Le monde ouvrier = The labor world, 1 mai 1951, Mai
U Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa" 36e Année — No 5 MAI 1951 — MONTREAL — MAY, 1951 36th Year — No.5 le niondc^ipÈJheiiibor ©wvrkr'^P World 14e CONFERENCE ANNUELLE DE LA FEDERATION DU TRAVAL DU QUEREC te *-• 1 ; Elle réunira plus de 400 délégués à Sherbrooke, les 8, 9 et 10 juin.Ne perdez pas vos vacances ! On demande le rabais des prix MONTREAL.—La 14ème conférence annuelle de la Fédération du Travail du Québec aura lieu cette année à Sherbrooke, les 8, 9 et 10 juin.Elle réunira environ 400 délégués des unions affiliées de toute la province.C’est la seconde fois depuis sa fondation que la Fédération tient ses assises dans cette ville.Elle y vint en 1938.Elle eut également des conférences à St-Hyacinthe, Hull, St-Jean, Québec, Trois-Rivières, Shawinigan Falls, St-Jérôrne et Granby.aux niveaux d’avant la Corée OTTAWA.—Dans une lettre adressée au premier ministre Louis St-Laurent, en date du 26 avril, les quatre centres syndicaux nationaux du Canada ont fait un pas de plus dans leur campagne pour l’obtention de contrôles des prix.Des assises démocratiques La conférence annuelle de la Fédération est démocratique à tous points de vue, et n’accepte pas que siègent à titre de délégués des gens reconnus pour leurs activités communistes ou subversives.Ceci en vertu de la constitution du Congrès des Métiers et du Travail «lu Canada.qui régit également les Fédérations provinciales et les Conseils des Métiers et du Travail.Lors de sa conférence annuelle tenue à Montréal l’an dernier, le Congrès des Métiers et du Travail a refusé un siège à tous les délégués ayant la réputation d’étre favorables au communisme ou de travailler à la dissémination d’idées .subversives chez les membres des unions internationales.ce par M.Roger Lrovost, promu de la vice-présidence à la présidence.M.Lrovost fut remplacé à la vice-présidence par M.Adrien Villeneuve.But de la Fédération La Tédération du Travail du Québec est l’organisme qui fédère.sur le plan provincial, les unions ouvrières dites “unions internationales” et affiliées à la Fédération américaine du MONTRKAL.— Pour un grand nombre de membres tie nos unions, les vacances sont toujours un problème.Ou bien ils sont obligés «le passer leurs vacances en ville, à se reposer à moitié, ou bien ils ont tout juste les moyens de se payer une couple de jours à la campagne, à cause des prix exborbitants qu'on leur demande dans les endroits de villégiature.Il existe une solution intelligente à ce problème.Ceux qui veulent passer avec leur famille une belle semaine de vacances, à un prix raisonnable.n’ont qu’à se rendre au Petit Lac Long, près de Sir-Agathe.Bien loin de perdre leurs vacances, ils se rendront compte qu'ils n’auront jamais passé de vacances aussi agréables ni aussi reposantes.Le camp est équipé de tout ce qu'on peut désirer dans un camp «les Laurent ides.Le système des cabines offre des avantages pins grands que les bôtcls les plus réputés des Laurent ides.Bengough, président du Congrès des Métiers et du 'Travail du Canada, et A.1\.Mosher, président du Congrès Canadien du Travail, au nom du Comité permanent représentant les quatre centres nationaux, demandait au gouvernement de ramener les prix aux niveaux existants avant «pic la guerre n’éclatât en Corée en juin dernier.C’est là exactement ce «pii a été ordonné à 75.( H K) manufactur-riers par le contrôleur «les prix des Etats-Unis.Rappelant au gouvernement (pie la relâche promise aux consommateurs des Etats-Unis n’est pas pos- sible au Canada parce que le gouvernement a “refusé d’envisager le problème «lu contrôle des prix .Tune façon réaliste," la lettre priait le gouvernement «le libérer les \ics des Canadiens des “manipulations sans coeur et irresponsables des intermédiaires et des spéculateurs.’’ Un contrôle général des prix est une nécessité urgente, et le gouvernement devrait prendre «les mesures immédiatement, car dans les conditions actuelles des dépenses militaires et des allocations arbitraires des matériaux, c’est le seul moyen de s’en prendre efficacement à la “spéculation injustifiée et irresponsable des intermédiaires avares.” (Suite a la page 2) (Suite à la page 2) SECURITE DE LA FAMILLE OUVRIERE Les officiers actuels de la Fédération sont MM- Roger I'rovost, président (également secrétaire du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal et conseiller municipal de la même ville); Edouard La-Rose, secrétairc-t r é s o r i c r ; Harry Hell (Québec); René Fournier (Granby), licnoit La-violette (St-Jérômc), Rogcr-I).I.abrie (Trois-Rivières), Rémi I.a n i e 1 (Valleyfield), Raymond Hennctt et Adrien Villeneuve (Montréal), tous vice-présidents.Tous ces officiers avaient été élus lors de la conférence de 1950, à l’exception du président et d’un vice-président.Le président élu à la der- nière conférence était M.Marcel-E.Fraticq, cpii fut nommé au début de cette année à la Commission des Relations ouvrières provinciale, et rempla- LE PRESIDENT de la Fédération du Travail du Québec a été appelé cette année à présider l'une des sessions du 6ième Congrès des Relations industrielles organisé comme par les années passées par l'Université Laval, de Québec.Le thème de cette année était "Sécurité de la Famille ouvrière".On voit sur cette photo, photographiés avec le confrère Roger PROVOST, MM.Jean Gagné, C.-E.Désormeaux, René Tremblay et Alfred Crowe.Bibliothèque Municipale 1210 e.Sherbrooke, Montréal Zh, Que. PAGE 2 MAI 1951 MONTREAL — MAY, 1951 THE LABOR WORLD 14e Conférence.(Suite do la page 11 T ravail et au Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Son but principal est de promouvoir une législation sociale ijtii tienne compte des besoins «les travailleurs de cette province et de leurs familles.Hile assiste également les unions affiliées dans leur travail d’organisation et leurs autres activités, au besoin.Au nom des quelque KX),-000 membres des unions internationales de cette province, La Fédération présente chaque année au gouvernement provincial un mémoire résumant les demandes des membres en fait «le législation.Ce mémoire est basé principalement sur les résolutions adoptées démocratiquement lors de la conférence annuelle précédente, ainsi «pie sur celles adoptées entre les conférences par l'Exécutif provincial, en vertu des pouvoirs «pii lui sont accordés.Les initiateurs de la Fédération du Travail du Québec, qui en jetèrent les bases en 1938, furent MM.Arthur Martel, Arliur d'Aoust et Gustave Francq, vétérans de l'action syndicale qui se sont maintes fois signalés à l’opinion publique, tant à cause des importantes fonctions «qu'ils ont occupées dans le mouvement «»u- Ne perdez pas .(Suite de la page 1) i'.n plus, les membre* pensionnaires •iiipint l'avantage d'apprendre quantité «le choses dont ils tireront ensuite grand profit tant dans leur union que pour leurs familles.Ils apprendront de quelle façon leur union peut le mieux assurer la sécurité de leur emploi.et négocier de meilleurs contrats de travail.Ils apprendront également de quelle f.içon profiter au maximum des avantages qui leur sont offerts par les lois actuelles, comment éviter certains des désavantages qu’une mauvaise interprétation de ces lois peut occasionner.Un Imhi nombre d’unions ont déjà décidé d’envoyer des délégués au Petit Lac Long, près de Ste-Agathc, où ils passeront une semaine de vacances agréables tout en suivant les •'ours organisés à leur intention par l’Institut d’Kducation Ouvrière Dans chacun des cas, l’union défraiera le prix des cours, soit $10.00 par semaine, et le délégué n’aura qu’à payer sa pension.D'autres membres s’inscrivent in-divdiiellement avec leurs familles.Le- é|H>uses et les enfants peuvent cire assurés de recevoir un accueil •'haleureux.et d’être mis en mesure de profiter au maximum d’une lionne semaine au bord de l’eau, du grand a : r et du soleil d'été.On s’inscrit en écrivant à l’Institut d’Kducation Populaire, 177 ouest, rue Sherbr !.e, Montréal • rier, « (tic des honneurs officie!* ijtt'ils ont reçus pour services rendus à notre population toute' entière.Avantages obtenus à l'édifice du C.P.R.MONTREAL.— Le local 23 de l’union internationale des employés d’édifices (FAT-CMTC) annonce la signature d’un nouveau contrat pour les employés de l’édifice du C.P.R, à Montréal.D’après ce contrat, les heures de travail sont réduites de 54 et 62 heures par semaine à 48 heures, pour le même salaire.A partir du premier juin, les heures de travail seront réduites à 40 par semaine.Les employés ont de plus obtenu huit fêtes payées.Gain modéré de l'emploi En mars, l’emploi accuse un gain modéré dans les districts industriels à mesure que l’industrie manufacturière et la construction commencent leur embauchage printanier.Dans les districts ruraux, l'exploitation forestière libère des travailleurs, dont un grand nombre attendent la reprise de l’activité sur les fermes Il s’ensuit que les demandes d’emploi aux dossier.^ des bureaux du Service National de placement alignment une diminution nette de 3,300 du 1er mars au 22 mars.A cette dernire date, le total s’établit à 293,400, chiffre qui est de beaucoup inférieur à celui de 424,100 enregistré un an plus tôt.Un nouveau sommet «a été citteint au Canada en 1950 en matière d’exploitation hydro-électrique, de nouvelles installations d’une puissance globale de 1,037,275 c.v.ayant été mises en service au cours de l’année.WHERE would we be WITHOUT IT?It is almost impossible to imagine what our modernday world would be like without electricity.Every minute of every day, in a multitude of ways, electrical power does things to help us live comfortably, efficiently, with a minimum of wasteful, drudging effort.No task is too petty, no task too large for electricity.In our homes, in our research laboratories, in our industries it stands ready and willing to ' serve — every day, 24 hours a day.Tm WATIR AMD POWIR eo.ELECT It 1 C If Mailed tad tabular r CM^ufet Pour la sécurité de la famille ouvrière Conférence prononcée au dernier Congrès des Relations industrielles.Position du problème et principes de solution M.Maurice Tremblay, S1.Sc.Soc.en Sociologie de Laval et licencié en Sociologie de Harvard, assistant-directeur du Département de Sociologie et professeur à la L'acuité des Sciences sociales de Laval La sécurité, au sens premier du terme, signifie un état d'âme et peut se définir : 'Ta trancpiilité d'esprit qui résulte de la possibilité qu'on a de satisfaire ses besoins actuels et de la confiance qu'on possède de pouvoir satisfaire ses besoins futurs dans toutes les circonstances de la vie".Prise dans son sens objectif, la sécurité est un ensemble de garanties qu'on a de pouvoir subvenir dans le présent et dans l'trvenir aux besoins ordinaires et extraordinaires que comporte l'existence humaine, garanties qui fondent cette tranquilité d’esprit qu'est la sécurité dans son sens premier.Une famille a la sécurité si d'abord elle peut être constituée, en second lieu, si elle peut poursuivre son oeuvre de procréation et d'éducation des enfants et si les "époux sont prémunis contre la misère dans leur vieil âge".Toutefois, même si les éléments de sécurité familiale ne changent pas, les systèmes de garanties susceptibles de les assurer varient avec les peuples, les époques et les groupes de population, ainsi diffèrent avec la famille paysanne d'autrefois et 1«3 famille ouvrière.Au temps où la province était une société paysanne et rurale, pour le jeune paysan l'épouse, les enfants nombreux et les vieillards étaient condition de sa prospérité.Chacun avait son rôle à jouer dans l'entreprise coopérative.Le paysan non seulement assurait-il la sécurité aux personnes qui lui étaient associées par son travail, mais à sa famille en produisant pour elle-même, à même les ressources de la nature et de la communauté du travail.La perpétuité de la ferme assurait un travail permanent pour la famille ; l'étroite solidarité de la communauté de parents, de rang de paroisse dans la campagne québécoise était un gage d'assistance assurée pour faire face aux coups extraordimaires du sort.Tel était, dans l'essentiel, le système de garanties qui, jusqu'à la Révolution Industrielle, assurait la sécurité à la majorité des familles de Québec.La famille ouvrière n'est plus une communauté de travail ; l’ouvrier est, en règle générale, le seul gagne-pain de sa famille.Au point de vue économique, se marier, avoir des enfants, garder les vieux parents, c'est s'imposer autant de responsabilités financières nouvelles.L'ouvrier loue ses services moyennant une rémunération en argent ; c'est cette quantité d’argent qui mesure la qualité et la quantité des biens et des services qu'il pourra se procurer pour satisfaire les besoins de sa famille.La sécurité de la famille ouvrière s'achète au dehors et le marché du travail n'offre pas la même gmantie «que la ferme.Le travail de l’ouvrier est toujours menacé de cesser, faute de preneur et ainsi se termine la rémunération, dont seule la ron-tinuation pourrait garantir la satisfaction des besoins futurs.De plus, à cause de l'anonymat des villes, la famille ouvrière ne peut compter sur l'assistance spontanée dont jouissait la famille paysanne.Sur les fermes de nos campagnes, beaucoup d'éléments de l’ancien système sont conservés, mais dans la mesure où la communauté familiale produit pour le nrarché afin de pouvoir acheter sur le marché des biens et services supérieurs à ceux quelle se procurait autrefois, la famille agricole a cessé d'engendrer sa propre sécurité pour la livrer aux hasards du marché.L'argent est devenu la garantie universelle de la sécurité familiale.Un système économique nouveau appelle un nouveau système de sécurité familiale.Cependant pour se conformer aux principes d une saine philosophie politique, ce système ne devra pas être de nature exclusivement étatique, mais il devra d'abord et autant que possible faire appel aux responsabilités des citoyens.Selon le conférencier, le grand principe qui doit présider à la constitution d un système de sécurité familiale adéquat est le suivant : autant de responsabilité privée que possible, mais par contre, autant de responsabilités gouvernementale que nécessaire, étant données dans les deux cas les exigences du bien commun." Contrat à l’édifice “La Presse” Montréal.L'union internationale des employés d'édifices (local 298, FAT-CMTC) «rnnonce la signature d'un contrat de trav«3il couvrant les employés de l'é«üfice "La Presse", de Montréal.Le contrat accorde aux employés des augmentations de s«3laires de 5 cents, 8 cents ou 10 cents l'heure, ou de $5.00 par semaine, selon la classification.Ces augmentations ont un effet rétroactif au 5 mars dernier.Les heures de travail restent les mêmes.Par contre, le temps supplémentaire devient rémuné-rable après 7, 8 ou 9 heures de travail, selon la classification.Les employés obtiennent également quatre fêtes chômées et pioyées de plus. LE MONDE OUVRIER MAI 1951 — MONTREAL — MAY, 1951 PAGE 3 L'augmentation dans la construction Les ferblantiers et couvreurs protestent contre l’amendement Ils négocient à part un nouveau contrat collectif de travail.MONTREAL.—Dans une lettre adressée au ministre du travail de la province, M.J -O.Renaud, représentant du local 116, Association internationale des travailleurs de métal en feuille, a protesté contre l’inclusion de ces travailleurs et des couvreurs en gravois dans l’amendement au décret 407, publié dans la Gazette officielle de Québec du 5 mai 1951.Ces amendements «Mit trait a la convention collective de travail qui régit l’industrie et le- métiers de la construction dam la région de Montréal.M.Renaud a demandé que les classifications groupant ces travailleurs soient biffées de l’avis de modifications publié dans la Gazette officielle, conformément aux dispositions de l’Article 5 de la Loi de la convention collective.II a annoncé l’intention îles membres du local 116, qui représentent la très grande majorité des ouvriers concernés, de se retirer complètement, en tant que groupement, des négociations avec la Chambre de Construction de Montréal, concernant les modifications à être apportées au décret 407 "Lors de la Conciliation avec la Chambre de Construction et The Building and Construction Trades Council of Montreal and Vicinity, et le Conseil des Syndicats des Métiers de la Construction de Montréal, de même que durant les négociations entre les mêmes parties en votre présence, il avait été entendu que les métiers des couvreurs en gravois et du métal en feuille ne seraient pas inclus dans l’amendement au décret 407”, déclare M.Renaud."Il est entendu, ajoute-t-il, que le décret qui deviendra en force d’ici quelques mois ne devra pas contenir les classifications mentionnées au dernier paragraphe.Si le local 116 de l’Association Internationale des Travailleurs «le Métal en Feuille réussit à s’entendre avec les em- ployeurs de ses membres, il vous fera parvenir alors un avis de modifications pour amender le décret 407.” Le local 116 négocie présentement avec les employeurs de ses membres une convention collective de travail qui pourra, lorsqu’il y aura accord, servir de base a des amendements au présent décret.Importants auxiliaires Les pêcheurs up 9 percent, power production 1(H) percent, steel production 25 percent.“The most significant part of the recovery has been intangible, the straightening of Europe’s will and morale against the threat of Soviet seizure.Everywhere, the tide of communism has been turned back." To continue our leadership, America must help Europe to re-arm, he said, and labor's cooperation will be needed.He paid tribute to the active participation of labor in the ECA program, naming individual labor leaders who have served.La route du Yukon \.artère do 247 milles de longueur, utilisable en toute saison, qui va depuis White-Morse, T.U., situe sur la route de l’Alaska, jusqu a Mayo, et qui a été achevée l’an dernier assure aux véhicules, pendant l’année entière, l’accès à une zone considérable de l’intérieur.La nouvelle route contribue beaucoup à supprimer les difficultés et les incertitudes du transport fluvial saisonnier auxquelles les dirigeants d’exploitations minières étaient en butte dans le passé.La route allant de Mayo à Minto fournit, l’année durant, à la région minière de Mayo un accès direct vers l’extérieur pour le transport du minerai et des concentrés.La houille extraite à Carmacks, à peu près à mi-chemin entre Whitc-IIorse et Mayo, peut maintenant être transportée à Mayo, «à Whitc-Horse et aux endroits intermédiaires, de v>r-te que son prix de revient est moins élevé qu’auparavant.Tous les transports, sauf les expéditions par avion, se font maintenant par la nouvelle route, qui a été construite sous la surveillance du ministère des Ressource' et du Développement économique.La route du Mackenzie La rome 1I11 Mackenzie, qui va 'le Grinshaw (Alherta) à May River sur le grand lac de.Esclaves, assure maintenant une artère utilisable en toute saison pour le transport vers le Nord du matériel et des aj»pro\ : •.ionnenient^ requis par les exploitations minières.Sur son parcours en direction «lu sud, la route constitue une voie de transport pour l’industrie de la pèche à May River.On a établi l’an dernier un service de transport des voyageurs par autobus jusqu’à May River, puis par eau jusqu'à Yellowknife.La route, construite sous la surveillance du ministère des Ressources et du Développement économique, a té ouverte à la circulation en octobre 1948.La route transcanadienne Au cours de ce qui a été la première saison de construction depuis la signature de la convention relative à la route transcanadienne l’an dernier, les ingénieurs fédéraux et provinciaux ont inspecté conjointement plus de 4,000 milles du parcours désigné.Des ingénieurs-surveillants fédéraux relevant du ministère des Ressources et du Développement économique ont été nommé- pour chaque province.Des ingénieurs-inspecteurs qui leur apportent leur concours ont travaillé en collaboration étroite avec les ministères provinciaux de la Voirie et des Travaux Publics.On a adjugé fies contrats pour 575 milles de régalage et 190 milles de pavage.La première route transcontinentale canadienne, dont l’achèvement ! est prévu pour 1956, sera construite selon des normes uniformes et mettra en communication toutes les provinces depuis la Colombie Britannique jusqu’à Terre-Neuve.Outre son utilité au point de vue de la défense nationale, cette route devra favoriser la colonisation, activer la mise en valeur des ressources naturelles et faire augmenter sensiblement les recettes provenant du tourisme.# Une école sur le littoral arctique L'école Li plus septentrionale cpie maintient le gouvernement canadien est l’jextcrnat territorial pour Esquimaux cpii se trouve à Tuktoyak-tuk et d'où l'on aperçoit l’océan Arctique.Outre la lecture, l’écriture et l’arithmétique, les enfants esquimaux de l'un et de l’autre sexe apprennent la technique des travaux manuels et de la couture, et ils ont leurs propres troupes de scouts (garçons) et de guides (filles).Leur institutrices, Mlle Dorothy Robinson du ministère des Ressources et du Développement économique est ia seule femme au Canada, et peut-être dans le monde entier, qui soit tutélaire de la médaille des Boy-Scouts.The letter, signed by Percy R Bengough, President of The Trades and Labor Congress of Canada, and A.R.Mosher, President of the Canadian Congress of Labor, on behalf of the Continuing Committee representing the four national centres, asked the government to roll hack prices to the levels existing before war broke out in Korea last June.This, the letter pointed ont, is what the Price Controller in the United States lia- ordered more than 75,(XX) manufacturers to ( the type promised to consumers in the United States was not possible in Canada Itecause tin government had "adamantly refused to face the problem of price control in a realistic manner ’, the letter urged (he government to free the lives of Canadians from “the heartless and irresponsible manipulations of middlemen and speculators." Overall price control is an urgent necessity, ami tiie government should take immediate steps since, under present conditions of defence spending and arbitrary material allocation, it was the only agency which could deal effectively with “unwarranted and irresponsible speculation and avancions middlemen.'' The text of the letter follows : “Dear Mr.Prime Minister: “We would draw your attention to the announcement in Washington yesterday by Price Controller Michael \ .Disulle of his order to mniamifacturas in the United States to roll hack their prices to the levels which were obtained before the outbreak of hostilities in Korea.According to newspaper reports, this order will apply lo some 75,(XX) Claude Jodoin Will Attend I.L.O.&.LC.F.T.U.Vice-President Claude Jodoin has Ik'cu named to represent Canada as Worker’s Delegate at the 34th Conference, of the International .Labor Organization which will be held in Geneva commencing June 6th.Brother Jodoin has also been named as delegate from The Trades and Labor Congress of Canada to attend the 2nd World Congress of the International Confederation of Free Trade Unions which will be held in Milan, Italy, commencing July 4th.manufacturers and the consumer in the United States is to get the benefit.“Similar action is urgently needed in C anada, but, of course, such relief for the harassed consumer in our country is not available since your government has adamantly refused to face the problem of price control in a realistic manner.Yon will recall that the Dominion Bureau of Statistics index of the cost of living rose sharply by 4 5 points during (lie month >t February.The action ol prices since that time has been such as to suggest a further sharp increase in the official index when its value is again announced.“We would further remind you of the recent visits to the United States by more than one of yctir senior Ministers t" study the methods being used to control prices there.Your government thus has at its disposal all of the knowledge and experience gained in price control activities during World War II and as well the up-to date methods and approaches now being used it; the United States.“The welfare of the overwhelming majority of the Canadian people requires the immediate imposition of price controls in order that their lives and living standards may he freed from the heartless and irresponsible manipulations of middlemen! and speculators.Under present conditions of defence spending and arbitrary allocations of basic materials, the only agency which can deal effectively with unwarranted and irresponsible speculation and avaricious middlemen! is your government.Overall price control is thus an immediate and urgent necessity." Valley field Council Being Investigated Under instructions of President Percy R.Bengough of The Trades and Labor Congress of Canada, investigations .ire being made into the affairs of the Vallcyfield Trades and Labor Council.This inquiry is being undertaken as die result of unfavour-oble publicity being given to some of its alleged decisions and activities in recent months.Outlaws, They Are Should a Government Commission give the same consideration to an individual or a group that violates the law and to another one that respects it ?We don’t think so.That is why we scry that when there is a conflict between a Company union and a real one, the union concerned should not ask for a vote : the Commission should automatically eliminate the Company union, and should not consider its demand for certification.What does the law say?"An association is: a professional syndicate, a union of such syndicates, a bona fide group of workers or employers whose aim is the establishment of ordered relations between employers and workers as well as the study, defense and development of the economic, social and moral interests of its members with due respect for the laws and authority." (9 Geo.Vf, 2d.) IT SHOULD RESPECT THE LAW.A Company union is a union that violates the law.Let us have a look at Article 20 of the Law : :’N0 employer, or any other person acting for an employer or an employers' association, will try in any way to dominate or hamper the establishment or the activities of a workers' association." It is then evident that an association that is dominated by the boss does not act "with due respect for the law” ; consequently, it is not an association as defined by the law ; and, consequently, it is not entitled in any way to certification.Some will say that it is not always easy to prove that an association is dominated by the boss.On the contrary, such proof is relatively easy.For the sake of argument, let us consider the case of a big corporation where there is already a bona fide union, and where the General Manager announced the establishment of an employees' association.Let us suppose that the meetings of that association's Executive are always held in the General Manager's office, and that the Personnel Manager of the company is assistant secretary of the Association’s Executive.The Labor Relations Commission then receives two reqeusts for certification, one from the association and the other one for the union.We think that the Commission, to stay within the letter as well as the spirit of the law, already has enough proof not to consider the association's demand and to refuse certification.In some cases, however, the proofs are even more numerous.For example, when a Constitution of the association is produced the boss' attorney will hand out another constitution, claiming that the other one is no good, and saying that he should know, (Conitnved on Cols.4-5) Outlaws .(Continued Iram Cols.4-5) as he was the one who drafted the constitution.And he w: also produce the minutes and all other books of the Associatio In such a case, the Commission, if it is to stay within tl law, will be safe in refusing the Association's request.The law, when it is well applied, insures a large measa ot social justice.The aim of the law is precisely to get justic The legislators, when they eliminated the Company unions L articles 2d) and 20), knew what they were doing.A Compai union cannot secure justice for its members.That is as mer ttoned in the law it cannot "defend .the economic interes of its members .In our economic system, there exists a confli ot interests between the workers and the boss.We don’t hat a choice: our system is based on competition.The boss defenc his own interests first of all.And he cannot at the same tin defend the interests of hts employees through a union that 1 dominates.Only the union that is free from all interference from th boss can defend the workers' interests ; only such a union he any right (and this nght is incribed in the law) to certificatic by the Labor Relations Board.REGINALD BOISVERT. PAGE 8 MAI 1951 — MONTREAL — MAY, 1951 THE LABOR WORLD BE A TRUE SPORTSMAN Prevent Forest Fires Conserve Wild Life and Natural Resources £g«3§ Imsm S i 1 That thrilling moment! Here he comes, the hig beauty .a (lashing arc of silverfighting to the last ! At that thrilling moment, taut line and bent rod speak of his weight and size .fill you with the abiding satisfaction of a grand sport.A thrill, too, when you relax and light up a Sportsman—the favourite cigarette of sportsmen everywhere.The choice, sun-mellowed Virgina tobaccos in Sportsman are guaranteed pure.Nothing has been added to spoil their superb flavour.And they’re rolled in ALLWEATHER Waterproof Paper that cannot stick to your lips.Try a Sportsman.Enjoy that thrilling moment when you first light up this finer, milder cigarette.Get a pack of Sportsman, to-day.Rolled with 'ALLWEATHER’ Waterproof Paper VIRGINIA CIGARETTES • ' : AT •¦t-x-x+w;: 14th Annual Convention of the Quebec Federation of Labor Over 400 Delegates Will Convene in Sherbrooke, June 8-9-10.MONTREAL.—The 14th annual Convention of the Quebec Federation of Labor will convene this year in Sherbrooke on June 8, 9 and 10.There will be about 400 delegates from affiliated unions throughout the Province.Once before, in 1939, the Federation had its Convention in this city.Other Conventions were held in St.Hyacinthe, Hull, St.Johns, Quebec, Three Rivers, Shawinigan Falls, St.Jerome and Granby, is democratic in all its ; and does not accept a gates people who are known for their communistic or subversive activities.This is in line with the Constitution of the Trades and Labor Congress of Canada, which .applies to all Provincial Federations and Trades and Labor Councils At its last Convention, held in Montreal last year, the Trades and Labor Congress of Canada refused to sit any dela-gate who was known to the favorable to communism or to work in spreading subversive ideas among the members of International unions.Federation officers now in office are Roger Provost.President (also secretary of the Montreal Trades and Labor Council and a municipal councillor); Edouard LaRosc, secretary Treasurer; Harry Hell (Quebec), René Fournier (< Iranby), B e unit Laviolette (St.Jerome), Roger I).LaBrie (Three Rivers), Remi Laniel (Valley field ), Raymond Bennett and Adrien Villeneuve (Montreal), Vice Presidents- All these officers were elected at the last Convention, held in 1950.with the exceptions oi the President and one Vice 1 ’resident.'The President elected at this Convention was Marcel L.F’rancq, who has since been nominated on the Labor Relations Board, and has been replaced by Mr.Roger Provost, who was promoted from Vice President to President.Mr.Provost was replaced at the Vice Presidency by Mr.Adrien Villeneuve.The Quebec Ft Labor i- the body on the provincial unions affiliated American I’edcrat; and the 'Trades and Labor Congress of Canada.Its main aim is to promote social legislation favorable to the workers of this Province and their families.It also helps affiliated unions in their organizational work and other activities, when needed.On behalf of the 100,000 odd T he Federation's Convention i .peels, dele- ! Wicklein Dies WASHINGTON.— Louis Matthews Wicklein.59, sccretary-1 rearer ALL Sheet Metal Workers International Association, died Ajiril 20 at Doctors Hospital of a heart ailment.He had hcen ill since October.Born in DuQuoin, 111., Mr Wicklein started his career as a sheet metal worker on the railroads in the St.Louis area and served as general chairman of the union’s local in that city.He became an international representative of the union in 1917 and for 28 years was vice president in charge of railroad membership.He became secretary-treasurer in Ittlv 1948.m e m b e r s u f International unions in this Province, the Federation presents each year to the Provincial Government a memorandum which sums up the demands of the members in the legislative field.This memorandum is drafted up mainly from the resolutions adopted at the preceding year’s Convention, and from the resolutions adopted between conventions by the [executive Board.I he Quebec Federation of Labor was initiated in 1938 by Arthur Martel, Arthur d’Aoust and Gustave F'ranci|, who have been known for decades as prominent members of the International labor movement.Affiliation of AFL Seafarers With T.L.C.Hailed by Hall OTTAW A, April 25.— Frank 11.Hall, vice president of the Brotherhood ot Railway and Steamship Clerks, is highly pleased with this week’s announcement that the A.F.L.Seafarers' International Union of America lias been accepted into affiliation by The Trades and Labor Congress of Canada.Hall le
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