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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 26 février 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1944-02, Collections de BAnQ.

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V s file îtiHut .«odP^"14 mm oV U 5^ITV^ GM) fier 29e Année — No 9 SAMEDI, 26 FEVRIER 1944 — MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 26, 1944 29th Year — No.9 Les dessous des deux grèves du tramway Dans l'espace d'un an, les citoyens de Montréal ont «été privés deux fois du service de transport en commun.L an dernier, les employés de tramways abandonnaient le travail a minuit, mais cette fois-ci ils choisirent cinq heures de l'après-midi, au moment précis où des milliers et des milliers de personnes ayant fini le travail au bureau, à 1 atelier, à 1 usine, se disposaient à réintégrer leur dcmicile.Ces messieurs ( ?) ne se sont guère inquiétés de savoir comment les citoyens de Montréal se rendraient chez eux.C'était la dernière de leurs inquiétudes.Qu'ils se rendent à pied ou mendient un "lift" aux automobilistes qui, règle générale, ont montré plus de coeur et d'esprit civique que ces messieurs à boutons jaunes qui s'imaginent que parce qu’ils ont un uniforme sur le dos, ils peuvent tout régenter à leur guise.Aurait-on jamais pu croire qu'une telle transformation aurait pu se produire en si peu de temps.Nous nous rappelons le jour où les employés de tramways étaient reconnus pour leur affabilité et leur politesse.C'était d'usage courant de voir un conducteur de tramway aider à monter ou à descendre dans leur voiture les enfants, les femmes et les personnes d'âge Ils gagnaient alors un salaire modique.Par la suite, et ce pendant un quart de siècle, les employés de tramways ont obtenu des améliorations sensibles dans leur salaire et leurs conditions de travail, et ce, par l’entremise de la Division 790 des employés de tramways de Montréal (Fédération Améri caine du Travail), et ce, sans jamais devoir recourir à la grève car ceux qui dirigeaient les destinées de l'Union des employés de tramways s'étaient efforcés d’inculquer à leurs membres le sens des responsabilités qu'ils avaient envers le public, qui somme toute, est leur véritable employeur.Qui a amélioré le sort des employés de tramways ?L'Union des employés de tramways a fait bénéficier ses membres d'améliorations successives au fonds de pension, à l'institution d'une assurance-maladie, sans compter de nombreuses augmentations de salaire.Il est bon ici de rappeler qu'en 1918, les employés de tramways gagnaient 19 cents de l'heure tandis que maintenant ils gagnent une moyenne de 65 cents à 92 cents de l'heure.Qui leur a obtenu cela ?Ce n'est certes pas le Canadian Congress of Labor.Il est bon également de mentionner que la Division 790 détient un contrat avec la Compagnie des Tramways depuis 1918, que ce contrat a été renouvelé successivement et endossé par tous les employés, sans distinction, entre autres, en 1940 sur un vote d'une majorité d'environ 1,800 voix.Ce contrat contenait une clause en vertu de laquelle la compagnie s engageait à payer aux employés un boni de 25% à même ses recettes, excédant un montant de $13,000,000 en 1937, et $15,000,000 en vertu du contrat de 1940.Nous n'énumérerons pas les autres avantages que procura l'Union internationale des employés de tramways à ses membres sous forme de secours mutuels, pas plus que nous ne mentionnerons l'estime que la population de Montréal en général avait peur les employés de tramways, ni combien elle les applaudissait à chaque Fête du Travail lorsque la fanfare et leurs nombreux membres prenaient part dans les rangs de la parade de la Fête du Travail.chars" et les télégraphistes ; toutes sont des organisations inter 1 nationales, sent des associations de grande valeur tant pour leurs membres que pour le public et n'ont rien de commun avec la C.B.R.E.de MM.Mcsher et Marquette.*— Qu’a apporté aux employés de tramways leur nouvelle allégeance ?En changeant d'allégeance, les employés de tramways se sont imaginés qu'ils amélioreraient leurs conditions.Qu'ont-ils gagné à date en fait de bénéfices immédiats ?Un gros zéro.Il est fort possible que dans l'avenir, la compagnie des tramways consente à signer un contrat avec la nouvelle union, comportant quelques augmentations de salaire.Réfléchissons donc froidement.Si les employés de tramways étaient restés fidèles à la Division 790, qui avait, elle, un contrat toujours en vigueur, il est hors de doute qu'ils auraient obtenu plus pai l'entente et la coopération que par des menaces et des déclarations de grève.Hier et aujourd’hui Quel contraste avec aujourd'hui où les employés de tramways sont tenus en suspicion par le gros de la population qui n’a que du mépris et du dédain pour eux.Voir un employé de tramway déambuler dans les rues soulève presque la rancoeur de nombreux citoyens, hommes, femmes, enfants, qui ont du, au cours d'une journée de froid terrible, marcher quelquefois des milles et des milles pour se rendre chez eux.On peut se demander pourquoi le gros de» employés de tramways a abandonné la Division 790 pour se jeter dans les bras des agitateurs de la Canadian Brotherhood of Railway Employees qui leur a promis monts et merveilles et qui, comme la montagne de la fable, a fini par accoucher d'une souris.Les Fraternités de chemins de fer n’ont rien à faire avec les tramways Nombre de personnes sont sous l'impression que la Canadian Brotherhood of Railway Employees est une des Fraternités d’employés de chemins de fer ou leur est affiliée.C'est une erreur, car les Fraternités des employés de chemins de fer comprennent les ingénieurs et chauffeurs de locomotives, les conducteurs de trains, les préposés aux bagages des "gros Pourquoi l’Union internationale n’a pas déclaré la grève Rien n'empêchait la Division 790 d'avoir recours aux mêmes moyens et de faire déclarer elle aussi une grève des employés de tramways pour forcer la main au Conseil National du Travail en temps de guerre à accorder aux employés de tramway le pein boni de vie chère, disons aujourd'hui des augmentations de salaire équivalentes.L'Union internationale n'a pas déclaré de grève, car elle voulait tenir la promeses faite par le président de la Fédération Américaine du Travail qu’il ne devrait pas y avoir de grève pendant la durée de la guerre, et que si jamais une grève s'imposait, elle ne serait déclarée qu'après que tous les autres moyens de conciliation auraient été épuisés en vain.Qui a réclamé le plein boni de vie chère ?L'Union des employés de tramway soumit une demande pour le plein boni de vie chère au Conseil Régional du Travail en temps de guerre du Québec, sa requête fut rejetée.N'oubliez pas ce point important, c'est que P.-E.Marquette, le grand manitou pour Québec du Canadian Congress of Labor et l'instigateur des deux grèves du tramway, était et est encore membre dudit Conseil Régional ; à moins d'erreur de notre part, il fit bloquer la requête des employés de tramways ou tout au moins il ne fit pas un geste pour la faire accepter par ses collègues, — il savait que si cette requête était accordée la position de la Division 790 grandissait de 100 pour 100, c'est ce qu'il ne voulait pas, tandis qu'en étant rejetée cela lui donnait le champ libre pour dire eux employés de tramways : "L'Union internationale ne peut rien faire pour vous autres, elle vous a toujours trahis, rejoignez mon organisation et je vous ferai avoir ce que vous demandez." C'est d'ailleurs la tactique qu'il a coutume de suivre depuis qu’il est membre du Conseil régional et organisateur du Congrès canadien.Tout cela est tellement vrai que sur ses en-têtes de lettre du Congrès canadien, il y avait au haut dans le coin gauche : "P.-E.Marquette, organisateur Congrès canadien, membre Conseil régional du travail du Québec".C'est là un coin du voile qu'il est bon de soulever pour démontrer comment ce caméléon, — qui successivement fut membre de l'union internationale, d'un syndicat catholique, pour échouer dans le C.I.O.— fait de l'organisation et le pourquoi de ses succès incontestables.Un plan dressé pour assurer de l’emploi à tous Londres.— Lord Woolton a présenté à la Chambre des lords dernièrement un plan, en trois points, afin d'éviter la dépression et assurer de l'emploi à tous, après la guerre.Le.projet, qui revendique une politique d'expansion industrielle, recommande au gouvernement de stimuler l’entreprise privée.Voici les trois points proposés: d'abord, la continuation du contrôle des matières premières et de la consommation telle qu’exercée actuellement par le gouvernement, durant la période de transition qui suivra immédiatement la guerre.Deuxièmement, période où il sera loisible de dépenser largement, dans le but de prévenir une prospérité dangereuse.Enfin, le retour au normal, alors que tous auront de l’emploi.C'est au cours de cette dernière période que lord Woolton fait intervenir le gouvernement pour encourager les affaires en faisant circuler le capital.Qui la fit rejeter par le Conseil National ?Après que la requête de la Division 790 fut rejetée par le Conseil régional elle fut soumise au Conseil National du Travail, elle fut également rejetée, mais il y avait là aussi un autre grand manitou du nom de Aaron ( ?) Mosher, président général de la Canadian Brotherhood of Railway Employees, du Congrès canadien du Travail, et du C.I.O.au Canada et du C.C.F.Que fit-il pour rendre justice aux employés de tramways ?Favorisa-t-il leur demande ?Que fit-il pour convaincre ses collègues qu'elle était juste et raisonnable ?Il ne s'est jamais vanté qu'il avait appuyé cette demande, alors quoi ?Il ne voulait sans doute pas qu'une union internationale eut gain de cause, cela aurait nui à sa campagne d’organisation.(Suite à la page 4) Ce qu’il faut entendre par travaux publics Ainsi que îe note Léonard Marsh dans son rapport, les seuls mots de “travaux publics” évoquent des rancoeurs qui rendent le public défiant à l’endroit d'un programme national d’emploi.En 1930, les travaux publics ne visaient qu'un but : forcer les chômeurs à fournir du travail- c"* retour des indemnités ou des allocations qu’ils recevaient du gouvernement.Aujourd'hui la notion de travaux publics n’est plus la même.Il ne s'agit pas tant de remédier à une dépression économique que de l’enrayer dès que des signes avant-coureurs l’annoncent.En définitive, ils visent à maintenir la demande en vue de stabiliser le volume du pouvoir d’achat des consommateurs.Comme le faisait remarquer un homme d'affaires éminent, “nous ne devons pas construire des chemins,, qui conduisent nulle part ou élever des monuments à la mémoire du premier venu ou creuser des trous seulement pour le plaisir de les remplir d'e nouveau.” Un véritable programme national d’emploi exige que nous dirigions nos efforts vers le développement de nos ressources naturelles, de nos pouvoirs hydrauliques, de nos services de transport, de la santé et de l’éducation de notre peuple, de logements salubres, etc.En un mot.une politique de travaux publics doit, être constructive, c’est-à-dire constituer des placements productifs en eux-mêmes.— Bulletin (lu Forum Social, Québec.Dans un mémoire présenté au Cabinet fédéral, vendredi, le Congrès des Métiers et du Travail du Canada s’est prononcé contre le système des allocations familiales préconisé par le gouvernement fédéral.Le Congrès a fait connaître son approbation du nouveau code du travail.La semaine prochaine, nous donnerons un compte rendu de cette présentation.i PAGE 2 SAMEDI, 26 FEVRIER 1944 MONTREAL SATURDAY, FEBRUARY 26, 1944 Trois Unions textiles Trenton, 2G.— Au cours d’une grande assemblée tenue cette semaine en la salle Cantorbury, à Trenton, Ontario, sous la présidence de M.Pat Dobson, et qui réunissait les employés des compagnies Trent Cotton Ltd., Downs and Coulter Ltd., et Trenton Dyeing and Finishing Ltd., M.René Demers, organisateur général de l’United Textile Workers of Canada, affilié au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, annonça aux assistants que le Comité exécutif national de l’U.T.W.C.venait d'accepter la demande d'affiliation de ces trois groupes d’ouvriers du textile et en profita pour remettre officiellement les trois chartes aux officiers temporaires élus depuis deux semaines.Immédiatement eut lieu la mise en nomination et l'élection des officiers permanents qui dirigeront les destinées de ces trois nouveaux locaux de l'U.T.W.C.avec le résultat suivant : Compagnie Trent Cotton Ltd.— United Textile Workers of Canada, local 18 : Président, Jack Bolster; vice-président, Nettie Yarrow; vice-président, Theresa Auger; vice-président, Sylvia Buck; secrétaire-trésorier, Carl Webb; secrétaire-correspondant, Marjorie Downs.Compagnie Downs and Coulter Ltd.— United Textile Workers of Canada, local 19 : Président, John Austin; vice-prés., Jack Price; vice-prés., Margaret Brummel; vice-prés., Betty Hailstone; sec.-trésorier, Ray Oldrye; sec.-corr., Myrtle Reid.Compagnie Trenton Dyeing and Finishing Ltd.— United Textile Workers of America, local 20 : Président, Osborne Seale; vice-prés., Jack Colesane; sec-trésorier, Dennis Oliver; sec.-corr., Ralph Wight.Suivit la lecture des trois conventions collectives préparées la semaine dernière par les comités de négociations des trois nouveaux locaux, et M.Demers apprit aux membres que les compagnies en cause avaient accepté de reconnaître l'United Textile Workers of Canada, comme seule agence de négociations collectives pour tous les employés, et que, vraisemblablement, les négociations de ces trois conventions collectives de travail seraient entamées dans les quinze jours prochains.Il fut en plus décidé de jeter les bases pour la formation d'un Conseil des Métiers et du Travail à Trenton, et une conférence à cet effet qui réunira les quelque douze différentes unions qui existent en la ville de Trenton sera convoquée sous pou.Le peuple de France refuse de collaborer Radio-Paris transmettait dernièrement une entrevue dans laquelle Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy, se plaint du fait que le peuple français refuse de "comprendre" sa politique de collaboration cordiale avec les nazis.L'entrevue publiée dans le Petit Parisien comprend le passage suivant transmis à la radio: "Le peuple français, dit Laval, ne veut pas comprendre que lorsque notre pays est dans un état de misère, comme aujourd’hui, le meilleur moyen d'as surer son salut est avant tout de garder la discipline et d'obéir aux ordres du gouvernement.“Si les hommes qui ont la charge de diriger les affaires de notre pays ne font pas un grand effort pour régler nos différends avec l'Allemagne, les générations futures en souffriront”.Magnifique revenu de la Commission des liqueurs Québec, 23.— On a distribué aujourd'hui, à la Chambre basse, le rapport de la Commision des liqueurs pour l’année 1942-43, signé par M.Jules Demarais, gérant général.Le revenu total de la commission a été de $12,332,195 et, sur cette somme, 11 a été versé au gouvernement provincial, au compte capital, une somme de $10,250,000.Le bénéfice commercial s’est chiffré à $9,016,956 et les ventes se sont élevées à la somme de $34,213,789.On a versé au gouvernement fédéral pour taxes de douane, accise et vente, une somme de $14,477,929.La commision a actuellement en opération dans la province 111 magasins où l'on emploie 591 commis et gérants.On y voit encore que les ventes de la commission depuis son établissement se sont chiffrées il la somme de $427,431,192.Le surplus de cette année sur l'année dernière est de $2,858,103.Etudiants rapportés au service sélectif On a annoncé, à l'Université de Montréal, que les noms de 18 étudiants qui n'ont pas réussi leurs examens semestriels ont été rapportés aux autorités du service sélectif national.La loi s'applique dans le cas d’un étudiant, apte au service, qui obtient des sursis grâce à sa qualité d’étudiant appartenant à une Faculté d'une université reconnue.Une faillite aux examens du temps de Noël ou aux examens de fin d'année oblige les autorités universitaires à rapporter le nom de l'étudiant au service sélectif qui prend ensuite les décisions qui s'imposent.L’application du code du travail Ottawa.— Le nouveau code du travail présenté par le gouvernement fédéral, code comportant l'arbitrage et les conventions collectives obligatoires pour les industries de guerre et les emplois qui tombaient autrefois sous la loi des enquêtes industrielles, ne sera probablement pas mis en vigueur tant que les membres du conseil des relations ouvrières qui verra à l'administration du nouveau code n'auront pas été choisis.La date de la mise en vigueur du code sera fixée par un arrêté ministériel spécial.Bien que les règlements nouveaux aient été approuvés par un décret du cabinet cette semaine, il faut un arrêté ministériel spécial pour fixer la date de son entrée en vigueur, disent les hauts fonctionnaires du ministère du travail.On croit en conséquence qu'il faudra plusieurs semaines pour choisir les membres du conseil et pour mettre sur pied l’organisation nécessaire à l'administration du code.Nomination à Québec Nous sommes heureux d'apprendre que le confrère John Laliberté, de .Québec, a été nommé organisateur pour la Fédération Américaine du Travail pour le district de Québec.Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions.Les employés des postes mécontents Ottawa.— Les représentants de l'Association canadienne des employés des postes et l’association des facteurs ont de nouveau fait part de leur détermination d’obtenir une augmentation de leur traitement au cours de la première réunion an nuelle de l’association canadienne des employés des postes, à Ottawa "La campagne en faveur de cette augmentation est loin d'être terminée”, a affirmé le secrétaire national, M.Alfred Whitehouse.Le local 102 est sévèrement blâmé Ottawa, — Pour avoir refusé de produire ses livres devant un conseil de conciliation, le local 102 des United Textile Workers of America a éprouvé une réprimande sévère et un jugement à l'encontre de ce qu’il réclamait, c'est ce que révèle un rapport majoritaire du conseil, émis récemment par le ministère du Travail.L'Union réclamait le droit d'y représenter les ouvriers des filiales Mt-Royal, Colonial et Hoche-laga de la Dominion Textile Company.Les signataires du rapport majoritaire étaient le juge O.-L.Boulanger, de Québec, président du conseil et M.D.-A.Patterson, de Montréal, avocat de la compagnie.Le rapport révèle que le juge Boulanger avait ordonné la revision des livres de l'union et de la compagnie par un auditeur indépendant pour vérifier quel pourcentage des employés faisait partie de l'union.Les représentants du local 102 refusèrent de se rendre à cette demande, prétendant que montrer leurs livres allait à l'encontre de la politique des unions internationales.Le rapport du juge Boulanger note "que les membres du conseil ne sont pas dirigés par la politique des unions ouvrières, mais par les lois du Canada, le jeu des preuves et leur conscience"."Le refus de produire ces livres ne peut que nous confirmer dans nos doutes", mande le rapport.L'union prétend de son côté que la production de ses livres aurait risqué d'exposer le nombre de ses membres et le montant de ses fonds à la compagnie, ce que le rapport traduit par un doute jeté sur l’intégrité du conseil et de l'auditeur.En réponse aux prétentions du local 102 disant que leur déclaration quant au nombre de leurs membres, devrait suffire, le rapport du juge Boulanger affirme que si tel était le cas la reconnaissance de l’union deviendrait une affaire ex parte et le conseil un simple robot.Le rapport signale en outre que le conseil a dépensé beaucoup de temps, d’énergie et de patience pour essayer de convaincre le local que le nombre de ses membres doit être prouvé.En ce qui concerne la tenue d'un vote, le conseil soutient que dans les circonstances cela équivaudra à une campagne de recrutement par le gouvernement, attendu que le gouvernement demanderait alors, en réalité, aux employés de la compagnie d’être assez bons de se joindre au local 102.Vote contesté par une union M.Wilfrid Bélanger, organisateur de l'Union internationale des ouvriers de la Dominion Oilcloth and Linoleum, a annoncé, cette semaine, que l'union a décidé d’écrire à M.M.McLean, directeur du service des relations industrielles du ministère fédéral du Travail, pour lui annoncer son intention de contester le vote qui vient d’être pris parmi les employés de la compagnie précitée.Il s’agissait de déterminer si l'union internationale ou l’association des employés représenterait les ouvriers, comme agent négociateur, en vue d'un contrat de travail.Le vote a eu lieu sous la surveillance de M.Raoul Trépanier, représentant du ministère fédéral du Travail à Montréal.Il donna le résultat suivant : en faveur de l’union internationale, 257 ; pour que l'association représente les employés, 310, soit une majorité de 53 pour ce dernier organisme.Les employés de bureau et les contremaîtres avalent droit de vote.M.Bélanger prétend qu’il s’est produit certaines irrégularités et c’est pour cette raison qu'il désire contester le vote.Protestations du local 349 des peintres Le local 349 de l'Union internationale des peintres, au cours de sa dernière réunion tenue à 133a est, Ste-Catherine, sous la présidence de M.Raoul Gervals, a prié le secrétaire, M.J.-M.Hogue, d'écrire aux autorités compétentes pour protester contre une récente décision du service sélectif national touchant les agents d’affaires des métiers de la construction.M.J.-L.Morel, a annoncé, en sa qualité d’agent d'affaires du local 349 que depuis environ une semaine, les agents d'affaires des unions n'ont plus le privilège d'émettre des permis de travail pour leurs membres.Les membres ont étudié les bills ouvriers 2 et 3 et répudié ces deux bills; ils ont appuyé par le fait même le conseil des métiers et du travail de Montréal qui a déjà adopté une résolution de protestation contre la nouvelle législation ouvrière provinciale.M.Morel était au nombre des délégués qui ont rencontré le ministère Godbout pour réclamer les amendements aux deux bills, cette semaine.Des pouvoirs plus étendus ont été donnés à l'agent d'affaires pour le placement des peintres dans les divers chantiers de construction.Cinq nouveaux membres ont été initiés.Beau succès pour les relieurs et pressiers Samedi le 12 février dernier avait lieu en la salle des Chevaliers de Colomb une soirée dansante organisée conjointement par l'union des pressiers, local 52, et relieurs local 91, sous le haut patronage du maire Adhémar Raynault.Cette soirée a remporté un beau succès.Le maire a adressé la parole.Des différents chefs ouvriers furent présentés à la nombreuse assistance.Parmi ceux-ci on remarquait MM.Fred Maxted, Marcel Francq, Paul Fournier, J.-E.Gariépy, MM.Emile Fagnant et Pat Galley, organisateurs, agissaient corne maitres de cérémonies.Pour la circonstance les services du chef d’orchestre Al.McGowan avaient été retenus.Les organisateurs et les membres du comité qui ont participé à l'organisation tiennent à remercier tous ceux qui de loin ou de près ont collaboré à faire de cette fête un succès sans précédent.Appui assuré aux ouvriers de la Dominion Rubber Co.St-Jérôme.— A l’issue d'une assemblée tenue à la salle du Marché, les chefs des unions locales affiliées au Conseil des Métiers et du Travail, ont assuré les employés de la Dominion Rubber Co., de leur appui le plus complet, M.M.McLean, directeur des relations industrielles du département du Travail à Ottawa, a promis à l’exécutif du local 144 qu’un vote de grève sera incessamment pris parmi les employés de la Dominion Rubber.La mésentente qui existe entre patrons et employés de cette usine a pour cause le refus de la compagnie d'accepter le rapport majoritaire présenté par le bureau d’arbitrage institué par le fédéral pour régler le différend touchant l'atelier fermé, un changement important dans les méthodes de production et une appréciable augmentation de salaires.LABOR DIRECTORY CONSEIL DES METIERS 1ST DU TRAVAIL DE MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL.— Meets every 1st ami 3rd Thursday of each mouth — s'assemble les premier et troisième jeudis de eluujwo mois, la salle de l'Assistance Publique, 458, rue Laguiichctièrc Est.Président, Paul Fournier, 1 Ht) Bleury; se-crétaire-corresponda ut — corresponding-secretary, J.E.Gariépy.11, rue Saint-Paul ouest.Tél.LA.536 1 : vice-président Ouêsiiue Renaud, 909 boulevard St-Laurent, Tél.LA.S103 ; .1.E.Beaudoin, 1153 St-Denis, Tél.MA.3731 - 3732.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.To promote tin* interests of Allied Union Label (which can be had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.170, .Jacques-* Cartier Typographical Union No.115.Printing Pressmen and Assistants' Union No.52; Brotherhood of Bookbinders and Bindery Women’s Cnion No.91; Photo-Engravers Union No.9; Stereotypers ami Eleetrotypers Union No.33: President, \\*.Forrest: vicepresident, C.Arpin; Recording Secretary, Georges Prunelles; Secretary-Treasurer, James Philip, Room 51, 481 McGill Street, Tel.MA.7489; Executive, John Moore, J.-A.Ardouin and A.Query; Auditors, J.-A.Richard and II.Collin.Council meets second Tuesday of each month at 909 St.Lawrence blvd.TYPOGRAPHICAL UNION No.170 — Meets first Sunday of each month at the Willing.lum Room (Y.M.C.A.Build ding.) R.M.Bennett, President.337 Melrose Avenue, Verdun : James Philip, Secretary Treasurer, Room 51.485 McGill Street: Business hours: 9.00 n.m.to 5 pm , Saturday, 9.00 a.in.to 1.00 p.m.: Tel.MA.7189.CONSEIL DE DISTRICT DE MONT-REVE DE LA FRATERNITE CME DES CHARPENTIERS — MEM ISIEKS D’AME 1U QUE.— MONTREAL DISTRICT COC.NCI LS DE CARPENTERS AND JOINERS Ol AMERICA.— Président: Esdras Secours; Vice-président: Ferdinand Doucct ; Secrétaire: Léopold Francoeur: Trésorier: E.I.an-thier.Exécutif: E.I.anthier.U R.Johns, F.Doucct.Gardien: B I.abolir.Agents d'affaires: Edouard Toussaint et Elxéar Bernier.Assemblée chaque mercredi il 8 h.du soir nu Monument National, chambre 10.U.L.131, s’assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre 11.N.L'Heureux, secrétaire.U.L.1127, s'assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre 15; Manuel Bourque, 2120 Chaplenu.U.L.1244.Meets every 1st and 2nd Thursday.1440 Bleury, II.R.Salter Secretary, 4021 Blvd Décarie.N I).G.U.L.1360, s’assemble tous les 1er et 3e lundis, 4030 ouest Notre-Dame.H Martin, secrétaire.3815 rue Claude Vtrdun.U.L.1375, s’assemble tous les 1er lundis 5 108 — 1ère Avenue.Lnchine.Harris Daoust, secrétaire.108 — 1ère Avenue, Lnchine.U.L.1558, s'assemble les 2e et 4e'vcn-dredis A 2138 Valois.Paul Vigeant.secrétaire, 243(1 Orléans.U.L.15S4, s'assemble les derniers mardis de chaque mois A l'IIOtel de Ville Ste-Anne de Bellevue.Léopold Francoeur, secrétaire.Boite Postale 23.Ste-Anne de Bellevue.1,220,036 conscrits ont été licenciés aux E.-U Washington.— 1,220,036 hommes furent licenciés de l’armée et de la marine des Etats-Unis depuis l’entrée en guerre du pays, a-t-on annoncé à Washington.Ces chiffres se partagent ainsi: 1,036,000 pour l’armée et 184.036 pour la marine.L’armée a licencié 564.000 hommes pour des raisons médicales et la marine.52.504.UNION DES EMPLOYES DE TRAM-WAVS DE MONTREAL, Local 790.As-Moriiition des Employés do Tramways électriques et de chauffeurs d'Autoluis d'Amérique.— MONTREAL TRAMWAYS EMPLOYEES' UNION Local 79», Anmlgiunated Association of Street Electric Railway and Motor Couch Employees of America.— Quartiers généraux.— Headquarters, 1153.St Denis, Tel.I.A.2503.Officiers — Officers: Elphège Beaudoin, président: Victor Trudeau, agent d’affaires; Albert V.Trudeau, agent d’affaires; Ali».Chartier, 1er vice-président; J.S.Parthenals.secrétaire; Alb.Brodeur, trésorier; Joseph Bnrhusci, secrétaire-correspondant: W.Latour, sentinelle.Le Local se réunit le 2e mercredi de chaque mois, A la salle de l'Union du Commerce, 1079, rue Berrl, et l'exécutif le lundi précédant l'assemblée régulière A 1153, rue Saint-Denis.FRATERNITE DES PEINTRES 1)1 CO DATEURS, Local 319.— S'assemh tous Iob lundis du mois nu No 1331 rue Ste-Cntherine est.Président, Rno Gervals, 4260 Marquette.Tél.Fr 411! Vice • Président.J.L.Morel.Il; Amherst, FR.4152; Secrétalre-Corre pondant, J.M.Hogue, 6028 Christoph Colomb, Tél.CA.4722.Trésorier, Ma Provost, 8548 ChAteauhriand ; Socrétnir Financier, Ernest Desève.6633 St-I) ml nique : Conducteur, Albert Goudrea 9078B est Notre-Dame: Gardien, Je Girnrd, 8145 Saint-André: Auditeur Arthur Boismenu, président, 4621 Col niai; Jenn Guilbnult.Sentinelle Jr Uonnnd, Agent d’Affnires.J.L Mon Bureau 1331A rue Ste-Cntherine o* Heures de bureau: 8 A 9 h.30.le mat et de 4 A 5 heures l’après-midi.T-Cn.6511.UNION DES TRAVAILLEURS DE CHAU88URF,.Local 210.— lion SHOE WORKERS’ UNION.— : semble tous les mercredis soirs A 1.' est, rue Ste-Cntherine.Président.Giroux, 3116 Horion : 2e vice-préah H.Desrosiers, 1894 Cadillac; secréti archiviste et correspondant.N.fier 2112 rue Wolfe; soeréfniro-finnn trésorier et agent d'affaires.Ch: Mc Ko reher, 1531A est, rue Sto-Cn rine, Tél.CH.6511.résidence, CI, 7 sentinelle, Philias Leolnir, 1368 est.Ste-Cntherine.L’exécutif, s’assemhh 2e et 4e 1 midis du mois.A 1331A rue Ste-Cntherine.Président, R of Hébert, 3524 Dorion.CTT 3987: secrét Jos Beauregard.1598 rue Benudry SAMEDI, 26 FEVRIER 1944 MONTREAL — SATURDAY, FEBRUARY 26, 1944 PAGE 3 FRontenac 8161 Salons Mortuaires modernes ARTHUR LANDRY Emg.GEORGES GODIN, seul propriétaire DIRECTEUR DE FUNERAILLES Service d'ambulances 518 & 528 rue Rachel Est.MONTREAL Examen de la Vue Lunettes — Réparations YO.4014 Eyes Tested Glasses Fitted A.GINGRAS, o.d.OPTOMETRISTE — SIGHT-SPECIALIST des Employés de Tramways Division Ouest Visiteur aux Ecoles for Montreal Tramways Employees, West Division Eye Inspector for Schools 4222 Wellington coin GALT comer VERDUN Buanderie- IMPERIAL - Laundry
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