Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1953, Octobre
"Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa" le IDonde Le doyen des journaux ouvriers canadiens The Dean of Canadian Labor Papers u £ 38e Année — No 10 OCTOBRE 1953 — MONTREAL OCTOBER, 1953 38th Year — No.10 Les lacunes de nos lois sont des facteurs de désordre NOTRE MOUVEMENT TOUJOURS DE L’AVANT Les dernières statistiques publiées par le ministère fédéral du Travail indiquent que les unions affiliées à la Fédération américaine du Travail et au Congrès des Métiers et du Travail du Canada ont augmenté leurs effectifs du chiffre imposant de 35,757 membres au cours de l’anné 1952, pour porter à 558,722 le nombre de leurs effectifs au Canada.Les statistiques du Ministère démontrent également que les unions FAT-CMTC ont, dans leurs rangs, plus de travailleurs que toutes les autres centrale syndicales.Voici les chiffres: Gnins in 1952 Total Congrès des Métiers et du Travail.35,757 558,722 Congrès canadien du Travail .21,760 352,538 Confédération des travailleurs catholiques .15,473 104,486 11 est évident que notre mouvement dans la province de Québec a remporté beaucoup de succès au point de vue organisation.Cependant ce succès nous semble relatif si l’on considère l’accroissement de la main-d’oeuvre, occasionnée par le développement industriel chez nous.Nous avons réussi à obtenir une moyenne d’adhésion de mille membres par mois au courant de l’année 1952.Cette moyenne s’est maintenue durant l’année 1953.Tout en considérant les succès remportés il ne faudrait pas oublier que les ouvriers et ouvrières non-organisés constituent un danger constant pour les conditions de travail si chèrement obtenues et protégées par nos conventions collectives.C’est bien, mais il faut faire mieux ! A LA SAPINIERE Quelques-uns des délégués qui ont assisté à la fin de semaine d'étude de notre législation ouvrière qui s'est tenue à Val David, les 30, 31 octobre et 1er novembre dernier.! Ensoleillons la vie de l'orphelin Appel de Son Eminence le cardinal Léger en faveur de l’Institut Dominique Savio (autrefois Les Buissonncts) Mes très chers frères, Le 1-1 novembre, des jeunes gens vous aborderont sur la rue et ils vous demanderont une aumône en faveur de l’Institut Dominique Savio.Cette oeuvre connue hier sous le nom de "Les Buissonncts" a été confiée tout dernièrement à la si méritante Communauté des pères de Saint-Vincent de Paul, et les Supérieurs ont désiré la placer sous la protection du jeune disciple de Don Bosco.\ ous connaissez cette oeuvre, mes chers frères, et je sais que vous en comprenez toute l’importance.Près de deux cents garçons y reçoivent une éducation chrétienne et un peu de cette affection paternelle que des circonstances malheureuses leur ont enlevés.L’Assistance Publique verse une somme modique pour la pension de ces enfants et la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal subventionne les professeurs qui y distribuent renseignement régulier.Mais l’administration d’une telle Oeuvre suppose un budget plus élaboré et, avant de songer à des améliorations qui s’imposent, les Révérends Pères voudraient bien liquider une dette d’environ quarante mille dollars ($-10.000) dont ils ont hérité en acceptant la direction de l’Institution.Mes très clièrs frères, je suis moins gêné pour vous faire de telles exhortations depuis que les journaux nous ont appris que les sommes dépensées en paris pour les courses de chevaux, atteignaient en un seul endroit et pour une période de 6 mois, plus de dix millions de dollars.11 est évident que le Seigneur ne veut pas que son Royaume soit fondé sur l’argent, mais II demande à tous les chrétiens de pratiquer la charité, et celle-ci exige à certains jours que que nous versions nos aumônes dans le sein des pauvres.Que le Seigneur vous rende au centuple ce que vous aurez fait pour les petits du Royaume.Veuillez agréer, mes très chers frères, l’expression de mes sentiments respectueux et soyez assurés de mon entier dévouement en N.-S.tP.-E.Léger, cardinal archevêque de Montréal.La Législature provinciale doit prendre, dès la prochaine session, les mesures nécessaires pour corriger les défectuosités et les faiblesses de la Loi des relations ouvrières et de la Loi des différends ouvriers du Québec.“Si la Loi des relations ouvrières n’est pas renforcie de façon à garantir aux salariés le droit d’association et à obliger les employeurs à négocier de bonne foi et que si la Loi des différends ouvriers du Québec n’est pas refondue de façon à ce qu’elle puisse remplir sa mission conciliatrice dans des délais raisonnables, les unions ouvrières se verront dans l’obligation, bien à regret, de retourner à la loi de la jungle et de se servir de leur force économique pour faire respecter leurs droits’’, telle fut l’opinion d’un groupe de plus de soixante-dix agents d’affaires et) d’organisateurs, représentant les unions affiliées à la Fédération américaine du Travail et au Congrès des Métiers et du Travail du Canada, qui avaient été convoqués par la Fédération du Travail du Québec, à titre de comité consultatif, pour étudier les amendements nécessaires à apporter à notre législation ouvrière.Ce groupe d’officiers responsables de notre mouveemnt ne s’est toutefois pas contenté d’exprimer son extrême mécontentement de la façon dont ces législations opéraient à l’encontre des intérêts des travailleurs.Ils ont fait une étude approfondie d’une longue série d’amendements qui seront soumis au Cabinet provincial prochainement.Loi des relations ouvrières De prime abord, les délégués ont trouvé que les définitions de la loi actuelle étaient insuffisantes.Ils voudraient suggérer des changements à la définition du mot “association” afin de définir ce qu’est une “association de salariés dominée par l’employeur”.Les délégués ont aussi insisté fortement pour que la loi définisse ce que c’est que de “négocier de bonne foi”, et, considérant l’expérience du passé, que le terme “conditions de travail” devrait aussi être défini bien clairement.Sur le droit d’association proprement dit les délégués étaient unanimement d’opinion que la Commission de relations ouvrières devrait avoir les pouvoirs nécessaires pour protéger ce droit.Actuellement, lorsqu’un employé est congédié pour activités syndicales, la Commission fait enquête, et ne peut faire plus que de recommander à l’employeur de réembaucher le salarié.Il est évident que les employeurs font ti de cette recommandation et dans l’occurrence la Commission n’a aucun pouvoir pour traduire l’employeur devant les tribunaux.Ceci est une anomalie qu’il faudrait absolument corriger.La loi devrait égalcemnt prohiber d’une façon catégorique l’ingérence de l’employeur dans la formation ou les activités d’une union ouvrière.Le comité consultatif reprochait tout particulièrement à la Commission de relations ouvrières les longs délais apportés avant qu’une union ouvrière puisse obtenir un certificat de reconnaissance.Après une longue étude on vint à la conclusion que la loi devrait prévoir que l’employeur doit fournir la liste de ses salariés dans un délai fixe et que les contestations d’une requête en reconnaissance syndicale devraient être faites dans un délai de pas plus de quinze jours.Les longs délais entre la certification d’une union ouvrière et la signature d’une convention collective de travail ont fait l’objet d’un débat assez animé.Non seulement est-ce qu’une union ouvrière doit attendre au moins un mois pour son certificat de reconnaissance et subir tous les retards que le patron peut apporter dans la négociation d’un convention collective mais elle doit encore subir tous les délais d’un système de conciliation et d’arbitrage désuet.La teneur du débat nous porte à croire qu’en autant que les unions ouvrières sont concernées nous avons depuis longtemps passé le stage où nous pouvions en toute justice soumettre nos différends à des arbitres qui siègent quand bon leur semble et qui ont tout intérêt à multiplier le nombre des séances.La présentation du mémoire des revendications de notre mouvement sera nécessairement retardée de quelque temps afin que l’exécutif de la Fédération du Travail puisse étudier les recommandations de son comité consultatif et soumettre au gouvernement provincial des projets d’amendements à la Loi des relations ouvrières et à la Loi des différends ouvriers du Québec qui les rendront plus conformes aux exigences de l’heure.i bliothèque Municipale PAGE 2 OCTOBRE 1953 — MONTREAL — OCTOBER, 1953 LE MONDE OUVRIER le Ulondc (Ouvrier y PM\ vt*- Jheûbor Ulorld Bonne besogne du conseil exécutif Publié dans le but do promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec, et à l'amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DU TRAVAIL DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président, Robert LEVESQUE, secrétaire-trésorier, Edouard LAROSE, R.-M.BENNETT, Roger-D.LaBRIE, Harry BELL.René FOURNIER, Marcel CHARBONNEAU, Sylvio CHARRON, Oscar LONGTIN, vice-présidents.Fondateur, Gustave Francq, Directeur, Roger Provost, Editeur.R.Levesque Adressez toutes les communications à : 1476 ouest, rue Sherbrooke — Téléphone : WEllington 7279 l.e conseil exécutif de la Fédération du Travail du Québec a tenu, le 10 octobre dernier, son assemblée trimestrielle durant laquelle les membres ont étudié de nombreux problèmes dont doit faire face notre mouvement actuellement et ont au surplus considéré toutes les résolutions que le Congrès de St-Jérôme avait référé à l’exécutif.L’exécutif s’est rencontré à Montréal sous la présidence du confrère Roger Provost.Les vice-présidents R.M.Bennett, Oscar Longtin, René Fournier, Harry Bell, Roger D.Labrie et le secrétaire-trésorier Robert Levesque étaient présents à cette assemblée.Le confrère Claude Jodoin, vice-président du Congrès ties Métiers et du Travail du Canada et Marcel Francq, président honoraire, étaient également présents à titre exofficio.ties soins médicaux i>our tous ceux nui travaillent à salaire.• Line résolution demandant a ce que l’huile de chaut luge soit exempte de la taxe de vente.• Une résolution demandant à ce que la Loi de l’immigration soit amendée de façon à ce que l'immigration soit contrôlée par une commission formée de représentants ouvriers, de représentants patronaux et de représentants tin gouvernement eu nombre paritaire.Imprimé par Mercantile Printing, Limited, 11 ouest, tue St-Paul, Montréal 1, Que.1 L’EDUCATION F,ST VITALE POUR LES MEMBRES ET LES OFFICIERS La structure même de notre mouvement ouvrier est basée sur la participation active de ses membres dans la détermination des lignes de conduite, des politiques à suivre et des moyens à prendre pour atteindre nos buts et objectifs et la nécessité de cette participation s'avère plus urgente et impérative que jamais.Par conséquent, les membres doivent être encouragés à participer aux assemblées de l'union, à l'élection des officiers et aux ¦décisions que doit prendre l’union non seulement comme le moyen le plus efficace d'obtenir de meilleures conditions de travail ou de conserver celles qui ont été gagnées au prix de dures luttes, mais cette participation doit être encouragée pour la survivance de la démocratie au sein même de nos unions ouvrières.Cette participation de la part d’un plus grand nombre de membres aux affaires de l'union n'est pas chose facile.Malheureusement il existe une incontestable apathie parmi nos membres.Une bonne part de cette apathie et de cotte indifférence peut être attribuée à l'amélioration de nos conditions économiques et standards de vie obtenus grâce aux efforts de notre mouvement.Un autre facteur qu'il ne faudrait pas négliger, c'est la croissance même de nos unions ouvrières.Le membre, individuellement, est souvent porté à croire que sa particiuation personnelle n'est pas tellement essentielle et importante, que ses opinions et son vote, perdus parmi des centaines d'autres ne comptent pas beaucoup et que sa responsabilité se limite au paiement de ses cotisations mensuelles.Cette attitude est certes dangereuse, car elle facilitera sans aucun doute la disparition de toute démocratie dans les unions ouvrières et conduira inévitablement à l'avènement de quelques politicailleurs qui feront fi des buts et objectifs de l'union ouvrière pour s'en servir pour leur propre gloriole et leur satisfaction personnelle.Nous nous devons de renseigner ceux-là même qui constituent nos unions ouvrières sur la nécessité d'obtenir leur assistance et leur active participation aux affaires de l'union.Nous devons leur enseigner qu'il est de leur devoir et de leur responsabilité d'assister aux assemblées de leur union et de participer aux décisions qui les concernent eux-mêmes ainsi que leurs confrères de travail.Les membres d'une union ouvrière doivent être en mesure de déléguer, aux confrères en qui ils ont une entière confiance, l'autorité de les représenter.Les officiers ainsi choisis par les membres doivent posséder une connaissance approfondie des facteurs économiques et sociaux qui ont présidé à la formation des unions ouvrières ; ils doivent également, pour bien représenter les membres au cours des négociations collectives, être suffisamment renseignés sur la situation financière de l’employeur, sur la possibilité pour l’industrie de payer de plus hauts salaires ou d'accorder de meilleures conditions de travail ; ils doivent avoir une connaissance plus que superficielle de nos législations ouvrières et sociales et finalement ils doivent avoir le courage et la détermination nécessaires pour recommander aux membres un changement de ligne de conduite ou l'exécution de nouvelles politiques sans égard à leur popularité ou à leur désir de demeurer à tout prix à leur poste.Par quel moyen arriverons-nous, premièrement, à obtenir la participation de tous les membres aux affaires de l'union et, deuxièmement, à compter sur des officiers compétents, bien entraînés, capables de faire face aux problèmes complexes de l'heure ?Il n'y a qu'un seul moyen : c'est par l'éducation.Le mouvement ouvrier doit à tout prix éduquer la masse de ses membres dans leurs devoirs et responsabilités et donner à ses officiers un entraînement adéquat et des cours plus avancés à ses agents d'affaires et ses organisateurs.Plusieurs de nos organisations et de nos chefs ouvriers ont fait des efforts considérables en ce sens mais cela n’est pas suffisant.Chaque union locale doit s'intéresser à l’éducation de ses membres et de ses officiers et nos conseils des métiers et nos fédérations du travail doivent coordonner tous les efforts tentés pour procurer des facilités d'éducation à leurs unions ouvrières affiliées.Le mouvement ouvrier doit trouver les voies et moyens de procurer cette éducation si nous voulons assurer J’existence de notre mouvement ouvrier démocratique et bâtir pour l'avenir avec la confiance et l’assurance que les principes suivis et les objectifs à atteindre sont la volonté même des membres, dans leur intérêt et dans l'intérêt de toute la société en général.Après avoir étudié les rapports de ses unions affiliées, l'exécutif en vint à la conclusion qu'l était absolument nécessaire qu'à la prochaine session de la Législature du Québec, la Loi des relations ouvrières et la Loi des différends ouvriers soient amendées de façon à en combler les lacunes qui nuisent considérablement aux relations ordonnées entre employeurs et salariés dans notre province.A cette fin il fut décidé de convoquer à une conférence d'urgence le comité consultatif de la Fédération, c’est-à-dire tous les agents d’affaires et organisateurs des organisations affiliées à notre mouvement.L'exécutif a chargé un sous-comité de préparer des amendements et des suggestions qui feraient la base de l’étude lors de la conférence du comité consultatif.Ce comité était composé de Roger Provost, Robert Levesque, Raymond Bennett, Claude Jodoin, des aviseurs légaux de notre Fédération, Me Jack Spec-tor, Guy.-M.Desaulniers, Charles Lussier et Phil Cutler et du confrère Marcel Francq, commissaire de la Commission des relations ouvrières.Les membres de l'exécutif ont étudié un projet de loi relativement à une loi prévoyant la formation d'un Département d’incendie pour la province de Québec.Durant cette étude le confrère Armand Vanassc, vice-président international de l’Association internationale des pompiers, était présent, et l’exécutif a décidé de soumettre ce projet de loi au gouvernement très prochainement.Le confrère Roger Provost, président de la Fédération, a reçu instructions de l’exécutif d'accompagner une délégation «le la Fédération provinciale des pompiers lorsqu’elle soumettra ce projet au gouvernement provincial.Le congrès annuel de la Fédération, tenu en juin à St-Jérôme, avait confié à l’exécutif, pour étude et action, vingt-huit résolutions qui furent l’objet d’une étude particulière de la part des membres de l'exécutif.Voici un aperçu des résolutions qui ont été adoptées par l’exécutif.Une résolution demandant à la Fédération de faire des représentations auprès des autorités compétentes afin que les heures de travail des pompiers du Québec soient réduites.Une résolution demandant un amendement à la loi de l’Assuran-cc-chômagc de manière à rendre obligatoires les prestations d’assu-rancc-chômagc pour les travaux de voirie du moins en ce qui concerne les bûcherons qui sont employés comme cantonniers à la réparation des routes pendant la saison morte, leur permettant ainsi d’avoir dans leur livret d’assurance - chômage suffisamment! de timbres pour leur donner le droit de jouir pleinement de leurs prestations d’assurance-chômage lorsqu’ils tombent en chômage.Une résolution demandant un amendement à la Loi de la convention collective à l’effet d'imposer une amende mininun adéquate aux contracteurs qui n’exigent pas la carte de compétence de leurs employés, et un autre amendement à cette même loi pour que la carte de compétence de $2.00 soit renouvelable à chaque année.• Une résolution .demandant une revision générale des cartes de compétence émises dans la province et que cette carte soit uniforme pour toute la province.• Une résolution demandant à ce que la Loi de l’apprentissage soit revisée ou amendée afin de prévoir qu'une demi-journée par semaine d'entrainement technique soit accordée à tous les apprentis, avec paye par l'employeur, durant toute leur période d’apprentissage.• Une résolution à l’effet de porter à l’attention du ministre du travail le manque de surveillance et d’inspection des échafaudage et tous les monte-charges; qu’on demande que des barrières soit requises à chaque étage; qu’une cJoclic de signal soit obligatoire; de voir à ce que la loi soit respectée et qu’aucune personne quelle qu'elle soit ne soit autorisée à se servir des monte-charges comme d’ascenseur.• Une résolution à l’effet qu’un reçu soit donné à l’employé par l’employeur, concernant le livret de timbres de vacances, et que le montant déjà existant dans ce livret soit inscrit sur ce reçu.Si ce livret est perdu ou détruit durant la période de temps que ce livre sera sous sqn contrôle, il sera obligé de faire remise de ce montant déjà inscrit plus la part de temps que l’employé aura travaillé en plus.• Une résolution demandant à ce cpie les règlements à portée municipale concernant la pasteurisation du lait deviennent une loi provinciale.Une résoluton demandant au gouvernement provincial d’obliger tous les employeurs à exiger de leurs employés (aux frais de l’employeur) une radiographie et examen complet des poumons et (pie le Ministère de la santé oblige les employeurs à installer un système de ventilation adéquat pour la préservation de la santé des ouvrieers.• Une résolution demandant la publication d’un “Mansard” provincial donnant les comptes-rendus complets des débats à la Législature.e Une résolution demandant au Ministère du Bien-être social et au département du travail d’exiger une application plus sévère de la loi afin que les jeunes de moins de 16 ans continuent à fréquenter l’école et que ceux de moins de 18 ans ne soient pas assujettis à des travaux dangereux.Une résolution demandant la gratuité o Une résolution demandant ai: gouvernement d’édicter une loi autorisant la distribution de circulaires partout dans cette province, pourvu que lus circulaires ne contiennent aucune propagande subversive.• Une résolution demandant au procureur général de restreindre au minimum seulement l’ussjge du bre ( injonction.• Une résolution demandant au gouvernement provincial à ce que la police reçoive des ordres formels «le veiller au maintien de l’ordre et n’agisse en aucune circonstance comme briseur de grève ou matraqueur au service des patrons.Une résolution demandant à la Fédération de donner instructions à ses unions affiliées d’encourager et favoriser l’organisation des employés (le bureau dans les usines ou entreprises où elles ont «les contrats collectifs.Une résolution demandant au gouvernement provincial de maintenir la régie des loyers au moins jusqu’en mai 1055.Une résolution demandant à ce que Radin-Etat mette à la disposition des organisations ouvrières des périodes «le temps gratuites.o Une résolution demandant à l’exécutif de la Fédération d’étudier la possibilité d’une exposition des industries d’union dans notre province, afin de montrer au grand public les produits manufacturés par le travail libre dans des conditions d’union.Enfin une résolution demandant au gouvernement provincial d’amender la Loi électorale.CANADA’S FINEST CIGARETTE THE LABOR WORLD OCTOBRE 1953 MONTREAL OCTOBER, 1953 PAGE 3 Dans la métropole h Montreal News Claude Jodoin, président Echos du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal Louis Laberge, secrétaire j » » ?< GUERRE AUX “GOBE-SOUS” Au cours de sa dernière réunion régulière le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal a adopté à l'unanimité une résolution à l'effet de demander au gouvernement provincial de déclarer hors la loi les gobe-sous qui ont remplace de façon alarmante les malheureuses "slot-machines''.Ces machines habituent les jeunes et bien souvent les moins jeunes à des dépenses extravagantes et les incitent souvent au vol et jusqu'au crime afin de se procurer l'argent nécessaire pour satisfaire leur passion.Actuellement la police ne peut intervenir et saisir ces machines à moins de pouvoir prouver que les opérateurs ou propriétaires paient en argent les supposées parties gratuites accordées par ces machines.1 Tout le monde sait par contre que dans la plus grande majorité des cas ces parties gratuites sont payées en argent par les opérateurs.Cette question sera référée à la Fédération du Travail du Quebec afin que celle-ci demande au gouvernement provincial, lors de la prochaine présentation de son mémoire législatif, d'agir immédiatement afin d'enrayer ce fléau.Protestation contre l'augmentation du prix des billets de tramways Les délégués du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal ont, au cours d'une récente assemblée régulière du Conseil, adopté une résolution recommandant au Comité municipal d'étudier d'autres moyens de combler les soi-disant déficits de la Commission de transport que celui d'augmenter le prix des billets.L'exécutif a recommandé cette résolution en disant qu'il y avait des rumeurs persistantes voulant que la Commission du transport songe à demander une nouvelle augmentation du prix des billets, ce qui ferait une troisième augmentation successive des tarifs.Au cours de cette même réunion le Conseil a également adopté à l'unanimité une résolution demandant le maintien de la régie provinciale des loyers en dépit de toutes les manoeuvres que peuvent tenter les propriétaires pour la faire abolir ou en atténuer les effets.Cette résolution sera référée à la Fédération du Travail du Québec afin que celle-ci fasse les représentations nécessaires auprès du gouvernement lors de la prochaine présentation de son mémoire législatif au Cabinet provincial.Le Conseil a également demandé d'établir un service d'autobus entre le boulevard Pie IX et la rue Desormeaux rue Sherbrooke.| .il y a 30 ans "Le Monde Ouvrier" rapportait • Le < ¦ nsi'il demandait an Conseil munit ipal de faire ériger des salles d'attente à la Place d’Armes et aux autres j*oints de correspondance avant la saison d’hiver.• < iii ni *i>UNQ ¦ .•Oho o THE LABOR WORLD OCTOBRE 1953 — MONTREAL OCTOBER, 1953 PAGE 7 Collective Agreement at Cleelrieal Product The International brotherhood of Klectrical Worker*, Local 568, recently signed a first collective agreement for approximately 100 employee* at Klectrical Product Limited.These employees won a general wage increase of 10 cents an hour.For certain classifications the increase reaches 35 cents an hour.The collective agreement also provide> a check-off clause, eight paid holidays per year; one week vacations with pay after one year service; 2 weeks after three years and 3 weeks after 15 years ot service.brother Wilfrid Chartier, business Agent for Local 568, also announces that negotiations have started for the renewal of the collective agreement for the employees of bcpco Canada Limited.How Do You Rale?By Mary Ellen Spencer Arc you an active Union member The kind that would be missed ?Or are you just contented That your name is on the list .Do you attend the meetings \nd mingle with the flock : Or do you stay at home And criticize and knock ?Do you take an active part To help the work along?Or are you just satisfied to be The kind who just belong ?Do you ever work on committees To see there is no trick ' Or leave the work to just a few And talk about the “clique” .' Pulp and Paper Mill Strike Averted by New Contract \ strike in the pulp ami paper mills of Ontario was averted when union and management agreed to a two-year contract providing a three per cent pav increase.I lie agreement was signed after three days of negotiations in the Royal York, I oronto.The last-minute negotiations tnl-lowed a strike vote by the 15,000 employees from all newsprint and cratt pulp mills in Ontario as well as one mill in Manitoba and another in Quelle.Signed by representatives ol nine ALL unions and 11 companies, the agreement will he retroactive to May 1.All wages will be upped the three |>er cent with a minimum increase ot t ivc cents an hour.Fringe items involving sick-leave pay, overtime for sliitt worker* and vacation pay also were settled.I he new contract will expire April 30, 1955.Employees in the industry were getting a minimum ot $1.41 an hour under their previous contract.Average pay in the industry is $1.76 an hour.\ wage increase of five per cent originally was asked by the unions.This was countered at the start of the talks by a management offer of three cents an hour.Negotiations between the same unions and pulp and paper mills in Quebec and the Maritimes are under way, The new contract is expected to set the basis for negot ations in those Convention Approves ITU s Publishing Sel-i p Unitypo, Inc., the $4-million corporation set up by the International Typographical Unif the few students ever ti Montreal in 1948, with the condition that he obtain the necessary bachelor • * I Arts degree before writing his final law examinations.To meet this condition, brother Cutler obtained his P> \ degree extra-murally from the University of Ottawa while attending law lectures at the University of Montreal, Leaving school at the age of 15, Phil became an apprentice in the plumbing and sieuiiititling trade At IS he became a journeyman and at 19 he was elected Secretary of his local union.During the past thirteen years Phil participated in trade union organizing campaigns in many parts ot Canada.He was in 1942 a fulltime organizer for the American Federation of Labor and subsequently was on the payroll of The Trades and Labor Congress of Canada in the same capacity-, Dur ; iug these years he spearheaded a j drive t organize the Quebec work- J cr>, travelled widely in many Can- j adian provinces, particularly in the Last, and served two terms as Vice-President of the Quebec Federation t Labor.Phil’s interest in law stemmed from the need to meet many situations brought about by the in creasing number of laws affecting trade unions and the rights .»f workers and it was with the encouragement of President Percy R I’engough of 'The Trades and Labor t ongress of C anada that he decided to pursue his studies, despite the fact that he was forer 1 to relinquish his position as a trade union organizer and remain in M t mt i cal.! I e accept oil i j lion as Labor \dministrator >: the Parity Committee of 'The Tin.’knr Industry for the Island of Mont real and during his period of 'lud-ies he also acted as technical ad viser to the Montreal locals f the bakery and Confectionery Workers’ International Union and tin Cement.Lime and (ivpsiuii Worl.ers* International Union.Phil’s host of friends throughout the length and breadth of < .mada will be happy to known that he has with admirable tenacity reached the goal he set for himself some years ago, and the best wishes of his many friends both inside and outside the labor movement go with him in his new field of endeavour."Il looks like rain.” "Not here in California.“Look at those clouds up there.” "'They don’t mean a thing.They arc just empties coming back from Florida.” Home again, with memories of misty horizons .of the sudden whir of wings as your pulse quickens .of hits and misses.And now— light up a Sportsman.Right away, you are rewarded with that feeling of deep contentment which is the gift of this finer, milder cigarette.The mellow, flavourful Virginia tobaccos in Sportsman are guaranteed pure.The ALLWEATHER Waterproof Paper cannot stick to your lips.It all adds up to superlative smoking enjoyment .the kind sportsmen aim at—and always get—with their favourite cigarette.Try a pack of Sportsman—to-day.IZ/rç/n/a C/i/ore/ks Rolled with* ALL-WEATHER’ Waterproof Paper PAGE 8 OCTOBRE 1953 — MONTREAL — OCTOBER, 1953 LE MONDE OUVRIER EDI CATION VITAE TO MEMBERS AND OFFICERS Tlie very basis of our labor movement rests in the participation by the membership in the setting of policies, determining courses of action and the carrying out of objectives and the need for this participation is greater now than ever before.It is imperative, therefore, to encourage members to take part in union meetings, elections of officers and decisions of the trade union, not only as the soundest means of gaining new and better social and economic conditions for themselves and preserving those which have been won in previous struggles but also of maintaining democracy in trade unions.Participation in trade unions affairs by a greater number of the members is not easily achieved.There is undeniable apathy among the members of our unions.To a certain extent, this apathy and even indifference may be attributed to the improved economic and social conditions and the better standard of living that have been won largely through union action.Another factor also to be considered, is the increasing size of our unions.The individual member may feel that his personal participation is not essential ; that his voice or his vote among hundreds of others will not matter much and that his responsibility ends with the payment of his monthly dues.This attitude is dangerous, for in the end it will surely destroy democracy in trade unions and inevitably bring into power opportunists or subversive elements who would pervert the just aims of the trade union movement to personal gain or selfaggrandizement.There must be an awareness brought to the people who make up our unions of the need for their support and active participation in trade unions affairs.They must be taught that they have the responsibility and the duty of attending union meetings and share in the decisions which affect them and their fellow workers.The members of the trade unions have the duty of delegating authority to those of their fellow members who are capable of carrying out their trust.Officers elected by the membership must have among other things : a sound knowledge of the social and economic factors which militated the formation of trade unions ; to represent the members competently during contract negotiations they must possess reliable information on the competitive position of the employer and the ability of the industry to pay higher wages or grant better working conditions or social security ; they must have more than a working knowledge of labor legislation ; and finally they must possess the courage and integrity to recommend to the membership a change in the course of action or the implementation of a new policy without regard for popularity or the desire for selfperpetuation in office.How can we achieve, first, active participation of the membership in the affairs of the trade union and, secondly, competent officers, well-trained to meet today's complex problems ?There is only one way — education.The labor movement must resolve itself to the task of educating the great masses in their duties and responsibilities and provide adequate training for local union officers and more advanced courses for full-time business agents and organizers.Considerable efforts have been made in this direction by the Thomas More Institute and the Workers Education Institute but this is not sufficient.Every union must take an active interest in the education of its officers and members and our trades councils and federations must co-ordinate all efforts to provide educational facilities for all their affiliated unions.The labor movement must find within itself the will and the means to provide this education if we are to continue to justify our existence as a democratic trade union movement and to build for the future with the confidence and faith that the policies and objectives carried out, are the will of the majority and in the interests of all the members.wmm Despite the serious aspect of the discussions during the weekend conference at Val David, some of the delegates found it possible to entertain their friends with a pot-pourri of popular songs on th occasion of a surprise birthday party for Mrs.Bernard Shane.The Quintette is composedof Dave Goodman, J.J.Spector, Roger Provost, Claude Jodoin and Robert Levesque.New Assistant Deputy Minister Dr George Y.Haythorne.Director, Economics and Research Branch, Department of Labour, has been promoted to an Assistant Deputy Minister of the Department, it was announced recently by Hon.Milton F.Gregg, Minister of Labour.Mr.M.M.Maclean, Director, Industrial Relations Branch, is the Senior Assistant Deputy Minister.Born in Edmonton, Alberta, in 1900, Dr.Haythorne is a graduate of the University of Alberta where he received his B.A.and M.A.degrees.He continued lii.s studies in research and economics on a fellowship at McGill University and on a scholarship in Geneva, and also studied at Harvard University.The.new Assistant Deputy Minister was called to Ottawa to join the National Selective Service in 10-12 and became Associate Director of that body in 1943.In 1947, Dr.Haythorne, on leave of absence from the Department of Labour, continued his post-graduate studies on a fellowship at Harvard where he received his Ph.D.in economics in 1949.He was appointed Director of the Economics and Research Branch in 1948.Dr.Haythorne was Chairman of the ILO Committee of Experts on Productivity, Geneva, 1932, and was a government delegate to tlie International Labour Conference in Geneva in June this year.Furness, Withy & Co.Limited FURNESS HOUSE STEAMSHIP OWNERS & AGENTS ?315 St.Sacrament Street Montreal COMPLIMENTS of INTER CITY BAKING CO.LTD.• 1005 de Bullion HArbour 9191 Encourageons nos annonceurs Whose picture hangs on your wall ?In this land of freedom it doesn’t really matter whose picture hangs oil your wall.But it might matter if you lived in some other part of the world.Here in Canada we enjoy a degree of freedom unsurpassed anywhere in the world.That's a big statement, hut look at the record : As a Canadian you work for yourself in everything you do no matter who supplies the tools .your future is yours to shape however you choose, however you can .you can move without restraint — from place to place, job to job.you can indulge in open discussion and argument — at home, club, work, or in your government's chambers .you can work hard and acquire personal property, that’s also your privilege.No one tells you what or how much to aim for.you have the right of reflection — in what you buy, wear, do or read; in the way you worship, in the way you rear your children.’.you have recourse to the courts of law, you have the right of dispute, the right to be heard — on any question .it doesn’t matter whose picture you hang on your wall, or what radio station you tune to —only one thing matters if you're a Canadian, and that is that nothing you do purposely violates the freedom of a fellow Canadian.Our way of life is the democratic way, a way which, above all else, respects the people of the land, and the free opinion of these people' SHâWlniCAN CHtNICUS UMITtO
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