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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 7 août 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1943-08, Collections de BAnQ.

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28e Année No 32 SAMEDI, 7 AOUT 1943 — MONTREAL SATURDAY, AUGUST 7, 1943 28th Year No.32 A bâtons rompus La convention de la Fédération Provinciale du Travail qui s'est tenue à Trois-Rivières les derniers jours de juin, fut certes des plus mouvementées.Il s'agissait de déterminer si la constitution de ladite Fédération devait être respectée ou si elle pouvait être considérée comme un vulgaire chiffon de papier.D'après cette constitution, les lettres de créance doivent être entre les mains du secrétaire-trésorier dans un délai de dix jours de la date de la convention.Le comité des lettres de créance refusa péremptoirement d'accepter les lettres de créance arrivées en retard.De ce fait, une union qui avait envoyé en temps voulu une lettre de créance pour onze (11) délégués se vit refuser une deuxième lettre de créance arrivée en retard accréditant quarante (40) délégués.On peut se demander pourquoi une organisation voulait se faire représenter par un si grand nombre de délégués.Qu'avait-elle à gagner en agissant ainsi?; par ricochet, plusieurs autres unions dont les lettres de créance étaient également arrivées en retard, se virent refuser l'admission de leurs délégués.Evidemment, comme dans toutes choses, il y avait du pour et du contre.Les uns invoquaient qu'on n'avait jamais mis cet article de la constitution en vigueur.D'autres rétorquaient que si tel était le cas, il était plus que temps qu’on suive strictement la constitution.Il est un fait certain, c'est que le Travail Organisé ne peut permettre à une ou deux fortes organisations de se coaliser pour prendre le contrôle d'une convention, ou faire élire le ticket quelles auront choisi.On sera probablement forcé d'établir une échelle progressive de représentation, dire par exemple, qu'une union aura droit à un délégué par cent (100) membres, jusqu'à concurrence de cinq (5) délégués, et qu'ensuite, la proportion sera d'un délégué par 300 ou 500 membres.Cela garantirait aux anciennes unions de métiers, qui maintiennent depuis des années et des années à peu près le même nombre de membres, de ne pas être submergées par un nouvel élément développé, grâce à l'industrie de guerre et qui, celle-ci : terminée, disparaîtra probablement en majeure partie, tout au moins, du jour au lendemain.Il y a quelques années, on se plaignait surtout que les unions affiliées ne poyaient pas la taxe per capita pour le plein nombre de membres qu'elles avaient, pas plus qu'elles | n'envoyaient tout le quota de délégués auquel elles avaient | droit.Aujourd'hui, c'est le contraire, paraît-il, La taxe per capita, dit-on, est payée pour un plus grand nombre de mem- i bres bona fide que l'union compte, et le nombre de délégués J excède ce que réellement il devrait être.Autres temps, autres moeurs.Une union devrait être tenue de payer la taxe pour tous ses membres, et preuve devrait j être donnée qu'elle a bien le nombre de membres pour lequel la dite iaxe est payée.* ¦* x- Les élections provinciales d'Ontario viennent d’avoir lieu, j Le gouvernement libéral de M.Nixon s'est fait battre.Le parti conservateur progressiste (?) a remporté le plus grand nombre de sièges, soit 38, suivi de près par le C.C.F., avec 33.Lors de la dissolution, le gouvernement libéral comptait 59 députés, le parti conservateur progressiste 19, et le C.C.F., aucun.C'est donc une victoire sur toute la ligne pour le nouveau parti du C.C.F.On se rappelle qu'il fut fondé par feu M.Woodsworth, de Winnipeg, qu'on accusa à maintes reprises de préconiser le socialisme sous un nom déguisé.Comme question de fait, le programme du C.C.F.n'est ni plus ni moins que du socialisme modéré.L'on peut même se demander pourquoi il n'a pas, dès le début, arboré ses véritables couleurs.Il y a eu deux femmes C.C.F.d'élues, ainsi que deux candidats ouvriers radicoux, J.B.Salesberg, et R.E.E.McLeod, de Toronto.Les commentaires vont leur train.Les uns prédisent que c'est un signe de débâcle pour le gouvernement MacKenzie King, mais comme il ne doit pas y avoir des élections fédérales avant l'été de 1945, il y a bien de l'eau qui coulera dans le Saint-Laurent et bien des virements d'opinions d'ici-là.On ne peut comparer la situation au fédéral avec celle qui existait dans l'Ontario, où le turbulent ex-premier Ministre Hepburn faisait des sierjnes depuis déjà quelques années.D'autres sont prêts à affirmer que si le gouvernement God-bout faisait des élections demain, il aurait le même sort que le premier Nixon, de l'Ontario.Il y a ici aussi une énorme différence entre la situation du Québec et celle de l'Ontario au point de vue politique, et le C.C.F.n'aura certes pas la même emprise sur l'électorat qu'il a eu dans la province-soeur.Il est • (.Suite à la page 4) La grève des ouvriers de l’avionnerie Demande est faite au Congrès des Métiers et du Travail du Canada d’appuyer la grève Le Conseil des Métiers et du Travail a tenu son assemblée régulière jeudi soir dernier, sous la présidence de M.Paul Fournier, assisté des I vice-présidents J.-Elphège Beaudoin et Onésime Renaud.La séance fut entièrement consacrée à la grève des ouvriers de l’avionnerie.C'est à la suite d’un rapport spécial du comité exécutif qui avait été convoqué d'urgence dans l'après-midi du même jour que la question fut débattue sous tous ses angles.Tous les délégués qui adressèrent la parole ont condamné l'attitude du gouvernement fédéral dans cette affaire disant qu’il suffirait d’un simple amendement aux décrets fédéraux pour donner satisfaction aux grévistes.La base du litige est la réclamation du paiement du Ixini de vie chère de $4.25 par semaine à une date antérieure au 23 mars 1943.date à laquelle il leur fut accordé par le Conseil national du travail.Les ouvriers veulent obtenir ce boni rétroactif à compter du 1er juillet 1942, date à laquelle ils ont signé leur contrat avec les compagnies Canadian Vickers, Noorduyn Aviation et Fairchild Aircraft.Le Conseil a adopté une résolution demandant au Congrès des Métiers et du Travail du Canada de donner tout son appui à la grève des ouvriers de l’avionnerie de Montréal On cherchera également à obtenir l’appui de toutes les unions internationales du pays.Une autre résolution fut présentée et référée à l'exécutif pour étude demandant au gouvernement fédéral d'approuver la requête des grévistes dans les quarante-huit heures.Dans cas contraire, le Conseil se proposait de suggérer à ses unions affiliées de prendre des mesures pour remédier à la situation.Toutefois, sur cette question le délégué Robert Haddow a déclaré que pour le moment les grévistes étaient satisfaits d’obtenir l’appui du Conseil des métiers.La Fêle du Travail La célébration de la Fête du Travail du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal s’annonce sous les meilleures augures que jamais, par suite d’un communiqué reçu du comité qui a charge de préparer cette unique célébration ouvrière.Le comité nous fait savoir que le parcours de la parade qui aura lieu le matin, partira du Parc Lafontaine pour prendre la me Çherbrooko vers l’est, la nie Papineau, vers le sud, jusqu’à la me Ste-Catlierine, de là vers l’ouest jusqu'à la rue St-Lau-rent, vers le sude, la rue Craig vers l’est, jusqu’au cané Viger, lieu de dissolution de la parade.Les fanfares seront plus nombreuses que l’an dernier; il y aura plusieurs chars allégoriques et une assistance considérable prendra part au défilé.A Canadian Youth Soliloquizes llij BERNARD ROSE, K.C.I am not given to self-pity.Like most Canadians of my age, after leaving High School, in common with others, 1 decided that 1 would either learn some useful trade or join a profession.I looked forward to the day when following the example of my parents.1 would call upon some desirable young Canadian of the other sex to share my fortunes for weal or woe.Youth always thinks in terms of life.Death is something that is so distant that it is not given much thought.We know, that as people get older, they will in course of time he gathered to their fathers.Rut with the world before it, youth does not concern itself with what might happen to them forty or fifty years after they reach manhood.When I left school a few years ago, I had no idea that there would he another war; I don’t remember the last one, except from what I heard from older citizens who took part in it.Occasionally 1 read an item in the newspapers that the situation in Europe was becoming worse, and there was a likelihood of another war.Still, I was not in any way concerned.1 believed that: if there was another war.it would hardly affect Canada.I saw the name of Hitler in the press and what In1 was doing to prepare Germany to engage in war.T hardly gave what Hitler and the Nazis were doing a second thought.I was under the impression that he would attempt to challenge Great Britain and France.Thinking thus, 1 was more interested in plans for my future than the prospects of becoming a participant in a second great world war.What little 1 do know of history taught me that wars seldom serve any useful purpose other than to cause the destruction of valuable lives and property.1 recall that Mr.Chamberlain attended a meeting at Munich and the joy that was expressed when it was announced, following the agreement between Germany and other nations, that: there was little likelihood of war.Alas, for our hopes and expectations ! Apparently the peace treaty was regarded by Mr.Hitler as another “scrap of paper”.Young men and women seldom bother their heads with international relations.They hardly think outside of their own neighborhood, province or nation.They prefer to go their own ways and live their lives in conformity with the standards that are established.When Germany invaded Poland and quickly crushed it, fear was expressed that the war would extend.In spite of Mr.Chamberlain’s warning to Hitler, the latter paid no attention and went right ahead.Great Britain declared war.and Canada, following the fine example it set in the last war, lost: very little time in declaring through its Parliament that it would stand by the mother-country.There is quite a difference between this war and the last, since the present one is more mechanized than the first world conflict.The number and type of machines used arc so great, that those who build and operate them have to get quite a lengthy training.The war in the air is tremendous as compared with the last one.Young men in their hundreds and thousands have joined the Air Force, the Army and the Navy.We have for all purposes what amounts to conscription.1.being younger than those who first were called, could have waited until my turn came, but 1 decided that I was no better than my fellow-students at the High School, and the thousands of other young men and that T should follow their fine example.We are certainly living in a tragic period ! At the very threshold of life, we are called upon to he ready at any moment to sacrifice all for which we laboured and the many years to which we looked forward as an opportunity to contribute our share to the wealth and happiness of the community.In the old days we are told, children were sacrificed to a \engeful God.I here is another deity called Mars who demands his millions of victims.Whether we sacrifice to one or the other, the world is greatly the poorer for this sacrifice.Nevertheless’ it must he made.! lie war was not the seeking of the young men in tile democratic countries; the youth of France, Poland, Czechoslovakia and the smaller nations were no more anxious for war than we Canadians were.It is Hitler, the greatest criminal of all time, who wanted and willed this war.From the moment the got power, he prepared for it.He told his people that we, in the democracies, were worn out; that we did not want to fight; that we would give him all he asked for, even if it meant becoming subject to the control of the Nazis.We youth in the democratic countries, have not been taught to hate; we believe in justice and fair play; we detest cruelty of any kind.The Faith we profess preaches the Gospel of brother- (Continued on Page 6) PAGE 2 SAMEDI, 7 AOUT 1943 — MONTREAL — SATURDAY, AUGUST 7, 1943 Il faut mettre de côté notre désintéressement Pour contribuer à une siigo gestion des affaires de l’union, il, faut nécessairement mettre
de

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