Le monde ouvrier = The labor world, 1 avril 1951, Avril
'Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa" 36e Année -ÀNo 4 AVRIL 1951 — MONTREAL — APRIL, 1951 36th Year — No.4 le flMe TEAMSTtpS i •) CHAUFFEURS.* Aflilitfcd *',h' EüHSTFJi Cette vignette, qui nous a été gracieusement fournie par l'Union internationale des employés du Transport, nous rappelle que nous ne pouvons être mieux servis que par des hommes qui appartiennent comme nous à une union internationale.Encourageons-les ! L’emploi est devenu meilleur en février Le renvoi de nombreux travailleurs des emplois saisonniers s’est ralenti en février, et dans l’ensemble la première quinzaine du mois accusait peu de changement dans le nombre de personnes en chômage.Le 15 février, les bureaux du Service national de placement comptaient 303,OOU demandes d’emploi inscrites aux dossiers, soit quelque 3,000 de plus (pie le total du 1er du mois et 75,000 de moins que le chiffre du 15 février de l’an passé.Bien 5U.4,580 en 1949 il y avait environ 4,580 conventions collectives en vigueur eu 1949.Il y a évidemment quelques conventions en vigueur au Canada qui sont inconnues du ministère, mais elles ne touchent probablement qu’un nombre restreint de travailleurs.Le total des conven-venlions ne correspond pas au nombre d'établissements assujétis.Bien que la majeure partie des conventions conclues soient entre un employeur et un syndicat pour un établissement, il existe également des conventions entre un employeur et un syndicat pour un certain nombre d'établissements dans différentes localités, par exemple les charcuteries ou abattoirs-conserveries Le confrère Léopold Francoeur proteste contre l'accusation de M.Sterling.Montréal.— "Il est faux que les ouvriers de la construction soient responsables de la hausse exorbitante du coût des habitations".Telle est la déclaration faite par le confrère Léopold Francoeur, secrétaire du Conseil des Métiers de la Construction de Montréal, et membre du comité paritaire de la construction, à une affirmation récente de M.J.-B.Sterling, président du Board of Trade.Monsieur Sterling avait prétendu que les briquetiers, en particulier, ont fait monter les prix en fournissant un rendement inférieur à celui d'avant-guerre : "En 1939, a-t-il déclaré, un briquetier posait de 800 à 900 briques par jour, alors qu'aujourd'hui il n'en pose que de 200 à 300." Protestation catégorigue Le confrère Francoeur a protesté énergiquement contre cette déclaration."Il y a encore, a-t-il dit, des briquetiers qui posent de 800 à 900 briques par jour.La productivité d'un ouvrier de la construction dépend de plusieurs facteurs.Tout d'abord, les hommes ne sont pas tous également habiles.Et puis, les travaux quils ont à faire ne sont pas tous de même nature.Par exemple, un homme qui pose de la brique là où il y a des colonnes ira plus lentement.800 à 900 briques par jour, cela se fait dans le cas d'un mur de 12 pouces.Le briquetier se dérange moins souvent, puisqu il pose trois briques côte à côte.Il n'est pas obligé d aligner toutes ses briques, mais seulement celles du côté extérieur, celles qui paraissent.Dans ces conditions, il peut fournir un rendement bien supérieur.Mais dans le cas d un mur de 4 pouces, avec un seul rang de briques, il est bien difficile de poser plus de 200 à 300 briques par jour.Chaque brique doit être parfaitement alignée, et l'ouvrier doit se déplacer trois fois plus souvent." Et les matériaux ?J aimerais aussi faire remarquer, a dit le confrère Francoeur, que les salaires des ouvriers de la construction ne constituent qu'une bien faible partie du coût plus élevé de la construction.Les matériaux ont monté bien plus vite et bien plus haut que la main-d'oeuvre."L'indice du coût des matériaux était à 228 en mars 1949.En mars 1950, il était monté à 267.5.Pour ce qui est des salaires, ils étaient à 251.4 en décembre 1949, et à 268.5 en décembre 1950.Remarquons également qu'en 1950, la construction accomplie était évaluée à $65,000,000, alors quelle était évaluée à $120,000,000 en février 1951.Or, on avait employé environ le même nombre d'ouvriers de la construction, et les salaires n avaient pas beaucoup augmenté.Même en tenant compte du fait qu'on avait construit davantage, il reste que la majeure partie des trais de la construction était causée par l’augmentation du prix des matériaux." ‘ Contrat avantageux signé avec la Dominion Tar & Chemical Les ouvriers obtiennent une augmentation variant de 12 à 16 cents l'heure.Delson, 30.-— Le nouveau contrat négocié récemment avec la Dominion Tar & Chemical, à son usine de créosote de Delson, Qué., par le local 408 de l'union internationale des travailleurs de 1 industrie chimique, sera signé incessamment.Les deux parties en sont venues à une entente en vertu de laquelle les employés toucheront une augmentation de 10 à 13 cents l'heure.Les travailleurs à la pièce seront augmentés de 15 à 23 cents du 100.L'entente accorde également deux fêtes payées additionnelles, ainsi que trois heures et demie à temps et demi pendant huit mois de 1 année.Tous ces avantages représentent une augmentation globale de 12 à 16 cents l’heure.La compagnie s'engage également à faire imprimer le contrat de travail en français et en anglais, et à le taire distribuer gratuitement au employés.Les employés concernés sont au nombre d'environ une centaine.Ils étaient représentés, au cours des négociations par les confrères Jérémie Robert, président du local 408 ; Lionel Auclair, secrétaire-financier; J.Shipmash, J.Bisson.C'est le confrère Robert Lévesque, organisateur de l'union internationale qui dirigeait les négociations. PAGE 6 AVRIL 1951 — MONTREAL — APRIL, 1951 THE LABOR WORLD HOMMAGE AU CONFRERE VANASSE wm.QUELQUES-UNS DES INVITES DE MARQUE qui assistaient au souper intime offert au confrère D.Vanasse à l'occasion de sa nomination au poste de 15ième vice-président international de l'Association internationale des Pompiers.On remarque entre autres sur cette photo (assis) les confrères L.Perreault, Roger Provost, président de la Fédération du Travail du Québec ; Claude Jodoin, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal et vice-président du C.M.T.C.; le chef A.Ouellette, représentant du directeur des pompiers de Montréal ; M.L.Croteau, représentant du maire de Montréal ; le confrère Vanasse ; le confrère G.J.Richardson, secrétaire-trésorier international de l'Association ; le confrère Marcel Francq, représentant du ministre du travail.Debout : les confrères L.Lessard, de Sherbrooke, et A.Plante, publiciste de la F.C.E.C.LE CONFRERE VANASSE a remercié en termes chaleureux ses confrères de l’A.I.P.pour le magnifique témoignage d'appréciation qu'ils lui ont apporté le 19 avril dernier.On le voit ici en compagnie du confrère G.J.Richardson, secrétaire-trésorier international, qui l'a initié à ses nouvelles fonctions.Avec le confrère Vanasse, les pompiers de l'Est du Canada obtiennent un représentant à l'exécutif de l'A.I.P.D.Vanasse, 15e v.- président de l’Association des pompiers Le secrétaire-trésorier international procède à son installation lors d'une iête intime mémorable.L’Association Internationale «les Pompiers compte depuis le 19 avril 1951 un I5ième vice-président.Le secrétaire-trésorier général de cette grande union, M.G.J.Richardson est venu spécialement a Montréal ce jour-là pour procéder à l'installation de ce nouvel officier qui agira dorénavant comme directeur régional de 1A.I.P.pour le territoire représenté par la province de Québec et les Maritimes.La nomination «lu confrère D.Armand \ allasse à ce poste est survenue à la suite d'une décision prise lors de la dernière convention générale de cet organisme, l'été dernier, à Milwaukee.I'.lle donne aux pompiers de l'Est du Canada une représentation au sein de la grande famille des sapeurs qui s’étend dans toute l'Amérique du Nord.C'est au cours d'un souper intime au Café St-Jaccpies que le secrétaire Richardson de 1 A.l.P.a remis à M.1).A.Vanasse l’insigne et le certificat attachés à son nouveau poste.Les membres du Conseil Consultatif de la Fraternité Canadienne des Employés Civiques, composé de représentants des différents locaux de pompiers dan-la province assistaient a 1 installation, de même que plusieurs personnalités de monde gouvernemental et ouvrier, n o m m é m e n t, M.Marcel Francq,
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