Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1948, samedi 17 juillet 1948
Wie ïiituir •nrli Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa" (cillmuïe (Dituriif 33e Année — No 15 SAMEDI, 17 JUILLET 1948 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 17, 1948 33rd Year — No.15 Qyefi sera le verdict mercredi prochain P Les ouvriers seront les juges Allez où vous voudrez ces jours-ci et vous entendrez parler Beaucoup de paroles mais peu d'actions.Si Ton veut réelle-élections, c est encore pire qu une épidémie ; si vous allez en; ment laire échec au communisme, c'est de démontrer que campagne on vous demande immédiatement que pensez-vous notre régime démocratique est meilleur pour la grande masse des elections, Duplessis a-t-il des chances de garder le pouvoir j du peuple et donner à celui-ci une plus large part de bien-être ou croyez-vous que Godbout est assez fort pour le battre ?" Si j et de bonheur.vous êtes comme moi, humble mortel, qui n'êtes pas dans le /-., secrot des dieux et qui ne savez guère ce qui se passe dans .essls a donne les "hautes" sphères politiques, vous répondez comme je le fais ; a Province."je regrette mais je n'en sais pas plus long que vous là-dessus, '• J'allais oublier, on voit dans nos grands et petits journaux peu! être que Duplessis restera au pouvoir tout comme c'est! ce clue M.Duplessis a donné à SA PROVINCE.Des mil-fort possible que Godbout va le battre à plate couture, en tous Jlions P°ur ceci, d'autres millions pour cela.Admettant que tout les cas je vous dirai cela le 28 au soir".De cette façon je ne cela ?oit vrai- qu'il ait donné des millions et des millions, qu'il me compromets pas et ne déplais à personne, la seule ombre aj* Bâti des routes et des ponts c'est incontestable, mais ce au tableau c’est ma petite réputation qui y perd et qui baisse n’est Pas s°n argent a lui qu'il a ainsi distribué, c'est l'argent d’ur.cran dans l'estime de mes braves amis de la campagne : Peuple.c est la vôtre, c est la mienne, toutes ces largesse — qui ./imaginent encore que comme je viens de la ville, que je utiles et necessaires,—sont faites avec les taxes superposées les lus pendant des années au service de MA province parmi la unes sur les autres que nous devons payer : je ne crois pas haut' gomme des fonctionnaires, je devrais tout savoir et être, me tromper en disant que c'est le Québec qui est le plus taxé un oracle de vérité, hélas, trois fois hélas, je ne suis que cendre : toutes les provinces canadiennes, peut-être pas en volume et poussière et je me complais dans mon ignorance.Ce qui se dit dans les assemblées Tout cela n'empêche pas que, moi aussi, j'ai voulu m'instruire sur la marche des évènements dans le domaine de la M.E.Beaudoin dit n'avoir jamais endossé la politique ouvrière de l'Union Nationale Le président de la fédération provinciale du travail, M.Elphège Beaudoin, nous fait tenir la mise au point suivante, en marge d'une déclaration qu'il a antérieurement faite au sujet du ministre du travail, l'hon.A.Barrette : "En vue de l'interprétation erronée que donnent les orateurs de l'Union nationale et les chefs de ce parti à une déclaration que j'ai faite il y a quelques mois, sur le ministre provincial du travail, M.Antonio Barrette, je dois à ma situation dans le monde ouvrier, et à la simple justice, de faire la mise au point suivante : Il m'est arrivé de déclarer que l'hon.Antonio Barrette, ministre du travail, dans le gouvernement Duplessis, était un bon ministre du travail, et qu'il remplissait aussi bien que possible mais en diversité ; nous en avons des taxes de toutes les cou leurs et c'est une des demandes du Congrès des Métiers et du Travail de nous débarrasser de cette multiplication de taxes : taxe de vente, taxe sur les repas, taxe sur les amusements, J les fonctions qu'on lui laisse remplir, mais ceci n'im-taxe sur la boisson, et que sais-je encore.Pourtant ces taxes j püqUait nullement que j'approuvais de ce fait la ne sont pas en v.gueur dans les autres provinces.politique ouvrière du gouvernement auquel M.Bar- politique provinciale, je me suis donc mis a suivre quelques C'est ce que j-ai compris dans les discours, des candidats PolltlcIue ouvrière clu gouvernement auquel M Dar-assemblees tant en ville quen campagne, cela ne m a guere j ^ l'Union Nationale.* rette appartient.L usage qu on lait de ma declara- avancé, j'en suis revenu gros Jean comme auparavant, s'il yj _ / a quelque chose, cela m'a plutôt abasourdi au point que je me El que nous disent les orateurs libéraux ?demande quelle différence il peut bien y avoir entre les bleus Les injures et les insultes sont à peu près équivalentes à et les rouges.j celles lancées par l'autre parti.Il n'y a guère de différence D'un côté comme de l'autre, j'ai entendu traiter les can-, et s'il y en a une, le ton est au fortissimo car c'est le parti qui didats de l'autre parti de vendus, de menteurs, de trompeurs, ' gouvernait qui est en jeu, on peut donc le critiquer plus forte-de dilapideurs des deniers publics, d'hommes sans paroles et ; ment et user d'un plus grand nombre d'injures et de reproches, sans honneur, et toutes ces ihjures sont dites et répétées par Alors les deux se valent sur ce chapitre.des hommes qui, généralement, n'en croient pas un traitre mot, On parle moins de l'autonomie provinciale.Et ça c'est qui sont parfois des associés en affaires et même de bons amis : ; un bon point.On veut marcher la main dans la main avec avez-vous remarqué que dans nombre de bureaux d'avocats Ottawa, faire des compromis, donner et recevoir.Cela se comil y en a un qui est libéral et un autre conservateur, ou soi- prend puisque c'est le Parti Libéral qui est au pouvoir au Fédé disant tel, ils travaillent leur parti à qui mieux mieux, on les ; ral, il y est depuis longtemps et tout fait prévoir qu'il n'est pas remarque sur la liste des orateurs des candidats du parti dont au bout de son rouleau.Il est également juste que les députés ils ont épousé la cause, ils retirent de $10 à S25 du discours, ; fédéraux se lançent dans une lutte électorale provinciale.De ils sont les "busy body" de toute campagne électorale, ils rem- j quel droit pourrait-on empêcher un citoyen du Québec de se I5tlre ae ma aeclar5nxon lcx plissent toutes les fonctions, depuis celle de garçon de course mêler d'élections dans sa province?Surtout quand le parti Antonio Barrette.A la veille a et en montant jusqu'à celles d'organisateur-en-chef ou collée-; qu'il représente à Ottawa est attaqué du 1er janvier au 31 leur du fonds électoral ; rien ne leur répugne car cela fait décembre de chaque année par le chef de l'autre parti à partie du métier, il faut rendre des services pour décrocher Québec.i'insigne honneur de s'asseoir sur un petit banc et encore de De tout ce que j'ai entendu au cours des assemblées aux-plus grands services pour décrocher un titre de juge de la ! quelles j'ai assisté, il n'y a que celles de Claude Jodoin qui Cour Supérieure, d'Appel, ou Suprême,—-j'avoue franchement réflètent bien l'opinion de la grande masse des ouvriers orga-que /ai connu des juges qui n'ont jamais de près ou de loin ! nisés, il préconise l'adoption de la législation préconisée par trempe dans la politique, qui sont de parfaits gentlemen hon- le Congrès des Métiers et du Travail du Canada et la Fédéra-nêtes et intègres, qui, en rendant jugement, suivent exclusive- tiontion Provinciale du Travail du Québec.Nous devrions ment les dictées de leur conscience, heureusement qu'il en est j avoir un candidat ouvrier dans chaque division industrielle, ainsi car autrement ce serait à désespérer de notre civilisation malheureusement nous n'en avons qu'un seul.tion sur M.Barrette, dans les milieux d'Union Nationale, est donc abusif, et il pourrait prêter à de dangereuses confusions."Les qualificatifs que j'ai employés à l'égard de M.Barrette s'adressait à la personne du ministre du travail, et nullement à la politique qu'il est chargé de faire.Il appartient aux ouvriers de juger cette politique sur des faits connus et dont plusieurs témoignent d'une hostilité certaine envers la classe ouvrière."En attendant qu'ils l'aient jugée comme elle mérite, je réprouve toute utilisation qu'on pourrait faire de ma déclaration sur la personnalité de M.'une élection d'une extrême gravité pour la classe ouvrière, je crois de mon devoir de donner ces précisions aux milliers de bons travailleurs qui m'honorent de leur confiance." Niveau de l’emploi tli’luil et noire régime démocratique serait en voie de perdition-mais passons et revenons en grande vitesse à nos assemblées politiques.L'électeur devra choisir le 28 de ce mois celui qui le représente-a à l'Assemblée Législative de Québec et ce pour les prochains cinq ans, pour qui va t-il voter ?Dans un des prochains numéros du "Monde Ouvrier", je donnerai quelques-unes des raisons qui ont empêché le développement d'un Parti Travailliste au Canada.Et le Parti C.C.F.que fait-il ?Ce Parti n'a présenté que 7 candidats, c'est bien peu, et An lait tiirori a plupart Fontinuait de 1048.la demande excède beaucoup l’offre de des marchandises, et l’on l’cnnturager fortement la „ ., ., .j _______i c'est plutôt regrettable, personnellement j'ai un faible pour les .'.animons ce que j ai en enc u au cours es as - idées qu'il préconise, il est malheureux que les promoteurs de .- - .-“OS^a la radio et lu cans es annonces ce journaux -e pary ajenj adopté un nom qui ne dit rien aux électeurs de ;.:ts que j ai reçu par a pos e ou que on a je o c, m.)angue française, car pour eux Canadian Commonwealth Fed-ma 1 aux lettres.eration ne signifie pas grand'chose, cela ne se traduit même m .- , o pas.11 aurait mieux valu le baptiser tout simplement de Parti Notre autonomie est-elle menacee ?Socialiste Canadien.Cela se comprend par tout le monde, il Les candidats de l'Union Nationale, suivant en cela le : est vrai qu'il y a des préjugés contre tout ce qu'il y a teinte "so-programme de leur chef, Maurice Duplessis, nous parle tout j ciaîiste" mais cela passera avec le temps et l'évolution des d'abord de l'autonomie de NOTRE province, ça cest le dada j idées, favori No 1, "nous ne laisserons pas Ottawa nous’enlever une! D .parcelle de nos droits." Mais qui donc veut nous enlever nos, P°ur qui, nous ouvriers organises, droits et porte ombrage à notre autonomie ?Veux-t-on faire j devons-nous voter .croire cru peuple que les 65 députés du Québec que nous avons | Au risque de me faire traiter de vieux grognon, je ne puis à Ottawa ne sont pas aussi chatouilleux des droits de la mino-j que réitérer ce que j'ai dit et répété à toutes les élections profité française que le premier ministre du Québec et ses parti- vinciales ou fédérales et ce depuis que le Travail Organisé, — sans.^ On dirait, ma foi, qu’on voudrait nous entraîner dans un mouvement de rébellion contre le restant du Canada ?Qu on le veuille ou non le Québec fait partie de la Confédération canadienne, continuera à le rester ?L'Acte de la Confédération est une belle et grande chose, était parfait et répondait aux besom: du temps, mais depuis nous avons évolué, des amendements à cet Acte s'impose, depuis déjà des années le Congrès des Métiers et du Travail du Canada demande à ce que des amendements y soient apporté qui permettront, que notre législation sociale soit mise sous juridiction fédérale, citons tout le système des assurances sociales, pensions de vieillesse, etc.Nous, de la classe ouvrière, qui sommes les plus intéressés dans cette législation, savons mieux que ceux qui crient ne touchez pas à l'autonomie du Québec", ce que nous avons besoin pour être protégés efficacement.Reclamer des amendements à l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, vouloir de la législation fédérale qui serait la même d'un bout du Canada à l'autre ne constitue pas un abandon de notre autonomie provinciale mais bien plutôt la réalisation d'un besoin capital et urgent.Le communisme, qu'est-ce que c est que ça ?production au Canada; mais le coin tiuTfr étranger demeurait chose problèmatique, et l’on ne croyait pas troj aux pronostics optimiste^ pour des l périodes au-delà du premier trimestre de l’année Cependant, depuis que I" Congrès des Ktats-Unis a approuvé le programme de six milliards de dollars pour le rétablissement de I’K.u-rope, la confiance générale dans les affaires .pour le reste «le l’année s’est beaucoup améliorée durant les quel pies dernières semaines.La situation de nos industries «l’exportation s’est grandement affermie I grâce au progrès rapide du programme j de rétablissement qui asurera sans Ioute des marchés favorables à un grand nombre de nos produits primaires, qui constituent la base de nos i exportations, car dans bien des cas, ! le paiement pourra se faire en dollars américains.Les placements commerciaux pro-'«osés pour 1948 laissent prévoir le j maintien d’un niveau élevé d’emploi I -t de revenu au pays.Au cours de ! 1947, ou a consacré un montant de l’in- (u chômage, en comparaison de 4 p.100 aux Ktats-Unis.C’est l’inverse • le la situation d’avanl-gucrre, alors qu’en 19.1.1, par exemple, on calcule que L chômage au Canada atteignait environ 27 p.100 de l’effectif ouvrier, en comparaison de 25 p.100 aux l ’tats- par la voix de la Fédération Américaine du Travail et du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, — a recommandé à tous ses membres de faire, soit d'aider nos amis et de combattre nos ennemis.Pour suivre cette recommandation, il faut peser le pour et le contre des actions de chaque parti en général ou de chaque candidat individuellement, et voter en conséquence.; u millanl mi ) Qu’une commission de conciliation ait été nommée pour tenter d’amener une entente entre eux « t que sept jours se soient écoulés depuis la date où le Ministre a reçu le rapport de la commission de conciliation; ou c) Que l’une ou l’autre «les parties ait demandé au Ministre, par écrit, de nommer une commission de conciliation pour tenter d’amener une entente entre elles et que quinze jours se soient écoulés depuis la date où le Ministre a reçu ladite demande et sauf si (1) aucun avis prévu au paragraphe deux de 1 article vingt-huit de la présente loi n’a été donné par le Ministre, ou (ii) le Ministre a avisé la partie qui a fait cette demande de sa décision de ne lias nommer une commission de conciliation.25* (1) Nul employé dans une unité ne doit faire la grève tant qu’un agent négociateur n’aura pas acquis le droit, au nom de l’unité d’employés, d’enjoindre à leur patron, par un avis prévu en la présente loi, d’entamer des négociations collectives en vue de la conclusion, du n nouvellement ou de la revision d’une convention collective et tant (jue les dispositions de l’article vingt et un ou vingt-deux de la présente loi, selon le cas, n’auront pas été observées.(2) Nul patron ne doit déclarer ni causer de lockout d’employés pendant qu’une demande d’accréditation d’un agent négociateur, pour agir au nom de ces employés, est en instance devant le Conseil.2-i.Un syndicat ouvrier qui n’a pas le droit de négocier collectivement, aux termes de la présente loi, au nom d’une unité d’employés ne doit déclarer ni autoriser aucune grève d’employés dans cette unité.25.Rien dans la présente loi ne doit s’interpréter comme interdisant la suspension ou discontinuation d’opérations dans un établissement patronal, en tout ou en partie, ne constituant pas un lock-out ou une grève.26.Nonobstant les dispositions de la présente loi, un employé peut présenter en tout temps ses griefs personnels à son employeur.Procédure en Matière de Conciliation.Conciliateurs.27- Lorsque, sous le régime de la présente loi, un conciliateur a été chargé de conférer avec les parties engagées dans des négociations collectives ou à un différend, il doit, dans les quatorze jours après qu’il a reçu de telles instructions ou dans tel délai prorogé que le Ministre peut à l’occasion permettre, faire au Ministre un rapport a) Indiquant les matières, s’il en est, sur les- quelles les parties se sont mises d’accord; b) Exposant les matières, s’il en est, sur les- quelles les parties ne peuvent s’entendre; et r) Concernant l’opportunité de nommer une commission de conciliation en vue d’effectuer une entente.Etablissement des commissions de conciliation.28.(1) Une commission de conciliation et d’en- quête, aux termes de la présente loi, se compose de trois membres nommés de la manière prévue au présent article.(2) Lorsque le Ministre a décidé de nommer une commission de conciliation, il doit immédiatement, par avis écrit, requérir chacune des parties de désigner, dans les sept jours de la réception de l’avis par la partie, une personne pour membre de la commission de conciliation, et le Ministre, sur réception de la désignation dans les sept jours, nommera cette personne membre de la commission de conciliation.(3) Si l’une ou l’autre des parties à qui avis est donné selon le présent article, omet ou néglige de désigner une personne dans les sept jours «le la réception de l’avis, le Ministre nomme membre de la commission de conciliation une personne qu’il juge apte à remplir une telle fonction, et ce membre est réputé nommé sur la recommandation de ladite partie.(-}) Les deux membres nommés en vertu des paragraphes deux et trois du présent article doivent, dans les cinq jours de la date où le second d’entre eux a été nommé, désigner une troisième personne, qui consent et est prête à agir, pour membre et président de la commission de conciliation, et le Ministre nommera cette personne membre et président de la commission de conciliation.(5) Si les deux membres nommés en vertu des paragraphe" deux et trois du présent article omettent nu négligent de faire une désignation dans les cinq jours qui suivent la nomination du second de ces membres, le Miuistn doit immédiatement nommer, comme troisième membre et président de la commission de conciliation, une personne qu’il juge apte à remplir une telle t onction.(6) Lorsque la commission de conciliation a étc nommée, le Ministre doit immédiatement notifier aux parties les noms des membres de la commission.(7) Lorsque le Ministre a notifié aux parties la nomination d’une commission de conciliation sous le régime de la présente loi, il doit être présumé d’une façon décisive que la commission décrite dans ledit avis a été établie eu conformité des dispositions «le la présente loi.et il ne doit être rendu aucune ordonnance, intr- duit aucune instance ni pris aucune procédure devant un tribunal pour contester l’octroi ou le refus d’une commission de conciliation ou pour reviser, interdire ou restreindre l’établissement «le cette commission de conciliation ou 1’uue «quelconque de ses opérations.(8) Nulle personne a) qui a un intérêt pécuniaire dans les questions soumises à la commission, ou />) qui agit ou, dans les six mois qui ont précédé la date de sa nomination, a agi en qualité de procureur, de conseiller juridique, d’avocat, ou d’agent rétribué de l’une ou l’autre des parties, ne «luit exercer les fonctions de membre d’une commission «le conciliation.21).Lorsqu’une personne cesse «l’être membre d’une commission de conciliation avant «pic celle-ci ait achevé ses travaux, le Ministre «l«»it nommer, à sa place, un membre choisi de la manière prescrite par la présente loi pour la désignation de la personne qui a ainsi cessé d’être membre.50* Chaque membre d’une commission «le conciliation doit, avant d’agir à ce titre, prêter et souscrire, devant une personne autorisée à déférer un serment ou recevoir une affirmation, et remettre ail bureau du Ministre, un serment ou une affirmation selon la formule suivante: “Je jure (j’affirme solennellement que j’accomplirai et remplirai, avec fidélité, sincérité et impartialité.ainsi qu’au mieux de ma connaissance, «h ma capacité et «le mon habileté, la charge de membre «le la commission de conciliation établie pour .«t que je ne dévoilerai à junsonne.sauf dans l’exercice de mes fonctions, aucune partie «le la preuve «»u autre matière dont ladite commission est saisie.Ainsi Dieu me soit en aide.” Mandat.61.(1) Quand le Ministre a nommé une com- mission de conciliation, il doit immédiatement lui remettre un exposé des questions déférées à cette dernière, et il peut, avant ou après la communication de son rapport, modifier cet exposé ou y faire des additions.v (2) Après qu’une commission de conciliation a communique son rapport, le Ministre peut lui ordonner d’étudier de nouveau et d’éclaircir ou de développer le rapport, ou toute partie de ce dernier, ou d’examiner toute matière ajoutée à l’exposé modifié des questions qui lui sont déférées et en faire rapport.Le Ministre n’est censé avoir reçu le rapport de la commission de conciliation que si ledit rapport remis à l’étude lui est parvenu.Procédure.52- (1) Une commission de conciliation doit, immédiatement après la nomination de son président, tenter de mettre les parties d’accord sur les questions qui lui ont été soumises.(2) Sauf disposition contraire de la présente loi, une commission de conciliation peut déterminer sa propre procédure, mais doit fournir à toutes les parties l’occasion voulue de soumettre une preuve et de présenter des observations.(3) Le président peut, après consultation des autres membres de la Commission, fixer l’heure, le jour et le lieu des séances d’une commission de conciliation et doit notifier aux parties l’heure, le jour et le lieu fixés.(d) Le président et un autre membre d’une commission de conciliation forment le quorum, mais, en l’absence d’un membre, les autres nc doivent procéder que si l’absent a reçu un avis raisonnable de la séance.(5) La décision d’une majorité des membres présents à une séance d’une commission de conciliation constitue la décision de la commission de conciliation et, en cas de partage égal, la voix du président est prépondérante.(6) Le président doit adresser au Ministre un relevé détaillé et certifié des séances de la Commission, ainsi que des membres et témoins présents à chaque séance.(7) Le rapport de la majorité de ses membres constitue le rapport de la commission de conciliation.55.(1) Une commission de conciliation possède le pouvoir de citer des témoins devant elle et de leur enjoindre de rendre témoignage sous serment, «#i par affirmation solennelle si ces personnages ont le droit d’affirmer en matière civile, et verbalement ou par écrit, ct.de produire les documents et choses que ladite commission estime indispensables pour l’étude et l’examen complets des questions qui lui sont déférées, mais les renseignements ainsi obtenus de ces documents nc peuvent être rendus publics, sauf dans la mesure où la commission de conciliation le juge opportun.(2) Une commission de conciliation possède le même pouvoir de contraindre des témoins à comparaître et à rendre témoignage «pic celui qui est attribué à une cour d’archives en matière civile.(3) Tout membre d’uhe commission de conciliation peut déférer un serment, et ladite commission peut recevoir et accepter, sous serment.p;\r affidavit «-n autrement, la preuve qu’à sa discrétion clic juge mile et opportune, que ladite preuve fasse foi ou non devant un tribunal judiciaire.5-4.Une commission de conciliation ou un membre de cette dernière, ou toute personne qui a reçu à cetted fin une autorisation écrite d’une commission de conciliation, peut, sans autre autorité que celle du présent article et en tout temps, pénétrer dans un édifice, un navire, un bateau, une usine, un atelier, un endroit ou un local de quelque nature qu’il soit, où des employés accomplissent ou ont accompli quelque travail ou l’ont commencé, ou dans lequel un employeur fait des opérations ou une matière ou chose a lieu ou a eu lieu, concernant les questions déférées à la commission de conciliation, et peut inspecter et examiner tous travaux, matériaux, machines, appareils ou articles qui s’v trouvent, et interroger toute personne à l’endroit ou relativement aux matières ou eh.ms ci-tlessus.Personne ne doit nuire ni susciter des obstacles à la Commission ou à quiconque est autorisé comme susdit ilaus l’exercice d’un pouvoir confère par le présent article, non plus que refuser de "«¦ soumettre à un interrogatoire formulé comme il est mentionné ci-dessus.Rapport.55* Une commission de conciliaton doit faire connaître ses conclusions et recommandations au Ministre dans les quatorze jtmrs «jui suivent la nomination «le son président, ou «lans tel délai prorogé qui peut être convenu entre 1« " parties ou «juc le Ministre peut à l’occasion accordir.66.Sur réception du rapport d’une commission de conciliation, le Ministre doit immédiatement en faire envoyer une copie aux parties, et il peut faire publier le rapport de la manière qu'il juge utile.57- Nul rapport d’une commission «le conciliation, nul témoignage ou procéilure devant une commission de conciliation n’est admissible en preuve dans aucune cour «lu Canada, sauf s’il s’agit de poursuites parjure.Arbitrage.68.Lorsqu’une commission de conciliation a été nominee et qu'à toute époque, avant ou après la présentation de son rapport, les parties en conviennent par écrit, la recommandation «!«• ladite commission lie les parties et elles doivent y donner effet.Exécution.5î).Tout employeur, ou personne agissant au nom d’un employeur, «pu diminue un taux de salaire ou change une condition d’emploi contrairement à l’article quatorze u à l’article quinze de ta présente loi est ’ ’ d’infraction et encourt, sur déclaration sommaire de culpabilité, une amende d’au plus u) cinq dollars à l'égard de chaque employé dont le taux «le salaire a été ainsi diminué ou «lonl une condition «l’emploi a été ainsi changée, ou b) «leux cent cinquante dollars, selon le montant le moins élevé, pour chaque jour «juc dure celte diminution ou ce changement, contrairement à la présente loi.RI* (1) foute personne, tout syndicat ouvrier ou toute organisation patronale qui viole l’article quatre ou l'article cin«| «le la présente loi, est coupable d’infraction et encourt, sur déclaration sommaire «le culpabilité, n) S’il s'agit d'un particulier, une amende d’au plus cent dollars, ou b) S il s’agit d’une corporation, d’un syndicat ouvrier ou d’une organisation patronale, une amende «l’au plus mille dollars.(2) Lorsqu'un employeur est déclaré coupable d’une infraction à l’alinéa a) du paragraphe deux de 1 article quatre de la présente loi parce qu’il a suspendu, transféré, mis en chômage ou congédié un employé contrairement à la présente loi, le tribunal, le juge ou le magistrat qui prononce la condamnation, peut, en sus de toute autre peine autorisée par la présente loi, ordonner a l’employeur de payer un dédommagement de perte d'emploi au travailleur, n’excédant pas telle somme que le tribunal, le juge ou le magistrat.selon le cas, estime équivalente au salaire, traitement ou autre rénumération qui aurait été acquis à l’employé jusqu'à la date de la condamnation, n'eut été la suspension, le transfert, la mise en chômage ou le congédiement en question, et peut ordonner à l’employeur de réintégrer l’employé dans son emploi a telle date que li* tribunal, le juge ou le magistrat estime juste et convenable dans les circonstances, au poste cut, s'il le juge a propos examiner de nouveau toute décision ou ordonnance qu’il a rendue aux termes de la présente loi, et peut modifier ou révoquer toute décision ou ordonnance qu'il a rendue conformément à cette loi.Ententes avec les provinces.62.(1) Lorsque la législation édictée par la législature d'une province et la Partie I de la présente loi sont sensiblement uniformes, le ministre du 1 ravail peut, au nom du gouvernement du Canada et avec l’approbation du gouverneur en conseil, conclure un accord avec le gouvernement de la province en vue de pourvoir à I application de la législation provinciale par les fonctionnaires et employés du Canada.(2) Un accord conclu conformément au paragraphe premier du présent article peut stipuler a) L’application par le Canada de ladite législation de la province à l'égard de toute entreprise ou affaire particulière; b) Que la personne qui, à l'occasion, se trouve Ministre peut, pour le compte de la province, exercer les pouvoirs conférés ou remplir les fonctions attribuées par la législation de la province mentionnée au paragraphe premier du présent article; c) Que les personnes qui, à l'occasion, sont membres du Conseil, ou d’autres fonctionnaires et employés du Canada, peuvent exercer les pouvoirs con-fêres ou remplir les fonctions attribuées selon ladite legislation de la province, par voie d'appel ou autrement ; et d) Le payement, par le gouvernement de la province au gouvernement du Canada, des frais subis par ¦ ( dernier dans l'application de ladite législation de la province.,î;:' Lorsqu'une législation édictée par la légis-laturc d'une province et la Partie I de la présente loi sont sensiblement uniformes et ") 'tu un accord a été conclu entre le gouvernement du Canada et celui de ladite province; ou è) que cette législation y pourvoit et que le gouverneur en conseil en ordonne ainsi, la personne (pii, à l'occasion, se trouve Ministre et les personnes qui, de temps à autre, sont membres du < onseil, de même que d’autres fonctionnaires ou ' ¦ ycs du i ànada, peuvent exercer le- pouvoirs et accomplir les devoirs spécifiés dans la législature ou 1 accord en question.Commissions de conciliation.Z’1' 0) Sauf si le gouverneur en conseil en ordonne autrement, la rémunération suivante est payee : u) A un membre d'une commission de conciliation autre que le président, une allocation de cinq dollars pour chaque jour, d’au plus trois, où il est occupe a étudier la recommandation d'une person- ne au poste de troisième membre de la G .minis, sion ; et b) A un membre de la Commission, autre , le président, une allocation tut taux de vingt dollars pour chaque jour où il est présent loi la Commission siège et pour chaque jour qu’il .sacre nécessairement au trajet d'aller et ni , entre le lieu de sa résidence et celui d’une réuni de la Commission, ainsi que pour chaque joui plus deux) qu’il consacre à l'achèvement du i port de la Commission, et au président, une allot , tion de trente dollars pour chaque jour à détenu tier de même manière.(2) Chaque membre d’une commission de , ciliation a droit à ses frais réels et raisonnai.;, de voyage et de subsistance pour chaque j atr il est absent du lieu de sa résidence, relativciu.aux travaux de la Commission.65.Toute persotttte qui est assignée par Conseil ou une commission de conciliation .u une commission d'enquête industrielle, et qui se pr.sente dûment comme témoin, a droit à une ail.cation pour frais calculée d’après l'échelle alors .vigueur relativement aux témoins en matière en deVant la cour supérieure de la province où U, quête est tenue; et, en tout cas, elle a droit quatre dollars au moins pour chaque jour où i est ainsi présente.66.Le Ministre peut fournir à une commision de conciliation ou à une commission d'ctiqué t industrielle, un secrétaire, un sténographe et 1rs aides aux écritures ou autres qui lui semblent ta cessaires à l’accomplissement des devoirs de 1 commission et fixer leur rémunération.Règlements.67- (l) Le gouverneur en conseil peut éta blir des règlements a) fixant le délai pour accomplir toute cho-, autorisée par la présente loi; b) Soustrayant un employeur ou employé toute catégorie d'employeurs ou employés aux dépositions de la Partie I de la présente loi, ou a l'une quelconque de ses dispositions, et c) En général, pour l’exécution des objet l'application des dispositions de la présente loi (2) Les règlements établis sous le régime présent article entrent en vigueur le jour de h ' ' cation dans la "Gazette du Canada'’ et d ; vent être présentés au Parlement dans les quit jours qui en suivent la publication, ou, si le Parle ment n'est pas alors en session, dans les quit,.-jours de l'ouverture de la session suivante.Rapport Annuel.6S.Le Ministre doit présenter au Parlement 'laits les quinze premiers jours de chaque sessim un rapport annuel sur les activités qu’il a exercé, sous le régime de la présente loi.Généralités.66- Peuvent être employés, de la manière autorisée par la loi, les fonctionnaires, comrni .préposés nécessaires à l’application de la présente loi.y compris tin fonctionnaire exécutif en chef du Conseil.70.Les frais d'application de la présente I.sont payés à même les deniers votés par le Parlement.71.Toutes amendes et peines imposées sous le régime de la présente loi sont payables au Receveur général du Canada et appartiennent à S,.Majesté, du chef du Canada, pour l'usage public du Canada.Continuation.72.(1) Le Conseil canadien des relations ouvrières établi par la .présente loi est le successeur du Conseil des relations ouvrières en temps de guerre, institué par arrêté de Son Excellence le gouverneur général ctt conseil, en date du dix sept février mil neuf cent quarante-quatre, tel qu'il a été modifié de temps à autre, et ledit arrêté ainsi modifié, est censé avoir été révoqué à la date de l'entrée en vigueur de la présente loi, et tou.actes et choses accomplis et toutes matières et pr.-cédures commencées par ledit Conseil des relations ouvrières en temps de guerre sous le régime de I arrêté où ces matières et procédures ressortissent au Conseil canadien des relations ouvrières établi par la présente loi, être continués par ce dernier aux termes de cette loi.(2) Tout règlement édicté, toute ordonnance ou décision rendue ou tout autre acte ou chose accompli par le Conseil des relations ouvrières en temps de guerre, ou au nom de ce dernier, ou par le Ministre ott quelque autre personne, sous le régime de l'arrêté de Son Excellence le gouverneur general en conseil mentionné au premier paragraphe du présent article, est, dans la mesure où ledit règlement pourrait être édicté, ladite ordonnance ou décision rendue ou ledit acte ou chose accompli en vertu de la présente loi, censé avoir été édicté, rendu ou accompli par le Conseil canadien des relations ouvrières, ou par le Ministre ou cette autre personne, sous le régime de la présente loi.(3) Si, avant l’entrée en vigueur ‘* 1 *'s- 1,10 ! Québec, dans le but de promouvoir do la legislation sociale tendant a protéger still most exceeded by tar the supply jods.and the incentive ,>l i ot à améliorer le soit do la classe ouviiere de cette province.Exécutif : J.-Elphèqe Beaudoin président ).B.Arsenault, Ph.Cutler, Hem * .«4nt!niclrn.I,r'"!'uni"'! nmainct great in Cumula, j —^.pSonuT"MÛrcel-F." Francq/ sociétaiie-trésorior ot administra-but a question mark lmxctcd o\er the | lcur .nomj Richard, rédacteur associé.4 Photo de la table d'honneur prise lors du banquet de la lie conference annuelle de la Fédération provinciale du Travail, tenue aux Trois-Rivières, les 4, 5 et G juin dernier.De gauche à droite, le confrère Edouard Larose, Mme Roger-D.LaBrie, Arthur D'Aoust, Mme Edouard La1 e, Son honneur le Maire Arthur Rousseau des Trois-Rivières, Gustave Francq, J.-B.Arsenault, l'honorable Antonio Barrette, ministre du Travail, J.-E.Beaudoin, M.Candide Rochefort, vi r président de la Commission du Salaire minimum, Mme Arthur Rousseau, Son honneur le M'ore Irénée Rochefort du Cap de la Madeleine, Mme Gustave Francq, Arthur Martel, Roger-D.LaBrie et Marcel-E.Francq.U ! Can’t Make Up my Mind ’’ A person is often inactive because he is confused; he wants to t|t, ; ,.right thing but he quite frankly doesn’t know how.He faces th .any complex problems of today and wails, "I can’t make up mv mind,” ”1 don’t know the answers,” “I can’t decide,” “I’ll just vv;[i; and see.” So anxious is he to be absolutely correct in every of his activity that he prefers to withdraw rather than run tin sk of doing something wrong.A useful point to remember is that the indecisive person liini-wlf frequently does not know why he is confused.He will react with surprise when he learns that actually the entire situation is part,ally clear to him.By posing a few pointed questions like “Do Vou agree with this,” or “Do you disagree with that,” you will often obtain a series of clear-cut yes and no answers which prove to the person that he is really quite decided on a number of topics which lie believed confused him.Using a method like this one, in which an individual can arrive at a position through his own logic, is effective.He is enough of a thinking person to know that he want a to obtain price control and retain rent control, social security and unemployment insurance.Actually, the way is simple and clear ; action through a progressive organization.There is nothing confusing or complex about that.Confusion and indecision may be justified as a temporary state but they are not a way of life.Present conditions may give him cause to be confused, but confusion shouldn’t and needn’t be made a habit.No one is positive about all the details, but this lack of precision does not excuse the absence of a general position.Enough of the facts are “in” for us to embark on a minimum program at least.LET’S GO! „ Organizing Is a Job for Everybody to do \v< that have members in our organization who honestly believe s the International Representative's job to do all the organizing of the unorganized, and will not do anything themselves ln-camue they think these fellows are getting paid to do the job This never was true.The best any organizer can do is to a- k people who already want to organize.Organizers are sent when- people are ready to be organized.If they go where men arc we !'- adv, the only wav they can be successful is through the help of tie local people who know the benefits of being organized, l olks will en to their neighbors much more quickly than they will listen to strangers.Unions were started by workers getting together and talking ever ways to better their conditions, then by going over on the other side of town and telling others how simple it is to helj themselves.This went on until unions became strong enough to put ' it m;.nizers to assist the membership on its continual campaign to organize the unorganized workers in every community.No union can continue to be progressive if its members he come satisfied and sit clown, because the members are the union The life of our union, as well as all other unions, depends on our ability to get new members.Stop this source of life and we are on the road to sure death.Some Local Unions have an organizing committee that makes talks on the need for organizing.This helps to encourage the membership to talk to workers who are not org anizc-cl, and it does a lot of good.The time for “cussing” a non-union worker is now passed What we must realize now is that every worker should be a union ¦Ban and we must make those who “don’t like unions’' see the %ht and join with their fellows.There is no way you can do more for your fellowman than to convince him he should be in a union.There are a few members in almost all of the Local Unions who are willing to give «1 part °» their time to help out in this important job,, because they under stand that union shops are benefited as well as the one being org anized.Th ing obligated into a union means more than just paying (hu*s.There never was a time when organizers needed help from the members more than they do now.TWO RUNAWAY DOMESTICS RETURN TO EMPLOYMENT IN MARITIMES."It looks as though we could write 'finis’ to this case and hope that everything will work out satisfactorily from now on." This is the final entry in a Labor Department file on two Hungarian girls, Displaced Persons, whose experiences in this country, in contrast to those of most immigrants, hud not been too happy.The girls, aged 21 and 22, arrived in January, and were placed in a hospital in Saint John as domestics by the National Employment Service.Front the first, they seemed to be bored with their jobs, and perhaps the new world was not as glamorous as they had expected.At any rate, early in April they left, taking with them a set of hospital keys and a cash advance made to them to buy clothing As the girls were in the United States illegally, American immigration officials made a check.Nothing more was heard from them until two months later when they returned of their own accord, much chastened :ind reported to the Saint John Employment Office.Realizing their need for friendly upervision and understanding, the National Employment Service, after 1 great deal of effort, succeeded in placing the girls with another hospital in Saint John, whose supervisor was interested in their case, and tgreed to give them all the personal help possible.The girls understand now that both their employer, and the Nat-mal Employment Service are pulling for them, and it is hoped that they will become happy and useful itizens.I'icld.” 1 Z’"1'" "huh u"kHii Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest to reduce the .tuthonn «»t auv optim _ .n , ,• i i made f.-r peri- >ds beyond j Imprimé par Mercantile Printing, Limited, 11 ouest, rue Saint-Paul.Montreal Téléphone : LAncaster 7808 istic tore the first quarter of the year.However.with the passing of the six billion dollar European Recovery Program by the United States Congress, general business confidence in respect- to the rest of the year has improved considerably during the past few weeks.basically the position of our export industries has been greatly strengthened by the rapid progress of the Recovery Program which is ¦ expected to ensure effective markets for mam of our primary products which form the basis of our exports, since payment will be possible in \merican dollars in many cases.Continuing high levels of employ** ment and income in Canada are also indicated by the business investment planned for 1948.During 1947, a 1.3 billion-dollar program of expansion in industrial capacity took place, ind for 1948, businessmen forecast an expenditure 18 per cent higher than the 1947 level, the highest on record.Employment conditions throughout the country showed definite improvement during March for the first time since last fall, due mainly to greater activity in the seasonal-industries because of unusually mild weather in most areas.Applicants registered for work with the National Employment Service in March declined by 7,000 from the February figure, while the number of job openings rose by 6,000.As a result, the ratio of applicants to jobs decreased from one to six at March 1st to one to five at April 1st.It is interesting to compare the incidence of unemployment in Canada with that of the United States.In Canada in March, 1948, 3 per cent of the labour force was unemployed as compared with 4 per cent in the United States.This is a reversal of the pre-war pattern, when in 1933, for instance, it is estimated that unemployment in Canada amounted to about 27 per cent of the labour force as compared with 25 per cent in the U.S.A.Total employment in March, 1948, standing at 4,800,000 is 1,100,000 or 30 per cent above the comparable figure at the same date in 1939.This gain has been concentrated in manufacturing employment, (which is 89 per cent above 1939), and in construction and other non-agrieultural industries.Agriculture l>t 200,000 workers during the war years and has regained only about 20,000 since 1945.Labour income reflects the great growth in employment.A total of 16,125 million dollars was earned by in 1947 as compared with First-Hand Experience He has a first-hand experience of what social insecurity can mean, for both as the tnineworkers’ agent and as the parliamentary representative of a mining constituency he has had intimate knowledge of the conditions of 1 labour the wage earner's life in the grim 12,565 million dollars in 1939.years between World Wars 1 and II when depression, unemployment and poverty spread like a plague through the coalfield.For a dozen years James Griffiths has represented an industrial constituency, Llanelly, Sooth Wales, in Britain's Parliament.He has been a member of the Labour Party’s Rational Executive Council for nearly a decade, and was appointed Minister of National Insurance when the Labour Government came into existence in July 1945.Heart of the Discourse One night, back in the era of national prohibition, ‘'Billy” Phelps 01 Yale—who knew more about than any man in America— finding himself stalled in a taxi on the way to a speaking engagement hailed a passing motorist begged quick transportation to .Metropolitan Opera House.Ar-‘n>ng at his destination, the grafce-,:i' Professor tendered his bene-aetor a bill, and was surprised e receive in return a card bearing jje other's name and phone num- AnV Untc you want real liquor,” the up; ;,man whispered, “you call me He was a bootleger! Phelps related the incident to his audience.Came the question period.When the slips were handed up from the audience, seven of them bore the query: “What was that telephone number?" Definitions Scandalmonger; A prattlesnake.Inflation: A period when two can live as steep as one.Cocktail: An ice cube with an alcohol rub.His was the guiding hand that extended the national insurance scheme to every man, woman and child in tire country.Under earlier legislation less than half the population was insured against sickness and unemployment.T.o-day, under the social legislation of Britain's Government, tlie conception of social security lias heen immeasurably extended and few hazards of life are not covered.Sickness, accidents, congenital disabilities and others acquired in later life; tlie risks of child-bearing, and tlie traditional penalties of old age, all are provided against, for the most comprehensive system of health services that any country has yet attempted comes into operation in Britain on tlie same day as the national insurance scheme.James Griffiths has described tlie insurance system lie is now bringing into operation as "tlie biggest insurance bargain in history”, for tlie insurance premium every citizen will pay the State provides for the needs of all, young and old, male and female, married, single, and widowed — medical care, hospital service and cash benefits.According to the latest information the wage index had increased by 55 per cent in Canada by tlie autumn of 1946 above tlie 1939 level.The compilation of data for tlie autumn of 1947 is not yet completed, but it is estimated that there will be an advance of at least 10 per cent in 1947 over 1946.This would mean an overall increase of more than 70 per cent between 1939 and 1947.In the manufacturing group the increase would he about 80 per cent.Total employment in Canada dropped seasonally during the winter months to 4,669,000 at February 21, 1948.Although this was a decrease of 178,000 since last November, it represented an increase of 104,000 since the same date in 1947.Employ ment in Canada, therefore, continues to maintain record levels for the time of year.The seasonal decline in employment between November and February mainly affected agricultural workers, where a decline of 103,000 in employment occurred.Employment also declined in construction by 65,000, in trade by 23,000, and in transportation and communication by 16,000.The largest employment gain was in forestry, where a seasonal rise of 23,000 occurred.^*v*£Srfrs**à* 1 Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, lor the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement o the working class of the Province of Quebec.Executive: J.Elphège Beaudoin, president; J.B.Arsenault, Ph.Cutler, René Michaud, vice-presidents; Marcel E.Francq.secretary treasurer and manager; Henri Richard, associate editor.Printed by Mercantile Printing, Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal 1, P.Q.The Sermon on the Mount (in a new postage stamp issued In the United States Lost Office a few weeks ago is carried what [’resident 1 ruman chose to call, when lie first saw it, the “greatest sermon ever preached”.While it is unlikely that anything of its kind will ever surpass the “Sermon on the Mount”, there is in the simple yet inspiring sloiy on this postage stamp a challenge and at the same time an example of the real meaning of brotherhood of race and religion.I his new stamp is more than a device for getting letters delivered, more than a stamp collector’s curio.The picture engraved on the stamp depicts the faces of four United States Army chaplains on the dark body of a submerging ship.The inscription reads: “These IMMOKI AI.CHAPLAINS and by way of explanation adds: “Interfaith in action”.What is the story behind this stamp?Why is its message so significant and important to us of the labour movement and to all men and women whether in the United States, this country or anywhere in the world ?On February 3, 1943, the troop ship S.S.Dorchester ploughed through the icy waters of the North Atlantic in the vicinity of Greenland.The ship was suddenly struck by a torpedo shot from a German submarine prowling in that part of the Ocean.The vessel sank fast.It was crowded with soldiers who were ordered to abandon the ship».Among them were four chaplains representing three denominations: Gorge L.Fox and Clark Poling, Protestants, John P.Washington, a Catholic, and Alexander G.Goode, a Jewish rabbi.There were not enough life-preservers for all the men, but the chaplains were each provided with one.Seeing the plight of the soldiers and sailors in that hour of supreme danger, they not only tried to help them reach rafts and lifeboats, but each of the chaplains gave his life belt to the nearest man who needed one.Then the four of them locked arms on deck and intoned their prayers as the waters swallowed them and their ship.They prayed to the one God they all served for their own salvation and for the safetv of the men struggling to leave the fast sinking vessel.I he survivors who landed in I ireenland said that the last they saw of the sinking ship was the four chaplains with their hands joined on the disappearing deck.“This is the picture engraved in our minds and hearts,” they said, as the S.S.Dorchester disappeared beneath the waves.” In the hour of greatest peril men are capable of supreme sacrifice.They are capable of exemplification of the highest virtues.It is these examples that serve to light the way for all of us when we are in our own weaknesses unable to find the best solution of our problems.But we know that we need more than this.We need more than true brotherhood at the hour of death.Me need it all of the time.Let us remember the Sermon on the Deck.And let us all in the union movement preach it daily in the shop, in the mill, in the office, in all our activities and human contacts.Lei us do even more: Let us act as if we mean what we are preaching.Racial and religious brotherhood is our greatest goal.Our strength and our gains are part and parcel of our mutual understanding.Let us be brothers in arms, inside the union and out.Canadian Labour Reports.Labor Oddity Official Job Titles sometimes provide an oddity, as when different kends of jobs bear tlie same title.As for example, the title "Plater" — and we don’t mean a poor race horse ! An electroplater is a highly skilled man who requires long years of training to learn his job.A plater in the hat and cap industry merely irons the brims of hats by hand.In the paper and pulp industry, a plater is a semiskilled worker who presses grain finish into paper with a machine.The meat packing industry has a plater, too, he’s employed on the killing floor.Also, the textile industry has a plater, who operates a machine which combines several strings into a cord.Thus there are at least five different jobs, in five different industries, where the worker has the job title of “plater." Man Motorist (barely nvolding broadside crash) : "Why on earth didn’t you signal?" Girl (who had crossed into her home driveway) : "I always turn here, stupid.” Men are qualified for civil liberty in exact proportion to their disposition to listen to the counsel of the wise and good, in preference to the flattery of knaves.— Burke.Têt.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Deni3 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre Saint-Denis) Spécialités : Bouquets de Noces, Tributs floraux Escompte do 10% aux membres des unions ouvrières.Mme ROVIRA — Rés.MA.8488 ANOTHER “HOT” STORY ON D.P.’S EXPLODED.Arthur MacNamara, Deputy Minister of Labor, stated today that m investigation by the RCMP bad proven another “sensational story” about DP’s to be false.It was recently reported in a Toronto newspaper that a former Canadian prisoner-of-war in Germany bad met bis ex-Nazi prison camp guard at the Hollingcr Gold Mine at Timmins, Ontario.An investigation by the RCMP found that “tlie article was written by a part-time press reporter who had picked up a rumour in a bowling alley and built a story around it without first having it confirmed”.EXPORT CANADA’S FINEST CIGARETTE thoroughly indoctrinated bv effective union leaders with the thought that unless the worker belonged to a union it would I he lutile to tight against unwarranted discharge, lay-off, and so lorth, the worker often joined the union out of pure futility In such.'.' ' ' - -respect a kind .cwnt.the union card became a symbol of sc of passport to equality.A lack of recognition for a job well done, a recognition seem-mgly difficult to demonstrate at times in our complex industrial organizations of the day, produced a feeling of frustration in the worker.Like a man caught in a whirlpool, the worker felt he had no voice in any of the matters pertaining to his job.There have even been instances where management has deliberately attempted to create this feeling of frustration believing it served as a means of "keeping control" over the worker.Such actions, of course, rendered the workers more responsive than ever to the advantages offered by union membership.In our large industrial organizations a great many skilled jobs have been eliminated.Many workers have found themselves assigned to jobs completely foreign to their temperament and occupational ability.I he result was occupational maladjustment.T he worker felt he was not in the right job.Dissatisfaction resulted because most of the workers never understood just how their own particular jobs contributed to the successful operation of the concern.I mon membership gives the worker more insight into plant operations, some knowledge of the relationship of jobs to overall production.Union newspapers, magazines, and other literature explain further the economic as well as the occupational functioning of industrial and business organizations.- 1 he tear of the unknown has been a real factor in rendering workers less productive.Through union membership the worker can become acquainted with the terms of the contract and methods the company will follow in promotions, transfers, lav-offs, and discharges.A well-informed worker is bound to be a' more con tented worker.Loyalty Must Always Be Earned All individuals like to loci they are capable of making their own decisions -to lead their own lives.When management assumes too much of a paternalistic attitude toward the worker, resentment i- the natural reaction.1 he unions offer an oportunitv for selfexpression.The union member can make his own’ decisions, through his power to vote, about matters affecting his job and joli relations.In a broader psychological aspect this desire for independence represents a sign of real growth of mankind.The respect of a worker is of utmost importance and the worker has little to fear of management or the future of his job protection by joining the union.By having union officials bargain with management, be feels that he is still an individual of some "o'lh.I hat he is, alter all.recognized as a human being.It can thus be seen that union membership satisfies many of the psychological as well as the economic needs of the working man.Unions, through recognizing the internal strife existing in the wotker, have appealed to those aspects of human relations so very Often neglected by management.As Charles J.Stilwell, president of Warner & Svvasey.recently admitted at a NAM meeting, haven t had tune to be human in our relations with our employee partners., twe) tailed to give our men the sense of importance which is the greatest driving force in the world.” I mon leaders in their organizational work as well a< in the maintenance of membership try not to lose sight of the fact tint power, money, or persuasive methods alone will not build loyal members.Loyalty tp any cause cannot be bought; loyalty must always be earned.The Journeyman Barber, Hairdresser and Cosmetologist.The Army has issued a pamphlet for seme - nien “Organized Labor in the United States”, which should b, every trade unionist in this country.The purpose of th< j is to set forth factually, the reasons why unions are what they seek to accomplish and how they benefit tl, people of the nation.Spokesmen for the National Association of Manu fa, ¦ and some newspaper columnists not distinguished for friend- , fairness to organized labor, have attacked the pamphlet, b Army defends it as a valuable document.And the Army È r; so doing! Proof of the fact that it is a valuable document and Army is right in defending it, can be gained front readh following excerpts which speak for themselves: "There isn't much that an individual worker by him-,-!?do when his employer does not furnish satisfactory"workin -ditions.But there is a good deal that all employees in a given' can do if they act together.In union there is strength.“The purpose of unions is to help workers obtain impworking cpndittions, higher wages, shorter hours and just ment from employers.I nions seek to improve the lot of v, men in general and to achieve standards for them that are ered to be in keeping with our wav of life."Most unions are run representatively and demoeratiealh "Despite disagreements on other points, union ; and emp1, alike I irmly believe that collective bargaining holds the .inmost, if not all, our country's problems in industrial relation-: "Because strikes are news and the public wants in h-ai them, the extent of work stoppage in industry has been -exaggerated.By far the great majority of disputes betwc-i and management are settled peaceably, though these settlement' not often reported to the public as news.A strike is spe i.i peaceful settlement is not.Nam strikes have seemed dangerous to the nation's v.' But while strikes arc costly to all concerned, and disliked bv -one, including workers, they have not seriously impeded n’-du-progress."In some measure they have helped it, because thee resulted in the more considerate treatment of labor and’ ; tmdei standing between labor and management.1 lie most impressive fact about labor relations in the IT States is not the number of work stoppages but the far .-.number of disputes between labor and management which li Been, settled through peaceable compromise and give-and-tci keeping with our democratic traditions.” America's outstanding record of production, "in war peace, is credited to “the superior efficiency of American vw „ ¦>"d management, and to the excellent relations between labor' management." I he wholesomeness of our nations’s labor relation.! boh, : the pamphlet concludes, "has resulted in our strong world no -our great national wealth, our tremendous industrial canned: our high standard of living.” — Retail Clerks Advocate.i.'^Sî UJ?'KLaw* ^fessas ^ 6 v*vs'* .,ivA TO* - on'’-*' .• •f , v.-.vcr>°r*,llUrva o-A-.r' Or.ut‘° ADS I ourist business is good business for every Canadian.Any business which brings so much money into the country must increase the amount available for everyone.1 his year, more than ever before, we need the U.S.dollars our friends from across the border will bring into Canada.So it is work for you S up to all of us to encourage our tourist ti ade, foi it means increased prosperity.In publishing advertisements like this one, John Labatt Limited is helping to support Canada s tourist industry and show what each person can do to make 1948 a banner year in'Canada’s tourist trade.Radical, Reactionaries Have Same Program 1 be reactionaries want us to rush into political strike-so that they can have the excuse to abandon law and u.us- lllt; totalitarian want us to do it, so that he react,onar.es will use force against us.and thereby cm- rim cl™ .1 -""'A' " I he reactionaries to the right want ns to launch a prem-¦ tu c and weak third party so the reactionaries will be sun ° 2 tlu Ï national electiôn.The totalitarian want us o tins, because they d rather have a reactionary isolationist government, leaving Russia free to do as she plea-r- l) 5 Carp51 °f the WOr,d—‘East B(,y Labo>¦ Journal, Oak Tel.CHcrrier 2171 EASTERN STEEL PRODUCTS LIMITED Everything you need in Sheet Meta! Work, including.( airagc Door Hardware, Metal Lath, Steel Roofing, I'oultry Equipment, etc.1335 Dclorrimier Montreal Published in the public interest‘by John Labatt Limited Compliments of Jas.A.Ogilvy’s Limited MONTREAL j —.—_.—.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.