliminating the fears which arise from the practice of unequal freedom between normal adults.Also they will be ready to begin determining industrial policy from the viewpoint of true beneficial human development rather than that of mere mechanical efficiency.Equal freedom involves the economic balance of all non-gift transfer of the services of normal adults taking place on the hour-for-hour exchange of services basis.Then, by mutual agreement, the individuals will be able to adjust their working hours per year to fit their requirements of services from others.Equal freedom would result in industrial enterprises becoming truly democratic, owned and operated by their own working staffs.Sincerely.VAUGHN BACHMAN BROKAW.“Labor for Victory” “Labor for Victory”, a new nation-wide radio program through which the CIO and the AFL propose to tell how the man in overalls is helping America win the war, will go on the air for the first time April 18, according to a joint announcement by AFL President William Green and CIO President Philip Murray.' The program will be broadcast every Saturday night from 10:15 to 10:30 EDT over the NBC's Red Network.This is the first time either labor organization has had the opportunity of presenting its case to the public over a regular radio program.The unions, cooperating closely on these programs, will each have its on program, alternating from one Saturday to the next.Murray declared that "the CIO will use this opportunity.for the major purpose of promoting the war effort” bringing labor's all-out war production activities before the public.“We are most happy to cooperate with the AFL.and most assuredly will not allow any narrow or partisan considerations to interfere with this presentation of America labor’s united and joint efforts for victory," Murray said.Green declared that labor wants "to tell the people of America what the workers of America are doing in the victory production program to speed America’s triumph.“Just as the AFL is cooperating with the CIO on the industrial front to promote all-out war production, regardless of other considerations, so we are working hand-in-hand with the CIO on this radio program to spread the true story about labor’s participation in the nation's war effort.” NBC is contributing the radio time to both labor organizations as a public service.High.Salaries of Corporation Officials.The Counsel l'or I he House of Representatives Naval Affairs Investigating Committee makes the following statement: “While the salaries of officials increased tremendously during the first year of the defense program, incomplete figures for 1941 indicate that there will be a much greater increase as the program progresses.’ Cost of Living.Cost of living increased 0.6% between January and February and was at that time 11.7% above February of last year, 14.2% above the pre-war level (August 1989).Wholesale prices and retail food prices have continued to advance so that March living costs will probably show a further increase.— A.F.of L.Labor's Monthly Survey.in Britain Joint production committees have started working throughout Britain this month.By agreeing to the set up of these committees with equal representation of management and labor, the employers recognized that the unions’ task of securing maximum output from every man and machine is one in which the workers have an equal interest and can play a vital part.The object of the committees is defined as "the regular exchange of views between managements and workers on matters relating to the improvement of production, to increase efficiency for this purpose and make recommendations thereon.According to Jack Tanner, president of the Amalgamated Engineering Union, (machinists are called engineers in Britain): "We in Britain learned many bitter lessons during the last two and a half years.We know now that the gearing of giant industries to meet the demands of total war is a long, difficult business.We know it is not enough to possess vast resources of men, machines and raw material."These sources have to be mobilized.They must form an organization of the most efficient kind, but success can never be fully achieved unless there is also understanding and initiative at all stages of production."The man actually working on the job often sees errors in production which become apparent only when a process is being carried out.He can devise improvements as a result of his experience."The joint production committees will solve problems as they arise if there is a full desire on the part of management to take the men into their confidence and the full facts arc placed before the workers elected to the committees”.He pointed out that these committees are essential to the all-out victory effort going on to discuss the fact that many unionists are showing employers how manpower can be economized."Our men taught hundreds of thousands of unskilled workers the elements of their jobs.We have collaborated in the breaking down processes so that work formerly in the province of skilled men is now carried out by means of a series of unskilled operations." The one object, Taner stressed is to press forward the production of arms "to enable ourselves and our allies to crush Fascism." Ten members of each from la-borland management compose the committees in all Royal Ordnance Plants.Meetings between the workers and their bosses are held every two,weeks.Buy A Bomber The St.Paul Trades and Labor Assembly is sponsoring a "Buy a Bomber" meeting, the first one of its kind sponsored by a labor organization to be held in the Municipal Auditorium.St.Paul, Minnesota on April 29.The speakers will include Paul V.McNutt, Federal Security Administrator; Eugene Carey, a White House Secretary; Eli Oliver, Chief, Labor Relations Branch War Production Board; and Frank Fenton, Director of Organization, AFL.Several movie stars will also appear.By April 10, 23,000 tickets at $1 each had been sold.The Assembly’s goal is 100,000 tickets.The War Production Board is assisting in arrangements, and WPB representatives will broadcast several programs in the St.Paul area in connection with the meeting.4
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