Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1947, Octobre - Novembre
§\\î %vlW X ^itürlâ %t ilhmür ODuuficr 32e Année — No 9 OCTOBRE-NOVEMBRE 1947 — MONTREAL - OCE0BER-NOVEMBER, 1947 32nd Year — Ne.9 Dollar canadien vs dollar américain Quelle est la solution?Salaires annuels garantis aux E.-U.Par WILBUR DANIELS Durant les années de la guerre, l'idée d'un revenu régulier assuré par la garantie patronale de l'emploi et du salaire devint très populaire parmi les ouvriers américains.Les ouvriers se rappelaient très bien les longues années de chômage qui suivirent la crise économique de 1929 et les périodes de chômage saisonnier caractéristiques même des temps de prospérité ; ils craignaient également que cela ne se répète dans l'après-guerre.En conséquence, les ouvriers organisés formulèrent en pleine guerre un certain nombre de revendications concernant l'établissement formel du salaire ou de l'emploi garantis.Bien que l'intervention de l'Etat en matière de salaires qui fut partie de l'organisation économique du temps de guerre, eût posé des limites à ce mouvement, feu le président Roosevelt fut contraint par la pression ouvrière d'ordonner en mars 1945 un examen minutieux de ce problème.Les revendications des ouvriers concernant des garanties de ce genre se multiplièrent au commencement de 1947 et il est très probable qu'elles deviendront plus pressantes, en relation avec un déclin de la présente prospérité économique aux Etats-Unis.Bien qu'ordinairement on parle d'un "salaire annuel garanti" cette expression n'est pas tout-à-fait exacte puisque la sécurité en matière de salaires ou d'emploi peut assumer différentes formes.Ainsi il existe des règlements garantissant les salaires pour un certain nombre de mois ou de semaines et non pour Tannée tout entière.D'autres garantissent un travail régulier, mais non un salaire défini.Certains règlements garantissent le salaire aussi bien que l'emploi.Le trait caractéristique ,de tous ces règlements est que l'ouvrier est assuré, pour une période définie, contre la perte totale de son revenu.L'application pratique du salaire et de l'emploi garantis Malgré l'intérêt considérable que la question a soulevé, la garantie du salaire et de l'emploi n'est pas encore appliquée aux Etats-Unis sur une grande échelle.D'après une récente enquête, de telles garanties n'ont été pratiquement réalisées qu’en 196 cas.Le nombre d'ouvriers dont il s'agit en l'occurrence est d'environ 61,000.C'est plus particulièrement dans sept branches de l'économie nationale que ce système de garanties a nouvé une application pratique : le commerce en détail et en gros, l'industrie de produits alimentaires, les entreprises assurant les services personnels les usines du textile, l'industrie de la confection et les transports fluviaux et maritimes.La plupart de ces industries sont caractérisées par des changements saisonniers considérables en ce qui concerne l'emploi ou la production.Il y a très peu de garanties en vigueur à l'heure actuelle dans les principales industries lourdes qui ne souffrent pas d'importantes variations saisonnières.Dans la majorité des cas, ce sont des petites entreprises qui ont introduit le salaire ou l'emploi garantis.Plus de 150 pour cent sont des entreprises avec mcins de 50 ouvriers.Dans deux tiers des cas, les ouvriers sont représentés par des syndicats et dans la plupart de ces derniers cas, la façon dont les garanties sont appliquées et leur élaboration détaillée font l'objet des contrats collectifs.Les garanties prévoient le plus souvent un certain nombre de semaines d'emploi assuré et non un salaire défini.Dans environ un cas sur trois, les ouvriers en question obtiennent la garantie de l'emploi pendant toute Tannée, avec les heures de travail ou les salaires normaux.Dans un petit nombre de cas, 52 semaines de travail sont garanties, mais avec des heures de travail et salaires au-dessous de la normale.Dans les autres cas, il s'agit pour la plupart des garanties assurant l'emploi pendant une période de 38 à 50 semaines avec heures de travail et salaires normaux.Dans la majorité des cas, les garanties s'appliquent à toutes les personnes employées par l’entreprise en question.Dans les autres cas, les garanties ne s'appliquent qu'aux ouvriers "permanents" ou aux ouvriers de certains ateliers ou de certaines occupations ou à un petit nombre d'employés et d'ouvriers essentiels pour le fonctionnement de l'entreprise.A quelques exceptions près, les ouvriers ont droit à la garantie dès le moment de l'embauchage ou immédiatement après.Les garanties telles qu'elles sont appliquées à l'heure actuelle, ne constituent pas un phénomène entièrement nouveau.Dans environ 65 cas, leur fonctionnement date de plus de dix ans, dans 16 cas de 20 ans ou même plus.Cependant, dans la plupart des cas, elles ont été introduites au cours de la dernière décennie.En effet, on peut trouver des exemples du salaire garanti aux Etats-Unis il y a 50 ans.Toutefois, la plupart de ces garanties d'autrefois prévoyaient nen l'emploi ou le salaire normaux, mais le payement d'une indemnité de chômage pendant les périodes d'emploi réduit.Les garanties devinrent plus nombreuses après la crise économique de 1929.Simultanément leur caractère changea.La garantie privée d'une indemnité de chômage fut remplacée par la garantie d’un emploi constant.Le Plan Hormel Le règlement qui a probablement soulevé le plus d’intérêt aux Etats-Unis est celui appliqué par la compagnie Hormel, une des firmes les plus importantes de produits de viande au pays.La compagnie Hormel garantit à tous les ouvriers employés dans la production ou dansl 'entretien de l'usine 52 semaines de salaire au taux régulier pour le nombre normal d'heures de travail.Si l'ouvrier est employé pendant un nombre d'heures au-dessous de la normale, il reçoit tout de même le salaire hebdomadaire normal.Si Tcuvrier est employé pendant un nombre d'heures excédant la durée hebdomadaire normale du travail mais au- (Suite à Ja page 4) .AVIS AUX UNIONS AFFILIEES Le 7 janvier 1948, l'exécutif de la Fédération provinciale du Travail présentera son mémoire législatif au Conseil exécutif du Gouvernement de l'honorable Maurice Duplessis.Les unions affiliées sont priées de nommer leurs délégués pour appuyer la Fédération dans ses revendications auprès du gouvernement.Envoyez leurs noms au Secrétariat, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1, P.Q.Qui donc est satisfait du discours de l'honorable D.-C.Abbott, ministre des finances, nous annonçant des restrictions et de nouveaux droits d'accise ?Ce sont des récriminations de côté et d'autre.Quelques capitaines d'industrie et affairistes le vantent et estiment que toutes ces restrictions s'imposaient si Ton veut que le dollar canadien ne se dévalue pas de lui-même.Mais, pour le commun des mortels et tout particulièrement pour les familles ouvrières qui ont bien des bouches à nourrir, il n'y a aucun doute que c'est une autre augmentation du coût de la vie qui se fera durement sentir.Inutile de chercher à faire des phrases et des excuses.C'était fatal que le Canada s'en allait à la dérive, mais cela n'est pas venu d'un coup sec ; il y a déjà assez longtemps que cela se percevait ; malheureusement, le gouvernement — qui pourtant d'habitude voit venir les choses de loin et prend des mesures en conséquence, — n'agissait pas, il cherchait à maintenir notre dollar au pair avec le dollar américain, chose quasi impossible à faire si l'on perpétue le système actuel.On achète par mois peur plusieurs millions de dollars aux Etats-Unis que Ton paie quasi rubis sur l'ongle ; mais, par contre, on a trouvé moyen de vendre nos produits aux pays d'Europe non pas comptant mais à long terme, probablement à fonds perdus ; on fait des cadeaux de centaines de millions à l'Angleterre, soi-disant pour acheter nos produits qu'on leur envoyait à plein bateau, mais comment a-t-on été payé et le serons-nous jamais ?Nous comprenons fort bien que faisant partie de l'Empire Britannique il est de notre devoir d'aider l'Angleterre à sortir du pétrin, du désastre économique et financier, aussi bien que moral, dans lequel la guerre Ta laissée, que le peuple anglais a terriblement souffert au cours de ces années de lutte, qu'il doit encore se priver sur toutes sortes de choses et se serrer la ceinture et qu'il devra continuer à le faire encore pendant plusieurs années avant que l'équilibre soit revenu.11 nous faut l'aider sans trop y regarder, c'est d'ailleurs ce que nous faisons ; il est toutefois permis de se demander s'il est sage que le Canada continue à dépasser la mesure et à donner plus qu'il ne le peut.C'est matière d'opinion, évidemment.Il y a une certaine partie de notre population - plus "british" que canadienne — qui trouve que nous n'en ferons jamais assez pour leur mère-patrie ; mais pour ceux qui n'ont aucune attache directe avec l'Angleterre, ils n’ont pas le même sens du mot "patriotisme" ; ils estiment que le Canada se doit à lui-même d’abord, qu'il est de mauvaise politique de se calér pour essayer de débourber un autre pays, ce pays fût-il l'Angleterre.Questionnez autour de vous, voyez ce que vos confrères de travail en pensent, vous serez surpris de constater que ce que je viens de dire, ils le partagent généralement et qu'ils vont même plus loin.Le standard de vie baisse Ce qui frappe la masse du peuple, c'est qu'il devient de plus en plus difficile de faire face à l'augmentation du coût de la vie, elle n'est d'ailleurs pas la seule à s'en rendre compte : ainsi d’après le Toronto Globe and Mail, un salaire de S28 par semaine en 1939 équivaudrait aujourd'hui à un salaire de S53 ; il paraîtrait, d'après le Montreal Diet Dispensary, qu'il faut S40 par semaine au minimum à une famille de cinq personnes pour pouvoir vivre bien chichement.Nous ne garantissons pas l'exactitude de ces chiffres, ce que tous savent c'est que ces jours derniers il y a eu augmentation constante dans le prix des aliments indispensables à la vie, fruits et légumes importés des Etats-Unis sont particulièrement affectés, et ce n'est que le commencement.Il nous semble qu'on n'aurait pas dû imposer de restrictions sur l’importation de choses que nous ne pouvons produire au Canada surtout durant nos longs mois d'hiver.Qu'il y ait une certaine spéculation sur ces produits alimentaires nous n'en doutons pas, et c'est encore un point où le gouvernement a failli lorsqu'il a enlevé le contrôle des prix, voire même le rationnement.Pourtant, le Congrès des Métiers et d u Travail du Canada, et nombre d'autres organisations ouvrières n'ont cessé de protester lorsque ce contrôle a été enlevé, ils ont réclamé qu'il soit rétabli, tel que le prouve une résolution-substitut adoptée lors de la conférence de Hamilton et que nous reproduisons dans une autre page.On aura beau dire que nos importations des Etats-Unis sont hors de proportion avec nos exportations, il y aurait, dit-on, une différence de quelque cent millions de dollars par mois, tandis que ncs exportations avec l'Angleterre et autres pays européens accuseraient une différence avec nos importations (Suite à la page 41 tJ ij n I (-1 P A t- t.E CST PAGE 2 OCTOBRE-NOVEMBRE 1947 — MONTREAL — OCTOBER-NOVEMBER, 1947 THE LABOR WORLD La 62ième convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada La 62e convention annuelle du Congrès des Métiers et du Travail du Canada s'est tenue dans la ville de Hamilton, Ont., du 24 septembre des dernières années, par ses con- i férenccs annuelles, a été une série j continuelle de requêtes présentées aux divers gouvernements, sollicitant sujet du Code National de Travail.Notre attitude sur le terrain légistatif ayant été vivement opposée par d’antres corps ouvriers, ce qui a ré- “Attendu que, le niveau de vie canadien a été grandement réduit depuis (pie le gouvernement fédéral a abandonné le contrôle des prix au 3 octobre 1947.Les cérémonies d'usage figurèrent à l’ouverture de la convention ; il y eut les discours de MM.A.B.Docberty, président du Conseil des Métiers et du Travail, ainsi que du confrère Sam Lawrence, maire de Hamilton.En ouvrant la convention le confrère Percy R.Bengougb, président mentionna qu’il était heureux de voir le grand nombre de délégués présents; la dernière convention tenue à Hamilton date de quinze ans en arrière.La ville de Hamilton a beaucoup grandi depuis cette date, le Congrès a fait de même.Le nombre de nos membres a plus que triplé au cours de cette période, car aujourd’hui il compte 68 Unions internationales comprenant 1970 locaux, 10 Unions nationales avec 271 locaux, 13 organisations provinciales avec 140 locaux et 201 Unions fédérales.Nous avons également 53 conseils centraux; le nombre d'unités affiliées est de 2,637 qui représentent plus de 360,000 membres et nous continuons à grandir.Il mentionna brièvement quelques-uns des événements qui se dvelop-pèrent au cours de l'année, entre autres le grand nombre de lois provinciales qui furent adoptées pour tendre les moyens de conciliation, d’arbitrage et de règlement des différends ouvriers.On ne peut s’empêcher de remarquer que quoique le Travail Organisé est obligé de justifier ses demandes d’augmentations de salaires et autres conditions de travail, nous avons un Code de Travail et nous sommes toujours prêts à nous conformer et à observer la loi, par contre, il n'y a pas de code d’affaires.Pourtant la loi devrait être la même pour tous, il faudrait que les industriels et affairistes soient tenus de justifier les raisons pour toute augmentation dans les prix de vente, il ne faut pas permettre qu’ils puissent augmenter les prix de façon arbitraire.Il nous faut donc, dans le meilleur intérêt de tous, insister pour qu’on établisse un Code d'affaires et le faire observer surtout et par tous indistinctement.Il y a trop de spéculation dans les stocks et le gouvernement se doit d’y mettre un frein.Le comité des lettres de créance fit rapport qu’il y avait 505 délégués représentant des unions locales, 64 délégués représentant des Fédérations provinciales, des Divisions de chemins de fer et télégraphistes, 57 des bureaux-chefs d'unions internationales, et 3 délégués fraternels, formant un grand total de 629 délégués.Près de 300 résolutions La convention entretint près de 300 résolutions qui traitaient de sujets les plus divers, les plus importantes de celles-ci concernaient les heures et conditions de travail, les salaires, les logements, l’immigration.l'unité, les affaires extérieures, la sécurité sociale, un code de Travail, le contrôle des prix, les subsides et la taxation.Plusieurs suscitèrent de longs débats qui furent en plusieurs cas des plus intéressants car elle marquait le désir des délégués d’améliorer le sort des travailleurs en dépit des divergences de vues de différents groupes qui se manifestèrent au tours de la convention.Ci-dessus quelques-uns des substituts qui furent ainsi adoptés: Le comité des résolutions présenta un substitut couvrant douze résolutions traitant de mesures générales; ce substitut se lisant comme suit: Heures et autres conditions de Travail "Attendu que la politique de ce Congrès telle qu’élaborée au cours de la législation traitant des salaires, heures de travail, congés payés et autres conditions de travail ; “Et attendu que le moyen rationnel d’obtenir ces conditions est par l'entremise de négociations directes; “Qu’il soit donc résolu: Que cette Conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada s’enregistre comme favorisant le principe d'obtenir par négociations l’amélioration des conditions de travail et des salaires et établisse ce qui suit comme son programme pour le présent : 1.Un salaire minimum national de 65 cents l'heure ou tout autre minimum plus élevé qui pourrait être nécessaire pour assurer l’achat des nécessités de la vie requises pour maintenir le peuple dans un état de bien-être ; 2.Une semaine maximum de travail de 40 heures ou tout antre semaine moindre pour garantir à la classe ouvrière un plein emploi tout en lui assurant un revenu adéquat pour subvenir à ses besoins; 3.Une vacance avec salaire de au moins deux semaines dans 52 semaines d’emploi ou toute autre vacance supplémentaire qui pourrait être nécessaire pour la reconstruction et le développement du bien-être physique et moral comme mesure de protection pour l’avenir; 4.La reconnaissance comme minimum des huit jours de fête statutaire généralement reconnus au Canada par la cessation de travail, lorsque possible, et ainsi que le paiement du salaire normal ces jours-là comme preuve qu’ils sont bien des jours de fête duement reconnus; cette coutume développant incontestablement chez notre peuple un sentiment de canadianisme de bon aloi ; 5.Lorsqu’il est nécessaire pour un ouvrier de continuer son travail normal durant un jour de fête statutaire ceci devrait être apprécié par le paiement de prix double ou double temps de repos; et lorsqu’un ouvrier doit travailler plus que les heures normales de travail au cours d'une semaine régulière de travail, ce fait devrait être reconnu par le paiement de prix et demi pour les-dites heures supplémentaires; 6.La durée maximum d'heures de travail au cours de laquelle la journée de travail de huit heures peut se faire ne doit pas excéder dix heures et toute heure additionnelle requise pour compléter la journée normale de travail doit être considérée comme du surtemps et payé à taux de salaire augmenté.7.Il est reconnu que l’emploi durant les heures normales de repos et de sommeil nécessaires à un être humain est une fatigue physique et mentale, et en conséquence les heures de travail au cours de la soirée ou de la nuit devraient être compensées par un salaire supplémentaire; “Et qu’il soit de plus résolu: Que ce Congrès prie les organisations affiliées d’adopter le programme ci-dessus comme un strict minimum des conditions pouvant être acceptées par les travailleurs actuellement.’’—Adopté.Unité dan* le mouvement syndical Votre comité des résolutions recommande l'adoption du substitut suivant couvrant les résolutions 258 à 265, inclusivement: "Attendu que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada s'est efforcé de faire régner une action unifiée avec d'autres organismes ouvriers tant sur le terrain économique que sur le terrain législatif ; “Et attendu qu'au cours de l’an dernier ces efforts ont été loin d’obtenir un résultat satisfaisant, comme il le fut si clairement démontré par le président de notre Congrès au sulté dans la discorde et la dissension dans notre proprem ouvement ; “Et attendu qu'il semble évident qu’un programme d’action unifiée doit commencer par le haut avant qu’il puisse devenir opérant dans son ensemble; Qu'il soit résolu : Que quoique cette 62e convention du Congrès des Métiers et du Travail est d’opinion qu’une action unifiée dans notre mouvement est d’importance vitale pour les ouvriers de ce pays, ce Congrès ne peut faire autrement que de recommander (pie son objectif d'action unifiée reste en suspens jusqu'il ce qu'un programme bien défini d’unité ait été formulé entre l'Exécutif de ce Congrès et d’autres corps syndicaux ; “Et qu’il soit de plus résolu: Que toute tentative d’action par les Exécutifs provinciaux, les Fédérations provinciales du Travail et autres organisations affiliées à ce Congrès ne soit pas entretenue avant que ce programme d’action unifiée fut une chose accomplie tel que stipulé plus haut.—Adopté Politique étrangère Votre comité des résolutions recommande l'adoption du substitut suivant couvrant les résolutions 8 à 12, inclusivement : "Attendu que le Canada a prouvé au monde qu'il était capable de jouer un rôle majeur et prendre une part constructive dans le Conseil des Nations Alliées; “Et attendu qu'il est essentiel pour la paix mondiale que la politique étrangïre du Canada soit formulée librement et mise à exécution par le Parlement de ce pays et ceux qui représentent le Canada aux Nations Unies ; “Et attendu que nous estimons que la paix mondiale ne peut être obtenue si les Nations Unies sont divisées en deux blocs de nations çar depuis que les hostilités ont ces-’sé la paix mondiale est gravement en danger par une atmosphère grandissante de crainte d'une autre guerre et de ce fait, l’espoir d'une coopération économique est fort compromise; “En conséquence qu’il soit résolu, que cette Convention demande au parlement canadien, par l’entremise de ses représentants dans les Conseils des Nations Unies, de définir son attitude, qui soit de nature à créer une meilleure entente et une étroite co-opération entre tous les membres des Nations Unies; “Et qu'il soit de plus résolu: Que le gouvernement du Canada devrait adopter une politique étrangère non subordonnée à celle d'aucun autre pouvoir et qu’il apporte toute l'influence possible en vue du rétablissement de la concorde et de l’amitié entre les trois grandes puissances afin que la Charte des Nations Unies puisse régner et permettre d’espérer l’avènement d'un monde nouveau, but pour lequel la guerre contre les puissances de l’Axe a été livrée et gagnée; "Et qu’il soit encore résolu, que le gouvernement canadien soit prié d’entamer des relations commerciales avec tous les pays à régime démocratique afin que les emplois ne manquent pas au Canada et aussi pour aider à la reconstruction des pays dévastées; “Et qu'il soit de plus résolu que le mouvement ouvrier canadien soit pleinement représenté dans la délégation canadienne aux Nations Unies.”—Adopté.Contrôle de* prix, subsides et taxation Votre comité des résolutions recommande l’adoption du substitut pour couvrir les Résoluttions Nos 155 à 171 inclusivement: aussi bien (pie d'avoir supprimé les subsides sur le pain, le lait et autres nécessités essentielles d’une famille ouvrière ; “Attendu que ceci a résulté dans la pire inflation, la réduction du dollar-salaire de l’ouvrier ayant fait tomber son pouvoir d’achat d’environ 50% sur ce qu’il était en 193S, annulant du coup les augmentations de salaire si durement gagnées, tandis que de l’autre côté de la situation on constate des millions de dollars de profits excessifs obtenus par les affairistes, industrialistes, banquiers et spéculateurs; "Attendu (pie la continuation de cette inflation en spirale éperdue tend à détruire le standard de vie canadien et finira par nous engloutir dans un désastre économique sans pareil avec toutes scs répercussions sociales ; “Qu’il soit résolu : Que cette 62e conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada déclare à toute la nation qu’il est d’avis que cette alarmante augmentation des prix est dit au profitage éhonté et égoïste des affairistes et spéculateurs auquel il est plus que temps de mettre un frein; tandis que d’autre part les ouvriers et fermiers du Canada produisent plus individuellement et collectivement qu'en aucun temps dans l'histoire de notre pays, tout en recevant moins en véritable salaire-pouvoir d’achat qu'au cours des années antérieures; “Qu’il soit de plus résolu : Que cette 62c conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada insiste pour qu’aucune autre augmentation dans le prix des nécessités de la vie ne soit permise et que le Gouvernement fédéral insti- tue immédiatement une Commission de contrôle des prix à laquelle toute augmentation de prix devra être soumise, ladite Commission devant également enquêter et passer en revue toutes les augmentations de prix survenues en 1947 ; “Qu’il soit de plus résolu : Que cette 62c conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada prie le Gouvernement fédéral de convoquer une Session Spéciale du^ Parlement canadien dans le but spé-W cifique de prendre toute action nécessaire pour protéger le standard de vie canadien en faisant reculer les prix des nécessités de la vie aussi bien que des services au niveau de ceux de 1946, en imposant une taxe de 100% sur les excès de profits et en adoptant et mettant en vigueur des mesures spécifiques pour faire enquête et poursuivre tous les cartels, monopoles et spéculateurs soupçonnés d'avoir fait des profits exagérés aux dépens du peuple canadien ; "Et qu’il soit encore résolu: Que cette 62e Conférence du Congrès des Métiers et du Travail du Canada déclare qu'en face de cette crise d’augmentation dans les prix qui sévit actuellement il est devenu nécessaire de réclamer et obtenir des augmentations substantielles de salaire dans toutes les industries, métiers et service, par notre force économique organisée.” Réparation des accidents du Travail Le comité des résolutions recommande l’adoption du substtitut suivant couvrant la réparation des accidents du travail: "Résolu, que cette 62e convention du Congrès des Métiers et du Travail du Canada réitère son attitude au sujet des compensations pour accidents du travail et présente MArquette 9331 ALEX.JULIEN, prop.HOTEL PLAZA ENR'G CHAMBRE S 1.50 — REPAS 50eut estimer sans exagération à presque 50 pour cent des effectifs totaux, a résisté à l’influence du Parti Communiste.Les efforts du Parti Communiste, qui opère sur une échelle toujours plus grande, ont eu pour résultat l’emprise communiste sur presque toutes les positions-clés dans le mouvement syndical de Berlin.Lorsque en mai et juin 1945 des représentants de la soi-disant Opposition évolutionnaire syndicale — lit RGO — qui avait existé avant 1933 et comprenait exclusivement des membres du Parti Communiste, rencontrèrent les porte-parole des vieux syndicats afin de former un nouveau mouvement syndical, ou put un moment assumer que les communistes poursuivraient sérieusement le but de la création d’un mouvement syndical vraiment libre et indépendant sur des bases réellement démocratiques.Cependant, il devint bientôt évident que les paroles des adhérents du communisme ne correspondent lias toujours à leurs actes et qu’elles servent souvent à voiler leurs intentions réelles ou toutefois à empêcher qu’elles soient clairement perçues.Les syndicats démocratiques s’organisent Cependant, l’infection communiste avait fait beaucoup de progrès lorsque les syndicats démocratiques commencèrent à s'apercevoir du jeu communiste.Des avertissements énergiques furent nécessaires pour alerter les syndicalistes au danger d'extension ultérieure de la maladie.Cependant, il était évident que la lutte contre l'influence croissante des communistes ne pouvait être menée de façon efficace sans la participation d’autant de militants syndicaux que possible.Pour cette raison, un comité de 25 membres fut organisé, il y a un an; celui-ci a depuis dirigé la lutte contre l’infiltration communiste dans les syndicats de Berlin et a pris les mesures nécessaires pour la contrecarrer.La première phase de cette lutte fut l’organisation, sur la base de l’entreprise, des ouvriers syndiqués non adhérents au Parti Communiste.A l’heure actuelle, il existe plus de 600 de ces groupes d'entreprise.Bien que les socialistes démocratiques jouent le rôle principal dans ces organismes, les groupes comprennent tous les syndiqués et ouvriers qui adhèrent aux principes de la démocratie.L'emprise politique du Parti Communiste sur le mouvement syndical, même si ce parti s’appelle maintenant “Parti d'Unité Socialiste”, a contraint ceux qui veulent maintenir la liberté et l'indépendance du syndicalisme à se défendre en organisant leurs propres forces.Ces groupes mobilisent tous ceux qui s'opposent à la domination communiste dans le mouvement syndical.En outre, la lutte est menée par les syndicalistes démocratiques dans le cadre de l'organisation syndicale.Dans ce but des commissions sont créées dans les différents syndicats et de Berlin dans les 20 arrondissements de la ville de Berlin.Les principales étapes de la lutte au sein des syndicats berlinois Grâce à leur organisation solide et à leur bonne propagande, les syndicalistes démocratiques ont réussi à obtenir cette année un pourcentage de sièges de 20 pour cent plus élevé que l'année dernière aux élections aux comités d'usine, élections conduites conformément à la loi 22 du Conseil Allié de Contrôle.En conséquence, les éléments démocratiques ont maintenant plus de représentants aux comités d’usine que les communistes.Au printemps dernier, les forces démocratiques concentrèrent lenrs efforts sur la campagne menée pour l'élection du Comité exécutif de la Fédération régionale des syndicats de Berlin.A cause de la procédure électorale favorable au Parti Communiste et à son emprise sur les syndicats, les syndicalistes démocratiques n’élurent «pie 20 j>our cent des délégués à la Conférence régionale.Nous avons l’intention de briser ce bastion du Parti Communiste par l’introduction des élections directes et de la représentation proportionnelle.En été, la lutte était concentrée sur la question du futur statut de la Fédération syndicale.Cette controverse n'a pas encore été décidée.Le projet de statut de la Fédération (pii est dominée par les communistes, a été soumis à la Kommandantura Alliée pour approbation, celle-ci étant nécessaire jiour qu'il puisse entrer en vigueur.Les syndicalistes démocratiques ont aussi soumis un projet de statut aux autorités alliées.La lutte continue pour le syndicalisme démocratique et indépendant, contre la formation de syndicats étatisés selon le modèle russe, pour la complète autonomie des syndicats professionnels et industriels en matière de finances et d’organisation.La Fédération régionale doit être une association de syndicats autonomes qui décident leurs affaires librement et indépendamment.C’est la seule méthode qui permettra au mouvement syndical de Berlin de participer à une organisation syndicale englobant l’Allemagne toute entière et de mettre, sans aucune entrave politique, ses forces au service de la reconstruction économique et de la création d’un nouvel ordre social.Une telle solution correspondrait aussi au paragraphe 21, section r des directives données au Gouvernement militaire américain en Allemagne.La situation dans la zone orientale Ce (pic nous avons dit sur l’influence communiste dans les syndicats de Berlin, s’applique également au mouvement syndical dans la zone orientale d’Allemagne, avec la seule différence (lue la “mise au pas” totale de cette zone a empêché la création d’une opposition démocratique au sein de l’organisation syndicale.Le résultat de cette situation est que le Front ouvrier nazi a été ressuscité sous une couleur différente.Sur les montagnes de l’Equateur, les indigènes se servent d’une trompette de bambou longue de 5 pieds pour appeler les ouvriers à l'heure du dîner.f n a u Les phoques émigrent souvent à G,000 milles de distance.The Dominion Comb & Novelty Co.Manufacturers of COMBS AND NOVELTIES Sales Department : 341 University Tower Bldg., Montreal Head Office and Factory : WARWICK, Que.A.C.LETARTE, President and General Manager GEO.WHYTE, Vice-President and Sales Manager /ARWICK.P.Q. PAGE 4 OCTOBRE-NOVEMBRE 1947 — MONTREAL — OCTOBER-NOVEMBER, 1947 THE LABOR WORLD Dollar canadien .(Suite de ta jxt/je 1 ) de quelque 50 ou 60 millions par mois.Ne cherchez pas, c'est de cela que provient la crise dans laquelle nous nous débattons.Nous achetons trop des Etats-Unis et nous vendons trop à l'Angleterre.Ajoutez à cela que nous payons en dollars américains ce que nous achetons chez nos voisins tandis que nous ne sommes pas payés avec ces mêmes dollars américains ce que nous vendons aux autres.Si une maison d'affaires agissait ainsi elle irait vers la banqueroute en grande vitesse : il en est de même pour le Canada ou tout autre pays.Pour changer cette situation, on nous force à acheter moins des Etats-Unis, on prohibe l'importation de certains articles et on en limite d'autres.Quand on sait que, par exemple, dans l'imprimerie presque tout l'outillage vient des Etats-Unis, que fera-t-on si on en coupe l'importation ?11 y a des parties essentielles qui doivent se remplacer de temps à autre, quoi faire ?Arrêter de fonctionner ?Ce n'est certes pas la bonne manière de développer nos industries et de pousser la production.On ajoute à cela une taxe de 25% et plus sur certains articles et produits de fabrication canadienne ; qui va payer pour tout cela ?Le chômage comme résultat Certains s'imaginent qu'en prohibant l'importation de produits américains on va développer l'industiie canadienne qui va se mettre à manufacturer ces produits.A notre sens, cela ne tient pas debout, on ne lance pas une nouvelle industrie du jour au lendemain, cela ne pousse pas comme des champignons, mais même si on manufacturait au Canada on ne pourrait arriver à le faire au prix de revient de nos voisins car; le volume d’affaires serait forcément restreint, alors à quoi cela j servirait-il ?Malgré tout ce que l'on dira ou fera, nous achetons en grande quantité chez nos voisins parce que c'est notre marché naturel et ncus continuerons à le faire, autrement noire industrie périclitera au point de ne plus compter.Ce n'est certes pas de nature à aider la classe ouvrière et c'est inviter le chômage et le sous-emploi.Considérons pour un instant les avantages que va nous donner cette nouvelle politique.Nous ne paierons plus la taxe de 8 pour cent sur nos comptes d’électricité et de gaz, cela représente quoi pour une famille ouvrière ?Moins d'un dollar par mois.Les liqueurs importées vont diminuer de prix, on dit de 25 à 85 cents par bouteille.Et puis ensuite, qui boit de ces scotch et rye importés ?Pas l'ouvrier, bien sûr.Il me semble qu'en aurait pu augmenter la taxe sur les boissons alcooliques et avantager l’importation des fruits et légumes et autres produits si nécessaires à la santé.Quel est le véritable remède ?Le dollar canadien ne vaut pas le dollar américain, personne ne niera cela.Nous avons dû payer à maintes reprises de 10 à 25 pour cent d'escompte, cela varie suivant l'équilibre entre les exportations et les importations ; nous dépendons des Etats-Unis pour un tas de choses indispensables à la bonne marche de nos industries, machinerie, outillage, etc.Malgré tout ce qu'on pourra faire il est certain que cela continuera ainsi pendant longtemps, sinon pour toujours.Nos voisins du Sud ont une population plus de dix fois plus forte que la nôtre et partant ils peuvent manufacturer sur une grande échelle tandis que nous ne le pouvons pas, ils peuvent produire à meilleur marché que nous, même en payant des salaires plus élevés ; d'autre part, nous vivons la même vie, en cas de guerre ce sont eux qui devront venir à notre secours et nous défendre, alors pourquoi ne pas regarder la situation telle qu'elle est et non pas telle qu'une partie de notre population le voudrait : POURQUOI NE FERIONS-NOUS PAS PARTIE DES ETATS-UNIS ?Il est admis que nous perdrions certaines choses auxquelles on attache une certaine impcrtance mais qu'on exagère beaucoup.J'ai déjà préconisé cette solution, elle eut une mauvaise presse dans le temps ; je reste convaincu toutefois que l'idée fera son chemin et qu'un jour viendra où elle sera acceptée.Pesez le pour et le centre, vous finirez par dire que mon idée est la bonne et que ce serait la solution d'un bon nombre de nos problèmes économiques et même sociaux.GUS.FRANCQ.*r i !?%*'¦ i5**a*j Quelques invités d'honneur qui ont pris part au Bal des Midinettes le 21 novembre dernier en l'hôtel Mont-Royal.On remarque sur la photo Mlle Hélène Antonuk, Mlle Lilian Cook,, Son Honneur le maire de Montréal, M.Camillien Houde, Mme J.-O.Guillemette, l'honorable Gaspard Fauteux, orateur de la Chambre des Communes, Mme Bernard Shane, M.Bernard Shane, gérant de l'Union des ouvriers du vêtement peur dames.Salaires annuels .(Suite de la page 1) dessous de 53 heures, il ne reçoit aucune paye supplémentaire.Si, à la fin de l'année, l'ouvrier a travaillé un nombre plus élevé d'heures que celui qui lui est garanti pour la période annuelle, il est payé pour toutes les heures supplémentaires.Si, d'autre part, il n'a pas travaillé le nombre d'heures garanties, aucune déduction n'est faite sur sen salaire à la fin de l'année.En contre-partie de la sécurité que leur garantit ce plan, les ouvriers de la compagnie Hormel ont renoncé à leur droit de recevoir, une paye supplémentaire pour tout travail fait en dehors de la semaine normale de 40 heures.Ils ne reçoivent de paye supplémentaire qu'à partir de la 53e heure de travail.Bien que tout ouvrier ait un salaire minimum hebdomadaire garanti, sa paye peut excéder ce salaire de base lorsqu'il reçoit des primes supplémentaires de rendement ou le paiement d'heures supplémentaires.Le Rapport Latimer Un rapport sur l'enquête concernant le salaire garanti qui avait été ordonnée par le président Roosevelt a été publié au commencement de cette année.Ce compte rendu connu sous le nom de "Rapport Latimer" aboutit à la conclusion que, bien que le salaire et l'emploi garantis ne puissent être considérés comme la seule réponse aux maux sociaux de la nation, ces garanties peuvent jeuer un rôle important en contribuant à la stabilisation de l’économie nationale.Le trait le plus important du rapport était peut-être sa conclusion que les garanties en question pourraient être appliquées dans un grand nombre d'industries, y compris celles caractérisées par des variations saisonnières et cycliques considérables.Le Rapport Latimer soulignait que le salaire garanti ne devrait pas être imposé par voie législative, mais devrait rester l'objet du contrat collectif.En même temps, le rapport proposait que le gouvernement prenne l'initiative afin d'encourager l'application de ces garanties.Le rapport proposait en outre que les garanties données par les entreprises privées soient intimement liées au allocations de chômage payées par les autorités publiques et que ces dernières soient augmentées et supplémentent les garanties privées.Le rapport recommandait en outre que la garantie du salaire et de l'emploi soit encouragée par l'exemption de l'impôt de la contribution patronale au fonds de réserve destiné à assurer le payement du salaire garanti.Le rapport proposait que les patrons qui adoptent le salaire garanti scient libérés de l'obligation que leur impose \a Loi de payer aux ouvriers les heures supplémentaires à un taux plus élevé que la normale.Les propositions de Hansen et Samuelson Dans une déclaration supplémentaire au Rapport Latimer, deux économistes éminents, le professeur Alvin Hansen de l'Université de Harvard et le professeur Joseph A.Samuelson de 1 Université du Ncrd-Ouest, sont allés beaucoup plus loin que le rapport lui-même, en proposant un nombre de mesures par lesquelles le gouvernement pourrait contribuer a une application plus étendue du salaire et de l’emploi garanti.Ils ont proposé entre autres que le gouvernement paye une subvention à tout patron qui assure de telles garanties lorsque ses profits annuels sont considérablement réduits.Une autre proposition recommande que le gouvernement paye une subvention à tous les patrons qui assurent de telles garanties si le niveau de l'économiè tout entière tombe sous une certaine limite.Les perspectives du salaire garanti Bien qu'il soit vrai qu'à l'heure actuelle le haut niveau de l'activité industrielle aux Etats-Unis ait eu pour résultat que les syndicats demandent moins souvent des garanties de salaires et d'emploi, il est évident que l'ouvrier américain est toujours intéressé à ce que son travail et son salaire soient réguliers.Il est hors de doute que le problème sera d'une importance toujours plus grande dans les négociations collectives au cours des années prochaines.Un économiste bien connu a même prédit que "le salaire garanti peut devenir le mot d'ordre du mouvement ouvrier de notre génération comme la journée de huit heures l'était de la précédente." — Nouvelles internationales du Mouvement syndical libre.CANADA Did You Pay Income Tax For 1942?If so, rear! this carefully! «, The Government of Canada will repay the REFUNDABLE SAVINGS PORTION of 1912 Income lax by March 31st, 1948.If \ou are one of those who have refundable savings a cheque will he mailed to von BUT— Your correct present address is essential! Correct addresses are available for most of those entitled to rrpa\ment.Imt a large number of taxpayers are constantly moving and other.- inarrv and their names change.Cards on which to report changes ol address or name are being sent to all householders in Canada.These are being distributed at tin- present time.Additional (tards are a\ailahlc either at \our district Income Tax ofliee or your local Post Office.Do nothing if you live at the same, address and have tin; same name us in 1912.If you are entitled to Refundable Savings on 7.942 Income Tax and you have changed your address or name COMPLETE AND MAIL YOUII CARD AT ONCE! DEPARTMENT OF NATIONAL REVENUE Taxation Division Ottawa Hon.James J.McCann Minister of i\ati«nuil Revenue LE MONDE OUVRIER OCTOBRE-NOVEMBRE 1947 — MONTREAL — OCTOBER-NOVEMBER, 1947 PAGE 5 THE RIGHT TO STRIKE BEFORE PUBLIC OPINION At its meeting of November 20, the Montreal Trades and Labor Council had the honor to receive Rev.Father Gérard Petit, C.H.C., professor of philosophy and of psychology at the University of Montreal, who delivered a master speech which made sensation and which dealt with the right to strike.Here is in substance what he said: The Right to Strike If we wish to study the right to strike, we must do so in all objectivity, considering the problem in all of its aspects, Whatever may be the good-will of the employers and employees, it is impossible for differences of opinion not to arise from time to time concerning the organization of labor, the worth of a particular solution actually adopted, the interpretation of such or such a clause of the labor contract.Since the juridical revolution of the last century and the birth of the large industry, the social and economical relations are ruled by a capitalistic economical structure and a juridical system based on private property and contract.The Respective Strenght of the Powers When a conflict does arise, let us size up tne respective strenght of the powers facing each other.On the one hand, we have the power of the employer, directors of company, trust owners', etc.They have, first of all, a material, financial element: owner or representative of the capital, the employer has at his disposal reserves that are lacking to an individual workingman, for whom the obligation to work makes one with the necessity of earning a living.But the power of the employer is much more than this mere financial aspect it has all the advantages that gives to the head of an entreprise the fact that he is a member of the ruling class.If we consider, on the other hand, the strenght of a labor union, we see that it is not so much a power of orientation or a ruling and directive power os a power of solidarity; and the very word evokes altogether the idea of number, of discipline, of the communion of minds in the rclamities, the hopes, the struggle for an ideal.Such are the two groups facing each other.If a conflict arises, how should it be settled?There is the ireaceful way of conciliation and arbitration, and there Is the violent way of strike or lock-out.But the point that I wish to deal with at the moment may be thus formulated: Considering that a strike avoids delays, false promises, tricks and useless speeches, may a labor union always chore that mean of settling a conflict?It is the question of legitimacy of a violent settlement of conflicts.H ow Should a Conflict Be Settled ?I intend to expand to you the teaching of the social doctrine of the Catholic Church on strikes in general, then on certain particular strikes which have for immediate and necessary result to attack the general welfare of society.Dealing with strike in general, we first make a distinction between a) going on strike in defence of a violated right; bi and going on strike in order to improve the lot of the workingmen.a) Strikes of the first category may exist either when the labor contract itself is fundamentally unjust, or, if tile contract is just, when the employer does not apply it with justice.These strikes which are really and truthfully upholding the rights’ of the workingman are considered allowed, at the condition that they are the only mean of protecting the employees against the unjustice from the employer.Extension of the Right to Strike bi Actually the majority of strikes take place in order to improve the labor conditions, from the point of view of salary, or from the point of view of the number of working hours.Even to those strikes, where strict justice is not involved, would I extend the right to strike.Why?Because to cease a work and even to exhort workingmates in order to get their adhesion to a strike, do not constitute, by themselves, an unjust act.It is not unjust to refuse working if we refuse the salary; it is not unjust to bring somebody else to refuse to work by expanding to him the probable advantages of the strike, if however we do not resort to violence to avert him from working.It is not unjust to break a contract which, in one estimation, no longer corresponds to its original conditions, because, hypothetically, we give the same freedom to the employer.Thus, if a strike remains on a professional ground, that is if it does not hinder the common good of society, as in a public service, it may be allowed Westlake Tavern 501 Congregation WEllington 0236 CODE DES LOIS OUVRIERES ET INDUSTRIELLES DE LA PROVINCE DE QUEBEC ET DES LOIS FEDERALES (EN FRANÇAIS ET EN ANGLAIS) Tous les amendements et les nouvelles lois compilés à date Edition de 1947 — $5.00 par copie Réduction de 50% aux unions ouvrières et leurs membres, plus 25 cents pour frais postaux.Adressez-vous à : IMPRIMERIE MERCANTILE, LIMITEE 11 rue Saint-Paul Ouest LAncaster 7808 Montréal 1 to take it os a mean of improving the condition of the working class, if no peaceful mean is possible.Nevertheless, the social doctrine oi the Catholic Church formulates two conditions to make legitimate the exercise of this right to strike: 1) The motive, the cause of the trike must be very serious and pro-portionned to all those evils of every sort that a strike necessarily brings along with itself; 2) Strikers must absolutely abstain from lie use of unjust means.1 ) Prom the point of view of the moral conscience, and considering the evils referred to, the strikers will have the right entirely on their side, even if their cause is in itself just, only after exhausting the means of conciliation.Only In case of failure of these peaceful attempts does the "economical war*' become legitimate.Besides that, the virtue of prudence, as well as the virtue of justice, should dictate the most legitimate claims.If.for instance, the entire society is temporarily going through a crisis, it is important that everyone, rich or poor, employers or employees proportionally accept their share of restrictions.2) On the other hand, I said that no unjust mean must be taken.Violence, attacks on the freedom of work, persecutions of any kind.: la- derous accusations, and so on, are means that moral conscience cannot approve and that no aim, however just it may be, can ever justify.If a labor union, wisely advised and directed, with no other preoccupation but professional occupation, and alter taking the means at its disposal to settle a conflict, decides for a strike, none of its members has the right to invoke his freedom to work and refuse to follow the movement.But :f that member withdraws from the union and no longer asks from it help of any kind, he recovers his individual freedom: he becomes the master of his behavior and of his attitudes.Strikes in which the Common Good Is Involved The Catholic doctrine also notes that certain strikes, however their aim.to improve the condition of a social class or of a particular profession, immediately and necessarily result in fighting against the general interest of a country, which they subordinate to the interest of the class or profession Concerning the national welfare we easily see the difference between those strikes and other strikes in which only private interests are involved.Every strike that immediately results in paralyzing a public service, and every general strike are dangerous to the utmost to the common good.Now a private interest must always submit to the general welfare, an dif there should arise a conflict between the two, to the private good should be preferred the common good.That is why, in order to justify such types of strikes, it is necessar that above the private good which is the motive of the strike, the general good be involved.Now that condition is fulfilled only when the strike Ls strictly in defence of a violated right.The wrongs done to the citizens, especially if they affect the interests of a great number, fall back on society itself, by undermining its foundations.And even in this case, the wrongs must be very serious, wrongs that must be stopped not only in the interest of tlie social class that suffer from them, but in the interest of the public itself.La première école paroissiale libre fut fondée aux Etats-Unis, par Mère Scton, le 22 février 1810, à Emmits-burg, Maryland.Complimente oi IDEAL PAPER BOX 4201 ONTARIO STREET EAST MONTREAL VICTORIA WOOD ARTICLES REG'D.Spécialité : Tables de Radios et Sets d'Enfants « 60, rue de Bigarre - - VICTORIA VILLE FR.7570 I.O.DUPONT E N R G.R COTE, Prop.Marchand de Bcis, Charbon, Glace et Huile à Chauffage SERVICE PROMPT ET COURTOIS 3828, rue Lafontaine - - - MONTREAL LAKEVIEW HOTEL R.LECAVALIER, Prop.' BIERES et VINS — REPAS A TOUTE HEURE Tél.81 l-s-3 WP MELOCHEVILLE il Tél.Saint-Jean 207' SOIERIES P.H.BOELL, Enrg.MANUFACTURE DE TISSUS — SOIES — RAYONS • Usine — Mill - - - SAINT-JEAN, QUE.Tél.1147W12 I.ALBERT COUSINEAU EPICIER LICENCIE 315 Dufferin Road VALLEYFIELD COMPLIMENTS of THOMPSON & ALEX Limited 176 Wellington Street, SHERBROOKE, Que. I PAGE 6 OCTOBRE-NOVEMBRE 1947 — MONTREAL — OCTOBER-NOVEMBER, 1947 THE LABOR WORLD LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié mensuellement par la Fédération provinciale du Travail du Québec, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort do la classe ouvrière do cette province.Exécutif : J.-Elphège Beaudoin, président ; Jos.Matte, Rogor-D.LaBrie et Edouard Laroso, vice-présidents; Gustave Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur; Marcel Francq, administrateur ; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Imprimé par Mercantile Printing.Limited, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1 Téléphone : LAncaster 7808 is published by the Quebec Provincial Federation of Labor monthly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president ; Jos.Matte.Roger D.LaBrie and Edouard Larose, vice-presidents ; Gustave Francq, secretary-treasurer and editor; Marcel Francq.manager; Henri Richard, associate editor.Printed by Mercantile Printing, Limited.11 St.Paul Street West, Montreal 1.P.Q.Le droit de grève devant I’ .' ‘ La FIT déjoue les manoeuvres de la FSÎV1 La decision prise récemment par le Conseil exécutif de la Fédération internationale des ouvriers des transports (FIT) à sa réunion à Washington, de ne pas s’affilier à la Fédération syndicale mondiale, constitue un événement d’une importance capitale du point de vue du maintien du caractère libre et démocratique du syndicalisme.En mèmè temps la FIT a consolidé sa base démocratique en renforçant ses liens avec le mouvement syndical américain et en invitant les syndicats allemands des ouvriers des transports à renouveler leur adhésion à la FIT ; c’était la première invitation de ce genre faite depuis l’accession du nazisme au pouvoir.La grande importance de la décision de ne pas s’affilier à la FSM résulte du fait qu'elle a été prise après deux ans de discussions et de négociations concernant trois problèmes principaux à savoir : le degré d’autonomie accordé à la FIT, les ressources financières de la FIT et, finalement, le siège de son bureau.Les propositions faites par la FSM et les garanties qu’elle était disposée à donner n’ont pas été considérées par le Conseil exécutif de la FIT comme offrant une solution satisfaisante de ces trois problèmes.Cependant il était évident que la cause principale de l’attitude de la FIT était son appréhension que sous l'emprise de la FSM dont la direction se trouve sous influence soviétique les syndicats des ouvriers des transports de la Russie et de ses pays vassaux dont les effectifs peuvent être l’objet de toutes sortes «le manipulations arbitraires, n’eussent pu être utilisés comme instrument de “colonisation” en vue de détruire la structure et l’esprit démocratique de la FIT.On s’attend à ce que l'attitude et les motifs des dirigeants de la FIT en ce qui concerne le maintien de son indépendance servent d’exemple aux autres importants secrétariats LA CREMERIE DE VALLEYFIELD 81, rue Jacques-Cartier VALLEYFIELD Beurre pasteurisé Crème Glacée "Révélation 2597 Beaubien E., Montréal DOllard 4700 EMILE COUTURE Boucher - Epicier BIERE ET PORTER professionnels internationaux sur lesquels une forte pression a été exercée afin de les contraindre à s’affilier à la FSM.Parmi ceux sal is that the unions educate the employer on the j .subject of unions and human rel-' ations.It can teach the employer by the same methods it uses with | the public.Today, while it is generally re-1 cognized that more employers than formerly are ready to accept their social responsibility, this is by no means true of all of them.According to a recent Fortune poll, more than ninety per cent of management thinks management has a definite responsibility beyond the sphere of profils; but a third of those queried stated that they believe only one fourth or less of management possesses such social consciousness.In other words, management ilself docs not believe it has fulfilled ils social responsibilities., Industry must overhaul its thinking.Its use of the physical sciences, of technology, has far outstripped its use of the science of social behavior — of how to work together.Industry Is- not merely "business," it is a social institution as well.Industrial management requires skill In group relations.In the common interest unions should help teach management how to work intelligently with labor.Some difficulty in industry is caused by the Victorian attitudes of certain employers, who want to get back the hold on workers they feel they have lost because of workers' loyalty to unions.They resent and fear unions.They fail to educate their company officials on how to work with people.Some do not understand that the worker, as Philip Murray put it so succmtl.v, is faced with "the primary human problem of earning a living.” But the worker also wants more than just a job, and many employers do not yet realize this.Elmo Rci>er showed, by authoritative polling some years ago, "that In the order of their importance to him, the average American wants a sense of security, an opportunity to advance, to be treated like a human being rather than as a number on the payroll, a sense human dignity that comes from feeling that his work is useful to society as o whole." These preferences were again confirmed by more recent polls.About half of those asked said they would pick a job that pays quite a low income but which they were sure of keeping.About one quarter said they wanted a Job which pays a good income but which they have a fifty-fifty chance of losing.Still fewer said they preferred a job which pays an extremely high income if you make the grade but in which you lose almost everything if you don’t.Disruptions in labor-management relations arise from many reasons other than wage disputes.They arise from a continuous sense of insecurity, from real or apparent managerial unfairness- in adjusting contractual relations, from the harmful effects of assembly line work, and from work and pay scales planned on an individual instead of a group basis.A Sound Program Outlined In many cases, these causes of worker dissatisfaction stem directly from preconceived employer attitudes.Educational directors of a great union can help to alter these attitudes by means of an educational program aimed at the employer, such as the following: (li Educate employers to the place of unions in our system.(2) Acquaint employers with the data on human relations that have been gathered by universities, labor unions, foundations, and such groups as the Society for the Psychological Study of Social Issues, the Society for the Advancement of Management, and the American Academy of Political and Social Science.(3) Persuade employers to stimulate further research by industrial relations schools such ns those at Cornell, Princeton, Harvard.(4) Encourage employers to carry on technological research to improve working conditions.(5) Help management to develop new approaches to the industrial relations problem.Stabilize employment.which some organizations have found enormously beneficial, is an example.(6) Point up the importance of intelligent, honest, unbiased industrial relations personnel.(7) Urge management to encourage responsible leadership among the unions.(8) Urge employers to support housing projects, minimum wage legislation, social security, and other programs to strengthen democracy.When I speak of educational efforts aimed at management I know the idea is not new.It has been tried, sometimes with decidedly negative results.Unions have had THE LABOR WORLD UNIONS.disillusioning experiences in their attempts to i>ersuade management to consider the union point-of-view, and unions may feel that anyone who suggests educating management is probably starry-eyed.Management's principal fear is that if it allows labor the right to advise labor will somehow gain complete control.Efforts to dispel this belief cannot succeed overnight; but just as the displacement of ore log can break up a log jam, the winning over of one man may win over others.Tlie educational process builds new poinls of view by continuous and repeated efforts.There are innumerable ways of reaching the attention of employers.Unions can arrange for speaking engagements before employer groups, trade associations, chambers of commerce, boards of trade, and such groups as the Lions and the Rotary Clubs; radio talks and speeches at public meetings will carry the message.People can be educated by word of mouth in conversation.A thought clearly expressed has a way of starting a chain reaction.Uniotas can reach employers by the printed word — by sending clenr, factual stories of newspapers and other publications, by advertisements, pamphlets, and broadsides, by using all the communications media.Intelligently written letters addressed to top management will be read: talks by union executives to community groups reported in the newspapers will get attention; material prepared for special groups in the community, such as women’s clubs, lawyers, the clergy, will indirectly affect the businessman.Unions can enlist the support of colleges, foundations, progressive employers, consumer and other groups.No approach should be overlooked in carrying forward one’s program.Workers have a duty to the common good to help educate one of the most ! to tent groups in America — management.Tlie third activity I propose is to educate union members in economics.Many reliable polls have proved the r.ced of such education.For example, recent surveys of cross-sections of factory workers by the magazine Factory Management revealed that more than half of the workers queried had no opinion as to which top union leader is the most effective in getting better wages, hours, and working conditions.About ore third had no opinion on wether the prices a company charges for its produucls are too high, not high enough, or about right.About one third had no opinion on their bosses’ pay.About half had no opinion on whether dividends were too high or too low.Few people, let alone workers, know much about the technical problems of business finance.Without such knowledge, however, the worker is handicapped when engaged in bargaining.But if the worker understands management’s problems, he can bargain on a realistic basis.Walter Reuther has said that "the test of democratic trade unionism in a democratic society must be ils willingness to lead the fight for the welfare of the whole community." Management has the same obligation.Organized labor can help educate both management and workers to a realization of this obligation.Such education has one basic purpose: to create understanding, so that management and labor may work together effectively and prevent clashes.And this co-operation must come, for our system cannot stand continuous warfare.EDWARD L.BERNAYS* (Reprinted from Industrial ana Labor Relations Review, October 1947.) LE MONDE OUVRIER OCTOBRE-NOVEMBRE 1947 — MONTREAL — OCTOBER-NOVEMBER, 1947 PAGE 11 Le mouvement syndical en Pologne r L'auteur de l’article publié ci-des* sous a suivi de près l'évolution politique et syndicale en Pologne.Dans un discours prononcé récemment à la Diète polonaise, Roman Zambrowski, secrétaire du parti ouvrier (communiste) polonais cita l’augmentation sans précédent des effectifs du mouvement syndical polonais comme preuve du caractère authentique de la nouvelle démocratie polonaise.En répondant à cette rodomontade Zygmunt Zulawski, le seul député socialiste indépendant de la Diète qui, avant 1939, remplissait la fonction de secrétaire général de • la Fédération syndicale de Pologne, remarqua que, sur la base d'une telle argumentation, on devrait aussi reconnaître les réalisations démocratiques de feu Robert Ley du Front ouvrier nazi.Ces paroles amères du vétéran du mouvement ouvrier polonais révèlent la situation actuelle du mouvement syndical polonais beaucoup mieux que les tonnes de papier de la propagande officielle.Au premier regard, la situation syndicale en Pologne se présente en effet très favorablement.La division pour raisons politiques et celle entre ouvriers et employés dont le mouvement syndical polonais a tant souffert depuis scs débuts, n'existe plus.Le mouvement syndical polonais est maintenant réuni, sans distinction de tendance politique, autour de la Commission centrale des syndicats.Les effectifs s’élevaient au début de 1947 à environ 2,500,000.Ce chiffre dépasse le nombre total de syndiqués jamais atteint avant la guerre.De même, les comités d’usine qui, dans les provinces occidentales, en Silésie, Poznan et Poméranie, ont été introduits par le décret du 6 février 1945 dans tout le territoire de la Pologne.Le droit leur a été accordé de participer à la gestion des entreprises.La nouvelle rédaction de ce décret, adoptée en Janvier dernier, établit une relation intime entre les syndicats et les comités d'usine.F.st également prévue la participation des représentants syndicaux aux degrés supérieurs de l’administration économique.Tout cela donne à la presse officielle l’occasion de se donner des coups d'encens.Certains porte-parole particulièrement zélés parlent même du dépérissement de l’Etat en discutant le rôle des comités d’usine.En réalité, s’il y a quelque chose qui dépérit, c’est le mouvement syndical polonais.Adhésion obligatoire au syndicat Les effectifs impressionnants s’expliquent facilement par le fait que l’adhésion au syndicat est obligatoire.Tout ouvrier doit s’affilier à un syndicat s’il est employé.La crainte d'être renvoyé n’en est pas la seule raison.Les syndicats sont 'représentés dans les commissions qui distribuent les logements—et la situation en Pologne est désespérée en ce qui concerne l’habitation; les syndicats administrent également les cantines dans les usines et les vivres supplémentaires sans lesquels les ouvriers ne sauraient subsister.Ce contrôle syndical dans le domaine de l’alimentation constitue un moyen de pression beaucoup plus efficace que la menace directe de renvoi.Le* dirigeant* actuel* du mouvement syndical polonais L’application conséquente et effi-< cace de ces moyens de pression est assurée par la composition actuelle de la direction des syndicats polonais.Les positions clefs sont dans les mains des représentants de la petite minorité communiste.Ces gens-là ont été imposés d’en haut au mouvement syndical et sont assistés par des éléments qui dans le passé avaient loyalement servi la dictature pilsudskiste d’avant-guerre dans ses tentatives de désintégréer et de détruire le mouvement syndical libre.Ces éléments ont à l’heure disposition de leurs nouveaux maîtres.Cette situation au sein du mouvement syndical, qui reflète les traits caractéristiques du système politique de la Pologne actuelle, explique non seulement les succès considérables obtenus en ce qui concerne le recrutement de nouveaux membres pour les syndicats, mais également certains autres traits particuliers du mouvement syndical en Pologne.Les syndicats renoncent au droit de grève 11 n’existe pas en Pologne de loi contre les grèves.Mais une telle loi n’est aucunement nécessaire.Les syndicats qui sont la seule représentation de la classe ouvrière ont “volontairement” renoncé au droit de grève.D’après leurs statuts, la négociation et l’envoi des délégations au gouvernement sont les seules méthodes permissiblcs aux syndicats dans le cas d’un conflit de travail.Deux raisons sont données officiellement de cette attitude.Premièrement, ou prétend que l’Etat polonais est une “démocratie populaire" où la grande industrie est nationalisée et, partant, devenue propriété publique qui ne doit pas être endommagée par des grèves.(Apparemment ce principe n’est appliqué aux usines Renault et aux chemins e fer nationalisés en France.) Deuxièmement, on dit que dans les conditions économiques actuelles, une vague de grèves résultant en une augmentation des salaires nominaux contribuerait à intensifier la tendance déjà très forte à l’inflation.Le dernier argument contient, bien entendu, un élément incontestable de vérité mais d’autre part, il est complètement négligé dans les pays d’Europe occidentale où les grèves sont organisées par des syndicats à direction communiste Le plan triennal et l’inflation Cependant ce n’est pas toute la vérité.Les tendances inflationistes dans l’économie polonaise sont causées non seulement par les destructions qui ont frappé la Pologne pendant la guerre, mais aussi par le programme excessivement ambitieux d’industralisation inauguré par le gouvernement dans le cadre du Plan triennal.Ce plan envisage qu’à la fin de 1949, la production d’outillage soit augmentée de 250 pour cent en même période, la production d’articles de consommation doit augmenter de 25 pour cent.Un tel rythme d’expansion, dont la source d’inspiration et les motifs politiques sont évidents, comporte des dangers inhérents.Ces dangers sont devenus une réalité.La production industrielle de la Pologne a considérablement augmenté depuis 1945, mais c’était dû surtout aux progrès faits dans l’utilisation de l’outillage allemand transmis à la Pologne.Cependant les sommes très élevées nécessaires pour l’expansion de l’appareil industriel ont abouti à créer une situation où les dépenses totales de l’Etat dépassent de loin l’augmentation de produits disponibles; il n’était pas possible de rétablir l’équilibre par une politique d’impôts massifs à cause du niveau extrêmement bas des revenus consommables et du manque d’efficacité de l’administration.En outre, l’économie polonaise est sujette à la pression de l’Union Soviétique qui, dans ses relations commerciales avec la Pologne, emploie des méthodes d’exploitation des plus rudes.Ceci est illustré par le fait que la Russie paie pour le charbon polonais moins que le prix de revient.Les dangers d’inflation inhérents à une telle situation se sont manifestés dans toute leur force lorsque l’abolition de l’UNRRA et un hiver dur mirent en relief l’écart < entre l’offre et la defandc.Cet état de choses déterminera les socialistes à demander un ralentissement du rythme de l’expansion industrielle et à proposer des changements dans actuelle mis leur ’’expérience" à la ' le programme d’importations qui, conformément au Plan triennal, prévoit surtout l'importation d’outillage.Ces demandes furent vigoreuse-tnent rejetées par Hilary Mine, le ministre communiste d’industrie, qui nia carrément qu’une pénurie critique existât.11 essaya de rejeter la responsabilité de la hausse des prix sur les spéculateurs particuliers et —ici ces déclarations prennent un caractère assez sinistre — sur les associations coopératives dont la gestion est assurée par les socialistes.Sans directement prendre position dans ce débat, les syndicats "apolitiques" adoptèrent une attitude qui était essentiellement la même que celle de Mine.Le but déclaré des syndicats est d’atteler les ouvriers à la tâche de la réalisation du Plan triennal dans sa forme actuelle.cas, les ouvriers réagissent à leur misère et à la défaillance de l’organisation syndicale simplement en travaillant moins.Même la presse officielle ne lient passer sous silence le cercle vicieux des conditions misérables de vie et du has rendement du travail; elle ne peut non plus éviter de mentionner l’absentéisme massif des ouvriers qui continue en dépit du fait que celui qui s'absente du travail, est passible d'une peine de prison.Il est pourtant absolument défendu de publier la moindre mention ties grèves non autorisées qui continuent à éclater malgré les efforts des autorités gouvernementales et des dirigeants syndicaux.An cours des premiers mois après la fin de la guerre, les grèves non autorisées étaient souvent îles mani- testations populaires contre l’enlè-loutes les antres considérations veinent massif de l'outillage indus.' ‘ ' | triel qu'on transporta en URSS.La L’attitude du PPS cessation de ces démontages et Ta- la situation générale Une telle politique provoque nécessairement une résistance.Le Parti Socialiste Polonais (P.P.S.) qui partage la direction du gouvernement et du mouvement syndical avec les communistes, est évidemment inquiété par le cours d’événements.Tout en cédant aux communistes en ce qui concerne les problèmes politiques décisifs, les dirigeants du P.P.S.essaient de sauver l’existence de celui-ci en tant qu'organi-sation séparée en se faisant les porte-parole des plaintes quotidiennes des ouvriers.Les représentants socialistes dans la Commission centrale des syndicats protestent fréquemment contre l'attitude autocratique des directions d’usines à l’égard des ouvriers, contre l'inégalité des salaires poussée à l’extrême et contre les conditions de travail tout-à-fait inadéquates.Kazimierz Rusinek déclara à la réunion de la Commission centrale en décembre 1946: "Ce n'est pas un secret que les ouvriers dans les mines travaillent sans chaussures et sans vêtements.” La presse socialiste répète que “les syndicats ne sont pas et ne devraient pas être des instruments supplémentaires des organismes administratifs et économiques du gouvernement" et que "les comités d’usine ne sont pas toujours inclinés à manifester une attitude indépendante et les syndicats locaux montrent souvent la même faiblesse”.La presse socialiste fait allusion aux causes de cette situation en laissant comprendre que la direction des syndicats ne réflètc pas fidèlement les sentiments de la base.Dans un article, on a pu lire que “le problème du caractère représentatif des organismes dirigeants des syndicats n'a pas encore trouvé de solution satisfaisante".Apparemment, il n’est pas permis de pousser la critique plus loin.Quand Adam Kury-lowicz, socialiste et secrétaire de la Commission centrale, attaqua les responsables de l’embauchage dans les directions d'usine parce qu'ils renvoyaient des ouvriers qui n'étaient pas affiliés à un “certain” parti politique et accusa les syndicats d'avoir prêté leur concours à ces pratiques, il fut violemment rappelé à l'ordre.On peut dire sans exagération que toutes les plaintes des socialistes sont restées aussi infructueuses que leurs propositions visant à une revision du Plan triennal.Les socialistes reculèrent de nouveau à la dernière session de la Commission centrale où il fut décidé qu'une seule liste syndicale devrait être présentée dans toutes les élections de comités d'usine.Cette décision fut prise parce que les élections où des listes séparées étaient présentées avaient des résultats défavorables aux Communistes.La résistance ouvrière Un problème plus sérieux pour les dirigeants communistes résulte de la résistascc qui leur est opposée par les ouvriers eux-mêmes, une résistance non organisée et dispersée, mais tenace.Dans la plupart des mélioration d en 1946 contribua à calmer les masses.Au cours des derniers mois, la tension économique toujours plus grande s’est réflétée par une nouvelle série de grèves dont le motif était la montée du coût de la vie ou bien la rébellion contre les méthodes “stakhanovistes” du travail.Une preuve indirecte de cet état de choses peut être trouvée dans le fait que la Commission centrale réitéra à sa dernière session sa condamnation des grèves avec une vigueur tout-à-fait particulière, sans toutefois mentionner—pour des raisons évidentes—un seul exemple concret.La grève du textile à Lodz Vers la fin de septembre, on apprit de source sérieuse qu'une grève de 40,000 ouvriers du textile qui avait duré 10 jours, avait eu lieu à Lodz.Ce qui s’est passé à Lodz montre à quoi les grévistes peuvent s’attendre du gouvernement.80 “dirigeants" de la grève furent immédiatement arrêtés et deux femmes grévistes furent tuées dans les bagarres entre ouvriers et police qui s'ensuivirent.Entre temps, les représentants du Syndicat des ouvriers du textile essayaient d’appliquer leurs méthodes de "persuasion" pacifique”.Une vague fie persécutions Finalement, la situation est illustrée par la façon dont on traite ceux d’entre les socialistes qui s'opposent à la politique de la capitulation constante devant les communistes et leurs aspirations an pouvoir illimité.Parmi les arrêtés, on trouve aux côtés des dirigeants politiques comme Kasimierz Puzak, Tadeusz Szturm de Sztrcm, Joscf Dziegie-lewski et Ludwik Colin, des syndicalistes en vue comme Wiktor Krawczyk, Stanislaw Sobolcwski, Feliks Misiorowski et Anton Zda-nowski tpii avant la guerre était secrétaire de la Commission centrale ties syndicats.J-cs crimes dont on accuse ces hommes se rangent do l’espionnage à la détention de publications contenant des remarques louangeuses sur Léon Blum et Giuseppe Saragat.On les accuse aussi d’avoir fomenté des grèves, ce qui constitue une autre admission involontaire du caractère sérieux de l’agitation ouvrière.Ces mesures ont évidemment contribué à augmenter les inquiétudes tin P.P.S.officiel, qui dans la crainte évidente que son tour ne vienne prochainement, prépare fiévreusement une épuration des "renégats tlu socialisme”, c'est-à-ilire tie ceux qui s’opposent à la politique de capitulation poursuivie par le parti.Il reste à voir si ces mesures de répression réussiront à briser la résistance des masses ouvrières en Pologne.Pour atteindre ce but, il sera peut-être nécessaire de prendre toute une série de mesures supplémentaires—mesures qui serviront à rendre à la “démocratie populaire polonaise toute la perfection tlu stalinisme achevé.La pointe sud de l’Afrique fut contournée par les Portugais cinq siècles avant la découverte tic l’Amérique par Colomb.COMPLIMENTS o l LOUTS ROESSEL & Co.Limited DRUMMONDVILLE, Que.COMPir .NTS of Tricotex Co., Limited Drummond Road SHERBROOKE, Que. PAGE 12 OCTOBRE-NOVEMBRE 1947 — MONTREAL — OCTOBER-NOVEMBER, 1947 THE LABOR WORLD La Fédération syndicale mondiale au service de l'impérialisme soviétique Le rôle joué par la FSM en tant qu’instrument de la politique d’agression et d’expansion de l’URSS, a été confirmé une fois de plus par la façon dont la FSM a traité la proposition des syndicats autrichiens de les aider contre la tentative soviétique visant à assurer la domination de l’impérialisme russe en Autriche par la saisie des soi-disant "avoirs allemands".Le président de la Fédération autrichienne des syndicats, Johann Boehm, a donné dans le numéro d’août de l"‘Oe.G.B.Gcwcrkschaft-licher Nachrichtcndienst", publication officielle de la Fédération autrichienne ties syndicats, un résumé détaillé et lotis les faits concernant l’attitude de la FSM à l’égard du problème autrichien."Même les entreprises autrichiennes qui doivent être considérées connue étant réellement des avoirs allemands et auxquelles les puissances alliées ont des prétentions légitimes, deviendraient un danger pour l’indépendance économique de notre pays.Pour cette raison, il serait désirable de nationaliser ces entreprises afin de leur donner le caractère de propriété nationale autrichienne.L’Etat autrichien devrait naturellement dans ce cas, payer une compensation adéquate.Puisqu’il l’heure actuelle notre économie est trop pauvre (tour payer cette compensation en espèce ou en nature, la compensation devrait être payée en bons amortissables à longue échéance.“S’il n’est pas possible de mettre toutes les anciennes entreprises allemandes en la possession de l’Etat autrichien, il faudrait veiller à ce que les entreprises qui resteraient dans les mains de l’étranger, soient sans exception et dans toutes éventualités, sujettes à la Loi autrichienne.“Vu les raisons sus-mentionnées, la Fédération autrichienne des syndicats prie la FSM de soutenir son attitude auprès 1) des quatre Gouvernements Alliés aussi bien que 2) du Conseil Allié à Vienne et 3) de la Commission Alliée des experts à Vienne.” Le problème autrichien à la conférence de In FSM à Prague Ce qui arrive à ce mémorandum à la conférence de la FSM à Prague a été décrit par Boehm comme suit : "Dans mon discours devant le Conseil général je soulignai que les syndicalistes autrichiens qui étaient toujours restés fidèles au mouvement ouvrier international, même au temps de l’invasion national-socialiste et de la guerre, et qui avaient été les premiers à passer à la lutte armée contre le fascisme, pensent avoir droit à l’aide de la FSM dans leur lutte qui, en fait, est une lutte pour l’existence même des travailleurs en Autriche .“Après mon intervention la question fut posée, et une discussion s’ensuivit qui dura une heure et demie, avec le résultat que le second mémorandum de la Fédération autrichienne des syndicats fut renvoyé, lui aussi, au Comité exécutif pour examen.Il reste à savoir si le présent mémorandum aura plus de succès que celui qui avait été soumis à la FSM à Paris.Je dirai tout franchement qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir.C'est malheureusement un fait que la constellation politique des puissances se reflète dans la FSM aussi bien que dans le Conseil général et le Président Deakin a peut-être eu raison lors- j qu’il remarqua que la conférence aurait duré deux semaines de plus si le Conseil général avait décidé d’entrer dans la discussion du problème des avoirs allemands en Autriche .” Nous n’avons rien à ajouter aux paroles du Président Boehm sur l’influence du jeu politique des puissances sur la FSM.La FSM ignore un mémorandum de» syndicats autrichiens Dans son article, Boehm raconte que les syndicats autrichiens avaient soumis à la FSM, en Janvier dernier, un mémorandum demandant qu’elle prenne position à l’égard du problème du traité avec l’Autriche, particulièrement en relation avec les soi-disant avoirs allemands.Puisque le Comité exécutif de la FSM n’avait 1 rien fait au sujet de ce mémorandum, Boehm lui soumit un nouveau mémorandum et demanda que la FSM se prononce sur la question à sa conférence de Prague.Le second mémorandum I.e second mémorandum souligna entre autres : .Tous les avoirs qui avaient été propriété autrichienne avant l’occupation de l’Autriche, n’ont, en réalité, jamais cessé de l’être, puisqu'il n’v eut pas, apparemment, des contrats de vente réellement volontaires, assurant aux vendeurs une compensation adéquate.Notre point de vue ;i ce sujet est tout-a -fait conforme à h déclaration faite par les Alliés à h Conférence de ] .o ti- (1res, en a où 10-13, précisant que tous les vont rats conclus sou la pression du Reich allemand dc- vraieut êt re c onsidérés nuis et non avenus.“Pour es mvriers et empl d’Autriche il est d’une import met- décisive que ces avoirs soient re- couvres | >ar !’ Autriche parce que l’indépcw! ance économique et, îar- tant, poli ique de notre pays nc pourrait ê tre sauvegardée s’ils t ont- baient dans les mains de l'étranger Hebdomadaire de la Gaspésie Nos voeux (le longue vie ;i l.a Vigie, nouvel organe officiel de la Gaspcsic, publiée à Pasbébiac, dans le comté de Bonaventurc.Son directeur est M.J -M.Dubrcuil, et son rédacteur, M.Roland Prévost, autrefois rédacteur du Passe-Temps, de Montréal.I.e journal a été fondé pour défendre les intérêts religieux, politiques, économiques et sociaux des Gaspésicns.Son Excellence Mgr Albini Leblanc, évêque de Gaspé, a souligné, dans une lettre à M.Dubrcuil, et publiée au complet dans l.a Vigie, l’oeuvre difficile, méritoire et nécessaire du journal qui entend se mettre au service du bien commun.Les Gaspésicns avaient certainement besoin d’un journal alerte, agressif, bien au courant des besoins de la région.Il n’y a aucun doute que pareil journal puisse rendre service à ce pays privilégié de la Nature qu’est la Gaspésie.Nous avons d’autant plus confiance qu’il atteindra ce but qu’on a confié la direction de sa rédaction à un estimable confrère, M.Roland) Prévost, qui a fait scs preuves dans la | résurrection du Passe-Temps.L’Alfalfa est aussi connu sous le ^ nom de luzerne.' ' ÎUftA ii CVyUTt : -A y a* -, -, -.>> ‘
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