Le monde ouvrier = The labor world, 1 avril 1952, Avril
Débandade complète de la UE à RCA 37e Annee - No 4 AVRIL 1952 - MONTREAL — APRIL, 1952 37th Year No.4 PROVOST ET JODOIN AU SECOURS O S 6,000 GREVISTES DU TEXTILE ft Provost élu coordinateur peur notre grande campagne Lü grande campagne d’organisation lancée dans la province de Québec par les unions internationales promet de remporter un succès sans précédent.Des plans précis pour la conduite de cette campagne ont été arrêtés lors d’une conférence spéciale des vice-présidents, organisateurs et agents d’affaires du mouvement, tenue j à Sainte-Marguerite, à la fin du mois dernier.Ils s'offrent comme médiateurs — Responsabilité de la Dominion Textile — Les méthodes de Parent et Rowley —Formation d'un comité spécial d'assistance.Dans le but d’aider les 6,000 ouvriers du textile en grève aux usines de Montréal et de Valleyfield de la Dominion Textile, les confrères Roger Provost, président de la Fédération du Travail du Québec, et Claude Jodoin, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, se sont déclarés prêts à agir comme intermédiaires.¦ rt n Kgcr l’rovnsl.Fédération tin Travail été choisi a hunani-¦ ¦ rdinaU’tir général «le ' - - confrère- Lucien Ma\ Swerillow.qui re-(ctivement la Fédéra- • a encore, disait le mémoire, un manque trè- ,'éricux d’habitations au C anada.Nous prions votre gouvernement d’accorder une très haute priorité à la construction de mai'-ui' d’habitation " Kn 1940, dans Je but d’aider la construction d'habitations, le gouvernement a augmenté le montant du prêt qui peut être obtenu et diminuer le paiement initial nécessaire pour financer de nouvelle.' maisons.C ette assistance, toutefois, fut retirée >oiis la menace, réelle ou prédite, d’un manque de matériaux ou d’ouvriers, à cause des besoins de la défense nationale.Plus récemment, le gouvernement a décidé de relâcher un peu ces restrictions et maintenant on peut obtenir des prêts de 80 pour cent du prix de vente ou du contrat des nouvelle' habitation?.Mais ce?conditions actuelles, a cause du coût élevé de la construction.sont encore trop élevées pour nombre de famille?qui veulent se construire une maison.li y a quelques mois le gouvernement a fait un pas hésitant dans la bonne direction, alors qu’il permit aux ouvriers de la défense de financer la construction de nouvelle- maisons grâce à un paiement initial de dix pour cent seulement.I.e Congrès a rappelé que les vétéran' jouissent déjà de conditions 'emblables.et a demandé que tous h-' Canadiens qui veulent construire et être propriétaire?de leurs propre' maisons devraient avoir le droit de les financer en faisant des paiements initiaux beaucoup plus bas.soit sur une base semblable a celle accordée aux ouvriers (le la défende, ou selon le règlement «le 1949 "ù l’on accordait un prêt ad- Among other measures of general interest to all workers, the brief included one demand that is of special interest to workers in the building trades, concerning low-cost housing.Here is the text of this demand: Our membership i' unanimous in it?desire to see the beginning of substantial efforts mi the part of your (iovernment to encourage construction of low rental housing and slum clearance.Our members also want .subsidies where necessary in order that families with lower inc»unes can enjoy low rental' despite current high building costs.' There i?'till a very serioii' shortage of housing acconunoda-ton in Canada.W e urge your (iov-ernment t-» place a high priority on homebuilding.In 1949.as an aid t" homebuilding your government increased the allowable amount of loans that might be obtained and thus lowered the down payment necessary to Ii-natice new home'.ThU ass*-lance, however, was withdrawn under the threat or prejudiced threat of material and labor shortages due to defence requirement-* More recently you decided to relax tliC'C pro- ditionue! d’un sixième du prêt de base."11 est cependant raisonnable de s’attendre, continue le mémoire, (prune diminution du paiement initial amènera une hausse des paiements mensuels.lue réduction substantielle «lu paiement initial pourrait hausser les paiements mensuels et le?mettre hors de la portée de la capacité de payer de l’acheteur Mais cette difficulté peut être surmontée en allongeant la période d'amortissement de la dette.Ceci était inclus dan?le règlement de 1949.où l’on accordait des prêts polir une période allant jusqu'à trente ans." Le Congrè?a demandé que des prêt?à l’habitation soient accordé?pour des périodes plus longues que présentement Une autre raison pour ce faire, c’est que les taxe- municipale?et autres, pour défrayer le coût des services essentiels aux propriétaires, augmentent dan?la plupart des mmficipalités canadiennes.ENCOURAGEONS NOS ANNONCEURS I visions slightly and on the pre?cnt basis loans are possible tip to eight) per cent of the agreed sale or contract price of new homes.But these current requirements, in the face of the high cost' of home-building, are still toc» steep for many families wishing to build their own Ik nues.\ few months ago your (iovernment took a halting step in the right direction on this matter when defence workers were allowed to finance the building of new homes with down payments of only ten per cent.Recalling that somewhat similar easy terms were extended to veterans, it i?our request that all Canadians desiring to build and own their own homes should be allowed to finance them with much reduced down payments, etither on a basis similar to that extended to run concum the basic loan.It stands to reason, that any lowering of the .ment will result in a t.the monthly payment?A tial reductK »n in the d ment could conceivable necessary monthly pa yond the purchaser’?abi But this difficulty can I» through extension •»! over which the mortga paid off.This was rei your 1949 revision m loans could be remiton period as long as thin We ask that hotisin.granted for longer pet are now being considered.A uin her reason for extendin'.; rind of the loan and : ing the monthly pa>meut houses is the stead) m* most ( ’anadian munie , municipal taxes and for essential service' n h< uiscIk dder.Building Trades to Fully Participate in Province-Wide Organizing Campaign Ask that Amendments to the Decree be applied in conformity with provisions of the Law MONTREAL, The Montreal Building Trades Cour, called for April 23 a special meeting of all vice-pre., organizers and business agents of affiliated unions, to study the means to be taken to participate actively in the p, organizing drive recently launched by the Coordinating mittee of the Quebec Federation of Labor.This meeting was decided at the last Council meetu April 10.At the same meeting, there was communication of a of protest sent to Hon.Antonio Barrette, Minister c concerning the application of the amendments to the recently renewed between the Builders' Exchange and Building Trades Councils.These amendments are sanctioned thirty days after their publication in the Gazette, which took place on March 8.The Council toll die Minister that there are rumors to the effect that the would be postponed one or two weeks, and asked, i j interests of the workers, that the new clauses be j according to the provisions of the Law.Bros.J.O.Renaud and L.P.Francoeur, respective dent and Secretary of the Council, presented to the : a draft of a general contract that is now being prepci will soon be submitted by the Council to certain contractors, lor the protection of all members of Inten ' Building Trades Unions.• ¦g MONDE ouvrier AVRIL 1952 — MONTREAL — APRIL, 1952 PAGE 3 Mémoire annuel du Congrès à Ottawa Un amendement qui n’ajoute rien à notre loi ouvrière La Fédération du Travail du Québec affirme qu'au mieux il invite la Commission à respecter la loi.MONTREAL,24.—Dans une déclaration remise aux journaux aujourd’hui même, la Fédération du Travail du Québec (FAT-CMTC), par la voix de son président et de son secrétaire, Roger Provost et Adrien Villeneuve, affirme que l’Ordre-cn-Conseil No 136, en autant qu’il est destiné à conjurer le fléau des unions de compagnie, n’ajoute rien de particulièrement important à la loi telle qu’elle existe présentement.(\iu- «Icclaraliou avait atipara-•utilise par la Fédération ,tu.\ rcjn i>L*ntants tics diverses .mu rnationales ( MT-FAT, rtlInis m conférence à Sie-.Mar-j!Kr;i( lu Lac Mas>oii, au cours la tin tie semaine dernière.Plusieurs délégués ‘ f|U 11,1 vc-ulcnicnt ment Xo 1 limitait les a- de la Commission à iu caractère repré-enta-•rganisation ouvrière créditer.L’arrêté 136 ¦ mint la Commi-sit»n à ¦ «lu caractère bona fide u recpiérante.A cet-1 Tnmi-sion peut exiger : n une preuve, dont I eut t'iujoiirs s amender et s anie iiorer L'expérience -era nécessairement conseillère dans les circonstance.-.Dans l'intervalle, je vous remercie de votre collaboration et de la critique de la Fédération du Travail, que i’e.-timc constructive.Cordialement vôtre, (Signé) Antonio Barette, M inist re.Ma Banque est La Première Banque au Canada ÆmàS mm O Banque de Montreal J'J y' T DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 à la Commission le droit de faire enquete, n’ajoute non plus rien de nouveau, car ce droit est déjà accorde à la Commission par la Loi de Relations ()uvrières.Quant au paragraphe B de l’( )r-dre-en-( onseil, les otliciers de la Ledération déclarent ipi'il aura un ettet contraire à celui qu'il se pro-P'»>e.et «pi’il mampn* «loue de réalisme, "en ce sen- qu’il ne peut «pie constituer un entrave au travail dVu’ganisai.ion d’une union «le bonne toi, et qu'il ne dérangera nullement le travail «l’une union «le compagnie.” "Il semble «pie le Ministre devra prendre une décision: ou il «bnoncera les unions de compagnie, ou il permettra à la Commission d-e Relation- Ouvrières de les encourager comme elle l’a fait depuis quelques années”.Suggérant «pie la meilleure fa«;on «b s'attaquer aux unions de compagnie.c'est de le faire à la lumière des pays «»ù un effort -érieux a été lait en ce -en-, la Fédération demande (pie lorsqu'une association représente les employés d'une seule usine et demande un certificat de reconnaissance syndicale, la preuve de la bonne i»< K.J *1* ¦ ^ A- :w INDIA tfv; •: PALE* ALE ¦* * the s in u v / s dcfinite/r to LABATT’S PAGE 4 AVRIL 1952 — MONTREAL — APRIL, 1952 THE LABOR WORLD Tîicihboi le nionüc ©uvrict “L’autorité ne faire oublier doit jamais l’égalité” Le doyen des journaux ouvriers canadiens Publié dans le but de promouvoir les reformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Quebec, et à 1 amélioration de son sort.Organe otiieiel de la FEDERATION DU TRAVAIL DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président Adrien VILLENEUVE, secrétaire-trésorier.Edouard LAROSE, R.-M.BENNETT, Roger-D.LaBRIE, Harry BELL, René FOURNIER.Benoit LAVIOLETTE.Remi LANIEL.vice presidents.Fondateur : Gustave FRANCO Directeur : Roger PROVOST Editeur : Adrien VILLENEUVE Rédacteur : Reginald BOISVERT Adressez toutes les communications a : 1476 ouest, rue Sherbrooke — Téléphone : WEllington 7279 Imprimé par Mercantile Printing, Limited, Il ouest, rue St-Paul, Montréal 1, Que.UN COUP DU BALAI Notre mouvement a déjà fait beaucoup pour éliminer dans le monde ouvrier les indésirables, les propagandistes d idées subversives, ceux qui voudraient utiliser les ouvriers aux fins d’une politique néfaste et contraire à leurs meilleurs intérêts.Il reste cependant certains coins qui n’ont pas encore été balayés, et qui sont toujours sous le joug des gens de gauche.Non seulement les indésirables qui dirigeaient ces groupes sont encore en place, mais de plus ces groupes ont servi de refuge aux indésirables qui ont été chassés d’autres mouvements ouvriers.Tout récemment, le président de la Fédération du Travail du Québec, le confrère Roger Provost, déclarait aux journalistes que la grande campagne d’organisation actuellement en cours, en plus de s’adresser aux ouvriers non organisés encore, visait aussi les ouvriers dominés par des unions de compagnies ou des unions à tendance communiste.Ce n’est pas pour rien que le confrère Provost mettait ainsi dans le même sac les unions de compagnies et les unions communistes.Dans les deux cas, ces organisations ne servent pas les intérêts des ouvriers, mais ceux de petits groupes mesquins.On s’en rend facilement compte en voyant ce qui se passe actuellement à la RCA-Victor, où les officiers de la U.E.sont en train de poser des gestes qui peuvent ensuite permettre aux patrons réactionnaires d'étouffer le mouvement ouvrier.Car la U.E.est précisément un de ces repaires des gens de gauche, que notre mouvement tente actuellement de nettoyer.Ce n’est pas le seul, nous en sommes parfaitement conscients.Mais c’est un cas entre autres où des chefs irresponsables conduisent des ouvriers tout droit au désastre.On est porté à se demander comment il se fait que des ouvriers de notre province, qui ne sont certes pas des marxistes, ont pu faire confiance à de tels chefs.Il ne faut pas oublier que ces gens-là se sont bien gardés, et se gardent encore soigneusement, de se montrer sous leurs vraies couleurs.Ils ne manquent pas d’habileté.Ils ont commencé par rendre aux ouvriers des services véritables.Encore ne faut-il pas exagérer l’importance de ces services.Les meilleurs contrats de travail dans notre province n’ont pas été négociés par ces gens-là, mais au contraire par des officiers d'unions qui sont radicalement opposés au stalinisme.Mais le fait reste que les gauchistes ont su se faire accepter de certains groupes do’uvriers.Et ces derniers ont mis du temps à se rendre compte du chemin qu’on leur faisait prendre à leur insu, ils n’ont réalisé que plus tard jusqu’à quel point ils étaient utilisés par des intérêts néfastes.La plupart ont réagi sainement, et n’ont pas tardé à se rendre compte que pour obtenir de bons contrats de travail, pour trouver des chefs vraiment militants, point n’était besoin de faire appel aux amis du petit père Staline.A un tel point qu’en 1950, les représentants de 500,000 ouvriers canadiens, réunis à Montréal, bannissaient de leur convention les indésirables.Les ouvriers du Québec faisaient de même à la conférence suivante de leur Fédération.Pour les autres, il est encore temps d’agir.Il est relativement facile de se défaire des indésirables, la chose est prouvée.D’autant plus facile que les ouvriers sont convaincus qu’ils agissent ainsi dans leur propre intérêt.Les ouvriers de la U.E.ont voulu profiter de la chance qui leur était offerte.Ils posent un geste décisif, et se sauvent du même coup de l’abime vers lequel ils étaient entraînés.Ils montrent ainsi la bonne voie aux autres groupes qui sont dans le même cas.Ils savent qu’ils sont toujours les bienvenus dans “la plus grande famille canadienne”, le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, ainsi que la Fédération du Travail du Québec."Dieu seul a toute Autorité", dit S.E.Mgr P.-E.Léger — Toute autorité est limitée par les exigences de la personne humaine — "Tel homme, tel travail".Nous avons commencé le mois dernier de commenter un magnifique exposé de i' Archevêque de Montréal, Mgr P.-E.Léger sur la conception chrétienne du Travail.Nos !¦ .ur se souviendront que Son Excellence avait d’abord indiqué que Dieu, l’homme et le travail sont les trois chaînons d’une même chaîne.Puis il avait dénoncé les deux erreurs du libéralisme et du communisme, pour aborder ensuite la doctrine chrétienne et définir le-droits de l’homme.Mimsiegneui' ;i dit qu'il y a en l'homme «leux tendances.«lotit l’une le porte a se replier sur lui-même, et l’autre à aller vers les autres.Monseigneur fait remarquer que chaque homme rendra personnellement ses comptes a Dieu.Mais que par ailleurs si les hommes vivaient chacun pour soi, ils risqueraient vite «le se perdre, ou du moins ils n’atteindraient jamais leur plein épanouissement.- Respect du prochain Rappelant que la règle d'or d'une société chrétienne réside dans ces deux paroles du Christ : ” Aimez-vous les tins les .autres comme je vous ai aimés’’ et "haïtes aux autres ce que vous voudriez qu'on vous fasse à vous-même”, Monseigneur r,appelle que s'il v a certaines inégalités entre les hommes, celles-ci ne doivent jamais nous faire oublier l égalité foncière de tous les hommes, et que cette égalité commande un respect jaloux de la dignité et des droits d'autrui.L’autorité nécessaire L'autorité, dit l'archevêque de Montréal, est nécessaire, mais elle n’est pa> absolue.Selon la conception chrétienne, l'autorité est limitée par son origine et par sa fin.“Seul Dieu a toute Autorité", dit Mgr Léger.L’autorité «•st limitée par les exigences «le la personne humaine qu’elle doit servir et orienter vers sa fin.' Dignité du travail I ne notion chrétienne de l'homme nous amène à une notion chrétienne du I rayaiI.( >n dit souvent: “Tel père, tel fils".< )n oserait dire ici : "Tel homme, tel travail", dit Monseigneur.I.’éminent prélat donne ici trois si'iis du Travail, selon la conception chrétienne."Le travail, dit-il.sera d'abord pour l’homme une participation à la -Création, qu’il a regu pour mission de continuer ici-bas”."Le travail sera eiicorê une contribution aux souffrances de la Rédemption.Les sacrifices, l’aspect pénible du travail fourniront l’occasion de mérites et de grâces nombreuses." Unis l’archevêque dit que l’homme qui travaille à une oeuvre qu'il juge bonne, pour les .autres homines, travaille en même temps à son propre bien.Et qu’ainsi le travail devient une joie, un stimulant."Le travail aura ainsi un caractère social.Car c’est pour ainsi dire par le travail surtout que l’homme s’intégre dans la communauté.C'est même une exigence pour lui qu'avant de pouvoir bénéficier «les avantages «le la socitc il y verse sa contribution personnelle.C’est ce qu’il fera en mettant le plus possible au service «les autres ses ressources matérielles, intellectuelles et mo- Monseigneur note ici que le travail a donc une dignité im-sti-liiablc, et «pie nous sommes loin ici du "travail-marchandise" du libéralisme et du travail-forcé et abrutissant du totalitarisme.\mais que le travail au contraire a, comme l'homme, une vocation •naturelle et surnaturelle.Où va le monde ?"( F\\ jettent la panique dans les rangs de la I F,, à RFA-Victor Pourquoi la UE a-t-elle peur des enquêteurs ?— La UE ressemble beaucoup aux unions de compagnie, à qui elle donne des armes.La grande campagne d’organisation lancée à la RCA Victor, de Montréal, par la Fraternité-Unie des ouvriers de l'électricité (FAT) est désormais assurée du succès.Les ouvriers de cette compagnie ont compris qu’il leur faut une union démocratique, qui s’occupera vraiment de leurs intérêts plutôt que de les exploiter au profit d’une idéologie néfaste.On sait que ces ouvriers sont présentement représentés par la U.E., une organisation qui fut jetée hors du C.I.O.il y a quelques années parce que ses dirigeants sont infestés du microbe communiste.Nos lecteurs seront heureux d’apprendre qu’ils ont saisi l’occasion qui leur était offerte de secouer le joug stalinien, et qu’à l’heure actuelle ils sont passés en grande majorité dans l’union de la F.A.T.La Fraternité a donc présenté en leur nom, tout récemment, une requête, pour obtenir de la Commission des Relation Ouvrières le droit de représenter ces ouvriers.La U.E.a peur C’est encore la U.E.elle-même qui a fourni la meilleure preuve qu’elle perd son emprise sur les employés de la RCA-Victor.En effet, dès que la Commission a reçu la requête de certification, elle a envoyé des inspecteurs faire une enquête pour savoir laquelle des deux unions en cause représentait vraiment les ouvriers.Tout le travail des inspecteurs consiste à vérifier si la majorité des ouvriers veulent appartenir à la U.E nu à la Fraternité.Les officiers de la U.E.proclament bien haut qu’ils comptent dans leurs rangs 90', des ouvriers de RCA.Si tel était le cas, la U.E.n’aurait rien à craindre d’une enquête.Au contraire, une telle enquête serait de nature à renforcer sa position, en prouvant à tout le monde que la U.E.jouit vraiment de la confiance des ouvriers.Et pourtant, les officiers de la U.E.ont immédiatement tenté d’obtenir des tribunaux une injonction pour arrêter l’enquête.La U.E.a peur d’une enquête.Et pourquoi a-t-elle peur?Elle ne peut avoir peur que pour une seule raison, c’est qu’elle sent bien que les ouvriers sont passés du côté de la Fraternité.Le juge ayant refusé l’injonction, la U.E.est allée en appel de cette décision.Un jeu dangereux pour les ouvriers Quel jeu fait donc la U.E.?Quel résultat espère-t-elle donc en tâchant d’empêcher l’application de la Loi des Relations Ouvrières?La U.E.se prétend 100' , en faveur des ouvriers.Et pourtant, elle fait actuellement un petit jeu qui travaille non seulement contre les intérêts des ouvriers de RCA-Victor, mais ceux des ouvriers de toute la Province.Elle fait le jeu des Patron réactionnaires.Pour garder le contrôle à la RCA, les qens de la UE sont prêts à fournir à nos adversaires une arme avec laquelle ils peuvent étouffer toutes les unions ouvrières.Supposons en effet que la UE.gagne son point en appel.Cela voudrait dire qu’à l’avenir, les patrons qui veulent empêcher une union bona fide d’entrer dans leur usine n’auront qua suivre la voie tracée par la UE.et à prendre une injonction pour empêcher l’enquête de la Commission.La UE.ressemble d’ailleurs beaucoup à une union de boutique.Une union de boutique est une union montée par un Patron pour contrôler les ouvriers à son propre bénéfice.La U.E.es! tout bonnement une union contrôlée par une poignée déléments indésirables pour leurs propres fins.Il n’est donc Pas étonnant que la UE.emploie, p oona ! de, clés moyens semblables Patrons les plus réactionnaires.• combattre une union ceux qu’emploient les La fin du rouleau Ce>t ce dont les employés de RCA se rendent compte c plus en plus.C’est pourquoi ils se joignent encore tous les J°uis à ia Fraternité-Unie des ouvriers de l’électricité (IBEW).es Petits “schemers” de la UE.arrivent au bout du fuseau.5 viennent de se révéler tels qu’ils sont réellement: des ennc,1,|s de la classe ouvrière, qu’il faut mettre dans le même ,ac 9ue les patrons les plus anti-ouvriers.Quoi qu’ils fassent, formais, les ouvriers de RCA-Victor ont les yeux ouverts, rien ne les empêchera de rejoindre les rangs du mouvement 0Uvr*er bona fide.'ENTREVUE IMAGINAIRE AVEC ; Léa Roback, de la UE Un peu de "sex appeal'' — Un coup d'oeil éblouissant — Les femmes et le droit de sacrer — Burman, Paré, Major et compagnie — Lea est Plusieurs lecteurs se sont plaints du fait i Je les comprends.Après des numéros comme j ont besoin de se reposer un peu pour digérer, une gracieuse demoiselle.Il il est pas très facile d’interviouer, même en imagination, une personne comme Léa Roback, de la l .h.Ceux qui la eonnnaissent savent qu’elle a une apparence plutôt frappante.Un coup d'oeil, et vous en avez assez.Ça vous éblouit.Comme je ne voulais pas perdro la vue.j’ai continué l’entre vue le dos toutirné.Il faut vous dire tout d’abord que la camarade Roback a de gros soucis.Au moment ou je suis arrivé, elle avait en mains la liste des membres du local RCA-Victor de la U.K.Fille vérifiait les noms en prononçant des paroles qui en disaient long sur son humeur.Je ne vous dirai pas quelles étaient ces paroles.C'était la sorte ' Ï '' rssmr ¦ Prononcée par I.-A.D'AOUST, Deuxième vice-président et directeur canadien, Fraternité Internationale des Papetiers Je suis heureux qu'on m'ait choisi comme conférencier représentant les Unions locales dans 1 industrie de la Pulpe et Papier affiliées au Conseil des Unions des Moulins à Papier de Québec et de l'Est du Canada et venant de toutes les régions des provinces de Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Ecosse.Je dis "heureux” car je fus moi-même employé dans un moulin à papier pendant un bon nombre d années et que depuis vingt-neuf ans j'exerce des fonctions officielles au sein de la Fraternité Internationale des Papetiers travaillant pour le bien-être et le progrès de nos membres ainsi que pour le bien-être et le progrès de la Fraternité Internationale des Travailleurs de la Pulpe et du Sulfite.Je suis fier de mes rapports avec les Unions dans 1 industrie de la Pulpe et du Papier — fier de ce quelles ont accompli -et naturellement me sens chez-moi dans une réunion telle que celle-ci où nous pouvons parler des bienfaits considérables que nous avons réalisés pour les membres de nos Unions internationales aussi bien que pour l'industrie de la Pulpe et du Papier en général.Je crois qu'il est d'usage, en de telles circonstances, de traiter de sujets qui touchent de près l'économie de notre industrie et nos unions, tels que : les conditions menaçantes qui existent dans le monde actuellement ; les objectifs de nos Unions internationales; nos relations ouvrières avec nos employeurs ; la confiance et l'influence que nous avons gagnées auprès des ministères du travail fédéral et provinciaux et auprès des autorités municipales ; la confiance et l'influence que nous a gagnées notre position militante contre tout mouvement subversif au sein du mouvement ouvrier de même qu'envers nos objectifs clairvoyants visant à de meilleures conditions sociales et de meilleures conditions de travail.Je puis faire allusion à ces questions avec plus de facilité étant donné que mes relations, de longue date, avec l'industrie et nos Unions internationales, ont créé en moi une profonde considération pour Thabilete qu elles manifestent à continuer leur progrès et à construire notre destinée d'une façon satisfaisante en autant, cependant, qu'il soit possible de poursuivre ses activités sous des conditions passablement normales.Dans un monde en paix, libre de la main retardatrice du fonctionnarisme, nous continuerons, sans aucun doute, notre route sur le chemin du progrès qui a marqué le développement de nos unions pour plus de cinquante ans.f.l sunrf) "Avez-vous besoin d’argent ?” Si tel est le cas, vous pouvez, comme on vous y invite si souvent par la voie des journaux et de la radio, tiouvei les sommes qui vous sont necessaires chez des prêteurs commerciaux.Mais ce n’est pas tout d’emprunter: il faut aussi rembourser.Ce n’est pas tout le monde qui a les reins assez solides pour payer, en plus du capital, des intérêts qui s’élèvent souvent jusqu’à 24'J par année.Nous connaissons même nombre de cas où ces taux fabuleux d’intérêt ont empêché des familles de se tirer du pétrin doit elles avaient cru sortir en contractant un emprunt.Ces emprunteurs ont commencé par être des emprunteurs d’occasion.Ils sont devenus des emprunteurs chroniques.I Icureusement, cette situation ii est pas de nos jours aussi généralisée qu autrefois Le confrère \ndre l’Iante président du local 985 de 1 Association International des l’ompiers, se rappelle un temps •ù cette situation régnait universellement.Idle régnait, entre autres, chez les pompiers de la métropole.Les cas n’étaient pas rares où des pompiers, ayant contracte un emprunt pour payer des dettes pressantes, ne pouvaient ensuite rencontrer leurs obligations.Les saisies de salaires étaient fréquentes.Kt quand le salaire est saisi, on se demande un peu ce que deviennent le salarié et îles dépendants, pour qui le salaire est la seule sécurité, la seule protection contre la misère.Mais contrairement a beaucoup d'autres, les pompiers de Montréal ne se sont pas contentés de déplorer cet état de choses.11 > ont décidé d agir.Aujourd’hui, on ne rencontre plus chez les pompiers de tels cas de misère.Ouand un pompier est en difficultés financières, il sait où s adresser pour obtenir les sommes qu'il lui faut à des conditions très abordables, soit a LA d inté- rêt.Il sait que s'il disparaissait alors que sa dette n est pas encore complètement remboursée, sa femme et ses enfants n'auraient pas à continuer les versements, mais que la dette disparaîtrait avec lui.I )u total de 6A .eu el let, I ' < s'applique à un tonds spécial qui permet d'effacer de telles dettes des livres.Comment les pompiers de Montréal ont-ils réussi ce miracle?quel est leur secret i II n v a pas de miracle.Il n’y a pas de secret.Ou, s'il y a un miracle, c'est un miracle que peuvent répéter a volonté tous les salariés membres des unions internationales.I )u seul f ait qu'il s appartiennent à l'union, les ouvriers détiennent en effet le secret qui peut les mettre à l'abri de l’angoisse dans laquelle ils pourraient être plongés par des dettes écrasantes contractées a la suite d'une maladie ou de difficultés particulières.Ce secret, c'est le principe même de l'union : la solidarité.Sur le.plan économique, la solidarité se traduit par un mot : coopération.Car piers la source où les pom-1,ans le besoin peuvent AVEZ-VOUS .IS nil,’ il,’ lu .V ,;ihm»i’) et put dire adieu à -es soucis.Comment peut-on arriver à de tels résultats ?Kn mettant en pratique dans le domaine économique le simple principe de l'union, comme le comprennent les membres du mouvement ouvrier.Nous verrons le mois prochain comment d'autres unions peuvent s'inspirer de l'exemple des pompiers de Montréal, et créer chez eux une caisse d laconomie.Réginald Boisvert.Nouveau local à (.ent rai Bakeries rc Armai id ( iodin, agent d'affaire- di i local .3 3.3 des ouvriers de la boula ngeric c •t de la conti- sérié, nous annonce que 9iii union a obtenu u in cerf! icat de recon- naissance s vndicalc a la General Bakcric.de ¦ Moi.tr éal.malgré la loriii.iiion ( X™.i«»n de compa- La camp celle boula n a g ne d’ organisation a luré environ un im»i> et de: mi.Le patron a tenté •ociation d'em- a mém e obtenu une charte «lu secrétair e de la Pro- vince p* >ur cette a ssodation.Ce- pendant, la Comnii ssion de Rela- tirais Ouvriè de l'associa Tes a rejeté la requête Mon.déclarant qu’elle n'était par- une o rganisation de bonne ici.puiser, à la seule cm d’être honnêtes et comme tels, cette son alimentée par les p> : eux-mêmes.C’est une rative d'épargne et le une union de crédit, la ( i minie mints î piers 1 ” ’l'é-'rédit, - «lisse r- de Ici, on voit le président de la Caisse, le confrère D.Gladu, initiant un jeune pompier (Roland Dazé) aux affaires de la Caisse et lui faisant signer sa carte d'adhésion à l'organisme coopératif.On a par cette photo une idée partielle de l'installation très au point de la Caisse d'Economie, sise au-dessus du poste No 26, angle Mont-Royal et Des Erables.d economic Mi miréal.Cette Cais depuis scqit ai fondée en mars 19-1 tant, son action léjà dans un rayon ble.Elle a même espérances de ses init pii furent les confrère alors président et maintenai via- • \s.ilors Tint An- du .un tnm-.peu ¦mme président international soeiation ; A.Kémillar trésorier du local, et trésorier de la Caisse: .dré IMante, autrefois sire et maintenant présider local.Veut-on un exemple de ce que peut faire a 1 .n pour un pompier ?Xmi-citerons qu’un cas, mai qui en dit long.Il y a quelque tem pompier de Montréal si v.ait dans une situation près impossible.Sa était malade depuis assc mg temps, et les comptes du decin et de l’hôpital an’u chez.lui.Bien entendu situation grevait loin .le budget de la fatnill!*-que notre homme - eta tôt trouvé aux pn- ¦ pusicurs autres créancier-dut aviur rect>ur- a tu pagnie de prêts, pui-deuxiéme.Ses souths : taient stltis cesse.Il dait l’appétit et le devenait moins elfin travail.Il craignit : perdre son emploi.Malgré tout, il ne las à la Caisse.I > une était gêné de sa autre part, il ne croire que la Cais-e rail à s'occuper d un misérable que le sien le zèle discret de I a; pour mettre à jour tuation.Ce dernier ¦ chose à l'attention de-de la Caisse.et la vie type en fut transform- En plus de tu qui parait officiers de la C ai vite fait d'établir pu homme un budget 1 Elles entrèrent en communication ave créanciers, et leur oit arrangement en veils acceptaient de- ; de tant par semaine la Caisse prit en main lustration des attain, nouveau membre, -t ce dernier reprit -"ti Il Vf LE monde ouvrier AVRIL 1952 - MONTREAL — APRIL, 1952 PAGE 7 RR.6580 Ben Marcus, Près.DEBONAIR LINGERIE INC.4060 St.Lawrence Blvd.Montreal, Que.Prochaine conférence à Hull Les convocations viennent d’être expédiées aux locaux affiliés à la Fédération du Tra-| vad du Québec pour la prochaine conférence annuelle de cet organisme, qui aura lieu cette j annee à Hull, les 13, 14 et 15 juin prochain.L-*-**-*'*-* ; 'I Mon -1174 t < M-ra la quinzième conte-1 relire il.la Féi lé ration, et celle ' de cette année promet de revêtir J une iiuporttinee encore plus coil si J durable que les précédentes, à * cause des questions vitales qui j l confrontent actuellement notre jt mouvement.I » ;\ PROVOST.t.Viii/c (/
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