Le monde ouvrier = The labor world, 1 août 1948, samedi 7 août 1948
r ill mi il "Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa %t flUînDc (l^iturief i 'A - 10 33e Année — No 17 SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 1948 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 3, 1948 33rd Year — NoT, 17.' efforts dans un grand geste collectif qui assurera la prospérité de notre immense et riche pays, dans la paix et la liberté des indi- J.-Elphègc BEAUDOIN.kidus ! La Fête du Travail 1948 A l occasion île la Fête dit Travail, il me fait plaisir comme par les années passées de présenter à tous les ouvriers des Unions Internationales à travers la province de Québec, quelques modestes observations en marge de la fête par excellence des travailleurs.Aujourd’hui comme hier nous sommes encore aux prises avec l’angoissant problème d’intensification industrielle, état particulier dont on voudrait en certains milieux attardés, que la classe laborieuse fasse tous les frais.On le voudrait dis-je, mais nous ne voulons pas.En effet, à cette tentative injurieuse de restreindre I quelques-unes de nos prérogatives syndicales, lesquelles nous ont coûté tant de peines et tant de batailles, tant de préoccupations et tant d’inquiétudes, nous avons le droit de répondre collectivement à la minorité ploutocrate et réactionnaire du Dominion par un refus aussi formel que motivé, de renoncer aux droits politiques et économiques que nous a conférés la législation du pai s, tant fédérale que provinciale.C’est pourquoi, par respect pour nous-mêmes et considération pour autrui, nous nous faisons toujours un scrupule de faire notre devoir, tout notre devoir de citovensj démocratiques, mais par contre nous nous inscrivons résolument I & faux contre les prétentions des arriérés qui voudraient faire rétrograder le Travail Organisé jusque dans les bas-fonds du ser- ! vage industriel d’autrefois.Il existe une crainte chez les employeurs qui prétendent que j l’organisation du travail leur a déjà coûté en salaires plus qu’ils ; n’auraient dû payer et qu’il peut se produire des effets désastreux sous le système compétitif actuel île l'industrie.Un s.ait que lain-j bition de l'employeur est de tenir les salaires aussi bas que possible tout en produisant la plus grande quantité de marchandises; alors.! toute concession accordée aux employés donne un avantage aux compétiteurs, ce qui veut dire un échec final, prétendent-ils.Pour obvier à cet état malencontreuse, il s'agit que les travailleurs s'organisent sur une base telle que chaque employeur accepte les mêmes conditions de salaires et de travail.Il est incontestable que les plus hauts niveaux de salaire augmentent le pouvoir d’achat et permettent la survivance du s\ stènie.I.'employeur ne voit que sa liste de paye, et il combat l'organisation, < excepté quand elle lui est imposée.Au point de vue du travailleur, ou sait que l’organisation ouvrière est la seule arme avec laquelle - îi-peut combattre les bas salaires, pour rendre la vie endurable sons notre système social actuel.Il est donc de son intérêt non seulement de bâtir sa propre organisation mais aussi d'aider les autres à en faire autant.De nos jours, il y a des industries qui depuis longtemps sont organisées et où des contrats d’union prévalent et il n’est soulevé aucune ob jection contre l’organisation.Mais il se trouve des cas aussi dans le moment, où le droit de s’organiser a été retiré et nombreux sont les efforts tentés pour empêcher l extension de l’unionisme.Pourquoi cet empêchement à la liberté d’organisation?Parce que les intérêts de l’employeur et ceux de l’employé ne sont pas identiques sous le système de profits.C'est là qu’est l’enjeu de la lutte que nous livrons actuelement pour sauvegarder aux ouvriers chacune des parcelles des droits qui leur sont reconnus par les lois ! existantes.Nous ne demandons aux autorités constituées que la simple reconnaissance de nos droits légitimes, rien de plus notamment: Ici respect du droit d'association, l’hygiène et la sécurité au travail.I des salaires conformes au coût de la vie toujours de plus en plus élevé, la liberté syndicale sans aucune espèce d équivoques, légales ou autres, une limitation rationnelle des heures de travail, la participation active aux différents Gouvernements du pavs.(Fédéral et Provinciaux) une équitable représentation sur toutes les commissions gouvernementales, et pour tout dire, la reconnaissance implicite de la personnalité humaine de tous les travailleurs du Dominion.En ce qui regarde d'une façon toute particulière les ouvriers de la Province de Québec, la Fête du Travail nous fait regretter une fois de plus ce manque d'unité' que nous avons à déplorer chcz-nous.En effet, depuis déjà plusieurs années, on semble se faire un réel plaisir en certains milieux à accentuer davantage la division dans nos rangs.On' ne semble pas se rendre compte qu'en pratiquant ce malheureux stratagème, on fait le jeu, directement ou indirectement si vous le voulez, des capitalistes qui profitent de cette division entre leurs employés pour leur payer un salaire de leur choix.Tous ces diviseurs d’ouvriers devraient se rappeler que ce sont les Unions Internationales qui les premières, il v a déjà plus de 60 ans, ont sorti de la tyrannie les ouvriers de cette époque.Quelles sont les unions qui depuis ce temps-là ne cessèrent de réclamer auprès des Gouvernements, des mesures sociales propres à améliorer le sort des classes laborieuses, si ce ne sont pas encore les unions internationales?Que de saines législations n’avons-nous pas obtenues de nos gouvernants, grâce aux demandes réitérées des unions internationales! La loi de compensation ouvrière, la journée de 8 heures, les pensions de vieillesse, les pensions aux mères nécessiteuses, les pensions aux aveugles, l'as-suiancc-chomagc, etc, etc.Est-ce que ce ne sont pas les unions !zycrnationalcs qui ont travaillé à nous obtenir ces bienfaisantes îefoimes sociales?Poui nous en convaincre, nous n’avons qu’à jeter un coup d’oeil sur les multiples résolutions adoptés aux différentes conventions, soit du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, soit des différentes Fédérations Provinciales du Travail.En effet, à relire attentivement les rapports de ces importants corps ouvriers, on saisit mieux le travail de géant accompli jusqu’à date, pour soulager les misères du peuple., En dehors de tout préjugé de race, de croyances, de nationalités ou de politiques à contre-sens, nous continuerons à unir nos La Fêle du Travail 1948 Par PERCY R.BENGOUGH, Président du Congrès des Métiers et du Travail du Canadc / En prenant l’inventaire de ce que l’année 1948 lui a apporté le Travail Organisé du Canada a certes le droit d’être fier des nombreuses bonnes choses, mais il doit également se rendre compte de ce qui lui est arrivé de fâcheux.Généralement parlant, et c’est à ce point de vue général di* la situation qu on doit eu visa -ger les événements, l’on peut dire que les conditions de l'emploi ont été bonnes en comparaison de ce qu’elles étaient au cours des années précédentes surtout si on les compare aux i outillions déplorables existant dans la plupart des pavs, nous, en Canada, pouvons nous considérer fortunes.Ces prévisions pour les quelques années à venir! semblent également favorables, j Dans semblables circonstances.lij_ ^ ia\ail Organisé du Canada a certes le droit de célébrer cette Fêle du Travail comme une date mémorable.Fendant dix-neuf ans le Congrès des Métiers et du Travail • lu Canada réclama un Code National du Travail.Cette année, une loi de ce genre lut adoptée par le Parlement, elle n’est toutefois pas encoie sanctionnée, t ette loi couvre les principaux points que uotie Congres réclamait.On peut espérer que sa mise en vigueur donnera de meilleurs résultats dans le règlement des différends industriels que nous ayons jamais eus.Celle loi est limitée dans la sphere étroite où l'autorité fédérale peut s'exercer sans empiéter sur le domaine provincial.Un ne s'est guère préoccupé de donner une reconnaissance suffisante aux avantages que des lois sociales uni formes, a travers le Canada, pourraient apporter pour transformer leS conditions archaïques qui dominent encore dans l’Acte de 1 Amérique Britannique du Nord.Les situations qui causent le plus d’appréhension sont aussi bien du resort domestique qu'étranger.La situation mondiale est loin «I être réglée, personne ne sait ce qui peut arriver.Ce que nous savons, c'est que nous sommes loin d'avoir atteint ce que tous désirent, soit le règne de la paix universelle.Quoi qu'il arrive de la situation internationale troublante actuelle, les travailleurs, repré- tSuite à la page 4) Réminiscences Fête du Travail d/antan Une fois encore nous célébrons la Fête du Travail avec tout ce qu’elle comporte de souvenirs et d'espérances pour l’avenir.Et voilà soixante et seize ans que cette célébration se renouvelle d'un bout à l'autre du continent nord-américain, des côtes du Pacifique à celles de l’Atlantique.Partout le Travail Organisé incite ses membres à commémorer le premier lundi de septembre, en démontrant sa solidarité par un programme de réjouissances qui devraient toujours commencer par une démonstration monstre à travers les principales rues des diverses municipalités.Malheureusement, c’est ce qu’on semble oublier le plus aujourd'hui.Lorsque le Travail Organisé en était à ses débuts et qu'il devait lutter pour se faire reconnaître et arracher, bribe par bribe, tant des pouvoirs publics que des employeurs, des conditions de travail plus humaines, un salaire plus équitable que la maigre pitance qu'on lui accordait en rechignant, c'est alors que la bonne volonté et la ténacité suppléaient au nombre ; la parade de la Fête du Travail était un événement, chaque union rivalisant avec l'autre pour faire bonne figure, il n'était pas rare de voir une Union parader avec un effectif de 100 pour cent de ses membres, il n'y avait pas assez de fanfares dans le district de Montréal pour suffire la demande et il était d'usage d engager des corps de musique dans toutes les petites villes environnantes, on allait même en chercher aux Etats-Unis, dans le Vermont et l'Etat de New-York ; l'Union des Musiciens accordait des permis à cette occasion, on en profitait pour faire entrer dans celle-ci nombre de musiciens-amateurs qui étaient heureux de pouvoir joindre les rangs d une veritable union ouvrière.Combien d'entre nous se rappellent le temps où c'était une coutume Par GUS.FRANCQ, M.B.E.suivie par presque tous les corps ouvriers d'imposer une amende variant de S 1.00 à $3.00 à chacun de leurs membres qui, pour une raison ou une autre, ne prenait pas sa place dans les rangs de la parade ; tout comme il y avait des unions qui accordaient des prix à être tirés au sort parmi leurs membres qui avaient paradé, tout comme il y en avait qui en profitaient pour organiser des réunions de famille immédiatement après la parade dans leur ssments, — liqueurs douces et d'autre chose de plus fort, — avec sandwiches étaient servis ; c'est avec émotion qu'on se rappelle ces fêtes intimes à la salle des cordonniers, où fiaternisaient les leaders des Unions internationales : on était certain d'y rencontrer Zotique Lespérance, qui nous recevait avec une camaraderie si hospitalière que personne ne pouvait oublier, c'était, disait-il, comme ça que les "p'tits cordonniers jaunes" traitaient leurs amis; et les aiscours enflammés de George Warren, qui se servait de ses béquilles comme d'un étendard de ralliement ; et ceux de J.-A.Rodier, — le père de Me Charlemagne Rodier qui lui succéda plus tard dans ces agapes fraternelles, chacun y allait de son petit boniment ; c'était encore Alphonse Verville, ex-député fédéral, Joseph Ainey, ex-commissaire de la ville de Montréal ; Hormisdas Pa-quin, le dandy des typos ; "Mike" Gariépy et Ben.Drolet des cigariers ; T-m Malone et Fred Robert des mouleurs; et qui sais-je encore ?Ah, oui, j allais oublier votre humble serviteur qui, de toute cette vieille garde de sincères et de dévoués, est encore sur la breche et espère y etre encore pendant bien des années, si Dieu lui prele vie.Nous en avions des parades de la Fête du Travail dans ce temps-là, en dépit du fait que ce jour-là n'était pas encore reconnu comme fête légale et que nombre d'usines, d'ateliers, de bureaux et même les salons de barbiers étaient ouverts ; oui, en dépit de tous ces désavantages et de ces obstacles sur notre route, nous étions fiers de prendre place dans les rangs de la plus belle parafe qui pouvait se voir à Montréal ; ir était chose courante de constater que la fin de la parade, soit le Conseil des Métiers et du Travail et ses invités, stationnait encore au Carré Viger tandis que la tête était rendue au point de démembrement, soit au bas de la rue Delorimier, près Notre-Dame, après avoir défilé par les rues Craig, Saint-Laurent, Sainte-Catherine Est jusqu'à Delorimier.Relisez les journaux du temps et vous constaterez qu ils estimaient une bonne moyenne de 6,000 à 10,000 manifes- tants, et cela était accompagné de chars allégoriques, — non pas des chars-réclame fournis par des compagnies, comme on en a vu ces dernières années et qui en général sont tout ce qu’il y a de mieux, — mais des chars allégoriques vantant les bienfaits des Unions ouvrières internationales, le "label" bleu des DZ.;~ Tiers, etc, ou démontrant" les déiails d un métier ; on y travaillait des soirées ^ entières, on voulait que "not' char" soit beau et il l'était, car on y avait travaillé gratis pro Deo, et il était réellement une partie de nous cutres, de notre foi inébranlable dans 1 avenir et de notre confiance illimitée dans notre mouvement syndical.Et 1 on paradait allègrement, beau temps, mauvais temps, rien ne nous arrêtait, on marchait quand même.I.y a déjà pas mal longtemps de cela, le président du Conseil des Metiers et du Travail, — un des plus capables et des plus dévoués qu'on ait jamais eu, le camarade John-T.F oster, -— eut la malencontreuse idée de suivre les conseils pressants d'un petit groupe de peureux et de con-tiemander la parade aussi bien que les festivités de l'après-midi en, raison de la pluie diluvienne qui tombait ; on le lui reprocha amèrement a 1 assemblée suivante du Conseil et il fallut toute sa diplomatie et 1 appui de ses amis pour tenir tête à 1 orage qui se déchaîna.On prétendait que c'était un point d'honneur ae parader et de montrer à la population de Montréal que les ouvriers-unionistes ne craignaient rien, qu'ils marchaient de l'avant envers et contre tous, éléments de la nature tout comme opposition systématique de certains politiciens et employeurs.Il faudra que le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal continue dans la bonne voie que lui onî tracée les pionniers de notre mouvement, il devrait même faire mieux, car aujourd'hui il a la force, le nombre, avec lui, il peut accomplir bien oes choses qu'on n'aurait même pas ose rever il y a quarante ou cinquante ans.Mais pour atteindre cette apogee, il lui faut avoir le concours de tous les corps affiliés, il faut que tous mettent l'épaule à la roue, que ms officiers montrent l'exemple, ils doivent payer de leur personne s'il le faut ; cessons de créer des mécontentements inutiles et des embêtements puérils, travaillons ensemble harmonieusement vers le progrès : on peut avoir des divergences d opinions sans prendre la mouche et menacer de tout chambarder, de out détruire.C est ce que je vous souhaite à tous du plus profond du coeur." "V_________ if \ 1 à Page 2 SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 1948 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 3, 1948 THE LABOR WORLD LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD Est public toutes les semaines par la Fédération provinciale du Travail du Québec, dans le but do promouvoir do la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cotte province.Exécutif : J.-Elphègo Boaudoin président ; J.-B.Arsenault.Ph.Cutler, René Michaud, vice-presidents ; Marcel-E.Francq, secrétaire trésorier et administrateur ; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Imprimé par Mercantile Printing, Limited, 11 ouest, rue Saint-Paul.Montréal 1 Téléphone : LAncaster 7808 1 Is published by the Queboc Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Queboc.Executive : J.Elphogo Beaudoin, president ; J.B.Arsenault, Ph.Cutler, René Michaud, vice-presidents; Marcel E.Francq, secretury-treasurer and manager; Henri Richard, associate editor._ _ __ Printed by Mercantile Printing, Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal 1, P.Q.Quelques faits historiques au sujet des Fraternités Int.du Papier Par J.-A.D’AOUST, O.B.E.,(Iiia/ncine vice-president et directeur régional, Fraternité Internationale des Papetiers ” du Travail est une au Canada et aux Etats Unis.Les unions ouvrières la célèbrent généralement par des défilés ou par des pique-niques.A cette occasion, les chefs ouvriers rappellent les luttes historiques du mouvement “ouvrier et les avantages obtenus en rapport avec le niveau de vie et les bénéfices sociaux.Les deux puissantes unions de l’industrie du papier, la Fraternité internationale des papetiers et la Fraternité internationale des travailleurs de la pulpe, du sulfite et des moulins à papier existent sur tout le continent.Elles comptent des locaux a Terreneuve, dans les provinces Maritimes, dans 1 extrême Sud.sur la Côte du Pacifique aussi bien que dans les régions les plus centrales du Canada et des Etats-Unis.Depuis longtemps, elles en sont venues a une entente au sujet de la juridiction propre à chacune et elles travaillent en parfait accord.Elles ont triomphé des difficultés soulevées pat la nécessité de déterminer leur juridiction d une façon pratique et acceptable à tous les ouvriers de l’industrie.Les deux unions sont affiliées à la Fédération américaine du travail et au Congres des métiers et du travail du Canada.T otites deux ont aidé a stabilise t _et à éiabiii~4cs principes trade-unionistes.La Fraternité internationale des papetiers est la plus ancienne de ces unions.Au début, en 1884, ce n’était qu’un club social de “Machine Tenders”, fondé à Holyoke, Mass.Bientôt, soit en 1892, ce club se mua en véritable union ouvrière, lorsque sous le .nom de “United Brotherhood of Paper Makers", elle s adjoignit journée de huit heures et l'ouvrier bénéficie de vingt-quatre heu-les “Beater Engineers”, s’établit dans d'autres villes et obtint une R.s ,p.ri.pos p.dimanche.Les salaires ont augmenté considérable charte de la Fédération américaine du travail.Dès ce moment, une nient, surtout depuis la guerre, alors que, à cause de la pénurie du nouvelle organisation ouvrière était fondée.Peu après, les “Backj papier, les manufacturiers fixèrent eux-mêmes le prix du papier.Tenders” formèrent aussi une union ouvrière et s’affilièrent a la p,.s employés qui font le même genre de travail reçoivent la F.A.T.Les deux unions de métiers ne tardèrent pas cependant aj même rémunération partout au pays.Les ouvriers ont aussi droit se réunir et devinrent une seule et même union aftiliée a la k.A.I.à plusieurs congés statutaires payés et à des vacances payés: une Cet arrangement excluait cependant les manoeuvres et un certain semaine pour ceux qui ont un an de service ou plus et deux se-nombre d'ouvriers spécialisés et semi-spécialisés, lesquels temoi- mailles pour ceux qui en ont cinq ou plus.Dans plusieurs usines, gnerent de l'hostilité et de la jalousie.Pour remédier à celte situa- on a créé des fonds de pension.L'atelier d'union (union shop) lion on étendit la juridiction de l'union à tous les ouvriers et, en existe à peu près partout dans les limites de chaque juridiction, 1897.le groupe tout entier demanda une nouvelle charte à la F.A.I • mais on n'a pas tenté d'obtenir que les contributions soient déduites .,, , .! des salaires parce qu’on a des raisons de croire que les ouvriers se En 1906, la création d une seconde union, avec t ic\co| | e sjnL(vrcSSt.rnp,nt jcs affaires de leur union.Afin de régler les ment de l'industrie, amena la decentiahsation.L était 11 .noll'e'\ différends ouvriers, on a établi une certaine procédure avec en la division des ouvriers de 1 industile du papn i .t nnitu e venue, (|rril[er ressort le recours à l’arbitrage.La décision du tribunal en effet, était a proprement parlei une union un ustia e.UK 'l,l I d'arbitrage est finale et obligatoire.Beaucoup de conventions col-un certain temps, les deux unions se disputèrent ici.mou tus i 1 , p.ctives contiennent des clauses prohibant toute grève pendant la meiits et de quartier général, ün y prépare les tactiques et les locaux canadiens en reçoivent leurs directives.A cause du très grand nombre de membres de langue française, il est d’usage au bureau de Montréal de tout préparer dans les deux langues et tout le personnel de ce bureau est bilingue.La Fraternité internationale des travailleurs de la pulpe, du sulfite et des moulins à papier ouvrit en 1945, un bureau de recherches à Montréal.Les deux unions ne tardèrent pas à se rendre compte que, depuis l’ouverture de leurs bureaux les locaux canadiens bénéficient d'un service infiniment amélioré, surtout quand on se souvient que, pendant la guerre, le gouvernement canadien émit une grande quantité d’ordres-eii-conseil ; de plus, afin de fournir aux unions locales des renseignements de tous genres, il était nécessaire de pouvoir consulter facilement les dossiers, les échelles de salaires et d’avoir des copies des conventions collectives.La lutte pour l'obtention d’augmentations de salaires auprès des Commissions de relations ouvrières en temps de guerre constituait en elle-même une tâche ardue et la compréhension de la situation particulière à la province de Québec était plus que nécessaire.Les deux unions se sont signalées par leurs méthodes pratiques de négociation, par leur absence de radicalisme et par l’intérêt qu’elles portent à l'industrie du papier.Cet intérêt résulte en partie (lu fait que les chefs de ces unions, pour la plupart, firent leurs premières armes comme ouvriers dans l'industrie.NEGOCIATIONS COLLECTIVES On a obtenu, au moyen de négociations, d’importants résultats.Avant et pendant la première guerre mondiale, de nombreux moulins de l'Ontario avaient déjà des conventions collectives.Dans le Québec et les Maritimes, toutefois, on ne put obtenir de semblables résultats avant 1920.Puis,'quand le surplus de production en 1929-1932 apporta la dépression et la désorganisation de l’industrie, tout fut à recommencer à l’est de la rivière Outaouais.En 1933, une grande campagne d’organisation qui dura deux ans aida à reconquérir toute la région comprise entre la rivière Outaouais et la Nouvelle-Ecosse.Depuis on n’eut à déplorer aucune perte.Le nombre des membres des deux unions du papier augmenta considérablement entre 1940 et 1945, avec la demande accrue pour le produit.Les dépenses encourues par les deux fraternités triplèrent pendant la guerre.Les négociations dans l’industrie du papier se font au moyen de conférences régionales.Ces conférences durent une semaine ou deux et les deux unions internationales et toutes les unions de métiers intéressées y envoient leurs délégués.Ceux-ci se réunissent et préparent les demandes qu’ils présenteront aux délégués des employeurs, habituellement les vice-présidents des compagnies.Les assemblées se tiennent sous une présidence conjointe et les négociations sont menées à bien à l'aide de concessions mutuelles.Avant de présenter leur programme aux employeurs, les délégués ouvriers étudient avec soin les demandes des unions locales, puis ils les concilient afin d’en arriver à un seul et même résultat.Dans la suite, les deux fraternités internationales agissent indépendernment l’une de l'autre, sauf qu'en janvier, les deux Conseils d’administration s'assemblent pour étudier les questions d'intérêt général à discuter au cours des conférences du mois d'avril suivant.En temps ordinaire, on commence par les conférences de l'Ontario et les gains obtenus servent à guider les délibérations à Québec et ailleurs.Parmi tous les succès remportés depuis le début, la réduction des heures de travail a été l'une des plus grandes améliorations.Au commencement du siècle, les ouvriers travaillaient dix et même onze heures par jour.Maintenant, on a généralement adopté la turi- -tion de l’une ou de l’autre fraternité.En 1910.les deux unions ,eurs patrons pour augmenter la pr vinrent à une entente.La plus ancienne des deux organisations Qn a fürmé des connU;.s d'intérêt r rdait sa juridiction sur les équipes des machines a papier et sur ’ ' - ’ ' .différents métiers y a encore aujourd’hui quelques petits moulins sous la seule diction de en gardait „ .presque tous les ouvriers spécialisés dans le de l’industrie du papier journal, des “papiers lins" et du carton, tandis que les travailleurs de la pulpe établissaient leur juridiction sur tous les ouvriers employés à l’intérieur et a 1 extérieur des usines de pulpe mécanique (groundwood), de sulfite (sulphite pulp) et de pulpe chimique (soda pulp), avec en plus les employés des fabriques de sacs de papiej*, de boites de carton, (U* celloplvme et de nombre d’autres articles.Dans la plupart des moulins, les deux Fraternités collaborent étroitement aux négociations des conventions collectives et participent conjointement aux séances des commissions gouvernementales.HISTOIRE CANADIENNE L’organisation des moulins à papier au Canada lut la consequence de l'importation de papetiers venant des Etats-L nis.Ces papetiers américains avaient en leur possession des cartes de membres des unions internationales et ils commencèrent a organise! des unions locales pour maintenir le niveau des salaires et polir obtenir de meilleures conditions de travail.Dès 192/, les deux organisations ouvrirent un bureau commun aux I ruis-l\ivieros.Cependant, l'expansion de- unions locales ne fut pas assez raj pour justifier le surplus de dépens ;.et quelque temps âpre-, dût fermer le bureau.Dès 1920, les deux fraternités employaient des organisateurs réguliers.Plus tard, les papetiers changèrent leur polit: s et nommèrent un vice-président et organisateur général pour le t a nada et Terreneuve.En 1933 et 1934, les unions locales travaille rent dans le but d’amener les fabricants de papier a - tau.- une concurrence loyale, selon les dispositions du National I\cco\< Act” des Etats-Unis.On obtint des résultats tout à fait - o faisants dans l’industrie du papier, avec cependant quelque peu de discorde dans le district du I.ac-Saint- Ieau.En 1944, la Fraternité internationale des papetiers ouvrait un' nouveau bureau à Montréal pour servir de centre de renseigne durée du contrat.L ouvriers coopèrent de plus en plus avec production et, dans bien des cas, mutuel.mie on RELATIONS ENTRE LE GOUVERNEMENT, LES OUV RIERS ET LES PATRONS Les deux fraternités entretiennent des relations excellentes avec la grande majorité des manufacturiers de papier au Canada, I aux Etats-Unis et à Terreneuve.Au fédéral comme clans toutes les provinces où elles sont établies, elles jouissent de la confiance des divers ministères du travail.La bonne entente qui règne entre les deux unions internationales de l'industrie du papier et presque toutes les grandes compagnies de papier semble incompréhensible à beaucoup d'autres industries.Cependant, l’industrie destine la plus grande partie de ses produits à l'exportation et depuis longtemps, les gros manufactu-! tiers fixent à leur gré le prix du papier.Nos relations avec nos employeurs sont excellentes parce que: L Les chefs des deux groupes possèdent le sens de la modération ; 2.nos négociations collectives ont amené d’heureux résultats : 3.aux environs de 1920, alors que l’expansion était à peu près nulle et que les prix étaient élevés, nos représentants ont su obtenir des avantages nombreux: 4.l’étiquette d’union et la crainte de perdre des commandes demandent considération.Les Papetiers et les Travailleurs de la pulpe sont affiliés à la section de l'étiquette d’union de la Fédération américaine du travail.Les membres des deux fraternités peuvent être fiers du travail accompli par leurs unions qui leur ont obtenu des salaires maximums, des congés statutaires payés, deux semaines de vacances payées, des bénéfices d'assurance, des plans de pension et d’excellentes relations entre patrons et employés.Mes meilleurs voeux à tous à l’occasion de la Fête du Travail.Some are born lucky smart people save THE ROYAL BANK OF CANADA COMPLIMENTS of Combustion Engineering Limited 540, Dominion Square Bldg., MONTREAL LAncaster 2213 Corbeil Limitée FABRICANTS DE CHAUSSURES DEPUIS 1868 435 EST, RUE SAINT-PAUL MONTREAL CANADA*^ fVNADJÂ^ Drive in Where You See This Sign It stands for quality in gasolines and petroleum products, care and courtesy in service for your car.SïïpTrtêêï PETROLEUM CORPORATION LIMITED "Canada’s ASl Canadian Company” LE MONDE OUVRIER Nouvelles do monde ouvrier Hausse de salaires de 12 p.100 demandée Les 5,400 membres des unoins le cales 205 et 262 de l'Union interna tionale des ouvriers du vêtement pour dames (ILGWU) de Montréal demandent actuellement à leurs 205 employeurs une hausse générale de salaires de 12 p.100.La convention collective de travail signée tout dernièrement entre l'ILGWU et les manufacturiers de robes de Montréal (Montreal Dress Manufacturers Guild) par sa clause concernant les salaires, stipulait que la partie ouvrière pourrait en tout temps demander une augmentation de salaires et qu'en cas d'un refus patronal la question serait soumise à un arbitre impartial dont la décision serait exécutoire.Les patrons ayant refusé de satisfaire à la demande actuelle des ouvriers, les deux parties ont conséquemment désigné un arbitre impartial qui, en l'occurrence, est Me C.-H.Goldenberg, économiste de renom.Selon les confrères Bernard Shane et Claude Jodoin, chefs du comité négociateur, “l'augmentation demandée est plus que justifiée par le coût de la vie qui s'est accru de 15 points depuis la dernière hausse de salaires dans l'industrie du vêtement pour danes à Montréal." On s'attend, de part et d'autre, que Me Goldenberg sera en mesure de rendre une décision d'ici environ dix jours.Délégués fraternels du C.M.T.Ottawa.— Le maire Sam Lawrence de Hamilton est le délégué fraternel du Congrès de l'Union Britannique des Métiers se rencontrant cette année à Margate, Angleterre.John W.Buckley, secrétaire-trésorier du Congrès des Métiers et du Travail du Canada est délégué fraternel à la Fédération du Travail de Terre-Neuve, se réunissant cette année à Grand Falls, Terre-Neuve.Les deux délégués représentent le Con grès des Métiers et du Travail du Canada.L'Association internationale des machinistes accréditée Le Conseil national des relations ouvrières en temps de guerre annonce qu'il a accrédité l'Association internationale des machinistes et un de ses fonctionnaires comme représentants-négociateurs pour les employés à l'entretien sur place et aux ateliers de Canadian Pacific Air Lines Limited", occupés à l'entretien des avions, moteurs d'avions et autres appareils de ce genre.Les employés qui exercent des fonctions purement de surveillance, y compris les contremaîtres, inspecteurs en chef, mécaniciens en chef et gardes-magasins, le département du génie et les employés qui exercent des fendions purement de commis ou de sténographe sont exclus de l'unité de négociation.L'Association internationale des machinistes a également été accréditée comme représentante-négociatrice des employés de certains classements des départements de l'entretien et des réparations, des services de station et des approvisionnements du réseau Air-Canada.Quelque 1,900 employés de la compagnie dans tout le Canada sont compris dans l'unité de négociation.Nominations au nouveau Conseil des relations ouvrières du Canada Le ministre du Travail, 1 honorable Humphrey Mitchell, annonce la nomination de M.M.-M.Maclean, directeur des relations industrielles au ministère du Travail, comme ad ministrateur en chef du Conseil des relations ouvrières du Canada.M.Maclean fut administrateur en chef du Conseil national des relations ouvrières en temps de guerre, que remplace le nouveau Ccnseil le 1er septembre, jour de l'entrée en vigueur de la nouvelle Loi ouvrière.A la même occasion le ministre annonce la nominaiton de M.Bernard Wilson, préposé aux relations industrielles et principal adjoint de M.Maclean, comme secrétaire du Conseil.M.Wilson avait été secrétaire du Conseil en temps de guerre.Leurs nouvelles fonctions s'ajouteront à leurs fonctions régulières au ministère du Travail, déclare M.Mitchell, et on a autorisé le personnel du Service des relations industrielles au ministère à accomplir les fonctions administratives nécessaires peur le nouveau Conseil.En effet, ces ouvriers et ouvrières recevront, à partir du 20 septembre prochain, une augmentation générale de salaires de 10 cents l'heure et plusieurs nouveaux avantages qui leur sont accordés dans la convention collective de travail que leur syndicat vient de signer en leur nom avec la compagnie.La nouvelle nous est communiquée par M.R.-K Rowley, vice-président international et représentant canadien des ouvriers unis du textile d'Amérique (FAT ).Parmi les autres avantages qu'obtiennent les ouvriers, on signale 6 fêtes légales chômées et payées et la retenue syndicale irrévocable pour toute la durée du contrat.De plus, il est stipulé que lorsqu'un ouvrier ou une ouvrière présentera à l'usine mais ne pourra travailler à cause de difficultés techniques ou autres, mais qui ne sont pas de son ressort, il ou elle sera rémunéré quand même pour 4 heures de travail au taux régulier.Dans la Grèce antique, la responsabilité (1*1111 citoyen se liait à sa ville et non à la Grèce comme pays; il obéissait aux lois de sa cité.1715, RUE WOLFE 1715, RUE WOLFE • LAIT .CREME • OEUFS .BREUVAGES FR.2194* • BEURRE CHOCOLAT MOUNT ROYAL DAIRIES INC.LAITERIES MONT-ROYAL INC.SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 1948 MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 3, 1948 rél.BElair 2813 PAUL A.PINARD AMEUBLEMENT DE MAISON AU COMPLET TAPIS, JOUETS, RADIOS, ETC COMPLETE HOUSEHOLD EURNITURE CARPETS.TOYS.RADIOS.ETC.Renouvellement de contrat à Valleyfield Les 3,000 ouvriers du textile à l'emploi de la compagnie Montreal Cottons", à Valleyfield, ne feront pas la grève cette année s'il faut en juger par les dernières nouvelles 4179 rue Saint-Denis Angle Rachel) MONTREAL I.P.LABERGE TABAC 5006 boulevard Décarie WAlnut 5624 LIMITÉE FR.2194 A Milk — Cream — Butter — Ice Cream Lait — Crème — Beurre — Crème Glacée Mm,sm7Œ0F77//?pmzr 1200 Papineau Ave.AMherst 1151 LEBEL CONSTRUCTION LIMITEE INGENIEURS — ENTREPRENEURS Pavages — Travaux Publics PAUL LEBEL, I.C., President-Gérant WËÊÈ HOMMAGE DE une cinviei'c o/c iTonci LiMireo Succursales : 905 est Ste-Catherine HA.3275 1692 est Mont-Royal CH.4737 6835 St-Hubert TA.5323 \ otre banque est celle où .Vous pouvez déposer en toute sécurité vos épargnes, vos documents et vos valeurs.Vous pouvez emprunter pour améliorer vos affaires, acquitter une échéance, parer à des imprévus.Vous pouvez obtenir lettres de crédit, chèques de voyageurs, mandats de banque, remise de fonds à l'étranger.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA JJ, omrnaae ) a/ic IL Friendly financial counsellor, hub of the; country’s commercial activity 1 The Bank Manager—genial and wise, offering the benefit of his wide experience to the many individuals and businesses of his commun it) S Men like this, some of Canada’s finest, arc in the service of the public—at your service.aux au aine it rô AU’RK.SSH.MONTRÉAL DAWES BLACK HORSE BREWERY Lc plus grand quotidien français d'Amérique PLUS DE TIRAGE QUE TOUS LES JOURNAUX DU SOIR DE MONTREAL REUNIS BLACK HORSE BREWERY MONTREAL ESTABLISHED 1811 * % Page 4 SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 1948 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 3, 1948 THE LABOR WORLD rJ.M6 Spécialité: LAYETTES DE BEBES Trousseaux de Baptême brodés à la main — • Robes — Chapeaux — Manteaux pour enfants jusqu'à 14 ans.1641, rue Amherst CHerrier 8040 Maison fondée en 1885 S.VESSOT COMPANY LIMITED FONDERIE DE FONTE, CUIVRE ET ALUMINIUM Nouvelles moulanges à marteaux, deux cylindres (nouveau principe) Machines Vessot à rouler le grain Malaxeurs à moulée Moules pour la fabrication de tuyau en béton Pelles à tracteur se reliant à tout tracteur FORD JOLIETTE, QUE.TO THE HANDS OF LABOUR The dexterity and ingenuity of ten clever fingers has never been surpassed by man’s most ingenious inventions the hammer and saw : lathe and grinder ; the automobile and airplane ; locomotive and giant battleship ail demand the guidance of a directing hand.To all hands that labour to the hearts and brains that themselves are Labour we raise our baud in salute.w SMMIIICII CM [MIC III limit»' ; *4* OIF If C POWER COMMIT liliiln et liliilnirtl lllliKj.L'Illlilliilliilillffi— Vilnius * rrmn " RAYMOND DUPUIS.président.ArJ.DUGAL.v p etqer cen ooScst.rueSte Catherine M ONT*t*t 'iehtftces efeu ooe/uccA/ 186Q La Fête du.(Suite de la page l) I sentes par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada donneront, comme toujours d’ailleurs, préséance à leur allégeance au Canada et à ses institutions démocratiques.Cn des problèmes les plus importants auxquels nous avons à faire face dans le domaine domestique est certes la campagne in tensive menée pour entacher de communisme le Travail Organisé.La campagne de propagande menée par certains journaux et ma- j gazines tendrait à faire croire aux gens peu informés que tout ce qu’il y a de communistes font partie des unions’ouvrières et tout ce qu’il y a de croyants dans notre système démocratique de gou- j vrrncment se trouvent dans les bureaux de direction des Cartels et des Corporations financières.Il est hors de doute que la situation j internationale et tout ce qui est arrivé dans plusieurs pays qui sont dans l’orbite communiste, aussi bien que le semblant de liberté J qu’ils ont perdu, nous forcent à être sur nos gardes.Malgré tout, cela ne justifie pas la manière avec laquelle les affairistes essaient d’exploiter la peur naturelle du peuple en vite de pousser leurs propres intérêts et de faciliter leur exploitation de la masse.Le i Travail Organisé n'a nul besoin de la mise en garde contre le coin-munisme de ceux qui sont hostiles aux unions ouvrière-, Noltsj comprenons le communisme mieux qu’eux car.dans tous les pavs| où une dictature a été installée, les premiers qui furent détruits! furent bien nos soeurs et frères du mouvement syndical.Le Travail Organisé est le meilleur rempart de la liberté.Nousj croyons dans la démocratie et tout ce que ce mol implique.Ce que la classe ouvrière désire est un “home” confortable dans un eu-vironnement heureux exempt de la crainte continuelle de l'inse-j eurité.Le peuple ouvrier dans de telles conditions ne voudra certes! pas changer notre système de gouvernement.La grande majorité des ouvriers canadiens vivent en accord avec leurs patrons sans devoir avoir recours à des différends industriels et pas l'un plus | que l'autre ne se monte la tète avec cette histoire de communisme.Si vous regardez, ceux qui mènent actuellement cette campagne supposée anti-communiste vous n'y trouverez pas d'employeurs qui se sont acquis une bonne réputation pour leurs rapports cordiaux avec leurs employés mais vous y trouverez plutôt une classe d’em-ploveurs influents qui ont toujours été violemment hostiles à toute organisation formée par leurs employés en vue d’améliorer leurs conditions de travail.Le Travail Organisé est loin d'encourager le communisme.Le type d'employeur qui cherche à truster les aspirations légitimes de ceux qui travaillent en sont les véritables organisateurs, car ils rendent le terrain fertile pour le mécontentement et la méfiance et développent la haine contre tous les employeurs.Des employeurs de ce genre sont une véritable menace pour la classe ouvrière du Canada aussi bien que pour la grande majorité de patrons qui marchent de l’avant en pleine coopération avec leurs employés.Ce dont nous avons besoin, aujourd'hui peut-être plus que jamais auparavant, est de raisonner clairement.L'ouvrier canadien ne doit pas se laisser entraîner par ceux qui désirent voir régner une législation répressive dans la croyance folle et erronée qu’un groupe de citoyens peut protéger leurs propres libertés en I détruisant la liberté des autres.Le Travail Organisé désire la paix i et l’harmonie tant à son travail qu'eu dehors de son travail.Il j désire voir le Canada prospère et il ne cessera de travailler vers ce but.Comme Canadiens, poussons tous ensemble et en ce faisant j nous ne nous détruirons pas.—Congress.Journal.Ouvriers en garde! La prospérité est le fruit de la Production et ~.de [Epargne t, «=*==* ¦ Le 6 septembre est le jour de la Fête du Travail.Ce n’est pas simplement un autre jour de fête.Ce n’est pas simplement un autre jour de défilés, bannières, fanfares, de marche et de discours.Ceci est aussi bien important.Mais la Fête du Travail est le Jour même de l’ouvrier.Le développement de la plus grande signification dans ce siècle est la croissance et la floraison du mouvement ouvrier organisé.La Fête du Travail marque cette signification.Aucun petit article ne peut régler dans sa juxtaposition, ou avec un espoir d’emphase comparable, les grands points de la croissance et du développement de l’unionisme ouvrier et l’unionisme industriel.Cet épique de la souffrance humaine et de la lutte virile constructive a probablement commencé avec les Martyrs de Tolpuddle.Il a probablement atteint son point culminant en juillet 1945 quand les ouvriers et ouvrières des Iles Britanniques prirent le gouvernement du plus grand congrès de gens, territoires et gouvernements jamais connu de l’univers.Ou peut-être était-ce avant quand le Congrès des Unions Ouvrières Britanniques reçut du gouvernement de Coalition une loi comme quoi les obligations des grandes Dames et Seigneurs étaient les mêmes que pour le maçon et le ramoneur.Mais ceci, aucune histoire ne manquera d’en prendre record : la lutte pour la sécurité sociale a été la lutte du travail ; la lutte pour une éducation obligatoire meilleure a ôté la lutte de l’ouvrier ; la lutte peur de meilleurs services de santé, pour un mode de vie plus élevé, avec des heures plus courtes, des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail pour tous les ouvriers a été la lutte du travail ; la projet pour un mode où tous les hommes seront des frères vivant en harmonie sans égard des origines de race, religion ou couleur de leur peau est aussi le but du travail.Toutes ces choses que beaucoup prennent pour acquit aujourd'hui, soit dans l'état à demi-achevé ou dans leur acceptation pour plusieurs groupes et individus en-dehors du mouvement ouvrier organisé comme tâches immédiates de le communauté et de la nation, furent énoncées, discutées, comprises, assimilées, encouragées et favorisées par le mouvement du travail organisé bien avant toute autre groupement organisé de la société.Cependant, no nous laissons pas entraîner par nos succès sans bien regarder et envisager nos difficultés.Nous n'appartenons pas à une organisation ou opinion sans partage Nous avons nos tracas domestiques intérieurs, bien que nous ne sommes pas aussi mal divisés sur un sujet que nos prétendus ennemis aimeraient à penser ou à nous faire imaginer.Nous n'avons pas atteint la moitié des buts que nous nous sommes assignés, mais nous n'avons pas reculé ni fait machine arrière par les années.Quel que soit l'obstacle, nous n'avons pas encore perdu une grève ni un membre, car si un part, deux autres le remplacent.L'enrôlement de nos membres s'ac- ' croît chaque jour davantage.Et i comme les jours s'écoulent, il devient de plus en plus évident que; les buts que nous nous sommes ; assignés sont solides, et encore j plus solides sont nos exhortations en ce jour pour aller encore plus de : l'avant, avec une vigueur accrue et ¦ la plus grande détermination pour y parvenir dans le plus bref délai pos- ! sible pour le plus grand bien de la | majorité.C’est la signification de la Fête du Travail.En ce jour, nous célébrons la détermination de l'homme j moyen pour que, par ses efforts or- j ganisés, subsiste un mode démocra- j tique de vie, une société dans la-: quelle il puisse jouir des privilèges j et responsabilités, une économie ! dans laquelle il jouera un rôle important comme un partenaire et non ; un pion dans la production et le ! développement d'un mode de vie i proportionné à son habileté et ses efforts ; et ceci, sans égard de la couleur de sa peau, l'endroit de sa naissance ou celle de son père, ou i dans quel lieu saint il préfère exercer j ses dévotions.Nous avons beau- ! coup pour être fiers.Nous avons de : bonnes raisons pour continuer fière- j ment.— Rapports Ouvriers Canadiens, i LA BANQUE D’ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTREAL Fondée en 1846 Coffrets de sûreté à tous nos bureaux SUCCURSALES DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE ET X VERDUN GOMME GRANDB 3 SAVEURS SPEARMINT PEPPERMINT WILD CHERRY u en boites ou en paquets LA GOMME QUI REND GRANBY FAMEKX À CLairvai 8354 C.P.OUIMET SHOE CO., LTD.2251 rue Letourneux MONTREAL Compliments of Canadian Car & Foundry Company Limited 3016 C:.:+.7^^B - LE MONDE OUVRIER SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 1948 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 3, 1948 Page 5 Engineers Win 15 Vi Per Cent Hike The Brotherhood of Locomotive Engineers has made agreements with all the Canadian railways for a 15J4 per cent wage increase, retroactive to March 1 this year.This work ont at approximately $1.80 per day more for passenger engineers as from March 1; $1.31 per day for freight engineers as from March 1 ; $1.28 for yard engineers from March 1 to the end of July, with an average of $1.09 per day starting August 1.In addition, a number of concessions in rules have been agreed to by the Canadian National railways and the Canadian Pacific railways and their subsidiaries.The other Canadian roads have agreed in principle to adopting these changes.Tel.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre Saint-Denis) Spécialités : Bouquets de Noces, Tributs floraux Escompte de 10 ’> aux membres des unions ouvrières.Mme HOVIRA — Rés.MA.8488 Hommage aux ouvriers LA CLINIQUE SAINT-LOUIS 2150 ouest;, rue Sherbrooke Wllbank 3113 Tél.WI.1657 Rés.: WI.5784 Mlle A.POULIN Enrg.FLEURISTE Mlle C.Lanctôt, propriétaire Spécialités: Tributs floraux, Bouquets de mariées 2392 rue Notre-Dame ouest Coin Vinet MONTREAL LAncaster 2331 WILFRID CLERMONT Limitée FOURRURES DE LUXE QUALITY FURS 1429 rue Amherst Street Avec les compliments de J.R.GREGOIRE Quincaillerie 3605 rue Ontario Est FAlkirk 1167 Ce que signifie la Fête du Travail C'est bien notre fête à nous,! ouvriers, que la Fête du Tra-i vail ; c'est le premier lundi de ; septembre qui a été choisi pour célébrer la grandeur et la di- Magnifique victoire des négociateurs de l’ILGWU gnité du labeur humain, tout d'abord par la Fédération Américaine du Travail aussi bien que par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada et par la suite accepté comme telle par quelques législatures d'Etat r de la grande République voisine et des vieilles provinces canadiennes pour être ensuite décrété fête légale par les gou- -3 vernements tant aux Etats-Unis qu'au Canada.La Fête du Travail est devenue un jour de congé accepte par tout le monde, toutes les classes de la société en font un jour de repos et de réjouissance ; pour un grand nombre, c'est tout ce que cela signifie, une occasion de finir les vacances d'été par deux ou trois jours de repos.Demandez-leur comment il se fait qu'on a désigné un jour spécial dans l'année pour célébrer le Travail tandis qu'on n'a jamais pensé à mettre un jour de côté pour célébrer le Capital.La plupart ne pourront vous donner une réponse satisfaisante, ils ne savent pas ou ne veulent pas savoir que la Fête du Travail a été inaugurée par les efforts incessants du Encore une fois, sans conciliation, sans arbitrage et sans grève, les re-piésentants négociateurs de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames ont obtenu pour leurs membres maints nouveaux avantages.Un des principaux désirs des Membres s’est enfin réalisé et c'est grâce à la ténacité des représentants que les patrons y ont donné satisfaction.En effet, l'indemnité en de décès qui était de $150.00 dorénavant de $500 sans qu'au- cun membre de l'Union ait à débourser un seul sou de plus.Nn autre avantage qu'on n'avait pas encore réussi à obtenir vient | d'être concédé.Il s'agit de trois congés payés par année.En effet, à l'avenir, la Fête du Travail, le Jour de l'An et le Vendredi Saint seront chômés dans tous les ateliers et les membres seront quand même payés aux taux réguliers.Dès le 6 sep-embre prochain on commencera à bénéficier de ce nouveau gain, à la condition d'être dans l'industrie du tement pour dames depuis au moins un an et au service de l'employeur actuel depuis trois mois.Vacances Au sujet des vacances, les employeurs se sont engagés à accorder aux membres autant de demi-journées de vacances payées par année que de mois travaillés à leur emploi Auparavant, lorsque venait le temps des vacances, si un employé n'avait pas été au service du patron depuis au moins une année, il était privé de vacances ou il était foicé de les prendre à ses frais.A l'avenir, grâce au nouveau contrat, lorsque viendra le temps des vacances, ceux et celles qui auront été à l'emploi du patron depuis trois mois auront droit à trois demi-journées de vccances payées ; après 7 mois ils auront droit a sept demi-journées et après une année ils auront droit à douze demi-journées, c'est-à-dire six jours ou une semaine.Chaque demi-journée de vacances sera rémunérée d'après le salaire régulier d'une demi-journée de travail.Pour les employés rémunérés à la pièce, leurs vacances leur seront payées au taux de 2% du salaire total qu’ils auront gagné depuis la période précédente des vacances.tice soit faite sans attendre la date du renouvellement du contrat.Sécurité syndicale Il est arrivé, dans le passé, que devant la force de l'union les employeurs ont accepté d'accorder la sécurité syndicale, c'est-à-dire de n'einbaucher que des membres de l’union, mais par la suite il s'en est trouvé pour fonder de nouveaux ateliers où ils payaient des salaires de famine pour nous faire concurrence.Cette anomalie ne se répè-j tera plus puisque tous les employeurs, membres de l'association patronale, se sont engagés à n'embaucher que des membres de l’union dans tous leurs ateliers, quels qu'ils soient, et dans tous les ateliers où ils ont un intérêt quelconque comme actionnaire, directeur ou autre- ment Durée du contrat Ce contrat est entré en vigueur le 1er août*, et n'expirera que le 1er août 1951, c'est-à-dire dans trois ans.Il est de plus stipulé que les douze derniers mois de la présente convention un nouvel avantage sera ajouté, soit celui pour les membres d'être rémunérés à temps et demi pour tout travail exécuté après 5 heures de l'après-midi, ceci à partir du 1er août 1950 jusqu'au 1er août 1951.Travail Organisé, c'est donc aux unions ouvrières internationales que nous devons de pouvoir célébrer cette fête grandiose.Il est vrai que nos premiers parents furent condamnés par le Divin Créateur à gagner leur pain à la sueur de leur front, a Log salaireà travailler pour subvenir à leurs besoins, mais on en a déduit, pendant des siècles, que le tra-I vail était une punition, une corvée que la grande masse du 1 genre humain ne pouvait éviter et devait endurer leur vie durant, c'est ce qui explique pourquoi pendant tant de temps l'ouvrier était considéré comme un être inférieur taillable et corvéable à merci ; que les conditions de travail étaient des plus déplorables et les salaires aussi misérablement bas que possible suffisaient à peine à faire vivre son homme.Désormais les agents d'affaires de l'Union auroit le droit de visiter les ouvriers dans les ateliers.En effet, les patrons y ont consenti dans le contrat qu’ils viennent de signer.Ces visites des agents d'affaires pourront être faites chaque année entre le 15 août et le 30 novembre et entre le 15 février et le 30 avril Une des clauses du nouveau contrat stipule que toutes les fois que l'Union demandera des augmentations de salaires ou des rajustements quelconques, et que les employeurs s'y opposeront, la question sera référée à un tribunal d'arbitrage dont la sentence sera exécutoire, c'est-à-dire que l'union et les employeurs se sont d'avance engagés à accepter la décision du tribunal.Harry Stevenson is Dead; Was Molders Union Head Manchester, England.— Harry Stevenson, president of the AFL's International Molders and Foundry Workers Union of North America, died suddenly while visiting here as a guest of the British Amalgamated Union of Foundry Workers.He was 69 years of age.Prior to his recent arrival in Great Britain, Mr.Stevenson attended the 50th anniversary of the Swedish Federation of Trade Unions, the Swedish Molders Union Congress, and the International Conference of Foundry Unions in Stockholm.Mr.Stevenson had been president since 1939 o( the Foundry Workers Union, which has 90,000 members in the United States, Canada, the Panama Canal Zone and Hawaii.Born in Birmingham, England, he ccme to the United States in 1898 and settled in Ansonia, Conn., where he went to work as an iron molder for the Farrell Foundry.Later he worked in Newark, N.J., for the Cyrus Currier Foundry.He joined the union in 1902 and in 1921 quit the Currier concern to become district representative on the New York Conference Board of the union.In 1928 Mr.Stevenson was elected sixth vice-president of the international union and in 1934 second vice-president.Last January his union signed for 15,000 members a contract v/ith the Stove Manufacturers Protective and Development Association, the 58th annual pact without a strike.if CANADA’S FINEST CIGARETTE Mais tout cela a changé.Cela ne s'est pas fait en un jour.Ce qu'il en a fallu d'efforts et de sacrifices pour faire reconnaître la dignité du travail, pour le faire accepter comme la pierre angulaire de toutes les grandes choses qui ont été créées et développées par le génie humain.Toute cette transformation s'est accomplie grâce au Travail Organisé.Si l’ouvrier est traité aujourd'hui d'égal à égal ; s'il a son mot à dire dans les destinées du monde ; s'il est traité comme un être humain vraiment digne de ce nom ; s'il a des droits et non plus seulement des devoirs, c'est encore une fois aux unions ouvrières que nous le devons.Nous, ouvriers, avons donc raison de célébrer la Fête du Travail, car elle représente pour nous la victoire sur les préjugés, la conquête sur l'ignorance et le parti-pris, célé-brons-la en toute confiance, regardons-la comme un phare éclairant notre voie vers un avenir rempli de mieux-être et d'espérance.MAX.SWERDLOW, Représentant le Congrès des Métiers et du Travail du Canada.C'est là un précieux avantage que toutes les unions ouvrières n'ont pas souvent la chance de se voir accorder par les employeurs dans les contrats qu'elles signent.Pour les membres, cet avantage signifie qu'en tout temps l'union a le droit de demander des augmentations de salaires, lorsque de bonnes raisons pour ces augmentations sont invoquées et que celles-ci seront rejetées par les employeurs, il suffira de convaincre un juge impartial du bien fondé des exigences pour que jus- The Devilish New Look “Ruth”, moaned hcr long-suffering husband, “you promised you wouldn’t buy a new dress.What made you do it?“Dear,” replied the modern Eve, “the devil tempted me.” “Why didn’t you say: 'Get thee behind me Satan’?” the poor man inquired.“I did,” the woman replied sweetly, “and then lie whispered over my shoulder: ‘My dear, it fits you just beautifully in the back’.” Compliments of THE SUPER KNITTING MILLS CO., Limited ST.HYACINTHE, Que.Avec les hommages de THE STOWELL SCREW COMPANY, Limited MONTREAL 6 ni *4 U ______B Canadas Leading Specially Always in the lead in Furs and Fashions .also specializing in Shoes and Children’s \\ ear .Men’s Clothing and Furnishings .at fair and reasonable prices.Il O LT It i: \ F It F W 'it:!::::::::::::::::::::::::!:: SlirrhrooliC III Mountain FOR HOLIDAY TRAVEL SCENIC, CONVENIENT, COMFORTABLE AND LOW COST Your travel dollars will carry you farther, by motorcoach .show you more .give you more pleasure .while you SAV1Ï something extra for holiday fun! de Luxe, modern Provincial Transport coaches serve the principal highways, with connections throughout Canada and the United States.Ask your Local Agent for full information.PL.7141 1188 DORCHESTER STREET WEST, MONTREAL Proving .Transport;: ®© O I.A.M.Certified as Bargaining Representative The Wartime Labour Relations Board announced that it had certified the International Association of Machinists and one of its officers as bargaining representatives for the field maintenance and shop employees of Canadian Pacific Air Lines Limited, engaged in the maintenance of air craft, aero engines and other such equipment.Employees exercising wholly supervisory duties include foremen, chief î inspectors, chief mechanics and storekeepers, engineering department employees and employees performing wholly clerical or stenographic duties were excluded from the bargaining unit.It was also announced that the International Association of Machinists and one of its officers had been certified as bargaining representatives for employees in certain classifications in the Maintenance and Overhaul Department, Station Services Department and Stores Department of Trans-Canada Airlines.f C/asre PO/td /e c/e/ewer ' préfère/ £f/e a „ Ml/U&f août et g//e est TJ*C JUO* Un procédé spécial de préparation donne à la farine d’avoine Ogilvie un cachet particulier, une saveur exceptionnelle, délicieuse.Faites de la FARINE d’AVOINE OGILVIE votre céréale habituelle pour le déjeuner.Elle ne contient pas J'traies.OGILVIE ( Page G SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 1948 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 3, 1948 THE LABOR WORLD COMPLIMENTS de A.LAMBERT INC.MANUFACTURIER DE CHAUSSURES 50 ouest, rue Saint-Paul MONTREAL "sans l'ardoise nulle chaussure n'est Slater" POUR HOMMES ET FEMMES Gompers’ Editorial Shows Significance of Labor Day Over the years since 1882 much has been said concerning the significance ol Labor Day.One ot the best statements was made by Samuel Gompers, president ot the American Federation ot Labor, in the lollowincj editorial written 46 years ago lor the I American Federationist.While the reference to the 19th Century is remote, Gompers' remarks are timeless in point.No day in the calendar is a greater fixture, one which is more truly regarded as a real holiday, or one which is so surely destined to endure for all time, than the first Monday in September of each recurring year, Labor Day.Labor Day differs in every essential from the other holidays of the year of any country.All other holidays are, in a more or less degree, connected with conflicts and battles, of man's prowess over man, of strife and discord for greed or power, of glories achieved by of the masses be furthered and nurtured, and agitation of labor's wrongs endured and rights denied undertaken, with all the zest ! and energy begotten by devotion to a cause which is at once holy, noble, pure, lofty, just, wise and humane.Année d'organisation ouvrière — année de satisfaction Les membres du local 1135, des vitriers et travailleurs de vitres, dont je suis président, se joignent à moi pour transmettre leur message de gratitude pour le bien-être obtenu par la coopération du mouvement ouvrier organisé.Je disais en 1946, dans mon message, que j'étais heureux à l'occasion de la Fête du Travail de présenter mes meilleurs voeux et sentiments fraternels pour le prompt rajustement du système social actuel afin que la paix et l'harmonie régnent au sein du Travail Organisé et des membres qui le composent.J'ai abandonné la direction du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal pour con- sacrer tout mon temps aux vitriers qui, depuis 1914 à 1942, avaient vécu dans l'ermitage.Je vois avec satisfaction que les membres, par leur concours, ont amélioré leurs conditions de vie de manière satisfaisante et je crois que dans un avenir rapproché nous verrons toute l'industrie du verre organisée.Je constate que la Fédération américaine du Travail agrandit toujours ses cadres, augmentant sans cesse son effectif.Montréal a fait sa part ; et je suis fier de constater que la confiance que nous avions placée en la Fédération provinciale du Travail nous assure de la législation ouvrière qui sauvegarde nos libertés.Je répète encore une fois ces quelques mots : Profitons de cette belle Fête pour jeter un regard sur le passé pour voir en quoi nous avons pu manquer et prendre la ferme résolution de nous dévouer à cent pour cent au mouvement qui a tant fait pour le maintien de notre présent standard de vie.J.-R.DELAGE, Président, Vitriers et travailleurs de vitres, 1135.ex-président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.Sur les grands lacs Le premier navire canadien à vapeur sur les grands lacs fut le \Y alk-in-tlic-W ater".Il fut mis à flot en 1818.Fort de la Havane Le fort de La Fttcrza, la plus vieille construction de la Havane, fut construit en 1538, sous la direction de Hernando de Soto.
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