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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1954-03, Collections de BAnQ.

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“Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa” Le doyen des journaux ouvriers canadiens The Dean of Canadian Labor Papers (Ouvrier 39e Année — No 3 MARS 1954 MONTREAL MARCH, 1954 39th Year — No.3 La conférence de Granby aura de graves problèmes à résoudre Prévention des accidents — sur la route et dans l’industrie La campagne intensive de prévention des accidents de la route a reçu l'appui de la presque totalité des citoyens de notre province et stimulé les autorités à prendre tous les moyens nécessaires pour éliminer cette menace contre la vie et la sécurité de ceux qui voyagent sur nos grandes routes.Les journaux quotidiens ont joué un rôle important en soulignant ce danger au public par la dramatisation des accidents de la circulation.Nos cours de justice ont participé à cette campagne en imposant de sévères pénalités aux automobilistes jugés coupables de conduite dangereuse et des centaines de policiers, tant provinciaux que municipaux, surveillent attentivement les rues et les grandes routes pour faire observer la loi aux amateurs de grandes vitesses et aux chauffeurs incompétents et dangereux.Le département de la voirie a, en maints endroits, éliminé les courbes dangereuses et autres risques de la circulation pour assurer la sécurité de nos routes.Nous sommes parfaitement d'accord avec cette campagne et tous les efforts qui sont tentés pour protéger la vie et la propriété des citoyens circulant sur les routes de notre province ; cependant, il est de notre devoir de souligner qu'un nombre encore beaucoup plus élevé de nos citoyens perdent la vie ou subissent des accidents chaque année dans des accidents du travail et que pratiquement rien n'est fait pour prévenir ou diminuer le nombre à chaque année grandissant de ces accidents.97,177 accidents du travail par année Le rapport annuel de la Commission des accidents du travail révèle que 97,177 personnes furent impliquées dans des accidents du travail au cours de l'année fiscale se terminant le 31 mars 1953, ceci représente une augmentation de 1,247 accidents sur l'année précédente.Il est consternant d'apprendre par le même rapport que plus d’un million de personnes ont subi des accidents du travail au cours de la période de 1941 à 1953.Que fait-on pour diminuer ce chiffre terrifiant d'accidents causant la mort ou des incapacités totales ou partielles permanentes aux travailleurs de cette province ?Des mesures préventives ont-elles été mises en vigueur pour mettre une trêve aux accidents du travail apportant la misère et la souffrance à des centaines de milliers de familles d'ouvriers chaque année?La réponse est que rien ou pratiquement rien n'a été fait pour diminuer le nombre des accidents du travail et la prévention des accidents industriels est une chose qui n'existe pratique ment pas à l'heure actuelle.Le Département d’inspection des établissements industriels et commerciaux n'a malheureusement pas le personnel nécessaire et les quelques hommes disponibles sont depuis longtemps convaincus de la futilité pour eux de recommander l'installation de gardes de sûreté contre les accidents parce que les employeurs ont très peu d'encouragement à faire les dépenses pour ces gardes de sûreté quand très peu ou aucune pénalité n'est prévue contre ceux qui font 11 des recommandations des inspecteurs.Le Département d'inspection des établissements industriels et commerciaux n'est pas informé des accidents industriels qui surviennent à moins que ces accidents ne soient mortels, alors tout ce que les inspecteurs peuvent faire c'est de faire rapport de la cause de l'accident et ce rapport est ensuite mis aux archives.(Suite à lu page 2) La 17e conférence annuelle de la Fédération du Travail du Québec qui se tiendra à Granby, les 11, 12 et 13 juin prochain devra étudier et résoudre nombre de problèmes d’une importance vitale.Quelques-uns de ces problèmes découlent du nombre toujours grandissant de nos effectifs et de nos organisations locales, accentuant fortement la nécessité de développer plus de leaders pour notre grande famille ouvrière et d’autres problèmes portant sur les imperfections d’une législation ouvrière surannée.La dernière conférence te- ~ nue à Granby, en 1949, fut sans contredit, la plus représentative et la plus importante dans les annales de notre Fédération.Au-delà de 475 délégués assistaient à ces assises.tuellement partie de nos sta-1 fournir dans scs rapports an- tuts.La Loi des relations ouvrières a besoin d’être remise à la page à la lumière de (’ex- perience de dix dernières années.Le gouvernement a à C’est au cours de cette an- maintes reprises fait des prônée que la Fédération a dû messes qu’il se doit de respec- ! l’égal de celles payées en Gn-lutter contre les fameux Bills ^er.Bien que notre inouve- tarin et en Colombie Britan-5 et 60.Pour la première fois nient n’ait aucune partisanne- nique.miels, plus de détails sur la nature et les circonstances en tourant les accidents du travail.T.es pensions versées aux veuves et aux orphelins devraient être augmentées à dans son histoire la Fédération établissait ses propres quar- La Loi de la convention col-lectivvc, la Loi du salaire tni- rie politique, le gouvernement .,__ _____ devrait savoir que si les amen- tiers généraux et assurait les dements nécessaires ne sont|„jmum et |es différentes lois services d’officiers perma- Pas apportes a la Loi des re- de sécurité devraient être nents.La Federation a joué un allons ouvrières au cours de ; amendées afin de rencontrer role extrêmement important et la.prochaine session de |a Lé- ,,lus adéquatement les besoins bénéficiaire en participant aux Sls|ature, tel que promis par actuels, activités d’organisation de ses *e Premier Ministre, l’Hono- unions affiliées et dans le domaine législatif prenait la direction en formant le cartel des organisations ouvrières pour lutter contre une législation qui, si adoptée, vouait le mouvement ouvrier à une destruction totale.A cette époque, les derniers vestiges de l’clémcnt gauchiste tentaient désespérément d’influencer la politique de la Fédération, mais furent totalement rabroués.Les délégués qui assisteront aux délibérations de la conférence de Granby auront à décider si le temps n’est pas venu pour que la Fédération prenne des mesures définies afin de maintenir des officiers pernia-1 nents et trouver les moyens de renforcer la position de la Fédération.En d’autres termes, les délégués auront à décider si le mouvement ouvrier affilié à la FAT et au CMTC dans la province de Québec sera compose de quelque 500 organisions individuelles s’occupant | de leurs propres intérêts nu de trouver les moyens nécessaires pour assurer une action eon- j ccrtéc par l’entremise d’une Fédération soutenue à cent | pour cent par scs affiliés et à laquelle on donnera les moyens de maintenir' mie organisation permanente toujours prête à faire face à toutes éventualités.Au point de vue législatif les délégués qui assisteront à la conférence auront à étudier très sérieusement la plupart de nos lois ouvrières faisant ac- rable M.Duplessis, on consi- .^'y auront a taire face hostile.:l ces problèmes et nombre d’autres et nous sommes assu- La Commission des accidents du I ravail devrait administrer la Loi de la réparation des accidents du travail avec une plus grande considération pour la vie et à la sécurité de notre capital humain et moins d'intérêt à l’accumulation des excédents d’operations.Cette commission devrait également res que comme par le passe toutes nos unions affiliées se feront un devoir de déléguer le plus grand nombre possible de représentants à la conférence pour participer aux décisions importantes intéressant tous nos membres et toute la classe ouvrière de cette province.BIENVENUE AU DELEGUE APOSTOLIQUE Son Excellence Monseigneur Giovanni Batista Par.ico, après un séjour de quelques heures dans la Métropole, s’est rendu dans la capitale fédérale, où se trouve le siège de la délégation apostolique qu’il occupera désormais.Le nonce, représentant personnel du Pape, remplace Mgr Ildebrando Antoniutti, qui est maintenant délégué apostolique en Espagne C’est une brillante carrière diplomatique que poursuivra le nouveau délégué apostolique.Mgr Panico, né à Tricase, Italie en 1895, a été ordonné prêtre en 1919.C’et à l’âge de 27 ans que Son Excellence fut appelée a la carrière diplomatique et, dès lors, ce furent des missions en Colombie, en Argentine, en Bavière, dans la Sarre, puis à Prague et à Sydney en Australie.En 1948, il était nommé nonce apostolique au Pérou.Les services qu’il a rendus aux nombreux pays où il a accompli ses mission apostoliques ont valu à Mgr Panico les decorations civiles les plus distinguées.Nous nous réjouissons de la venue au Canada de Son Excellence.Les hautes fonctions que le Saint-Siège lui confie ici, Mgr Panico saura les remplir avec autant de zène, d’intelligence et de dévotion qu’il en a mis à l’accomplissement de ses autres missions.Qu’il nous soit permis de lui présenter, au nom de tous nos membres nos hommages respectueux.Dibliothèque Municipale 1210 e, Sherbrooke, PAGE 2 MARS 1954 — MONTREAL MARCH, 1954 THE LABOR WORLD Public dans lo but do promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec, et à l'amélioration de son sort.fe Ûlondc/ÉliJhcidbor 0uvrici Organe officiel de la FEDERATION DU TRAVAIL DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président, R.M.BENNETT, secrétaire-trésorier, Edouard LAROSE, ROBERT LEVESQUE, Roger-D.LaBRIE, Harry BELL, René FOURNIER, Marcel CHARBONNEAU.Sylvio CHARRON, Oscar LONGTIN, vice-présidents.Fondateur.Gustave Francq ; Directeur, Roger Provost; Editeur.R.M.Bennett Adressez toutes communications à ; 1476 ouest, rue Sherbrooke — Téléphone : WEllington 7279 Imprimé par Mercantile Printing, Limited, Il ou est.rue St-Paul, Montréal I, Que.«æHpfei» 1 REFLEXIONS On a vu depuis quelque temps des chefs de groupe, par désir de non-conformisme ou de pureté révolutionnaire avoir de curieuses indulgences pour le communisme.Emploi de mêmes tactiques, usage de mêmes clichés, mêmes appels aux positions, avec en moins ce qu’a de positif, c’est-à-dire un programme d’action.Nul ne leur reproche la condamnation du fait présent.Bien avant qu’ils découvrent la cruelle réalité, la Fédération condamnait le capitalisnme libéral pour sa forme inhumaine, déplorait l’absence du social, surtout chez ceux qui prétendent être l’élite, et répétait que la politique ne fut surtout le refuge des arrivistes, des impuissants, des nouveaux riches en mal de nouvelles fortunes.Toutefois, tout ne lui parait pas très clair dans ce non-conformisme, dont se targuent présentement certains chefs qui n’appartiennent pas à des groupes ouvriers.La négation systématique, la négation pure, menace d’être et de demeurer stérile.Il manque à ces mouvement des points de départ sûrs; un programme positif, une action concertée, non sur le plan de la casualité, hu hasard, mais avec des bases profondes.En d’autres mots, il leur manque, à mon avis, ce que je voulais appeler l’humanisme et une bonne dose de réalisme.Parce que nous nous refusons à partager leurs méthodes d’action, parce que nous ne participons pas à leurs colères, ils laissent entendre que nous sapons l’unité ouvrière à sa base, que nous sommes des collaborationnistes au sens préjoratif du mot et toute la quirielle des vilenies y passe.Qu’il faille que le mouvement ouvriers s’entende pour réaliser une unité nécessaire et ceci le plus tôt possible, d’accord.Mais il faudra tout d’abord trouver des points de départ sûrs, s’entendre sur des définitions claires et enfin “s’accorder” avant de tenter d’accorder le politique, le social et l’humain.R.P.Prevention des accidents (Suite tic lu put/c 1) Let Commission des accidents du travail subventionne la Ligue de sécurité de la province de Québec et sans vouloir j critiquer les bonnes intentions de cette Ligue on peut honnêtement dire que la Ligue n'est ni plus ni moins qu'un club social pour certains gérants ou surintendants pour discuter de sécurité industrielle au cours de diners périodiques.La Ligue distribue également des pancartes sur la sécurité au travail, ce n'est j certes pas suffisant pour aider à enrayer les accidents du travail ! Les travailleurs et les représentants des travailleurs ne font partie d'aucune campagne de prévention des accidents bien que ce soient les personnes qui sont le plus directement I concernées.L'éducation des ouvriers essentielle Le moyen le plus efficace jusqu'à date pour combattre les I accidents industriels est celui établi sur une base de l'usine locale avec la coopération du patronat et des ouvriers siégeant dans des comités de sécurité.L'éducation des ouvriers sur j les dangers constants de mort ou d'accidents qui les menacent i pour un instant de négligence ou d'inattention est aussi importante à la prévention des accidents que l'installation par les employeurs de gardes de sûreté.Le fait que la Commission des accidents du travail ne porte aucun intérêt à l'éducation du travailleur concernant la prévention des accidents du travail a été clairement démontré par le | refus de la Commission d'accepter l’invitation qui lui a été | faite par le Département d'éducation du Congrès des Métiers et du Travail du Canada de déléguer un représentant à une fin de semaine d'étude où la prévention des accidents du j travail était à l'ordre du jour.En vérité, la Commission ne fait aucun effort pour promouvoir la prévention des accidents, son I seul intérêt semble être l'administration des fonds considé-râbles à sa disposition.Nous devons stimuler l'opinion publique Nous croyons que le temps est venu pour que les membres (Suite à lu parie 7) Mise en vigueur du plan d’assurance pour les débardeurs Les débardeurs des Ports de l’est du Canada, membres de l’Association internationale des débardeurs, sont protégés depuis le 15 mars dernier par une assurance-santé et une assurance-vie, grâce à un fonds constitué par une contribution patronale de 12 cents l’heure.C’est à la suite d’une entente signée en 1952 avec la Shipping Federation of Canada, représentant les employeurs, que ceux-ci ont commencé à contribuer à ce fonds.Ce fonds, administré par un comité composé de quatre représentants patronaux et quatre représentants syndicaux, pourvoit aussi à un plan de vacances payées et à un fonds de pension.Au début du mois de février dernier, les débardeurs qui avaient travaillé 500 heures et plus au cours de la saison de 1953 ont reçu des sommes variant de $24.65 à $73.95 pour vacances payées.Une somme totale de $272,000 a été ainsi distribuée.Quant au plan de pension, il sera en vigueur lorsqu’il y aura suffisamment de fonds (l'accumulés.On prévoit que ceci se produira au cours de l'année 1955.La contribution patronale de 12 cents l’heure est divisée eu trois parties: 5 cents vont au plan d’assurance, 4 cents au plan de vacances et 3 cents au plan de pension.Les sommes payées pour les vacances au mois de février ont été les premiers bénéfices retirés par les employés.F.n vertu d’une entente interve- nue entre les 17 locaux de l’Association internationale des débardeurs qui participent à ce fonds, il a été convenu de laisser passer un an pour constituer une réserve suffisante avant de payer les premiers bénéfices.Le plan d’assurance I otts les employés qui ont travaillé 600 heures et plus au cours de l’année dernière sont protégés par le plan d'assurance pour la période allant du 15 mars 1954 au 15 mars 1955.Ce plan comporte une assurance-vie de $500 pour les employés membres de l’Association, quelle que soit la cause de leur mort, et une assurance-santé qui prévoit le paiement d’une somme de $6 par jour pour un lit d’hôpital, pendant une période de 31 jours, l'allocation d’une somme allant jusqu’à $200 pour frais chirurgicaux, d’une somme additionnelle allant jusqu’à $60 pour frais divers.Pour les visites du médecin à l’hôpital, le plan prévoit l’allocation d'une somme de $3 par jour jusqu’à concur- rence de $93.I .’employé qui est hospitalisé durant la saison active reçoit en outre une indemnité de $20 par semaine, payable à la huitième journée, durant une période ne dépassant pas 13 semaines.Les dépendants de l’employé: son épouse et ses enfants âgés de 14 jours à 19 ans révolus, reçoivent aussi des bénéfices d’assurance-santé.Leur allocation pour un lit d’hôpital est cependant limitée à $5 par jour pour une période de 31 jours, celle [tour les frais chirurgicaux est limitée à $160 et pour les frais divers, à $50._ $3 par jour sont alloués pour les visites du médecin à l’hôpital.Dans le cas de maternité, un maximum de $50 est accordé.Le comité qui administre le fonds est composé de MM.George Cornell, de Québec, John J.Campbell, de Halifax, Donat Bibcault, de Montréal, et I.F.Galbraith, de S.-Jean, N.-B.représentants syndicaux; MM.A.L.MacCallum, A.!.Lawes, de Montréal, IL E.Kanc, de S.-Jean, N.B., et W.B.Spencer, de Halifax, représentants patronaux, M.Gérard Tremblay, de Montréal, est officier de liaison syndical.BEL EXEMPLE A IMITER ffmm.K* > Æ .j b v 1 L : 1 j Æ .' «j 1 v RI ** , ] ./M « à< m §K m V'kï * _ fl Sous la dynamique présidence du confrère P.H.Paquet, le local 261, de l’Union internationale des travailleurs en tabac, composé des employés de la Rock City Tobacco à Québec, vient d’entreprendre une belle initiative charitable en distribuant de», cigarettes et du tabac à pipe chaque semaine aux vieillards de l’Hôpital St-Augustin à l’Ancienne Lorette.Ce bea u geste des travailleurs en tabac n'est d’ailleurs pas le premier qu’ils entreprennent.On se souvient que durant la dernière guerre mondiale et jusqu'à la fin du rationnement en Grande-Bretagne, les membres du local 261 expédiaient régulièrement du bacon aux employés de la manufacture de Carreras Tobacco Ltd., en Angleterre.Ce geste fraternel démontrait clairement que l’esprit de coopération et de civisme des membres du local 261 dépasse les frontières et les différences de langue ou de religion.Mais si les membres de l’Union des travailleurs en tabac dispensent des largesses à leurs confrères outre-mer ils ne négligent pas leurs propres intérêts.Us jouissent d’un contrat de travail garantissant des conditions de travail très satisfaisantes et en plus ils ont établi une caisse d’épargne en 19-18 dont l’actif est actuellement de $111,000.Plus récemment le local 261 a institué un système d’entr’aide au profit des membres malades ou dans le besoin.Toutes nos félicitations vont au confrère Paquet, aux officiers de l’exécutif et aux membres du local 261 de l'Union internationale des travailleurs en tabac pour leurs nombreuses activités qui leur font grandement honneur.Voilà le vrai sens et la valeur de la fraternité dans l'union iuvrière ! LE MONDE OUVRIER MARS 1954 MONTREAL MARCH, 1954 PAGE 3 Dans la métropole Montreal News Claude Jodoin, président Echos du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal Louis Laberge, secretaire PROTESTATIONS DU CONSEIL L'impôt provincial est critiqué.— Possibilité d'appuyer des représentants favorables aux ouvriers.l.e Conseil des Métiers et du Travail de Montréal a au cours de sa dernière réunion régulière énergiquement protesté contre les formalités déplorables qui ont entouré la mise en vigueur du nouvel impôt provincial.Le Conseil s’est dit surpris de voir la hâte des autorités provinciales à percevoir le nouvel impôt, avant même qu’une entente ait été conclue avec le fédéral afin que l’on y obtienne la déductibilité de cette nouvelle taxation.A la suite de longues discussions la résolution suivante a été adoptée: “Nous croyons qu’une entente pourra être conclue à ce sujet et pour cette raison le gouvernement provincial aurait dû attendre avant de commencer à retenir cet impôt à la source, car après tout, le Trésor provincial est plus en mesure d’attendre après cet ?eTXnS‘°d“ër Provincial Income Tax Criticized A sa réunion régulière du 18 mars dernier le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal a décidé d’organiser, en colla-1 boration avec le département d’éducation du Congrès des | Métiers et du Travail du Ca- j nada, une série de conférences-forums d’intérêt général à l’intention des chefs de groupes dans les ateliers, usines ou département d’usines.Les dates de ces conférences-forums ne sont pas encore connues, mais les sujets à l’ordre du jour seront les suivants: hy the MTLC The Council Will Study the Possibilities of Favoring Candidates Friendly to Labor.1 he Montreal I rades and Labor Council has, at its last regular meeting, energetically protested against the decision of the Provincial Government for having immediately put into effect the provincial income tax Act before concluding any agreement with the Federal Government on this matter.1 he Council delegates expressed the opinion that the Provincial Government should have had concluded an agreement with the Federal Government before putting into effect the new income tax.dérales, provinciales ou municipales.“Attendu que cette situation continuera de prévaloir tant que nous ne verrons pas à élire nos amis, il est résolu que ce Conseil étudie dès mainte-argent que les ouvriers ne le »ant les possibilités d’appuyer sont de payer le double impôt, j activement les amis des petites “Nous sommes surpris de gens.dès la prochaine élection constater avec quelle célérité municipale, e n coopération le gouvernement provincial a avec les autres groupements procédé lorsqu’il s’est agi des 1 ouvriers et les autres classes inutiles bills 19 et 20, et de cet de la société.” impôt provincial.Il n’est pas aussi pressé cependant quand il s’agit de tenir les promes- j ses qu’il nous a faites, telles que la rétroactivité des conventions collectives de travail, la création d’un comité parlementaire des relations ouvrières et industrielles et relativement à plusieurs amendements qui s’imposent dans loi des relations ouvrières.’ After a lengthy discussion - structure du mouvement delegates adopted the fol- nient when it came to the mat-ouvrier international lowing resolution: ters of adopting the unneces- “We believe that an agree- sa,y# Bills 19 and 20 and this ment will be concluded, but the Plovlncial income tax, while it Provincial Government should *a tes.much more tore time to have waited such an agree- lnt° effect the commitment before starting collecting n’on*s made to us concerning such a tax for the reason that tae retroactivity of collective the Government can wait much aS' cements, the formation of more than we can.an industrial Committee of the ., .Legislative Assembly and to We are surprised to notice adopt certain amendments to the rapidity or the Govern- ' • législation ouvrière • problèmes d’organisation syndicale dans la province de Québec • devoirs des chefs de groupe • négociation des conventions collectives • règlement des griefs 't plusieurs autres questions l’actualité.Assemblée conjointe remise à une date ultérieure Joint Councils Meeting Postponed assemblée conjointe du Coudes Métiers et du Travail di |a|.Montréal (TAT-t'MTC) et du Action politique ?Il a été dédidé au cours de cette même réunion d'étudier la possibilité de prendre une part active à la prochaine campagne électorale municipale à Montréal.La résolution adoptée par le Conseil se lisait comme suit : Les événements nous démontrent hors de tout doute que nous ne pouvons pas obtenir grand’chose de nos autorités gouvernementales fé- Invitation à la générosité l.e Conseil des Métiers et du Travail de Montréal a souscrit la somme de vingt-cinq dollars à la présente campagne de souscription de la Fédération des oeuvres erge, Léo M.-________ Conference to be real Trades and Labor Council ai Sponsored by the Council these meetings and the Montreal ' I rades Council was represented by Messrs.Raymond Lapointe, Fernand Daoust, Armand I rem-blay, Gérard Poirier and W illiam I lodge.Representatives of these two councils have decided to postpone the meeting scheduled for April 1st.I his decision was approved by the delegates of the Montreal Trades and Labor Council, in j The exact dates of these con-order to allow these two councils | fercnces arc not as vet known to study the resolutions which I but the subjects which will be At its meeting held on March 18, the Montreal ! rades anti Labor Council has decided to organize, in collaboration with the F.ducation Department of I lie I rades and I .abor Congress of Canada a series of forums for shop stewards, business agents and representatives.submitted to the joint studied arc as folk EXPORT CANADA’S FINEST CIGARETTE will be meeting.At first it was decided that only three questions were to be discussed at tin- meeting, i.r.unemployment, immigration and parents representation on the Montreal School Commission.Two other questions will be discussed at the joint meeting and that is the subway and the replacement of slums by moderate rent housing.iws : • structure of our Interna-national labor movement • labor legislation • organizational problems in the Province of Quebec shop stewards duties • negotiations of collective agreements • grievance procedure and many other questions of present interest. PAGE 4 MARS 1954 — MONTREAL MARCH, 1954 THE LABOR WORLD Ce lïtmbmtate internationale des machinistes.Une vie sauvée grâce à trois membres de l’AIM de Montréal Les mains habiles d’une équipe de trois mécaniciens d’instruments des lignes Trans-Canada ont sauvé récemment la vie à un pilote de Trans-Canada, victime de la polio.Les trois hommes sont Len Edmonson, Eddie Bells et Alphonse Tessier de la Loge 1751 de Montréal.L’homme qui fut sauvé est l’officier Peter Davies.Voici les faits tels que rapportés par Henry J.Langdon, secrétaire-trésorier-correspondant de la Loge 1751 dans la revue mensuelle de Trans-Canada, “Between Ourselves”.Le confrère Davies fut atteint de polio et placé dans un poumon d’acier au Children’s Memorial Hospital de Montréal.Sa condition était assez critique vu que les secrétions dans ses poumons gênaient sa respiration.Ceci était une condion bien familière au Dr Harry M.Slater, directeur de l’anesthésie à l’hôpital.Il avait inventé un instrument appelé “nebulizer” qui mélangeait un certain détersif avec de l’oxygène sous pression.Ce mélange est ensuite injecté dans les poumons du patient pour enrayer la congestion et faciliter la respiration normale.Malheureusement lorsque le confrère Davies fut admis à l’hôpital cet instrument servait à un autre patient qui souffrait de la même condition.Le problème était d’en fabriquer un autre et rapidement — un travail qui normalement requiert plusieurs jours.Edmonson, Bells et Tessier qui travaillent au département des instruments à Trans-Canada se sont rapidement mis à l’oeuvre.Aucun modèle n’était disponible.Ils ont travaillé d’après des photographies et sur les instructions du Dr Slater et ont complété le travail en 24 heures.Et c’est grâce à ce travail que Davies a pu survivre.Le trio de techniciens s’est mis à l’oeuvre pour fabriquer plusieurs autres instruments — juste en cas de besoin.Davies, à son foyer, avec son épouse et ses deux enfants, fait de rapides progrès vers un rétablissement final — grâce en partie aux machinistes Edmonson, Bells et Tessier.Les assurances-santé de groupe sont les meilleures La meilleure sécurité quand il s'agit d'assurance ¦-aillé ou accident ce sont les plans d’assurancc-groupe, tels que ceux qui sont négociés et tout partie de la plupart des conventions collectives de l'A I M l'our les membres d'unions qui veulent acheter en plus de ces plans de 1 assurance-santé ou accident individuelle, ou parce que leur union locale n'a pas encore négocié de telles assurances-groupe, les meilleures polices sont celles qui ne peuvent être cancellées, et sont garanties renouvelables.> i elles sont les conclusions faites par “The Machinist” I organe hebdomadaire de I ATM après une enquête de trois mois et une étude des assurances-santé ou accident.Voici des chi 11res qui viennent a 1 appui de ces conclusions.Ces chiffres proviennent du livre “Insurance Facts” publié par la National Underwriter Company de Cincinnati.• Les compagnies d’assurance qui ont émis des assurances-groupe santé ou accident ont retiré en primes la somme de $1,026,034,000 au cours de l’année 1952.Dans la même année, ces mêmes compagnies ont versé près de 84 pour cent de ce montant en bénéfices et en dépenses d’ajustements.Elles n’ont conservé que 16 pour cent.• Les compagnies d’assurance qui ont émis ppolices d’assurance santé ou accident non-cancellables, garanties renouvelables, ont reçu la somme de $63,366,000 en 1952.Ils ont hem-boursés la même année 51 pour cent de ce montant en bénéfices de toutes sortes.• Les compagnies d’assurance qui ont émis des polices d’assurance renouvelables sous condition, ces polices qui peuvent être cancellées par la compagnie en tout temps, ont reçu la somme de $768,000,000 comme primes en 1952.Dans cette même année, ces compagnies n’ont remboursé que seulement 36 pour cent de ce montant en primes ou bénéfices.Ces chiflres prouvent que les assurances-groupe sont encore le moyen le plus efficace d’acheter de l'assurance.Non seulement les ventes et les autres frais d'administration sont-ils grandement réduits, mais chacun faisant partie d'un groupe fSuite à la page à) L’A IM prête à signer le pacte de non-agression L’Association internationale des machinistes qui compte au-delà de 900,000 membres, est prête à signer le pacte de non-agression entre la FAT et le COI, annonçait récemment le président international Al Hayes au cours de la conférence nationale du personnel d’organisation tenue à Chicago.Le président de FAIM a déclaré que le conseil exécutif est unanimement en faveur de cette entente de non-agression comme étant le premier pas vers une unité i éventuelle entre les deux grandes organisations ouvrières.organique “Ayant à faire face à une administration hostile à Washington et dans un grand nombre de capitales d’Etats, à une vague toujours montante de chômage et de mises à pied, le Travail Organisé n’a qu’une chose à faire et c'est de resserrer ses rangs et d’organiser les non-organisés", d'expliquer le confrère Hayes.“Il semble évident, à la lumière des circonstances actuelles”, dit-il, “que les unions ne peuvent se permettre de s'éloigner de leur tâche primordiale pour des luttes internes de peu d'importance, des disputes et des “raids”.“Nous sommes convaincus que les derniers détails de cette entente pourront être discutés avec le président de la FAT, George Meanv”, d’ajouter le confrère 1 layes.Cette déclaration faite par FAIM est la première émanant d'une organisation majeure de la FAT pour appuyer l’entente intervenue l'année dernière par le conseil exécutif de la l’A T et ratifiée à l'unanimité par la convention de la FAT à St-Louis.Le confrère 1 bayes a également annoncé que FAIM appuiera le programme prévoyant la machinerie nécessaire pour régler les disputes de juridiction au sein même des unions de la FAT.Au cours de celte conférence nationale du personnel d’organi-ation le confrère Hayes et nombre d'autres membres du conseil exécutif ont fait rapport des progrès réalisés par négociations lirectes dans le but de conclure les ententes de juridiction avec I d’autres unions de la FAT.A date deux de ces ententes ont été signées, une avec l’Union des chauffeurs, et l’autre avec l’Union internationale des pres-siers.Succès du souper-dansant de la Loge 631 eiers de la Fraternité intern,itio- I mile des électriciens, des opéra-tours ingénieurs, des travailleurs ! du métal en feuille et de l’Union des pilotes.de lignes aériennes.Le président de'FAIM a fait ___________.rapport aux représentants que j A l’occasion de l’installation let.ecu.de I AIM a atteint un des officiers ,>année 1954 nombre encore jamats surisse.de la Loge 631 de l’Association II,, .lot m a les représenta, ils que,, internationale des machinistes coml,ta,t 514,000 J un souper-dansant 1949 FAIM comptait 514,0001 membres et qu'aujourd’hui elle a ete tenu ., ônnnnn récemment au Restaurant 1 1 lc 900’000- Alouette de la gare Windsor.“Je crois que nous avons prou- „ , ., vé que nous pouvons avoir soin .y"e souPe>' était sous la pré-de nous-mêmes en tant qil’orgn- i slc*ence du^ confrère A.Piché, nisation”, a-t-il déclaré.“Toutefois, je crois que ni la FAT ni le COI ne peuvent dépenser l’énergie et les ressources nécessaires de notre tâche primordiale qui est d’organiser”.président de la Loge 631 et le confrère J.C.Germain agissait comme maître de cérémonies.Parmi les invités d’honneur on remarquait entre autres M.et Mme Claude Jodoin, président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal et La question du chômage a été longuement discutée au cours de ., , cette conférence nationale.vice-président du Congrès des , r • i., Métiers et du Travail du Ca- 1 .e confrere I laves a expltque nada; M.Geo.Smith, représen-la situation en ces ternies: Les tant de la Grande Loge de f années, soit de 1933 l’A.l.M.; M> et Mme Nat a LU.3, furent des années (le Gray> du bureau de Montréai croissance et d expansion natio- de i>Aj.M .M et Mme Lé(J nale I enda.u 20 années nous Côté, vice.président du Conseil a\ons contribue a 1 expansion
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