Le monde ouvrier = The labor world, 1 septembre 1942, samedi 19 septembre 1942
ïc ill im fl ?(Dmnirr 28e Année SAMEDI, 19 SEPTEMBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 19, 1942 28th Year No.38 Après plus de deux ans, le bébé des syndicats perce sa première dent.Enfin, le Conseil supérieur du Travail, fondé par le gouver-sfr nement Godbout en 1940, à la demande expresse des Syndicats catholiques qui en c?nt fait un des principaux articles de leur programme dans la poursuite de domination de la classe •^ouvrière de notre province, s'est réuni cette semaine à Québec, après deux ans d'atermoiements.La réunion était sous la présidence de Thon.Edgar Rochette, ministre du Travail.A peu près tous les membres du Conseil étaient présents.L'ordre du jour de la réunion n'était pas particulièrement chargé.Il y avait à élire la Commission permanente du Conseil, qui doit être formée de deux représentants du groupe ouvrier, de deux représentants du groupe patronal et de deux représentants du groupe des économistes et des sociologues, soit six membres.’ Au début de la séance, Thon.M.Rochette a donné aux membres toutes les directives nécessaires.Après avoir esquissé les aspects actuels du problème du travail, le ministre a fait connaître le but, les fonctions et les attributions de cet organisme.La constitution d'organe3 tripanites permanents composés de représentants des pouvoirs public, des travailleurs et des employeurs, dit M.Rochette, est une des méthodes les plus efficaces de collaboration, parce qu'elle permet une confrontation constant des informations, conceptions et opinions des parties intéressées et parce qu'en raison même de la continuité des travaux elle se prête dans les meilleures conditions à l'examen des problèmes complexes que posent l'élaboration et Tapplication de la législation sociale.Ces organismes réunissent, à côté des représentants des employeurs et des travailleurs, des fonctionnaires et des techniciens.Ils ont généralement une fonction consultative ; cependant, on leur confère parfois un pouvoir délibératif, notamment lorsqu'il s'agit de prendre une décision sur certaines modalités d'application de la législation.Dès sa création, le Conseil supérieur du Travail devient l'un des principaux organes de collaboration des groupements professionnels avec le législateur.On peut dire que, notamment en France, où il existait depuis janvier 1891, et en Belgique, toutes les réformes de la législation du travail ont été étudiées par lui, saisi qu'il était de tous les grands problèmes que soûle voient les rapports entre employeurs et travailleurs, problèmes que l'évolution technique, économique et sociale multipliaient et aggravaient sans cesse.Dès qu'une question est soumise au Conseil supérieur du Travail, continue Thon.M.Rochette, il procède à son étude ; .il examine les conditions dans lesquelles elle se présente et ls solutions qu'elle réclame.Grâce à sa composition, il est près de la réalité que les mesures projetées, législatives et réglementaires, doivent régir ; il élabore un projet viable que les pouvoirs publics pourront sanctionner, sûrs d'y trouver les dispositions qui satisferont les exigences de la vie réelle, sûrs aussi de voir ces dispositions plus facilement admises par les milieux intéressés, car c'est à ces milieux, précisément, qu'appartiennent ceux qui les ont élaborées.C'est donc dire que la collaboration de représentants des travailleurs et des employeurs pour la préparation et Tapplication de la législation sociale est utile et même indispensable, non seulement parce qu'ils sont directement intéressés, mais parce qu'ils peuvent apporter au Parlement, au gouvernement et aux administrations publiques des renseignements et des avis dont la valeur technique et pratique est incontestable, et qu'il importe de prendre en considération pour le succès de l'oeuvre législative.L'hon.M.Rochette dit que l'institution d’une commission permanente parachève l'organisation du Conseil supérieur du Travail.A la demande du ministre du Travail, elle étudie les condtions du travail, les conditions des travailleurs, les rapports entre patrons et ouvriers.Elle prend connaissance des documents et statistiques qui doivent servir de base à ses travaux ; elle peut demander des compléments d'enquête et entendre toutes les personnalités susceptibles de l'éclairer.Elle peut être appelée à donner son avis sur les causes et les circonstances d'une grève.Les comptes rendus de la commission permanente sont envoyés à chaque membre du Conseil, au moins quinze jours avant l'ouverture de la session, où ils seront discutés.Le ministre du Travail peut convoquer le Conseil en session extraordinaire à toute époque de Tannée.L'ordre du jour de la session est réglé par lui et communiqué aux membres du Conseil, quinze jours avant la session.Pour les questions qu'elle doit soumettre au Conseil, la commission permanente désigne un rapporteur ; à la demande M.Tom Moore a quitté l’hôpital Nous sommes heureux d'annoncer que M.Tom Moore, président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, qui était dans un hôpital de Montréal depuis le 7 mai dernier, est retourné dans sa famille à Ottawa, mais les médecins lui ont conseillé de ne pas reprendre son travail avant quelques jours et de ne pas trop recevoir de visiteurs.Au Conseil des Métiers Le Conseil des Métiers et du Travail a tenu, jeudi soir, une intéressante réunion sous la présidence de M.Paul Fournier, assisté des vice-présidents J.-M.Shannon et Onésime Renaud.Le rapport de l’exécutif, contenant cinq clauses, recommandait l’adoption de questions importantes ayant trait à la loi sélective et autres, dont le Travail Organisé a beaucoup à se plaindre.Au chaptire des correspondance» le secrétaire J.-E.Gariépy donna lecture de plusieurs correspondances, entre autres, celles du secrétaire général du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, M.J.-A.D’Aoust, et de J.-W.Longer, président du Comité d’organisation, qui offrit de nouveau sa démission pour des raisons plausibles.Une discussion assez animée s'engagea entre les délégués.M.Larose, délégué des charpentiers-menuisiers, regrette beaucoup l’attitude du délégué Lenger.Il le prie donc de revenir sur sa décision.Le délégué J.-W.Lenger se dit déterminé a maintenir sa démission, laquelle par un vote démissionaire fut acceptée.Un ouvrier en retard considéré comme un saboteur Les ouvriers de Sorel se réunissent spontanément En dépit des efforts concertés des politiciens et de la police les travailleurs s’assemblent spontanément Jeudi dernier, les travailleurs de Sorel ont démontré, en dépit des efforts des politiciens sous la coupe des patrons qui ont donné des ordres à la police d'empêcher la tenue d'une assemblée dans le parc public, qu'ils étaient déterminés à entendre les dirigeants du mouvement ouvrier leur donner les moyens de sortir de leur esclavage économique imposé par des patrons réactionnaires de Sorel.Après qu'on leur eût défendu l'accès du parc public, les dirigeants du mouvement trade-unioniste international se réfugièrent dans une cave où le Conseil des métiers de la métallurgie a établi ses quartiers généraux, parce que c'était lu seule place qu'ils avaient pu louer dans la ville de Sorel, une puissante pression ayant été faite sur les propriétaires de salles pour les empêcher de louer leurs salles aux organisateurs du mouvement trade-unioniste international.C'est de là qu'ils adressèrent la parole aux travailleurs, après y avoir fait installer de puisants haut-parleurs.En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, quelque dix mille travailleurs se réunirent autour de la bâtisse et dans les rues environnantes, pour écouter le message des organisateurs de l'assemblée.Des discours furent prononcés par les confrères Paul Fournier, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, Elphège Beaudoin, président de la Fédération provinciale du Travail de Québec, et Adrien Villeneuve, organisateur du Conseil des métiers de la métallurgie.Les auditeurs manifestèrent bruyamment leur enthousiasme chaque fois que les orateurs faisaient allusion à leur esclavage économique sous la férule des intérêts financiers et industriels qui ont la main haute dans la ville de Sorel, et qu'ils leur indiquaient les moyens de se libérer de leurs chaînes, soit : en joignant les rangs des unions ouvrières internationales sous la bannière de la Fédération Américaine du Travail.Le président de la Fédération provinciale du Travail de Québec, Elphège Beaudoin, fut spécialement violent dans ses remarques sur la structure de la direction politique de Sorel qui permet aux politiciens, agissant probablement sous les ordres de certains employeurs à tendances fascistes, de refuser aux citoyens et aux ouvriers de cette ville le droit de se servir de leur propre parc public pour y tenir une assemblée.M.Beaudoin demanda aux travailleurs s'il n'était pas grand temps pour eux de reconnaître qu'ils n'obtiendraient jamais rien qui vaille des deux vieux partis traditionnels et s'ils devaient encore espérer obtenir justice lorsqu'ils demandent leur juste part des profits de leur labeur.Il demanda instamment aux ouvriers de réfléchir s'il ne serait pas temps pour eux d'appuyer leur propre parti, qui ne serait pas lié par ses promesses aux gros intérêts financiers et industriels.Paul Fournier, du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, donna aux travailleurs des exemples concrets de ce qui a été accompli dans d'autres centres industriels de la province de Québec par les unions affiliées à la Fédération Américaine du Travail, qui ont obtenu pour des milliers d'ouvriers de meilleurs conditions de travail et des salaires leur j i j __.« , .i ll i., , , CH 1 L WU U U Ulo iUlO, llUllo oUlllIIlCo de la delegation ouvrière et patronale, elle doit en designer conduits au poste de police comme (Suite à la quatrième -page) D’nprès des dépêches de Berne, Suisse’, les travailleur allemands qui arrivent trois fois en retard à l’ouvrage sont conduits au poste de police comme saboteurs, selon un éditorial paru dans le ‘Deutscher permettant de faire face à la hausse croissante du coût de Allgemeine Zeitung”, pour demander la vie.aux citoyens de ne pas manger trop par l'intérêt qu'ils ont montré et l'enthousiasme qu'ils ont manifesté, il est apparent pour l'observateur le moins averti et impartial que les travailleurs de Sorel en ont assez de leur sujétion économique et politique à la dictature de certains intérêts puissants qui dictent leur ligne de conduite, leur disant s'ils doivent ou ne doivent pas demeurer dans telle ou telle maison et leur niant même l'usage d'un parc public qui, somme toute, est la propriété de tous les citoyens et non de quelques politiciens.La demande d'un réel parti ouvrier croît de jour en jour, ainsi que la croyance dans l'esprit des travailleurs que c'est le seul chemin qu'ils doivent suivre s'ils veulent obtenir pour eux et leur famille un niveau de vie décent et briser les chaînes de.la dictature de certains capitalistes à la tournure d'esprit snboteurs.” fasciste.vite.Répondant à cet éditorial, un citoyen (existe-t-il encore un seul citoyen libre de parler en Allemagne) demanda : “Comment pour- rions-nous \manger lentement ?Nous quittons le travail à midi et il nous faut au moins dix minutes pour nous rendre au magasin.Là nous faisons la queue pendant 30 minutes avant d’être servis.et il nous reste juste dix minutes pour manger notre maigre repas.Si nous sommes en retard trois fois, nous sommes PAGE 2 SAMEDI, 19 SEPTEMBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 19, 1942 L’unité ouvrière est indispensable pour obtenir ie succès Nous revenons à la charge et c'est le grand besoin qui nous fait agir ainsi sur la question de l'unité ouvrière consi dérée comme étant la chose la plus indispensable pour obtenir le succès, que nous prévoyons par l'organisation.Sans cette unité réelle et concertée les ouvriers, quelle que soit la catégorie à loquelle ils appartiennent, se trouvent parfois dans un dilemme pour revendiquer leurs droits, eux qui possè dent la force économique et ne savent point s'en servir.C'est vraiment regrettable de constater qu'il y ait si peu de compréhension afin de faire un choix judicieux d'une seule et unique union, leur garantissant une entière protection dans leurs réclamations justes et raisonnables auprès du patronat.Les employeurs sont toujours là aux aguets, attendant le moment propice, sachant à l'avance que les ouvriers d'une même industrie sont divisés, pour frapper le coup qui rendra la désunion facile et par la suite en retirer tous les bénéfices.Malheureusement, nous le disons à contre-coeur, cette désunion existe dans les rangs des unions ouvrières.Les membres se laissent aller à une inconséquence illogique par leurs divergences d'opinions émises un peu trop souvent, tandis que le contraire devrait se produire quand il s'agit d'une question générale intéressant tous les gens du métier.Par conséquent, ils devraient montrer un front uni pour résoudre cette question parfois d'une importance capitale.On est surpris ensuite que l'entente fasse défaut et qu'après cela le patron ou le contremaître d'une industrie quelconque apprenne, avant que les ouvriers retournent au travail le lendemain, ce qui s'est passé à l'assemblée.Qui devons-nous blâmer ?Pas d'autres que les ouvriers eux-mèmes, parce que quelques mécontents se sont permis de commettre des indiscrétions déplorables.Ouvriers, une fois pour toutes, cessons nos agissements défavorables à notre cause.C'est de notre faute si nous nous faisons épier par nos adversaires, en faisant connaître trop à l'avance et en temps inopportun ce que nous désirons obtenir du patronat pour notre mieux-être et celui de nos dépendants.Cette leçon pourra être salutaire, je l'espère, à ceux qui liront ces quelques lignes.BEN ppQLET Beau geste de la Loge Sainte-Marie Lu Loge Sainte-Marie 34 des wa-gonniers des usines Angus a accompli un beau geste, au cours de sa réunion mensuelle, tenue vendredi dernier, sous la présidence de M.Donat Allaire, assisté du vice-président Auguste Talbot et du secrétaire-correspondant, Alcide Montpetit.La Loge a approuvé line recommandation de son exécutif à l'effet que lors de la prochaine émission de l'emprunt de la victoire la Loge souscrive à cet emprunt, jusqu'à concurrence de $4.000.Ce montant, ajouté à celui de $2.000 déjà souscrit.mettra à $6,000 le montant que la Loge aura contribué.Comme l’on sait, M.Henri Vail-lancourt représentera les loges de la Fraternité des wagonniers pour l’Est du Canada, à la convention de la Fédération Américaine du Travail, dont les assises seront tenues à Toronto.Ontario, dans la semaine du 4 octobre prochain.Une délégation composée de MM.Donat Allaire, président, A.Mont-petit, secrétaire, Henri Vaillancourt, Jos.Gour et Alfred Gauthier, membres du Comité de protection, a été chargée de représenter la Loge Sainte-Marie à une soirée sociale qui sera donnée par la Loge Terminal No 72, à laquelle il se fera une distribution de médailles-souvenir de 25e anniversaire, offertes par la Fraternité internationale des wagonniers, comme témoignage de reconnaissance aux membres vétérans de cette importante organisation ouvrière.Un événement identique se produira dans un avenir rapproché, alors que la Loge Sainte-Marie distribuera à son tour 70 de ces médailles-souvenir à ses membres de plus de 25 années d’unionisme.Le comité social, dirigé par M.Alfred Gauthier, est à faire tous les préparatifs nécessaires.Les membres ont entendu des rapports très intéressants du secrétaire-financier R.-B.Lamarche, du trésorier A.Bertrand, et du Comité de protection et de griefs.Ce dernier fit mention de questions très difficiles à régler à cause de l'entêtement de ceux qui sont en charge des divers départements.Toutefois, le comité vient toujours à bout de régler les griefs à la satisfaction des intéressés.Ajournement au vendredi, 9 octobre prochain.Les employés de brasseries réclament la reconnaissance de l’union C'est un fait indéniable qu’il existe présentement en notre ville une puis" santé union des employés de brasseries.L’effectif compte plus de 1.000 membres et c'est leur intention de réclamer la reconnaissance de l'union internationale et des salaires analogues à ceux que reçoivent les employés des brasseries de l'Ontario.Cela comprend une augmentation de 20 à 25 cents de l’heure pour toute la main-d'ocuvre des brasseries de Montréal.Interrogé à ce sujet, M.J.-W.Longer, président du Comité d'organisation du Conseil des Métiers et du Travail, nous informe que le projet d'entente est maintenant rédigé et il sera soumis à l'approbation des membres au cours d’une assemblée, mercredi, le 16.au No 1440, rue Bleury.RENOMMÉ DEPUIS DES ANNÉES.PLUS FORT! PUIS SAVOUREUX! St PRODUIT DE MEICHERS DISTILLERIES LIMITED.MONTRÉAL ET BERTHIERYILLE .Les débardeurs L'Association Internationale des Débardeurs, Local 375, tiendra son' assemblée régulière dimanche, le 20 septembre, à 2 heures de l'après-midi, en leur salle, au numéro 525 de la rue Bonsecours.Des- questions importantes seront discutées.Tous les membres doivent se faire un devoir d'y assister.J.-M.SHANNON, Secrétaire-trésorier.Les employés de tavernes vont de succès en succès Dix nouvelles recrues furent initiées à l'Union locale 200 des employés de tavernes, dimanche dernier.Le président Jos.Rémillard leur fit prêter l'obligation d’usage.La famille Villandré a offert à l'Union ses plus sincères remerciements pour les voeux de sympathie exprimés à l'occasion de la mort de M.Albert Villandré, ex-vice-président de cette union.Le président général de l’Union internationale fait part au local 200 que la réclamation des bénéfices de décès de M.Villandré était devant l'Exécutif général.M.Charles Lalonde, secrétaire-financier, a présenté un rapport très intéressant qui montre une excellente situation financière pour l'Union localé 200.Il a été question que la prochaine assemblée de dimanche, le 27 octobre, soit sous les auspices du Comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.M.J.-W.Longer, président du Comité, a fourni les explications nécessaires relatives à un mouvement d’urgence pour les employés de tavernes.Dans ses remarques, il cita les diverses industries où le comité d’organisation a réussi à intéresser les ouvriers au besoin de s'unir pour améliorer leur sort.L'enthousiasme, fait-il remarquer, compte pour beaucoup dans l’effort de l'organisation ouvrière.M.Eugène Duplessis, délégué au Conseil des Métiers et du Travail, fit voir le travail gigantesque exécuté par les comités de ce conseil.Il annonça, à la satisfaction des intéressés, que le cadre de l'Union sera placé cette semaine à la taverne Albert Lachaine, rue Saint-Jacques, Place Saint-Henri, et que la Royal George Tavern, sise 2117, rue Rachel Est, possède présentement le cadre de l'Union.Il appartient donc, d’ajouter M.Duplessis, aux unionistes de l'ouest et de l'est de la ville d’accorder leur clientèle à ces deux établissements.Reconnaissance obligatoire des unions ouvrières L'hon.Peter Heenan, ministre du Travail dans le gouvernement provincial d'Ontario, a annoncé que ce gouvernement, à sa prochaine session, soumettra aux députés un projet de loi obligeant les patrons à reconnaître les unions ouvrières et le contrat collectif.M.Heenan a conféré avec les représentants du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et ceux du Congrès canadien du Travail.“Je veux", dit-il, “que cette loi soit un guide pour nous tous.Son but principal est de légaliser les négociations collectives, et le droit d'association pour les ouvriers.Mais la question des sanctions et de l'application de la loi est aussi une question importante.Nous voulons que la loi soit la meilleure du genre.” Il fit remarquer que la îwlitique des patrons qui refusaient de reconnaître les unions était désuète.Présentation de médailles d’or Il nous est rarement donné d'assister à une cérémonie aussi grandiose que la soirée sociale organisée par la Loge Terminale 72 des wagonniers, au Café Saint-Jacques, 415 est, rue Sainte-Cathqrine, samedi dernier.Environ 300 membres et leurs épouses, dont une grande partie appartenaient aux Loges Loyal Star 27 et 97 des Dames auxiliaires de la Fraternité cfes wagonniers d’Amérique, y assistaient.Cet événement social avait pour but la présentation d'une médaille d’or sou: venir à une trentaine de membres de plus de 25 années consécutives d'unionisme.Ces héros et pionniers de la Loge Terminal sont : MM.N.Séguin, J.Raymond, A.Lamer, A.Lamothe.J.Bélanger, F.Primeau, J.Lussier, A.Lussier.O.Achim, A.Ménard, O.-P.Lamothe, C.Lenoir, D.Gauthier, R.D'Aoust.E.Dubé.A.Boucher, E.Massicotte, Z.Lâvigueur, B.Cartier, R.Robidoux, T.Guérin, F.Laberge, F.Barney, R.Faucher, J.Lavoie, M.MacDonaugh, A.Ste-Marie, J.Brunet, A.Dandurand.W.Beaulac, J.Gadbois, A.Bachand.H.Sedgwic, S.Foster et M.Hill.La plus franche gaieté régnait dans la nombreuse assistance.M.Lucien Denis, président de la Loge 72.agissait conjointement avec M.Gaston Vincent comme maîtres de cérémonies.Mmes Mary Willard, Gaston Vincent et Lucien Denis épinglaient sur la poitrine des héros de la fête ce magnifique médaillon.Parmi les invités, on remarquait: M.Sam Upton, vice-président général du Comité de protection du ré seau du Canadien National, Henri Vaillancourt, vice-président général du Comité de protection du réseau du Pacifique Canadien, Mme Gaston Vincent.5e vice-présidente générale des dames auxiliaires de la Fraternité des wagonniers d'Amérique, MM Donat Allaire.Alcide Montpetit, C.Letendre, / Jos.Gour, Alfred Gauthier, de la Loge Sainte-Mgrie 23! des wagonniers.Jos.Tremblay, A Bois, A.Bellemar'e, de la Loge Saint-Henri No 606, Mme Mary Willard présidente de la Loge 97 des dames auxiliaires des wagonniers, et Ben Drolet, chroniqueur du Monde Ouvrier.M.Lucien Denis souhaita la bienvenue aux invités ainsi qu’aux héros de la fête.Des discours furent prononcés par M.Sam Upton, qui expliqua comment en 1904 la Loge Terminal fut fondée et tous les progrès qu'elle a accomplis ; M.Donat Allaire souligna le fait que si les loges des wagonniers jouissent des avantages présents, c’est grâce à ces pionniers dont nous célébrons la fête ce soir.Mme Gaston Vincent déclara que Montréal possède présentement deux loges des dames auxiliaires, la loge 27 et la loge 97.Mme Mary Willard, présidente de la nouvelle loge 97, fit appel à la coopération de tous les wagonniers, afin que leurs épouses, leurs filles et leurs soeurs joignent les rangs de la Fraternité des dames auxiliaires.M.Jos.Tremblay, ancien président de la Loge Saint-Henri No 606, fit remarquer que les membres de la Loge 72 sont sortis des rangs de la Loge Saint-Henri et que nous ne pouvons trop faire pour récompenser ceux qui le méritent.M.Gaston Vincent, président de la Loge 72, et M.Henri Vaillancourt, vice-président général du Comité de protection du réseau du Pacifique Canadien, furent les derniers orateurs.M.Lucien Denis fit une mention spéciale de la présence à cette fête du chroniqueur du.Monde Ouvrier.M.Ben.Drolet, qui invita les wagonniers à se faire des lecteurs assidus du seul journal ouvrier de cette province.Des rafraîchissements furent servis, ainsi qu’un excellent goûter, que les convives ont réellement appréciés.Bref, la fête fut très bien réussie, grâce au Comité d'organisation, composé de MM.Lucien Denis, président ; Gaston Vincent ; James Donovan, secrétaire ; J.-A.Bachand et J.-L.Lynn.LABOR DIRECTORY CONSEIL .1)1-:.s .HFTIFKs .K T 1)1 tkav.ui.ni; vins i ai.ai.— vioxr-III AI.TKADliN AMI I.AIIOIt ( 1)1 Xi il.- Mi‘i-ls l'vi.wy 1st anil ;
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