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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 27 mars 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1948-03, Collections de BAnQ.

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Ctîe faim t fiiürxa fejttmtfm (ihiuricr "Autorisé comma envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa" 33e Année — No 7 SAMEDI, 27 MARS 1948 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 27, 1948 33rd Year — No.7 Les papetiers préparent une offensive contre le communisme et pour la démocratie unions ouvrières, et de prendre une action militante contre le communisme.Cette résolution sollicite la coopération intensive des unions libres et démocratiques pour supprimer les principales causes favorisant le communisme.Ce Congrès qui est le 22e du Conseil provincial des unions des moulins à papier de Québec affilié à la Fraternité internationale des papetiers et à la Fraternité internationale des travailleurs de la pulpe, du sulfite et des moulins à papier s’est ouvert officiellement jeudi le 18 mars dernier à l’hôtel Victoria, Québec.Les délibérations se sont continuées vendredi, le 19 et samedi le 20.Le maire Lucien Borne a présidé à l’ouverture officielle.Le Congrès du Conseil provincial des Unions des travailleurs du papier du Québec a adopté une lcurs patrons, sans se départir ja-résolution ayant pour but de lancer une campagne contre toute infiltration communiste dans nos jugeVlntCsoHdrqurïéinnaeVermCis de faire de l’industrie de la pulpe et du papier l’industrie la plus prospère au pays.“Quand le gouvernement demande le respect des lois et de la constitution, dit-il il le fait dans l’intérêt même de l’industrie et pour la sauvegarde de la liberté de tous”.Résolutions adoptées Cent douze résolutions dont deux contre le communisme et le travail du dimanche, ont été adoptées ait cours du Congrès.Dans une résolution, le conseil s’oppose à tout travail le dimanche et donne tout son appui aux deux sections de son organisation dans leurs efforts pour obtenir le respect de "cette journée réservée à la prière et au repos”.Les autres résolutions demandent, entre autres choses, la semaine de 40 heures; 2 semaines de vacances payées après un an de service et 3 semaines après 5 ans; l’égalité de l’échelle des salaires dans toutes les provinces de l’Est ; le crédit ouvrier; la pension aux vieillards de 60 ans fixée à $60 et accordée sans enquête; 4 fêtes légales chô- Plusieurs orateurs ont exposé la situation présente chez les travailleurs du papier.Le confrère J.-A.D’Aoust, vice-président de la fraternité internationale des papetiers, et vice-président du Congrès des métiers et du travail du Canada, a déclaré que toutes les conventions collectives renouvelables le 1er mai sont désormais révolues et que les manufacturiers ont été avertis que de nouvelles négociations auront lieu dans lesquelles seront réclamées des augmentations de salaires substantielles.Le confrère D’Aoust a également signalé la vague d’insinuations malveillantes qui se porte présentement à l’attaque des unions internationales au sujet de leur confcs-sionnalité ou de leurs tendances politiques.11 a dit que les unions de l’industrie du papier sont fermement opposées au communisme et qu’elles croient à la permanence et à l’expansion des principes démocratiques dans le monde.II a ajouté que ces unions sont très imprégnées d’esprit chrétien et qu’elles mettent toujours en lumière les principes de la doctrine sociale chrétienne.Excellentes relations Il a affirmé que les relations entre ces unions et les manufacturiers sont très bonnes et, cela, selon les déclarations faites par le passé de part et d’autre.Elles sont imprégnées d’un bel esprit social ; on loue en particulier la compétence des chefs ouvriers et la bonne organisation des unions.Les autres orateurs furent MM.Chester Jordan, président du conseil provincial, qui a souhaité la bienvenue aux délégués qui représentent par leur grand nombre à ces assises les organisations des provinces maritimes, du Québec et de l’Ontario.MM.J.-A.-C.Mclnnis, vice-président du conseil provincial, René Michaud, président du Conseil fédéré des métiers et du travail de Québec et de Lévis, et Hugh-S.Young, secrétaire-trésorier.Offensive contre les communistes La Fraternité internationale des papetiers a résolu de lancer une vaste campagne contre le communisme.Après avoir adopté une résolution à cet effet, résolution dont nous reproduisons ci-contre, le confrère Arthur D’Aoust a déclaré que l’Union des papetiers n’était pas personnellement affectée mais qu’il est de son intention de coopérer avec le Travail organisé canadien.“Il n’y a pas de communistes employés dans notre industrie, d’ajouter le confrère D’Aoust.” La Fraternité des papetiers inaugurera cette campagne en faisant parvenir des circulaires à toutes les organisations affiliées au Congrès des Métiers et du Travail du Canada demandant leur coopération.Conditions de bonne entente soulignées par l’honorable M.Barrette “C’est l’intention du gouvernement de voir à ce que, chaque fois que les employeurs enregisteront des augmentations de profit les ouvriers puissent avoir part aux surplus des bénéfices”, a dit l’honorable Antonio Barrette, ministre du travail, dans une allocution qu’il a prononcée au cours du banquet de clôture du Congrès.M.Barrette a insisté sur les conditions de la bonne entente entre les ouvriers et les patrons et il a loué le travail “de première classe", accompli à ce point de vue dans l’industrie de la pulpe et du papier en notre province.Le président des moulins de 1 Anglo Canadian Pulp and Paper, M.E.-M.Little, était au nombre des invités.Il a adressé la parole, de même que l’échcvin Henri Gagnon, maire suppléant de Québec; M.Chester Jordan, de Québec, président du conseil des unions des moulins à papier du Québec et de l’est du Canada, et M.John Joncs, de New-York, premier vice-président de la fraternité internationale des faiseurs de papier.M.A.-A.Normandin, de Baie-Comeau, agissait comme maître de cérémonie.Ouvrier* félicités de leur excellent travail Après avoir félicité les ouvriers de la pulpe et du papier de l’excellent travail qu’ils ont accompli au point de vue des relations industrielles et déclaré que les résultats obtenus font de leur organisation une équipe de travailleurs qui peut servir d’exemple et de modèle aux organisations ouvrières, non seulement, de la province et du Canada, mais aussi de l’univers entier, M.Barrette leur a demandé de rester en bons termes avec niées payées; l’exemption de l’impôt sur les salaires inférieurs à $1,500 pour les célibataires et à $3,000 pour les hommes mariés; le maintien des prix des loyers domestiques; un plan d’hospitalisation prévoyant une contribution de 75 pour 100 de la part de l’employeur, l’octroi d’un intérêt de 5 pour cent sur tout remboursement en vertu de la loi de l’impôt sur le revenu ; intérêt effectif à partir du 3c mois qui suit la déclaration de l’impôt.Election* des officier* Outre M.Chester Jordan, de Québec, réélu président, le nouveau bureau de direction du conseil des unions des moulins à papier de Québec et de l’est du Canada sera composé, cette année, de MM.Aligns Mclnnis, de Québec, George Yorkston, d’AthoIvillc, IL Costello, de Témiscamingue, Michel Tessier, de Dolbcau, et A.Giguère, de Trois-Rivières, respectivement premier, 2c, 3e, 4e et 5c vice-présidents; et M.Hugh Young, de Gatineau, secrétaire-trésorier.Action militante contre le communisme lie Congrès aux Trois-Rivières Le Conseil exécutif de la Fédération provinciale du Travail de Québec, réuni en assemblée régulière, a décidé de tenir sa onzième conférence annuelle dans la cité des Trois-Rivières, les 4, 5 et 6 juin prochain.La Fédération tiendra ses assises dans la salle de l'Hôtel de Ville de la belle cité trifluvienne.Les quartiers généraux de la convention seront établis en l'Hôtel Château de Blois.On s'attend à ce qu'un nombre record de délégués, soit plus de 300, soient accrédités pour cette conférence qui devra résoudre les problèmes nombreux et variés auxquels notre mouvement a à faire face à l'heure actuelle.C'est donc dire que les résolutions qui y seront présentées devront être des plus constructives, et les organisations affiliées sont invitées à faire parvenir au secrétariat de la Fédération leurs résolutions dans le plus court délai possible.L'appel à la conférence ainsi que les formules de lettres de créance seront expédiés aux organisations affiliées d'ici quelques jours.Un programme des, plus variés a été élaboré pour faire de cette conférence un événement digne de nos annales.Des arrangements ont été conclus pour la tenue d'un banquet le samedi soir.Ce banquet sera suivi d'une excursion sur le fleuve.Nombre d'autres divertissements ont été arrangés pour les visiteurs et les femmes des délégués.Attendu que des agents russes, sous le couvert d'un parti politique canadien ont tenté de s'infiltrer dans notre mouvement ouvrier canadien pour lequel ils constituent une menace sérieuse ; et Attendu que l'objectif de ces agents communistes est le bouleversement complet et violent de notre système de vie et la mise en esclavage du peuple canadien ; et Attendu que ces agents ont déjà réussi à créer le désordre à travers le monde et que la paix universelle s'en trouve sérieusement compromise ; et Attendu que la situation actuelle au Canada et à travers le monde est assez grave pour exiger de tous ceux qui désirent sauvegarder nos institutions démocratiques, une action militante capable d'assurer les réformes sociales qui s'imposent et d'éliminer le communisme dans les pays démocratiques ; Qu'il soit résolu : Que le Conseil des Unions des Moulins à Papier de Québec et de l'Est du Canada, en tant qu'organisation responsable, représentant une portion substantielle du peuple pacifique du Dominion du Canada, s'engage au nom de ses locaux affiliés à : 1.Coopérer intensivement avec les unions libres et démocratiques pour supprimer les principales causes favorisant le communisme, lesquelles sont les suivantes : .(a) La répugnance de la plupart des hommes d'affaires à donner aux ouvriers des renseignements adéquats sur les réalités économiques ; l'ignorance étant le terrain le plus propice à l'expansion du communisme.Leur répugnance à renseigner les ouvriers sur la politique des compagnies et sur le mécanisme de la haute finance, oubliant que les ouvriers deviendront facilement les victimes des agitateurs toujours prêts à déformer la vérité et à produire de fausses déclarations ; (b) Les agissements de personnes influentes qui permettent l'application de mesures oppressives et restrictives contre les unions ouvrières, faisant ainsi le jeu des communistes qui sèment la haine entre les classes ; (c) Le manque de sympathie et le manque d'entente entre employeurs et employés ayant pour résultat l'exploitation des travailleurs et les salaires insuffisants d'une part et, d'autre part, le désir de changements radicaux, désir qu'exploitent les communistes.2.Coopérer avec toutes les organisations canadiennes pour prouver la supériorité de notre mode de vie sur celui de la Russie, sans oublier que la vantardise ne nous aidera pas à vaincre l'adversaire ou à dissimuler les torts et les faiblesses de notre système social actuel.3.Obtenir toute la coopération possible de la part des patrons et des ouvriers dans l'étude de leurs problèmes communs, en vue de rendre plus facile la vie au Canada, d'éliminer les griefs industriels et tout autre facteur qui pourrait nuire à notre solidarité sociale et retarder notre progrès.4.Demander au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, à la Fédération Américaine du Travail, à la Chambre de Commerce Internationale et aux autres organisations internationales de chercher à obtenir plus d'entente et plus de franchise de la part des employeurs européens afin de rendre aux ouvriers la foi et la confiance dans les institutions libres qui opposent une digue au communisme, pour enrayer ainsi l'avance des Russes en Europe et écarter la guerre qui détru -ait toute espérance de réaliser les buts des ouvriers organisés sur ce continent.Résolution adoptée à la vingt-deuxième convention du Conseil provincial des Moulins à papier de Québec affilié à la Fraternité Internationtle des papetiers et à la Fraternité Internationale des travailleurs de la pulpe, du sullite et des moulins à papier./ PAGE 2 SAMEDI, 27 MARS 1948 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 27, 1948 THE LABOR WORLD L’ouvrier français Election chez les Typos Le coût de la vie et l’habitation sont les cauchemars des travailleurs de France.Un prêtre français, dont l’apostolat sacerdotal s’exerce auprès de la classe ouvrière de son pays, est actuellement de passage à Montréal.Les précisions qu’il donne en brossant le tableau de la vie ouvrière en France démontrent bien jusqu’à quel point il sait ce dont il parle.Au surplus il est attmô-nier national de l’action catholique ouvrière chez les adultes, ce qui lui confère toute l’autorité nécessaire pour parler en connaissance de causes des problèmes ouvriers de chez lui.11 s'agit de M.l’abbé André Millard, originaire de Besançon, aumônier militaire au cours de la dernière guerre et aumônier d’action catholique ouvrière sur le plan national depuis 5 ans.Les buts de l’action catholique ouvrière de France, ses méthodes et le rôle de scs aumôniers étant les mêmes là-bas qu’ici, nous avons cru ne pas devoir insister sur ces points et plutôt poser à notre visiteur des questions se rapportant à la situation matérielle des ouvriers de France.Nous citerons ici les chiffres et les explications que nous croyons être les plus révélateurs.Après en avoir pris connaissance, il se trouvera certainement quelques travailleurs canadiens qui se diront : Tout de même, nous ne sommes pas si mal partagés, si nous comparons notre situation à celle des cousins d'outre-mer.Tout d’abord, M.l'abbé Millard nous a parlé du grand problème de l’alimentation.Les ouvriers en sont plus affectés que les autres classes de la population française, nous a-t-il (lit, parce qu’ils sont doublement rationnés îce qui tic veut évidemment pas dire qu’ils sont gratifiés d'une double ration).La nourriture que l’on peut sc procurer avec les coupons de rationnement, a-t-il expliqué, n’est déjà pas suffisante et, au surplus, le manque d’argent ne permet pas d’acheter le fromage ou la viande pour lesquels on a des coupons.Selon M.l’abbé Millard, des mères de familles ourières ont déclaré à des enquêteurs qu’elles s’en tiraient tant bien que mal en vendant les coupons de fromage, de beurre, de textile et autres pour pouvoir sc payer du lait, des pommes de terre et du pain.Ft, pour montrer comment le coût de la vie peut être un cauchemar épouvantable pour les travailleurs français, notre informateur nous a cité des chiffres récents et les a comparés à ceux de 1939.Par exemple, par rapport aux prix de 1939, le lait est 14 fois plus cher, le porc 20 fois, les pommes de terre 1S fois, le vin 16 fois, les complets pour hommes 18 fois, les chaussures 14 fois, etc., etc.Ft le standard de vie des ouvriers français en 1139 était inférieur à un standard de vie que l'on peut appeler convenable, bit c’est bien pire maintenant étant donné que les salaires sont loin d’avoir monté au rythme des prix qui eux sont de la à 17 fois plus élevés qu'en ’39 alors que les salaires ne sont que de 5 à 7 fois supérieurs à ce qu’ils étaient avant la guerre.Pour s'en tirer, de déclarer M.l'abbé Millard, les ouvriers doivent vendre la machine à laver, le vélo et maints autres rarticles s’ijs veulent nourrir leurs enfants et s'ils veulent temporairement s’en tirer.L’origine des succès communistes Toutes ces statistiques, déclare M.l'abbé Millard, expliqueront en partie la cause des quelques succès communistes.On est pas sans savoir, ici comme ailleurs, que le communisme se nourrit de la misère ouvrière.A ce compte, ajoute-t-il.il y a de quoi engraisser le communiste français beaucoup pins qu'il ne l’est actuellement.Les trois quarts des votes communistes en France, affirme-t-il, ne proviennent pas d'ouvriers endoctrinés, mais d’ouvriers qui affirment en avoir assez, qui sont convaincus n’avoir plus rien à perdre et dont le dernier espoir est misé sur le communisme, qui promet la lune._ , • L’habitation M.l'abbé Millard est à Montréal depuis quelques jours et il a entendu parler de la rareté des logis.Comparons toutefois notre situation à celle de la classe ouvrière française, qui est logée dans des logis dont 30% sont insalubres ou beaucoup trop étroits.M.l'abbé Millard cite un rapport d'enquête sur l’habitation ouvrière en France et mentionne le cas de la ville d'Avignon, où 45% des habitations n’ont pas d'eau courante ; le cas de Limoges, où 64% des familles n'ont pas une toilette particulière et maints autres exemples lamentables.L’oeuvre magnifique de l’A.C.ouvrière française Fil terminant M.l'abbé Millard parle de la magnifique besogne qu’accomplit l’action catholique ouvrière française pour remédier un peu à la pénible situation dans laquelle sc débattent les familles ouvrières.Fntre autres services, il cite celui des coopératives de consommation : le service d'aides familiales, qui consiste à fournir des jeunes filles qui, 2 jours par semaine, vont aider les mères de plus de 3 enfants ; les campagnes pour l’occupation des appartements vacants ou trop spacieux pour ses occupants; l’établissement de maisons familiales de vacances pour les familles ouvrières des grandes villes, etc.M l'abbé Millard est l’invité de la L.O.C.canadienne, à qui il est venu demander des renseignements précieux sur certaines de ses initiatives Les élections à l’union typographique Jacques-Cartier, local 145 (F.-A.T.), ont eu lieu samedi soir le 6 mars dernier et c’est M.Georges Laverdure qui a été élu à la présidence en remportant sur MM.J.-W.Blaquière et Philippe Langlois par une majorité de 79 voix.Ces élections ont été marquées d'un intérêt particulier de la part des membres qui ont voté dans une pro-|)orlion plus grande que lors de toutes les élections précédentes depuis la fondation de l’union.Les autres officiers élus sont MM.Fernand Durochcr, secrétaire-archiviste; Ernest Chalifour, secrétaire-trésorier; T.-L.Doutre, Jacques Gin-gras et Ephrem Grenier, membres du conseil exécutif.Les résultats des élections étant connus on a procédé à l'assermentation des officiers et on termina la réunion par une soirée récréative à laquelle plus de 200 membres ont [iris part.Outre les officiers élus ce jour-là, il en est plusieurs autres qui avaient été élus par acclamation lors de la mise en nomination.Voici les noms de tous les officiers qui dirigeront l'union au cours du prochain terme ; Président : G.Laverdure; 1er vice-président: Roger Marchand; 2e vice-président Ubald Labelle; agent d'affaires et sec.-trésorier Chs-E.Chalifour; sec.archiviste: Fernand Dttrocher; comité exécutif: T.-L.Doutre, ! deques Gin-gras, Ephrem Grenier ; sergent d’armes: Arthur S.-Hilaire; commissaire-ordonnateur: David de Morasse; vérificateurs: Gérard Bertrand, J.-E.Gariépy, Richard Charron; délégués au conseil des métiers et du travail de Montréal : Emile Chabot, T.-L.Doutre, Jos Gariépy; délégués au conseil des métiers alliés de l’imprimerie et de la ligue de l’étiquette: Philippe Bergeron, O.Corbeil, Henri Richard; comité des apprentis: Jean Desautels, Roch Lefebvre, Roger Marchand, Bernard Nation; délégué au comité paritaire: Joseph St.-Hilaire; délégués à la fédération des unions internationales des métiers de l'Imprimerie: C.-Ernest Chalifour.!.-Philippe Langlois, Henri Richard, [os St.-Hilaire.Maison fondée en 1885 Nouvelles locales II est sensationnel.C'est la vedette de l'heure — Le Poète de l'ORGUE PHIL JOBIN Tous les soirs de 9h.à 2h.a.m.au CAFE ST-IACQUES 415, est rue Ste-Catherine HA.1633 4 GRANDES SALLES • PLACES POUR 1.000 PERSONNES Réceptions — Mariages -— Banquets — Assemblées ATTENTION SPECIALE AUX LIGUES DE QUILLES Chez les ouvriers du textile Plus de ‘*0 délégués des locaux de l’uuion internationale du textile, représentant près de 6,500 ouvriers dans la province de Québec, se sont réunis, récemment, à Montréal.La réunion a réitéré la confiance des membres et officiers envers les organisateurs et officiers sur cjui pèsent les accusations et s’est engagée à contribuer de toutes les ressources financières des locaux pour porter les causes devant les Cours d’appel.La conférence a décidé de former un conseil provincial du textile, composé des représentants des locaux de l'union internationale dans la province, afin de coordonner le* activités de l’union.Ce conseil se réunira régulièrement.La conférence a déclaré (pie les salaire* du Québec sont encore inférieurs à ceux de l'Ontario, ce qui veut dire un niveau de vie inférieur, et a demandé au gouvernement provincial d’établir un salaire minimum de 65 cents l'heure dans la province de Québec.l.a résolution demande au gouvernement fédéral de réimposer les contrôles sur les prix, au niveau de 1946.sur les nécessités de la vie, et déclare que des augmentations substantielles de salaires seront demandées au cours des négociations qui auront lieu prochainement dans la province entre l’union internationale du textile et les compagnies.Le Local 302 des rembourreurs renouvelle trois contrats de travail Le local 51)2 de l'union internationale des rembourreurs (F.A.T.) vient de signer trois renouvellements de contrats avec trois manufacturiers montréalais.Les autorités patronales des trois firmes ont consenti des augmentations de salaires à tous leurs employés et plusieurs autres avantages.Lhi de ces trois contrats a été signé par la compagnie “Canadian Upholstering”, de Montréal, et comporte les clauses de retenue et sécurité syndicale, la réduction de la semaine de travail qui était de 49 heures à 44, une période de repos de 15 minutes le matin et une autre l’après-midi, rémunération à temps et demi après les heures régulières de travail, 1 semaine de vacances par année, la reconnaisance des droits d'ancienneté, une augmentation générale de 7 cents l’heure en moyenne, 4 congés payés par année, assurances sociales aux frais de l'employeur, etc.La compagnie “Chesterfield & Furniture", également de Montréal, a signé un contrat identique avec les quelques variantes suivantes : augmentation générale de 10 cents l’hcnre effective en mai prochain et 25 cents d’augmentation par semaine pour chaque point d'augmentation dans les statistiques de la hausse du coût de la vie en novembre prochain et congés pavés ait lieu de 4.En plus de ces deux congés payés, la compa gnic en accordera 8 autres non payés mais rémunérés à temps double si travaillés.Le troisième contrat a été signé par la compagnie “Comfort Upholstering”, de Montréal.A ce dernier endroit les ouvriers ont obtenu une augmentation générale de 10 cents l'heure ; tous les autres avantages sont les mêmes qu’à la compagnie “Canadian Upholstering”.Ces trois contrats ont été signes, pour les ouvriers, par M.Rosario Towner, président du local 302, et M.A.Liberman, agent d’affaires.Ouvriers communistes chassés Trois ouvriers que leurs confrères accusent d’être communistes viennent d’être la cause d’un arrêt général de travail de 30 minutes à l’usine de la compagnie “Briggs”, à Détroit, rapporte la Bresse Canadienne.Voulant protester contre la pré scncc au milieu d’eux de ce qu’ils ont dit être des “communistes notoires”, tous les travailleurs de l’usint ont manifesté durant plus de 2 jours au cours de la semaine dernière et ils ont finalement expulse les trois individus en question.Deux jours plus tard, le syndicat local des travailleurs unis de l'automobile (C.Ï.O.) rappela les trois indésirables, ce qui déclencha l'arrêt de travail de 3 minutes.La direction de l'usine à qui il a été demandé ce qu’elle entendait faire pour régler ce conflit a répondu qu’il l’agissait là d'un problème qui m concernait que l'union.Si nous intervenions, a déclaré un porte-parole de la compagnie, nous violerions notre contrat.On dit que le contrat stipule que la compagnie dirige les ouvriers aussi longtemps que des factions ouvrières n’en viennent pas aux prises.A tout événement les 3 “communistes” sont encore au travail.Les peintres ont recours à la conciliation A leur dernière reunion, les membres du local 349 de l’union internationale des peintres (F.A.T.), ont accueilli 18 nouveaux membres et adressé leurs condoléances à la famille de M.Pierre Bctourney, un membre récemment décédé.Le membre A.Mercier dont la mère est décédée, ces jours derniers, a également été l’objet d’un vote de sympathies de la part de l’assistance.M.J.-L.Morel, agent d’affaires et membre du comité négociateur du conseil de construction des unions internationales, a fait rapport des négociations qui ont eu lieu entre le “Builder’s Exchange” et le conseil de construction.M.Morel a révélé que les représentants ouvriers ont maintenu leurs demandes d’augmentation de salaires de 30 cents l’heure et ont catégoriquement refusé les propositions inférieures des employeurs.11 en est résulté la rupture des négociations et une demande officielle au ministère provincial du Travail pour qu'il dépêche un officier conciliateur qui tentera de régler le conflit.On s’attend que M.Cypricn Miron, chef provincial du service de conciliation, s’occupera personnellement de trouver une formule d’entente à la | satisfaction des deux parties.R.Raoul Gervais, président, vient de convoquer une réunion spéciale de tous le* membres du local 349 dans le but de leur fournir l’occasion de s'élire un vice-président en remplacement «le M.Edouard Hogue, que la maladie vient de forcer à démissionner.Le président et l'agent d'affaires profiteront de cette réunion spéciale pour communiquer aux membres le; derniers développements qui seront survenus dans les démarches en cours en vue de renouveler la convention collective pour la prochaine année.S.VESSOT COMPANY LIMITED FONDERIE DE FONTE, CUIVRE ET ALUMINIUM Nouvelles moulanges à marteaux, deux cylindres (nouveau principe) Machines Vessot à rouler le grain Malaxeurs à moulée Moules pour la fabrication de tuyau en béton Pelles à tracteur se reliant à tout tracteur FORD JOLIETTE, QUE.Compliments de 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loi d'Ontario, cet article autorise les diverses industries à établir des associations de prévention d'accidents, et permet à la Commission des accidents du travail d'accorder des octrois à ces associa-règles pour fins de prévention d'accidents aux-tions pour leurs opérations et d'approuver des quels seront tenues toutes les industries d'une même catégorie.Maintien de la santé On notera que l'article 116 de la loi d'Ontario autorise les industries à former elles-mêmes une "association" pour la prévention des accidents".Cela peut avoir l'air de limiter les déboursés d'argent prévus par la Commission des accidents du travail pour la prévention des accidents, mais l'article 115, traitant des maladies industrielles, autorise le paiement d'indemnités dans les cas de maladies industrielles "comme si la maladie était un accident personnel, et si l'incapacité résultait d'un accident".Le résultat net est donc que les Associations de prévention des accidents en Ontario ont le droit de traiter du problème des maladies industrielles sur la même base que les accidents.Tout ce qui influe sur le taux de fréquence des accidents dans l'industrie peut réellement être classé comme point d'intérêt pour les Associations établies en vue de prévenir les accidents.Il y a donc lieu de croire que ces organisations peuvent, du moins de façon limitée, s'occuper des questions qui touchent à l'hygiène, plus particulièrement peut-être en travaillant avec les groupes gouvernementaux ou autres établis pour fins de santé et de bien-être.Enquêtes sur les accidents Il y a plusieurs années j'étais à l'usine principale d'une vaste société aux Etats-Unis, une compagnie qui employait alors 50,000 hommes et femmes.La compagnie fit rapport d'une analyse de ses accidents durant une année complète : tant d'accidents étaient dus à la mauvaise tenue de l'intérieur, tant au manquement à fournir ou à se servir des protections mécaniques ou du matériel personnel, les derniers 27 pour cent figurant sous le titre "négligence".Subséquemment quelqu'un s'en-quit sur ce que voulait dire le terme "négligence" et la réponse fut : "Oh ! vous savez ce que veut dire la négligence, le manque de prudence tout simplement".Le monsieur à l'esprit inquisitif déclara que cela ne voulait rien dire pour lui, si ce n'était une preuve de raisonnement simpliste.Il demanda les dossiers sur ces 27 pour cent, et on s'efforça de trouver la cause exacte du problème.L'analyse, de par son caractère, imposait des recherches, et dans plusieurs cas, s'étendait en dehors de l'usine.De fait, "la négligence" fut analysée et provoqua l'institution du travail de bien-être.L'historique des cas L'analyse révéla un cas où une hypothèque arrivait à l'échéance sacs que le débiteur puisse la renouveler ou la payer.Il y avait là un embarras financier influant sur le travail de l'ouvrier à l'usine.Un autre cas montra l'attente prochaine d'un bébé alors que le mari ne savait pas qui pourrait avoir soin de sa famille lors de la naissance.Encore un autre exemple d'ennuis financiers et personnels.Il y avait des cas de tension émotive causée par les querelles de ménage avant que l'ouvrier quitte son foyer.Dans d’autres cas, on a rapporté que "l'épouse était paresseuse : elle ne se levait pas pour préparer le déjeuner : l'homme venait travailler l'estomac vide ou plein d'aliments froids".Beaucoup d'autres cas avaient trait aux dérangements émotifs.Je me souviens d'avoir vu, il y a quelques années, un conducteur de tramways à un carrefour important manifester un dérangement émotif complet.Sa voix, alors qu'il demandait aux gens de se presser, était tranchante.Il fermait brusquement les portes et manipulait ses manettes brusquement.De lui je pensais "il aura certainement un accident".Nous avons eu un cas dans une usine d’Ontario où l'on demanda à un employé de travailler le soir.Pour cela il fallait qu'il aille souper plus à bonne heure et revenir faire quelques heures de surtemps sur du matériel dont on avait un besoin urgent.Quand il arriva à la maison, sa femme n'y était pas.Il prépara son souper et lorsqu'il partit, sa femme n'était pas encore revenue.Il y avait déjà eu des indices que le torchon brûlait dans le ménage.Il revint au travail dans un état d'esprit inquiet et dix minutes plus tard, il subissait un accident où il perdait une main.Coopération lamiliale Il y a quelques années, la femme d’un opérateur dans une maison canadienne très importante gagna un concours de composition sur la sécurité, et sa composition mérite d'être citée en partie.Elle dit que son mari était "protégé par toutes les mesures éprouvées de sécurité.Lunettes pour protéger les yeux contre les parcelles de métal, la chaleur, etc.Des appareils sur les machines et des ceintures assuraient la sécurité de l'opérateur.On s'efforçait constamment de faire comprendre aux ou vriers la nécessité de la sécurité, au moyen d'affiches, de causeries sur la sécurité et de concours entre les départements et les usines pour le record "d'absence d'accidents".Ce qui voulait dire que l'employé s'efforce d'être prudent, alerte et d'obéir aux règles de la sécurité en tout temps.Il y avait aussi les premiers soins pour les blessures, et les soins médicaux si nécessaires.Cet effort commun de la Compagnie et des employés diminuera les souffrances, la perte de temps et les dépenses" Cette femme alla plus loin et définit son devoir, comme elle l'entendait.Elle dit qu'elle devait coopérer : 1."En s'efforçant de créer un foyer agréa- ble et confortable, auquel le mari serait heureux de retourner après sa journée de travail.2."En lui préparant des aliments sains, nourrissants, tout en restant dans les limites du budget permis par le salaire de son mari.En servant le repas à heure fixe, et en adoptant une attitude apréable et bienveillante à l'égard des retards et du temps supplémentaire.3."En ayant soin de bien réparer son linge, remplacer les boutons sur les manchettes, etc., pour lui éviter de se prendre dans les machines.4."En s'intéressant au programme de sécu- rité, en parlant, pour aider son homme à être conscient de la sécurité".Coût élévé des accidents Au début de cet article, nous avons mentionné les huit Commissions des accidents du travail au Canada.Durant l'année 1946, d’après des renseignements fournis à l'industrial Accident Prevention Association par ces huit Commissions, des paiements s'élevant au total de 548,205,413.71 en indemnités et frais médicaux furent effectués.Ces mêmes Commissions déclarent qu'elles avaient reçu des rapports durant cette même année sur 375,804 accidents dont 1,010 avaient été mortels.Durant l'année précédente (1945) il y avait eu 331,483 accidents dont 1,101 mortels, donc une augmentation de 10 pour cent, ce qui, à mon avis, n'est pas justifié pleinement par l'augmentation dans l'embauchage, mais se rattache probablement au dérangement émotif chez un certain nombre d'individus qui ne peuvent régler les difficultés personnelles émanant de la tension et du tourbillon dans lequel se trouve le monde.Par conséquent, ce qui peut influer sur la fréquence des accidents devrait être attentivement étudié par tous ceux qui s'intéressent à la prévention des accidents, dans tout le pays.La somme de $48,000,000 a été mentionnée comme total des octrois au Canada pour indemnités et frais médicaux.On admet généralement dans les milieux de la prévention des accidents en Amérique du Nord que chaque dollar payé en indemnité représente quatre autres dollars perdus, pour l'économie nationale, de sorte que les accidents dans l'industrie canadienne peuvent être estimés avoir coûté au pays 5250,000,000 durant l'année en cause.Cette somme ferait les frais d'un magnifique programme d'hygiène et de sécurité — de fait, un programme plus que suffisant.Ce qui arrive c'est qu'en tant que pays, nous dépensons trop "après l'accident" et pas assez pour les mesures préventives en vue de réduire ces pertes.— Bulletin de l'hygiène industrielle.Chefs ouvriers étrangers exclus I t gouvernement fédéral a décidé de procéder à l'interdiction de l’accè** • in Canada aux communistes au moyen • le la législation actuelle, apprend-on.la- cabinet étudiait depuis plusieurs semaines le moyen d'interdire l’entrée du pays aux rouges, surtout les chefs unionistes cominunisants des Kiats-l’nis, et un personnage renseigné a dit qu'on en est venu finalement ; la conclusion que cela peut se faire en vertu de la loi sur l'immigration.Conformement à l’interprétation donnée de cette loi par le ministère le la Justice, après une étude spéciale, une action immédiate pour l'exclusion des communistes a été ordonnée.II est entendu qu'on itfgjjitreprendra pas de déporter les étrangers connus comme communistes ou soupçonnés.Pour le moment, on se contentera d’interdire la frontière aux rouges.On s’attend cependant qu’à l'expiration des permis de séjour pour ces communistes étrangers, ce autorisations ne seront pas renouvelées.PREVOYANCE Mettez-vous en état de profiter des occasions et de parer à l'imprévu.Celui qui n'a pas d'économies ne peut "saisir sa chance".La maladie, un accident, le chômage sont des événements tragiques pour celui qui vit au jour le jour.Epargnez une partie de votre salaire.Ouvrez aujourd’hui un compte d'épargne à la BANQUE CANADIENNE NATIONALE ACTIF, ENVIRON S380.000.000 531 BUREAUX AU CANADA 65 SUCCURSALES A MONTREAL Menace de scission due au communisme l ue scission dans les rangs du conseil des métiers et du travail de Saskatoon était prévue, dernièrement, à la suite d’un discours de Tim Buck, chef communiste canadien qui a adresse la parole en la salle du conseil des métiers et du travail.On prévoit que c’est le local 890 de l'union des journaliers et travailleurs du béton qui se séparera du conseil auquel clic est affiliée.L’cx-écutif de l’union en question s’est réuni, et a convoqué une réunion générale des membres afin de se prononcer sur une proposition de dénoncer leur affiliation au conseil des métiers et du travail de Saskatoon qui est lui-même affilié au conseil des métiers et du travail du Canada.C’est M.W.-J.Innocent, agent d'affaires de l'union, qui a le pre-nrer proposé la séparation après qu’il eut appris que Tim Buck avait obtenu la permission de discourir dans la salle du conseil.M.Innocent a expliqué que la constitution de son syndicat interdit toute affinité avec le parti progressiste ouvrier (communiste).The OLD HOMESTEAD HOTEL AND RESTAURANT GEO TRAKAS, proprietor AIR CONDITIONED 16-20 St.Anne St.Phone 2-0411 QUEBEC Çl.Joxf Spécialité: LAYETTES DE BEBES Trousseaux de Baptême brodés à la main — Robes — Chapeaux — Manteaux pour enfants jusqu'à 14 ans.1641, rue Amherst CHerrier 8040 Spécialité "PRESCRIPTIONS" Specialty Pharmacie A.HELIE Pharmacy 414 JARRY DUpont 5735 Les premiers matériels et matériaux de plastique furent découverts en 1870.tt U tt La tribu des Laios dans le sud-ouest de la Chine est un peuple primitif qui vit encore sous le système féodal.tt It tt Du point de vue de la grandeur du territoire, le Brésil vient en quatrième lieu, après la Chine, le Canada et l’Union des républiques socialistes soviétiques.L'Assemblée législative a voté le 24 mai '1945 la Loi de l'Aide à l'Apprentissage pour obvier au manque d'apprentissage réglementé et dirigé durant la guerre et la crise économique qui l'a précédée.Cette carence jointe au développement qui s'est manifesté au cours de la dernière décade, explique largement le manque de main-d'oeuvre compétente que nous avons constaté dans presque tous les métiers, y compris ceux de l'Imprimerie.Pour remédier à cette situation, et organiser le marché de l'emploi dans les métiers de l'Imprimerie, tous les ouvriers qualifiés de cette vaste industrie qui prend, de mois en mois, plus d'importance, se doivent de collaborer à la réalisation du programme de formation professionnelle qu'a élaboré la Commission d'Apprentissage des.Métiers de l'Imprimerie de la cité de Montréal.Le Ministère du Travail. PAGE 4 SAMEDI, 27 MARS 1948 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 27, 1948 THE LABOR WORLD Le Conseil réclame la municipalisation du Tramway Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal réuni en assemblée régulière le 18 mars dernier a adopté le principe de la municipalisation du système de transport en commun pour la ville de Montréal.Le Conseil a de plus demandé la formation d’un comi té qui procédera à l’inventaire complet de l’avoir physique «le la compagnie et à l’analyse de l’avoir au livre depuis 1911 et que le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal soit représenté sur ce comité.Cette assemblée du Conseil était sous la présidence du confrère Claude Jodoin, président assisté du vice-président J.M.Shannon.Le vice-président O.Renaud s’est fait excuser de son absence ayant du se déplacer pour assister aux funérailles du confrère A.J Crawford, vice-président général pour le Canada de l’Association internationale des travailleurs du métal en feuille.On se rappelle qu’au cours de la dernière assemblée du Conseil le confrère l*h.Cutler, représentant régional de la Fédération américaine du Travail, a porté la parole devant les délégués du Conseil et a été invité à assister à l’assemblée de l’exécutif du Conseil pour discuter des faiblesses de la Loi des relations ouvrières et des amendements à y apporter.A la suite de cette entrevue «lu confrère J'h.Cutler et «lu Comité exécutif celui-ci a recommandé aux délégués: premièrement, la formation d'un comité «le cinq membres qui étudiraient les nombreux cas des membres qui auraient été congédiés pour activités syndicales; deuxièmement, «le faire un relevé des membres qui auraient perdu leur emploi par suite d’activités unionistes ainsi que des unions qui ont été affectées par les nombreux délais de la Commission de relations ouvrières et troisièmement d’étudier la Loi des relations ouvrières afin d’y apporter les amendements nécessaires pour le bénéfice des organisations affiliées.Le Comité municipal par l’entremise de son secrétaire, le confrère Roger Provost, a soumis son rapport sur la question «lu tramway à Montréal qui lui avait été référée pour étude et action.Nous reproduisons ici le texte intégral «le ce rapport tel qu’il a été adopté: Les ouvriers et leur famille représentent la majeure partie des usagers «lu transport en commun dans la ville de Montréal.Au moins deux fois par jour, ils doivent monter «lans les tramways p«»«.sc rendre à leur travail ou en revenir.Au moins deux fois pat-jour ils se rendent compte que le service est lent et inefficace.Les retards au travail causés par la lenteur ou l'absence «les tramways représentent pour eux, à la fin de l’année une perte substantielle «le revenu.La Compagnie «le- Tramwaw de Montréal veut maintenant, par l’intermédiaire de la Commission «les Tramways, augmenter ses tarifs, ce qui réduirait encore le salaire, pourtant inadéquat, «le l’ouvrier.Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, qui représente des milliers d’ouvriers, a compris qu’il était «le son devoir de s’opposer à toute augmentation dans les tarifs.Il a «le plus étudié, par son comité des affaires municipales, le système de transport en commun à Montréal, sous scs angles variés et «lésire présenter au Conseil «le Ville de Montréal les recommandations suivantes : Conditions actuelles du transport en commun l.e système «le transport en commun.tel qu'opéré par la Montreal Tramways Co., est depuis de nombreuses années, inefficace, inconstant et ne vise pas au développement des municipalités environnantes, telles que Montréal-Nord, Ville Saint-Michel et autres.Le nombre de tramways et «l’autobus en circulation n’est pas suffisant pour transporter confortablement les voyageurs et aux heures d’affluence, ces derniers y sont entassés comme des animaux ou pis encore.Le service est très irrégulier, spécialement sur certains circuits où parfois, le voyageur doit attendre quinze, vingt minutes et même davantage, exposé aux intempéries, avant de pouvoir monter dans un tramway ou un autobus.Les circuits qui desservent les municipalités environnantes sont rares et le service y est irrégulier a un point tel que ces municipalités n’ont pu se développer normalement et demeurent un fardeau pour la Ville «le Montréal.L’enquête faite en 1939 sur le système «le transport en commun n’a changé en rien la situation et la Compagnie n’a pas davantage respecté son contrat après cette enquête qu'elle ne l’avait fait auparavant.La Compagnie, d’après son contrat, doit payer une redevance annuelle à la Ville «le $500,000.Or, elle doit présentement quelques $4,700,000.en taxes et arrérages.Si un contribuable ordinaire refuse ou néglige «le payer ses redevances annuelles, ne fusse qu’une simple taxe «l’eau, la ville prend immédiatement les procédures nécessaires ail recouvrement «le ces taxes.Dans le cas de la Compagnie «les Tramways, les arrérages ont été tolérés et les procédures n’ont été prises que très récemment.Les rapports financiers soumis par la Compagnie «les Tramways «le Montréal sont vagues et «lans le passé, il a toujours été difficile, sinon impossible, d’obtenir l’inventaire «lu roulant de la Compagnie.Il découle donc de tous ces faits: que la Compagnie n’a pas respecté son contrat avec la Ville de Montréal; qu’elle est débitrice envers la R.CAILLOUX BOUCHER 3355 est, rue Ontario CHerrier 0549 Abonnez-vous pour 50^ par année Le prix d’abonnement au MONDE OUVRIER est de $1.00 par année peur les membres des unions ouvrières, mais à l’occasion de la renaissance du Monde Ouvrier comme journal hebdomadaire, nous faisons l’offre spéciale suivante DEUX ABONNEMENTS POUR S1.50.Inscrivez votre nom et celui d’un compagnon ou d’une compagne de travail dans l’espace réservé ci-desscus et envoyez-nous la somme de S 1.50 par mandat-poste.Percevez $1.00 de votre confrère ou compagne de travail et vous avez votre abonnement pour moitié prix.Nom Adresse Ville ___ Zone - Province Nom — Adresse Ville — Zone_______Province Ville; qu'elle a constamment pratiqué un jemenfoutisme révoltant envers la Cité et les contribuables.Pour toutes ces raisons, nous demandons que le contrat existant soit résilié et nous soumettons les recommandations suivantes.Municipalisation du transport en commun Presque toutes les grandes villes ont municipalise leur transport en commun : New-York, Toronto, etc.La Ville d’Ottawa vient de sc prononcer en faveur d’un système municipalise et nous sommes assurés qu’un référendum à Montréal, apporterait le même résultat.Dans les villes où le transport en commun est municipalise, le service est plus efficace, plus rapide et moins onéreux.Le professeur Albert S.Richey de l’Institut Polytechnique de Worcester, expert de réputation internationale en la matière, a écrit sur ce sujet une étude qui confirme en tout point nos énoncés.Son opinion sur le service de transport en commun à Toronto vaut la peine d’être connue.Les conditions dans cette ville sont pres-qu’identiques à Montréal, et pourtant le service municipalise de Toronto est considéré par M.Richey comme l'un des meilleurs au monde.La circulation à Montréal devient plus dense et plus encombrée chaque jour.De l'avis des experts en la matière la construction d'un métro s’impose déjà depuis longtemps.La Compagnie des Tramways elle-même admet qu’elle ne serait pas en mesure d'entreprendre la construction d’un métro et que seule la \ illc de Montréal, ou le Gouvernement Provincial serait en mesure de réaliser un tel projet.Coût de la municipalisation Nous n’avons pas en main le bilan de la compagnie pour 1917 mais en nous basant sur les bilans antérieurs il nous est permis d'établir sa valeur au livre à environ $65,000,000.Cependant, il en coûterait beaucoup moins à la ville de Montréal pour 1 achat de l'actif de la compagnie.Tout d’abord le Gouvernement Provincial est prêt à mettre à la disposition de la ville, les 27% d'obligations qu’il détient depuis la provincialisation de la Montreal Light Heat K: Power Cons.De plus, il faudra déduire la créance de $4,700,000.en faveur de la ville.La ville recouvrera automatiquement la partie non dépensée du fonds d'entretien et de renouvellement, tel que spécifié au contrat.Une enquête complète devra aussi être conduite sur la plus-value de $18,000,000.inscrite au livre en !n’l, lors de la transaction entre la Montreal Street Railway et la Montreal Tramways Co.Il est aussi possible qu’une analyse détaillée ties livres par la compagnie, surtout en ce qui concerne certaines réserves pour frais de finances et de dépréciation ainsi que le prix payé pour l'électricité acheté d'une compagnie soeur antérieurement à la provincialisation de la Montreal Light Heat & Power Cons, permette à la ville d’effectuer certains recouvrements sur les gains de la compagnie auxquels la ville a droit dans une proportion de 30%.Enfin, il est bon de noter qu’à Toronto, la municipalisation n’a pas coûté un sou de plus aux contribuables et que la dette est amortie a un rythme très rapide.Le Conseil des Métiers et du I ravail demande donc au Conseil de Ville de Montréal: 1— D’adopter immédiatement le principe de la municipalisation du système de transport en commun.2— De nommer un comité pour procéder à l'inventaire complet de l’avoir physique de la compagnie et a l’analyse de l'avoir au livre depuis 1911.3— Que le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal soit représenté sur ce comité.Respectueusement soumis MARCEL E.FRANCO, ROGER PROVOST, PAUL PICHETTE, A l'issue de l'assemblée le président Jodoin fit l’éloge de feu le confrère A.I.Crawford, vice-président canadien de l'Association internationale des travailleurs du métal en feuille.Une minute de silence a été observé en signe de deuil par les délégués.Décision arbitrale accordant des augmentations M Claude Jodoin, président du conseil des métiers et du travail de Montréal et gérant de l'union internationale des ouvriers de la robe, vient de communiquer aux ouvriers et ouvrières concernés la teneur de la sentence arbitrale qui vient d'être rendue en faveur des tailleurs, pres-seurs, de 7¦.cents l’heure aux finisseuses et ouvrières de la robe de Montréal.La sentence du tribunal, qui était présidé par M.Il.-C.Goldenbcrg.accorde une augmentation de 9 cents l'heure aux tailleurs et pressettrs de 7/ cents l'heure aux finisseuses et autres préposées à différentes opérations.Les ouvriers et ouvrières qui reçoivent une augmentation de 9% cents l’heure toucheront désormais $3.60 de plus par semaine et les autres, $3.par semaine.Les décisions du tribunal furent communiquées aux membres de l'union au cours d'une réunion générale qui vient d'avoir lieu en la salle Roscland, rue Ontario ouest.Tous les ouvriers et ouvrières présents à cette réunion ont accepté à l'unanimité la sentence arbitrale et ont loué le rôle du comité négociateur qui les représentait.A cette même réunion, les ouvriers et ouvrières, en plus d'accepter les augmentations de salaires qu'on lent offrait, ont consenti une augmenta* tiontion de leur cotisation syndicale pour aider à défrayer le coût plus élevé de l’administration de leur organisme ouvrier.L'augmentation est de 10 cents par semaine ce qui porte la cotisation de 40 à 50 cents par semaine.Les ouvrières ont unanimement accepté de verser les 3 premiers dollars d’augmentation pour la reconstruction des bureaux de l'union et les tailleurs ont décidé de remettre 10% d’une semaine de salaire pour la même fin.53,300,00 à l'enfance malheureuse Les canadiens ont souscrit jusqu’ici $3,300,000 à l’Appel en faveur de la jeunesse des pays ravagés par la guerre, sur un objectif de $10,000,000.< )n sait que l’argent recueilli doit servir à l'achat de vivres, de vêtements et île fournitures scolaires qui seront distribués aux plus nécessiteux des entants de la guerre sous la surveillance d'organismes canadiens En annonçant cette nouvelle, le directeur national de la campagne, M.C.-L.Pickering fait remarquer que le total des souscriptions est certainement supérieur à $3,300,000, mais qu'en raison de l'ampleur de l’organisation, beaucoup de rapports ne sont pas encore parvenus aux quartiers-généraux.“La campagne a maintenant atteint approximativement le tiers de.son objectif”, dit M.Pickering.“Nous avons raison de croire que nous déliasserons cet objectif, et qu'il n'y a pas de doute que la campagne continuera jusqu’à ce que cet objectif soit atteint, afin que le Canada, comme d'autres nations, puisse contribuer sa part d'effort d’importance mondiale, celui d'apporter aux enfants des pays dévastés par la guerre, les moyens de subsistance matériels et spirituels dont nos petits Canadiens sont pourvus en abondance.M.Pickering exprime l’espoir que les Canadiens feront leur part dans celte campagne organisée simultanément dans 26 pays à la demande des Nations-Unies, et qui se poursuivra tant (pie l'objectif n’aura pas été atteint.Le public en général, les unions ouvrières, les associations agricoles, les coopératives, les clubs sociaux, les groupes religieux, scientifiques, artistiques et éducatifs ont répondu avec empressement à l'appel des dirigeants.Les écoliers, en particulier, d’un bout a 1 autre du pays, participent magnifiquement à la campagne, sous la direction des instituteurs et des autorités scolaires.A ce propos, M.Pickering observe que, dans cette campagne, “il y' a plus important encore que les résultats financiers.( ette vaste entreprise humanitaire établit des liens étroits entre la jeunesse canadienne et celle d'outre-mer, union qui peut porter ses fruits dans l’avenir.” LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est publié toutes les semaines par la Fédération provinciale du Travail du Québec, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elphègo Beaudoin, président ; Jos.Matte, Roger-D.LaBrie et Edouard Larose.vice-présidents; Gustave Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur; Marcel Francq, administrateur; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Imprimé par Mercantile Printing, Limited, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1 Téléphone : LAncaster 7808 is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphoge Beaudoin, president ; los.Matte, Roger D.LaBrie and Edouard Larose, vice-presidents; Gustavo Francq, secretary-treasurer and editor; Marcel Francq, manager ; Henri Richard, associate editor.Printed by Mercantile Printing, Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal 1, P.Q.Tél.: AMherst 3272 E.BEAUDOIN Etablie en 1909 Manufacturier d’articles en cuir Manufacturer of Leather Goods 4005, rue Ontario Est MONTREAL Achetons • Vendons • Echangeons Chars usagés — Peinture de toute sorte JOS.COITEUX AUTOMOBILES MECANIQUE — DEBOSSAGE 5235, Avenue Papineau Tél.CHerrier 5172 E.U.SANSREGRET EPICIER - BOUCHER 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unions internationales à Lauzon Le 5 mars dernier avait lieu eu l'Hôtel de ville de Lauzon une importante assemblée des machinistes de la Davie Shipbuilding, Local 1936.L’assistance était très nombreuse et tout se passa dans la plus cordiale fraternité sous la présidence du cou-frère Paul Côté.Un grand nombre de nouveaux membres furent initiés et de nouveaux officiers ont prêté le serment d’office.Le confrère Phil.Poiré, secrétaire-correspondant du local, donna lecture des minutes de l’assemblée précédente ainsi que d’une lettre de la Commission de Relations ouvrières de la province de Québec sur la question des chantiers maritimes de la Davie Shipbuilding.Le confrère L.P.Pélican, représentant et organisateur de l’Union internationale des machinistes dans le district de Québec a donné des explications sur cette lettre.11 cita différents articles déclarant que la Commission des relations ouvrières condamnait les activités des syndicats catholiques comme étant illégales et irrégulières et que de plus la Commission s’en tenait aux décisions prises le 28 janvier dernier, alors que ces mêmes syndicats demandaient une reconnaissance syndicale.De plus la Commission a déclaré que les contrats entre les Unions internationales et la Compagnie Davie Shipbuilding étant en bonne et due forme, ont été acceptés et approuvés par la Commission.La Commission des relations ouvrières a de plus déclaré que les syndicats catholiques étaient en contravention directe avec leur propre constitution en réclamant des cotisations des ouvriers de la Davie Shipbuilding après trois mois de leur abandon volontaire des syndicats.Plusieurs membres prirent la parole sur celle campagne illégale que font actuellement les syndicats catholiques contre les Unions internationales et la condamnèrent sévèrement et ajoutèrent que la paix et la concorde devraient exister dans les chantiers de la Davie Shipbuilding pour le plus grand bien des ouvriers.Faisons de la lumière Bureau : FA.2755 Résidence: CA- 7310 A.FOREST PLOMBIER 1600 GILFORD MONTREAL (Extrait du Dalhousie University Daily) Une petite lueur brillante a percé à travers l’obscurité de l’intolérance aux Etats-Unis récemment.La presse comportait des histoires de deux victoires remportées sur les préjugés de race et de religion.La Cour Suprême des Etats-Unis a ordonné à l’Etat d'Oklahoma de fournir un entraînement légal convenable à une jeune négresse après qu’elle s’,est vue refuser l’entrée à une école de droit de l’Université d’Oklahoma et avait poursuivi l’Etat.A 1 Université d’Harvard, la classe de ‘48 a choisi un Catholique, un fuit" et un Nègre comme ordonnateurs de classe pour diriger la procession de commencement de juin.Qu’il n’y ait pas de malentendu — ce sont des victoires mineures, remportées dans des universités ou des personnes instruites, cultivées ont la chance de surmonter la fièvre de l'ignorance qui engendre l’intolérance.Plus près de chcz-nous, ici, même, dans les maritimes, le portrait n'est pas aussi clair.A l'Université- du Nouveau-Brunswick, l’Union des Etudiants de Collège a émis une édition spéciale du collège, le Brunswickan, demandant le boycottage à 100% par les étu- diants.des barbiers à Krédéricton, Nouveau-Brunswick, à la suite d’incidents de racisme de la part des barbiers contre des étudiants nègres.11 est à espérer que les étudiants de l’Université du Nouveau Brunswick continueront cette action justifiable.Elle peut avoir un certain effet.Les barbiers sont, naturellement, à condamner pour avoir refusé une coupe de cheveux aux étudiants nègres.Mais ces barbiers, cependant, ont un point en leur faveur.Ils no sont pas entièrement à blâmer.Ils pourraient céder et pourvoir leurs services aux étudiants nègres.Les barbiers ont adopté cette politique “de ne pas faire les cheveux aux nègres’’ à cause de la grande influence du public en général, qui refuse de venir chez les barbiers qui font affaire avec les nègres.C’est une question d’intolérance nationale et d’ignorance, et non seulement de simple préjugé d'une petite poignée de barbiers.Le boycottage des hommes de métiers ne pourra résoudre le problème.Aussi longtemps que l’ignorance et l’apathie prévaudront dans l’univers, le problème de l'intolérance sera considérable.Aussi longtemps que l’intolérance subsiste, nous ne pouvons nous sentir en sécurité dans notre civilisation.Prix du textile dénoncés Compliments de A.BUSSIERE 5352 rue Fabre CHerrier 0309 MONTREAL CIE DE BISCUITS STUART LTEE Allred ALLARD, I H.CHARBONNEAU, A.-D.PLANTE, président vice-président sec.-trés.Marcel ALLARD, chef de production Jean ALLARD, directeur Biscuits — Gâteaux — Tartes 235 ouest, Avenue Laurier, Montréal.CR.2167 COMPLIMENTS » BUANDERIE JOLICOEUR LIMITEE 4132 Parthenais AMherst 2161 Le comité conjoint de l'union de la robe de Montréal (F.A.T.) vient d’envoyer un message télégraphique à l’hon.Paul Martin, président du comité parlementaire d’enquête sur les prix, pour demander que l’on procède immédiatement à une enquête complète sur les prix du textile.Selon M.Bernard Shane, organisateur général de l’union internationale des ouvriers du vêtement pour dames, à Montréal, les textiles qui servent à la confection des robes sont maintenant vendus à des prix exorbitants.M.Shanc considère la hausse des prix du textile comme déraisonnable et comme une grave menace de chômage pour toutes les ouvrières de cette industrie, à Montréal.M.Shanc qualifie “d'injustifiables” les prix actuels du textile et il affirme qu’ils sont une menace pour le standard de vie.Le chef ouvrier a cité le cas d’un tissu nommé “Bcngalinc imprimé” qui se vendait 85 cents la verge en 1941 et pour lequel on exige maintenant $1.50 la verge bien que le procédé actuel d’impression soit de beaucoup inférieur à celui utilisé en M.Shanc donne un autre exemple et cite le cas d’un certain crêpe qui se vendait 35 cents la verge en 1941 et qui se vend maintenant 62%.cents la verge, c'est-à-dire à un prix presque double.M.Shanc cite encore le cas de certains tissus dont la fabrication a été momentanément suspendue et qui réapparaissent maintenant sur le marché à un prix qui a été multiplié par deux.M.Shanc a expliqué son intervention et celle de l'union de la robe par le fait cpie l’augmentation des prix du textile touche de si près les ouvrières de la robe qu’il peut en résulter un désastre qui ne serait autre que le chômage dans cette industrie qui est la 3c plus importante de la métropole.M.Shanc affirme que setde une enquête complète par le gouvernement pour ce qui a trait aux prix exigés par les manufacturiers de textile peut démontrer d’une façon précise toute la gravite du danger et inciter les autorités à réajuster les prix de façon à protéger les dames et demoiselles et le standard de vie déjà si menacé.Scission au sein de l'organisme syndical international Compliments de L.GODBOUT BOUCHER • 8074 rue St-Hubert DOllard 2342 L'organisme syndical international, le plus puissant mouvement ouvrier encore jamais organisé sur le plan mondial, est menacé dans sa propre existence par une scission importante dans les rangs de ses principaux iffiliés.C’est la fédération des syndicats britanniques qui est à l'origine de la bisbille.En effet elle s'est prononcée en faveur du plan américain d'aide à l'Europe et les organismes syndicaux de plusieurs autres pays ont emboîté le pas alors que plusieurs autres, d'autre part, combattent ce plan en prétextant qu'il s'agit là d'une initiative des financiers des Etats-Unis dans le but de s’assurer le contrôle économique des peuples de l'Europe.Chaque faction voudrait que l'ex-écutil général de l'organisme syndical international partage officiellement son point de, vue et agisse en conséquence.Depuis 7 mois que la discussion dure et l'exécutif ne s'est lias encore prononcé, ce qui fait dire aux britanniques qu'ils se joindront à ceux qui lanceront un organisme séparé partageant leurs idées et qu'au besoin ils le lanceront eux-mêmes.I.a confusion règne toujours et on est d'avis, dans les milieux bien renseignés, que les groupes en présence vont agir bientôt de façon à faire prévaloir leur conception du rôle syndical sur le plan international en matière de reconstruction européenne.Téléphone : 126 W ARMAND FILION Entrepreneur général GRENIER & VALIN I.A -L.VALIN, Prop.Rembourreurs General Upholsterers « • 55, avenue Rolland ST-JEROME, QUE.3880a, Hochelaga.CL.3032 DExter 0028 A.FAUSTIN Cie Limitée J.P.GAURON EPICIER FER ORNEMENTAL • e 168, 5e Ave,, Ville St-Pierre 1525 est, rue Moreau FRontenac 1232 WEllinqton 1160-69 H.O.VIAU FRERES AMEUBLEMENT AU COMPLET Termes faciles Hommages aux ouvriers La Clinique Saint-Louis • 2150 ouest, rue Sherbrooke 4270-80 St-Jacques, Montréal FRontenac 4940 Joyeuses Pâques G.OUELLETTE Epicerie - Restaurant J.A.DESILETS PHARMACIE • • 4043 ONTARIO EST FRontenac 0185 3151 Avenue HOLT FAlkirk 1308 Joyeuses Pâques ROGER CLEMENT BIJOUTIER JACQUES TEOLIS Epicier licencié • 4514, avenue Papineau • CHerrier 0131 930 est, Ontario 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COMPLIMENTS of Holt, Renfrew & Co.Limited QUEBEC CITY "For those who wear the best" TOOKE BROS.LIMITED Makers of FINE SHIRTS • COLLARS < NECKWEAR UNDERTOGS .PYJAMAS • MONTREAL $ .y','% .\V ,*****' Yes, everyone knows what il i- to have to pay hills.And a corporation is no exception.In our case the hills we must pa\ if we tire to keep this company in a sound position a- an important supplier of goods for Canadians and a vital source of employment in this country, fall roughly into four divisions.Vnd here are the figures for those hills based on our last fiscal \ car.Raw materials (principally raw cotton) *21.762,1 12 Supplies (such as dyestuffs, .starches, chemicals, parking eases, etc.) ami expenses of operating the business (including light, power, repairs, pensions, insurance and many other such items).9,402,396 Amount paid to employees.11,002.777 Taxes.1,84.4,881 This total of the hills we paid etpials 96,207.of the company’s total rev rime for the year * 11.061.196 The remaining 3% % was divided as follows; Dividends {mill to 1.3.77 tdian'holiItTs whose investments make thi- eomjtam |»nsdhle $ 1,483.842 (3%% of total yoar'* revenue) Amount re-investetl in the eompam to keep it a stable enterprise.243,492 (’/a% of total year’s rovenuc) Total ineome lor tin* year.$40,790,030 MANUFACTURERS OF %/ PRODUCTS DOMINION TEXTILE COMPANY LIMITED • MONTREAL -r.t* pɰ C Trades Congress Brief Asks for Social Security Program lion.Humphrey Mitchell, Minister of Labor, told a Trades and Labor Congress delegation that, “almost without exception,” every piece of labor and social legislation enacted in C anada has had its origin in a resolution adopted by organized labor.His words were echoed by Prime Minister Mackenzie King who added that the fact most such legislation has come in the last 25 or 50 years of Canada’s 300-year history, indicates “the pace hasn’t been so slow.” The Congress, presenting an annual brief to Mr.King and his cabinet, said the Dominion has “urgent need” of an “allembracing social security program.” King Backs Social Plan Air.King said there was nothing in the 3,000-word submission with which he agreed more wholeheartedly.This included legislation on a contributory basis, covering all citizens regardless of income, and with health insurance, accident and hospitalization benefits, old-age pensions, mothers’ and widows' allowances and unemployment insurance.The Prime Minister said he has tried “in my own limited and humble way to get some of these social security measures on the statutes.” He could think of no other single measure which would be of as great benefit to future generations as such a program.He hoped progress would he made this year and new improvements in succeeding years.He added: “A security program in a world of insecurity is a vast achievement indeed.” Mr.King said the first T.L.C.delegation lie met came to Ottawa “almost 50 years ago.” He had attended some 30 of the Congress’ annual meetings with the Cabinet and paid tribute to T.L.C.leaders as men active in effecting social improvements.• Labor’s Strides Air.Mitchell said he believed organized labor has made “tremendous strides” in the last generation.He told the delegation that the national labor code hill to he presented to Parliament during the current session is “essentially the same” as the measure introduced last year, lie did not believe in passing “legislation you can’t enforce.” Although lie did not criticize methods used in the United States, he believed “our approach, in the light of our conditions, lias been a much more sensible approach.” Ah'.Mitchell took issue with persons who criticized the size of Canada’s Unemployment Insurance Fund.“I’m glad to see it’s big.I hope it gets bigger and bigger, because the bigger it is the more employment we've got in this country.” Sixteen thousand workers had been made idle in Windsor.Ont., recently because cold weather forced reduction of natural gas supplies to industry.“I can imagine the line and cry there would have been if we had not had (Unemployment Insurance) Legislation to look after that.” The Labor Minister, noting the Congress brief asked that immigration he the exclusive responsibility of government.said lie considers immigration of displaced persons lias been “on a humane plane” and to the “distinct advantage” of Canada and of the immigrants.“We don’t want any people in this country whose ideology is overthrow of our established institutions,” lie said.“Screening is necessary and they’re going to be screened as far as I'm concerned.Hon.Lionel Chevrier.Alinister of Transport, replying to a Congress submission that the Canada Shipping Act he amended, said the Government proposes to do so.The changes would include certification of officers and engineers, shipping of seamen, steamship inspection, provision of the right for seamen and passengers to institute proceedings against owners, and inclusion of international conventions to which Canada has agreed.1 Ton.Douglas Abbott, Alinister of Finance, reiterated that it is “not feasible to go hack to an overall system of price controls.” [while and naturally hope, in this streamlined productive age, for commend our Government for its support to the United Nations and the International Labor Organization and the valuable assistance rendered to the needy in devastated countries.Need of Price Controls We reiterate our statement of 1947 when we made our presentation that : “During the war period no country did a better job than Canada in controlling the prices of commodities and this Congress fully realizes the need for price controls and strongly supported the Government in its actions in this worthy objective.We conscientiously believe it just as necessary now, if the evils of inflation are to he avoided, that such controls be maintained.” It is noted in the Speech from the Throne that the Ministers of the Crown arc concerned with increases in prices which have idded to the cost of living and that.in certain instances, incrases were unjustified and price ceilings had to he restored.We also note that a Parliamentary Committee has been set up to consider this vexations question.It is our opinion that had our requests been implemented and prices controlled on those essentials so necessary to the wellbeing of the community there would have been less demand for wage increases that were made mainly in an effort to keep up Congress Brief Reproduced in full, below The Trades and Labor Congress of Canada appreciates this opportunity to present our views and requests for improvements in Canada’s labor and social laws before the Government of Canada.We do so on behalf of the officers and members of affiliated International, National and ’rovineial Organizations.District Divisions, Trades and Labor Councils and directly chartered unions.Many think the progress made towards securing improvements in labor legislation has been terribly slow.Judged by the fact that this Trades and Labor Congress of Canada has been appearing before Governments for the past sixty-five years requesting labor and social legislation one has to admit that progress has not been rapid.However, as a result of these annual presentations, a great deal of valuable legislation has been enacted to the benefit of the working people and to most Canadian citizens.For this reason we believe our interviews with Governments are worth- shall he disqualified from receiving benefits if lie lias neglected to avail himself of an opportunity of suitable employment.It is desirable to have a clearer definition of what is suitable employment.It is felt there should he a more lenient approach to this problem as it was never intended by the Act to put ‘round pegs in square holes’ or to destroy the technical ability of an insured person by compelling him or her to accept employment immediately in order to safeguard the funds.We desire that the Act he extended and made applicable to all workers.Under the present provisions of the Act a person must have at least sixty stamps to his credit in order to qitlify for insurance benefits after being reemployed from their first insurance claim to their second.Many workers are unable to meet this qualification.We request that Sections 37 and 40 be so amended that a claim having been established the claimant shall be entitled to draw benefits at any time thereafter until all contributions to the claimant’s credit are exhausted.Proper Pensions to Aged Citizens The fear of insecurity in old age is a disturbing factor throughout the lives of most Canadians and is certainly not allayed hv the disgraceful treat- witli the ever increasing cost of ment meted to our aged citizens.more speedy action on the part of Governments to enact legislation to eliminate the fear of want and insecurity from all Canadian citizens.We would like our Government to realize the urgent need in Canada for the establishment of an all embracing social security programme.We favour the establishment of such legislation on a contributory basis to cover all citizens, regardless of income, and should include, with our Unemployment Insurance now established, a full and comprehensive health insurance scheme, accident and hospitalization benefits, old age pensions, mothers’ and widows' allowances.We fully realize the difficulties caused by the British North America Act.However, we do feel that this museum piece of legislation should not be allowed to persistently stand in the way of progress towards a better life for all of our citizens and in the face of the need of uniform labor and social laws throughout Canada which are so necessary if we are to attain national unity.Tn the international field we living.According to a statement credited to the Hon.Air.Ilsley, when Minister of Finance, the people of Canada had saved Two Billion Five Hundred Alillion dollars at a cost of Two 1 Iundrcd Alillion dollars per year as a result of controls and subsidies.We believe that great savings would have continued to the people if subsidies and controls had been maintained.We strongly urge your Government to protect the Canadian standard of living by re-establishing price controls on all essential goods and by instituting a one hundred per cent tax on excess profits, by prosecuting all cartels, monopolies and speculators found guiltx- of profiteering.National Labor Code We note with pleasure that it is the intention of the Government to introduce a similar measure to the one introduced last Session of Parliament to provide effective machinery for the adjustment of grievances between employers and employees.While we were not in accord with all the provisions of Bill 338, as introduced at the last session of Parliament, we were prepared to accept it as drafted as a good start in the right direction.This Congress is still prepared to accept a similar measure to Bill 338 providing it retains the same basic principles and no changes are made which would he detrimental to this Congress and its affiliated membership.The very fact that it is necessary to prove destitution to qualify is untenable in this day and age.We commend tiiis Government for increasing their share of the grant to provinces, even though we cannot enthuse over the amount.We again solicit the support of our Government in establishing a full and proper system of providing pensions to our aged citizens which will guarantee a sufficient income to keep them in decency and comfort without any means lest or deductions because of owning homes or for being in receipt of other income.The need for a reduction in the qualifying age is apparent when considered in relation to the unemployment insurance figures of June 1947 which showed twenty-three per cent of all unemployed persons were over forty-five years of age.It has been definitely established that there is little or no demand for workers who have reached t lie age of fifty years.We.request that the qualifying age he reduced to sixty years; further that consideration he given tn reducing |the residential qualification.Need for National Health Insurance Once again we urge the Government to recognize the need of establishing an all embracing scheme of health insurance on a national basis.As stated last year, we feel disappointed that our Government lias not advanced the ,, , , , .efforts already made on this all Unemployment Insurance Act jmportant matter and brought The Unemployment Insurance Act in its general application has demonstrated its value and usefulness but, as was to be expected, weaknesses have developed that require adjustment.We request that the Act he amended to include the recommendation of the Advisory Committee on Unemployment Insurance to establish a higher grade with higher contributions and benefits and to increase other stipulated benefit rates and that consideration he given to the need for increasing all benefit rates in view of the increased cost of living.The question of the allocation of an unemployed person to suitable employment is one of the most disturbing factors.Under the Act certain provisions are made whereby an insured person forward constructive and concrete proposals for a proper system of health insurance for all Canadian citizens.Workers and others in receipt of moderate incomes cannot possibly afford proper medical attention.Governments and citizens believing in full or High production as a means of solving our economic problems cannot ai-low the continuation of hit and miss methods of caring for the health of our citizens.Apart from the misery and suffering that goes with ill health, far more lost time is caused by illness than from all other causes combined.We cannot place the needs too strongly before your Government and we urgently request the enactment of a National Health Insurance Scheme at this session of Parliament. sb-V- ÎKSifcBiifiafeiaia^ LE MONDE OUVRIER SAMEDI, 27 MARS 1948 — MONTREAL — SATURDAY, MARCH 27, 1948 PAGE 7 Reduce Taxation on Low Incomes We realize that the Government requires the necessary revenue to carry on the many functions of Government and to maintain and improve labor and social legislation.We agree that the direct tax on incomes is the best and fairest form of taxation.However, in our opinion, the bulk of taxes should be collected from those who have the most of the finances and not taken, as at present, from citizens least able to afford it.We question the justification of taxation from those in low income brackets.The rise in the cost of living, the reduction in corporation, income and excess profit taxes has further depreciated the status of those for whom we again request some relief.We request that the present income tax exemption be raised to $2,400 per year for married per' sons and $1,200 per year for single persons; further that the exemption for each child he set at $400, and that no portion of family allowance be refundable to the Government irrespective of income.Citizens receiving annual incomes of the amount here slated, or less, are not in a position today to meet minimum living costs and certainly should not be liable to taxation.Housing Still an Emergency We are strongly of the opinion that the housing shortage throughout Canada is critical enough to justify the Dominion Government revamping the present legislation and assuming lull responsibility in planning and directing a comprehensive National Housing Programme for Canada.While a great deal of house construction has been carried on up to the present lime, it has not been of sufficient magnitude to reduce the shortage in view of our increasing population from natural and immigration sources.A considerable portion of our building programme has been carried out by private speculators in building houses for sale at enhanced prices.We again call attention to the urgent need of providing rented shelter for the many citizens in receipt of low incomes.We also request the Government to take all necessary steps to control building material prices and to limit the export quotas of essential materials.Need for Sound Immigration Policy This Congress appeared before the Senate Committee on Immigration and Labor on the 14th of May last and submitted our views on this all important question.We recognize the wonderful advantages of our industry, agriculture and extensive and valuta able natural resources.In our submission on Imnv.g; atiort we stated that, in our judgment, Canda should be willing to accept selected people in such degrees as can be absorbed and not vitally affect the general welfare of our own citizens.We strongly advocated that immigration should be the exclusive responsibility of Government and not left to private enterprise.It is our opinion that immigration should come under the direction of the Federal Department of t Labor as the branch of government most conversant with employment conditions and opportunities and would therefore be in a better position to admit immigrants in balance with Canadian requirements and the prevailing opportunities for new citizens.Reduce the Voting Age The fact that it was necessary for citizens of Canada, eighteen years and over, both men and women, to join the Armed Services to protect our democratic system of life justifies a reiteration of our previous request that the franchise be given to all citizens over the age of eighteen years.Federal Aid for Education One of the most important duties of Government is that of aiding the growth and developing the powers of the ris- ing generation by means of education.The children of to; day are our nation of tomorrow.No expenditure can possibly add more to the national wealth of Canada than that spent to develop the powers of our future citizens.We realize under the terms of the British North America Act that education is within the jurisdiction of Provincial Governments.However, this Congress is of the opinion that t h e Dominion Government should accept more responsibility in aiding educational facilities.This Congress wholeheartedly supports the Canadian Teachers’ Federation in their request for federal aid for education on a per capita basis.Prevent Injunctions in Labor Disputes During the last few years there has been a considerable increase in the use of injunctions in labor disputes which have proven, in operation, to he both iniquitous and expensive and entirely at variance with democratic procedure.We strongly urge the enactment of legislation prohibiting the use of injunctions in labor disputes at least until both sides have been given an opportunity of appearing and stating their side of the case.Need for Railway Repair Shops Workers in the railway shop trades arc ofttimes required to 11 ->mmittce.work in the open under all Then has been little change weather conditions, ! eh day j made in this Act in the last and night and every day in the one hundred years so far as year.Ofttimes they ha' to I the antiquated and vicious make important repair pas provisions affecting Labor ar< songer and freight car :uip- ! concerned.The Act received ment undermost advers in-la h; •• revision in 1934 with dilions.Up to the present, ( a change of title but no chan-Canadian railway management ge; ii proving the status of has failed to make any great, seamen effort to remedy the-e c
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