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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 18 septembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1943-09, Collections de BAnQ.

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te jlimOe Ctie tiitme ''- * (Ôiturier wmm SAMEDI, 18 SEPTEMBRE 1943 MONTREAL SATURDAY, SEPTEMBER 18, 1943 28e Année — No 38 mm L’unité ouvrière et le La scission dans les rangs du Travail selon ies confessions religieuses est un obstacle à l’unité ouvrière Il est regrettable que ceux auxquels incombe le devoir de prêcher la paix et la bonne volonté, que l'on représente d’ordinaire comme les disciples du premier grand leader ouvrier, lequel vint de Nazareth prêcher la fraternité aux hommes, il est regrettable, disons-nous, que ces mêmes gens cherchent à diviser les ouvriers entre eux en montrant ouvertement et activement leur sympathie en faveur de groupes qui vinrent en existence il y a seulement vingt ans et qui sont intervenus dans la croissance du mouvement ouvrier et de la solidarité essentielle à obtenir pour le travailleur la justice économique à laquelle il a droit.Nul ne s'objecte à ce que les ministres des religions indiquent les abus et en demandent le redressement mais cela devient une toute autre affaire quand ces mêmes ministres cherchent à influencer délibérément ceux qui cnt recours à eux pour être guidés et les empêchent de devenir membres du mouvement ouvrier ou d'une organisation syndicale qui embrasse tous les travailleurs indépendamment de toute condition de race, de foi religieuse ou de langage.Avant la venue du mouvement syndical, les ouvriers de cette province se réunissaient volontiers ensemble.Us occupaient et occupent encore d'im portantes situations dans les unions internationales.Les unions constituant le mouvement ouvrier international ne veulent aucune distinction quand elles admettent des membres ou qu'elles les élisent à un poste quelconque, que ces membres appartiennent à la race ou à la religion qu'ils veulent.L'adhésion à une union internationale demeure essentiellement compatible avec les lois de l'Eglise chrétienne.Ceux qui prêchent les schismes parmi les ouvriers organisés, ceux qui semblent prendre plaisir à les diviser en unions composées exclusivement d'ouvriers de la même foi religieuse, travaillent délibérément à l'encontre des préceptes émis par 'e Maître et des instructions qu'il a données à ses disciples et à ses partisans.Il n'y a rien qui empêche quelqu'un d'être bon catholique et membre d'une union internationale tout à la fois.Les Unions internationales ne se charqent pas de dominer la conscience de leurs membres, laissant à ceux-ci cette préro-aative essentiellement individuelle.Aux conventions de la Fédération Américaine du Travail des ecclésiastiques importants prononcent des discours.Un Au Congrès canadien du Travail Le Congrès canadien du Travail a tenu sa 14e session annuelle cette semaine, à Montréal, avec tout le cérémonial habituel, discours de bienvenue par des hommes publics et définition du programme du C.C.T.par son président A.-R.Mosher, qui n'a pas mentionné toutefois la transformation successive du nom de son organisation, ni ies tactiques suivies pour gagner des adeptes à son mouvement : détruire les autres corps ouvriers en s'emparant de leurs membres avec des promesses alléchantes.Pour ceux qui se rappellent les débuts de cette organisation rivale et les antécédents de M.Mcsher et de quelques-uns de ses acolytes, ses discours ampoulés ne font guère effet, mais ils prennent plus ou moins sur d'autres qui ne savent pas que ce fut d'abord une fraternité d'employés de chemins de fer -employés de wagons-restaurants et dortoirs — qui voulait étendre sa juridiction sur d'autres effectifs de travailleurs organisés par d'autres unions ; c'est ce qui fut la cause de l'expulsion de ladite fraternité du Congrès des Métiers et du Travail du Canada auquel elle était affiliée lorsqu'elle fut déclarée être une organisation rivale par la convention de Winnipeg en 1921.Elle prit ensuite le nom de Congrès PAN-CANADIEN du Travail (All-Canadian Congress of Labor) avec comme principe fondamental d'avoir des unions strictement nationales et canadiennes exclusivement, pas de rapports avec les corps ouvriers des Etats-Unis, ni d'ailleurs, "no trade or truck with the Yankees" .c'était le mot d'ordre ; mais cela ne dura pas, un beau jour, lors de l'expulsion des United Mine Workers de la Fédération Américaine du Travail et du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, parce que cette organisation s'était affiliée au C.I.O., — une autre organisation rivale formée par nul autre que John Lewis lui-même, l'ami Mosher n'eut rien de plus pressé que de laisser tomber son titre de PAN-CANADIEN et d'affilier à son organisation les unions internationales des mineurs et touies les autres sur lesquelles il pouvait mettre ie grappin.Tout cela ne se fit pas sans causer de l'émoi, il y eut scission dans les rangs du Congrès canadien du Travail, un groupe se sépara et forma ce qui est connu sous le nom de Fédération canadienne du Travail.C'est un peu de l'histoire ancienne que tout cela, mais il est bon que ceux qui se sont laissés prendre à l'idée qu'ils rejoignaient un mouvement purement canadien et national soient éclairés.En dépit de toutes les dénégations de Mosher et de Haywood, le vice-président du C.I.O., que le Congrès canadien du Travail n'éiait pas affilié à ce mouvement, que toutes les cotisations payées par les locaux canadiens des United Mine Workers, des Steel Workers et des Automobile Workers avaient été retournées au Canada (alors pourquoi envoyer ces cotisations aux Etats-Unis pour les retourner au Canada ensuite et que devient la différence du change de l'argent canadien et américain dans ces transactions ?), il n'en reste pas moins vrai que des unions internationales font partie du Congrès canadien du Travail et que celui-ci suit et copie la politique du C.I.O.américain qui a décidé de lancer un candidat présidentiel aux prochaines élections des Etats-Unis.C'est tellement vrai que c'est le même programme, la même ligne de conduite que le Congrès canadien du Travail vient de décider d'approuver le C.C.F.comme étant le parti politique qui répond le mieux à la mentalité du Travail organisé et représente plus que tout autre parti politique les désirs de la population ; de plus, il recommande à toutes ses unions de s'affilier à ce parti politique.On sait ce que vaut cette affirmation : le C.C.F.ne répond pas aux aspirations, ni aux désirs de la classe ouvrière du Québec ; le C.C.F.est tout simplement le parti socialiste du Canada sous un nom d'emprunt.Il y a certes beaucoup de bon dans le programme politique du C.C.F., tout comme il y en avait dans le parti communiste qui, lui également, s'est affublé d'un nom d'emprunt ; tout comme il y en a dans le programme du parti libéral, du parti conservateur, du Crédit Social, du Bloc Populaire, etc.Individuellement chacun a le droit d'appuyer l'un ou l'autre de ces partis politiques, c'est une des prérogatives des démocraties, mais de là à engager des unions ouvrières à s'affilier en bloc à un parti politique, à les lancer dans l'action politique, il y a une terrible marge et c'est dangereux au possible ; les ouvriers sont malheureu-reusement déjà trop divisés sur le terrain économique pour les diviser encore davantage sur le terrain politique.Par cette décision, le Congrès canadien du Travail et toutes les unions y affiliées endossent le parti socialiste, en sont même partie intégrante.Les employés municipaux, policiers, pompiers et le reste qui viennent d'adhérer au Congrès canadien s'attendaient-ils à cela ?Que va devenir le statut des policiers entre autres d'être affiliés en bloc à un parti politique ?Quelle sera leur attitude advienne une élection ?Il n'est pas risqué de dire que le Congrès canadien est le corps ouvrier syndical le plus radical que nous ayons au pays, (Suite à ta Quatrième page) grand nombre parmi les principaux gestes des deux sections du mouvement ouvrier international sont des catholiques loyaux et dévoués.Les fonctions de l'aviseur spirituel consistent à prendre soin des âmes de son peuple.Les fonctions de l'Union ouvrière consistent à faire de son mieux pour protéger les intérêts matériels de ceux qui travaillent en obtenant pour eux des salaires suffisants, des objections pouvant leur être apportées par leurs aviseurs spirituels d’adhérer aux unions constituées par les travailleurs de toutes races et d'affiliations religieuses diverses.Je suis le premier à admettre que l'Eglise a droit à beaucoup de crédit pour le noble travail quelle a accompli mais j'ai confiance qu'on peut être aussi bon et aussi loyal catholique tout en étant un membre d'une des heures de travail raison- ! union ouvrière internationale nobles ainsi que des conditions j qu'on peut l'être comme adhé-de travail raisonnables de mê- ; rent à un syndicat ouvrier ca- tholique.MARCEL-E.FRANCO.Le Conseil sera représenté à la convention de la me que tout autre avantage cbtenable par voies législatives.j Un des plus importants employeurs de main-d'oeuvre de cette province a joué et continue de jouer l’Union catholique contre l'Union internationale, les directeurs de cette compagnie savent qu’aussi longtemps ; (Jy 'J', que les travailleurs de cette in- j dustrie seront divisés ils ne se- Le Conseil des Métiers et du Tra-ront pas capables d'obtenir 'ail a tenu une assemblée fort inpour ces travailleurs les chan- téressante, jeudi soil dernier, en la gements qu'ils ont demandes.f l'Assistance Publique, M.Un véritable prêtre est celui Paul Foll“ietr ^esldalt' ^s.ste de , 1 ., , ., vice-presidents Onesime Renaud et qui, mettant de cote la foi des j.Elphège Beaudoin.travailleurs, encouragera ceux-, Le secrétaire-correspondant J.-E.ci à adhérer aux unions qui j Gariépy donna lecture de nom-admettent en leurs rangs tous i breuses correspondances, ceux qui travaillent.Les tra- j L’exécutif a fait rapport qu'il vailleurs intelligents de cette [ avait choisi un remplaçant à la province, avec cette logique j présidence de l'exécutif à M.Henri française et le sens de la jus tice et de la tolérance qu'ils ont j hérités de leurs ancêtres en un Vaillancourt, démissionnaire.Le délégué Adrien Villeneuve a été élu à cette fonction; le nouveau titulaire .• • „ , ,________- est membre de la loge 712 des ma- terntoire ou vinrent leurs ance- : , ., chinistes.Le Conseil ayant considéré l'appel de convention de la Fédération américaine du Travail qui sera tenue en la ville de Boston, Mass., à partir du 4 octobre, le choix unanime très, ne peuvent guere continuer à permettre qu'on les exploite au nom de la conscience et qu'on aide ainsi les employeurs inscrupuleux à semer la division et la discorde parmi j fut le président Paul Fournier qui leurs employés.Dans les autres provinces du Dominion il n'y a que peu ou pas de syndicats catholiques.Ceci démontre que si certains pasteurs trop zélés ne s'occupaient aussi activement de ces syndicats catholiques il est possible sinon probable que tous les travailleurs de cette province adhéreraient bientôt à l’organisation ouvrière internationale.Quels que soient les avantages et les droits que les travailleurs de cette province ont obtenus par le passé, ces droits ne sont pas dus aux syndicats catholiques et aux aumôniers de ces organisations mais ’ nos braves compatriotes qui sont de bons et loyaux catholiques et imbus du désir d'aider leurs compatriotes à faire d'au très sacrifices pour bâtir le mouvement ouvrier sans lequel les travailleurs seraient dans une pire situation économique qu'ils sont aujourd'hui.Aussi, je déclare sans hésita' tion que c'est le devoir de nos compatriotes, indépendamment représentera le mouvement organisé international de Montréal Il a été rapporté que l'exécutif était à faire une étude de la demande de l’union des barbiers, local 455, concernant les heures de fermeture des salons de toilette fixées par le contrat collectif: ces heures, parait-il ne sont pas en concordance avec le règlement de la Cité de Montréal.Le Conseil, sur la recom mandation de l’exécutif, a remis la question entre les mains de ses représentants municipaux.Une communication de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre a reçu l'approbation du Conseil et le délégué Denis Alix a été élu pour le représenter.Le délégué Karl Trolsaas, des débardeurs, membre du comité do révision de la constitution, se plaint du fait que ce comité n’a pu se réunir, faute de quorum.Cette question souleva un long débat.Finalement, il fut décidé d'aviser les membres dudit comité, par lettre, de la prochaine réunion, et.qu’un rapport soit présenté d'ici un mois.Le président a été autorisé à instituer, d’après la constitution, un système de carte d’identification des délégués des unions affiliées au Conseil.(Suite à la page cinq1 PAGE 2 SAMEDI, 18 SEPTEMBRE 1943 MONTREAL SATURDAY, SEPTEMBER 18, 1943 Nous déplorons l’attitude des ouvriers Il y a longtemps que nous prêchons la doctrine qu'il ne I devrait y avoir qu'une seule et unique union ouvrière.Nous ; ne cesserons de le répéter tant que les travailleurs ne seront pas convaincus d'une telle chose.L'expérience nous prouve que ncus avons raison de faire la morale sur ce point.Notre intention n'est pas autre chose que le bien-être des ouvriers indécis ; ce bien-être nous le cherchons pour eux.Il serait si facile de s'entendre si tous voulaient se servir de leur sens de compréhension pour ainsi bannir la mésentente qui semble exister.Un grand nombre de travailleurs, il nous semble, tiennent à faire bénéficier les employeurs de cette mésentente.Devant l'opinion publique nous passons pour des igncrants, des gens ne connaissant pas leur affaire.Croyons- ] nous après cela pouvoir nous attendre à mériter et recevoir la ! ici sympathie de ce public ?Absolument non ! Nous avons toujours eu raison de dire que l’unité ouvrière est une force économique.Pourquoi donc, alors, ne pas la mettre en pratique ?Si ce n’était de la division malheureuse qui existe et qui dure déjà depuis trop longtemps notre mouvement ouvrier international serait à n'en pas douter plus fort qu’il lest maintenant.Nous déplorons réellement l'attitude de certcins ouvriers.Vcyez ce qui arrive quand les ouvriers se divisent.La mésentente s’empare d’eux et de chaque côté on réclame des droits qu'ils pourraient obtenir facilement s'ils étaient unis comme un seul homme.Ce qui précède prouve que solidement unis nous résisterons devant toutes les conditions que l'on voudrait nous imposer.VETERAN La campagne de recrutement du local 200 obtient du succès La campagne de recrutement de l'Union des employés de tavernes, local 200, débuta dimanche après-midi, sous les meilleurs auspices.M.R.-B.Johnstone, vice-président général de l’Alliance internationale des commis de bar.d’hôtels et de restaurants, M.Jack Longer, président du Comité conjoint des unions locales 200 et 382.ainsi que M.Denis Alix, secrétaire du Comité d’organisation du Conseil des Métiers et du Travail, ont accordé leur concours â l’inauguration de cette campagne d’organisation.Un grand nombre d’employés de tavernes ont répondu à l'appel des ! officiers.Les bons conseils donnés : par les orateurs ont semblé les intéresser au plus liai,' point.M.R.-B.Johnstone présida la séance, assisté I du président du local 200, M.Jos.Robillard, des vice-présidents Orner Côté et Jules Râtelle, du .secrétaire-financier Charles Lalonde.du trésorier W.-A.Brunet, et du setrétaire-correspondant Eugène Duplessis.Le secrétaire annonça la formation d'un comité de recrutement.Ce comité est composé de : MM.R.Sa-vard.président, Cils Lalonde, secrétaire, et Edouard Desormiers.M.Johnstone se dit satisfait du choix de ce comité et espère que tous les membres actifs du local 200 feront un effort pour aider le comité à organiser les 1,200 employés de tavernes de Montréal.On procédera au travail d’organisation par district.Le premier orateur.M.J.-W.Len-ser, déclara n'avoir aucun doute que les employés de tavernes comprendront la nécessité absolue de joindre l'Union internationale des employés de tavernes, d'hôtels et de restaurants.Il cita en exemple les employés du Château Frontenac de Québec qui, au nombre de 225.ont décidé d'adhérer au mouvement d'organisation.M.Lenger parla longuement de la nécessité pour cette catégorie de travailleurs de penser à s'unir avant qu'il ne soit trop tard.Après la guerre, le temps ne sera plus opportun.Il rappelle à l’assistance que le local 200 a réussi à faire amender l’Ordonnance No 23.Cet amendement permet à un cm-ployé qui.à cause des restrictions i sur la vente de la bière, ne travaille que de 25 à 30 heures par semaine, j de recevoir son plein salaire pour 54 i heures de travail.Le salaire pour un commis de table est de $17.45 et celui des employés de comptoir est de $24.45.M.Lenger suggère que chaque employé, avec le temps disponible à sa disposition, peut bien volontairement donner 2 heures par semaine pour aider au comité de recrutement à amener dans le giron de l’Union les employés de tavernes retardataires.Le second orateur, M.Denis Alix, s’est efforcé de rappeler le mouvement d'organisation qui s’est poursuivi il y a quelque dix ans dans l'industrie du chapeau et il dit que, aujourd'hui, cette industrie est une des plus prospères.Il signale la présence de M.Ben.Drolet, vétéran unioniste, qui venait aux assemblées de l’Uunion en formation prêcher l'évangile de l’Union internationale.C'est un bon augure, dit-il, de le voir parmi les employés de tavernes aujourd'hui.M.Alix affirme que, pour obtenir tous les avantages de l'Union cela a pris une campagne de recrutement de six mois.Il n’y a pas lieu de se décourager, c'est par la persévérance que l’on vient à bout de tout.Il fait remarquer que la tacite ne doit pas être laissée aux officiers du comité, mais que chacun fasse sa part dans cette campagne d'organisation.Le temps est propice, ajoute M.Alix, pour que tous les ouvriers de cette catégorie s’organisent afin de protéger les conditions existantes avec l’espoir d'en obtenir de meilleures.M.Charles Lalonde a fourni des explications sur l'amendement cle l'Ordonnance No 23.II dit que, pour le temps de la campagne de recrutement.le taux d’initiation a été réduit de $5.00 à $2.90.Il énumère également les avantages financiers que l'Union procure à ses membres.M.R.Savard, président du comité, assure que la campagne va remporter de bons résultats.M.R.-B.Johnstone a clos la séance en exposant ce qu'était l’Union internationale des commis de bar il y a 5G ans et qui compte aujourd'hui 200.800 membres.A n'importe quel âge, dit-il.un employé de tavernes peut adhérer à l'union et recevoir les mêmes bénéfices qu’un jeune employé.La prochaine réunion aura lieu dimanche, le 28 du courant.La Loge Sainte-Marie des wagonniers d’Amérique M.A.-P.Nolet, président du comité de protection de la loge Sainte-Marie.nous a appris dans son rapport présenté aux membres de la loge réunis en assemblée, vendredi dernier, que sur 7,826 employés.5,500 ont bénéficié de vacances avec salaire.II a fait remarquer que la compagnie a payé des vacances à un grand nombre qui n’y avaient pas droit et un bon nombre d’autres recevront cette gratification à la paie de septembre.En ce qui concerne la demande r une augmentation de salaires présentée par la Fédération des employés de chemins de fer, comprenant 19 organisations ouvrières, les officiers ont annoncé que cette demande est devant la compagnie depuis le 31 juillet.Comme cette question est sujette à l’Ordonnance du plafonnement des prix, il est nécessaire qu’elle passe devant le Conseil national du Travail, à Ottawa.Les autres membres du Comité de protection et des griefs, MM.Michel Denis, Jos.Gottr et R.Melançon, firent des rapports divers concernant leur département respectif.M.R.-B.Lamarche a donné en détail les recettes et les dépenses durant le mois d’août, ainsi que des statistiques sur l'effectif de la loge.Une quarantaine de membres, avons-nous appris, sont retenus chez eux par la maladie.M.Lamarche a rapporté que la Loge Sainte-Marie avait payé $25.00 en bénéfices de décès à l’épouse de M.N.Gariépy, décédé.M.A.Bertrand, trésorier, a démontré que, en dépit de toutes les dépenses payées à date, les fonds de la Loge accusaient un surplus des plus appréciables.Pour la première fois, un rapport complet des délibérations de la dernière conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, tenue dans la semaine du 30 août, à Québec, a été donné devant la Loge Sainte-Marie.Ce rapport fut présenté par M.A.-P.Nolet.qui souligna les plus importantes résolutions qui furent adoptées.Les membres ont apprécié hautement ce rapport.La séance était sous la présidence de M.Donat Allaire, assisté du vice-président R.Melançon et du secrétaire Alcide Montpctit.La prochaine séance aura lieu le 8 octobre prochain, à la salle de l’Assistance Publique.L’Union des peintres fait continuellement du recrutement La réunion hebdomadaire de l’Union locale 349 des peintres, tenue lundi soir, a débuté par l’admission de dix nouvelles recrues.Le président Raoul Gervais leur fit prêter l’obligation d'usage, c’est-à-dire la promesse de rester fidèles à la Fraternité des peintres, décorateurs et tapissiers d’Amérique.Le Bureau-chef, de Lafayette.Indiana, a payé $400 en bénéfices de décès aux héritiers de feu L.-P.Boisselle, et $50 au confrère Jttvénal Mercier, comme bénéfices pour le décès de son épouse.Le secrétaire J.-M.Hogue a été autorisé à écrire de nouveau à la Commission des prix, réitérant les protestations de l'Union locale 39 contre la hausse continue des prix des fruits et des légumes.Il fut aussi résolu que copie de cette résolution soit transmise au Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.M.J.-L.Morel, agent d’affaires, a présenté un intéressant rapport de scs travaux durant les deux dernières semaines.Il rendit visite à un grand nombre d'entrepreneurs cm! ployant des peintres compétents ; ainsi qu'aux travaux qui se poursuivent pour le compte de la Défense Nationale.Il reçut la promesse des autorités que les ouvriers de cette catégorie, membres de l'Union internationale, auront à l’avenir 7a préférence lorsqu’il s’agira de l'embauchage de nouveaux employés.M.Jules Boulet présenta le rap-collectif de travail des métiers de la construction ne soit pas plus favorable aux peintres.De tous les métiers sous son égide, ce sont les peintres qui sont le moins payés.De ce fait, on constate, a déclarré M.Morel, que les bonnes mains quittent le métier pour aller travailler ailleurs, où ils sont mieux rémunérés.M.Jues Boulet présenta le rapport du Conseil des Métiers de la Construction qui fut approuvé.AL.BENOIT BENOIT PROTECTAL INC.Vous pouvez vous procurer à CREDIT LUNETTES D’APPROCHE — THERMOMETRES BAROMETRES — YEUX ARTIFICIELS OUVREZ UN COMPTE COURANT 1617 ST-DENIS Débardeurs au port de Halifax Le directeur du Service sélectif national, M.Arthur MacNamara, annonce que la garantie de salaire aux débardeurs du port de Halifax, prévue par un arrêté en conseil du 25 juin, s'applique depuis le 7 septembre.Le premier paiement hebdomadaire sera fait le 17 septembre.M.F.W.Stremes, fonctionnaire de la division du ministère du Travail du bureau du contrôleur du Trésor à Ottawa, a temporairement été transféré à Halifax pour s'occuper de la comptabilité exigée par le paiement du salaire garanti.(L'arrêté en conseil stipule que les débardeurs employés régulièrement au port de Halifax doivent être rémunérés pour une semaine minimum de quarante-huit heures de travail.Cette mesure a été mise en vigueur pour stabiliser le personnel ouvrier en vue du chargement et du déchargement des navires à ce port.Les débardeurs L’Association internationale des Débardeurs, Local 375, tiendra son assemblée régulière dimanche, le 19 septembre, à 2 heures de l’après-midi, à leur bureau, au No 250, rue Saint-Paul Est.Tous les membres doivent se faire un devoir d’y assister.J.-M.SHANNON.Secrétaire-trésorier.Les lambrisseurs de navires sont occupés au port de Montréal L’Union des lambrisseurs de navires.local 1552, affiliée à l'Association internationale des débardeurs d'Amérique, tient des réunions d’un caractère vital.La dernière réunion, tenue mardi soir, sous la présidence de M.F.-A.Robillard, assisté du vice-président C.Milot, fut une des plus fructueuses.M.J.-P.Arcand recommanda l’admission de dix nouveaux membres, qui ne sont pas assujettis au nouveau règlement établi de $75.00 d'initiation.Le président Robillard fit remarquer que ce montant est appliqué aux anciens membres.Le président leur fit prêter l'obligation dans laquelle ils s’engagent à ne pas adhérer au communisme ni au nazisme.Après la lecture du procès verbal de la dernière assemblée par le secrétaire E.Hamelin, on procéda à la lecture du rapport de M.J.-P.Arcand.agent d’affaires.Ce rapport fut attentivement écouté et considéré comme un des plus pratiques.Le travail sur le port de Montréal, a souligné M.Arcand, est de plus en plus constant.Les ouvriers y trouvent le moyen de faire bien leur vie.Le fait est que Chaque mois un bon nombre de ccs travailleurs demandent à adhérer à l'Union internationale des lambrisseurs de navires.Or.discuta plusieurs sujets d’une manière assez vive.Les opinions émises visent généralement à l’amélioration des conditions de travail, conditions qui font partie du contrat de travail entre la Fédération des armateurs et l'Union locale 1552 des lambrisseurs de navires.La prochaine réunion aura lieu le 12 octobre (deuxième mardi) à la salle des cordonniers, 1331A.rue Sainte-Catherine Est.LABOR DIRECTORY (ONM.il DES METIERS ET DU TRAVAIL DE MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LABOR UOUN-ML.— Mue la every 1 Ht ami 3rd Thura-«Iny , par Mlle Cécile Béliveau; le septième (No 17921.par M.C.-J.Reid.Les gagnants sont priés de venir réclamer leurs prix samedi après-midi, le 18 du courant, au bureau de l'Union, 1331A, rue Sainte-Catherine Est.Une minute de silence a été observée à l’occasion du décès de la soeur du confrère A.Drapeau et de la mère du confrère Arthur Giasson.A l’ouvrier d'indiquer I’ ' de son choix L'hon.Edgar Rochette, ministre du Travail, a remis cette semaine aux journalistes un résumé du rapport des commissaires chargés de faire enquête dans les quatre fabriques de papier de la région du Saguenay.Les lion, juges J.-Alfred Prévost et Stuart McDougall, de la Cour du banc du roi, et Garon Pratte, de la Cour supérieure, commissaires nommés par le gouvernement provincial pour faire enquête sur les difficultés d’ordre syndical survenues aux usines de Price Brothers and Co., Ltd., à Jonquière, Kénogami et Riverbend.et de la Lake St.John Power and Paper Co„ de Dolbeau, ont fait par! venir il y a quelques jours leur rap-I port au premier ministre, l'hon.Adélard Godbout.Les commissaires, après avoir déterminé les causes fondamentales du conflit, suggèrent de régler le différend en permettant dans chaque usine aux ouvriers de chaque métier de dire librement, par scrutin secret, s'ils désirent être représentés par les unions internationales ou par les syndicats catholiques nationaux.En conclusion, iis déclarent : "Le vote ayant désigné dans chaque cas l'union majoritaire, c’est avec celle-ci que le patron devrait conclure le contrat collectif." Les commissaires analysent comme suit les causes du conflit : “(1) L’introduction dans les contrats collectifs des paragraphes — qui ont converti en ateliers fermés au bénéfice des unions internationales, les usines, ou des groupements ouvriers importants sinon majori- ! taires, qui adhéraient aux syndicats nationaux; et ce, en violation de toute liberté syndicale ou d'association ; “(2) Cette partie des conventions qui pourvoit à leur renouvellement automatique, sans contrôler si aux époques de renouvellement les unions internationales détiennent encore un mandat de la majorité des ouvriers.“Sans doute, les unions se réclament de leurs listes de membres en règle : mais ces listes ne sont pas concluantes parce qu’elles compren- \ nent tous ceux qu’enrégimente jor-cément le contrai collectif.Adhérer « une union par CONVICTION est une chose, et y adhérer PARCE QU'ON Y EST OBLIGE POUR GAGNER SA VIE cil est une autre.! Entre les deux il y a toute la dit-fcrence qui distingue la liberté de l'esclavage." (Est-ce en consultant les statuts ! du Barreau que les honorables juges j ont trouvé cette définition de l'adhésion à l'union ou au syndicat ; I est-ce qu’il ne faut pas obligatoirement être membre du Barreau, et membre en règle, pour pouvoir pra-\ tiquer la profession qui a porté les honorables juges sur le banc.Est-ce que celui qui y adhère ne le fait J pas pour gagner sa vie ?Donc, si I l’esclavage existe, chez les ouvriers \de par leurs contrats collectifs, il \ doit nécessairement sc trouver aussi l dans le Barreau.) j Les commissaires soutiennent que j ce privilège exclusif (sans tenir .compte des règlements des associa-lions professionnelles) conféré aux unions est contraire à la liberté syndicale'et que dans l’espèce rien ne l'excuse.Ils jugent insuffisantes les raisons invoquées par les compagnies et qui les auraient déterminées à traiter avec les unions plutôt qu’avec les syndicats."Si sérieuses que soient ces raisons,”, dit le rapport, “il est inadmissible que le patron s’arroge le droit de choisir 'des mandataires qui traiteront avec lui au nom des employés.Ce choix relève exclusivement de la volonté libre des ouvriers.” Ainsi les compagnies intéressées ont représenté aux commissaires que la presque totalité du papier fabriqué dans leurs usines est expédié aux Etats-Unis et que ce papier est manipulé, pendant tout le trajet, par des ouvriers membres d’unions qui sont affiliées à la Fédération Américaine du Travail.Une rupture des contrats existants avec les I unions internationales, ont-elles sou-I tenu, pourrait provoquer des représailles qui atteindraient toute i'in-dustrie papetière de la province.“Evidemment, si cette crainte avait quelque fondement", poursuit le rapport," les pouvoirs publics devraient s'employer à en prévenir la réalisation.Il ne nous parait pas que la crainte des patrons soit à ce point j sérieuse qu'il faille réprimer les jus-| tes aspirations des ouvriers de peur qu’elle ne s'avère fondée." Les employeurs ont aussi invoqué : le respect dû aux contrats.“L'argument provient d’un sentiment très louable”, font remarquer les commissaires (des juges, s’il vous plaît), "mais ccs contrats ont été renouvelés dans des circonstances telles | qu’ils sont moins dignes de respect nue les principes de liberté auxquels ils font échec.C'est pourquoi nous n’hésiterons pas à recommander j l'adoption de mesures qui permet-j tront aux intéressés d’établir leurs j relations sur une base plus juste [que celle fixée par ccs contrats.” En cherchant à déterminer les causes d’une difficulté particulière, les membres de la commission d’enquête en sont venus à suggérer au gouvernement une réglementation générale dont ils tracent les grandes licncs.Ce n'est ni plus ni moins que l'édification d’une nouvell bureaucratie ayant à sa tête des hommes de loi : avocats, juges, tribunaux, etc.Diminution de la production du papier à journal De New-York, un rapport publié le 15 septembre, nous apprend que la production totale nord-américaine du papier à journal, en août dormer.fut do 349.418 tonnes comparativement à 350,119 tonnes, en août 1942.Au cours du mois d’août 1943, la production canadienne du papier à journal s’est élevée à 259,012 tonnes et les expéditions à 200,792 tonnes, alors que la production américaine fut de 08,011 tonnes et les expéditions de 05,255 tonnes.Une production additionnelle de 21,795 tonnes a été enregistrée à Terre-Neuve durant août 1943, Pendant que les moulins à papier du Canada produisaient 180,986 tonnes de moins qu’au cours dos huit pi emiers mois de la présente année, soit une diminution de 8.7 pour cent sur celle des huit premiers mois de 1942.la production des Etats-Unis et de Terre-Neuve fut de 332,047, ou 11.1 pour cent de moins que durant les huit premiers mois de 1942.Les réserves de papier à journal, à la fin d’août, s’élevaient à 50,150 tonnes aux moulins canadiens, et à 13,534 tonnes aux moulins améri1-cains, formant un total de 09,090 tonnes, comparé à 08.114 tonnes le 31 juillet 1943, et à 172,271 tonnes à la fin d’août 1942.La paralysie gagne graduellement du terrain dans notre domaine industriel.Prnviii »•»• de Québec 1 »iS! ri» •1 de Molli i i'.i| Tulell» • N».P-VUi.< ’Oï l ! S ri* Kl I 1 K 1 K 1 Mc UK) N Idas nor I.K.avm-si ! in if * i 1 i»'* ¦ in ii 1" S.7J7 d.* 1 lu rue St- 1 i
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