Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1945, samedi 14 juillet 1945
Sfie Çatnif (Dmirief 4&it yj w,w.30e Année No 28 SAMEDI, 14 JUILLET 1945 MONTREAL SATURDAY, JULY 14, 1945 30th Year No.28 Sabotage de la Loi des relations ouvrières?Pourquoi la Commission de relations ouvrières et le procureur général n'ont-ils pas empêché la violation flagrante de la loi par la Melchers Distilleries, de Berthierville ?— Qui met des bâtons dans les roues ?Le respect de la loi Pendant de nombreuses années le mouvement ouvrier a demandé aux gouvernements provincial et fédéral d'adopter une loi de relations ouvrières qui réglerait les relations paisibles et ordonnées entre les employeurs et leurs employés, afin que les travailleurs puissent jouir de leur droit d'appartenir à l'union de leur choix sans intimidation et sans menaces ; que, une fois que leur union a été reconnue, l'employeur soit contraint de négocier un contrat avec elle.A la fin, après plusieurs mois d'étude et de tractations, le gouvernement Godbout a odopté une Loi de relations ouvrières.Cette mesure n'était pas en tout point satisfaisante de fait, ce n'est pas une des meilleures lois dans nos statuts mais la Commission nommée pour l'administrer, sous la direction de l'honorable juge Eudore Boivin, a agi avec tant de justice et d'impartialité que cette législation donnait une satisfaction relative à la majorité de ceux qui se sont prévalus de ses dispositions.Tout alla bien jusqu'à ce que survienne le cas de la Melchers Distilleries, de Berthierville, et maintenant nous pouvons considérer que dans cette province nous n'avons plus de loi de relations ouvrières efficace, que ses dispositions sont une moquerie, que ses pénalités pour violation de ses dispositions ne sont plus qu'une farce.La Commission nommée pour administrer la loi avec impartialité a été mise en déroute par le premier puissant employeur qui a osé la défier de mettre la loi en vigueur et qui s'est ri de ses directives de négocier avec se:?employés un contrat, comme le stipule la loi Le procureur-général, que nous sachions, n'a' pas donné la permission à la Commission de poursuivre l'employeur violateur.Pourquoi ?Y a-t-il dans cette province un employeur qui puisse impunément violer nos lois ?Dans cette province, se trouve-t-il des personnes ayant assez de ficelles politiques à tirer et contribuant assez fortement à la caisse électorale pour qu'on les laisse impudemment violer les lois sans encourir les pénalités édictées par les lois qu'elles violent ?Réellement, nous ne le croyons pas, même s'il nous est permis d'en douter.Qu'est-il arrivé à la Melchers Distilleries, de Berthierville ?Les unions internationales, les unions nationales et fédérales affiliées au Congrès des Métiers et du Travail du Canada veulent le savoir et le Monde Ouvrier a décidé après de longues hésitations de leur donner sa version de l'affaire et leur suggérer quelle action elles doivent prendre.Tout d'abord, voici l'historique de la cause, d'après la version qui nous fut donnée par les intéressés eux-mêmes : L'Union internationale a obtenu gain de cause aux Trois-Rivières Trois-Rivières, 12.L'Union locale No 101 de l'Union internationale des mouleurs et employés de fonderie de l'Amérique du Nord, qui représente les ouvriers de la Canada Iron Foundries depuis dix ans, continuera à la représenter auprès des autorités de la compagnie, à la suite de la victoire que l'Union internationale a remportée sur l'association des métallurgistes des Trois-Rivières.Ce ne fut pas sans peine que l'Union internationale a remporté la victoire, car l'association des métallurgistes eut recours à tous les moyens possibles de propagande.Elle avait même requis le concours du Rév.Père Cousineau, qui parla des conséquences de l'unionisme étranger chez nous "Ces unions, dit il à une grande assemblée, n'ont jamais été faites pour nous.Elles n'ont ni notre mentalité, ni nos principes et ne connaissent rien à nos problèmes." Enfin, il précisa que les ouvriers de la Canada Iron Foundries avaient fondé l'Association nationale des métallurgis tes des Trois Rivières pour se libérer du joug américain et pour instaurer dans l'usine un régime de paix et de justice basé sur les principes chrétiens, tout comme si les ouvriers catholiques membres des unions internationales violaient ces principes.L'Union locale No 101 a triomphé par une majorité de 188 votes, en dépit de tout le mal qu'on a pu en dire.Elle a récolté 580 votes, tandis que l'association des métallurgistes n'en a recueilli que 392.Un vote fut déclaré nul.Neuf cent soixante-treize (973) employés ont usé de leur droit de vote.La liste contenait 1,019 voteurs.Exploitation des ouvriers Depuis de nombreuses années, à Berthierville, existait un groupe d’ouvriers travaillant dans des conditions que les membres du mouvement ouvrier organisé considéraient comme un servage tenant plus ou moins de l'esclavage, comme le "peonage''.C'est peut-être incroyable ; qu'il nous suffise de donner quelques exemples pour la comparaison.Que diriez-vous si on vous certifiait qu'un employé de vingt ans de service à la Distillerie Melchers, en qualité de charpentier, de constructeur de moulin (millwright), recevait comme salaire, jusqu'à l'année 1942, la mirifique somme de $9.60 par semaine de travail de quarante-huit (48) heures.Lorsque la chose nous fut mentionnée nous n'en croyions pas nos oreilles, mais force fut de nous rendre à l'évidence à la vue d'une pile d'enveloppes de paie que nous exhiba l'intéressé pour nous démontrer que, bon an mal an, il avait pendant de nombreuses années reçu ce mirifique salaire (?) et que ceci ne se passait pas en Chine mais bien au Canada, dans notre belle province de Québec.Un autre ouvrier, un homme de métier, touchait S12.60 par semaine pour son travail régulier à la distillerie, mais, afin de pouvoir conserver son emploi, il était contraint de travailler plusieurs heures par jour à la réparation des maisons des grosses légumes de la compagnie et cela sans rémunération supplémentaire, pro Deo.Il nous serait possible de donner quantité d'autres exemples d'exploitation, qui nous sont certifiés par des affidavits, mais nous ne jugeons pas que ce serait présentement nécessaire et que cela deviendrait fastidieux.Ouvriers congédiés pour activités unionistes Par ce que nous venons de leur dire, nos lecteurs comprendront aisément que les travailleurs de cette entreprise étaient mûrs pour l’organisation.De fait, c'est la solution qu'ils (Suite à la page 2) Le vote fut pris sous lo présidence de M.Raoul Trépanier, officier des rela tions industrielles pour le ministère fédéral du Travail.L'Union internationale est entrée à la Canada Iron Foundries en 1935.avec 1 Union locale 134, qui a été transférée à l'Union locale 101, en 1940.L'Union a commencé à négocier avec les autorités de la compagnie dès les débuts de sa fondation.En 1936.un contrat verbal était conclu.Le premier contrat signé date de 1937.II a été renouvelé sans interruption à chaque année depuis cette date.Après la votation.M.Roland Grenier, président de l'Union locale 101, parla brièvement, de même que M.Jean-Paul Boucher, secrétaire, qui donna le détail du scrutin et qui remercia ses compagnons de travail de langue française et de langue anglaise.100 grévistes à Québec Québec, 10.-— un représentant de la direction de la manufacture de chaussures Lachance et Tanguay, de notre ville, a déclaré qu'il ne s'attend pas que la grève déclarée hier dans cet établissement et mettant en cause une centaine d'employés, prenne fin aujourd'hui.La cause de la grève serait, dit-on, le refus de la companie de donner suite à une décision du conseil régional du travail décrétant certaines augmentations de salaires rétroactives.Tout paradoxal que cela puisse paraître, le respect de la loi est une chose difficile et il demande la collaboration de tous, s: 1 on veut obtenir des résultats tangibles.Nous avouons qu'il n'en devrait pas être ainsi, parce que la loi, quand elle est adoptée, doit rallier la majorité des citoyens ou, ce qui est plus naturel, la majorité des représentants de ious les citoyens, du 1 village, d'une ville, d’une province, d'un pays.Dans une petite municipalité de la province de Québec, les conseillers adoptaient récemment une loi ou un règlement défendant aux bicyclistes de se servir du trottoir pour leurs courses et aussi de promener d'autres personnes — enfants ou adultes — sur leur bicyclette, sous peine de saisie immédiate de leur bicyclette.Comment sera appliqué ce règlement ?Il est très osé de prophétiser qu'un succès complet couron itéra le louable effort de ces conseillers.Et pourquoi ?Tout simplement, à notre humble avis, parce que la municipalité, en piemiei lieu, a négligé de faire connaître à tous le règlement que les représentants du peuple ont adopte et, en second lieu, faute d avoir clairement expliqué au:; intéressés les raisons qui ont motivé l'adoption de cette mesure.C'est très beau de passer des règlements, mes faut-il pour les mettre à exécution sans vexations, sans parti pris et sans personnalité, que la population soit bien renseignée, qu'elle sache que ses représentants au conseil municipal ont agi pour le bien de tous.Niera-t-on que cette défense de se servir des trottoirs comme champ de course soit déraisonnable.Quantité d accidents regiettables seraient ainsi évites sans causer d'inconvénients aux fervents de la bicyclette.Quant à tolérer deux personnes sur la même bicyclette, tout le monde sait que c'est de la plus grossière imprudence.A Montréal, par exemple, on nous assure que la majorité des accidents de bicyclette sont causés par cette mauvaise habitude.Donc, c'est protéaer tout à la lois la vie du bicycliste et celle de son compagnon — ou de sa compagne.Ces accidents causent toujours des deuils cruels, car, dans la plupart des cas, c'est le père qui promène amsi son enfant, ou son fils qui fait faire un tour à ses petits frères et à ses petites soeurs.Toutes les meileures raisons au monde militent en faveur de cette interdiction qui est constamment violée, sous le fallacieux prétexte qu'il n'y a pas de danger, qu'on prend toutes les precautions voulues, etc.L accident défie toutes les lois de la nature, toutes les précautions humaines ; c est un événement anormal, qu'on ne peut pas toujours prévoir et empêcher même par une constante vigilance et une prudence de tous les instants.Donc, il ne faut rien faire pour en multiplier la fréquence, ou pour le susciter volontairement ou par ignorance du danger.C est un petit incident qui a motivé cet article.Etant assis dans un parterre, dans la municipalité dont il est fait mention pius haut, je vis soudainement arriver une auto en vitesse, un homme en descendre, et, sans dire un mot, s'approcher de deux jeunes gens montant une bicyclette.L'homme — car c'était un policier, le seul de la municipalité — fit signe aux deux jeunes bambins de descendre de leur bicyclette dont il s’empara et la mit en sûreté dans son auto ; et il repartit aussi rapidement.C est alors qu'on m'informe qu'un règlement avait été adopte la semaine précédente défendant cette coutume dangereuse.Désireux de voir comment on observait la loi, je me mis en observation — n'ayant rien de mieux à faire étant en vacances.Or savez-vous combien de violations je constatai cans 1 espace d environ quatre heures, sur une seule rue ?C est incroyable, mais je vis passer sur le trottoir vingt bicyclistes, dont quatre roulaient de compagnie — deux sur la même bicyclette.Et, puisque les bicyclettes sont bannies des trottoirs, a plus forte raison, les automobiles ne doivent pas y être admises.Le croirez-vous, un automobiliste plaça sa voiture en plein sur le trottoir, devant une maison du voisinage, et l’auto y séjourna pondant plus d'une demi-heure.Que faisait notre policier ?C'est éompréhensible, il patrouillait d'autres rues Un seul homme ne peut (aire observer l'ordre s'il n'obtient pas la coopération des administrés qui mettent leur vie en danqer par insouciance ou par bravade.C est pourquoi la loi est difficile à observer, à mettre à execution, si tous ne se donneni pas la main, n'obéissent pas a la loi sans la présence du gendarme.C'est cette mentalité qu il faut changer si nous voulons faire diminuer les accidents.R.HACHETTE.m u) O o c* ai .j m n cr* _> i.J -c O x lx — ; -j U3 U • — C •D ‘i.^ 3 1 Y d 1 0 t N n ri PAGE 2 SAMEDI, 14 JUILLET 1945 MONTREAL SATURDAY, JULY 14, 1945 Sabotage de la Loi.(Suite de la première page) adoptèrent lorsque, à l'automne de 1944, l'Union internationale ces ouvriers des distilleries d'Amérique (Distillery, Rectifying and Wine Workers' International Union of America), dont M.Paul Fournier était le représentant international, commença l'organisation de ces travailleurs.La réaction de l'employeur no se fit pas attendre puisque presque immédiatement plus de tiente-cinq employés furent mis à la porte.La compagnie suscita une union de son crû et, par l'intimidation, elle incita les employés à joindre les rangs de cette organisation fantôme.Un certain groupe d employés membres de l'Union internationale essayèrent en vain de protester contre cette union de compagnie et douze d'entre eux, y compris le président de l'Union, furent mis sur le pavé.En dépit de tous ces obstacles, ces travailleurs résolus, réalisant que leur seule planche de salut était leur affiliation à l'Union internationale, restèrent fidèles à celle-ci et obtinrent de la Commission de relations ouvrières la reconnaissance syndicale, comme en fait foi la lettre suivante : LABOR RELATIONS BOARD OF THE PROVINCE OF QUEBEC (Copie) Québec, to II décembre 1944 Monsieur C.-J.-Irénée Doucet, secrétaire, Distillery Workers' Union, 12, rue Crémazio, Berthierville.fie: Distillery Workers' Union et Melchcrs Distilleries Limited, Berthierville.Cher Monsieur, La Commission de Relations ouvrières a récemment pris connaissance de la demande do reconnaissance syndicale que vous lui aviez soumise.Celle-ci, après s'être conformée aux dispositions de la Loi à cet effet, DECIDE, par les présentes, d'émettre un certificat de reconnaissance en faveur do Distillery Workers' Union, affiliée à Distillery.Rectifying, Wine Workers’ International Union of America, pour représenter tous les salariés, à l'exception des employés de bureau et des contremaîtres à l'emploi de : Melchers Distilleries Limited, Berthierville, aux fins de conclure avec ceux-ci une convention collective de travail, le tout conformément aux dispositions de la Loi des Relations Ouvrières de Québec.Bien à vous, Le secrétaire, (signé) P.E.BERNIER.Ainsi, comme vous le voyez par cette lettre, l'Union reçut son certificat de reconnaissance syndicale le 11 décembre 1944.tn conformité de la loi, l’Union présenta alors sa demande de négociation d'une enfente collective à l'employeur le 15 décembre.A cette requête, faite verbalement, l'employeur répliqua par un "NON" catégorique.Il fit la déclaration qu'il fermerait son établissement ei qu'il les affamerait tous, qu'il ne reconnaîtrait jamais l'union et, en présence des représentants de ses ouvriers, il déchira la lettre de la Commision de Relations Ouvrières et lui fit prendre le chemin du panier à papier.Les témoins oculaires ont donné une déclaration assermentée de ces faits.L'usine fermée, pourquoi ?La répercussion de cette menace ne se fit pas attendre.En effet, le 28 décembre, l'établissement fut fermé.D'après la teneur des avis de séparation donnés aux ouvriers, la raison gui fut donnée était : "la discontinuation de la fabrication de 1 alcool.Est-ce croyable?Pour nous, ouvriers, qui avons fait la queue — et quelles queues ! — depuis plusieurs années dans l'espoir d'obtenir un dix onces d'alcool de quelque marque que ce soit, il est difficile de croire qu'il n'y a plus de demande pour les produits de cette distillerie ; que la demande d'alcool industriel à cet établissement ait tellement baissé qu'il faille fermer cette manufacture.Durant tout le mois de janvier 1945, cet établissement resta fermé et l'employeur continua obstinément à refuser de néaocier avec l'agent certifié de négociation, soit l'Union internationale.La Commission de Relations Ouvrières, selon toute apparence, ne fit rien pour forcer l'employeur à se conformer à la décision qu'elle avait rendue, le procureur-général lui-méme ne fit rien.Ces hommes et ces femmes demeurèrent oisifs et touchèrent les prestations d'assurance-chômage qui, en corrélation avec les salaires qui étaient payés, étaient moins que substantielles.L'organisateur cède les droits des ouvriers Dans la première partie de février, l'organisateur de l'Union internationale, M.Paul Fournier, à la suite de maintes conversations avec les autorités à Québec, et sans consultation aucune avec les officiers de l'Union locale de Berthierville, écrivit au ministre du Travail, la lettre que nous reproduisons ci-après : (Copie) Montréal, le 9 février 1945.L'honorable Antonio Barrette, Ministre du Travail, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le ministre, Nous avons organisé les employés de la Melchers Distilleries dans la Distillery.Rectifying Brewery and Wine Workers' International Union of America, et avons été certifiés le 11 décembre 1944.Nous avons eu de la part de la compagnie, non seulement, les objections habituelles des employeurs, mais ceux-ci ont démontré une animosité contre notre organisation d'une telle manière qu'il on a résulté la fermeture du plant, et la misère noire pour approximativement 200 familles dans Berthierville.La Commission de Relations Ouvrières devant l'attitude prise par la Compagnie a recommandé que des poursuites soient prises pour enfreignement (sic) de la loi des relations ouvrières, la cause est présentement soumise au Procu (Suite à la page 3) Une protestation d'un de nos lecteurs Beaupré, le 28 juin 1945.Monsieur Gustave Francq, Secrétaire-trésorier, F.P.du T., Rédacteur, Le Monde Ouvrier.11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal.Monsieur, C'est a titre d'ouvrier unioniste appartenant effectivement au Local 138, I.B.P.S., et aussi comme ex-candidat du Crédit Social dans Charlevoix-Sague-nay, que je vous écris ces quelques lignes qui, je l'espère, seront accueillies loyalement.D'abord, je dois vous dire que je reçois et lis le journal Le Monde Ouvrier que vous publiez et je voudrais réfuter certains avancés qui me semblent pour le moins osés, pour no pas dire mensongers.Voici les faits : Dans votre numéro de samedi, le 9 juin, sous la rubrique ''Quel sera le verdict ?" et signé par Socius, il est dit, en parlant du Bloc Populaire et du Crédit Social, ce qui suit : "Ce sont des clans qui ne comptent pas et qui ne dureront pas car ils sont composés d'utopistes, de rêveurs, de fielleux qui cherchent à satisfaire des rancunes personnelles'', etc.Ces qualificatifs injurieux, je les dénonce parce qu'ils sont faux et immérités en ce qui concerne les candidats créditâtes et vous devriez être le dernier journal à leur dire de telles choses et cela pour les raisons suivantes : Tous les candidats créditistes du Québec, à l'exception de deux, sont des ouvriers et des travailleurs et il me semble que vous vous êtes donné pour mission de défendre les ouvriers dans votre journal et je ne crois pas que vous les défendiez en les insultant.Vous sem-blez ignorer qu'il y a onviron 60,000 créditistes dans le Québec et que 90 pour cent sont des travailleurs.Nous dire que nous sommes des fielleux, des rancuniers, des rêveurs, quand nous dénonçons le système monétaire inadéquat qui nous a maintenus pendant dix ans à ma connaissance — les ouvriers en particulier et tout le monde on général — dans un état de famine, de chômage et de misère au beau milieu de l'abondance, jusqu'à ce que l'on envoie nos fils se battre pour sauver ce système ridicule et cruel qui régit l'univers.Je défie Socius de prouver que 1929-1939 ont été des années de rêve ; pour lui, peut-être, mais pas pour les ouvriers.Je le défie de me prouver qu'il y avait eu d'autres causes à la crise économique quo le système monétaire désuet.Je défie Socius de prouver que l'humanité n'est pas capable de trouver un système monétaire pour faire entrer le confort et l'aisance dans tous les foyers des pays où ils sont produits en abondance par les travailleurs do ces pays, la société est très bien organisée.Non, Socius, vous ne savez pas ce que c'est que le Crédit Social, car vous ne parleriez pas ainsi.Permettez à un humble ouvrier de vous donner un conseil d'ami.Etudiez lo Crédit Social à fond, avec sincérité, avec aussi comme seul objectif la recherche de la vérité et je suis sûr que vous allez changer d'idée sur le Crédit Social.Je termine ma trop longue lettre et veuillez me croire un créditiste fier de ce titre tout autant que de celui d'unioniste.L.-P.-ANTOINE BELANGER, 219, rue Royale, eaupré.L'Union internationale du meuble certifiée L’union Internationale des ouvriers du meuble, dont l’organisateur et le représentant canadien est M.Wilfrid Bélanger, va de progrès en progrès.Déjà elle a été certifiée dans plusieurs industries et elle a conclu des contrats de travail avec de nombreux patrons.M.Bélanger s’est déclaré heureux d’annoncer que l’union avait reçu sa certification de la commission des relations ouvrières du Québec comme agent négociateurs pour représenter les ouvriers de la fabrique de pianos Willis à Ste-Thérèse.M.Bélanger espère que les négociations commenceront dans un avenir très ^approché avec tes directeurs de cette importante industrie.Chez les rembourreurs, la situation est également excellente, et l’union locale no 302 recrute de nouveaux membres tous les jours.La Fédération provinciale du Travail La huitième conférence annuelle de la Fédération provinciale du Travail se tiendra dans la ville de Québec, les 27, 28 et 29 juillet 1945.Votre Union est-elle affiliée à la Fédération ?Dans l'affirmative, élisez vos délégués dans le plus bref délai possible et faites-vous représenter par votre plein quota.Dans la négative, vous devriez vous faire un devoir de vous y affilier.Venez discuter avec vos confrères de travail la législation sociale que vous croyez devoir être inscrite dans les Statuts provinciaux ou les amendements que vous désirez y voir apporter.Nous avons besoin du concours de tous, ne tirez pas de l'arrière.J.-Elphège BEAUDOIN, Président.Gustave FRANCQ, Secrétaire-trésorier.MArquette 9331 ALEX.JULIEN, prop.HOTEL PLAZA ENR’G CHAMBRE $1.50 — REPAS 50c ET PLUS Téléphone et eau courante dans chaque chambre.446 Place Jacques-Cartier MONTREAL MAISON WALTERS INC.Ladies' Ready-to-Wear — Furriers Confection pour dames — Fourrures Coats, Pur Coats, Children’s Coats, and Dresses We also make specials — Nous faisons aussi spéciaux 1224 St.Catherine Street East Tel.FRontenac 7360 O’Sullivan College, Verdun, Reg’d L.J.Comeau, B.L., Principal ?4080 Wellington, VERDUN.FItzroy 7540 DOMINION BAR — B — CUE Enr’g.* Poulets sur la broche * Livraison à domocile RUE PAPINEAU (COIN MONT-ROYAL) LAUZON AUTO SERVICE Réparation — Remorquage — Location d'automobiles Lavage — Graissage — Gazoline.Garage à l'épreuve du feu.4001 BERRI (près Duluth) PL, \\22 Rés.: 6631 rue Saint-Denis CA.3920 PAUL GAUTHIER Notaire n you to take the necessary steps so that Adrien Arcand will be tried for treason against Canada.Sincerely yours, (Sgd) A.T.WHELAN.Secy.District Lodge 82.International Association of Machinists."Catching 'Em Young" Dr.Crutchfield, secretary-treasurer- of the Canadian Teachers’ Association.recently complained that people have been confusing that organization with the C.C.F.on account of the close similarity of the initials, C.T.F.by which it is generally known."Apparently," says Dr.Crutchfield, "this confusion of initials has reacted to the detriment of the teachers in many parts of Canada and I feel that we must do something to offset this harm.” According to reports, there has been more than an initial similarity between the teachers and the C.C.F.in certain sections of the country.Teachers have been accused of spreading C.C.F.propaganda in the public and high schools, as many professors have been doing among the students in the universities.A school principal in Saskatchev'an recently made a public protest against the C.C.F.Government of that province distributing political literature in the schools.The government has also started a “Youth Movement” which is obviously designed for the purpose of “catching 'em young” and leading them in the straight and narrow path of C.C.F.'ism, so that when they become old enough to vote — at 18 — they will not depart therefrom.It is fortunate, as Dr.Crutchfield sa'ys, that the initials C.C.F.and C.T.F.look somewhat alike, and particularly sound alike.But there is some excuse for the confusion since so many of the leaders of the C.C.F.including Mr.Coldwell and Mr.Noseworthy, and many of the C.C.F.candidates in the recent general elections are school teachers.We notice that Mr.Noseworthy, after his brief excursion into politics has applied for his job back in South York High School.He can there resume his task of teaching the young idea how to vote.- t; J* foi W.I.B.Canada “I don’t care if you WKUl'i a watchmaker before the rear!" Speaking of Sugar .The June issue of Consumers’ News' contained a detailed explanation of the world sugar situation which has necessitated a .reduction in the consumer ration and in the amount allowed to all classes of users.Since world supplies have shrunk so seriously, it is important for everyone to save sugar by every possible means.Here is some information to give readers a fuller understanding of the need for sugar conservation: All stocks of sugar in the world are “pooled” by the Combined Food Board, the members of which are the United Kingdom, United States and Canada.These supplies are allotted on the basis of an equal share per capita.The plan is designed for uniform distribution and prudent conservation—to guard against any failure of supplies.Large sugar-producing areas in the Pacific have deteriorated during Japanese occupation.and Europe is not expected to approach normal sugar production for another year.As well as reducing tli,e amount of sugar allowed to the Armed Forces, industrial and quota users, it was necessary, as announced in May, to cut the consumer ration a further five pounds during 1945, in addition to the two-pound reduction announced earlier.No change, however, was made in the 10-pound allowance of sugar for home canning.20 extra preserves coupons being made valid for this purpose.Ten of these are valid already and the remaining ten will become valid on July 19.Which Coupons for Canning Sugar?It does not matter which of the valid preserves coupons are used to purchase sugar for home canning.Any or all of the valid preserves coupons may be used either for purchasing sugar or any of the items in the preserves ration list.When a preserves coupon is used in buying sugar, it is good for a half-pound.Thus, 20 extra preserves coupons enable tire consumer to purchase a total of ten pounds of sugar.How long will these Coupons be valid?Like all other valid coupons in the current ration book, the preserves coupons will remain valid until the expiry date which will be announced well in advance by the Ration Administration.Since ample notice will be given, there is no need to use coupons ns soon as they become valid.Bear this in mind, however.If a ration book is lost, the extra preserves coupons which already have been declared valid will not be replaced.It, is every consumer’s responsibility to guard his or her ration book.DonVs for Home Canners Don't be tempted to dip into your supply of canning sugar for other purposes.Don't use up your canning sugar before the main fruit crops are harvested.Don't make rich jams — they are extravagant sugar-users.Don’t use heavy syrup in canning — a thin syrup enables you to put tip double or triple the amount of canned fruit, Don’t let fruit, go to waste.This applies particularly to those who grow their own fruit or live in fruit-producing areas.The keeping quality of canned fruit does not dejrend on sugar but on sufficient processing and airtight sealers.Some fruits —blueberries, for example — when canned without sugar, will require very little sweetening later.Considerable savings of sugar can be made in cooking, without sacrificing flavour or nutritional value.Sugar is simply a source of calorics, or energy, which can be obtained equally well from cereals, breads, potatoes, etc.While sugar makes some basic foods more palatable, our present ration is adequate from the nutritional point of view.Often, honey and other substitutes for sugar can be used.By weight, four times as much honey as sugar can be purchased for a preserves coupon.Fancy cakes with rich frostlngs are a waste of the sugar ration.Women entering cookery exhibits at fairs should not try to compete in the classes for these cakes, but should rather concentrate on such entries as plain cookies and biscuits.The woman who makes good baking powder biscuits is the one who is known as a good cook! Two publications which contain valuable information on ways of saving sugar are “Wartime Home Canning" and “Wartime Sugar Savers." These may be obtained by writing to the Dominion Department of Agriculture, Ottawa.What About Beet Sugar?There is no difference between cane sugar and beet sugar.They look alike, taste alike—are identical.Producers of sugar beets are performing a vitally essential task, and everything possible has been done to increase to still larger quantities the amount of beet sugar produced in Canada.But, if this could be achieved, it would not mean an increase in the amount of sugar available to Canadians.The quantity of sugar available in the world pool is divided on the basis of population.Canada's allotment is six percent.When a country’s allotment is determined, the amount of sugar it produces is taken into account, and the balance is supplied from the world pool.Thus, if Canada's own production of sugar increased, she would receive proportionately less from the pool.Even a considerable rise in Canadian production of beet sugar probably would mean no more than an extra teaspoonful per year for each consumer — a drop in the bucket, since world consumption runs into millions of tons annually.Do the workers want to have full employment alter the war ?If so, they must act in such a way as to create employment for others — as well as for themselves.The best way to be sure of a job is to ask for the Union Label.Shop Card and utton. PAGE 8 SAMEDI, 14 JUILLET 1945 MONTREAL SATURDAY, JULY 14, 1945 Post-War Wages Those who have various responsibilities for postwar plans are troubled about how the national income can be maintained at high levels.The total gross product from which income is derived is now about S186 billion.Our national debt is so large that normal postwar revenues must reach new levels.The burden can be spread more widely if there is full employment at high rates of pay.The level of employment will depend upon the purchasing power available to buy the products produced and the services available.If that buying is active enough to keep products moving out of retail establishments, high employment will continue.Wage-earners and small salaried workers buy 75 per cent of the consumers’ goods and services of our national production.While some war workers have been able to adjust weekly earnings to cover high costs of living, by overtime and bonus devices, wage rates have been practically frozen as an inflation prevention policy.Wage stabilization policies and procedures useful in a period of restricted production become disastrous to the whole economy in a period of expansion.When Germany went down, at least 40 per cent of war production was stopped and those production facilities freed for much-needed civilian items.Workers now will be employed in making civilian products at prevailing wage rates for a 40-hour week, and purchasing power will begin to drop.Even if we have full employment after full reconversion, if wage rates are not raised there will be only S105 billions to buy SI 14 to SI 19 billions of consumer output.We should not wait for the reconversion period with its many production problems before we modify our stabilization policies and increase wage rates.That adjustment should be made now so that labor costs may be included in reconversion plans and prices.There need be no fear of increased earnings, for they will go into savings to purchase replacements and to provide more comfortable living as production facilities are relaxed for civilicn service.Purchasing power is needed to sustain production and thereby employment.Unless wage rates are raised we face a deficit in national income which will turn us toward depression.- American Federationist.Dangers On Reconversion Road When you read of certain restrictions being removed and of other controls being imposed, it is impos-.sible to trace the working out of a pattern which was designed to meet the problems of the reconversion period long before the war in Europe was won.These various actions of the Board are designed to help guide Canada's economy safely through its most dangerous phase.They’ might be compared to operating a car along an uneven road.Sometimes it is safe to increase speed.Sometimes the brakes must be applied, and for other sections progress must lx1 slow and very cautious if the car is not to be wrecked Getting away from our metaphor, just what is the Board aiming at by its actions in lifting .orne control: and retaining others?Simply this — to make it possible for Canada to get back to a sound position where the principles of supply and demand can function in a normal way.That can happen only when the supply is sufficient to take care of the demand.As long as supply and demand remain out of balance, prices must be controlled if we are to avoid a runaway inflation which would drive the cost of living upwards, only to be followed by a disastrous deflation bringing mass un-enpltfyment and suffering in its train.Ttvo/old Procedure To carry out its plan, the Board is doing two things.One is of lifting of restrictions from the manufacture of civilian consumer goods, where it is possible to do so without interfering with production for the war against Japan.The other is to maintain price control at basic period levels as long as the danger of sharply rising prices remains That danger will continue until shortages are over.When will shortages of consumer goods bo past?It is impossible, obviously, to set any date or even to predict approximately when this will happen.There arc bound to be shortages as long as immense quantities of materials and manpower have to be diverted to producing supplies for use in the war against Japan, and while our help is needed in feeding and clothing liberated Eprope.War supplies will be required until Japan is defeated, and relief supplies will be needed until the liberated peoples are able to produce food and other necessities of life for themselves.Some needs will continue longer than others, and therefore it will not be possible to remove all controls at the same time.Prices will continue to be controlled until the threat of inflation has passed.In general, articles which have been off the market will reappear at basic period prices.The prices of goods not identical with those sold during the basic period must be approved by the Board.Presentation to a Returned Soldier In a' meeting of the Executive Committee held on Thursday evening.July 5th.local 102 of the United Textile Workers of America celebrated the return of one of its members, Pte.Andre Belanger, who had been a prisoner of war in Germany.He was reported missing in September 1944 and for a long time his family had no news of his whereabouts.Captured by a German patrol, he suffered from hunger, cold, and all the ill-treatment which the Nazis imposed on their prisoners.The young soldier expressed his happiness on returning home, and especially on meeting again tire members of the Union to which he had belonged before joining the army.Andre’s mother, Mrs.Christine Belanger, is a Vice-President of Local 102, and one of the most active members of the Union.In the name of the Executive Committee, the Business Agent of Local 102, Mr.A.Beaucage, presented Pte.Belanger with a gold watch in appreciation of his devotion to the struggle against Nazi ism.Before this moving ceremony, the Executive Committee had discussed the organizing campaign now proceeding at the Merchant’s Branch of the Dominion Textile Company.Mr.Beaucage gave a report on the rapid gains being made in the campaign.The Union, which has just been certified as the bargaining agent for the employees of the Mount Royal Mill, another branch of tire Dominion Textile Company Planning Away Freedom "Where the Planners Go Wrong," is the title of an article by "Codex" in a recent issue of the New Zealand monthly, Freedom.The writer says that the stupendous advances made by science in modern times, while conferring many benefits, are inclined to throw us off balance.People are apt to think that what has been done in the physical sciences.must also be possible of achievement in the moral and sociological sphere, and the question is asked: "Why do not the economists and moralists achieve the same success ns the men in the physical sciences?" The answer to that, question lies in the fact, as the above writer says: "There is no scientific substitute for self-control .The most dangerous mistake, that leads the way to fascism and the dictator, to the all-embracing and all-absorbing State, to the modern slavery, is the error of thinking that our social problems are only questions of control in just the same manner as modern inventions are the discovery of how to control the forces of nature." Whether the planning is done by Labor or Capital, it is wrong when it does not take into consideration the free-will element in human beings.The plea of the scientific planner." says the writer, "is almost always on the score of the material advantages the people will receive if they will only sell their freedom to him.And it would not be so bad, though bad enough, if in exchange for liberty, the people could receive the material benefits promised.But they cannot.We do not say the planner is a liar: unfortunately he is so silly that he believes what he says, and believes in the face of overwhelming evidence to the contrary.” We must plan for peace, but in doing so we must beware lest we plan away the very freedom which we have fought to preserve.American Federation of Labor Membership Nears Seven Million Mark Membership of the American Federation of Labor now stands at the highest point in its sixty-four year history, A F.of L.Secretary-Treasurer George Meany announced.The total dues-paid membership of the Federation as of August 31, the close of the A.F.of L.’s fiscal year, was 6,806,913.This represents a net gain of 242,772 over the August figure of 1943, when the total was 6,564,141.Mr.Meany emphasized that the membership figure does not include more than 1,500,000 A.F.of L.members now serving in the armed forces."The rate of increase in membership has declined from the 1941-1943 period during which remarkable organization gains were scored as the scope of war industry was expanded." Mr.Meany declared.'Nevertheless, the growth of the Federation has been steady and gratifying.We hope and expect that our total membership will top the seven million mark by the time our annual convention opens." Detailed membership figures, giving the dues-paid totals of each affiliated national and international union, will be included in Mr.Meany's financial report to the next convention, which is an official and audited document available to public inspection.It is hoped that the next report will more than top the seven million mark.En Nouvelle-Ecosse Trenton, N.-E., 12.— Le local de Trenton des United Steelworkers of America a fait une declaration, hier soir, blâmant la Eastern Car Company pour avoir fermé son usine.Environ 110 hommes étaient inactifs lorsque l’usine a fermé ses portes.La direction de la compagnie a annoncé qu’elle avait pris une telle décision ”â cause du manque d’hommes pour donner un rendement efficace.” Décès d'un fervent ami des ouvriers C'est avec la plus profonde douleur que les ouvriers ont appris la mort de l'un de leurs plus fervents amis, M.Louis-A.Girard, chroniqueur ouvrier à la "Presse" durant 30 ans, avant de prendre sa retraite, le 29 juillet 1940.M.Girard s’est éteint à Oka, après une courte maladie, à l'âge de 84 ans et 9 mois.Né à Saint-Seurin, Charente Inférieure.France, il avait été naturalisé sujet britannique en 1907.Avant d’entrer à la "Presse", il avait été au service de la ville de Montréal pendant quelques années, au département de l'inspection des matériaux de construction.M.Girard comptait une légion d'amis dans les cercles ouvriers.Il avait pris part à de nombreux mouvements de travailleurs et il avait aidé de ses conseils plusieurs associations ouvrières à s'imposer.Jamais il n'a refusé son concours aux ouvriers de la métropole.Il était un hôte assidu des unions à leurs assemblées.Il était surtout lié à l'Union typographique Jacques-Cartier No 145, dont il se considérait un membre honoraire.ne pouvant en être un membre actif.Il fut un des premiers membres de l'Union internationale des journalistes, affiliée à l’Union internationale des typographes, et c'est avec regret qu'il vit cette union de journalistes disparaître, faute d'appui.M.Girard a été inhumé au cimetière paroissial d'Oka.A la famille en deuil, à ses confrères de travail et au journal qu'il a si bien servi, au nom des ouvriers, nous désirons exprimer nos plus sincères condoléances.La livraison des journaux de New-York New-York.12.— L’Association des propriétaires de journaux prend des mesures pour faire livrer le 14 journaux “aussi rapidement que possible.” Rien n’indique toutefois quand et comment se fera cette distribution.La décision de l’association a été prise par suite du refus des grévistes de se rendre à la troisième requête de la commission des relations ouvrières de reprendre le travail ou de perdre leurs droits à l’atelier fermé.De son côté, la police est aux aguets pour empêcher les actes de violence pendant que les propriétaires se préparent à briser la grève qui dure depuis douze jours.t Deux hommes ont, été poignardés, l’un grièvement en face des bureaux du Daily News, hier soir, lorsque des grévistes tentèrent d'empêcher trois jeunes nègres de prendre des journaux pour les vendre.Les deux blessés sont des grévistes.Le piquetage continue.Mieux vaut tard que jamais Il arrive souvent que des gens, bourrelés de remords, envoient aux compagnies de chemin de fer des sommes d'argent en remboursement de services qu’ils n'avaient pas payés, mais très peu se présentent en personne pour régler leurs dettes.Le fait s'est produit récemment à Vancouver lorsqu’un matelot d'un certain âge.membre de la Marine marchande et disciple du Father Divine, se présenta à un bureau du Canadien National et remit à l'employé une somme de SR0.00 en remboursement.dit-il.du prix de voyages qu'il avait fait gratuitement à bord des trains à marchandises de la Compagnie circulant entre Winnipeg et Sudbury et Vancouver et Kamloops.300 employés d'une charbonnerie en grève Plus de 300 employés de la Canadian Import Coal Company.Limited, ont laissé leur travail, mercredi après-midi, "en signe de protestation contre un employé qui.selon des grévistes, refuse de joindre les rangs de l’union internationale des manu-tenteurs de charbon (F.A.T.)" Les chefs de l’Union et les directeurs de la compagnie ont eu un entretien au cours de la matinée pour régler le différend.Au cours d’une réunion, les représentants locaux de la fédération américaine du travail ont demandé aux employés de reprendre le travail le plus tôt possible.Lois ouvrières au Canada I.e ministère du Travail annonce la publication récente du recueil annuel de 1943 des lois du travail au Canada.Ce rapport est émis annuellement par le ministère et contient le texte ou le résumé de toutes les lois ouvrières de quelque intérêt passées par le Parlement du Canada et les Législatures provinciales.L'on y réfère aussi à tous les arrêtés en conseil qui concernent le travail.Le ministère publie périodiquement une refonte des rapports, qui contient toutes les lois du travail on vigueur au Canada à la date d'émission : la dernière refonte parut en 1937, et le présent rapport est donc le cinquième supplément de la refonte de 1937.Le rapport de 1943 contient un index cumulatif qui comprend la matière du volume basique et des suppléments antérieurs.La législation plus importante pour 1943 tombe dans les catégories suivantes .corps de métiers et négociations collectives, usines et ateliers, salaires et heures de travail, dédommagement des travailleurs, sûreté et santé, formation professionnelle, assurance-chômage et bureaux de placement, conditions du travail en temps de guerre et reconstruction d'après-guerre.‘'Des exemplaires du supplément annuel sont disponibles pour le public, à 25 cents chacun, et le rapport basique de 1937 s'obtient du ministère du Travail au prix d'un dollar).Situation déplorable des ouvriers italiens Ruine Le premier ministre Fermcio Barri a déclaré que la moitié des ouvriers de l:i région industrielle du nord de l’Italie ne travaillent que de deux à trois heures par jour et parfois chôment complètement.Il a précisé que la situation est, réellement dangereuse.Il a ajouté que l’Italie n’est pas en mesure pour l’instant de participer à la guerre du Pacifique.Tout d’abord le pays n’a pas de charbon et il lui faut, non seulement des crédits mais des vivres, il entretient l’espoir que son pays bénéficiera du prêt-bail américain.Pour nos retours du front La Commission des Prix et du Commerce a annoncé que 35 pour 100 des quotités de complets et de costumes de tous les commerçants de vêtements seront mis de côté pour livraison suuie-mont sur présentation de certilicals d achat de complets ou de costumes émis aux membres licenciés des lorces armées.Les commerçants pourront von-dre ce qui reste de leur slock, soit 65 pour 100 de leur quotité, comme ils le désirent, et obtiendront sur présentation des certificats des complets et des costumes pour remplacer leur stock.The men and women affiliated with our International Unions should look with pride and satisfaction upon the solidified structure and progressive tendencies of our organizations.AVIS AUX UNIONS OUVRIERES La Fédération provinciale du Travail se réunira à Québec, les 27, 28 et 29 juillet.Les Unions qui n'ont pas encore nommé leurs délégués ou fait parvenir leurs lettres de créance devraient s'empresser de le faire, le délai expirant le 17 juillet.Donc, hâtez-vous.Quant aux résolutions elles devaient être reçues au bureau du secrétaire-trésorier avant le 12 juillet.
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