Le monde ouvrier = The labor world, 1 mars 1943, samedi 6 mars 1943
¦ / I Flic f abor »mirl V «•S t^oojqasqB »nH ^Vv^lT ‘•tvaioftinyt «nb^iuoiwm imO $ CDnurirr 28e Année — No 10 SAMEDI, 6 MARS 1943 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 6, 1943 28th Year — No.10 Encore le Conseil supérieur du Travail t ' » "Le Travail et la Vie Syndicale”, organe de la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada, est tout ébahi de voir que nous avons osé protester contre la composition du sous-comité chargé de recueillir des corps ouvriers et patronaux les amendements qu'ils désirent apporter à la loi de la convention collective.C’est la Ccmmission permanente du Conseil supérieur qui a chargé ce comité de ce travail, et elle avait oublié d'y nommer au moins un représentant des unions internationales.C'est ce qui a motivé notre protestation.Nous pouvons constater que nous n'avcns pas agi à la légère et que notre "colère" (comme dit le Travail) n'était pas outrée ni inopportune.En effet, le ministère du Travail s'est empressé de corriger cette bévue, tout en fournissant les expli- _ cations (pour ne pas dire excuses) nécessaires et en nommant ITraV£U ’ annoncent l institution d ou faisant nommer M.Joseph Matte, de Québec, membre de comiW - ce sous-comité.Nous avons gagné notre point, c'est l'essentiel.Quant aux investives et aux calomnies que le Travail veut bien imprimer sur le compte des unions internationales, elles ne nous font ni chaud ni froid.Il y a longtemps que nous connais sons les sentiments que les syndiqués catholiques ont à notre endroit.On peut en donner un exemple typique en relisant le journal La Patrie de cette semaine, dans un communiqué intitulé : "Les syndicats nationaux déclarent la guerre aux unions internationales" et qui se lit comme suit : "L'exécutif de la Fédération du bâtiment, au cours d'une récente réunion, a décidé que son prochain congrès annuel aurait lieu à Granby, les 17 et 18 septembre prochain.Par une décision unanime des membres de l'Exécutif, la Fédération apportera un soin particulier et plus effectif que jamais à la défense des syndicats des métiers du bâtiment de la région du Lac St-Jean, victimes d'attaques suivies souverainement injustes des unions internationales." Voilà ce que rapportait ce journal, en y ajoutant : "Dans un communiqué publié, ce matin, la Fédération déclare ce qui suit : "La Fédération croit le moment opportun de fourbir ses armes contre le mouvement à direction étrangère et, c'est avec une énergie soutenue qu’elle luttera en faveur de ses syndicats régulièrement constitués et bien canadiens par l’esprit qui les anime." Si ce n'est pas là une déclaration de guerre en règle, c'en a tout l'air.Les syndicats catholiques sont un peu semblables aux Nippons qui sont en guerre avec la Chine depuis plus de cinq ans et qui n'ont pas encore déclaré la guerre aux fils du Céleste Empire.Ils font la guerre aux unions internationales depuis qu'>ls ont été fondés.Nous n'avons pas à les envier ; mais nous devons sauvegarder nos droits et nos privilèges si durement acquis.Quant a notre neutralité, qu on nous reproche avec tant de véhémence, nous en sommes aussi fiers que les syndicats de leur "catholicisme", parce que nous savons que ce n'est pas en faisant des patenôtres que les ouvriers gagnent leur pain et celui de leux famille Nous ne dédaignons pas l'avis du clergé, mais nous ne lui prêtons pas l'omniscience à laquelle il prétend quant au problème ouvrier.On nous reproche de recevoir nos directives de l'étranger.Mais d'où viennent les directives des syndicats, sinon de lTtalie ?C'est vouloir tromper que de prétendre que la doctrine sociale qu'on veut appliquer au Canada est catholique, tandis quelle n'est que "nationaliste".Le mot "catholique" a déjà recouvert des infamies dont rougissent aujourd'hui les catholiques sincères : le catholicisme ne doit pas servir à recouvrir tous les stupres imaginables .M.Henri Bourassa, l'idole de nos nationalistes, disait, le 11 février dernier : "Nous devons respect et obéissance au clergé dans toutes les matières de foi ou de morale ; mais dans les questions d'opinion libre.nous sommes libres." Et cependant nous n'avons pas encore entendu dire que M.Bourassa avait été excommunié pour avoir contredit les autorités religieuses de la province dans le domaine guerrier.Et l'on pour rait en dire autant lorsqu'il s'agit des problèmes du travail.Parlant sur un ton posé, M.Bourassa déclare que l'une des principales causes de la diminution de confiance du peuple dans le cierge est 1 attitude de ce dernier durant la dernière guerre et la guerre présente.Nous pourrions y ajouter aussi son ingérence maladroite, et intéressée parfois, dans le domaine ouvrier.Nous avons déjà démontré les résultats néfastes de cette ingérence néfaste et inopportune, et nous aurons encore l'occasion d'en reparler.Soyez tranquille, M.Charpentier, si vous voulez détruire les unions internationales, vous avez du pain sur la planche pour longtemps.Vous êtes bien payé, continuez.R.HACHETTE.Nos députés se disent en faveur de l'égalité économique pour les ouvriers du Québec Comités à former dans dans les établissements industriels On nous apprend d’Ottawa que les lion.C.-D.Howe, ministre des munitions et approvisionnements, et Humphrey Mitchell, ministre du ’un comité ministériel conjoint qui s’occupera de former des comités ou-vriers-patronaux de production dans les établissements industriels.Le comité se compose de trois fonctionnaires : MM.Cari Golden-berg, directeur général de l’économie, et H.-J.Carmichael, coordinateur de la production, tous deux du ministère des munitions et approvisionnement, et M.MacLean, directeur aux relations industrielles, du ministère du Travail.M.Golden-berg est le président du comité.L’établisement de comités ou-vriers-patronaux de production, notamment dans les industries de guerre, a reçu l’appui des chefs ouvriers ainsi que des représentants patronaux, et de tels comités fonctionnent déjà dans ces établissements au Canada.Ces comités mixtes ont fait leurs preuves en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, de même que là où ils fonctionnent déjà au Canada, à la demande des ouvriers.Ces comités ne restreignent pas l’activité syndicale.ni ne sont un médium de négociations collectives selon l’interprétation courante de ce terme.Il appartiendra au nouveau comité conjoint de trois membres d’encourager travailleurs et employeurs dans tout le pays à établir des comités mixtes dans l’industrie.L’établissement d’un tel comité dans tout établissement, souligne-t-on.s’effectuera, au Canada comme ailleurs, du libre consentement des employeurs et des travailleurs.Le congrès des unions des moulins à papier -* La ville des Trois-Rivières sera le théâtre du 17e congrès annuel des unions internationales affiliées au Conseil provincial des unions des moulins à papier de la province de Québec, les 26, 27 et 28 mars, en la salle du Conseil des Métiers et du Travail.Le congrès se terminera par un banquet au Château de Blois, le 28.Des chefs ouvriers des Etats-Unis, de Terre-Neuve et de diverses parties du Canada seront présents et on compte sur la présence d’au moins 150 délégués de la province.Ces nssises auront une importuned toute particulière à cause des graves problèmes que doit affronter actuellement l’industrie du papier à journal, qui a eu jusqu’ici à souffrir de nombreuses restrictions.Tous ces problèmes seront attentivement discutés et édudiés.Le congrès sera sous la présidence de M.J.-B.Arsenault, président du Conseil provincial.Le congédiement possible de 2,000 ouvriers vers le i;, de iiüirs aux usines Angus du Pacifique Canadien cl l'uni form isa-tion «les salaires dans les industries nationales, telles sont les deux principales questions que les représentants des Unions interna-Iionales ont étudié avec un groupe de députés fédéraux au cours d une conférence tenue samedi à l'hôtel Windsor, sous la présidence de M.Marcel francq, secrétaire île la Fédération provinciale du travail.La diminution de la production à U usine de lit Dominion Engineering Products a aussi été discutée longuement.C’était la seconde conférence du genre organisée par les Unions internationales, pour informer leurs représentants fédéraux de hoirs problèmes dans la région de .Montréal.Elle réunissait quelque ÛU délégués représentant, outre les ouvriers des usines Angus et de I;.Dominion Engineering Products, ceux des usines Verdun de la Defence Industries Limited, des usines de l'avionnerie, de la h.( .A.\ ictor, de la Canadian .Marconi Limited, de la Locomotive Works, de la Canadian Copper Refiners, etc.Les députés fédéraux présents étaient: MM.Joseph .Jean, Mercier ; Sarto Fournier, .Maisonneuve-Rosemont: Elphège .Marier, .Jacques-Cartier; tiaspard Fauteux.Sainte-Marie; liavmond Eudes, Hochelaga ; l’.-E.Côté, Verdun.Tous particulièrement intéressés par les problèmes exposés au cours de la conlérence ont déclaré que ces réunions sont un excellent moyen d'y trouver une solution et ils ont remercié les I nions internationales de les tenir au courant de leurs difficultés., L uniformisation des salaires dans toutes les usines du pavs "U b’ gouvernement canadien lait exécuter des contrats de guerre, et aussi dans les industries des provinces de Québec et de f'Onta-rio, avait déjà été reclamée par les ouvriers.Ceux-ci sont revenus a la charge encore une fois, mais les députés ont déclaré avoir nudié cette question il y a quelque temps.Ils semblent être très lavorables aux salaires uniformes.Ils ont ajouté qu’il n Y a pas de raison pour que ces conditions soient différentes dans telle ou tell.' partie .lu pays.Tout fait croire qu'ils s’occuperont activement de ce problème.Aux usines Any us Le problème que soulève le revoi possible de 2,000 ouvriers aux usines Angus, à cause d'un changement dans la production a cte longuement discuté.Le délégué Roméo Desparois secrétaire «!'• I union des machinistes, loge 11], fit savoir que les chefs ouvriers avaient déjà consulté le Service sélectif à ce propos, et il leur a etc ainsi possible de fournir d’intéressants renseignements aux représentants fédéraux.U souligna tout spécialement l'embarras dans lequel se trouvent ces ouvriers.Ils ne savent pas où trouver .1 autre emploi.Ils ont appris un métier qu’ils ne pourront peut-etre pas pratiquer ailleurs.Et il leur faut travailler pour vivre.M.Sarto Fournier, qui représente le'comté où sont su lices les usines Angus, a promis d'étudier sérieusement ce î-rnm* problème.Quant à la Dominion Engineering, les chefs ouvriers ont dit ne pas comprendre pourquoi la production diminue dans ces usines.Ce sont des établissements très modernes d'une «raiide Utilité pour 1 et fort de guerre.Ils pourraient produire beaucoup plus que présentement.Les ouvriers ont demandé aux députés d instruire une enquête pour connaître la raison de cet état de choses.Mémoire soumb de Montréal le aux membres du 7 février 1 D4t! I arlement pour la division Jlonorables Membre; Nous apprécions l'occasion qui nous est fournie de ren-eentrer les représentants élus de notre Gouvernement, et vous remercier d avoir répondu à notre invitation.Comme Canadiens, engagés dans une guerre pour la '.Bolselle .,«1 Gounod, Seerélaire-Finaneier “ nest Desève,.0(133 St-Dominlnqiie docteur.Albert Goudron», 90781! (‘Urdien .l’os.GirnriL 814.1 St-André; Auditeurs: Arthur Boismonu président, 4021 Colonial- II LC,‘,V1P|.xtr/fnrc Crévost.sentinelle.AÏ mil roéf«ir,*Sr.Hrno,Rt no"6v’’- bureau 1.31A rue Ste-Cathorine est.Heures de 8 3 9 heures, le matin et do 4 A 5 heures l’après-midi, tél.en.0511." Ennui 4110: 1150 Er-Conest, vernement les effets nocifs du ra-j Cadieux.Oscar Boyer et Marcel-E j Bonnement sur la mentalité des tra- j Francq, tin comité de sept membres D'ailleurs.|a été nommé pour organiser une M.Ed.Charette, secrétaire de grande assemblée.Voici les noms j des ouvriers des usines Cherrier, ré- des membres du comité ; Edouard clame que les taverniers devraient i Larose, J.-E.Beaudoin, J.-E.Garié-prêter main forte pour aider les | py, R.Savard, Jean Jodoin, j.-W.diverses organisations ouvrières qui ! Longer et Ed.Charette.réclament l’abolition du rationne- J Cette assemblée doit avoir lieu nient de la bière.samedi soir, le 6 mars (aujourd’hui), Après les discours de MM.Henri | à la salle de l’Assistance Publique.î ï'lVi'inriir TIPVP,-I-™,ts DE LA ( Il AI .s SI RL.LooiU 2i0.— Root Jt ! SI,«*K WORK EUS* UNION._ S’nf- Kninblo foiiH los inorrrodiH poir A 1331 \ pst.ru.* Sto-Galhorinf».Président.Toh Giroux, 344fi Horion ; vice-président', Minimi,igné, 101145 Snckvillo, nu : vice-président.!.Uiendenu, .«L, Sienrd, secréta ire-n reli iviste et coriespondant, N Gervais, 2112 rue Molfe: secrétaire financier, trésorier et îf®"» d affaires.Charles MelCereher, 1331A est rue Ste-CnthoTinc.Tél.CH «511 résidence.CL.7125; assistant agent d’affaires.Lionel Thibault.41170 rue Papineau, 'l'él AM.7002: sentinelle, PhllinH I.eelnir, 1308 est, rue Ste-Cn-therlnn.7,’exéetuif s’assemble le 1er et i» 3e vendredi du mois, A 1.331A est, rue Str-Cntherlne.Président, Rosario Hébert, 3524 Horion.CH.3087; vlce-nré-sldenfe, Mile Alice Itiendeau 021 Dore Inviter est; secrétaire.Jos.Rennre-rnrd.1598 rue Bonndry.I N i SAMEDI, 6 MARS 1943 MONTREAL SATURDAY, MARCH 6, 1943 PAGE 3 MAISON D’AFFAIRES A ENCOURAGER La campagne de CHerrier 1119 VICTOR DUBOIS P» ^ & -1 Directeur de iunérailles L Salons mortuaires 1867, rue AMHERST (jratuits 3619, rue SAINT-DENIS 1314, rue DORCHESTER EST H».4L&*.11890, rue SAINTE-GERTRUDE recrutement chez les cordonniers est commencée L’Union locale No 249 des travailleurs en chaussures a commencé, lundi dernier, le 1er mars, une campagne d'organisation et de recrutement.M.Jos.Giroux, président, rappelle Que M.John J.Mura, président gé- NAP.COURTEMANCHE LTEE ASSURANCES GENERALES Vos effets de ménage, votre auto, votre maison j 11200, rue Notre-Dame CL.7375 j Montréal-Est P.A.400 PRESSAGE — NETTOYAGE — TEINTURE REPARATIONS — ENTREPOSAGE mm®# afflraasy irSÎSElvIIEiEIÏÏf munirai N’attendez pas au printemps pour nous confier votre nettoyage.Téléphonez immédiatement à CR.4167 et vous vous éviterez ainsi beaucoup d’ennuis.1696 ONTARIO ES'I CABARET LION D’OR H LP A S, PI EUE ET VIS REPRESENTATION TOUS LES SOIRS AM.9051 1779 AVENUE CHURCH Dr ROLLAND BLAIS Médecin Tel.FI.7227 nn -produit de chez nous vendu d'un océan à l’autre CANADIAN OVERALL REG'D.6651 Des Ecores MONTREAL Fabriqué par : SALOPETTES CANADIENNES ENR’G.Demandez à votre fournisseur LES "SALOPETTES Tél.CHerriei* 9653 1655 EST, MONT-ROYAL HABITS — MERCERIES — CHAPEAUX CLOTHING — GENT'S FURNISHINGS — HATS Le Mieux pour Vous" MONTREAL Téléphone : CLairval 7161 4550 Est, Ste-Catherine East SALON LAURENCE EXPERTES COIFFEUSES POUR DAMES EXPERT HAIRDRESSERS FOR LADIES A.GUEVIN.prop.MONTREAL S.BONNEVILLE & J.LANGLOIS successeurs de A.R.Guindon, Enrg.Entrepreneurs de Pompes Funèbres .Salons gratuits Bureau Chef : Succursale : 4951 rue Adam 3551 rue Adam coin Viau coin Joliette CLairval 7400 FAlkirk 2563 neral de la “Boot and Shoe Workers’ Union’’ avait décidé, lors de son passage à Montréal dernièrement, d’accorder une amnistie aux cordonniers qui veulent bien joindre l’Union internationale.Cette amnistie signifie qu’au 1er avril 1943, les cordonniers qui voudront se faire réinstaller n’auront à payer qu’une prime de $2.00.Un organisateur local sera nommé par le bureau exécutif qui se réunira le 15 mars prochain à Boston, Mass.Le rôle principal de cet organisateur sera d’entrevoir les anciens membres et de leur démontrer les avantages d’appartenir à l’Union internationale des travailleurs en chaussures.En autant qu’il lui sera possible, il devra faire du travail d’agent d’affaires quand il en sera requis.Une lettre-circulaire sera distribuée à tous les cordonniers les invitant à étudier l’occasion qui leur est offerte de joindre une union ouvrière à un prix aussi modique.Pour faire suite aux déclarations précitées de M.Giroux, ce dernier fit prêter l’obligation d’usage à dix nouvelles recrues.Tout laisse prévoir en effet que le mouvement de recrutement est bel et bien commencé.Agent d'affaires ^ Le rapport de M.C.McKercher, agent d’affaires, a été trouvé parfait.Toutefois, déclare M.McKercher.il s’agit de trouver un moyen d’entente, afin d’établir un prix de fabrication uniforme sur une opération identique, d’une marque de chaussures fabriquées dans les fabriques d’union.Ce terrain d’entente semble être trouvé, au dire de M.McKercher.Il est également question que de nouveaux prix seront en vigueur vers le 15 mars.Le coût de la vie Une question d’actualité qui sou- } leva un débat animé fut l’augmenta- j tion constante du coût de la vie.Au I cours des remarques qui ont été faites, on fit valoir que le boni de vie chère avait été accordé aux cordon- j niers afin de les aider à faire face ! au coût de la vie.Les intéressés se j plaignent énormément des nouvel- | les etaxes qui sont imposées, attendu que leur salaire n’est pas stabilisé et que la plupart des ouvriers travaillent à la pièce ; ils se demandent comment ils pourront faire face à ces exigences.Finalement, sur proposition de MM.H.Galarneau et René Champagne, il a été résolu que le Conseil des Métiers et du Travail soit saisi de cette question.M.L.Riendeau.vice-président, soumit au local la nécessité d’être représenté par tous les cordonniers à l’assemblée de ].”otestation qui aura lieu samedi, le 6 mars, à la salle de l’Assistance Publique, contre le rationnement de la bière et l’ouverture tardive des tavernes.Le local 1558 des charpentiers en deuil Au cours de sa dernière réunion, le local 1558 des charpentiers et menuisiers a appris avec un vif regret la mort de M.Avila Bleau, un de ses membres les plus dévoués.Une résolution de condoléances fut adoptée pour être envoyée à la famille en deuil.Une minute de silence fut observée en signe de sympathie.Le Monde Ouvrier offre aux charpentiers et menuisiers affectés par cette : iort ses condoléances les plus attristées.Lesmots croisés du Monde Ouvrier ^ 1 2 3 4 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 il 12 13 14 15 1 II L r U 1 B I H 1 B — — B 5 US r B B 6 T r B B 7 II JL fl 1 a ! 8 LU ?J -, L B B 9 ¦ 11 r ?fl ¦ 1 10 __ r ?B ?L ¦ 11 u ?ni ¦ 12 SB 1 B 13 1 B 14 ¦ 1 B 15 fl J U HORIZONTALEMENT 1— Agent d’affaires du local 568 des électriciens.— Passementier qui faisait des crépines.2— Fleuve de l’Amérique du Sud, dans le Venezuela.-• Allège, dégage.3— Rivière du Brésil, affluent du Parana.— Exposait à l’air pour sécher.11— Condition d’ilote.— Essentiellement pure.\ 12— Père des Néréides.— Lettre grecque.— Instrument pour serrer fortement.13— Rivière d’Allemagne.— Causer l’anémie.— Post-scriptum tabrév.t 14— Etendra, allongera.- Serrée, étreinte.4— Pronom personnel (3e pers.) — Sucré avec du miel.— Planète habitée par l’homme.5— Fourneau de chauffage, fixe et transportable.— Pétrin.— Préposition : dans.6— Qui lie des gerbes de blé.— Nègres.— Adresse.7— Petit quadrupède rongeur.— Saison.— Conduisis en menant.8— A neuf côtés.— Saison.9— Ville d’Italie en Carniole.— Légumineuse.— "Ainsi soit-il.” 10— Appareil pour maintenir un navire vertical.— Enduiras de glu.— Rivière d’Allemagne.11— Anes sauvages.— Roi de Hongrie.— Roi d’Israël.12— Prendras une expression de gaieté.— Attacherai avec un lien.13— Action de déménager.— Symbole chimique du chrome.J4—Couche pigmentaire de l’iris.— Pont de Paris.— Grande quantité.15—Rivière de France, se jette dans la Dordogne.— Celles qui tressent des fils.VERTICALEMENT 1— Secrétaire-trésorier de la Fraternité des peintres, décorateurs, local 349.— Vice-président de l’Union internationale des Relieurs, loeal 91.2— Graminée.— De l’Ionie.— Première femme.3— Ile de la côte française de l’Atlantique.— Couvrira de couleurs.— Vaste amas d’eau salée.4— Inspirer de l’amour à.— Garnie de voiles, cordages, etc.5— Agronome et botaniste français, né à Lyon.— Poirier jeune.6— S’emploie dans les phrases interrogatives.— Rendrait égal.7— Symbole chimique du cuivre.— Terme de musique indiquant qu’un morceau doit être joué lentement.— Destiné à l’usage habituel.8— Qui existe réellement, — Père de Déjanire.— Légumineuse césalpiniée.9— Préfixe signifiant “demi".— Alla çà et là à l’aventure.— Ferme dans le midi de la France.10—Mouvement de l’homme.— Gros perroquet, — Poudre minérale.15—Personnes qui retiennent ce qui appartient à d’autres.SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIERE PARE • VALLIERES* A R A N T E L E • DRAMES TRICENTENAIRE # T TINE » DODU «GERBE EVENTE# SAVETIER RE » SAUT | GAZETTE SEP# GREVES ## ET# O # AMASSE# TISSER NATAL#SIDERE#RE #NES#CONE#OR#AG CERTAINE# ENER VA ARNOLD# T A J1I S I E R PIECE# ATR E E «ORD TEL# SA LEUR# ELIE ESSIEU# SMILLEES Les pensions de vieillesse On sait que, tout dernièrement, monsieur James McLenaahrn.procureur général du Manitoba, recommandait.au cours d’une session de la législature manitobaine, que gouvernement :1e cctt provin.e s’entend?avec ceux des autres provinces en vue d’adresser une requête conjointe au gouvernement fédéral dans le but bien défini d’aug-mrqt r les pensions de vieillesse.Dans la plupart des provinces, les vieillards reçoivent un maximum de $20.00 par mois à l’âge de 70 ans.ce qui est ridiculement insuffisant et témoigne de l’ignoranc?crasse de nos gouvernants en matière de prévoyance sociale.Monsieur James McLenaghen suggéra que les règlements touchant l’administration des pensions de vieillesse soient modifiés de façon à permettre aux municipalités de contribuer à cette pension en y apportant un supplément qui porterait cette pension du maximum actuel de $240.00 par année à un maximum plus humain de $365.l’an.Ce nouveau maximum de retraite de vieillesse serait, naturellement, appliqué avec uniformité dans toutes les provinces du pays.Espérons que ce projet soit approuvé par tous les intéressés et qu’on se rendra enfin compte, parmi nos gouvernants, qu’une pension mensuelle de $20., à l’âge de 70 ans, est non seulement d’une insuffisance odieuse, mais qu’elle est ectroyée trop tard au crépuscule de l’existence.M.F. PAGE 4 SAMEDI, 6 MARS 1943 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 6, 1943 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Québec chaque semaine, dans ! le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et â améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elphège Beaudoin, président, Jos.Matte, J.-B.Arsenault et R.-M.Bennett, vice-presidents, Marcel Francq, secrétaire-trésorier et I rédacteur, Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à Casier Postal 6094 Téléphone: LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue St-Paul, Montréal Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and R.M.Bennett, vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and editor, Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal.LES DEPUTES SE DISENT.(Suite de la page 1) deux grandes forces motrices de nos industries; l'employeur et j 1 employé.Les questions les plus importantes qui inquiètent actuellement les ouvriers de cette ville et des environs sont les suivantes : 1.— Les congédiements en masse clans les différentes industries de guerre.Montréal Locomotive a congédié plusieurs centaines d'ouvriers de son plant de chars d’assaut, réputé comme étant le plant le mieux équipé pour ce genre de travail sur le continent.2000 hommes sont aussi congédiés du plant de chars d’assaut des Usines Angus du C.P.R.Robert Mitchell er a aussi congédié des centaines, ainsi que l’a fait dernièrement Engineering Products, le plan Cherrier de la Canadian Car & Foundry a remercié de leurs services des milliers de ses employés.En un mot, les congédiements en masse semblent être le mot d'ordre dans la province.Ceci ne peut qu’avoir un effet des plus démoralisants sur les ouvriers en général qui demandent une explication à ce sujet.A date, aucune explication satisfaisante n'a été donnée.2.— Les taux de salaires inférieurs payés dans la Province de Québec relativement à ceux qui sont en vigueur dans les autres provinces du pays.Les lois sont telles qu’il est presque impossible aux ouvriers du Québec d'aspirer à des conditions égales à celles des ouvriers de l’ouest.Ce qui est de nature à mal disposer les ouvriers de la Province.Nous croyons sincèrement que si une solution était apportée aux problèmes notre effort de guerre et l’unité Nationale atteindraient son maximum.3.— Une attitude de la part de certains employeurs, qui rend la coopération presqu'impossible.Nous référons ici au fait que malgré les recommandations de Comités de Conciliation, certains employeurs persistent à refuser de négocier avec leurs ouvriers organisés.Bien plus, on établit des Unions de Compagnie, les ouvriers sont pratiquement forcés à les joindre, et enfin, ils sont liés poings et pieds par des contrats basés sur l'Acte des Contrats Collectifs de Québec.A Arvida, la compagnie reffise de négocier avec l’Union Internationale, qui repré sente la grande majorité de ses employés, et ceci, sous l'oeil bienveillant et la protection du Gouvernement provincial.4.— L’injustice sévit partout.Les ouvriers sont congédiés pour activités d'Union.Des jeunes gens menacés du service militaire s'ils joignent l'Union.On fait toutes sortes de belles promesses aux ouvriers, afin de les empêcher de s’organiser.Tout ceci a un effet des plus démoralisants, et l’on devrait prendre des mesures sévères pour les prévenir.5.— Les délais interminables apportés par le Conseil Régional au règlement des cas présentés devant lui sont notoires.Les Unions de Compagnies obtiennent des ajustements de gages du jour au lendemain, pendant que les véritables unions sont forcées à combattre pendant des mois, pour être traitées avec justice.Nous croyons que le Conseil devrait se rencontrer continuellement, et que, en cas de mécontentement au sujet d'une décision, les Unions devraient avoir le droit d’appel au Conseil National.6.— Nous sommes heureux de constater le changement du personnel du Conseil National Ouvrier en Temps de Guerre et nous anticipons un traitement plus favorable, spmpathique et compréhensif de nos problèmes.Nous nous joignons aux ouvriers organisés de tout Te pays pour féliciter votre Chef et notre Premier Ministre dans le choix heureux des membres du Conseil National.7.— Les exemptions militaires dans nos plants ne reçoivent pas l'attention sérieuse qu’elles méritent.Des petits contremaîtres soumettent des listes des hommes de clef, donnant à ceux-ci le droit d’exemption.Une telle situation donne lieu à de nombreux abus et injustices.8.— L'incompétence de la part de la direction de certaines usines nous perdent des contrats à d'autres provinces.Le gaspillage prend des proportions formidables que l’on pourrait considérer comme étant presque du sabotage de notre effort de guerre en particulier se rattache à la lutte du Gouvernement les usines sont construites et équipées.9.— Dans bien des usines, le transport est insuffisant, irrégulier et nullement en accord avec le rationnement de la gasoline et la conservation des pneus.10.— La santé du public en général et des ouvriers de guerre en particulier se rattache à la lutte du Gouvernement Le président de la régie des liqueurs espère trouver une solution au rationnement de la bière Dimanche dernier, l’Union locale 200 des employés de tavernes a tenu une assemblée enthousiaste, sous la présidence de M.Jos.Robillard, assisté des vice-présidents Orner Côté et Jules Râtelle.On remarquait un grand nombre de nouvelles figures qui ont répondu à l'appel des officiers afin de protester contre la situation précaire dans laquelle tous les employés de cette industrie se trouvent placés par suite du rationnement de la bière et de la réduction des heures de vente.L’assemblée avait pour but de faire une étude du décret du rationnement de la bière.M.Jack Lenger, agent d'affaires du local 382 des employés d'hôtels et de restaurants, et membre du comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail, passa en revue la décision du gouvernement fédéral relativement au rationne' ment de la bière."Depuis quelques semaines", souli-Igne M.Lenger, "une certaine clique de prohibitionnistes s'évertuent à | impressionner le ministère fédéral j afin d'établir si possible un semblant de tempérance à coups de décrets.“On se demande”, d'ajouter M.I Lenger.“si la bière n’est pas un I breuvage que l'on peut classer com-j me tempérant.Ce breuvage est j une nécessité pour les travailleurs de toutes catégories.Nous demandons.avec raison, si cette question était soumise au peuple, si la déci-| sion du ministère fédéral serait la même.Nous croyons que non ; et nous avons confiance qu’elle serait rejetée par une forte majorité.“Les unions internationales ont toujours été fidèles aux lois du pays, elles sont respectueuses des autorités, mais elles croient que ces dernières n'ont pas raison d'ordonner le rationnement de la bière, breuvage réconfortant des ouvriers d'usines et autres.Cependant, elles sont bien désappointées de la façon avec laquelle on a édicté le décret du rationnement de la bière." Tl termine ses remarques en faisant appel à la nombreuse assistance pour renforcer l'effectif du local 200 lors de la campagne de recrutement qui commence.M.C.Lalonde, secrétaire-financier, annonce que des lettres ont été j adressées aux conseillers munici-! paux.aux députés fédéraux de la province de Québec et aux députés provinciaux, leur expliquant la situait ion grave des employés de tavernes.Cette lettre a aussi été adressée au président de la régie des liqueurs.Ce dernier répondit que le rationnement de la bière n’est pas du ressort de la Commission.Il dit qu’il a eu une entrevue avec les brasseurs à ce sujet, et il espère trouver une solution à cette situation malheureuse des employés de tavernes.Plus de 400 de ceux-ci ont jusqu'ici perdu leur emploi.M.Roméo Savard ajouta quelques réflexions.Le local 200 a commencé une lutte qui ne se terminera, dit-il, que lorsqu'il aura obtenu justice.M.C.Lalonde annonce une campagne de recrutement pour trois mois, afin d’unir tous les employés de tavernes sous l'égide de l'Alliance internationale des commis de bars et d’employés d’hôtels.Le mot d'ordre sera : Appuyez le local 200.Le local a décidé de continuer de siéger dans la salle des cordonniers, 1331A, rue Sainte-Catherine Est.avis UK kk imvokch Avis rst donné *|ut* ETHEL WEND MAN.i|o lu rit* ili* Munir*'il provint*»* il*- (JlIt'lMT, s’M»lr»*SS»TM :iii I * : 11* 14 * 11 » • * 111 Wllbank 6144 SAMEDI, G MARS 1943 MONTREAL — SATURDAY, MARCH 6, 1943 PAGE 5 If we ail eut out only one non-essential (all a day , HAIF A MIUION calls 9À ADDiTlONALWA^^ War calls must come first.which means that we should reduce our nonessential use of the telephone to the minimum.Present facilities cannot he increased; your cooperation is needed if war calls are to go through promptly.CT.Please remember that the wasteful use oi telephone time can hold up war business — and that every second you save count,s.On /fc/ove C Se/uecce V 'I (rtOt'ttÿ M’riÿS Ù> litcrtds NATIONAL SELECTIVE mw SEKVICE OF SINGLE MEM A recent Proclamation, issued by Mis Excellency the Governor General in Council, provides that certain single men must register immediately Tor the Military Call-up under National Selective Service Mobilization Regulations.Single Men who must now register are those who were born in any year from 191)2 to 1023 inclusive, and who did not previously undergo medical examination under the Military Call-up.Men actually in the Armed Services are exempt under this order, but men discharged from the Services, not previously medically examined under the Military Call-up, must now register.“Single Men,” referred to, now required to register include any man— horn in any one oj the years mentioned, who has not previously hern medically examined jor the military call-up, and described as fallows:—‘‘who icas on the 15th day of July, 1940, unmarried or a widower without child or children or lias since the said day heen divorced or judicially separated or become a widower without chilli or children.” It is pointed out that any man unmarried at July 10th, lO’iO, even if married since that date, is still classed as a “single man." Registration is to lie made on forms available with Postmasters, National Selective Service Ollices, or Registrars of Mobilization Boards.Penalties are provided for failure to register DEPARTMENT OF LABOUR Humphrey Mitchell, A.MacNamara, Minister of Labour Director, National Selective Service Cause première des différends ouvriers LES DEPUTES SE DISENT (Suite à la page 5) L’hon.Peter Heenan, ministre du Travail de l'Ontario, a déclaré cette semaine, à un comité sélectif de l’Assemblée législative de sa province, que le manque de législation adéquate était responsable de la majorité des différends ouvriers dans la province d’Ontario.Le ministre du Travail a fait cette déclaration devant les membres du comité nommé pour étudier une législation touchant les conventions collectives.Il a ajouté que plusieurs ententes survenues après des différends industriels doivent être considérées comme "ententes entre gentilshommes", comme il n’existe aucune législation pour rendre ces ententes légales.Il a déclaré à M.W.-H.Furlong, de Windsor, conseiller juridique du comité, que la législation ouvrière fédérale et le "système" de conciliations sont inadéquats pour faire face à la situation en temps de guerre.Le ministre du Travail a soumis un projet en 13 points pour expliquer comment la législation touchant les conventions collectives de travail devrait être établie.Un projet de loi en faveur des ouvriers Cette semaine, M.S.-J.Farmer, député C.C.F.de Winnipeg, a déclaré à l’Assemblée législative du Manitoba, que le droit d’association et de négociation collective est un droit, démocratique de tous les groupes ouvriers canadiens.Il a proposé la seconde lecture du projet de loi sur la négociation collective, mais l’hon.Errick-F.Willis, ministre du Travail, a ajourné le débat.M.Farmer a dit qu’il n’y a que deux moyens, pour les ouvriers, d’obtenir un salaire quotidien raisonnable, le premier est de leur donner le droit de négocier collectivement.et le second, de leur ga- I rantir des salaires minima par j l’adoption de législations appropriées.Son projet de loi acorde aux ouvriers le droit d’association libre et le droit de négociation.Les boulangers entrevoient de meilleurs jours La durée du travail sera limitée à 57 heures par semaine dans la boulangerie, si les parties signataires ne s'objectent pas à cette modification au contrat collectif de l'industrie.Les salaires seront les môme s’il arrive que les ouvriers travaillent moins de 57 heures par semaine.Seuls les employés des classes B.C.D et E bénéficieront de cette réduction d’heures de travail.Elle ne s’applique pas aux vendeurs, aux contremaîtres ou aux inspecteurs.Les ouvriers obtiendront aussi une semaine de vacances payée.15,000 cordonniers L'industrie de la chaussure de la province de Québec emploie environ 15,000 ouvriers dans quelque 200 ateliers, selon les statistiques fournies aux membres de l’Union locale 249 des travailleurs en chaussures, par M.Lionel Thibault.En 1937, cette industrie procurait du travail à 13,743 ouvriers et ouvrières.En 1941, 968 personnes étaient employées de plus qu’en 1937.Le montant global des salaires payés depuis 1937 est de $8,797.816.83.La production de la chaussure de janvier 1941 à janvier 1942, dans tout le Canada, a été de 31.522,236 paires de chaussures militaires et autres.pour combattre les absences nombreuses au travail.La publicité a l'usine, dans les journaux, dans les rues et dans les tramways, ’ ublicité payée par le Gouvernement, tout nous exhorte à ne prendre qu’une nourriture saine.Je déclare, messieurs, qu'il y a des usines de guerre dans cette ville, ou les ouvriers de guerre travaillent pendant douze longues heures alors que la seule provision est une cantine où l'on ne 'wd que des sandwiches et de la liqueur douce.11.— Conn" saut fort bien les abus causés par les breuvages alcooliques, abus qui ne sont excusés, ni par les Unions ouvrières ni par les fabricants de bière, nous devons porter à votre attention les vives protestations qui deviennent de plus en plus nombreuses au sujet des règlements trops sévères qui viennent d'être mis en vigueur.Les tavernes sont maintenant fermées aux heures où elles sont le plus accessibles aux ouvriers qui travaillent toute la journée, et maintenant il semble qu’elles sont même fermées en fin de semaine, alors que l’ouvrier cherche naturellement à se distraire un peu.Pendant que nous sommes d'accord avec le Gouvernement sur la nécessité de la restriction de la vente des produits de consommation, nous croyons que tout règlement des heures do taverne devrait avoir égard aux longues heures de travail, des ouvriers et au nombre restreint d’heures qu’il leur reste pour se divertir.SOLUTIONS PROPOSEES 1.— Afin de trouver une solution aux problèmes qui vous sont présentés nous croyons qu'une nouvelle législation ouvrière s'impose au ( 'anada, similaire au ” Wagner Ael ” chez nos voisins qui mettrait hors la loi les “Unions de Compagnies" qui permettrait de sévir contre les persécutions dont sont victimes les ouvriers pour leurs activités unionistes et forcerait l'employeur de négocier avec ses employés avec l'Union de leur choix.Cette union étant déterminée par un vote sous la direction du Gouvernement.I ne loi spécifiant combien de temps après un vote affirmatif les négitiations doivent commencer.Ceci eu accord avec la dernière demande du Congrès du Travail du Canada, telle que présentée lors de la Conférence Annuelle, le ‘_!‘_î février, avec le Cabinet sur la Législature Ouvrière.Québec paye autant de taxes fédérales qu'Oulario.Le eoul de la vie est aussi eleve ici.sinon plus.Alors pourquoi ne serait-il pas permis aux ouvriers travaillant dans les usines à charge du Gouvernement d'avoir les mêmes taux de salaires alloués par le Gouvernement pour un travail similaire, dans ht province d'()ntario.3.—Une'enquête sur les congédiements dans Québec devrait être faite.Nous avons raison de croire que nous sommes discrédités, Si un employé dans une usine continue de gâcher les morceaux qtt il a a faire, il est congédié Si l'administration d'un plant est en faute changez l'administration.4.— Les ouvriers employés aux plants qui sont maintenus par le Gouvernement, demande le previlège de presenter leur cas devant le Conseil National.0.Si les Conseils Régionaux doivent cbiilinuer d'exister Ils devraient siéger journalièivmenl et traiter sérieusement les p roi dèmes ouvriers.I, idee d’a voir un représenta nt dit C.I.O., des Syndicats Catholiques et de l'Internationale avec trois (:>i représentants des Compagnies, n’a jamais donné et ne donnera jamais justice aux ouvriers.Nous suggérons (pu* seul un représentant de I internationale, un de la Compagnie, et un l'résiilent devraient siéger aux négociations des ouvriers de l'Internationale, et nous sommes d accord (pie les memes privilèges soient accordés aux deux (’_U autres unions quand il> présenteront leurs problèmes respectifs devant le Conseil.li.Le I Circuit du Service Sélectif (Mobilisation) devrait être de pair avec les Comités de Coopération reviser les exemptions militaires.7.-— Le transport des ouvriers employés en dehors des limites de la ville devrait être gratuit.Et quand l'employé aura à subir des retards dû aux manque de moyens de transport, soit par un système fautif ou par les tempêtes, il devrait être payé quand même.5.Les autorités du département de Santé devraient envoyer des investigateurs dans différents plants pour se rendre compte de l'état lamentable des facilités et de la qualité de nourriture servie aux ouvriers.Et en conclusion nous citons le Dr.Steward.“Peut-être quelques observations sur l’expérience canadienne sur le contrôle des ouvriers et des salaires seraient elles de mise.Celles référant les salaires sont comme suit: 1.— Un plan de contrôle des salaires ne devrait pas être inflexible.L’objectif devrait être de maintenir les taux de salaires les plus élevés dans un arrondissement et de permettre aux taux dans les industries essentielles de gravir vers ce plafond si nécessaire.— Il est impossible d’éliminer un niveau de salaire de base.— Si la production dans les plants où les salaires sont 1ms est essentielle, I ouvrier devrait être payé par un salaire plus élevé pour le retenir dans ce plant.•î.— Le pays devrait être divisé en zones, et le niveau le plus élevé pour différentes occupations dans ces différentes zones devrait être comparé.Le niveau le plus élevé de toutes les zones devrait être maintenu, et le taux le plus haut des autres zones elevé à ce niveau.Si nécessaire à un point qu'il y aurait très peu à gagner à un ouvrier de changer de zone.Ces taux élevés pour chaque zone devraient être considérés comme un guide ait système du contrôle des salaires.Et il devrait être permis d'élever les taux plus bas à ce niveau autant que les 'conditions le nécessiteront. PAGE 6 SAMEDI, 6 MARS 1943 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 6, 1943 Ç|0S:D mmrn.V .• >> ; V w 0.>.' * • .tfÊÜ .&Muàttl 1 «înuim :bqc& SHOES ¦ ;^3SS%£&%: ÜOS&, $A#Qmtk mm :;i frisUâ*& Hë l&HfB r - f'- "'***¦, tspji >> :;:r ¦ ' ••'.•:• ¦ % ¦W-* *:¦ hours are necessary, so hard-won agreements have hern modified, hut in spite of such apparent surrenders, the worker knows that his interests are being safeguarded.Although unavoidable, the situation is a dangerous one, for certain groups are encouraged to seek the curtailment of labor's rigths by pleading war necessity.In Urbain such groups have been rebuked with tin* contempt they deserve, hut in Canada the situation is different, for the danger is not fully realized.I he present “dry campaign to close hotel bevedage rooms is a typical example of what labor has to fear for, as usual, the people trying to advance their personal views are pleading war necessity.In view of their campaign, it is interesting to see how England dealt with that very i|tiestion.At the beginning of the war it was suggested in England that beer should lie rationed because of a shortage in barley stocks.Upon hearing the suggestion, the Right Hon.1, R, dynes, Food Controller during the last war, wrote ,i letter to .the “Daily Sketch" in which he said: “I know the need of the men engaged in heavy war industries for his occasional glass of beer; and he does not want to have to get out a ration-book every time.To men in heavy industries beer is tood.and necessarv food at that.“We are spending six millions pounds a day on the sinews ot war, been list* we hope, within, perhaps, months, to accumulate such an over-whelming superiority of aircraft, guns, shells, tanks, warships, machine-guns, bullets and other arms and munitions that Hitler will be forced either to surrender or see his forces swamped by sheer weight of metal.Germany, too, is straining every nerve in war output, though her production cannot equal ours.King Rations Beer, so Workers and Soldiers Drink Whisky LABOR’S PRIVILEGES .By A.E.JOHNSTONE LIQUOR COMMISSION.PEEL STREET The British trade unionist has voluntarily surrendered a great part of his freedom in order to assist in the prosecution of tin* war.He is working longer hours, now, then ever before — and working harder during these hours.When the war is Avon nobody doubts that this freedom will be restored, but in the meantime he must accept conditions which would seem intolerable in time of peace.The new conditions have been accepted cheerfully in England because of the general realization that the Government will not abeuse the power which it has temporarily been given.Long “Hut Avc must keep ours at such a level that the enemy cannot even hope to approach it, and will be sapped in courage by the obvious impossibility of the task.“To do this — to keep our factories humming and their workmen contented and healthy — it will be of the first importance to avoid creating a grievance among men who are working today harder than ever before.” Eater when Mr.(tlynes learned of the Food Controller's intention not to reduce the amount of beer brewed, he wrote to the “Weekly Scotsman” as follows: “The announcement by Lord Woolton, Minister of Food, that there is to be no wartime stoppage of the brewing of beer will be welcomed generally, particularly by the many thousands of workers engaged in essential industries.“1 am in full agreement with Lord Woolton when he says that it.would be wrong to use his power as minister of Food to introduce social reforms of one kind or another, and my experience as Food Controller in the last war confirms the wisdom of regarding I.as in part a food for millions of men working in exeeptionually hard and exacting conditions .“Teetotalers, for whose viewpoint 1 have every respect, have received from the .Minister the answer which should be given to all who are using the war to advance their own personal views without regard to the national interest.” In describing beer as a food, .Mr.Clynes was but endorsing the views of eminent scientists and doctors.Lord Border, K.C.V.Q.M.D., stated recently, for example: “A willing and happy Avorker will get more Avork done, and do it beter, than an un-Avilling and discontented worker.It is in this direction that alcoholic beverages like beer make their chief contribution to economic efficiency.’’ In Canada, as T have aready pointed out, determined efforts are being made by professional prohibitionists to take away the workingmans glass of beer.Disregarding the opinions of authorities they are using as their main argument the exploded theory that even the moderate use of beer detracts from a man’s efficiency.The argument, was used recently bv the “drvs’ in opposing a beer authority at 1’arry Sound.Rev.A.1, 'irwin leader of the ‘drvs’ in Canada, even went so far to say that he had written to the Prime .Minister urging him to close all liquor outlets within fifteen miles* of munitions plants.It so happened that during the last war I was engaged in shipbuilding trade and I can well remember the discontent that was caused by the ipeonveinent hours at which the public houses were compelled to close.We worker, of course in two shills and the hours were geared only for the convenience of dav workers.It is significant that the British Government, recognizing that discontent, was holding up output considered making local adjustments in the hours of sale so that all workers in this vital industry could enjoy their glass of beer.The* British attitude, to my mind, is best expressed in an article published a short time ago by the Church Times: “In wartime, even more than in peace, man needs his cakes and ale the article reads.“Beer is part of the Englishman's diet.It cheers and heartens.Tt is the accompaniment of simple friendliness.We are not concerned with the brewers' profits (Continued ov Page 8) LIQUOR COMMISSION 808 Atwater Street SAMEDI, 6 MARS 1943 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 6, 1943 PAGE 7 PALACE CAPITOL “Journey for Margaret” with ROBERT YOUNG LARAINE DAY Added Feature Moonlight in Havana A.F.of L.WORKERS WILL DO THEIR DUTY TEN TIMES OVER TO SMASH THE AXIS session des Clmnilires, jour de février, 11>I!Î- JOHN K.CKANKSIÏAW, THAT YOU MAY LEND HUMPHREY BOGART INGRID BERGMAN in CASABLANCA unth PAUL HENREID CLAUDE RAINS MONARCH GAS RANGES Made by Canadians tor Canadian Homes Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-DenU) Spécialités : Bouquets de Noces, Tributs floraux Escompte de 10% aux lecteun du "Monde Ouvrier" Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7901 Tél.LAnenster 3858 PRINCESS Theatre The Most Wonderful Show on Ice SILVER SKATES featuring KENNY BAKER PATRICIA MORISON Added Feature The Great Gildersleeve JAMES CAGNEY in “Yankee Doodle Dandy” with JOAN LESLIE, WALTER HUSTON, Richard WHORF THEATRE Buanderie - IMPERIAL - Laundry & SUPLPY CO.TEINTURIERS —NETTOYEURS 9 DYERS AND CLEANERS Excellent service tie blanchissage « Superior Laundry Service Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET Lavage de famille à prix modérés PAGE 8 SAMEDI, 6 MARS 1943 MONTRE AL SATURDAY, MARCH 6, 1943 Beer Rationing Bad for Workers' Morals 1*2 King Street Fast, , Loans, lied Cross, and many other lîrockvillt*, Ont.«Irstevin;; charities, for which in return he has been denied many so-called luxuries, gasoline, butter, & etc., all of which he lias accepted with a mild shrug as being inevitable.Itul, in mingling among the working class, as 1 do, botli here and elsew here, and in my conversa- March I, III III.Tlie Ldilor, Labor World, Montreal, I\Q.Dear Sir.As a subscriber to your valuable paper, may l indulge upon your lions with them, the muddled beer time and space to express my views ! situation inevitably comes to the relative to the recent restrictions fore, and I feel very apprehensive which the Government has un- about the iiuestion and it seems that fortunately placed upon the distri- unless quick changes are made, hutinn and sale of beer, as well as situations are likely to occur which the advertising thereof.it is far better to try to avoid than F cannot be too emphatic in j anticipate, stating that the recent farce enacted | Tlic opinions I have outlined to curtail the consumption of brer — j above, stem from my own personal ostensibly to increase the war effort observations, but which I may — has not only caused a great deal : venture to suggest, are shared by of dissatisfaction generally, but has done more to create a very dis-guntled war-worker, which the short-sighted policy of the so-called ‘‘Irving Temperance Group" has utterly failed to visualize.Beer, generally speaking, is the workingman's, or poor man's beverage the world over, neither is it usual in well ordered communities to deny him that small privilege.Usually, moreover, the tavern is his only means of social intercourse.Perhaps he may not prefer to frequent the taverns, but would rather enjoy his "glass" at home, within the confines of his own family circle.But this, the "Temperance Group" through the unwarranted restrictions of the Government have denied him also because of the shortage which prevails in establishments where he could procure beer for home consumption, now he is being driven to satisfy his thousands, who if organized, could very easily take care of the beer situation and will surely be looked after by organized workers.Yours truly, G.W.BROOKES.Une fête bien réussie La fête du 40e anniversaire de fondation de l'Union locale 1584 de la Fraternité unie des charpentiers-menuisiers, de Sainte-Anne de Bellevue, a été couronnée de .succès, samedi dernier.La fête eut lieu sous la présidence de M.Victor Francoeur, président fondateur, et organisateur de la Fédération Américaine du Travail.Environ >200 personnes assistaient à cet événement social.Le maire Elmo Deslauriers rehaussait de sa présence l'éclat de cette réunion, et il était accompagné des échevins Workers stand in line to get liquor, because beer is rationed a m ‘.'‘t .\ .ft ' ; tsn ***** ¦!*%>& fceSæ® iHÉS needs, in other places or to "blind j Robillard, Pilon et Darcel.pigs”, if there, he is fortunate enough to get it.I regret that such an unhappy state of affairs has been brought about solely on the strength of the Prime Minister's "Irving Sponccred" broadcast of Dec.llilh last, and it is much more regrettable when it is realized that neither the Provinces Des boutons-souvenir ont été distribués à une dizane de membres de l'Union locale 1584 ayant plus de 25 années d'unionisme.Parmi les invités on remarquait : M.et Mme Arthur Martel, organisateur et membre de l'exécutif de la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers: M.Edouard Larose, se- nor the people were given any prior | crétaire (lu conseil de district des invitation to express any counter charpentiers-menuisiers de Mont-propasals, though they did acquiesce | rgai: Mme Edouard Larose, prési-to reduce the hours of sale.Most people realize that in wartime, a government may take cx- I dente du local 52 des Dames auxiliaires de la Fraternité unie des charpentiers-menuisiers; Mme Vve trente measures, which it deems fit Pie,re Lefèvre.ancienne présidente to ensure the successful prosecution du local 52 des Dames auxiliaires; of the war, but surely, if a curtail- I MM Edouard Toussaint et E.Ber-ment in the consumption of beer was deemed an restricted hours emergency, the of sale should nier, agents d'affaires du Conseil de district; M.E.Lanthier, et un grand nombre d'autres dont les noms nous échappent.Rectification suffice and, regardless of the views of organized temperance societies, ; La f(ke fut un ,uccès comi)iet.(which have apparently influenced ___________________ the Government), I believe it is only right and fair that beer should be available during the entire restricted hours of sale so that those who desire it may have it and not be confronted with a closed door, during those hours, because there is no beer and especially that have been cut to the extent that the workers of war plants who are working on a three shift plan, arc entirely deemed of their beverage, the taverns, on these special quiet-ting hours of work are closed.Failing this, I then suggest that we resort to the stupid and unnecessary coupon rationing, now so much in vogue to create further bureaucracy.It is seldom I feel wont to express my views on matters of policy, but in this instance, it appears to me that the whole war effort of the country may be very seriously jeopardized by such trivial and nonessential restrictions and I regret that I have to register my most emphatic disapproval because it seems too reminiscent of the famous SL500,000 plebiscite held some months ago, but never implemented because other organized groups constrained the issue to such an extent that it is now a forgotten piece of Legislation.To conclude, the worker, in general, has been more than generous in opening his purse-strings to every appeal made—War Savings, Victory En toute justice pour la Loge Ste-Marie des wagonniers des usines Angus nous prenons sur nous de rectifier une légère erreur qui s'est glissée dans le compte rendu de la dernière réunion de la Loge, relativement à la paie des employés qui devait être effectuée toutes les deux semaines, avons-nous dit, c’est-à-dire la première du mois de février devait être fermée le 14 février.On nous prie de bien vouloir rectifier la chose en disant que cela n’était que pour le mois de février et non pas tous les 14 de chaque mois, comme nous le disions dans notre édition du 20 février.Chez les débardeurs L'Association internationale des Débardeurs, Local 375, tiendra son assemblée régulière dimanche, le 7 mars, à 2 h.de l’après-midi, en leur salle, au numéro 525, rue Bonse-cours.Les informations relatives aux passes du port de Montréal pour la prochaine saison seront données aux membres, au cours de cette assemblée.Des questions importantes seront discutées.Tous les membres doivent se faire un devoir d’y assister.J.-M.SHANNON, Secrétaire-trésorier.Le Conseil des Métiers Cent quarante délégués composaient la séance du Conseil des Métiers et du Travail, jeudi soir, tenue sous la présidence de M.Paul Fournier, assisté des vice-présidents Onésime Renaud et J.-E.Beaudoin.Une seule créance fut acceptée, accréditant les délégués Gérard Gobeil, Armand Binette et Armand Tremblay, de l'Union des chauffeurs d’autobus de la Compagnie de Transport Provincial, local 1157.Le secrétaire J.-E.Gariépy soumit une foule de questions à l’approbation du Conseil ayant trait d’abord à la réception de Me J.-L.Cohen, C.R., représentant des ouvriers du pays sur le nouveau Conseil national du travail en temps de guerre, ainsi qu’un bon nombre de corres-l>ondances plus ou moins intéressantes concernant l’acceptation de M.Bernard Shane de faire partie d'un comité de révision de la constitution afin de faire disparaître les irrégularités qui pourraient se produire aux prochaines élections des directeurs.Une lettre remerciait le Conseil pour son geste de venir en aide à la Russie, une autre émanant de la Fédération des jeunes travailleurs rappelle que celle-ci tiendra une réunion le 20 mars à l’hôtel Mont-Royal dans le but d'établir une coopération plus étroite entre les ouvriers et les ouvrières travaillant dans les usines de guerre.Cet organisme demandait l'appui du Conseil, ce qui lui fut accordé.Le président Fournier nomma les délégués Lamoureux, Lenger, Gobeil, Bélanger et Grove pour prêter main-forte aux ouvriers de la Dominion Textile, au cours d'une conférence qui aura lieu dimanche, dans l'après-midi, le 14 courant, à la salle Saint-Henri.4030, rue Notre-Dame Ouest.Le Conseil endossa une résolution de la Loge 712 de l’avionnerie protestant contre ceux qui cherchent à soulever la question de nationalité à l’effet qu'il n’y a pas eu de Canadien-français de nommé sur le nouveau Conseil national du travail en temps de guerre.Copie de cette résolution sera transmise à l’hon.M.King, premier ministre du Canada.Le président Fournier nomma un comité devant s'occuper de la révision de la constitution.Les membres du comité sont : les délégués R.Haddow, Ed.Larose, A.Levine, Bernard Shane et Karl Trolsaas.A l’issue de la séance, le délégué Larose souleva le cas de l'Union des employés de tavernes, local 200, qui protesteront publiquement au cours d'une assemblée monstre devant avoir lieu samedi soir à la salle de l’Assistance Publique.M.Larose demande que le Conseil nomme deux délégués pour faire partie d’une délégation qui ira à Ottawa pour protester contre le rationnement de la bière.Cette demande souleva un débat fort animé.Le président Fournier exposa la situation telle qu’elle est.Du fait LABOR'S PRIVILEGES ministerial drink.(Continued from Paye 6) except that they are radiealy taxed.We are concerned with the little luxuries of little people, whose little luxuries are essential to content.” Such a healthy, tolerant view is in strange contrast to the fanatical opinions of Canadian ‘drys’ who have indulged in all kinds of reckless statements in their campaign against beverage rooms.One particularly contemptible charge was made by Rev.C.\Y.DeMille, B.A., 11.I)., secretary of the Ontario Temperance Federation.In the course of an address to the association of the United Church lie said: "Britain has three enemies: (lermany, Italy am and the greatest of them all is drink”.In the same address Dr.DeMille revealed that the "drv" campaign was directed only against the workingman's heel'.With cynical frankness he tobj of talking to an influential business man who took a "snort” once in a while himself hut who was wholeheartedly in favor of abolishing beverage rooms, which, apparently, he did not frequent.By implication the minister suggested that a workingman was not qualified to choose whether he would drink or not.As part of its campaign the Ontario Temperance Federation has issued a number of pseudo-scientific pamphlets which purport to show that beer has no food value.This claim is in direct contradiction to the opinions of autorities who have asserted time and time again that beer is a food of particular value to the man engaged in heavy work.Sir Robert Hutchinson, for example, president of the Royal College of Physicians, said recently, "A glass of milk yields about 184 calories a similar glass of good bottled beer about 1(18.One hundred and thirty-one grammes of alcohol will yield as much heat as 100 grammes of fat.This means that 1 oz.of alcohol supplies as much fuel as 1 oz.of butter viz., about 200 calories.Professor A.I).Waller of University College, London, expressed the food value of beer in a different way.Said he: "The food value of beer is more than half of the brewing-materials used, whereas the value of the pig meat (fed on these materials) is less than one-fifth of that of the same materials".Such authoritative statements, however, carry little weight with the prohibitionists, for in their zeal, truth is forgotten.The war has provided them with an opportunity to push their views, and because labor has shown a readniness to make sacrifices, it is the laboring man whom they would deprive of his glass of beer.It has been part of prohibitionist policy to urge those sympathetic to their cause to write members of parliament urging the abolition of beverage rooms.Since the beginning (d tin1 war this pressure policy has been carried on relentlessly - carried on in the knowledge that those would he most affected "eic to bust with war work to protest.It is to he hoped parliamentarians will ignore the barrage, treating it with the contempt that such efforts are treated in England.But if they do not, then organized labor must take a leaf out of the ‘‘dry’ hook and support a campaign along the same lines.At this crucial time, when the Federal and Provincial governments are striving to increase the American tourist business, to bring in badly needed American dollars for war purchases, a prohibition move is unsound economically.•lolls of the thousands of employees who now gain a live-Hu* hotel and allied industries would he jeopardized, to say nothing of the millions of dollars invested.The Canadian hotel industry is greatly responsible for the creation and continuance id' American goodwill towards Canadians and their wai ellort and one of tin* first consequences of a successful prohibition move would be the paralysis of this extremely important national influence.que le Conseil n’a pas été consulté, il croit d’adhérer au mouvement.Par conséquent, il ne voit pas pourquoi cette assemblée serait tenue sous ses auspices, alors il s’objecte à ce que des délégués soient nommés.Malgré tout, le délégué Larose fit des instances pour que le Conseil soit représenté.Le vote fut donc pris et la majorité refusa d’y agréer.Achetez des CERTIFICATS D’EPARGNE DE GUERRE
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