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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 14 novembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1942-11, Collections de BAnQ.

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CJî?Çatmr tiiiîrii'1.cgs® fAlTiB ••v*1 (Dxuiritr 28e Année — No 46 SAMEDI, i4 NOVEMBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 28th Year — No.46 LES OUVRIERS VEULENT QUE GESSE EN GE PAYS LA GUERRE CONTRE LA CLASSE OUVRIERE Les travailleurs en ont assez des Conseils du travail en temps de guerre et ils en demandent l’abolition immédiate pour assurer la paix industrielle et intensifier notre effort de guerre Cette semaine, Thon.H.-H.Stevens, ancien ministre du! commerce et de l'industrie dans le gouvernement Bennett, a | déclaré que le Canada a constitué une bureaucratie en vertu j des exigences de la guerre.Il a ajouté "qu'il faut nous garder i de laisser subsister cette bureaucratie en temps de paix car la tendance actuelle vers la bureaucratie porte tous les signes j révélateurs de l'Etat totalitaire." Et M.Stevens qualifie de "pétaudière'' la mobilisation industrielle.(Cf.les journaux).En effet, toutes les mesures adoptées par le gouvernement, sous le titre de "mesures de guerre" sont tout simplement la reproduction des nombreux décrets émis par les Etats total! taires depuis l'avènement de Hitler et de Mussolini.Nous ne voyons pas les raisons qui ont poussé Thon.M.King à s'entourer d'une pléthore de conseillers — "brain trust" — pour découper dans les publications du Bureau international du Travail les lois édictées par les tyrans de l'Axe.Vous admet-1 trez avec nous que c'est gaspiller en vain les talents de nos concitoyens qui pourraient servir à meilleur escient dans des tâches beaucoup plus utiles.Nous sommes à même de constater que toutes les commissions, bureaux et conseils sont composés de ce qu'on appelle les "dollar-a-year men" — "les hommes à une piastre".Comme disait le vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, M.P.-R.Bengough, en ouvrant le congrès annuel, à Winnipeg, en août : "Ayant vu disparaître la liberté de tant de nations, les ouvriers voient clairement la responsabilité qui leur incombe.Il n'y a pas à en douter, partisans de la démocratie et de la liberté, ils se battront mieux si on les laisse libres.A notre dernière convention, nous avons demandé au gouvernement la pleine coopération ; nous avons demandé à être consultés, à faire partie des bureaux de direction où se règlent les questions qui touchent à la vie même de notre peuple.Nous ne pouvons pas dire que le gouvernement a accédé à nos demandes.le crois, lorsqu'on a fait allusion aux "dollar-a-year men", qu'on ne visait pas M.Little.Nous avons pour lui trop d'estime, mais nous n'en dirons pas autant des H.-M.McMillan et des Austin Taylor.et autres.Ce sont les plus gros patrons du Canada aujourd'hui, et, à moins d'une solution apportée à ces problèmes auxquels nous avons à faire face, je ne vois pas que nous puissions aller bien loin en fait de coopération avec le gouvernement.Comme Ta dit le ministre du Travail, ce Congrès des Métiers et du Travail du Canada est la force motrice qui a obtenu des lois pour l’amélioration du sort des travailleurs, mais ces lois ont été annulées, on s'en est moqué en passant des arrêtés en Conseil.Nous croyons pouvoir battre Hitler et tout ce qu'il représente sans adopter entièrement son programme ouvrier.Je dis ceci à dessein, compre nant parfaitement la gravité de ce que j'avance.La politique ouvrière du gouvernement allemand est connue.Elle est consignée dans des livres qu'on peut obtenir et lire, et je dis que telle est actuellement la politique du gouvernement canadien de haut en bas.Cette guerre ne se gagnera pas avec des arrêtés en Conseil.Tout le monde sait que le gouvernement est entouré de conseillers qui ont tout appris dans les livres.En réalité, tous leurs conseils sont tirés de la politique ouvrière de Hitler.Nous voulons faire la guerre à Hitler, et nous voulons qu'on cesse la guerre en ce pays contre la classe ouvrière." Les ouvriers commencent à en avoir assez eux aussi de la bureaucratie et de toute la paperasserie dont on se sert pour ne pas faire droit à leurs demandes tout en leur créant tous les embarras possibles et impossibles.Le gouvernement du Dominion serait donc bien avisé de prendre la situation en mains et d'accepter ses responsabilités qu'il a trouvé plus facile de déléguer à un tas de capitalistes et de bureaucrates.Nous parlerons aujourd'hui surtout les Conseils régionaux du travail en temps de guerre — en particulier de celui de la province de Québec.Les arrêtés en conseil se succèdent avec une telle rapidité que nous n'avons pas encore eu le temps de nous familiariser avec un décret qu'un autre décret annulant le précédent est publié.C’est ainsi que Ion est venu à la "pétaudière" dont (Suite à la quatrième page) An Open Letter to Mr.King November 12th, 1942* Rt.Hon.W.L.Mackenzie King, P.C., Prime Minister of the Dominion of Canada, Ottawa, Ont.Sir: The undersigned, on behalf of the Executive Committee and the members of Aircraft Lodge 712, International Association of Machinists, bring to your attention, as leader of our country’s Government and Director-in-Chief of Canada’s war effort, the crisis which exists in the aircraft plants of Montreal as a result of your Quebec Regional War Labour Board’s antilabour policy.To be specific in our owm case, we charge the Regional Board with having delayed for five months the conclusion of Union agreements which, if adjudicated upon by men of action and fair mind, could have been signed and approved in a matter of days.We charge the Regional Board with playing the game of those who seek to destroy honest Trade Unionism, by permitting itself to be used as a tool to introduce Nazi-like control over the worker through the medium of company “unions”.As our Nation moves on to the offensive, and the weapons of war will be needed in greater quantity than ever before, are our Government bodies to be used for the purposes of either destroying the victory spirit of the worker, or, worse, for the purpose of selling the worker back into the bondage from which only Trade Unionism enabled him to escape?Lodge 712 has always stood four-square for Total War.Total War for employer and employee, — for every citizen.Largely through our efforts, the first steps were taken in Canada towards Government-Laboui'-1vr'”,"g'' .ent cooperation for all-out production through the medium of Joint Production Committees.Under this impetus production has consistently been increased in the great aircraft plants of Montreal.In two of these, production has been doubled, almost entirely as a result of the spirit shown by the workers, led by their Union.Our members, by the score, have come forward with suggestions for increasing production efficiency on their own jobs and a great number of their proposals have been officially recognized and put to excellent use.The Union itself has worked day in and out to bring home to its members the real issues of the war.Our members have shown their awareness by their response to every call, from Victory Loan to Blood Donation.Lodge 712, in short, has carried on all-out effort and puts no limits on that effort until victory is ours.Today this great victory movement is threatened, however, and the spearhead of the threat to Lodge 712 — as to all organized war workers— is the Regional Labour Board, acting as the instrument of Government labour policy.In June, .1942, negotiations were opened with Fairchild, Noorduyn and Vickers for revision of the agreement which expired on June 30th.We made it clear that we were anxious to conclude discussions quickly and get the new agreement out of the way, in order to devote all our energies to increasing production.All concerned had ample evidence of the havoc wrought on morale in the long-drawn agreement battle of 1941.We set two weeks as the goal.That was five months ago.The agreement is not signed yet.Lodge 712 asked only for a common-sense levelling up of rates within the aircraft industry, to make nation-wide stabilization possible.Think what this means, sir, in the field of National Unity! How much longer are the workers of Quebec to remain economically inferior to those of the sister provinces?The case we laid before the Regional Board has never been answered.It has only been thrown out, after interminable delays, without comment.(Continued on page 9) “Organize to Fight Your Enemies” P.R.Bengough Tells War Workers’ Conference I want to say that I am very proud to be with you today.I know that this is not the way to start in with this meeting, but in this particular case.I am particularly proud to have the opportunity to come and sit here in Montreal, and see the progress of the War Labour Organization Production Committee.I have a message from the President Tom Moore.He asked me to give to you his kind regards, and wishes you every success in the wonderful work you are doing.He is making progress but naturally his progress is slow, and it will take time.My home, as many of you know, is in the City of Vancouver, out on the Pacific Coast, We have a pretty good Trade Union Movement there, and we have conducted many organizational campaigns.I have been proud of these campaigns, and I am quite competent to recognize a good one in the City of Montreal when I see it.There is no doubt that you are doing a great job.There has been some questions today asking why wages in Quebec are lower than in other parts of the Dominion.Where you find people not organized, there you will find low wages.Where you find the workers organized, there you will find that higher wages prevail.In my experience.I have not found that the workers ever got • any more than what they strongly enough organized to take.Possibly there is the answer.Some people have said that you should not be interested in wages.Well, the workers do not get so much that they can afford to pass them up.The butcher, the landlord, and the grocer are very important, and they have to be paid when their bills, fall due.You have to organize tG get a higher standard of living, and to meet these expenses.All that organization does is to guarantee a higher standard of living for the community.If you build your organization.I am satisfied that there is a lot that you will get out of the organization that will more than justify the efforts you expend.When your organizations are brought into being by the work of the Organizing Committee, do not ever think that you can sit back and let George do it, and not bother with it, and get a real organization out of it.It is same as every human endeavour.You get out of it exactly what you are prepared to put in it.If your organization is a determined one, it is because the membership is determined.If it is a live, vital organization, it is because it is carrying out the decisions of a live, vital membership.There is no question that' the workers need their (Continued on Page Nine) PAGE 2 SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 MONTREAL SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 Toute autre Union que l’Internationale a pour principe : Diviser pour régner Une fois de plus, ue n'est pas de trop de revenir sur la question île rivalité, de liberté et île sécurité pour les ouvriers de métier, en particulier lorsqu'il s’agit de joindre de préférence l'union ouvrière internationale à toute autre union dont le principe élémentaire semble être: “Diviser pour régner”.Nous éprouvons, sous la poussée des événements actuels, un besoin pressant de subordonner cette liberté d’action à une saine politique de sécurité sur le plan économique et social.< >n peut supposer que les vainqueurs de demain seront ceux qui se seront conformés à une union qui leur garantira un minimum de liberté individuelle et un maximum de sécurité économique.11 y a tout lieu de croire que nos aspirations sont pour un genre de vie nouveau plus conforme aux légitimes exigences de la Sécurité1 d’abord et de la Liberté ensuite.Nous conseillons donc aux nombreux ouvriers qui n'appartiennent encore à aucune union ouvrière de faire le meilleur choix en joignant l'union ouvrière internationale.Elle est une puissance aux mains des travailleurs de métier surtout : une puissance redoutable, non seulement pour les patrons, mais pour les employés eux-mêmes; elle devient bienfaisante ou néfaste selon l'esprit qui I anime et les chefs qui la dirigent.Ben Drolet.Progrès de l’Union des employés de tavernes Les membres cle l'Union locale No 200 des employés de tavernes ont appris au cours de la réunion bi-mensuelle de cet organisme, dimanche dernier que l’Association des taverniers s'était prononcée contre la demande d’augmentation des salaires de l’Union, qui est présentement devant le Conseil régional du Travail de Québec en temps de guerre.Les intéressés ne se sont pas montrés surpris de l’attitude des employeurs dans les circonstances.La lutte est entreprise, ont-ils fait remarquer, et nous allons la poursuivre jusqu’au bout, car les employés de tavernes ont absolument le droit de réclamer un salaire plus équitable.Le comité chargé de rencontrer une délégation patronale nu Conseil régional du Travail se réunira ces jours-ci et fera rapport' de ses décisions à une grande réunion générale qui aura lieu, dimanche le 22 courant, pour tous les employés de tavernes, au nombre de plus de 1,000, afin de prendre une action immédiate.M.Roméo Savard, directeur du recrutement, recomanda l’admission de 20 nouvelles recrues.Le président Jos.Robillard leur fit prêter l'obigation d’usage.Ceci confirme, déclara M.Savard, que la campagne de recrutement a atteint son objectif au corns du mois d'octobre.M.Savard invite les membres à collaborer avec les 65 patrons qui sont sympathiques à la cause de l’Union.Il invite aussi ceux qui n’apportiennent pas encore à l’union de ne pas retarder plus longtemps car l’occasion est propice.Le secrétaire C.Lalonde affirme que l'effectif du local 200 a atteint le chiffre de 275 membres en règle.Comme le recrutement va bon train, on peut s’attendre que d'ici à la fin de l’année le local 200 comptera environ sept à huit cent membres.M.J.-W.Limoges, gérant du plan d’hospitalisation, intéressa vivement les membres des avantages de ce plan.En cas de maladie ou accident le service d'hospitalisation accorde 31 jours d'hospitalisation aux patients qui demandent leur admission à un hôpital de leur choix.Aucun examen médical n’est requis.Après les renseignements fournis par M.Limoges, l’exécutif fera de nouveau une étude approfondie de Réunion des employés manuels cle la cité Le Comité d’organisation du Conseil des métiers et du travail convoque tous les employés manuels de la ville de Montréal à une réunion qui se tiendra ce soir, à 8 h.en la salle de l’Assistance publique, angle des rues Lagauchetîêre et Berri.Le but de la réunion est de fonder une union internationale chez ces employés."C’est à la demande d’un groupe d'employés municipaux que l’on a résolu de fonder une nouvelle union internationale”, nous a-t-on déclaré.Les orateurs seront les conseillers municipaux J.-E.Gariépy, Robert Haddow et Edouard Lai'ose, représentants des Unions internationales.Nous apprenons d'autre part, que M.Paul Fournier, président du Conseil des métiers de Montréal, est parti, hier soir, pour Vancouver en vue d’organiser les employés de distillerie.Le recrutement terminé il négociera une entente avec la compagnie.Amendements à la constitution des typos C'est mercredi, le 18 courant, que les membres de l’Union Typographique Nos 115 et 176 seront appelés à voter sur les cinq amendements à ia constitution adoptés au 86e congrès de cette union à Colorado Springs, en septembre dernier.Les amendements ont trait à la suppression des Congrès annuels durant la guerre.Les membres engagés dans les industries de guerre paieront deux et demi pour cent de leur salaire réel en plus de la taxe per capita.Un autre amendement' pourvoit à une augmentation de 65 à 90 cents pour la contribution mensuelle, qui sera par le fait même augmentée de 25 cents, cette mesure est occasionnée par la hausse des prix de matériaux et services du Home.Il est aussi question d’une nouvelle échelle de paiement des bénéfice de décès, etc.la question et fera rapport à la prochaine séance.M.Mario Croze a été élu membre de la délégation qui aura une entrevue avec le Conseil régional en remplacement de M.L.Laplante, décédé, et pour lequel une minute de silence fut observée.$.00 AL.BENOIT BENOIT PROTECTAL INC.Vous pouvez vous procurer à CREDIT LUNETTES D’APPROCHE —- THERMOMETRES BAROMETRES — YEUX ARTIFICIELS PAR SEMAINE $1.00 1617 ST-DENIS Débardeurs Les membres du Local 375, de l'Association Internationale des Débardeurs sont priés de prendre bonne note que la deuxième assemblée régulière du mois de novembre aura lieu dimanche, le 15 courant, en leur salle au No 525, de la rue Bonsecours, à deux heures de l’après-midi.L'auditeur agréé de l’Associa-ciation donnera son rapport annuel.Conformément à la constitution c’ert à cette assemblée, que la nomination pour toutes les charges d’officiers pour le prochain exercice, aura lieu.Tous les membres qui ne travailleront pas sont priés d'y assister.René Deniers nommé organisateur du Congrès C’est samedi prochain, le 21 novembre, que l'union locale 349 des peintres, décorateurs et tapissiers d’Amérique célébrera son 41e anniversaire de fondation.En effet, c’est le 12 juillet 1901 que cet organisme reçu sa charte portant le No 349, des mains de l’organisateur en chef de la Fédération Américaine du Travail du temps, on dit que ce fut feu Georges-S.Warren.Il appert qu’il n’y a pas plus qu’un survivant, membre de charte, qui est M Jos.Chartrand.Le Comité organisateur lui réserve une grande surprise.En outre les membres honoraires et à vie recevront chacun un souvenir approprié à leur cas.La fête aura lieu en la salle des débardeurs, 525, de la rue Bonse-cours.Les membres et leur compagne, ainsi que leurs fils et leurs filles seront invités avec leurs amis.Ce rapport fut présenté par M.Raoul Gervais, président du local et du comité d’organisation de cet événement social.M.J.-S.Morel, délégué au Conseil des Métiers et du Travail, intéressa les membres sur les délibérations dudit conseil traitant particulièrement de l’administration du Service Sélectif national.A la suite d’un rapport du secrétaire René Demers, de la réunion de la conférence ouvrière en temps de guerre, tenue dimanche dernier, il fut résolu que l’union des peintres endosse l'attitude de cette conférence en rapport avec les Conseils régionaux du travail.M.Ernest De-sève, agent d'affaires, soumit un rapport de ses travaux durant la semaine.M.René Demers a annoncé qu’il avait été nommé organisateur provincial du Congrès des Métiers et du Travail du Canada pour l’industrie textile.M.Arthur Renaud a été élu délégué au Conseil des Métiers et du Travail de Montréal en remplacement de M.Henri Cadieux.M.Orner Gaucher, président de l'union des boulangers, local 55, est ! venu sollicitai- l’appui des peintres 1 relativement à l’étiquette de l’union I des boulangers.Le Canada fait plus que tout autre pays En arrivant à Tchoung-King, cette semaine, le ministre de Chine aux Etats-Unis, T.-V.Soong, a déclaré qu’il a l’Impression que “les plus grandes difficultés ont été surmontées", ce qui lui permet un “optimisme restreint”.En faisant part de ses impressions.M.Soong dit qu’il a été étonné de constater les énergies extraordinaires que déploient le Canada et les Etats-Unis pour la guerre.Le ministre chinois des affaires étrangères affirme que le Canada “poursuit un merveilleux effort de guerre qui, toutes proportions gardées, surpasse celui de n’importe quelle autre nation.” Les typos font de la bonne besogne Le premier acte de l’Union typographique Jacques-Cartier No 145, lors de son assemblée mensuelle tenue samedi dernier, sous la présidence de M.Jos.St-Hilaire, assisté des vice-présidents J.-E.Jobin et J.-A.Ardouin, a été d'approuver le rapport de son exécutif présenté par M.Arthur Langevin.Ce rapport recommandait de changer le Système établi de faire chanter un service anniversaire poulies membres défunts.Donc à l’avenir lorsqu’un membre décédera l'union fera chanter une grand-messe pour le repos de l’âme du défunt, à son église paroissiale et un bouquet spirituel sera déposé sur sa tombe.On a appris que certains imprimeurs s’occupant d’oeuvres philanthropiques, et, dans ce but visitent les camps d’internement, obtiennent du gouvernement la libération de certains internés qu’ils placent dans l'industrie de l'imprimerie.Cette question souleva une vive discussion parmi les membres qui y voient un danger pour nos ouvriers canadiens qui seront submergés par cette immigration déguisée.Les membres ont décidé de protester contre ces pratiques.Une autre question d’une importance vitale pour les ouvriers de l’imprimerie est celle de l’étiquette de l’union qui est, parait-il prêtée à certaines firmes, pour un travail urgent.A la suite d’un vif débat sur cette question, on suggéra de protester contre l'action du Conseil des Métiers alliés de l'imprimerie, qui permet la chose, a-t-on dit, sans qu'on exige la signature d’un contrat par le propriétaire de la firme qui veut obtenu- ce privilège.M.J.-W.Blaquière propose des félicitations à M.J.-E.Gariépy pour sa réélection au Conseil municipal comme représentant le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.A la demande de M.J.-E.Gariépy, l’exécutif a été chargé de faire l'étude du plan du Service d'hospitalisation mutuelle.M.J.-W.Blaquière soulève la question du coût de la vie.On prétend, dit-il, que le coût de la vie n’est pas augmenté.Comment se fait-il qu’une famille ouvrière ne puisse vivre à moins de $15 par semaine.Il est grandement temps, souligne M.Blaquière, que les ouvriers se réveillent.Il a été résolu que le local 145 proteste auprès du département des statistiques à Ottawa, et que copie soit envoyée au Conseil des Métiers et du Travail.Les typos se montrent très mé-centents que les ouvriers ne sont pas représentés sur la Commission de régie du papier dirigé par M.Atkins.Le Club Typographique annonce son bal annuel, lequel aura lieu le 7 décembre au Palais d’Or, 1226, rue Stanley.Le local 145 a fait l’achat de 10 billets qui furent tirés au sort parmi l'assistance.Les confrères Jos.St-Hilaire, C.-E.Chalifour, Georges Laverdure et J.-W.Blaquière ont été nommés pour représenter le local 145 à la conférence ouvrière en temps de guerre qui eut lieu dimanche le 8 novembre,, en la salle des Chevaliers de Colomb.Une minute de silence fut observée à l’occasion de la mort de M.A.-A.Langevin, pensionnaire.Fête en perspective Les membres du local 112 de l'Union des ouvriers du manteau, célébreront avec le brio habituel la fête de la Sainte-Catherine.Cette fête aura lieu vendredi le 20 courant en leur quartier général, 395 ouest, nie Ste-Catherine.Tous les membres sont invités à venir étirer la tire traditionnelle.U y aura danse et rafraîchissements.Qu’on se le dise.= = = 5 LABOR DIRECTORY CON si: 11, .UES .METIERS .ET .DU TRAVAIL DE .MONTREAL — MONTREAL TRADES AND l.AllDR COUNCIL.— Muets every 1st ami 3rd Thcra-- A.Richard and 11.T.Tliorneyeroft.Council meets second Tuesday- of each month at 9(19 St.Lawrence lilvd.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER No Its.— S'assemble le 1er samedi du mois.A la salle de l’Union du Commerce, 1070.rue Uorri.Président.Joseph Saint-Hilaire, 4115, rue Papineau, Tél.Cil.7174; secrétaire-trésorier.Clis-E.Clinllfour, 7430.rue Christophe-Colomb, Tél.DO.3771.TYPOGRAPHICAL UNION No.lié.— Meets first Sunday of each month at the Mount Royal Hotel.R.M.Ilonnott Président, 337 Melroso Avenue Verdun: James Philip, Serretnrv-Treaaurer, Room 103, «S0 Notre Damn W.; Business hours: 9.00 n.m.to 5 p.m., Saturday.9 00 u.m.to 1.00 p.m.; Tel.MA.7489.CONSEIL DE DISTRICT DE MONTREAL DE LA K RATER NI T H UNIE DES CHARPENTIERS - MENUISIKIIB D'AMERIQUE.— MONTREAL DISTRICT OK CARPENTERS AND JOINERS OF AMERICA.— Présldont Ferdinand Doucot; vice président, Elzéar Bernier; secrétaire, Edouard Lnroap ; trésorier, E.I.nnthler; exécutif, J.-A Chamberlain, Emery Lnnthler, B.La-bolls; gardien.Georges Bélnlr; agent d’affaires Edouard Tousauint.Ansemhlée oblique mercredi, A H h.du soir, uu Monument National, ohamhrs 10.U.L.134, s'assemble tous les lundi» soirs, nu Monument National, chambre II.N.L'heureux, secrétaire.U.L.178.s’assomhlo tous les 1er et 8c ieudlB de chaque iuoIr, mi Monument Jntlonal, chambre 10.Jos.Itomy, secrétaire, 8813, rue Henri-Julien.U.!.1127, s'assemble tous les 2o et 4ê lundis, nu Monument Nntionnl.chambre 10, Eudoro Prlmenu.secrétaire, 118 — 4e Avenue, Vnrdun.U.L.1224, s'assemble tous les 2e et 4e lundis.A 1232, rue Stanley, IL U.Salter, secrétaire.2282, avenue Oxford N.D.G.U.L.13C0 s'assemhlo tous les lor et 3e lundis, 4030 ouest.Notre-Dame : H Martin, secrétaire, 2843 rue Claud» Verdun.U.L.1373.s'assemble tous les lor Irradie, A 108 — 1ère Avenue, Laohlne, nnrts Dnouat.secrétaire, 130 — lér» Avenue, I.nchine.U.L.1358.s'assemble les 2e et 4o von-dredls, A 2138, rue Valois, Charles Thibault, secrétaire, 2433, ruo Orléans.Membres Associés ce local s'assemble le 2o mardi nu Monument National, 1 chambre 11.1 MON DES EMPLOYES DE TRAMWAYS DE MONTREAL, I.al 790, As- sociation lies Employés de Tramways électriques et de chauffeurs d'Atilolms d’Amérique.— .MONTREAL TRAMWAYS EMPLOYEES' UNION Local 790.Amalgamated Association of Street Electric Railway and Motor Couch Employees of America.— Quartiers généraux.— Headquarters.1153.St-Denis, Tel.T.A.2593.Officiers — Of.fleers : Elpbége Beaudoin, président et agent d'affaires: Jean Renaud, vice-président; O.-A.Neveu, sec.-financier: Victor Trudeau, assistant agent d'affaires; Alberto Brodeur, trésorier; Joseph Barbuscl, secrétaire-correspondant; W.Latour, sentinelle.I,e Local se réunit le 2e mercredi de chaque mois.3 In salle de l’Union du Commerce.1979, rue Berri, et l'exécutif le lundi précédent rassemblée régulière A 1153, rue Saint-Denis.FRATERNITE DES PEINTRES DECORATEURS, Local 319.— S’assemble tous les lundis du mois an No 1331A rue Ste-Catherine est.President.Raoul Oorvnis, 4230 Marquette, Tél.FR.4119; Vice - Président, J.L.Morel, 1159 Amherst FIL 4152; Secrétaire-Correspondant, René Deniers, 1999 Sherbrooke est, AM.1991; Trésorier.T,.-P, Bolaelle, 534 Oounod.Soerétnlre-Flnnneler.Er-neet Desèvo, (’,933 St - Dominique : Conducteur, Albert Ooittlreau.907SR o«.M Notre-Dame: Gardien, Jos.Girard, 8115 St-André: Auditeurs: Arthur Bolsmenu président.4921 Colonial' H Leduc r-l Marc Prévost, Rent Indies! A-iront d'Affalres, Ernest Desèvo, Imrenit 1331A rue Ste-Catherine est.heures de 8 3 9 heures, le matin et de 4 3 5 heures l'après-midi, tél.CTL «511.SHOE WORKERS' UNION.— S'as semble tous les mercredis soir 1331A est, rue Ste-Cntlierlno.Président •7 o r .C, iroux, 3140 Horion; vlro-pr^nî dent, René Champagne, 19315 Sack ville.DU."518; 2e vlrc-présiilonl I Rietirtenii.2913 S Ica ni, se-ré la ire archiviste et correspondant, N.Ger vais.2112.rue Wnlfe; secrétaire fl nanrler, trésorier qt agent d'affaires Charles McKercher, 1331A est ru Ste-Catherine.Tél.en.9511, ré'sldon ce, CT,.7125; assistant agent d'affal res.Lionel Thibault, 4979.rue Paul non 11.Tél, AM.7992; sentinelle, Phi Has T,eclair, 1398 est, rue Ste-Catberl ne.L’exécutif s'assemble le 1er et 1 3e vendredi du mois, 3 1331A est nn Ste-Catherine.Président Rosario ' né bort.3524 Dnrinn.en.3997; vire-prés! dente.Mlle Alice Rlendenu, 9°1 Dnr Chester est,: secrétaire, Jos, Reaure gard.159R rue Beaudry. SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 PAGE 3 MAISON D’AFFAIRES A ENCOURAGER JD Le plus chic café dans l’est NOUVELLE ADMINISTRATION CAFE YVON ROBERT Ltée Repas — Bière — Vins — Danse LIQUEURS DE TOUTES SORTES 4558 Notre-Dame Est.CLairval 4455 LAITERIE ST-ALEXANDRE LA LAITERIE DES OUVRIERS Lait, Crème et Beurre FR- 1163 (Pasteurisés) Telephone FRontenac G717 MAISON ALYSE, LIMITED FASHIONABLE LADIES WEAR — CONFECTION POUR DAMES 1385-1391 Mount Royal Ave.East, MONTREAL Coin Garnier FR.1803 stsU>U2syi^ VfldTHREU MARCHAND-TAILLEUR 2251 FRONTENAC, coin Rouen, MONTREAL TAVERNE “THEO” TAVERN JACQUES HENRIE 2047 avenue Mont-Royal CHerrier 0107 Tel.LAncaster 3520 Broadway Shows Nightly CABARET VAL D’OR CAFE CHOICE IMPORTED LIQUEURS AND CHAMPAGNES 1417 St.Lawrence Blvd.above St.Catherine, Montreal Tél.MArquette 0928 i TAVERNE DES MARCHANDS A.DUHAMEL SERVICE COURTOIS Le rendez-vous des unionistes 1432 rue Amherst Quelques portes plus haut que Ste-Catherine FR.1983 538 Joliette R.LONGPRE ENTREPRENEUR-PLA TRIER CH.0562 MONTREAL DE NOS LECTEURS La suppression du Conseil National du Travail en temps de guerre et des Conseils régionaux suffirait-elle à solutionner le problème économique de l’heure ?Montréal, le 10 novembre 1942 ¦¦¦ == 1 Pour l'ameublement au complet de votre foyer 1 voyez l C H.-O.YI A U 1 LE MEUBLIER DE L’OUVRIER (.4270-80 St-Jacques, Ouest WE.1169 i 4741-43 avenue Verdun YO.3329 < l — Monsieur le Rédacteur en Chef, Votre article de samedi dernier, par quoi vous recommandez la suppression pure et simple du Conseil National du Travail en temps de guerre et des neuf Conseils régionaux qui en sont les doublures provinciales, a sans doute causé quelques perturbations parmi ceux qui en sont responsables et, en parti-' 'culier, parmi le personel trop grassement rétribué de cet organisme de stabilisation économique.Cet article est habilement imaginé et assez bien rédigé, mais il me semble avoir le défaut d’être partiel, en ce sens qu’il n’aborde le problème en cause que du point de vue de l’intérêt des ouvriers syndiqués, lesquels ne forment guère qu'une minorité des travailleurs canadiens, alors qu'il aurait dû, pour créer une impression favorable totale, envisager l'ntérèt public en général et plaider la nécessité d'assurer la sécurité économique de tous les citoyens du Dominion, syndiqués et non syndiqués.Vous prétendez que le personnel de ces divers Conseils, tant directeur qu’administratif, est plutôt incompétent pour trancher judicieusement les différends entre le Travail et.le Capital parce qu’il ignore plus ou moins la nature des multiples problèmes en cause et impose trop souvent des directives contraires au bien-être matériel des ouvriers.C’est vrai, mais il y a des motifs impliquant fatalement pareille incompétence, notamment le fait que ces Conseils, tout comme la plupart des autres organismes de notre économie de guerre, sont dominés par l'élément patronal et que leur personnel est choisi plutôt sous l’inspiration du souci électoral que affairiste.Et comment, entre is soit dit, pourrait-il en être l'homme ?CHerrier 0235 JOS.LA VIGNE EPICIER - BOUCHER BIERE ET PORTER OUVERT JUSQU'A 11 HEURES 2126 DESERY (AU NORD DE ONTARIO) Demandez à votre fournisseur LES "SALOPETTES" C.P.R.un produit de chez nous vendu d'un océan à l’autre CANADIAN OVERALL REG'D.6651 Des Ecores MONTREAL Fabrique par : SALOPETTES CANADIENNES ENR’G.Vous prétendez, en quoi vous devez avoir raison, à mon humble avis, que le boni de vie chère est mal distribué et, en de trop nombreux cas, insuffisant.Cependant, il faut admettre que l’application de ce boni s'imposait puisque nos gouvernants n’avaient pas eu le courage ou l’idée de déflationner préalablement les prix de revient de tous les articles de consommation courante par une politique de contrôle économique intégrale selon laquelle ils auraient tout bonnement supprimé les facteurs superflus entrant dans la composition des prix de revient, entre le moment de la production de la matière première et celui de la vente au détail aux consommateurs.Or, c’est précisément dans cet intervalle, entre la production et la consommation, que se glissent, à la faveur de nos lois caduques, ces facteurs superflus et parasitaires qui inflationnent les prix de revient de tous les articles de consommation.causent la vie chère et précipitent la plupart des différends industriels qui, en ce moment, sont d'autant plus regrettables qu'ils ralentissent notre si indispensable effort, de guerre.Reste à savoir, maintenant, si les choses iraient beaucoup mieux, ad-venant le cas où le gouvernement fédéral démolirait ce Conseil National et ses neuf Conseils régionaux pour leur substituer la possibilité d’un accord libre et collectif entre les employeurs et les employés du pays.Il est permis d’en douter, étant donné que même si les employeurs se rendaient h toutes les revendications ouvrières, à toutes, il leur resterait toujours la traditionnelle prérogative d’augmenter d’autant leurs prix de revient, en dépit de notre politique de contrôle économique actuelle, et de sauvegarder la précieuse existence de leurs sacro-saints bénéfices d’exploitation, but principal, immédiat, essentiel de leurs opérations industrielles ou commerciales.La politique des salaires suffisants et des bonnes conditions générales de travail est excellente en soi.Cela ne fait pas l’ombre d’un doute pour quiconque est mentalement bien équilibré et vous avez grandement raison de la préconiser en tous temps, ce que vous faites d'ailleurs avec la plus louable continuité.Mais vous oubliez ou semblez oublier que cette politique des salaires suffisants n'est qu’un des aspects du problème économique et non pas tout ce problème, comme vous paraissez le supposer, sinon le croire, à en juger par votre attitude syndicale de toujours.L’autre aspect du problème et qui n’a pas moins d’importance, ce me semble, est celui ayant trait à la composition des prix de revient de tous les articles dont la masse consommatrice du Canada a besoin pour subsister de façon normale et décente, autrement dit au coût moyen et général de l’existence, en définitive.Ce qui compte, en dernière analyse, ce ne sont pas les seuls salaires ouvriers si élevés soient-ils, non plus que le seul coût de la vie lui-même, d’ailleurs, mais bien le rapport qui lie indissolublement ces deux facteurs, c’est-à-dire le pouvoir d'achat.Car à quoi peuvent bien rimer, en somme, des salaires de plus en plus élevés s’ils doivent être suivis, à plus ou moins brève échéance, sans intervention d'aucune sorte de la part de nos gouvernants, par un coût moyen de la vie de plus en plus élevé ?A rien, si ce n'est à ce stupide cercle vicieux qui fait de notre économie une chose spéculative et désordonnée oit une chatte ne retrouverait pas ses petits.Pour que les salaires demeurent réellement suffisants, il faut que leur pouvoir d’achat reste suffisant en permanence, non pas d’une manière provisoire ou intermittente.Or, cela ne semble possible que si les bénéfices d’exploitation ou salaire du capital sont réduits à leur plus simple expression mathématique.Vous faites bien de préconiser des salaires suffisants, certes, mais votre intervention serait plus complète, partant plus effective, si vous préconisiez, en même temps, cette suppression massive des facteurs parasitaires qui inflationnent les prix de revient de tous les articles de consommation pour le seul bénéfice de l’exploitation capitaliste Croyez, monsieur le Rédacteur en Chef, à ma parfaite considération.Le parti ouvrier M.Jean Renaud, vice-président, Fédération Provinciale du Travail a s Rédacteur du Monde Ouvrier Montréal, Québec.Cher Monsieur Renaud, C.LADON Support Your Labor Paper The labor paper should be in the home of every working man and woman.It is fighting the battle, day in and day out, for the people who toil.The worker who fails to subscribe to his labor paper and read it, is standing in his own lightblocking his own progress.Milwaukee Labor News.J’ai lu avec la plus grande attention votre article “Pourquoi un parti ouvrier" paru dans le Monde Ouvrier du 31 octobre.Je ne puis que vous féliciter.Vous avez mis le doigt sur la plaie et, avec la sûreté d’un praticien, vous avez trouvé le remède.La démocratie, prise au sens le plus large du mot, est le plus beau système de gouvernement auquel un peuple puisse aspirer.C’est, le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.Malheureusement, et c’est, le cas actuel, il n'en est pas ainsi, nous en avons la preuve chez nous.Un groupe, toujours le même dirige les destinées, les professionnels seuls se croient capables do légiférer, ils ne laissent que les miettes aux autres classes de la société./ .Aux dernières élections provinciales.-H professionnels ont été élus, avocats, notaires, médecins, pharmaciens.courtiers d’assurances.Sur le nombre, 7 ont été appelés à faire partie du gouvernement, les 4 autres ministères, agriculture, colonisation, voirie et travaux publics ont été détenus par deux hommes.Il s’agit cependant de ministères très importants dont l'administration requiert, ou tout du moins devrait requérir, présence de titulaire compétent pour chacun d'eux.Ce n’est qu’après trois ans que le chef du gouvernement s'est aperçu de cette lacune, les hommes qu'il a choisis pour diriger deux de ces quatre ministères faisaient partie du Parlement depuis 1939; pourquoi avoir alors attendu si longtemps ?Mystère ! ! ! è Autre chose d'aussi renversant : 20 industriels et commerçants font partie du Parlement ; qui a-t-on choisi pour diriger le Ministère du Commerce et de l’industrie ?un avocat ! N’est-ce pas une preuve évidente que cette classe de la société veut dominer partout et toujours.Ce qui s'est fait en 1939.doit éclairer le peuple, ce qui s’était fait en 1936 n’était pas moins pénible, on a vu un pilote au Ministère de l’Agriculture et un boucher au Ministère du Travail.Quelles étaient leurs qualifications pour assumer la responsabilité de direction de départements aussi importants.Autant voudrait dire au peuple, à la masse du peuple que ni un ouvrier, ni un cultivateur, ne sont capables de connaître les lesoins do ces deux classes les plus importantes de la société, qu'ils doivent se contenter du rôle de figurants, qu’ils sont indignes d'être acteurs.Vous avez mis la situation claire, “l'ouvrier de ville et le travailleur du sol sont deux classes qf la société qui sont intimement liées et qui ne peuvent se dissocier l'une de l’autre”, et sans vouloir établir dans Québec un parti de classes, vous présentez un programme solide qui assurera aux ouvriers et aux cultivateurs l'Influence qui leur revient logiquement dans l’administration publique.En agissant ainsi, vous avez rendu un service signalé à toute la population de notre province, continuez votre beau travail et vous aurez derrière vous la masse des travailleurs de l’industrie et de l’agriculture si comme vous le dites si bien, “le glas du libéralisme économique est maintenant sonné” et avec lui celui des professionnels qui veulent tout diriger.Que les ouvriers et les cultivateurs prennent leur cause en mains et notre province aura devant elle un bel avenir, les heureux plus nombreux et le favoritisme disparaîtra, tant pis pour ceux qu'il entraînera dans la chute.Un cultivateur, de Château Richer. PAGE 4 SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Québec chaque semaine, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et a améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elpliège Beaudoin, président, Jos.Matte, J.-B.Arsenault et R.-M.Bennett, vice-présidents, Marcel Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur, Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à Casier Postal 6094 Téléphone: LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue St-Paul, Montréal Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, foi the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and R.M.Bennett, vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and editor, Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal.Les ouvriers veulent (Suite de la première page) fait mention Thon.M.Stevens.Les raisons invoquées pour la création de ces bureaux ou commissions sont le désir d'éviter l'inflation que pourraient provoquer les demandes d'augmentations de salaires de la part des ouvriers auxquels on dit, lorsque leurs salaires furent gelés, que si lâ nécessité s'en faisait sentir, le gouvernement accorderait des bonis de vie chère, conformément à l’arrêté en ccnseil C.P.7440.Le boni de vie chère commença par être facultatif, et subséquemment — mais lorsque le coût de la vie se fût asse élevé — il devint obligatoire.Ces changements nous valurent trois arrêtés en conseil : C.P.7440, C.P.8253 et C.P.5963.Un grand nombre d'ouvriers de métier, en vertu de l'un ou l'autre de ces décrets, bénéficient d'un boni de vie chère en accord avec l'augmentation dans le nombre-indice ; mais, dans la majorité des cas, les employés ne touchent que des montants dérisoires, en vertu du dernier décret qui rendait obligatoire pour tous les employeurs de payer le boni.La situation se complique de jour en jour, par suite de l'inaction du Conseil régional du travail en temps de guerre.Les demandes qui lui sont soumises traînent sur les tablettes pendant des mois, durant lesquels s'engage une correspondance interminable et des renvois de Caïphe à Pilate et les ouvriers, voyant que malgré les assurances du gouvernement le coût de la vie ne cesse de monter, tcmbent de Charybde en Scylla, avec le résultat qu'ils sont toujours les derniers servis, quand en daigne les servir.Le Conseil national du travail en temps de guerre se compose de treize membres, si on y inclut le secretaire.Ce sont : l'hon.Humphrey Mitchell, ministre du Travail, qui était un ouvrier mais qui semble l'avoir oublié ; le Dr Bryce M.Stewart, sous-ministre du Travail, vice-président, qui, avant de venir au Canada pour prendre charge de sa position, était la tète dirigeante de "Research, Industrial Relations Counsellors Incor porated", de New-York, dont le but était d'assister l'industrie en lui procurant des conseils sur les questions ouvrières ; les représentants des employeurs sont : M.A.Deschamps, président de la Chambre de construction de Montréal, M.George Hodge, gérant du personnel, du Pacifique Canadien, M.G.Jackson, M.J.-H.Stovel et M.H.Taylor ; tandis que les ouvriers sont ^présentés par M.John-A.Bell, Ordre des Télégraphistes , M.WyJ.Dunn, secrétaire-financier du Conseil des Métiers et du Travail de Toronto, M.J.-A.McClelland, de Valois, Qué., M.A.-R.Mosher, président du Congrès Canadien du Travail, et M.Gérard Picard, secrétaire général de la C.T.C.C.L'exécutif comprend : Thon.M.Mitchell, M.George Hodge, et M.J.-A.McClelland ; secrétaire : R.-H.Neilscn.Le Conseil régional du travail en temps de guerre de la province de Québec est sous la direction du ministre du Travail, Thon.Edgar Rochette, président, et du sous-ministre du Travail, M.Gérard Tremblay, vice-président, et J.-B.Germain, secrétaire.Les patrons sont représentés par : M.Francis Faure, vice-président de la Consolidated Paper Corporation, Limited, Montréal ; M.Robert McLagan, gérant général de la Canadian Vickers, Montréal ; le col.J.-N.Dessureault, président de la Compagnie Dessureault, de Québec.Les travailleurs du Québec sont représentés par : M.Paul-E.Marquette, représentant général du Congrès canadien du Travail, après avoir "abandonné" le Syndicat catholique et national ' des employés de tramways de Montréal ; M.Philippe Lessard, président de la Fédération catholique des papetiers, do Port Alfred ; M.Lionel Thibault, assistant agent d'affaires de j l’Union internationale des cordonniers, local 249, de Montréal.C'est l'abolition de ce dernier Conseil que les travailleurs demandent instamment et continueront de demander.Depuis qu'il a été nommé, ce Conseil n'a pu donner satisfaction aux | employeurs et à plus forte raison aux employés qui se sont présentés devant lui pour obtenir l'assentiment à une échelle de salaires augmentée, la permission de payer un boni de vie chère et l'ajustement des salaires.Ce ne sont qu atermoiements et tergiversations.La chose se comprend facilement quand on ose croire ce que ces conseillers disent parfois et qui peut se résumer en ces quelques mots : le gouvernement fédéral n'a pas institué ce Conseil pour faire augmenter les salaires ou accorder des bonis de vie chère, mais pour prévenir l'inflation par tous les moyens, si vous n'êtes pas satisfaits, allez à Ottawa.Quelques-unes de ses décisions sont de véritables dénis de justice.Ainsi, il accorde l'égalité des salaires et un boni de vie chère de S4.25 aux membres d'une union de compagnie tout en ordonnant à une autre compagnie de diminuer de S4.25 à $1.50 le boni payé à Fairchild, Noorduyn et Vickers, dont les employés ont choisi démocratiquement leurs représentants.Les ouvriers croient que ce Conseil du travail est plus nuisible qu'utile.De fait, le président, Thon.Edgar Rochette, ne peut pas s'occuper de ce Conseil ou il ne le veut pas ; le vice-président est donc libre de tout mener à sa guise (ce qui ne veut pas dire qu'il agit malicieusement) parce que les représentants ouvriers ne sont pas à la hauteur de la situation, c'est bien malheureux de le dire, et ne représentent pas le groupe qu'ils devraient représenter.Par exemple, M.P.-E.Marquette, qui est un syndicaliste catholique, représente le Congrès du Travail canadien, qui est opposé au syndicalisme catholique ; M.Philippe Lessard, pour sa part, représente bien les syndicats catholiques, mais il semble ne pas savoir qu'il existe des unions internationales qui doivent traiter avec ce Conseil.Quant à M.Lionel Thibault, qui est censé représenter les unions internationales, il a été nommé en dépit de l'opposition des ouvriers organisés, tout probablement parce qu'il est membre d'un club politiques, ou pour d'autres raisons inconnues.Pour toutes les raisons que laissent entrevoir les faits mentionnés ici et aussi parce que ce Conseil du travail en temps de guerre met au rancart les ententes conclues en vertu de la Loi de la convention collective de la province de Québec, les ouvriers se croient justifiés de demander la révocation de l'arrêté en conseil C.P.5963 et l'abolition de tous les Conseils établis en conformité de ses dispositions.Ces Conseils doivent disparaître si Ton veut éviter le chaos et obtenir la coopération cordiale des travailleurs qui, malgré les rebuffades qu'ils ont subies, ont jusqu'ici fait preuve de bon vouloir.Mais, comme le dit M.Bengough, ils veulent que cesse la guerre en ce pays contre la classe ouvrière.Les ententes de travail ne concernent que les employeurs et les employés.L'intervention du gouvernemnt n'est tolérable que lorsque les parties en cause ne réussissent pas à s'entendre, sens intervention d'agences extérieures.Prions que le gouvernement entende notre prière, car le plus tôt seront abolis le Conseil national et les Conseils régionaux du travail en temps de guerre, le mieux ce sera pour la paix industrielle, ce qui aura pour effet salutaire d'intensifier notre effort total de guerre.Il est notoire que la défiance et le malaise sont des facteurs plus nuisibles qu'utiles et qu'on ne peut s'en défaire qu'en en extirpant les causes.Les Conseils du travail en temps de guerre sont en passe de devenir un obstacle à notre effort de guerre ; donc il faut nous en débarrasser.Ce sera le commencement de la disparition de la bureaucratie qui nous envahit à grands pas.Ce ne sera pas non plus un grand mal mais bien un pas de fait pour le rétablissement de la liberté que nous sommes en train de perdre.Battons Hitler par la liberté plutôt que par la paperasserie R.HACHETTE.Les locaux 66 et 67 souscrivent $1,000 à à l’emprunt Le Conseil conjoint des ouvriers de la fourrure recommanda aux locaux 66 et 67 l’achat de $1,000 d’obligations de la victoire.Cette recommandation a été approuvée au cours d’une réunion du local GG, mardi soir, en la salle de l’Union du Commerce, sous la présidence de M.Gérard Dauphi-nais.M.Albert Roy, vice-président de l’union internationale des ouvriers de la fourrure pour le Canada, rappela que cette réunion est absolument urgente, attendu qu’à la dernière convention tenue à Chicago, en mai dernier, un projet a été adopté à l’effet d’augmenter la taxe per capita de pour cent.Le but de ce projet est de proumouvoir une augmentation des bénéfices de décès.Il y a aussi beaucoup d’autres raisons qui militent en faveur de ce projet, souligne M.Roy, et il existe également l’augmentation du coût des dépenses urgentes des bureaux des locaux.Par conséquent après les explications fournies par M.Roy, les intéressés ont décidé de porter la cotisation hebdomadaire à 5 cents de plus à compter du 1er janvier 1943.Le président du Conseil conjoint, M.N.Morrier, releva le fait que la convention avait aussi voté la somme de $30,000 pour établir un sanatorium, quelque part aux Etats-Unis, pour les membres malades.MM.Henri Beaudoin et Jos.Gue-nette ont été élus délégués du local G6 au Conseil conjoint.M.Roy annonce que le Service sélectif national avait autorisé les locaux 66 et 67 d’émettre des permis aux membres bona fide de l’union internationale des travailleurs en fourrure qui sont en quête d’emploi.M.Albert Roy nous fait part que le local 67 s’est donné une nouvelle présidente au cours d’une réunion, tenue dimanche dernier.Mlle Charlotte Gauthier a été élue présidente en remplacement de Mlle Emérande Brien, démissionnaire, laquelle a été élue au Conseil conjoint.o’aimm.u’ation m vouer.l’on: Avis est pur les présentes donné que tîcrald < Markin de la oit*' «*t district de Montréal, Province de Québec.servent détective, s'adressera au Parlement du Canada, à sa présente ou A sa prochaine session afin d'obtenir un 1 » i 11 de divorce d'avec son épouse, Marie Thé rèse Paurcfîe Larocque Clarkin, de la ciré et district Je Montréal.Provint* de Québec, pour cause d’adultère.Daté à Montréal.Province «le Québec ce dixième jour tie novembre, 1942.MKRULKR »V MKROLKR, Procureurs du requérant.Chambre KOH, édifia* Tramways, lôii rue Craig Ouest, Mont réal.LE GENIÈVRE POÛBLE ACTION in Tin: superior corin’ of the City Province of Quebec, District of Montreal.No.'JHI06.1 Lit K Y O’CONNDI District of Montreal, Plaintiff II LIUS AND ESTATE OP T11K I.ATE HERALD FITZUKRALD.in bis lifetime of tin* City ami District of Montreal, and DAM M A.K.or K.Y.FÏTZUKRALD, widow of the late A.K.or U V.PITZUERALD .! St Catien Kathfamham, County of Dublin Inland I lefeudaut and Tin: sin life assi'ranch COMPANY or CANADA, a hotly politic and corporate, having its chief place of business for the Province of i Qttel.ee Mont real Tiers-saisi The Defendant ordered to appear within one mouth from this notice.Montreal, October Hist 11142.J.B.CHARBON NEAU, Deputy Prothonotnry.the City and District SMI THAT YOU MAY LEND La véritable saveur de Hollando fait du do Kuypcr le Gin-Gcnièvro qui se vend le plus dans la province de Québec et dans le monde entier 10 ONCES, 26 ONCES, 40 ONCES, «• •mbeuf*lné eu Canada tou» Ij tvrvoillantt dinctt do John d« Kurpa, & Son, OitMIaltv't, Itnndom.Hollando.34 3FR Restaurant BERMUDA R.LECONTE BIERE ET VIN 1454 AMHERST MONTREAL PLateau 0715 SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 MONTREAL SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 PAGE 5 La campagne ouvrière du Québec pour la victoire Rapport de l’Exécutif du Comité d’Organisation pour la Production Ouvrière en temps de guerre présenté à la conférence du 8 novembre 1942.Confrère président et délégués : Six mois se "sont écoulés depuis la première conférence du Comité d’Organisation ouvrière pour la Production en Temps de Guerre tenue en cette ville.A cette conférence les représentants de tous les organismes du mouvement ouvrier international du Québec étaient présents, — la Fédération du Travail du Québec, le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.les Fédérations des Métiers d’Usines des Chemins de Fer, le Conseil des Métiers de la Métallurgie, les Conseils des Métiers de l'Imprimerie, de la Construction et de la Coulure, ainsi que des délégués de nombreux locaux individuels.A la suite de ces délibérations du 7 mai, on décida d'inaugurer une grande campagne d'organisation pour rallier les ouvriers des industries de guerre du Québec à un programme d’action que vous connaissez déjà.Au cours des six mois qui suivirent, des milliers et milliers d’ouvriers et d'ouvrières des grandes industries de Montréal et des régions avoisinantes vinrent à connaître ce programme- Il devint le point de ralliement d’un grand mouvement d'organisation ouvrière et porta le prestige de notre mouvement à un niveau plus élevé parmi la population ouvrière de notre province; de plus, il traça le chemin vers un plus grand effort de guerre, un effort de guerre qu'il nous faut atteindre si nous désirons garantir aux ouvriers de cette province la liberté de vivre dans un pays démocratique sans avoir à subir la dure tyrannie et l'oppression de la conspiration nazie-fasciste.Nos demandes dans le but d’assurer l’unité Lorsque nous avons demandé d'augmenter les salaires des ouvriers du Québec au niveau de celui de l'Ontario, nous luttions pour une véritable unité nationale au pays.Lorsque nous avons demandé pour les ouvrières des gages égales à celles des ouvriers, nous agissions pour maintenir le moral ouvrier et pour une production plus efficace.Lorsque nous avons insisté pour l’obtention d’un boni de vie chère afin de compenser l'augmentation du coût de la vie dans la province de Québec, nous ne demandions qu’un traitement juste sans quoi on ne pouvait s’attendre à ce que nous accomplissions la tâche gigantesque que les évènements nous imposent.Nous avons revendiqué le droit de l’ouvrier de partager les responsabilités de la conduite de la guerre.Nous avons souligné l'importance de la mise en oeuvre de comités de production ouvriers-patro-naux dans toutes les industries de guerre, dans toutes les usines.Afin de porter la production au maximum, nous avons préconisé la semaine de 168 heures avec équipes roulantes afin de permettre à chaque travailleur de se reposer un jour sur sept.Avec toutes ces demandes on a fait appel pour l’organisation la plus complète des ouvriers non organisés, car sans organisation, sans la consolidation de notre mouvement et l’entrée de ces ouvriers dans leurs unions respectives, nos mots d’ordre ne sont que vains espoirs.Nous avons décrit.nos visées par ces mots : “100% de production par 100'’! d’organisation.” Nous nous réunissons aujourd'hui pour passer en revue ce que nous avons déjà accompli et formuler le programme que nous devons mettre à exécution afin de continuer le travail déjà commencé.Nous avons raison d’être fiers de constater la présence parmi nous des représentants de cinquante à soixante mille ouvriers dans les usines de guerre qui n’étaient pas organisés jusqu’ici et qui constituent aujourd'hui un groupe important dans notre mouvement.Il est opportun de rappeler ici les mots si touchants de notre président.le Confrère Torn Moore, qui, portant la parole devant nous en mai dernier, nous demande de faire tout ce qui est humainement possible pour une guerre totale et la victoire; et qui, de plus, souligna le rôle si important que le travail organisé doit jouer dans l’effort de guerre national.C’est lors de cette conférence que le Confrère Moore fut frappé d’une maladie grave qui l’empêche d’être présent aujourd’hui, car il est encore en convalescence, mais nous pouvons croire que nous accomplissons la tâche que notre président nous avait imposée; nous trouvons croire que nous répondons à son appel et que nous sommes en voie d’atteindre les buts qu’il nous avait fixés.De votre part, je désire demander au Confrère Bcngough, notre vice-président si populaire qui est présent aujourd’hui et qui remplace le Confrère Torn Moore, de présenter au Confrère Moore à Ottawa nos voeux les plus sincères pour un prompt retour à la santé et de lui dire, en même temps, que nous du Québec poursuivons les buts du mouvement des unions ouvrières internationales.Ce que nous avons accompli Voici le récit de ce que nous avons accompli : Tout d’abord, nous devons mentionner l’usine Cherrier, qui comptent des ouvriers et des ouvrières venant de cinquante milles à la ronde.Aujourd’hui, l’usine Cherrier est la forteresse de l’Union Internationale- Nous avons organisé les usines D.I.L., l’usine R.C.A.-Victor, ainsi que l’usine Peacock Brothers.Dans toutes ces usines, nous avons signé des contrats avec la direction et, nous sommes maintenant à développer les bonnes relations et la coopération auxquelles nous visons depuis le début.En plus, nous avons accompli de grands progrès dans notre organisation des ouvriers dans les usines suivantes : Canadian Marconi Company, les deux usines de la Robert Mitchell Company, Northern Electric, Engineering Products Limited, The United Shoe Machinery Company, Montreal Locomotives Works, Canadian Copper Refiners Limited, et les usines, de la Dominion Engineering.è Dans la plupart de ces usines, nous comptons déjà une forte majorité des ouvriers dans nos rangs.Dans quelques-unes d’entre elles, nous sommes en pourparlers qui résulteront probablement en une entente avec les employeurs.Dans d’autres, nous devons faire face à une opposition des plus fortes, à un manque de coopération ou à des manoeuvres employées dans le but d’affaiblir nos membres et, par là, leur faire abandonner l’idée de l’union.Nous nous sommes heurtés à d’autres obstacles dont je vous ferai part au cours de ce rapport.Le Comité d’organisation du Conseil des Métiers est aussi très actif Nous sommes heureux du progrès réalisé par le Comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal qui a accompli un travail considérable dans les industries qu’on ne peut pas appeler des industries de guerre, mais qui sont, quand même, d’une importance vitale tout comme les diverses phases de la vie nationale sont vitales et d’une grande portée sur la conduite et la conséquence de cette guerre du peuple.Le Conseil a réussi à organiser les ouvriers de la Imperial Tobacco et de la Macdonald Tobacco, deux grandes usines où l'Union Internationale des Ouvriers dans le Tabac a signé des contrats avec l’administration.Il a organisé deux manufactures de cigares où Ton se dirige vers la signature de contrats; il a fait beaucoup de progrès dans les brasseries; il a organisé et signé un contrat au nom des ouvriers de la Distillers Corporation; à l’heure actuelle, il est à organiser les ou- vriers des moulins de farine à Montréal et des laitiers; et il a répondu à Tapi»! d’employés municipaux qui désirent s’organiser.De plus, le Conseil a en vue une campagne d’organisation dans les abattoirs de Montréal.La campagne s’étend à toute la province Digne de note est la façon dont notre grande campagne a pris de l’ampleur en dehors de cette ville, — citons Sorel.Sorel a déjà vu des luttes pénibles entre le travailleur et le patron, mais, à l’heure actuelle, nous sommes en pourparlers, d’une façon paisible, avec la Marine Industries Limited dns le but de signer une entente pour leurs ouvriers.Vu le travail d’organisation qui progresse si rapidement, nous espérons pouvoir entrer en pourparlers bientôt avec la Sorel Industries Limited.L’enthousiasme démontré pour l’Union Internationale par les ouvriers de Sorel durant cette campagne restera mémorable.L’idée s’est répandue de façon foudroyante parmi tous les ouvriers des autres centres et villes de la province.Nous avons déjà organisé la grande majorité des ouvriers de la D.I.L à Valleyfield, et nous devons tout prochainement commencer des pourparlers avec l'administration qui a montré un esprit admirable de compréhension et de coopération, et ce, dans l'intérêt de la production.Dans cette même ville, on est également à inaugurer une campagne pour organiser les ouvriers de la filature de Québec, la compagnie Montreal Cottons Limited, firme où il est reconnu que l’échelle des salaires et les conditions de travail sont des plus honteux.D’une façon toujours croissante, ces ouvriers se groupent ft nous.Il y a quelques semaines, les ouvriers d’Arvida firent appel à notre organisation et nous avons été très heureux de leur venir en aide.Les rapports parvenus de ce centre indiquent une vague d’enthousiasme pour l’Union et notre organisateur, de retour d’Arvida.fait part de progrès importants parmi les ouvriers de ce centre.On est à faire les démarches nécessaires pour l’organisation des milliers de bûcherons dans les chantiers de la province par l’entremise de l'Union internationale des Menuisiers-Charpentiers du Confrère Martel.La Canadian Seamen’s Union fait également, des démarches pour l’organisation des milliers de pécheurs du Saint-Laurent et de la Gaspésie.Les unions internationales inspirent la confiance Confrères — La raison pour laquelle la campagne a soulevé un enthousiasme aussi considérable chez les travailleurs de la province c’est que la classe ouvrière fait confiance à l’Union Internationale.Les ouvriers reconnaissent dans notre mouvement une force qui leur fournira l'occasion unique d’améliorer des conditions de travail misérables et de rehausser le niveau excessivement bas de leurs salaires.Us reconnaissent dans notre campagne un programme qui a pour but de délier les mains des hommes et des femmes qui sont prêts à faire plus que leur part pour la défense de leur pays, de leur religion, de leur mode de vie.Les statistiques prouvent que de bas salaires sont payés dans le Québec Considérez ces chiffres; ils sont de l’édition 1942 du “Canada Year Book".La province de Québec, DEUXIEME au pays au point de vue de la production, est par contre la SIXIEME en ce qui concerne l’échelle des salaires à ses travailleurs, et SEPTIEME dans l’échelle des salaires payés aux femmes.Le Bureau des statistiques du Dominion a publié des chiffres récents qui démontrent que le coût de la vie à Montréal est plus élevé que n’importe où ailleurs au pays.Par contre la moyenne des gages des ouvriers de Québec est $984 par année.Comparez ceci avec une moyenne de $1,127 pour l'ouvrier de l’Ontario.Le salaire moyen à Windsor est $37 par semaine; à Hamilton, il est de $30; à Montréal, il est de $26.Au début de notre campagne, nous avons trouvé des cas tels que les suivants: des ajusteurs d’outils recevaient 371 ft sous de l’heure à Cherrier; à la même usine, des opérateurs de machines recevaient 32! à sous de l’heure; à Marconi, les soudeurs recevaient 26 sous de l'heure; à R.C.A.Victor, les polisseurs recevaient 30 sous de l’heure.A Wabasso Cotions les fileuses gagnaient $10 pour une semaine entière de travail, et ainsi de suite.Les ouvriers organisés ont d'énormes problèmes à résoudre avant qu’il soit possible de dire que les gages sont assez raisonnables et les conditions de travail assez favorables pour permettre de faire la guerre totale sur une bonne base démocratique.Bien que nous ayons obtenu de très grands succès, et que, dans plusieurs usines, les gages aient été haussées et des conditions de travail plus favorables été obtenues; bien que la mise en oeuvre de ces conditions meilleures et la reconnaissance du droit de l’union de négocier pour les ouvriers ont amené, en coopération avec les patrons, une plus grande production des armes de guerre, nous devons déclarer qu'il existe encore des situations pleines de danger vis-à-vis notre effort de guerre.Nous, avons fait des propositions légitimes et raisonnables quant à l'ajustement de la production, de l’échelle des salaires et des conditions de travail.Les cas sont de plus en plus nombreux où Ton nous a traités d’une façon scandaleuse.Le Conseil régional annihile-les espérances clés travailleurs Le Comité régional ouvrier en temps de guerre de la province de Québec est devenu un cul-de-sac où les demandes légitimes des ouvriers qui s'organisent s’entassent pendant des mois et des mois.Les archives du Comité Régional sont devenues le cimetière des espoirs des ouvriers et des ouvrières de nombre de nos usines.Maintes fois, dans des soumissions conjointes de l'Union et de la Compagnie, nous avons demandé permission de faire reviser les taux de salaires, et ces demandes ont été abandonnées pendant des mois d'attente, à faire perdre patience aux anges même.Je pourrais signaler deux cas de ce genre où des délais scandaleux de la part du Comité Régional ont causé des torts irréparables aux ouvriers.Dans le cas d'un plan, l'Union et la Compagnie se sont entendues sur des propositions ayant pour fin l’augmentation des salaires et l’introduction de la semaine de 168 heures, si nécessaire au bon fonctionnement de l'usine.Leur soumission conjointe fut présentée à Québec vers la fin du mois d’août.Une série de délais et atermoiements dans les décisions du Bureau Régional s’ensuivit, procédé qu'on ne peut s’empêcher de qualifier de scandale public! Le Bureau Régional finalement nous fit parvenir sa décision vendredi dernier — plus de trois longs mois après la demande pressante qui leur avait été faite.Vous pouvez imaginer quel en fut l’effet sur le moral et l’esprit des ouvriers de cette usine.Vous pouvez également vous re- PAGE 6 SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 présenter la perte irremplaçable de matériel de guerre pour nos soldats occasionnée par ces délais Inutiles et inexcusables de la part du Bureau à accepter la soumission conjointe proposée par la gérance et l'Union au sujet de la semaine de 1G8 heures.La même histoire se répète dans le cas de la compagnie Imperial Tobacco, même; si les résultats n’eurent pas des conséquences aussi sérieuses.Cependant, dans les deux cas, la décision du Bureau, quand finalement elle fut rendue, fut tellement peu satisfaisante et démontrait si peu de compréhension de la situation réelle que l’on ne peut que la considérer comme une insulte aux ouvriers de ces usines.Les unions de compagnie anti-démocratiques Il existe un autre obstacle sérieux que nous avons eu à combattre, — je veux dire la face hideuse des unions de compagnie qui a apparu assez souvent au cours de notre campagne.Nous avions cru que ce truc assez bien reconnu comme vieux-jeu n'aurait pas été employé même par le patron le plus anti-unioniste.Après tout ce n’est pas le Moyen-Age; et, en effet, nous sommes engagés dans un conflit mondial l’issue duquel décidera si nous devons être assujettis au Canada au système de l’unionisme de compagnie internationale qu’Hitler a établie en Europe et qu’il voudrait établir chez-nous; ou, d’autre part, si nous, Canadiens, réussiront à combattre et à anéantir cet attentat à notre liberté et à notre sécurité.Mais je puis vous dire que nous avons réussi, à maintes reprises, à abattre l'unionisme de compagnie, d'une façon écrasante, et nous le ferons encore au fur et à mesure que les occasions nous seront fournies.Néanmoins, nous ne pouvons plus tolérer que cette menace à la démocratie contamine plus longtemps nos centres de production de guerre.Nous sommes convaincus que le gouvernement devrait intervenir immédiatement afin d'enrayer l’atteinte nocive à notre effort de guerre qui entrave la production et qu'on appelle l’unionisme de compagnie.Nous avons eu à faire face à plusieurs cas de discrimination de la part d'employeurs anti-unionistes contre des hommes et des femmes de l’union.On a congédié plusieurs de ces ouvriers qui étaient d'excellents membres de l'union et dont le travail était exemplaire.Congédiements en masse dans les usines essentielles Et tout dernièrement, nous avons assisté au spectacle regrettable du congédiement en masse du personnel dans quelques-unes de nos usines les plus importantes — d’usines qui devraient conserver leur main-d’oeuvre au complet afin d'accomplir les grandes tâches de la production.Ces usines, toutefois, peuvent agir de cette façon en dépit des règlements du Service Sélectif National et des avertissements précis de M.Elliott Little et en dépit des besoins urgents de nos forces armées pour une plus grande quantité d'armes, pour des tanks, des fusils, des bombes, des avions, des bateaux, des radios, des cartouches.Malgré ces attaques et ces désappointements, nos travailleurs ont été très patients.Avec toute la force d’expression dont je suis capable, j’engage tous les ouvriers organisés et non organisés à continuer à être patients et à faire preuve de bon sens.En dépit de tous les obstacles, en dépit des injustices et des persécutions, nous devons produire sans cesse, sans ralentir nos efforts.Nous devons continuer notre lutte contre l'employeur injuste ou les intermédiaires sourds et aveugles du gouvernement, mais ne perdons pas de vue la lutte principale — la lutte à mort contre les forces diaboliques d'Hitler, de Mussolini et de Hirohito qui se sont jurés d’assujettir les travailleurs de ce pays à un enfer sur terre, qu'on ne peut' absolument pas comparer à nos difficultés actuelles.Confrères et compagnes — La patrie est en guerre depuis plus de trois ans.Aujourd’hui, à l'heure où je vous parle, il se déroule des événements d’une gravité extrême.Nous traversons une crise terri- ble; par notre effort nous aidons à décider de l’avenir de la plus grande lutte dans l’histoire du monde.Les prochains six mois décideront de notre sort.Au cours de ces mois, notre pays et ses alliés de l'ouest se porteront sans doute à l’offensive.Les grandes victoires de la Libye nous ont tous encouragés.Elles conduiront inévitablement à l'ouverture d’un second front en Europe, duquel dépend l'anéantissement final de l'hitlérisme.Il nous faut un second front et nous l'aurons.Pour ce second front il faudra une plus grande contribution de la part des arsenaux de Québec, une collaboration complète entre ouvriers, patrons et gouvernement afin de mieux appuyer nos gars outre-mer.Aujourd’hui vous entendrez un message du premier ministre du Canada aux délégués à cette conéfrence.Le premier ministre nous félicite et nous souhaite tout le succès possible dans notre campagne.En votre nom, je veux le remercier.En votre nom.je veux lui exprimer l’espoir que notre gouvernement agira immédiatement, vigoureusement et de plein coeur pour aplanir les obstacles qui entravent la tâche des hommes et des femmes sur qui retombe le grand fardeau de la production pour la victoire.Les ouvriers battent tous les records de production Là où on leur a donné la chance de démontrer leur valeur, nos ouvriers ont dépassé tous les niveaux de production déjà établis.Les héros sont en foule dans nos usines et nos chantiers maritimes, nos ateliers et nos laboratoires.Les héros dans la bataille de production, vous les connaissez déjà : René Cogne, Paul Laporte, Paul Daoust, Roméo Ménard, Lillian Hes-kith, Edouard Boulanger.Il y en a des centaines et des centaines d’autres qui travaillent infatigablement, sans gloire et sans publicité.Le Travail veut coopérer Les ouvriers coopèrent et désirent coopérer davantage de toutes leurs forces avec les patrons et le gouvernement Maintenant c'est au gouvernement d’agir, non seulement au gouvernement fédéral, mais aussi à celui de Québec, car il est dans le pouvoir du gouvernement provincial de travailler beaucoup plus qu’il ne l’a fait à date, pour promouvoir la bonne entente entre ouvriers et patrons dans toutes les industries de guerre.De plus, il est de son devoir de mettre en vigueur une loi garantissant à l'ouvrier le respect de ses droits.L’effort total pas encore atteint Le 26 octobre dernier, le ministre des Munitions et de l'Approvisionnement, l'honorable C.D.Howe, déclara dans un discours à Port Arthur : "Quant à la production, le Canada a pratiquement atteint son effort maximum.” Nous ne sommes pas d'accord avec une telle déclaration.Nous devons attirer votre attention sur les dangers d'une complaisante satisfaction dans le travail déjà accompli et d’une telle attitude qui peut inciter les employeurs du pays à se contenter de ce qu’ils ont fait.Dans cette province, alors que nous pouvons constater avec fierté que nous avons atteint le plus haut niveau dans la production jusqu’ici, nous devons cependant admettre que nous avons encore beaucoup à faire pour atteindre le plein rendement dans la production des matériaux nécessaires aux forces armées du pays.Nous sommes convaincus que le gouvernement peut faire beaucoup pour obtenir ce rendement maximum s’il met tout en oeuvre pour créer des liens de coopération entre employés et employeurs.Notre ministère fédéral du travail doit abandonner sa politique de faiblesse et se déclarer en faveur de toute mesure ayant pour but de démolir le mur de pierre qui se dresse entre les ouvriers et leurs patrons.Il faut que nous ayons des comités ouvriers-patronaux dans toutes les usines canadiennes, et il faut absolument faire disparaître l’attitude qui existe chez les chefs d'industrie que les affaires doivent se continuer comme d’habitude en dépit de la guerre.Employeurs éclairés Maintenant, permettez-moi d’exprimer mon admiration pour la politique éclairée de l’administration de la D.I.L.à Bouchard, à l'usine Cherrier, à l’usine D I.L.à Verdun et à l’usine Peacock Brothers— quatre des compagnies avec lesquelles nous avons eu des relations.Ces compagnies écrivent une nouvelle page dans l’histoire de notre pays.Elles ont bien voulu oublie!' leurs différends avec leurs ouvriers; elles méritent tout notre respect car elles se sont montrées patriotiques.Elles sont dirigées par des hommes qui aiment leur pays suffisamment pour se donner à la cause de la victoire, sans mesquinerie et sans récrimination.Je vous donne ma parole que nous ferons tout en notre pouvoir pour leur être égaux en sacrifices et en bonne volonté.Permettez-moi de vous citer une phrase du premier ministre de la Grande-Bretagne, Winston Churchill : "Si nous permettons au passé d’influencer le présent, l’avenir est perdu.” Par contre, contrairement au magnifique exemple fourni par les compagnies déjà mentionnées, il existe d'autres compagnies, je regrette de l’avouer, qui persistent à créer des difficultés dans leurs relations avec nous, Quitte à nuire à l’effort de guerre.Elles dressent devant nous, les ouvriers, tout leur pouvoir, sans aucun égard pour l’avenir et en dépit des résultats néfastes de ces querelles.J’ai nommé les compagnies qui travaillent dans l’intérêt général et, malheureusement, je dois également citer les compagnies qui refusent de reconnaître les droits de l'ouvrier, et refusent de considérer l’intérêt de leur pays avant tout dans la crise actuelle.La Compagnie Robert Mitchell en est une; Montreal Locomotive Works en est une autre.Ces compagnies doivent être exposées à la critique de tous les Canadiens honnêtes et sincères.Nous vous donnons notre parole que nous n'abandonnerons pas notre intention d’organiser ces usines qui doivent être gagnées et qui le seront pour un effort total de guerre que l’union favoriserait.Je termine.Je sais que vous écouterez avec intérêt les discussions qui suivront entre les représentants des milliers d'ouvriers dans les rangs de l'Union Internationale assemblée ici aujourd'hui.Ils vous feront part de leurs expériences.Ils proposeront les mesures que nous devrons prendre à l’avenir; et.enfin, nous arriverons à des conclurions dont nous ferons part à nos compagnons de travail et que nous mettrons en vigueur sous la forme d'une campagne renouvelée sous la bannière de l’Union Internationale.Vous entendrez des suggestions propres à améliorer notre travail.On vous dira ce qui doit être fait pour promouvoir l'effort de guerre dans notre pays.Il faut à tout prix créer un lien solide et durable entre l’ouvrier de l’usine et nos gars dans l’armée.Enrôlons-nous dans l'Armée de Réserve si nous ne pouvons nous enrôler dans l'Armée active et, par notre exemple, remontons le moral de nos compatriotes de toutes les classes.Les demandes du Travail Nous devons obtenir la mise en vigueur d'un plafond rigide sur les profits et l’établissement d’un traitement maximum de $20,000.Nous devons insister sur l'abaissement des taxes qui pèsent trop lourdement sur les gens à petits salaires.Nous devons obtenir une représentation ouvrière sur tous les comités du gouvernement qui étudient les problèmes de l’après-guerre, et dans les délégations qui prendront part aux discussions sur la paix quand nous aurons remporté la victoire.Nous devons demander la protection des dépendants de nos soldtas et obtenir pour eux la considération qui est due à ceux qui défendent nos premières lignes de combat.Nous devons établir et protéger un standard de vie décente auquel nos combattants reviendront après la guerre.• En un mot, nous sommes de tout coeur pour notre programme en sept points du mois de mai dernier.Nous continuerons dans le sens de ce programme à travailler de toutes nos forces pour la victoire.De la part du Comité d'Organisation pour la Production en Temps de Guerre, je vous souhaite la bienvenue à cette conférence; les milliers de nouveaux unionistes que vous représentez sont particulièrement les bienvenus aux rangs du travail organisé.Je vous demande d'agir et de participer dans le travail de vos unions tou jours, dans le but de les renforcer et faire des remparts solides de notre liberté canadienne.Travaillons ensemble avec l’esprit et la détermination qu’ont montrés les hommes de Dieppe, dont le noble exemple est si frais dans notre mémoire.Préparons-nous pour les Dieppes de demain.Allons de l’avant, toujours vers la victoire ! COMITE D'ORGANISATION POUR LA PRODUCTION OUVRIERE EN TEMPS DE GUERRE.PAUL FOURNIER, président ROBT.HADDOW, secrétaire M.-E.FRANCQ, sec.associé ED.LAROSE, trésorier.1696 ONTARIO EST CABARET LION D’OR REPAS.BIERE ET VIN REPRESENTATION TOUS LES SOIRS AM.9051 Tél.CHerrier 0052 TAVERNE DUPUIS La seule place au Canada où la bière en fût est servie dans des tuyaux en cristal.2541 rue Ontario Est MONTREAL A.DUPUIS, Prop.Gérard HEBERT, gerant CLirval 0209 4923 Notre-Dame E.You arc always welcome to the WELCOME TAVERN ROGER TURGEON.prop.DRY-DOCK TAVERN MME E.TURGEON, prop.MONTREAL Heures de bureau ; 9 a.m.à 9 p.m.Dr LEON CARPENTIER CHIRURGIEN-DENTISTE 2005 FRONTENAC CH.CH.5020 4991 SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 MONTREAL SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 PAGE 7 Quebec Victory It is just six months since the War Labour Production-Organization Committee held for its first Conference in this city.At that Conference there were gathered together the representatives of all bodies of the International Trade Union movement in Quebec, — the Quebec Federation of Labour, the Montreal Trades and Labour Council, the Railway Shop Crafts Federations, the Metal Trades Council, the Printing, Building, and Needlle Trades Councils, as well as delegates from many individual locals, and out of those deliberations on May 7th came the decision to launch a great campaign to organize and arouse the war workers of Quebec around a programme with which you are all familiar.During the six months which followed, that program was made known to thousands upon thousands of working men and women in the great industrial establishment's of Montreal and of the outlying districts.It became the rallying point for a great wave of trade-union organization; it elevated the prestige of our Movement to a new high level among the working people of this province, all illuminated the path toward a greater war effort such as we must obtain, such as we must guarantee in order to secure for the workers of this province their freedom to live in a democratic land, free from tyranny and oppression of the Nazi-Fascist conspiracy, unfettered by the chains of Hitlerite domination.Our Demands Made to Promote Unity When we called for higher wages to bring the level in Quebec up to a par with wages being paid in Ontario, we were advocating an important step in the cementing of a true national unity between the peoples of our land.When we called for equal pay for female workers doing equal work with men, we were acting in the interest of morale and of efficient production.When we spoke up for cost of living bonuses to meet actual increases in the cost of living in Quebec, we were asking for simple justice and a square deal in the absence of which we could not be expected to accomplish the great tasks that history demands of us.We put forward labour's claim to partnership in the war effort of our country.We stressed the importance of genuine Labour-Management production committees in all war industries, in every plant.In the interest of a maximum of efficiency, we advocated the introduction of the 168-hour week, with swing-shifts to give every worker one full day’s rest in every seven.All these things we linked with the call for the fullest organization of the unorganized workers; for without organization, without the strengthening of our movement and the inclusion of these workers in their respective Unions, these slogans would remain mere hopes.We summed up our stand in the words "100% Production through 100% Organization.” Today we have met here to take stock of our achievements and to chart the further course of the work we have so far advanced.We can well take pride in looking about us to see that our ranks are strengthened by the representatives of the fifty—to sixty-thousand war workers, hitherto unorganized, who are now a vigorous and purposeful part of our movement.It' seems an appropriate thing, at this moment, to recall the stirring words of our President, Brother Tom Moore, who from our platform, last May, called upon us to give our utmost in skill, initiative and sweat for total war and Victory, and who stressed the great and Labor’s Campaign for Report of the Executive of War Labor Organization lor Production Committee Submitted to November 8th Conference.constructive role that labour has to play in our nation's war effort.It was at that Conference that Brother Moore was stricken with a serious illness from which he is still convalescing.That is wiry he is not with us here, today.But we may all feel that we are fulfilling the task which our President laid upon us; we may feel that we are inswering his call and that we are well on our way to the realization of the objectives which he set for us.And in your behalf we would like to ask Brother Bengough our popular Vice-President who is here today in the place of Brother Tom Moore, to take back to him in Ottawa, along with our hearty and sincere wishes for an early and complete recovery, the message that we in Quebec are keeping faith with the high ideals and aims of the International Trade Union Movement.Here is the record of our achievements: It must begin with the name of the Clier-rier plant, which draws its working men and women from a radius of fifty miles around.Today the Cherrier plant is a stronghold of the International Union.We -have organized the plants of D.I.L.We have organized the R.C.A.-Victor plant and the plant of Peacock Brothers.In all these plants we have signed agreements with Management, and are now developing those good relations and that cooperation which has been our goal from the outset.Record of Achievement In addition to this, we have advanced greatly in our organization of the workers in the plant of the Canadian Marconi Company, the two plants of the Robert Mitchell Company, at Northern Electric, at Engineering Products Limited, The United Shoe Machinery Company, Montreal Locomotive Works, Canadian Copper Refiners Limited, and Dominion Engineering.In most of these plants we already have a substantial majority of the workers in our ranks.In some of them we are now engaged in negotiations which place us on the threshold of an agreement with the employers.In others, we are faced with outright opposition, lack of copera-tion or tactics of stalling which are being employed in the vain hope that our members will weaken and give up the Union idea.There are other stumbling-blocks with which we have had to contend, and we shall speak of these in the course of this report.Trades Council Organizing Committee Also Active We have been gratified to note the progress made by the Organization Committee of the Montreal Trades and Labour Council which has done great work in the industries which cannot be called war-industries, yet which must be considered vital, just as every phase of the national life is vital and has a bearing on the conduct and the outcome of this People’s War.The Council was instrumental in organizing the Tobacco workers at Imperial Tobacco and at Macdonald Tobacco, two large plants whe/e our International Tobacco Workers’ Union has.signed contracts with the Management.They have organized two Cigar plants in which they are moving toward the signature of agreements; they have made considerable progress in the Breweries; they have organized and signed a contract in behalf of the workers at Distillers Corporation; they are presently organizing the workers of the Flour Milling industry in Montreal and the Milk Drivers and have responded to the call of a group of Civic employees who are anxious to be organized.Especially worthy of note is the way in which the momentum of our great drive took us beyond the limits of this city, into the important centre of Sorel.In that city, which has in the past with-nessed strife of bitter proportions between worker and employer, we are now peacefully and harmoniously negotiating a Union Contract covering the employees of the Marine Industries Limited, and we can look forward, on the basis of organ- Campaign Spreading All Over Province ization which is even now progressing at a great pace, to the early commencement of negotiations at Sorel Industries Limited.The great enthusiasm of the workers of Sorel for the International Union in the course of this campaign will never be forgotten.It has spread like wildfire to the workers of other smaller towns and cities in the Province.At this moment, we have organized a great majority of the workers in the D.I.L.plant at Valley-field, and expect soon to begin negotiations there with a Management which has displayed an excellent spirit of cooperation and understanding, in the interest of greater production.And in that same city, the beginnings are now being made in a campaign to organize the textile workers of Quebec; Montreal Cottons Limited, a place where substandard wages and disgraceful working conditions prevail, is slowly but surely being swung over into the trade-union column.A few weeks ago the workers of Arvida called upon us for help, which we gladly gave.The reports from that centre indicate a great wave of enthusiasm for the Union, and our organizer, who was loaned to Arvida for a few weeks, reports great progress is being made in organizing the workers there.Measures are being taken to push on with a big campaign to organize the scores of thousands of lumber workers of the province through Brother Martel’s international union.The Canadian Seamen’s Union is working on plans to tackle the organization of the thousands of fishermen of the St.Lawrence and the Gulf.International Unions Inspire Confidence Brothers, — the reason why our Campaign has called forth such an enthusiastic response among the working people of this Province is that the workers trust the International Union.They recognize in our movement the force that offers them the only real opportunity to improve terribly low wages and bad conditions.They recognize in our campaign a program which calls for the untying of the hands of men and women who are more than willing to do their part in defense of their country, their religion, their way of life.Statistics Prove Low Wages Paid in Quebec Look at these figures for a moment: They are from the 1942 edition of the Canada Year Book.Our Province of Quebec is second in the country in the gross value of manufactures.Yet it ranks SIXTH in the average annual earnings of wage earners.The average annual earnings of female workers in Quebec ranks SEVENTH in Canada.The Dominion Bureau of Statistics has issued recent data which shows that the cost of living in Montreal is higher than it is any place else in the country.Yet the average annual wage of the male worker in Quebec is $984.00 as compared with an average of $1.127.00 for the work- er in the neighboring province of Ontario.The average weekly wage in Windsor is $37.00; in Hamilton it is $30.00; in Montreal it stands at $26.00.When our Campaign started, we came across cases such as these: toolsetters were getting 37 1 _• cents per hour at Cherrier; machine-operators at the same plant were getting 321 i cents per hour; at Marconi, solderers were receiving 26 cents per hour; polishers at R.C.A.Victor were being paid 30 cents per hour.At Verdun, female operators were getting as little as 25 cents per hour.At Wabasso Cottons, spinners were working a full week for $10.00, and so on down the line.There are great problems still remaining for organized labour to solve before we can claim that the wages and working conditions in our province are good enough to provide a sound basis for the waging of democratic total war.While some outstanding successes have scored, and while wages have been driven up and proper consideration secured for the workers in many plants; while in many cases the introduction of better conditions and the recognition of the Union’s right to bargain for the workers have led to the increasing of vital war-production, in cooperation with Management, we must also state that there are many serious situations pregnant with danger to our war-effort.There is a growing number of such cases, wrere tire legitimate and reasonable proposals of the Union for adjustments in wage scales, working conditions and production have been treated in a scandalous fashion.Regional Wear Labor Board Kills Workers’ Hopes The Quebec Regional War Labour Board has become a cold-storage plant, — a blind alley where the legitimate proposals of workers who organize for action on their grievances are shelved for months and months.The files of the Regional Board have become a graveyard for the hopes of men and women in many plants who, often in joint submissions, signed both by the Union and by the employing Company, have asked for permission to revise the rates of pay, only to be stalled endlessly, in a way that would try the patience of a saint.We can mention two outstanding eases of this kind where shameful delays’ on the part of the Board were responsible for the most serious and harmful effects on the morale of the workers involved.In the case of one plant, both Union and Management agreed on a set of proposals including the raising of wages and the introduction of the vitally — necessary 168 — hour week.Their joint brief went down to Quebec late in the Month of August.There followed a series of delays and postponements in the handing down of the Boards’ ruling which cannot be called anything less than a public scandal! The Board’s decision was finally sent to us last Friday — more than three months after it was urgently placed before them for consideration.We leave it to you to imagine what was the effect on morale and on the enthusiasm of the workers in this plant.We leave it to you to calculate what an immense loss was occasioned in producing the sinews of war for our boys overseas by this unwarranted and indefensible delay in the Board’s acceptance of the 168-hour week proposal of the Management and the Union.The story of Imperial Tobacco is somewhat similar, even if it is not so grave in its consequences.But in both cases, the final decision of the Board, when it did arrive, was so unsatisfactory, and PAGE 8 SAMEDI, showed such a lack of understanding of the true situation, that it can well be interpreted as an insult to the workers of these plants.Company Unions Undemocratic There is another great obstacle which we have had to combat.Tire ugly face of Company-unionism has time and again been seen in these parts in the course of our Campaign.We had thought, perhaps, that this foul trick was so old and so discredited that it could not be taken seriously, even by an employer who hated trade unionism.After all, this is the twentieth century, and we are up to out-necks in a struggle which will decide whether Hitler will come and establish a great big company-union here in Canada, with the control in Berlin, or whether we Canadians will succeed in smashing this attack upon our right to live our own lives peacefully and securely.But sure enough, here it was.We can tell you that we got a great deal of satisfaction in delivering a sound thrashing to the beast in a couple of cases, and we will do as much whenever the need will arise in the future.But we cannot allow such a challenge to democracy tu befoul our centres of war production, and we feel that it is high time indeed that there be a law which will make it unnecessary for us to besmirch our hands in dealing with the mean and dirty form of treason to our war-effort which is called "company-unionism.” We have had to face many cases of discrimination against active union men tind women by anti-union employers.Many of these people have been fired despite the fact that, as good Union men, they took special pains to set an example of good work and high production to their fellow-workers.Mass Lay-offs in Vital Plants And latterly, we have seen the shameful spectacle of mass layoffs in some of our most vital plants — plants which should be conserving their manpower to handle the great problems of production which face us, and which, nevertheless, can get away with these things, in spite of the Selective Service regulations, in spite of the clear warnings of Elliott Little, and in spite of the crying need of our armies for more of everything — more tanks, more guns — more bombs, planes, ships, radios, bullets! In the face of these attacks and disappointments, our working people have displayed great patience.With all the emphasis at command, we want to urge the organized as well as the unorganized workers to continue to be patient, and to exercise their common sense.Our job, in spite of all the obstacles, in spite of the discrimination and the persecution, is to produce, produce, and produce.We must keep up our battle against the unfair employer, the deaf, dumb or blind government agency; but let us not forget that our main fight, OUR REAL LIFE AND DEATH STRUGGLE IS WITH THE HATEFUL FORCES OF HITLER, Mussolini and Hirohito who have planned for the workers of this country a hell-on-earth compared to which our present difficulties simply do not count! Brothers and Sisters: Our country has been at war for over three years now.As we speak to you, today we are standing on the threshold of the greatest events, we are witnessing the greatest crisis, we are helping to ‘hape the course of the greatest struggle in the entire history of the human race.The next six months before us are the key.In these next months, our Country and her allies in the West will undoubtedly go over to the offensive.The great great victories in the western Desert have thrilled us all; they will inevitably lead to the opening of the Second Front on the soil of Europe upon which depends the final and complete destruction of Hitlerism.That Second Front must come, and it WILL come.That means a greater demand upon the arsenals of Quebec; that' means a 14 NOVEMBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 greater need for total cooperation between labour, management and government to back up our fighting men overseas.¦ Today you will hear the reading of a message from the Prime Minister of Canada to the delegates at this Conference.The Prime Minister extends to us his congradulations and warm good wishes upon the success of our campaign.In your name we want to thank him.In your name we want to express to him the hope that our Government will take action, vigorous, immediate, wholehearted action to clear the obstacles from the path of men and women upon whose shoulders there falls the great job of producing for Victory.Workers Break Production Records Where they have been given half a chance, our workers are breaking production records.Our plants and shipyards, our factories and our laboratories are richly populated with heroes — the heroes of the battle of production.You have heard the names of some of them, — Rene Cogne, Paul Laporte, Paul Daoust, Roméo Ménard.Lillian Heakith, Edouard Boulanger—there arc hundreds, thousands more who are working brilliantly, tirelessly, anonymously, without glory and without publicity.Labor Willing To Co-operate Labour is cooperating, and is willing to cooperate to the fullest extent with management and with Government.It is now up to the Government, not only in Ottawa, but also in Quebec City, for there is much within the possibilities of the Provincial Government which has not yet been done, — to cooperate with Labour, and to take such steps as will assure a similar approach on the part of the Managements of all war-plants.All-Out Effort Not Yet Reached Last month, on the 26th of October.Mr.Howe, the Minister of Munitions and Supply, was reported as having declared in a speech at Port Arthur: “So far as production is concerned Canada has practically reached an all-out effort.” We cannot agree with this statement.We must point out that it is charged with the danger of complacency and that it may lead to a dangerous "resting on the oars” on the part of Management in this country.Here in Quebec, while we can state with pride that we have reached a new high level of production, we have not yet begun to do our best, and there is yet a long way to go before we get our maximum possible output into the hands of Canada’s fighting men.We feel that Government can do much to secure that maximum output by following and advocating with all its strength the policy of creating a strong bond of cooperation between worker and employer.Our Federal Labour Department must abandon its weak-kneed policy and come out whole-heartedly for every measure that will break down the Chinese wall between the workers and their employers.Labour - Management committees must come into being in very plant in the land, and the old suspicions of the “busi-ness-as-usual” past must be banished from the tables of the boards of directors, in order to make this possible.Enlightened Employers Let' us pay tribute here to the enlightened policies which are being followed by the Managements of D.I.L.at Bouchard, of the Cherrier plant, of D.I.L, Verdun and of Peacock Brothers — just four of the Companies with which we have recently had dealings.These Companies are making history in this Country.They have sunk ’their differences with us in every possible way; they deserve our commendation and our respect as patriotic, far-seeing bodies directed by men who are big enough, strong enough and who love our Country enough to go all-out for Victory, without pettiness, without backbiting and without stint.We can promise you that we will do everything in our power to match their sacrifice and their goodwill in our relations.Let us quote to you a great and deeply true phrase which we have culled from the words of a recent speech by our great and inspiring leader, Winston Churchill: “If we open a quarrel between the past and the present, we shall find that we have lost the future.” There are among us, to offset the splendid example of the Companies we have just mentioned, other firms which, we regret to say, are quarreling with us, opposing us with all their might, regardless of the future that we all stand to lose as a result of the bickering.We have named the others who are working in the interest of the general good.We must also name these companies who have set their faces against us and who will not listen to the call of their Country’s interest in this time of crisis.The Robert Mitchell Company is one of these; the Montreal Locomotive Works Limited is another.We are exposing these Companies to the criticism of every true Canadian; we promise you that we shall not retreat from our position that their plants must and WILL be won for the total war effort which Union organization would make possible within their walls.We come to the end of these remarks.We know that you will follow with interest the discussion which will follow from the representatives of the thousands of workers in the Union ranks who have come here; they will tell you of their experiences; they will propose the steps which must be taken; and finally, we will draw the conclusions which we wiU take back with us to our places of work and translate into a renewed and reinvigorated campaign to carry forward the banner of the International Trade Union movement.Labor’s Demands You will hear proposals to strengthen and improve our work you will be told of the thinks we must do to strengthen the war effort of our country; we must create a solid, unbreakable bond between the man in the factory and the man in the army; we must join the reserve army ourselves — those of us who cannot go active— and raise the spirit of our fellow-Canadians in all walks of life by out-own example; we must secure the establishment of a rigid ceiling on profits, the limitation of personal income to $20,000 a year, and the modification of those taxes which bear unfairly and to heavily upon the low income groups; we must secure labour representation on all government bodies studying post-war problems, and on the delegations which will have to do with the making of peace, when the Victory for which we work is won.We must call for the protection of our soldiers’ dependents, and secure for them the consideration which is due to those who stand in the front lines defending us.We must protect and secure the standards to which they will return when this war is over.In one word, we stand foursquare by our seven-point programme of last Spring.In the spirit of that programme we will continue as we have done, to work with everything we have for Victory.On behalf of the War Labour Organization-Production Committee we greet you and welcome you to this Conference; we welcome the thousands of new Trade Unionists whom you represent into the ranks of Organized Labour; we ask you to speak up and to work in your Unions, to strengthen them and to forge them into the sturdy, iron-strong defenders of our freedom which Canada so sorely needs.Let' us work ’together in the spirit of the men of Dieppe whose noble example is so fresh in our minds.Let us prepare for the Dieppes of tomorrow.Let us go forward to Victory! WAR LABOR ORGANIZATION FOR PRODUCTION COMMITTEE.PAUL FOURNIER, President ROBT.HADDAW, Secretary MARCEL FRANCQ.Ass.Sec.ED.LAROSE, Treasurer.For re a] refreshment anytime.anywhere Buanderie - IMPERIAL - Laundry & SUPPLY CO.TEINTURIERS — NETTOYEURS # DYERS AND CLEANERS Excellent service de blanchissage • Superior Laundry Service Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAUdrk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 MO ; TR AL SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 PAGE 9 An Open Letter to Mr.King (Continued, from paye 1) “Organize to Fight.(Continued /rom Paye One) Les mots croisésdi/Monde Ouvrier Trade Union movement.There is no question that the individual today has no place as an individual, and has no chance to improve his conditions alone.You nave to get together.We have reached that place today where we must hang together or be hung separately.I was very much interested in the report by Bros.Fournier and Haddow.It con- At first we approached the Board alone, because Management felt it could not go with us "against its customers”, the Government.When first we were turned down, tempers flared in the shops.Hot head elements immediately began to call for a strike (we suspect some people in high places might have been glad of an opportunity to smash a strike!).But our leaders our Shop Committeemen and the great majority of our members kept their heads.The Union took the stand that there must be no strike in aircraft.This does not mean, however, that we will ! tained many homely truths, it is a not fight to the finish for our just demands.j document well worthwhile, and I At this juncture the companies themselves decided to support the Union in at least a part of our demands — the payment of the full Cost of Living Bonus, primarily because the Canadian Car and Foundry Company, for its Point St.Charles plant, had just signed an agreement with us which carried the full Bonus of $4.25 weekly, as against $1.50 paid by the Big Three, Fairchill, Noorduyn and Vickers.When Companies and Union appeared together before the Regional Board, however, the Board declared the Canadian Car contract unacceptable.Yet only a few weeks before, the Board had approved a contract between the same campany and its employees in the one major aircraft plant in.this district where the workers have been forced into a company "union” and are not members of Lodge 712 — granting equal wages with the organized Big Three plants, PLUS THE FULL BONUS! Is your Board, then, sir, to be adjudged as pro-company "union” and against Trade Unionism?It would seem so, and that is the interpretation placed upon the riding by Mr.George Walsh, Personnel Manager of Canadian Car, and other officials of that Company who.at this time, are conducting a campaign designed to break Lodge 712 in their shops, by urging their workers to form company "unions” and share in the blessings bestowed by your Board! Here, for example, is a quotation from a notice recently appearing in the Point St.Charles plant, signed by the Works’ Manager ; "All employees not covered by our agreement with Aircraft Lodge No.712 will retain the full Cost of Living Bonus of $4.25 weekly.” Do you wonder that we are primed for a fight, Mr.Prime Minister?Do you wonder that our people are smarting under a sense of grievous injustice?The Union viewpoint, as regards Fairchild, Noorduyn and Vickers, has now been turned down twice by the Regional Board, each without explanation or reason.For a third time it has gone back to them and currently has been forwarded to the National Board for a directive.Apparently its members are still not prepared to give to a legitimate Trade Union organization what they give without question to company "union”.We believe that the policy of delay is maliciously designed to destroy our Union.It cannot do so.Lodge 712 is here to stay.That the policy is at the same time destroying morale and production is obviously neither here nor there to those who would rather defeat Labour than lick Hitler.Such people have regarded our restraint as a sign of weakness, not, as it has been, of loyalty, arising from the determination to do our job as part of Canada’s great production army.They had better disillusion themselves.Montreal’s Airclaft Workers are going to remain Trade Unionists and will resist to the last ditch any attempt to introduce company "unionism” into the shops.We shall not seek a showdown unless anti-labour elements force it upon us.But we cannot be goaded further and we will not relinquish our rights.In all this, sir, your Regional Board has played the game of the enemies of Organized Labour, as other Government Board have played it elsewhere.In what is said here we have dealt solely with the Board with which we are forced to deal in our province.Beyond this, however, the need exist for a complete overhauling of the machinery of Labour mediation throughout the country.The policy under which Boards of Conciliation are established is supine and dilatory.Often, like your Regional Board in Quebec, they work on the thesis that if a problem can be dragged out for a sufficient length of time it will die of lethargy.At Canadian Car’s Turcot Works, for example, our Union applied for a Conciliation Board in September 1941.It was not even named until May, 1942.Not to this day has the Department of Labour given a clear decision on the case, involving recognition of Lodge 712 as representaive of the employees, despite a vote of 456 to 101 by the employees in our behalf! The current Labour mediation structure, Mr.Prime Minister, is antiquated, rusty and supine.It needs no1 only a change of men on your Boards, but a change of policy, — a complete change of outlook towards the worker.We call on you, therefore, as our leader, to recognize the urgency of plain, square dealing with the Canadian worker.Lodge 712 pledges itself anew to a full-out effort until Victory is won.We ask you, as our national leader, to give us the chance to make that effort! We rest our case before you in an hour when, more than ever before, the over-the-top effort of the Canadian people is needed for Total Victory! Respectfully yours, AIRCRAFT LODGE 712 INTERNATIONAL ASSOCIATION OF MACHINISTS If can assure you that it will be printed in the Congfess Journal, so that all of the workers can learn what you are doing here in Quebec.So far as the organizational campaign is concerned, you see the tangible direct results of the work that has been done, and as time rolls on, you will see how far reacliing are the results of this work.I want to take a few minutes of your time to let you know about the vigorous work done by the Trade Unions out West.In the last campaign for the Victory Loan, and in this new Victory Loan Drive, the Organizations affiliated with the Vancouver Trades and Labour Congress subscribed, jointly, in excess of $400,000.in Victory Bonds.To give just a ' cross-section of activities in other directions, the TeamstersCorganization at the present time has six paid business agents on the job.Anything in the City of Vancouver on wheels has been brought into Trade Unions.We have many agreements with the heavy teaming industry, we have agreements with Taxi Companies, with the Bread Salesmen, the Milk Salesmen, and every other line of activity on wheels.And let me tell you, their conditions are a lot better since they have been organized.If the Trades and Labour Congress of Canada can be of any assistance to you, we are your servants.It will be a pleasure to do all we possibly can for the splendid movement you are building here in Quebec.The main fact, the main thing to keep in front of us today, and undoubtedly the most important job we have to do, is the winning of the War.There will be no let-up, no slackness on our part.To endanger the war effort is to endanger ourselves, and to endanger the workers of other lands.Irrespective of the questions and problems we have to meet, we must not let them interfere with production.At the same time, we have the privilege and the right to remove bottlenecks when we find them, regardless of where they might be.In the memorandum you have before you, I was interested when Brother Haddow likened the Regional War Labour Board toSfti "cold storage plant for the workers aspirations." There are other concerns besides the Regional War Labour Board that are the slaughter-houses for the workers’ aspirations.These are the things we want to change.It is a recognized fact that there are people who are deliberately obstructing the work of Labours’ representatives.That, too, is a matter that- we have to take care of.In my own City, we had an agreement with the I.A.M.covering shipyards.that took us five months to get.The agreement was signed for the duration of the war.Two representatives came down from Ottawa, and told the men that if they did not do certain things, they would be compelled to do them.They tried to force a change in the agreement, and it was this that resulted in the turmoil in our shipyards.This turmoil and unrest on the part of the workers on the job was caused by the bottlenecks that came down from Ottawa.These things must change.The Trade Union Movement is anxious and eager to cooperate with the Government and Employers.I cannot comprehend why any merchant or manufacturer can oppose organization of a Community.A highly paid Community is one that 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 nr ?H 2 Ü n 3 ?Ü m n n 4 ?a a 5 n ?HID m ¦¦ 6 ¦ nr ?—1 7 a ¦ n - 8 ¦ n ¦ — ¦ 9 ¦ ¦ a 10 u ¦ ¦ ~ i 11 ¦ ¦ 12 1 ¦¦ ¦ 13 ¦ ¦ 14 ¦ 15 ¦ u ¦ Horizontalement 1— Association de plusieurs Etats particuliers en un seul Etat collectif — Tout ce qui sert à lier.2— Chemins bordés de maisons — Chanson du gondolier vénitien.3— Plaque de fer attachée à un aimant — Tirent à eux.4— Se dit d’une langue dérivée du latin — Trois fois — En les.5— Ota un os de sa place — Symbole chimique du cobalt.G—Lequel, laquelle — Qui est de la province.7— Insecte hémiptère — Conjonction négative — Religieux et ascète musulman.8— Deux fois — Unité de travail mécanique — Article contracté — Adverbe de négation — Préfixe privatif.9— Boutique de boucher — Enlèves — Roi de Juda.10— Ville de Suisse — Article contracté (à le) — le conjugaison — Qui a de la joie.11— Canton suisse — Renoncements volontaires; ou tout le peuple s’en est imposé par le magnifique résultat du 3e Emprunt de la Victoire.12— Médecin et anatomiste français, né à Paris — Préfixe signifiant au milieu — Pronom personnel (3e pers ), 13— Chef-lieu de canton (Hautes-Pyrénées) — Abbé de Cluny — Adverbe, marque le superlatif.14— Ville d’Italie (Emilie) — Donnaient une solde à des troupes.15— -Venus au monde — Ouvrage fait ou à faire ou, chose qui ne devrait jamais manquer à l’ouvrier — Poisson de l’Australie.Verticalement 1— Secrétaire-trésorier de la Fédération Provinciale du Travail — Président de la Fédération Provinciale du Travail.2— Rivière de France — Doctrine des unitaires.3— Qui n’est plus de mode — Airs de grand style.4— Espèce d’euphorbe—Ota la peau d’un fruit — Aucun, pas un.5— Se trainer sur le ventre, en parlant des reptiles — Fabriquât dans une usine.6— Rendre stupide — Librement Carte à jouer 7— Adjectif possessif — Rivière de France — Bruit sec — Eut la hardiesse.8— Nom officiel de la Perse — Celui qui vide — Peintre hollandais, né à Leyde.8—Préfixe signifiant huit — "Ici" — Usages — Ville d’Italie (Emilie).10— Tressons une natte — Titres des ministres du culte, chez les Turcs.11— Prennent une expression de gaieté — Serins jaunes des “iles Canaries” — Symbole chimique de l’aluminium.12— De la Lorraine — Meurtri, en parlant des fruits 13— Espace de terre entouré d’eau — Selle grossière de bête de somme — Durée ordinaire de la vie — Tout-contre.14— Commune des Pyrénées-Orientales — Règle obligatoire ou nécessaire — Porté avec violence.15— Propres — Peine très vive — Suit une action en justice.is alive, one from which the manufacturers and merchants will benefit, It stands to reason that in a low' paid community, where the workers can purchase only on a small scale, that the merchants and manufacturers cannot hope to benefit in that particular community.And it stands to reason that Labour-Management cooperation can do more toward winning the Battle of Production than either Labour or Management could possibly do alone.Men, not only of the Trade Union Movement, should fight for the organizational campaign, but the manufacturer of goods should get behind this community to a highly paid one, and to a high level of Production to smash the Nazis.Do not fall dow'n, do not expect the other fellow to do all the work.Go back to the Shop, go back to the Yards.Remember that what you have to gain from organization is something worth while organizing for.Don’t keep it to yourself.Take it with you to the other fellow's who are working with you, get them be-liind you, and behind your organization.Invite them in, so that all your fellow-workers will join and strengthen the Union, not only for the present period either, but so we will stand together in the future, the campaign so that '.hey can raise and retain what we have fought for.CHerrier 1119 VICTOR DUBOIS Directeur de funérailles .,'isSL - Salons mortuaires 1867.rue AMHERST JL (WzF / .yratuits 3G19, rue SAINT-DENIS 1314, rue DORCHESTER EST ¦ÜAÉi 11890, rue SAINTE-GERTRUDE PAGE 10 SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 MONTR EAL SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 Organization Committee Has a Splendid Record The Organizing Committee of the Montreal Trades and Labor Council has a splendid record of achievement over the past few months and is not resting on its laurels, if one is to judge from the report, the Committee submitted to the last Trades 'Council meeting.This Committee which is now composed of the following brothers: Patrick Black, president; Jean Pare, vice-president; Denis Alix, secretary; Angus Rose, treasurer; Alex.Gauld and Heneault, trustees and D.Roussin, M.Provost and Wilfrid Bélanger, members, has mapped itself an active campaign in addition to those already undertaken.Perhaps the most important and daring of the Committee’s projects Is to organize the textile workers in Montreal and vicinity.For a great many years, these workers underpaid and working under almost intolerable conditions have been begging for the international union to organize them.The Catholic Syndicates have made periodic weak and pitiful, attempts to organize them but every time, the weakness both numerically and economically of these organizations have proved their undoing, and the result was that after each attempt the work- ers sank to lower levels of poverty and oppression.The textile mills at Valleyfield are at the present time subjected to a systematic campaign by the Committee who desire above to make sure that this time, they will form a powerful union strong enough to fact?the great interests who control the textile industry in this Province.Workers’ Committees are being formed in every department of the mills in order that responsible officers may be trained.The textile industry Is one of the most important to the war effort, 50', of its production being employed for war purposes and 80% of the woolen Industry is used up by our armed forces.Brother Frank Querat, president of the Textile Workers of Canada Is actively co-operating with the Committee, in order to guarantee that this campaign at long last will bring a better way of life to the textile workers of Quebec.At Bclding-Corticelli the Committee took on a formidable opponent, fpr this company is not reputed as very favorable to trade unions.Since Wednesday afternoon, the workers at Belding Corticell! have been on strike, because the Company refus- From Our Readers Paul Fournier and Company Unions November 9, 1942.Editor, Labor World, Sir : I want to extend to Mr.Paul Fournier, President of the Montreal Trades & Labor Council, my warm congratulations for the splendid article on the Company unions which appears on the last issue of your paper.What Mr.Fournier said voices the views of all organized workers in the matter of the movement initiated by reactionary employers who refuse to meet their employees who organize for the purpose of concluding a collective agreement.We are told by our political leaders that we are fighting a war to save democracy — yet, when the workers exercise their democratic right to form unions of their own choice, free from any control by employers or their agents and endeavor to meet the employer to discuss industrial relations they meet not with a friendly reception, but open hostility.Let me tell you, Mr.Editor, that the workers will not put up with this much longer.They are determined whether autocratic employers like U or not.to form their own unions to protect their interests and will not be intimidated into joining unions under the control of the employer or Iris Director of Personnel.The workers are making the munitions and providing the equipment to carry on the war.They are also providing the men for the army, the navy, and the air force.The workers in the factories, the mines and establishments engaged in production constitute the overhelming majority of the imputation of this country.They intend to have their wishes respected.They will not permit themselves to be exploited by employers who think in terms of domination.The time is passed when the employer or his agent can frighten the employee away from belonging to a union.Experience has proved very conclusively that the only agency to protect and improve the welfare of the worker is the trade union.Through the trade union, hours have been reduced, wages increased and conditions generally very materially changed for the better.The purpose of the Company union is to create distrust and weaken the morale of the workers.As Mr.Fournier has so very ably pointed out, what can one expect from a Company Union, the members of which pay a dollar a year ?The Company union is a fake and a farce.The employer that organizes a Company union,,whether as an Employees’ Association or a so-called "Professional Syndicate” regards his employees as little children who can easily be fooled.It is unfortunate that there are still so-called intelligent men and women who believe that joining a Company union can give them the same protection as an independent organization that is part of the great army of labour.The Company union is a “yellow dog" contract in another form.The strongest representations should be made to both the Provincial and Federal governments asking for legislation to outlaw Company unions or Employees’ Associations.The workers have a right to demand this.The time has also arrived when the more than 100,000 organized workers in the district of Montreal should be able to avail themselves of the ablest legal advice available, through a legal bureau that would devote itself entirely to looking after the interests of the organized workers.The employers’ associations have lowers and others experts.They also have Directors of Public Relations to keep the public acquainted with their activities.Is there any reason why the workers should not be similarly provided with experts along professional and publicity lines.The contribution that the organizations would be called upon to make represent a very small amount of their revenue and I am confident that the majority of the workers would certainly not object to assessing themselves 20 or 25c a month to make possible without delay the establishing of a legal bureau and the employing of a Director of Public Relations.I hope that Mr.Fournier and his sincere colleagues will cost in u e writing to your paper on the subjects that mean so much to the welfare and future of the wage earner.Fraternally yours, Tom JOHNSON.ed to recognize the Union, much less bargain collectively with its officers.Tlie Committee has launched an appeal to all A.F.of L.unions in Montreal to assist these workers financially, it is essential that the old established unions come to the assistance of these workers who are well-disciplined and are determined to see this thing through.Come on, you unions with the money bags, your money does advance the movement in the bank.The Milk Drivers of Montreal, are at last coming into their own through the efforts of the Committee, and large groups in every dairy in Montreal have joined the union and by a concentration on the large firms the Committee hopes to have several firms signed soon.The Breweries who for years have foiled every attempt of trade union organizer to unionize their plants, have at last decided to recognize the right of their employees to join the union of their choice.Contracts have been presented to both Molson’s and National Breweries and it confidently expected that they will be signed shortly.Paul Fournier is helping the Committee with the Breweries contracts and it is expected that the popular president of the Trades and Labor Council will convince the brewers that it’s to their advantage to recognize the union.A new field for organization was opened when the Committee started the unionization of the Flour mills some time ago.This work has proceeded rapidly and satisfactorily and in view of the fact that the : largest refinery the Ogilvie Flour | Mills has taken the sensible attitude towards the desire of their em-j ployees to organize and have posted j a notice to the effect that they would do nothing to prevent their I employees from joining the union of their choice.Organization of the packing plants is now being studied by the Committee and it is expected that | an all-out campaign will be launch-j ed soon to bring these workers into i the ranks of the trade union movement of Montreal.A new field is also being opened among municipal employees, the workers employed in the incineration : parks, roads and other departments | have voiced their desire to join the ! international labor movement and ! a successful meeting was held last Wednesday evening and good results are expected.Many other industries are feeling j the tireless efforts of this Commit-j tee which has spared no efforts to bring the advantages of organization j to many new fields.The trade union movement as a whole is proud of the work accomplished by these hard-working volunteers and the Labor World proposed a hearty vote of thanks to them.Alma Smith Is Dead A good friend of labor and a splendid lady, passed away last week in Winnipeg.Alma Smith for many years an officer of the United Garment Workers and secretary of the Union Label, shop Card and Service Button Committee of the Trades and j Labor Congress of Canada, who had been doing splendid work in Winnipeg organizing in the garment industry died suddenly after a short illness.Sister Smith will be remembered by everyone who attended the conventions of the Trades and Labor Congress as a most cheerful and obliging lady who always did more than her share of the work.The Quebec Federation of Labor joins her- many friends in voicing its deepest sympathy to her family and wishing her the heavenly reward that she justly merits.Canadian, U.S.Officials to Attend Manpower Meeting Called by I.L.O.Montreal, Que., No.13.—Problems of manpower allocation in Canada and the United States will be discussed at a tripartite meeting of representatives of the two countries in New York on November 28 and 29, it was announced here today by Edward J.Phelan, Acting Director of the International Labor Office.The meeting is being held at the invitation of the I.L.O., and it will bring together high officials of the Canadian and United States Governments, together with represen-atives of the employers and workers of both nations.The agenda of the meeting will comprise two principal items.The first will be a discussion of the progress of the Canadian selective service program, the subject which occupied most of the attention of the last meeting.The second item will be a consideration of the joint labor-management committee technique in securing the cooperation of employers and workers in the war production program.Purpose of the meetings is to provide those Government officials, employers’ and workers' representatives who deal with labor supply problems in the two countries with an opportunity to exchange views, information and criticism.The participants in the meetings have found them of considerable help in solving the problems that each country faces in mobilizing its manpower to meet the expanding needs of the war economy.Invitations to attend the meeting have been extended to officials of the Canadian Department of Labor, National Selective Service, Department of External Affairs, Department of National Defence.Department of National War Services, and Wage Increases Do Not Bring On Inflation Boris Shishkin, economist recently marshalled the following facts for the AFL to prove that wage increases in themselves do not necessarily lead to inflation.A worker now making 68c an hour is actually getting only 40c an hour.Here is the way it figures out, the worker gets 68c an hour which is equivalent to 58c at pre-war prices because the cost of living has gone up about 16%.Take 10% off for war bonds and war savings stamps and he gets about 51c an hour.Take payment of additional taxes off and his purchasing power goes down to a little less than 45c per hour.When you take into consideration that curtailment of installment buying has prevented workers from buying many things and that some families have a smaller income because a son or father has joined the army, the combined effect is to bring the real wage down to 40c an hour even through his money wage is at the rate of 68c per hour.Department of Munitions and Supply.Those invited from the United States include officials of the Department of Labor, War Manpower Commission, War Production Board, National Selective Service, United States Employment Service and National Resources Planning Board.Invitations have also been sent to the worker and employer members of the National Selective Service Advisory Board in Canada and the Labor-Management Policy Committee of the War Manpower Commission of the United States.The Canadian and United States members of the Governing Body of the International Labor Office have also been invited to attend.It is expected that between 50 and 60 persons will be present.l/L YOU HÂVE ; THE RIGHT NUMBER.CONSULT THE DIRECTORY j Clear telephone lines for ALL-OUT PRODUCTION Your telephone is part of a vast interlocking system now carrying an abnormal wartime load.Don't let needless delays hold np messages on which production efficiency may depend.THER "WART!MB TELEPHONE TACTICS~ \ -V e © SPEAK, distinctly, directly into the mouthpiece.ANSWER promptly when the lull rings, BE BRIEF.Clear your line for the next call.USE OFF-PEAK hours for your Long Distance Calls.These things tuny look trilling.hnt Tl on 6,500,000 ‘‘ail, JcUphon ___^ calls, they are very important.- //ctûve Se/tA>ece U/i-nfS ' to U/crUts SAMEDI, 14 NOVEMBRE 1942 MONTREAL SATURDAY, NOVEMBER 14, 1942 PAGE 11 PALACE ROSALIND RUSSELL BRIAN AHERNE JANET BLAIR in MY SISTER EILEEN with GEORGE TOBIAS Propaganda a Potent War Weapon We Must Use It To The Limit.— Words Can Be Made A Mighty Force To Build Up Democracy’s Morale And Destroy That Of The Axis Nations.By BERNARD ROSE, K.C.CAPITOL JEANETTE MacDONALD ROBERT YOUNG in CAIRO with ETHEL WATERS Added, Feature A Date with n,c Falcon PRINCESS Theatre •> OUTSTANDING FEATURES ! “SUBMARINE RAIDER” with JOHN HOWARD Marquerite CHAPMAN “Meet the Stewarts with WILLIAM HOLDEN y y LOEW’S THEATRE.GINGER ROGERS RAY MILLAND in ‘The Major and the Minor’ with RITA JOHNSON MONARCH GAS RANGES Made by Canadians tor Canadian Homes Tél.LAncasler 3858 Saion de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-DenU) Spécialités : Bouquets de Noces.Tributs floraux Escompta de 1U% aux lecteurs du "Monde Ouvrier” Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7901 IX THE SUPERIOR COURT Province of Quebec, District of Montreal.No.211131.DOCTOR .TACOP.SIMON I1UDYK physician, of tlie City and District of Montreal plaintiff HEIRS AND ESTATE OK THE 1 VIT.0ERA 1.1 > FITZGERALD, in ins lifetime of the City and District of Montreal, and DAME A.E.or R.V.FITXr.ERAI.D, widow of tlie.Dans le camp ouvrier, c’est une note moins gaie qui prévaut, pour ne pas dire des murmures et de sombres préoccupations.C’est que les travailleurs, devant la marée montante des impôts de guerre et par l’application de lois iniques gelant leur salaire, voient leur pouvoir d’achat diminuer en même temps qu'augmente le coût de la vie dans le sillage de ces taxes nouvelles.Les patrons, eux, attachés plus que jamais à leurs bénéfices et aux dividendes parasitaires qui en résultent, font la sourde oreille avec l’appui des gouvernements aux revendications ouvrières, surtout quand celles-ci ont trait à des demandes d’augmentation de salaire.Logiquement.parlant, les patrons ont raison de refuser toute augmentation de salaire aux travailleurs mécontents parce qu'alors, pour satisfaire à cette "exigence” ouvrière, ils se verraient dans la "pénible" obligation de refuser désormais tout dividende A leurs chers actionnaires au nombre desquels ils se trouvent, comme par hasard.Dans ces conditions, il peut paraître plausible, au point de vue patronal, que les salaires et les dividendes restent dans le statu quo, ceux-là étant, par tradition, subordonnés à ceux-ci.Mais les ouvriers l’entendent de moins en moins de cette oreille et prétendent que cette subordination des salaires aux dividendes est une erreur économique.Selon le point de vue ouvrier, les salaires devraient avoir la priorité sur les dividendes et ceux-ci devraient disparaître totalement de la circulation, au moins jusqu’à nouvel ordre et tant qu’un pouvoir d’achat suffisant n’aura pas été partout établi et stabilisé.Au jxrint de vue strictement économique, il est pour le moins immoral de payer des salaires insuffisants aux ouvriers pour la satisfaction (?) de distribuer des dividendes aux actionnaires.Il importe que les patrons sachent cela et que leurs ouvriers le leur disent le plus'souvent possible Ce qui est encore extraordinaire de nos jours, c’est de voir des ouvriers se plaindre de leur bas salaire au moment même où la compagnie qui exploite leur travail encaisse des profits énormes, si con sidérables même qu'elle peut s’offrir le luxe de débourser des dividendes, courants et supplémentaires.Et ceci est d’autant plus décourageant que les ouvriers auxquels on refuse obstinément un maigre complément de salaire en auraient grand besoin alors que les destinataires de dividendes sont d’ordinaire des gens ou des institutions qui pourraint se passer de ce supplément de revenus Tous comptes faits, il semble que les ouvriers ne puissent espérer un salaire suffisant, en échange de leur travail, qui du jour où les dividendes seront supprimés, purement et simplement.les intérêts obligatoires réduits à leur plus simple expression et la capitalisation de toutes nos compagnies réduite, elle aussi, à des proportions conformes à la mise réelle de fonds dans telle ou telle entreprise.Rivalité entre le capital et le travail Jusque vers la fin du siècle dernier, la main-d'oeuvre humaine n’était guère envisagée que sous l'aspect ordinaire d’une marchandise dont le pijix d'achat était susceptible de variations selon les données de la tradition, en l’espèce l’antique loi de l’offre et de la demande.En outre, l’employeur de ce temps-là était pour ainsi dire le seul juge du salaire à distribuer à ses employés sous la seule réserve qu'il payait sa main-d’oeuvre un peu plus ou un peu moins selon qu’elle était plus rare ou plus abondante.Puis vinrent les syndicats ouvriers, appelés par anglicisme unions ouvrières, lesquelles constituaient une force collective inconnue jusqu’alors.Ces syndicats ou unions entrèrent ensuite en négociation avec les employeurs et réussirent à faire mieux rétribuer le travail par le moyen nouveau d’accords collectifs et bilatéraux Intervenant entre les employeurs d’une part et les ouvriers de l’autre.Depuis lors, les employeurs ne sont plus les seuls juges des salaires qu'ils doivent payer et des autres conditions du travail qu'il lui faut observer.Et cela est dû au fait que les employeurs ne peuvent plus traiter individuellement avec leurs employés en certains cas, mais doivent négocier avec eux collectivement par l’intermédiaire de délégués dûment accrédités pour ce faire par leurs camarades de travail.Par suite de cette évolution des forces du travail vers une émancipation économique croissante, le capital recherche maintenant l'entente travail-capital pour assurer sa survivance, fut-ce sous une forme nécessairement atténuée.Mais cette trêve économique entre le travail et le capital n'est pas encore, tant s’en 1 économiques faut, généralisée autant qu’on le souhaiterait en certains milieux.Elle est même amèrement combattue des deux côtés de la barricade sociale.Du côté des employeurs, se démène un groupe d'irréconciliables qui restent soudés au passé et fidèles à un conservatisme incurable, en apparence tout au moins.Du côté des employés, il y a aussi des esprits timorés, des consciences à retardement, mais il y a aussi, par contre des mentalités inquiètes et impatientes pour lesquelles cette trêve économique semble un leurre dont elles redoutent les duperies possibles et elles se cabrent devant l'obligation de pactiser avec la puissance capitaliste en laquelle les ouvriers dits avancés paraissent avoir perdu toute confiance.Et alors qu’une faction patronale demeure indissolublement vouée à un liasse qui ne doit pas revoir le jour, une faction ouvrière ne se contente plus des réformes du présent et 'cherche laborieusement sa voie vers un meilleur avenir en s’attachant de plus en plus à l’idéologie nouvelle selon quoi le travail devient facteur social essentiel et le capital facteur accessoire et subordonné au travail, ce qui renverserait les rôles traditionnels de l’un et de l’autre.What I Saw and Heard of the Organization for Production Conference By BYSTANDER On Sunday last X attended the conference of delegates from the different war plants who met at the Knights of Columbus’ Hall, on Mountain Street, to listen to reports, make suggestions, express criticism, and show appreciation ot what was accomplished since the organization for production campaign started.The hall was filled with capacity A number were seated in the gallery.On the platform, genial Paul Fournier was flanked by a number of local notabilities.At his left, sat fighting Bob Haddow.The delegates were seated in parallel rows and marched into the hall bearing signs indicating the firm or establishment in which they were employed.Smiling Marcel Francq, the capable and hardworking Secretary ol the Quebec Federation of Labour read in English and translated into French the correspondence received.Prime Minister Mackenzie King wrote very encouragingly and approvingly of the work being done to speed war production.His letter got quite a lot of applause.Other letters and telegrams were read expressing regret because of inability to attend.The gathering was an orderly one.Those present, showed a sincerity and interest that was quite evident The first speaker called upon was Mayor Wilson of Verdun.He is known for his deep and sincere in terest in the welfare of the workers, not only in his own thriving and splendidly administered municipality, but those in the adjacent big city.His address was characteristically brief and to the point Mr.Fournier read the report of the committee in fluent French The unexpected attendance of the Honourable Arthur Mathewson gave the Chairman an opportunity of extending a welcome to the representative of the Provincial Govern ment.Mr.Mathewson spoke in both English and French and got a cor dial reception.The arrival of Mayor Raynault awakened cheers and the Chairman gave him an opportunity of expressing his views which he did in his usual manner.One of the conspicuous features of the meeting was the tremendous and continued applause which greeted the announcement of Chairman Fournier that Bob Haddow would read the report in English It was apparent that the energetic and forceful Secretary of the Committee is extremely popular with his fellow workers.In tones that were vibrant, clear, and unmistakably sincere, he read the report laying emphasis on those portions of it which he felt merited the atten tion of the delegates.Upon its conclusion he got a further round of cheers as a fitting conclusion to the vocal reception that greeted him when he began his address.Mr.Percy Bengough, Acting Pres ident of The Trades and Labour Congress brought greetings from President Tom Moore and spoke along familiar lines.He referred to the progress of the movement, its strength in Vancouver, his own city and the rights of labour.He got a cordial reception.One of the most pleasing incidents of the afternoon session was the address delivered in excellent French and good English by a prepossessing young woman who made suggestions for promoting Labour’s cause and interesting the younger people in the trade union movement.She made quite a strong ap ference by a pretty member of the fair sex who spoke on behalf of the Montreal Trades and Labour Council.On the platform smiling and greeting old and new friends was that veteran of the trade union movement, good old Gus Francq who still carries his years very lightly and beamed at Marcel one of the younger members of the family, when he expressed thanks to the several speakers on behalf of the gathering.The Chairman stated that all present who had anything to say or grievances that called for redress, would be given an opportunity to express them.He took pride in the great progress that’ the movement has made since more than 100,000 workers in the different factories and plants were now affiliated with the A.F.of L.in Montreal and the district.They were determined to go forward un- 'Où Je prix rencontre la qualité" UN SEUL Ni ' ( cov- ë&h "LE MEUBLER DU NORD" DU.5737 434 Est, Boul.CREMAZDE Etablie en 1915 til every eligible person was in their ranks.The movement was bound to become a power for good.It would give the workers the protection they needed and secure for them the justice to which they are entiled.The eveining session provoked a great deal of discussion, all of which not only dc monstrated the need for the campaign but the many advantages that it has brought the workers in war plants throughout the district of Montreal and the Province.The committee is certainly deserving of a great deal of praise for what it has accomplished.It has proven to the workers that only in the measure that they are prepared to help themselves through organization, they will be able to obtain that recognition and consideration to which they are entitled as citizens and producers.It was a memorable conference and one that will be recalled frequently in after years.Sauf imprévus, l’après-guerre verra s’intensifier cette rivalité entre des tendances contraires qui, à en croire certaines gens, ne peuvent co-exister en une même nation sans créer une situation équivoque et des remous sociaux incompatibles avec une sécurité et une paix vraiment | pCal j0 those present and demon-dignes de ce nom.strated, that the campaign for C’est dans un avenir plus ou moins I membership has resulted in bring-rapproché qu’il faut chercher la i inS to the fore young people who solution de ce conflit d’opinions | possess ability of a high order.Greetings were also given the con- Department of Labour National War Labour Board General Order The Dominion Bureau of Statistics has found that the cost of living index number for October 1, 1942, is 117.8 (adjusted index 116.9) as compared with the cost of living index number for July 2, 1942, of 117.9 (adjusted index 117).The Wartime Wages Control Order, P.C.5963, provides in Section 48 (iv): “the amount of the bonus shall not be changed unless the cost of living index number has changed one whole point or more since the last general order of the Board requiring an increase or decrease in the amount thereof.” The index number not having changed by one whole point or more since July 2, 1942, pursuant to the provisions of P.C.5963 as stated, the National War Labour Board orders that the terms of its General Order dated August 4, 1942, shall continue to apply for the period November 15, 1942, to February 15, 1943, subject to the right of employers or employees to apply to a War Labour Board for authorization of payment of such an amount of cost of living bonus as a Board may determine to be “fair and reasonable,” under the provisions of the Order.HUMPHREY MITCHELL Chairman, National War Labour Board Ottawa, Canada November 4, 1942 MArquette 9331 ALEX.JULIEN, prop HOTEL PLAZA ENll’G CHAMBRE SI.50 — REPAS 50c ET PLUS Téléphone et eau courante dans chaque chambre.446 Place Jacques-Cartier MONTREAL
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