Le monde ouvrier = The labor world, 1 février 1953, Février
T7?2««£- ’F .O “Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa" le monde Ouvrier''mz*- &OMI/4Ï Le doyen des journaux ouvriers canadiens The Dean of Canadian Labor Papers 38e Année No 2 FEVRIER 1953 — MONTREAL FEBRUARY, 1953 38th Year •V H-* tij O |\) H-3 I— CT' O H H* (K CD O £2 ro' IV fcr,o ¦p- CB p - » f 3?art in the meeting.They had asked permission from chairman Claude Jodoin, who was very happy to grant it and welcomed the students heartily, tleling them that the workers would always be very happy to see them.The young guests listened to the various deliberations and were able to see how democratically our meet .:gs are conducted.One of the resolutions adopted that night asked that the sales tax of 5% on fuel oil be abolished, a delegate having étudiants assistent à une élection.Plusieurs candidats furent mis en nomination, lorsque vint le moment de choisir les délégués pour la présentation du Retour au bercail “Vous n’auriez jamais dû nous quitter, mais nous sommes heureux de vous voir revenir parmi nous”, déclarait l’autre soir aux délégués des Ouvriers Unis des Textiles d’Amérique, M.Claude Jodoin, le président du Conseil des Métiers.Les tisserands avaient en effet demandé d’être réinté-’grés dans les cadres du conseil et ils avaient envoyé, pour la première fois depuis des années, une imposante délégation à la réunion régulière.“Vous avez eu à surmonter de grandes difficultés”, ajoutait le président Jodoin.“Vous avez réussi à triompher des principales.Nous vous souhaitons courage et succès pour les luttes que vous avez entreprises et que vous entendez mener à bien.Soyez certains de l’appui de tous vos confrères unionistes de la métropole”.remarked that fuel is not a luxury in our country.A few minutes later, students almost witnessed an election, when the time came for the choice of delegates to Ottawa for the annual presentation of the T.L.C.brief to the federal government.Some of the delegates having graciously bowed to the honor there was no election and brothers Louis Laberge, Gérard Lamère and Wilfrid Chartier were unanimously chosen.This was a lesson of unity to the young guests, as was the appeal made by brother Fournier on behalf of the workers of cleaning stores.The International Union of Employees of cleaning stores has been working for more than a year to try and organize, under direction of brother Fournier, all workers of this industry.The struggle has been tough and employers have used un-loyal and unlawful means to keep the unions out of their shopt.In order to give work to a few unionists who lost their job because of union activity, International Union is going to open a very special kind of cleaning store.mémoire annuel du C.M.T.C.au gouvernement fédéral.Cependant, quelques délégués ayant décliné l'honneur que voulaient leur faire leurs confrères, l'élection devint inutile.Les confrères Louis Laberge, Gérard Lamère et Wilfrid Chartier lurent choisis à l'unanimité.Une leçon C'était une belle leçon d'unité pour nos jeunes spectateurs.Us furent très impressionnés également par l'appel que lança, au nom des employés de buanderie, le confrère Paul Fournier.L'Union internationale des employés de buanderie poursuit depuis plus d'un an une grande campagne d'organisation à Montréal.La lutte jusqu'à ce jour fut très dure parce que les employeurs n'ont hésité devant aucun geste déloyal ou illégal.Afin de leur faire comprendre les avantages qu'ils pourraient tirer d'une attitude plus conciliante et dans le but de procurer un travail temporaire aux militants ouvriers congédiés pour activité syndicale, l'Union internationale a décidé dorga-niser elle-même une petite buanderie nouveau genre, qui nettoyera les uniformes de travail.C'est la clientèle des ouvriers syndiqués que le confrère Fournier sollicitait pour cette nouvelle organisation.À Protest Against Bill 34 The Trades and Labor oCun-cil of Montreal expressed recently its opposition to bill 34 which was adopted a few days before by the provincia lparlia-ment."The history of our movement proves, without a shadow of a doubt, that we have no attach, whatsoever, with any political party.But we believe it is unfair to deprive the opposition of an equitable representation in all matters that concern the government of this province." The Council stated in particular, that it was opprosed to any discrimination toward foreign origin Canadians.The law obliges immigrants to carry with them their identification papers to the polls on the votation day, while other citizens have no obligations of this kind.This resolution was adopted unanimously.i ! I ?« j | L avenir de nos entants est menacé Le problème de l'éducation des enfants est l'un des plus angoissants qui soit actuellement posés aux familles ouvrières.Depuis plusieurs années déjà, le mouvement ottvriei réclame, dans le Québec comme dans tout le C anada, que l'instruction devienne gratuite et obligatoire.Les travailleurs savent que c'est le seul moyen pour éviter que les en fants d'aujourd’hui aillent grossir demain cette masse déjà trop grande des prolétaires sans métier et sans culture.Le mouvement ouvrier s'est donné pour mission le relèvement du niveau de vie de ces prolétaires et il sait qu’il faut s'attaquer à la base du problème.Les gouvernants, pressés par nos demandes, ont adopté quelques lois, mais celle-s-: -c sont avérées insuflisantes.Voilà pourquoi le Conseil de- Métiers et du Travail de Montréal, lors de sa dernière réunion, a prié la Fédération provinciale du travail de réitérer ses démarches auprès des autorités provinciale.-.Il faut absolument qu’on pose des gestes pratiques et définitifs afin que l'éducation obligatoire et gratuite ne soit plus un vain mot chez nous.Nous avons par exemple une loi qui oblige les enfants à tréquenter l'école jusqu'à l'âge de 1-1 ans.Mais on s'occupe pas de faire respecter cette loi.Le ministère accorde pour les vacances des permis temporaires afin de permettre atix écoliers de gagner quelque sous en faisant de menus travaux dans les usines.Lorsque septembre arrive, l'enfant continue simplement son travail et ne se présente plus à l’école.Comme il a peu de surveillance exercée dans ce domaine, on voit dans certaines villes un main-d’oeuvre enfantine considérable faire peu à peu concurrence aux travailleurs adultes.De tels abus ont pour effet non seulement d’empêcher les jeunes gens et les jeunes filles de s'instruire, mais encouragent certains patrons peu scrupuleux à payer des salaires très bas et à créer ainsi de la déflation sur le marché du travail.On pourrait critiquer aussi rigoureusement les lois qui sont censées assurer la gratuité des cours.En réalité il n'y a que l’école primaire qui soit gratuite.Et encore faut-il oublier les multiples contributions et quêtes pour lesquelles on demande aux enfants de solliciter leurs parents.Quant aux études secondaires, (collèges classiques ou scientifiques et universités), elles eotiten les yeux de la tête et pas un travailleur salarié ne peut se permettre d’y envoyer ses enfants.Et c'est ainsi que se perdent parfois les plus belles intelligences.t \ ! ; s s A Threat to Our Children’s Future The problem of education for children is one of the most crucial problems facing workers’s family today.Organized labor has been asking for many years that education to be free and compulsory, both in Quebec and Canada.Workers know that this is the only way to prevent children of today be lost tomorrow in the already too great number ot proletarians without trade and culture.Organized Labor has set itself the mission of raising the standard of living of these proletarians.And unions know that the problem must be fought from the basic start.Dressed by our demands, governments have adopted a few laws, but these are not sufficient.This is the reason why the Montreal Trades and Labor Council has adopted, at its last meeting, a resolution asking the Provincial Federation of Labor to make further demands to provincial authorities.Something must be done in Quebec so that free and compulsory education will not only be words, but will become facts.For instance, we have a law obliging children under 14 to attend school.But who cares about enforcing this law?The Labor Department issues special permits during summer holidays so that school children can earn a few dollars doing odd things in the plants.But when September comes the child goes on working.No supervision is done on this matter, and in certain cities we can sec a considerable regiment of children competing with adult labor.This situation results not only in a lack of education for young girls and boys, but it also promotes deflation on labor market because some unscrupulous employers pay very low wages to their young employees.And we can say as much about the laws which supposingly guarantee gratuity of school.There is really only primary school which is free.And even then, you cannot forget that children are asked every day for all kinds of subsription.As regarding high schools and colleges, there is no worker who can afford to send his children to such expensive institutions.Those are the reasons why so many brilliant children are left without proper instruction.aooo-aooooooO'CH>CH>t PAGE 4 FEVRIER 1953 — MONTREAL — FEBRUARY, 1953 THE LABOR WORLD LE MONDE OUVRIER FEVRIER 1953 — MONTREAL — FEBRUARY, 1953 PAGE 5 Aux unions bien organisées ! , P , j La valeur n'attend pas le nombre des années Le local 187 des-Chemical Work-, ers vient de conclure sa première! convention collective de travail avec la compagnie Parisian Javel Water de Montréal.Il a obtenu les avantages suivants : 1.Les heures de travail réduites de 55 à 48 heures.2.Maintien d'affiliation.2.Temps supplémentaire journalier et hebdomadaire.4.Kxccllentc clause de transfert.5.Séniorité.6.Procédure de griefs.7.Des vacances payées comme suit : • 2% pour moins d’un an de service.1 semaine après 1 an.2 semaines après 2 ans.2 semaines après 20 ans.S.Huit fêtes payée*.0.Une journée payée par la compagnie quand l’usine est fermée les autres jours de fête, le lendemain de Noel et du Jour de l’An.U).Assurance vie et bénéfices en maladie.11.Une augmentation d’environ 15r/r sur les salaires.La convention a pris effet le 26 janvier 1952.A la compagnie l\ Baillargeon Après 20 séances de négociations les membres de l’Union internationale des industries chimiques ont accepté leur premier contrat avec la compagnie h Baillargeon Liée.Ils obtiennent : 1.Les heures île travail réduites de 55 à 49 et 50 heures.2.Temps supplémentaire journalier.2.Bonne clause du transfert.4 Bonne clause de séniorité.5.Procédure de griefs.6.Une semaine de vacance après un an; deux semaines après cinq ans.7.Cinq fêtes payées.S.Temps double et demi payé pour travail accompli pour un jour de fête.9.Un plan d’assurance.10.Quinze minutes de période de repos, deux fois par jour.11 Une augmentation générale de 15% et des réajustements de taux de salaire allant jusqu'à .05 l’heure.La convention est en force depuis le 29 décembre 1952, et lie les parties pour une période d'un an.A la compagnie Canada Métal Aprs 17 assemblées de négociations et 4 de conciliation, les membres de l’union internationale des industries chimiques à la cie Canada Métal, ont accepté une première convention avec les clauses suivantes : CORBEIL organisateur ICWU ^ ' Zi MmwA \j,r.-/¦.Retenu irrévocable syndicale.Meilleure procédure de griefs.C lause de séniorité.Huit fêtes payées.Temps supplémentaire journalier.Clause de vacance comme suit: 2r/( pour moins d’un an.I ne semaine après un an.Deux semaines après trois ans.Trois semaines après quinze ans.Quatre semaines après vingt-cinq ans.Ce contrat expire le 2 septembre 1952.Les taux des salaires varient entre .85 et $1.62 l’heure.A la compagnie Dominion Tar Le local 408 des employés de la compagnie Dominion Tar, à Delson, dans le Québec, a procédé récemment aux élections de ses officiers.Ont été élus : Président, Georges Barnett; Vicc-président, Willie St James; Sec.-correspondant, John Shccpwash; Sec.financier, Lionel Auclair; Sentinelle, Jean Yves Barbeau; Sergent d’armes, Paul Phillic; Syndics, Hubert Brossard, Roland Gagné et Vlélard Lessard.Canada’s First Bank J0 A Million CAMADIÂMi Bank of Mon treat WORKING WITH CANADIANS IN EVERY WALK OF LIFE SINCE 1817 International Chemical Workers’ Union L’histoirc d une union puissante comme l’énergie atomique.The story of a union powerful as the atomic energy.L'Union Internationale des Travailleurs des Industries Chimiques, F.A.T.(International Chemical Workers' Union, A.F.L.) représente les ouvriers de la plus importante industrie du XXe siècle.Car les laboratoires qui ont mis au point la terrible bombe-H et qui cherchent aujourd'hui à harnacher l'énergie de Tatome pour T utiliser a des tins pacifiques, étaient en réalité d'immenses usines de produits chimiques.Cela indique assez l'importance des Chemical Workers, même si leur union est encore toute jeune.Elle est née au Canada, il y a huit ans, grâce aux efforts d'un groupe de travailleurs de la région de Toronto.Elle groupe aujourd'hui au delà de 10,000 ouvriers, rassemblés en plus de 60 locaux.Elle étend ses ramifications d'un océan à l'autre.C'est l'une des unions promises aux plus brillants avenirs, car elle a prouvé son dynamisme et le champ d'action où elle exerce son activité est en plein dévelop- Un élan magnifique On aura une petite idée de l'élan qui anime les Chemical Workers lorsqu'on saura qu'en 1951, par exemple, ils augmentaient leurs effectifs de 42%.En 1952 les résultats lurent meilleurs, mais on n'a pas encore de statistiques définitives à ce sujet.Depuis un an et demi les Chemical Workers ont obtenu dans le Québec 10 nouveaux certificats de reconnaissance syndicale et le nombre des membres a double.Depuis 1946 la plupart des unions locales ont lait doubler le salaire des ouvriers.L'année dernière encore elles ont obtenu des augmentations variant entre 15 et 35 cents l'heure.Le taux des salaires s'établit actuellement entre S1.15 et S1.68, plus les bonis de production.Cela est particulière ment significatif car avant de se grouper en union les travailleurs dans les industries des produits chimiques recevaient en moyenne 50 cents l'heure et parfois moins.Il a fallu lutter longtemps pour décrocher le moindre de ces gains.Mais les Chemical Workers ne le cèdent à personne quand il s'agit de relever le niveau de vie de la classe ouvrière.Ils s'attaquent à la tâche avec une patience de castor et ne démordent pas avant d avoir obtenu justice.Tout dernièrement ils ont négocié pendant 20 longues séances dans une entreprise montréalaise avant de faire appel à la conciliation.Bob Lévesque, organisateur de la région de Test, disait récemment : "Il ne s'agit pas de faire la guerre à tout le monde.Il ne s'agit pas non plus de faire la paix à tout prix.Notre idéal c'est de GAGNER véritablement la paix en assurant le justice".Plusieurs facteurs expliquent cet esprit.Il y a et abord l'habileté et l'autorité du président H.A.Bradley.Celui-ci fut l'un des principaux fondateurs de l'union.Au cours des années difficiles du début, il lutta avec tant d'acharnement qu'il en vint même à donner tout son salaire à l'union et vécut d'expédients.Le souvenir de tels gestes lui assure aujourd'hui la fidélité et la discipline de tous les membres.Tous les organisateurs des Chemical Workers sont d'ailleurs sortis des rangs.Ils travaillaient eux-mêmes dans les usines avant d'être nommés par luers confrères pour s'occuper uniquement des affaires de l'union.C'est dire leur dévouement et leur compétence.Une éducation intense Les Chemical Workers croient depuis toujours à la nécessité de T éducation pour améliorer le sort de la classe ouvrière.Ils ont mis sur pied l'un des plus beaux services d'éducation dont le mouvement ouvrier puisse se vanter.Dans la seule région de Test (dont les bureaux sont à Montréal), il y a eu depuis un an deux sessions d'études.Une troisième débutera à St-Jean dans quelques jours.Au Canada, les Chemical Workers lurent les premiers à acheter un camp pour y tenir des cours d'été.Situé sur les rives enchanteresses du lac Catchacoma, le club Whitesands ouvre chaque année toutes grandes ses portes aux travailleurs des industries chimiques.Ils y trouvent un grand confort pour leur famille, un milieu sympathique et une belle occasion de mieux connaître leur mouvement.Les projets d'avenir Il y aura d'ici quelques années plus de 35,000 travailleurs des produits chimiques dans le Québec seulement.C’est dire que les Chemical Workers entendent continuer de travailler ferme.Gordon Mcllwain, le directeur de l'organisation pour le Canada, veut d'ailleurs mener une grande campagne d'expansion dans tout le pays.Il a prouvé qu'il en était capable.Au point de vue négociation, les Chemical Workers ont l'intention de faire pression cette année pour obtenir dans chaque contrat collectif des clauses qui assureront complètement et parfaitement la sécurité d'emploi.L'International Chemical Workers' Union est une union honnête et vigoureuse.Elle est le prototype des organisations ouvrières qui sont le mieux en mesure de jouer en terre d'Amérique un rôle de premier plan en vue d'assurer la prospérité générale.The International Chemical Workers' Union, A.F.L., stands for the workers of the most important industry of our time.They were really huge chemical plants, those laboratories that came out with the terrible H-Bomb and they are trying now lo make use of atomic energy towards peace realizations.This fact alone shows how important the Chemical workers 'union is, though very young yet.It originated in Canada eight years ago, through the efforts of a little group of workers of the Toronto area.Today, 60 locals total a membership of more than ten thousands.Branches are scattered from coast to coast.And we can foresee a brilliant future tor this dynamic union, bceause it is operating on an ever-moving scene.Indeed, experts predict for a few years from now an incredible boom of the chemical industry in the whole world.And Quebec will certainly not be left behind, with natural resources being discovered every day.A tremendous start To give you an idea of the union's progress, let it be known that in 1951 it increased its membership by 41%.In 1952 results were still better, but the figures are not available yet.In one year and a half, the Chemical Workers have had ten new locals certified in Quebec by the Labor board and they have doubled member ship.Since 1946, most of the locals have doubled their members' wages.Last year they gained wage increases from 15 to 35 cents an hour.Workers are now paid from S1.15 to S1.65.This is a significant fact if you consider that before grouping into union, the chemical workers were paid an average 50 cents an hour.We cannot assume that everything was easy.Each little victory came after a long struggle.But the Chemical Workers are second to none when they have in mind a higher standard of living for the working class.You can compare them with beavers when they settle to work with a patience we can only marvel at.They do not quit before they have had justice.Not long ago, they negotiated during twenty long sessions with a Montreal firm before they would submit to conciliation.This fact explains their tenacity and spirit.Bob Levesque, organizer of the eastern area, was saying the other day : "We do not want war, nor do we want humiliating peace.What we want is (o really WIN peace by gaining justice." The spirit shown by the chemical workers may be explained by various reasons.There is lirst of all the ability and authority of president H.A.Bradley, who was one of the first leaders of the union.During the first difficult years he wanted so much to win the struggle that his whole salary went to the union.Members still remember this and they show him liledity and respect.All the organizers of the Chemical Workers come from the ranks.They worked in the plants belore being promoted by their fellow-workers to the business of leading the movement.This explains their devotion and efficiency.Intensive educational work The Chemical Workers have always believed in the value of education to higher the standard of living of the working class.They have organized one of the best educational department of the labor world.In the eastern division (headquarters in Montreal) there has been two special educational week-ends in one year.A third session will start in a few days at St-Jean, Que.Some hundred people attended the classes each time, learning about legislation, labor and industry in the present world.In Canada, the Chemical Workers were the first to buy a camp for summer classes.Built on the beautiful Catchacoma Lake, the Whitesands club is opened every summer to workers of chemical plants.These workers and their families may find nice surroundings and a chance to know their organization better.Plans for the future There will be in Quebec, a few years from now, more than 35,000 chemical workers.And this means, that the union will go on working, more than ever.Gordon Mcllwain, national organization chairman, has underway a national expansion program lor the whole country.And he is the man to do it.As to negotiations, the Chemical Workers intend to try and gain this year in every collective agreement an understanding to guarantee completely and perfectly job security.Most of the strikes are called on because of lack of protection in this matter, and the Chemical Workers intend to do something about it right now.The International Chemical Workers' union is an upright and hard-working union.It sets a good example for labor organizations who are called to play in America a part of great importance towards general prosperity.Le club Whitesand, sur les rives enchanteresses du lac Catchacoma ouvre chaque été ses portes aux travailleurs et à leur famille.Ils y trouvent repos, grande air et camaraderie.a The Whitesand Club, on beautiful Catchamoca lake, is opened every summer to chemical workers and their family.There they can rest, breath fresh air and enjoy good companionship.A good organization means rapid and satisfactory gains Local 487 of the Chemical Workers signed its first agreement with the Parisian Javel Water, on the following conditions : 1) A reduction of working hours from 55 to 48 hours.2) Maintenance of membership.3) Daily and weekly overtime.4) Good transfer Clause.5) Seniority.6) Grievance procedure.BOB LEVESQUE ICWU Organizer 7) Vacation as follows : 2% for less than one year service.One week after one year.Two weeks after three years.Three weeks alter twenty years.8) Eight paid statutory holidays.9) A day paid by the company when the plant is closed on any other holidays or day after Christmas and New Year's Day.10) Rest and wash-up periods.11) Life Insurance and sickness benefit.12) Increase of approximately 15% on the rates.The contract is in effect as of January 26, 1953, Al 1\ Baillargeon Company, Limited After approximately twenty negotiation meetings, the membership of the Chemical Workers' Union accepted their first contract with F.Baillargeon Limitée and reported the following gains : 1) A reduction of working hours, from 55 to 49 and 50 hours.2) Daily overtime.3) Good transfer clause.4) Good Seniority clause.5) Grievance procedure.6) One week vacation after one year ; two weeks vacation after five years.7) Five paid statutory holidays.8) Double time and a half when working on a stat-tutory holdiay.9) An insurance plan.10) Filteen minutes rest period twice a day.11) 15% increase across the board and some readjustments up to 5 cents per hour.The agreement is in effect since 29th of December, 1952, for a period of one year.At Canada Metal Co.Ltd.After 17 negotiation meetings and 4 meetings with the conciliating officers, the members of the Chemical Workers' Union at Canada Metal Co., Ltd., in Montreal, accepted a first agreement with the following \ clauses : Irrevocable check-off.Good grievance procedure.Seniority clause.Eight paid statutory holidays.Vacation as follows: 2% for less tha none year.One week alter one year.Two weeks after three years.Three weeks after filteen years.Four weeks aftei twenty-five years.The termination date to be September 3, 1953.The wages are ranging from SO.85 to SI.63 per hour.At Dominion Far Company Ltd.The members of local 408, of the Dominion Tar & Chemical Co., Ltd.(Delson, Quebec), have recently elected their officers.Here are the results : President, George Barnett ; Vice-President, Willie St.James; Rec.- Secretary, John Sheep-wash ; Fin.- Secretary, Lionel Auclair ; Guide, Jean Yves Barbeau ; Sergeant-at-Arms, Paul Phillie ; Trustees, Hubert Bros-sard, Roland Gagné, Adélard i Lessard.20,000 Nen Jobs In 1952, about 30,000 new jobs were created in Canada by the building of new manufacturing plants, or additions to existing plants.This was almost double the number of new jobs created by plant expansion in 1951.Greatest plant expansion in 1952 took place in the aircraft industry, which provided an estimated 12,000 new jobs.The electrical apparatus industry provided 4,300 new jobs, and the iron and steel industry 3,400.CANADA’S FINEST CIGARETTE PAGE 6 FEVRIER 1953 MONTREAL FEBRUARY, 1953 THE LABOR WORLD io0oooaooo0Ooooooooo0aoaao«aoooaooo*oooucH>oomH>ocK»CH>oiKHï
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