Le monde ouvrier = The labor world, 1 mars 1946, samedi 30 mars 1946
mt ïalutr (êmitŸ msm 31e Année — No 13 SAMEDI, 30 MARS 1946 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 30, 1946 31st Year No.13 Méfiez-vous des faux prophètes Le confrère Talion à la Commission d'assurance- Nos communistes à l'oeuvre Les événements se précipitent et Ton se demande où va le monde.Cette semaine a été remplie de développements sensationnels, citons tout d'abord l'incident au Conseil de sécurité sur l'évacuation des troupes russes de l'Iran ; les Etats-Unis insistaient pour que cette question vienne devant le Conseil immédiatement, la Russie, d'autre part, voulait que la discussion soit remise au 10 avril ; le gouvernement iranien, par l’entremise de son ambassadeur à Washington, demandait à ce qu'on lui permette de prouver ses accusations contre TU.R.S.S.; en dépit de toutes les entrevues et entretiens personne n'a voulu démordre de son point de vue avec le résultct que le délégué des Soviets a quitté la salle d'assemblée mais en croit qu'il reviendra aux assemblées du Conseil quand il le jugera à propos, ce sera probablement lors de l'assemblée du 10 avril, c'est dire qu'il refuse de se soumettre à la décision adoptée de discuter l'affaire de l'Iran sans délai ; seuls les représentants de la Russie et de la Pologne votèrent contre la proposition de permettre au représentant de l'Iran de soumettre les raisons pour lesquelles son pays insistait pour que la discussion sur cette question se fasse immédiatement.Que faut-il en déduire ?La Russie Soviétique veut-elle réellement être partie contractante d'un organisme assurant la paix future ou veut-elle n'en faire partie que si elle peut arriver à contrôler cet organisme ?Il est bon de mentionner la déclaration de M.lames Byrnes, le représentant des Etats-Unis, à l'effet que "si le Conseil n'entend pas le cas de l'Iran, la Société des Nations Unies mourra dans son enfance de sa propre inefficacité." Chacun peut tirer ses conclusions.Et le cas de Fred Rose.Le juge Théberge, qui a présidé l'enquête dans cette affaire sensationnelle, vient de décider que Fred Rose devra subir son examen volontaire et comparaître devant les assises en mai prochain.Inutile d'en dire plus long pour le moment, il n'est pas de mise de discuter une affaire lorsqu'elle est devant les tribunaux.On sait qu'il est accusé d'avoir dévoilé des renseignements secrets concernant la défense du pays à une autre puissance, en l'occurrence la Russie Soviétique, * et qu'il aurait incité d’autres personnes - — to Z uJ 2 U y; .J O O ZS te CO r te -• — u j *< 3 I ul - CO ÜZ -» H-TDU1Z - 13 O .O o: ^ ?PAGE 2 SAMEDI, 30 MARS 1946 MONTREAL SATURDAY, MARCH 30, 1946 Rapport du Ministère du Trairai La semaine dernière, nous avons publié le rapport du sous-ministre du Travail, M.Gérard Tremblay ; nous continuons avec le rapport du ministère du Travail en publiant cette semaine le rapport du Conseil supérieur du Travail.Nous tenons à dire que nous avons reçu plusieurs témoignages de membres du Travail Organisé exprimant leur satisfaction de voir que Le Monde Ouvrier publiait le rapport du ministère du Travail, le mettant ainsi à la portée de tous.Nous donnons aujourd'hui le rapport intégral du Conseil supérieur du Travail : CONSEIL SUPERIEUR DU TRAVAIL L'honorable Antonio Barrette, Ministre du Travail, Monsieur le ministre, J ai 1 honneur de vous présenter le rapport général du Conseil supérieur du travail et de sa Commission permanente pour l'année fiscale se terminant le 31 mars 1945 (Loi instituant le Conseil supérieur du travail, S.R.Q., 1941, chapitre 159 et 7 Geo.VI, chapitre 26).I -SEANCES Conseil supérieur du travail: - Conformément à l'article 11 de la loi, les membres du Conseil supérieur du travail ont siégé à trois reprises, soit le 25 juillet 1944, le 12 décembre 1944, les 1er et 2 mars 1945.En vertu de l'article 10, la Commision permanente a soumis ses études au Conseil supérieur du travail.Commission permanente : - Tel que prévu par la loi* et les règlements approuvés par le lieutenant-gouverneur en conseil, la Commision permanente a tenu 8 séances aux dates suivantes : 3 avril, 29 mai, 30 mai, 4 juillet, 26 septembre, 14 novembre, 11 décembre 1944 et 26 mars 1945.Comités : — D'accord avec les règlements du Conseil et de la Commission permanente, plusieurs comités ont été formés afin d accélérer les études de la Commission.Les procès-verbaux de la Commission permanente mentionnent les mémoires qui ont été soumis par ces comités.II — PROBLEMES ETUDIES A la requête du ministère du Travail ou de sa propre initiative et avec l'approbation du ministère, la Commission permanente a étudié les problèmes suivants : 1.L'apprentissage; 2.La formation professionnelle dans l'industrie de la chaussure ; 3.Les allocations familiales ; 4.La Loi des accidents du travail ; 5.Le droit d appel à la Cour du banc du roi sur les questions de droit ou de juridiction qui peuvent se présenter dans la mise à exécution de la Loi des accidents du travail ; 6.La Loi des syndicats professionnels ; 7.La sécurité syndicale ; 8.Les relations entre la Loi de la convention collective et la Loi des relations ouvrières.Les membres de la Commission permanente ont réparti entre eux l'étude de ces problèmes selon leur compétence particulière : de là, le rôle des comités de la Commission.III — COMITES A.— Un comité, déjà formé le 14 juin 1943, a continué son étude do la Loi des accidents du travail.B.— Un comité, formé le 3 avril 1944, a repris l'étude du problème des allocations familiales avec le concours d’un groupe de professeurs de la Faculté des sciences sociales de i'Université Laval.IV — RAPPORTS DE LA COMMISSION PERMANENTE Ces comités ont présenté des rcpports préliminaires à la Commission permanente, laquelle les a référés au Conseil supérieur du travail après y avoir apporté les modifications jugées nécessaires.Voici la liste de ces rapports : a) Rapport sur la formation professionnelle dans l'industrie de la chaussure — 25 juillet 1944 ; b) Rapport sur les allocations familiales — 25 juillet 1944 ; c) Rapport préliminaire sur la Loi des accidents du travail — 25 juillet 1944 ; d) Rapport sur la Loi des accidents du travail — 12 décembre 1944.V —RESOLUTION AU MINISTERE DU TRAVAIL Conformément à la loi et aux règlements, le Conseil supérieur du travail a adopté le rapport sur la Loi des accidents du travail, et recommandé au ministère d'amender la loi selon les suggestions contenues dans le rapport — 25 juillet 1944.VI — NOUVEAUX MEMBRES DU CONSEIL Conformément aux dispositions de la loi, le Gouvernement a nommé les membres du second terme par arrêté ministériel, le 23 février 1945.Les membres désignés pour le second terme ont assisté à la séance plénière du mois de mars 1945.VII — NOUVEAUX MEMBRES DE LA COMMISSION PERMANENTE supérieur du travail les 1 et 2 mars 1945.A ce moment, le Conseil supérieur ne pouvait qu'étudier les principes de ces lois et non leur rédaction définitive.Ainsi qu'en fait foi le procès-verbal de cette séance plénière, le Conseil supérieur du tiavail a approuvé les principes de votre législation qui portait sur les points suivants : a) Loi des relations ouvrières ; b) Loi de la convention collective ; c) Loi des mécaniciens en tuyauterie ; d) Travail à domicile ; e) Loi du salaire minimum ; f) Apprentissage ; g) Loi des différends ouvriers de Québec.Enfin, le secrétariat du Conseil supérieur du travail a collaboré étroitement avec le ministère du travail dans le domaine de la recherche et de l'information.Toutes les associations patronales et ouvrières qui ont fait appel à notre documentation et à notre bibliothèque ont obtenu la collaboration désirée.Le Secrétaire du Conseil supérieur du Travail, Québec, ce 13 avril 1945.JEAN-PIERRE DESPRES.Liste des membres du Conseil supérieur du Travail au 31 mars 1945 Président : Anatole Désy, professeur à la Faculté des Sciences sociales de l'Université de Montréal.V ice-président : Emile Arbour, président de l'Association des maîtres-imprimeurs de Montréal.Vice-président : Joseph Matte, vice-président de la Fédération provinciale du Travail.Groupe A — Représentants du Travail: ; Elphege Beaudoin, président de la Fédération provinciale du t Travail, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal, j J.-B.Arsenault, vice-président, la Fédération provinciale du ! Travail, 1831, rue Saint-François-Xavier, Trois-Rivières.Alfred Charpentier, président, la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, 3447, rue Saint-Hubert, Montréal, i Gerard Picard, secrétaire, la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, 19, rue Caron, Québec.Philippe Lessard, président, la Fédération nationale des Travailleurs de la pulpe et du papier, Inc., 94, rue de la Couronne, Québec.Roméo Chevalier, Congrès canadien du Travail, 251, rue Saint-Joseph, Québec.I .-M.Rocheleau, président, Quebec Joint Legislative Committee, 1167, boulevard Saint-Louis, Trois-Rivières.Groupe B — Représentants du Capital jJ.-R.Latter, de TAnglo Canadian Pulp olitique d’amélioration des niveaux de vie.Destiné à servir de base de dis ctission, le rapport suggère que les délégués à la Conférence examinent le problème de l’organisation de l'enseignement professionnel et les méthodes de coopération interaméricaines nécessaires pour améliorer les programmes d’enseignement professionnel.L'enseignement professionnel constitue l'un des 4 points à l’ordre du jour de la Conférence de Mexico.Les autres couvrent les relations industrielles ,l'inspection du travail et un rapport général de M.Edward J.Phelan.Directeur p.i.du Bureau, sur les problèmes sociaux et économiques des pa’ys d’Amérique.17 Républiques américaine et le Canada seront représentés à la session.Chaque délégation nationale sera composée de membres gouvernementaux.ouvriers et patronaux.Succès de la conférence 315,750,000 de travaux de Toronto UN CHOIX A FAIRE.La "sécurité syndicale" régis par les patrons vaut-elle la liberté dont ont jusqu'ici joui les unions ouvrières ?MINISTERE DU TRAVAIL DE LA PROVINCE DE QUEBEC La législation ouvrière de la province de Québec fixe les standards de travail consacrant LA LIBERTE SYNDICALE LES NEGOCIATIONS COLLECTIVES OBLIGATOIRES LA CONCILIATION ET L'ARBITRAGE ['EXTENSION JURIDIQUE de la CONVENTION COLLECTIVE LES SALAIRES MINIMA LA LIMITATION DES HEURES DE TRAVAIL LA SECURITE DES TRAVAILLEURS L’AIDE A L'APPRENTISSAGE LES BUREAUX DE PLACEMENT LA REPARATION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL LA REHABILITATION AU TRAVAn, HON.ANTONIO BARRETTE Ministre .1.O’CONNELL MAHER Sous-ministre adjoint GERARD TREMBLAY Sous-ministre La Fédération américaine du Travail et la compagne d'organisation Pond Workers’ Union, Section Ayers Depuis one la Fédération américaine du Travail a lancé sa campagne d’organisation, plusieurs unions locales ont été formées.Ces jours derniers la Commission des Relations ouvrières faisait parvenir au bureau de la Fédération américaine du Travail une lettre officielle, l’avisant qu’elle avait été reconnue comme représentant négociateur le 77 mars dernier, pour les employés de !a Cie Ayers de Montréal.Des arrangements ont été pris avec la compagnie concernée, et les négociations commencent dès cette semaine.Voici la liste des officiers de cette nouvelle union: président.Frank Sheppard, vice-président.Gabriel Duperron; secrétaire-trésorier, J.Howard MacDoneli: secrétaire-correspondant.Clim Astel: secrétaire-financier.Alphonse Raymond et deux sentinelles.Ben Duperron et Donat Bussières.Entrepôts frigorifiques La campagne d’organisation s’est étendue aux entrepôts frigorifiques et, l’organisation va à merveille.Un certificat de reconnaissance sera demandé aujourd'hui même à la Commission des relations ouvrières pour la compagnie Canada Cold Storage Limited.La semaine prochaine, une demande similaire sera faite pour la Compagnie Lowell Ar Christmas Cold Storage.Ces deux compagnies sont organisées à 100 pour 100.La conférence tenue à Toronto les 211 et 24 mars dernier, groupant les délégués des diverses unions locales des travailleurs de boites de fer blanc, a remporté un grand succès.Les délégués dos différentes unions locales affiliées à la Fédération américaine du Travail étaient les suivants : Local 23908, section Continental Can.Victor Vincelette, Henry Dickie.Philippe Belzile, Michael Duggan, Mme Lillian White.Mlle Laurette Smith; Local 23864.section American Can, Montréal, MM.Henri Richard.Henri Lefebvre, Willie Comtois.Lloyd McAllister, Mme Sorel: Local 23886.section American Can, Hamilton, Ont.: James Beatty.Earney Sharp, C.Sharp.Mme Josephine Skrazak, Mlle Grade Hannion.Au cours des délibérations il a été décidé de former un Conseil permanent dans le but d’en arriver à une échelle nationale des salaires et des conditions de travail pour toutes les usines de boites de fer blanc au Canada.Ce Conseil a décidé à l'unanimité que les négociations du prochain contrat de chacune de ces unions locales viseraient au salaire de base de 65 cents de l'heure pour les hommes et de 55 cents de l’heure pour les femmes; deux semaines de vacances payées après 24 mois de service et, 8 fêtes légales payées avec congé.Le Conseil exécutif de ce Conseil a été élu et sera composé des personnes suivantes: Victor Vincelette.représentant l’Union locale 23998; Willie Comtois, représentant l'Union locale 23864; James Beatty, représentant l'Union locale 23886: Mme Lillian White a été élue secrétaire de cet exécutif.Un comité de statistiques a également été constitué.Ce comité aura pour mission d’étudier et de comparer les classifications de chacune de ces usines ainsi que des usines qui feront partie du Conseil une fois organisées.Mme Lillian White a été élue secrétaire de ce comité.Les membres ne sont pas encore élus; ils le seront à une conférence ultérieure.La compagnie du Pacifique Canadien dépensera, dans l'est du Canada.au cours de l’année courante, la somme de $15,750,000 pour la mise à | exécution d’un vaste programme de travaux destinés à améliorer ses propriétés, son matériel, ainsi que pour la construction de nouveaux immeubles.C’est ce que vient d’annoncer M.E.-D.Cotterell, vice-président des lignes de l’est de cette compagnie.De cette somme, $3.000,000 serviront à effectuer des travaux et améliorations sur les lignes se rattachant à Montréal.Une dépense de $671,000 est incluse au programme pour des travaux de construction et la réparation d'un impieuble aux cours de triage de la Glen, à Montréal, améliorations qui ont pour but de faciliter le remissa-ge des wagons de voyageurs à cet endroit.De plus, une somme de $676,000 sera dépensée pour l’amélioration de la voie, du terre-plein, ainsi que pour le posage de nouveaux rails sur les lignes rayonnant de Montréal.Nouveau contrat de travail du local 23864 Réunion des concierges demain Tous les concierges, membres ou non de l'union internationale des employés des édifices publics, sont invités à a grande réunion qui aura seront Me Guy-Merrill Desaulniers, > Dans les Cantons de l'Est On dépensera, sur les lignes du Quebec Central Railway, filiale du C.P.R.dans les cantons de l’est, $573,000, y compris $173.000 pour le posage de 26.7 milles de rails et $60.000 pour le posage de nouvelles selles d'appui et d'ancres de rails.La consolidation des ponts reliant Mégantic à Tring Jonction, afin d’y permettre le passage des plus puissantes locomotives de cet embranchement.nécessitera une dépense de $37.000 A Shawinigan-Falls, on construira, au coût de $41.000, un nouveau hangar à marchandises d'un type nouveau et tout à fait moderne, qui mesurera 180 pieds de longueur.On agrandira les quais de la gare de Trois-Rivières au coût de $8,300, ce qui aura pour résultat d’abréger la durée d’arrêt des trains à cet endroit, A Montréal Les travaux projetés aux cours de triage de la Glen, à Montréal, comportent la construction de cinq nouveaux immeubles pour l’entreposage des doubles fenêtres de wagons, pour le remisage des wagons à voyageurs, pour le traitement de l’étoupe, ainsi que pour la construction de nouveaux bureaux attenants aux magasins.On dépensera $65,000 pour la construction et l'amélioration des fosses d'inspection de locomotives et de wagons dans les ateliers de remisage.On effectuera une dépense de $490.000 pour le posage de 70 milles de nouveaux rails dans le district de Québec, tandis qu’une somme de $53.000 sera affectée au soudage de rails et une autre de $34,700 à la réfection du ballast.On dépensera 400.000 jeunes travailleurs au Québec Le Bureau fédéral de la Statistique, dans un relevé sur la main-d’oeuvre.donnait des chiffres intéressants concernant l'âge, le sexe, des employés et des ouvriers du Canada.C'est la province de Québec qui détient le plus fort pourcentage de jeunes gens au travail.207.000 personnes entre les âges de 14 et 19 ans ont des emplois dans le Québec.Il y a 192.000 jeunes de 20 â 24 ans qui travaillent.L’Ontario a 179.000 travailleurs âgés de 14 à 10 ans; 174.000 de 20 à 24 ans.423.000 femmes travaillent en On- j une somme de $20,000 pour l’achat tario alors qu’il y en a 206,000 dans de produits chimiques destinés à dé-le Québec.Les statistiques révèlent i truire les mauvaises herbes qui pous-que les Canadiennes-françaises sont i sent sur le terre-plein des voies, moins portées au travail en dehors J On formera douze nouvelles unités du foyer que les Canadiennes-an- i d’outillage au coût approximatif de glaises.Le pourcentage des femmes ! $51,300 pour aider à l'exécution de employées dans les bureaux, à l’usi- j travaux divers sur les lignes de la ne, est plus faible dans le Québec j compagnie dans la province de Qué-que celui de l’Ontario.I bec.On explique que si le Québec a j -—- plus de jeunes gens au travail que | l'Ontario, c’est dû au fait que le nombre des jeunes est plus nombreux dans le Québec que dans les j autres provinces.On note aussi que I les jeunes dans Québec sont moins __., favorisés par la fortune, par les; .a P 3®section Ame- conditions économiques et industri- jncat Can.de Montréal, doit com-elles et qu’ils sont obligés de s’offrir j mencer lundi, le 1er avril, les négo-aux employeurs parfois avec une ! dations pour un deuxième contrat préparation technique, profession- de travail.Ces négociations seront nolle et intellectuelle insuffisante.,, .ai on.s seront C'est ce qui explique oue la main- ! 1 Rfies ')ai organisateur de la Fé-d'oeuvre est moins spécialisée et | dération américaine du Travail, le qu’il a moins d’hommes de métiers confrère Phil.Cutler.da.is ie Québec qu’en Ontario.; Les décisions prises lors de la con- Lemleux, agent d’affaires, leur sou- ! ^renco des unions des travailleurs mettra un projet de contrat de Ira- de boites de fer blanc, soit le salaire vail et diverses autres questions cie base de 65 cents pour les hommes d interet particulier.et d(1 5S cents pom.Ies femmes, deux Outre M.Lemieux, les orateurs ! lieu dimanche prochain, â 8 h.p.m., sallo de l’Assistance publique, angle Lagauchetièr?et Berri.M.Lionel conseiller juridique de l’union, et M.Philip Cutler, organisateur cie la Fédération américaine du travail.semaines de vacances payées après deux ans de service et 8 congés payés, seront appliquées lors de ces négociations. SAMEDI, 30 MARS 1946 MONTREAL SATURDAY, MARCH 30.1946 PAGE 5 Ce qui se passe dans nos unions Les métiers de la construction soumettent leur mémoire au Conseil régional On sait que les représentants des unions internationales de l’industrie du bâtiment ont rejeté la semaine dernière, l'offre des patrons pour une augmentation de salaire de Os l’heure à tous les ouvriers de l’industrie du bâtiment à l’exception des briqueteurs auxquels ils offraient 10 pour 100 d'augmentation.Au cours d'une réunion qu’ils ont tenue ces jours derniers, les chefs ouvriers ont soumis aux patrons une nouvelle entente concernant une augmentation générale de 10 pour 100 dans les salaires.Les employés réclamaient en premier lieu, des augmentations variant de 10 à 15 pour 100, mais dans l'offre qu'ils ont faite aux patrons, les ouvriers -se contenteraient d'une augmentation générale de 10 pour 100.Cette question d’une augmentation de 10 pour 100 dans les métiers de la construction a été présentée sous forme de mémoire au Conseil régional du Travail, par le Conseil des métiers de la construction.Il va sans dire que les représentants ouvriers et les employés attendent avec impatience la décision du Conseil régional du Travail en temps de guerre.Une conférence de marins A la conférence de représentants de l'union canadienne des marins, tenue ces jours derniers avec les hon.Humphrey Mitchell et Lionel Chevrier, respectivement ministres du travail et des transports, on exigera qu'un arrêté ministériel soit adopté en vue d’établir la journée de huit heures pour les marins et prévenir ainsi toute grève à bord des vaisseaux des lacs et des caboteurs.Cette décision a été prise â une réunion des membres de l'exécutif, en fin de semaine."Les propriétaires de navires des lacs ont discuté la question de la Journée de huit heures avant et après la signature de l'entente avec eux”, a déclaré M.J.-A.Sullivan, le président.Notre union demande nu gouvernement l'abolition de la journée de 12 heures et de la semaine de 84 heures.Les marins ne désirent pas la grève.Au cours de la guerre, ils ont accompli leur devoir" L'ouvrier français et la fixation des prix M.Albert Gazier, sous-secrétaire d’Etat à l’Economie nationale, a exposé les mesures nouvelles, fixées par l’arrété du 8 mars, qui vont associer étroitement les travailleurs français â la détermination des prix.Ceux-ci étaient élaborés jusqu'ici par les syndicats patronaux et les offices professionnels.Les syndicats ouvriers n’intervenaient que par leur représentation au sein du comité central des prix.Désormais ici Offices, et plus tard, les Directions techniques qui doivent les remplacer progressivement, soumettront tout dossier aux commissions paritaires instituées depuis juin 1945.Lorsque le rapporteur auprès du Comité central des prix fera son enquête, il s’adressera aux comités d’entreprises des usines.Ainsi a noté M.Albert Gazier, les travailleurs participeront â la gestion des entreprises dans le but essentiel d’aider â la stabilisation des prix.Le ministre a indiqué en outre que les tissus de laine ou de coton pourraient être vendus seulement.G% de plus que la fibrane ou la rayonne.La nationalisation de la production va Une charte des relations industrielles pour l'hémisphère occidental La Conférence des Etats américain.- Membres de l'Organisation internationale du Travail, qui s'ouvrira le 1er avril â Mexico, sera saisie d’un projet de Charte des relations industrielles pour les pays d'Amérique.Ce projet est contenu dans un rapport préparé que le Bureau international du Travail vient de publier à Montréal sur l'un des quatre points de l'ordre du jour de la Conférence.La Charte proposée suggère aux 18 Etats de l'Amérique Membres de l’O.I.T.une série de principes reconnaissant le droit d'association et de négociation collective et soulignant la nécessité d'un système de conciliation volontaire des conflits de travail.En même temps le rapport indique les précautions à prendre au cas où le principe de l'arbitrage obligatoire serait institué.Il recommande la reconnaissance officielle des conventions collectives et propose l'établissement de tribunaux du travail pour le règlement des conflits qui pourraient surgir à leur sujet.La Charte proposée servirait de guide dans le développement des législations et réglementations nationales sur les relations industrielles, mais il appartiendrait naturellement â chaque pays de pourvoir aux mesures pratiques d'application, en tenant compte de ses conditions particulières.La réunion de Mexico constituera la troisième Conférence régionale américaine de l’O.I.T.Les précédentes ont été tenues â Santiago de Chili en 1936, et à La Havane en 1939.Chaque délégation nationale sera composée de deux représentants gouvernementaux, un représentant ouvrier et un représentant patronal La Charte propose des mesures pratiques irour donner effet au principe de la liberté d’association.Pa trens et ouvriers, dit-il, devraient avoir le droit de créer les organisations professionnelles de leur choix, saus autorisation préalable.Ces organisations devraient pouvoir fonctionnel- et se fédérer librement, sans être sujettes à des mesures arbitraires de liquidation.’ Il est du devoir de l'Etat, proclame la Charte, de protéger l'exercice du droit d'association et de faciliter les négociations collectives.La Charte recommande en outre une législation qui interdise les mesures discriminatoires contre les ouvriers et qui rende obligatoire les négociations collectives de bonne foi Les unions internationales lll‘ John*Ij Le'vls d01vent , , j cher la grève dimanche prochain.sont en faveur du voici les développements les plus contrôle des prix récents survenus sur le front ou- Tout en déplorant certaines lacu- ! vrier: ne.-, le Conseil fédéré des Métiers et L—Lewis a ordonné la fermeture in Travail de Québec et Lévis a en-
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