Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1954, Juillet
"Autorise comm mtoi posUü de U deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa" le monde Ouvrier æOMW/4 SV mit \>I Le doyen des journaux ouvriers canadiens JhdÔbor World i The Dean of Canadian Labor Papers eg ro* “a - 39th Year — No.7 ® 39e Année — No 7 JUILLET 1954 — MONTREAL — JULY, 1954 Aurons-nous notre “ loi des départements d" " ?” Nos pompiers la demandent instamment, lors de leur 3ème convention annuelle, à Joliette, les 15 et 16 juillet — Le Père P.-D.Morin, nommé observateur ecclésiastique par l'Assemblée Episcopale — Nombreuses résolutions adoptées — Chaleureuse réception de l'honorable Antonio Barrette et des autorités municipales.La Fédération Provinciale des Pompiers du Québec est revenue à la charge, lors de la troisième convention annuelle de cet organisme, pour demander à la Fédération du Travail du Québec de continuer la lutte afin que soit adoptée dans notre province une “Loi des Départements d’incendie”.“Nous insistons depuis 8 années”, a déclaré le Président D.À.Vanasse de la Féd.Prov.des Pompiers, lors du banquet tenu le 15 juillet en l’Hôtel Château Windsor, “mais nous croyons que le bien-être public exige que nous ne cessions nos démarches et nos efforts que le jour où nos législateurs se seront penchés sur le projet de loi que nous leur avons soumis; nous comprenons que notre gouvernement provincial s’est vu aux prises depuis quelques années avec des problèmes graves et variés qui l’ont empêché de considérer la question pourtant urgente de la prévention et de l’extinction de l’incendie dans le Québec, mais nous avons grande confiance qu’il abordera le sujet lors de la prochaine session.” Des représentants des dix municipalités québécoises qui ont des départements d’incendie séparés et autonomes étaient présents à cette 3ème conférence annuelle, soit Québec, Montréal, Sherbrooke, St-Jérôme, Hull, Joliette, West-mount, Lachine, Verdun et Outremont.Dès le début de la convention, le Président Va-nasce a déclaré qu’après plusieurs mois de démarches, de la part de la F.P.P.Q., le Rév.Père P.D.Morin venait d’être nommé par l’assemblée Episcopale de la F'rovince Observateur Ecclésiastique de la Fédération des Pompiers.Cette nouvelle fut accueillie avec enthousiasme par les délégués Au baiHjucl “it une augmentation de -1 cents de l’heure.Une prime additionnelle pour les travailleur' d’équipes de nuit de 3 à 5 cents a également été obtenue.La convention prévoit également 11 têtes statutaires dont 5 têtes payées.Dans toute l’industrie du papier c’est le moulin qui accorde le plus d’arrêt de travail, la plupart des autres moulins comptent environ six têtes statutaire'.Temps et demi est accordé aux travailleurs d’équipe après la première équipe CANADA’S FINEST CIGARETTE , ' .\ Les unions signataires sont les locaux 455 des papetiers et 454 et 106 de la Fraternité des travailleurs de la pulpe, du sulfite et des moulins à papier.Le comité de négociation était composé des confrères Arthur D’Aoust, J.S.Lambert, Bat.Connolly, Gérard Gravel, J.J.Arsenault, Bernard Lauzon, Adrien Gascon et Raymond Bichette, et de M.Lucien G.Rolland président et gérant général de la compagnie.A la Cie Eddy.La convention collective pour les moulins de Hull et Ottawa de la Cic Eddy couvre quelque 1,800 employés.Cette convention prévoit seii'i-blemcnt les mêmes cr< ip< o mon patr ma eump ignie .avait den 'UK lé- ; ux repré sentants svndi eaux de Le a >nt rère J u lie i AL Relu-, garde r le même ci mt i at le t ra a^ent da 1 taire S de ces deux va il j oui* une autre .un 'O.h >eaux .a dit i l> ’environ 1,500 Le comité de néijoc a t i < ms ouvrit1 rs des deux n s i n e s des d eux locaux a ah >1 - liée idé avaient ete mi s a pied i lepltis de co moquer une ré uni >11 les k del m du nu IS le juin et meml ires pour étui ici* ce t te «|ii on s attend ait i d\ mt res pH >p( sition patronale et dis *u- o )iii»ét bernent s Inn les pm- ter ci même temps d e 1: qtl es- chaîne s semaine lion lu chômage.Il y aura rafraîchissements, divertissements, attractions et nombreux prix de présence.Tous pourront s’en donner à coeur joie aux sons de deux orchestres reno m mes.L’orchestre populaire de Blake Sewel! jouera dans le “Schofield Hall” et il y aura des danses du bon vieux temps avec l’orchestre de Perrie Ranger dans le “Royal Mount Hall”.Le prix d’admission est de $1.00 par personne et les membres et amis qui désirent assister à ces agapes pourront se procurer des billets à la salle même.ouvrier a la Allied Rubber Les employés de ht eompa Ignie Allied Rubber représentés par le Local 520 de l’Union i internationale des travailleurs Ides industries chimiques viennent de demander la constitu lion d’un tribunal d’arbitrage pour régler un différend sur le renouvellement d’une convention collective de travail.Le confrère Jean Jolv représentant de l’Association in ternationale des machinistes a été désigné comme arbitre syndical.Les autres membres du tribunal n’ont pas encore été choisis.Entre femmes -Savez-vous que madame Chose est à l’hôpital pour un empoisonnement ?Non, dites-moi pas, se serait-elle mordu la langue ?LES NEGOCIATEURS A MONTREAL : Les représentants de l’Union des Ouvriers Unis des Textiles d’Amérique (local 102) et ceux de la Dominion Textile se sont rencontrés à plusieurs reprises avant la signature du contrat.On voit ici, de gauche à droite, 1ère rangée, MM.Green, Jean Sirois, Doug Archibald, représentants de la compagnie; les confrères Roger Provost, directeur canadien, Georges Payette, directeur provincial, René Guimond, président du local 102; deuxième rangée, Gérard Bélair, Joseph Grenier, Mme Noëlla Léonard, Frank Cobban, Mme Cécile Bélanger, Philippe Voisine, Lucien Gervais, Roméo L’Archevêque, Alfred St-Germain, agent d’affaires du local 102 et Alfred Legros. PAGE 4 JUILLET 1954 — MONTREAL — JULY.1954 THE LABOR WORLD £je JKttfrtmstt Traduction de publications de l'Association internationale des machinistes.OF EDITORIAL Vacances payées — La qui rafraîchit pause Premier accord de nonagression au Canada conclu entre les UAW et l'AIM Juillet est le mois des vacances par excellence, et les membres de l’AIM consultent les cartes routières pour se rendre ici et là passer de bonnes et reposantes vacances.Les vacances, pour ceux qui sont jeunes, signifient 25 heures de plaisir dans une journée de 24 heures.Pour ceux qui sont un peu moins jeunes, mais qui ne l’admettent cependant pas, la période des vacances est une occasion pour montrer à la famille les sites enchanteurs de ,|c ]’ \ | \£ au C anada, la campagne.Peu importe la brèche apportée au budget pourvu que nous avons passé de bonnes vacances.Et pour ceux qui ne sont pas jeunes du tout, et qui sont consentants à l’admettre, qu’y a-t-il de plus reposant que ces longues heures passées loin du travail, confortablement installés dans une chaise longue, même dans notre cour.Les dirigeants des United Auto Workers (CIO-CCT) et de l’International Association of Machinists (AFL-CMTC) ont conclu le 11 mai à Toronto, un accord de non-braconnage et d’aide mutuelle qu’on dit le premier du genre au Canada.L’accord a été signé par M.George Hurt, directeur des UAW au Canada, et .W.George I’.Schollie, directeur L'Association Internationale des Machinistes au Canada b.n vertu des dispositions de I accord, qui s’étend à environ 10% de l’effectif ouvrier syndiqué au pays, les deux syndicats se sont engagés à ne pas faire l’organisation des travailleurs dans les établissements déjà représentés par l’autre Grâce à l’Union.dans les problèmes mutuels Bien que les nouveaux établis .sentent: Quelles que soient les vacances que nous, .- ., „ .prenions cette année — plaisir ou loisir, nous 111 gains.il ion, a reconnaître le pouvons en remercier notre union.-tatu quo de Lui > présentes conventions et a collaborer Il n’y a pas si longtemps, les vacances payées pour les ouvriers dans nos usines étaient chose inconnue., , i i u .• , Isements ou les établi Les patrons et le personnel du bureau a ce temps-c.de non enc()re ,,r^nni^, S()ient l’année consultaient le tableau où s’inscrivent les dates de j sujets à concurrence entre les leurs vacances payées.syndicats, les deux ont conve- ., ., .i .nu d'une disposition interdisant Ma.s pour les ouvriers dans I usine, seuls ceux qu.L «^.muics" dans tout con- pouvaient se permettre un peu de luxe pouvaient prendre j fpt t]c juridiction qui pourra quelques jours de vacances sans paye.Quelques années plus se présenter, tard ces vacances sans paye devenaient obligatoires.Personne ne songeait à accorder aux ouvriers payés à l’heure des vacances payées.L’Union étant devenue suffisamment forte pour agir en ce sens, les temps changèrent.L’obtention de vacances payées pour les membres était devenue le principal objectif de la plupart des unions il y a vingt ans.L’AIM se compte à juste titre parmi les pionniers dans cette lutte pour des vacances payées.En 1937 seulement quatre pour cent des conventions collectives de travail garantissaient aux membres des vacances payées.A cette époque l’AIM avait déjà obtenu des vacances payées dans 37 pour cent de ses contrats.Au nom des 60,000 membre des Auto Workers, M.Burt a exprimé l’espoir que l’entente facilitera un accord de non-braconnage d'application plus générale entre le Congrès ca nadien du Travail et le Cou grès des Métiers et du Travail.M.Eric Peterson, au nom des 46,000 membres de l’association des machinistes, a souhaité que d’autres organismes ouvriers suivront cet exemple pour finalement atteindre l’unité de la main-d’oeuvre.L'Association internationale des machinistes s'est implantée au Canada en juillet 1889, lorsqu'un groupe de machinistes des chemins de fer à Stratford en Ontario recevait la charte 103 de la Grande Loge.Tout comme aux Etats-Unis l'AIM au Canada a débuté dans les ateliers de chemins de fer.Pendant cinquante ans les loges de machinistes canadiennes ont connu un progrès lent mais soutenu, à la suite de la construction des chemins de fer très étendus du Pacifique Canadien et du Canadien National, et du développement des nombreuses industries qui s'ensuivirent.En 1939, les membres canadiens de l'AIM se chiffraient à un peu moins de 7,000 et devaient se multiplier rapidement avec l'expansion industrielle canadienne au cours de la dernière guerre mondiale.Dès 1939 et tout le long de la guerre l'AIM au Canada a connu des progrès continus pour atteindre tout près de 48,000 membres en 1944.Avec tous les changements industriels d'après-guerre, les restrictions de la production dans les avionneries et les autres branches de l'industrie de guerre, les membres ont sensiblement diminués jusqu'en 1946.Au mois de mars 1954 les machinistes au Canada avaient atteint le chiffre record de 53,000 répartis en 93 villes canadiennes et en 168 loges locales.De Jasper dans les magnifiques rocheuses canadiennes, à Windsor; de Victoria à Gander où les magnifiques aérobus ont leurs pistes d'envol vers le Nouveau Monde, l'AIM couvre tout le Canada, apportant aux travailleurs la démocratie économique et un meilleur standard de vie.Presque tous sont couverts.Aujourd’hui, naturellement, plus de 99 pour cent de toutes les conventions collectives négociées par l’AIM contiennent des clauses garantissant aux membres des vacances payées.Un nombre toujours grandissant de membres obtiennent trois et quatre semaines de vacances après 5, 10 ou 20 années de service.La tendance est définitivement vers une plus longue période de vacances, grâce à la production accrue de notre machinerie moderne.Nous croyons qu’une plus longue période de vacances sera acceptée tout comme l’a été la semaine de 40 heures, qui a déjà été considérée comme un rêve irréalisable.Motion du conseil de ville au ministre Gregg sur le chômage L’hon.M.Gregg, ministre fédéral du Travail, recevra prochainement une motion de la part du conseil de ville de Québec, lui demandant de prolonger les prestations d’assurance-chômagc et de décréter des travaux de chômage pour venir en aide aux sans-tra vali particulièrement à Québec.Voici d’ailleurs la résolution proposée par l’échevin Henri Ga gnon et appuyée par l’échevin Damase Blais: “Que ce conseil, considérant ’ grand nombre de personnes Aujourd’hui, les vacances avec paye sont acceptées couramment, comme question de fait, par les jeunes membres lorsqu’ils commencent à travailler.En fait, les vacances payées pour les employés rémunérés à l’heure sont l’une des plus ; sans emploi et la situation peni-grandes victoires du mouvement ouvrier organisé.| bl cents l’heure.Le taux moyen des salaires dans l’usine sera maintenant un peu plus de $1.50 l’heure.Des gants et des mitaines seront fournis gratuitement à un groupe d’employés et l’usine sera fermée complètement le jour de Noël.Le comité de négociations était composé des confrères: R.Dumas, Président J.Thibault, Sec.-corr.J.Villeneuve G.Martel P.-E.Lacroix, membres de comité, M.R.A.Webber, gérant de l’usine, conduisait les négociations pour la Compagnie. PAGE 6 JUILLET 1954 — MONTREAL — JULY, 1954 THE LABOR WORLD Conseil des Métiers de la Construction de Montréal Montreal Building Trades Council Un premier contrat de travail à la Ilammerinill Paper Company Ltd.J.-O.Renaud, prés.L.-P.Francoeur, sec.Nouveaux officiers du Conseil de district de Montréal Formation de 23,0(10 apprentis dans différents métiers Un premier contrat de travail vient d’être signé entre la Hammermill Paper Company de Matane et la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d’Amérique.Local 2817, Bûcherons et employés de Scieries.Ce premier contrat en plus d’établir une hase ordonnée régissant les relations des parties accorde aux ouvriers de nombreux avantages.11 v est notamment prévu une clause pour la réglementation des griefs sur toutes les questions litigieuses qui pourraient survenir entre les parties durant la période en vigueur de la Convention.Au chapitre de la sécurité syndicale, l’Union obtient pour Nouveaux contrats signés ses représentants une reconnaissance officielle, ainsi qu’un droit de passage sur les limite.-.de la Compagnie.De plus, la retenue syndicale des cotisations de l’Union par la Compagnie est accordée.Aux articles des promotions, congédiements, transferts et toute autre question du genre, le principe d’ancienneté prévaudra.Pu ce qui regarde la semaine normale dé travail elle demeurera celle prévue dans l’Ordonnance no 39 de la Commission du Salaire Minimum, l.es employés toutefois bénéficieront dorénavant d’une compensation pour tout travail sitpg plémentairc fait en surplus des heures de la semaine normale de travail.La Fraternité unie des charpentiers menuisiers d’Amrique Local 2817 vient de signer deux nouveaux contrats dans les tourbières dont un à façonna et l’autre à 1 1 sic \ erte.L’Union aura maintenant le droit d’afficher ses avis sur les lieux de la compagnie et les emplois des employes seront dorénavant mieux protégés à la suite d’une clause il ancienneté améliorée.Le contrat prévoit égale-lcmcnt que la paye de vacances sera payée aux employés avant leur départ pour les v acances.Les employés affectes à la coupe seront payés 40 cents la verge carrée au lieu de 35 cents proposés par la compagnie.Dans les boutiques à bois.Après plusieurs >éanccs de négociations et de conciliation une entente collective semble maintenant possible chez Baribeau et Fils de St Romuald.On se rappelle qu’au mois de juin dernier la compagnie Baribeau & Fils était rasée par les flammes.Cette compagnie est présentement à se reconstruire et n’a pas encore commencé à produire.l-’our cette raison la compagnie se refusait à toutes négociations en vue du renouvellement du contrat.La Fraternité par contre a soumis que la production pour-i i ' reprendre prochainement ci :ue la compagnie devrait en iscquencc renégocier au moment de la reprise des opérai nu U y eut opposition des deux fés iusqu’a ce que le conciliât - h r soumette une proposition ceptablc aux parties.l'.n vertu de ce premier contrat, les bûcherons de cette Compagnie bénéficieront pour la première fois de vacances I annuelles chômées et payées.Lu effet, 2'/h du salaire total! gagné durant la période d'embauchage sera remis aux bit-citerons au moment de leur départ de la Compagnie en guise de prime de vacances.Quant aux salaires, le minimum prévu à la classification des tâches pour les employés rémunérés à la journée sera de $7.50 et le maximum de $12.50.Les coupeurs travaillant à forfait pourront b é n é f i c i e r d’une rémunération possible de $12.00 la corde.Le taux minimum prévu pour la rémunération à la corde est de $8.00.i '«MÜSIJVUW Ce premier contrat stipule également de nombrenux autres avantages; notamment des prévisions relativement à la santé et à la sécurité des employés, à l’hvgiène, aux feux de forêts, à l’organisation des camps, etc., etc.Les négociations sc sont déroulées dans un esprit de saine coopération, dans la compréhension des droits et des problèmes de l'une ou l’autre des parties.Me André Taschereau, c.r.agissait comme procureur de la Compagnie, assiste de MM.Claridge et T.vster respectivement Gérant-Général et Gérant de la Compagnie.Edouard T.arose représentant Général de la Fraternité pour la Province de Québec .accompagné de Andrew Cooper, Charles Dion tic, Richard Gar-ncau, Laurent Massé, Adrien Lcvcsqite, Donat Simard, Gabriel Ouellet, Léopold Lavoie agissaient comme représentants des employés au Comité des négociations.Le Conseil de district de Montrai de la Fraternité unie des charpentiers menuisiers de Montréal a procédé dernièrement à l’élection de ses officiers pour l’année.Voici le résultat de ces élections: Président, L.-P.Plourde, vice-président, Gérard Blain; trésorier, L.-P.Bernier; gardien, W.Grenier; syndic, Â.Raymond.Membres du comité de la constitution: R.Francoeur, A.Cotton et V.Bérubé.Membres de l’exécutif: V.Bérubé, A.Cotton, A.Shea, G.Blain, H.Prévost.Membres du comité social: L.-P.Bernier, R.Dussault, G.Blain, A.Bleau, A.Cotton, A.Raymond, W.Grenier et R.Francoeur.Ces élections ont eu lieu le 14 Juillet.Les plombiers demandent la conciliation I.c-4 représentants 'le l’.\-*c:ti-*n unie des compagnons et apprentis • le l'industrie de la plomberie (FATUM TC) et du Syndicat national des plombier- de Montréal (CTCO ont décidé en fin de semaine de demander la conciliation post-arbitrale.Il- ont résolu de demander au ministre provincial du Travail, M.Antonio lîarrette, de nommer un conciliateur pour tenter de régler le différend qui subsiste encore à la suite du refus de la Corporation des entrepreneurs en plomberie d’accepter certaines recommandations d’une sentence arbitrale.I.es quelque 4,500 plombiers de la région de Montréal représentés par les deux syndicats ont accepté toutes les recommandations de la sentence arbitrale majoritaire, mais les patrons en ont rejeté une partie.I.c président du tribunal, le juge Irénéc Lagardc, et l’arbitre syndical, Me Phil Cutler, avaient recommandé principalement un supplément de salaire de 3 p.100 pour les compagnons plombiers afin de compenser pour le manque de congés 'payés dans l'industrie, des augmentations de salaires pour les apprentis et une amélioration du plan de vacances.Local 1244 Elects its Officers Près de 25,000 apprentis et compagnons ont suivi les cours lu jour ou du soir pour s’y former ou perfectionner dans les métiers du bâtiments, île la chaussure, de l’automobile, de l'imprimerie, de la coiffure et de l'horlogerie, depuis l’adoption de la loi d'aide à l'apprentissage en 1045.Ces chiffres apparaissent dans le rapport du Service d’aide à l'apprentissage publié par l’hon.Antonio lîarrette, ministre du Travail.Le rapport menti'-nue que la Province compte >ix centres d’apprentissage pour les métiers du bâtiment; Montréal, Québec, Sherbrooke.Chicoutimi, Hull et Juliette.Durant l’exercice financier 19531954, plus de 4,000 apprentis et compagnons se sont formés ou perfectionnés dont 1,314 aux cours du jour et 3,037 aux cours du soir.Dans les métiers du bâtiment, en I particulier, 915 apprentis et compa- < gnons ont suivi les cours du jour et 2.117 les cours du soir.Le Centre d’apprentissage de, Montréal a reçu, en 1953-54, 457 ap- j prentis aux cours du jour et 1,111 apprentis et compagnons aux c*»urs du soir.Construction de centres La Commission d’apprentissau.c des métiers du bâtiment est en train d'ériger dans la métropole un centre d’apprentissage qui sera le plus vaste et le plus moderne au monde.La construction d’un centre d’apprentissage des métiers du bâtiment vient d’être terminée à Chicoutimi.Dans la ville de Québec, un centre d'apprentissage est en voie de construction pour les métiers du bâtiment.T.a Commission d’apprentissage de la chaussure possède à Montréal une nouvelle Ecole de ht chaussure.Pour l’apprentissage des autres métiers automobile, coiffure, imprimerie, les Commissions d'apprentissage se servent des écoles spécialisées du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Capital, Travail, Etat The members of Local 1244 of the United Brotherhood of Carpenters’ Joiners recently elected its officers for the coming year.The results of the election is as follows: President, 1.Miller; VicePresident; H.Eisen; Corresponding Secretary: H.R.Salter; Financial Secretary, A.M.Trotter; Treasurer, Thos.Campbell; Trustees: A.Cotton, H.Robert and B.Brady.Le Plan d'apprentissage du Québec suscite l’admiration non seulement du Canada, mais même des Etats-Unis et de l’Europe.Les Commissions d’apprentissage sont formées en nombre égal de représentants patronaux et ouvriers et par l’entremise de ’ leurs comités conjoints, les associations patronales et ouvrières contribuent à parts égales à la construction et à la direction des centres d’apprcnlissage Le gouvernement verse des octrois équivalant au tiers ou encore il met ses écoles spécialisées à la disposition des Commissions d'apprentissage; 11 s’agit donc d’une formule tripartite eti vertu de laquelle le Capital, le Travail et l’Etat sont associés pour l’entraînement et le perfectionnement des apprentis et compagnons.C’est l'hon.Antonio lîarrette, qui a coutil et réalisé le Plan d’apprentissage du Québec, dont on ne tiolive exemple ni en Amérique ni en Europe.Récemment, des ingénieurs allemand' disaient, lors de la visite du centre d’apprentissage de Montréal: “Nous n’avons jamais vu de centre d’apprentissage aussi vaste et aussi complet que celui-ci.” Code de sécurité ' adopté En vertu 4c règlements sous le régime de lu loi des établissements industriels et commerciaux, le Québec a adopté le code de sécurité pour la menuiserie publié en 1952 par la Canadian Standards Association (G.T., 1953, p.426).C'est la deuxième province à adopter le code; l'Alberta lut la première en janvier 1953 i G.T., B *53.p.557).Les règlements du Québec ont été approuves par l’arrêté O.C.2'M, le 25 mars, et sont entrés eu vigueur le 17 avril, date de leur publication dans la Gazette officielle de Québec.Le code, qui ne s'applique pas aux scieries ni au travail du bois en forêt, traite principalement des opérations dangereuses sur les marchines à travailler le bois et détermine les meilleures pratiques pour l'installation, 1 e fonctionnement et l'entretien de ces machines.Il détermine la disposition des machines dans rétablissement et les exigences visant les diverses machines à travailler le bois, y compris les machines a bois de placage et machines de tonnellerie, i.es règles d'application comprennent le choix et l'usage des machines, l'inspection et l'entretien et les vêtements de protection des conducteurs.Marcel Robert, Président du Local 500 Le confrère Marcel Robert qui était N ice-1’résident, a été récemment élu Président du Local 5(H) (La Coopérative Fédérée de Québec) \ i lie de Québec, remplaçant le confrère Paul fîamache qui a pris une autre position avec l’employeur.Le confrère René Moreau a été élu Vice-Président en remplacement du confrère Marcel Robert.Félicitations aux omfrcres Robert et Moreau. LE MONDE OUVRIER JUILLET 1954 — MONTREAL — JULY, 1954 PAGE 7 Mémoire de la Fédération du Québec à la Commission Royale d'Enquête sur les Problèmes Constitutionnelles "(Pour l'information de nos lec- j principes d'autonomie cl «U- cenlra- teurs il nous fait plaisir de Nation.publier par tranches ce mémoire présenté par la Fédération à la Commission Tremblay, le 23 juin dernier)" A Thon, president et aux honorables membres de la Commission Royale d'Enquête sur les Problèmes Constitute Jiinels.1 lonorables Messieurs, Les officiers de la Fédération du Travail du Québec désirent vous exprimer leurs sincères remerciements pour l’opportunité qui leur est donnée de présenter à votre Commission les vues de nos membres affiliés sur les problèmes que votre Commission a pour mission d’étudier.La Fédération du Travail du Québec fut fondée en 1937 et reçut l’année suivante sa charte du Confiés des Métiers et du Travail du Canada.L'dle représente dans celte province toutes les organisations syndicales affiliées à la Fédération Américaine du Travail et au Congrès des Métiers et du Travail du Canada.C’est une organisation dite “bona fide" sans incorporation.Antérieurement à 1937, les revendications, les doléances et les suggestions de nos unions atiiliées étaient présentée^ au gouvernement de la province de Québec par un Comité exécutif provincial élu aux conférences annuelles du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Toutefois la multiplicité des problèmes, l’introduction de legislation ouvrière sur le plan provincial de même que la formation d’un Ministère du Travail exigeaient une continuité dans l’action qu’un simple Comité exécutif provincial ne pouvait assurer.Une Fédération Provinciale s’imposait et de fait prit naissance au mois de juillet 1937.Depuis lors, chaque année, au cours de conférences plénières, les délégués de nos organisations affiliées discutent et adoptent des résolutions qui deviennent le programme et la ligne de conduite pour toute l’année.Line fois l’an nous nous présentons au Conseil Executif «le la province et nous soumettons un mémoire où sont exposées nos vues sur la législation adoptée par le gouvernement de la province et sur les mesures que nous désirons voir inscrites dans les Statuts.La Fédération du Travail du Québec a pour mission d’étudier tous les problèmes rpii affectent les ouvriers sur le plan économique, sur le plan social et sur le plan législatif.Elle s’est toujours efforcée de s’acquitter de cette mission sans s’arrêter aux considérations politi-(pies partisanes.Depuis sa fondation, la Fédération du Travail du Québec a toujours tenu a préserver l’autonomie des ouvriers de cette province sur les questions provinciales ou qui touchent directement notre province dans scs relations avec le pouvoir central.Bien que sur les principes syndicaux nous soyons d’accord avec la politique du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, il nous est nécessaire parfois de diverger d’opinion quant aux La Fédération compte présentement quelque 150,00 membres affiliés.répartis en quelque cinq cents unités locales.Le nombre important de citoyens de cette province que nous représentons nous fait réaliser pleinement les lourdes responsabilités qui nous incombent en vous présentant à votre 11" norablc Comission les vues et les "pinions d’un secteur aussi important de la province de Québec.2.Xous n’avons pas l’intention de proclamer a priori que la centralisation «ai la décentralisation est bonne ou mauvaise, qu’il doit exister une règle de fer régissant les relations des provinces avec le gouvernement fédéral, ni qu’il faille s’en tenir strictement et dans tous les domaines à la lettre du pacte a >n fédératif.Le pacte confédératif a été réalisé pour des motifs politiques et économiques mais surtout économiques.Or dans ce domaine, il n’existe pas d’état stationnaire.L’évolution est constante surtout dans un régime de libéralisme et dans un monde où les conditions extérieures influent de plus en plus sur le bien-être intérieur de toute nation.De plus les considérations économico-sociales ont pris depuis un demi-siècle une place importante dans notre structure politique et forcé nos gouvernements à leur accorder une attention qui comptait pour peu dans les discussions et les ententes qui ont donné naissance à notre système fédératif actuel.Il faudrait donc avant de nous faire une opinion définitive départager les droits et les responsabilités de chacun des gouvernements sur le plan culturel, économique et économico-social ainsi qu’établir l’habilité de chacun à régler on du moins à tendre vers une solution de chacun de ces problèmes tels qu’ils existent présentement.Bien (pie nous reconnaissions à l’Etat une responsabilité [tins grande dans la solution de la question économique et économico-sociale, il nous faut rejeter immédiatement la conception jacobine de l’Etat, omnipotent et omniprésent.Les hommes sont naturellement portés à vivre en société, non pour avoir le plaisir de se donner un gouvernement mais pour obtenir des avantages qui dépassent la sphère de l’activité individuelle.T.a subordination de la volonté individuelle n’est pas illimitée et la présence de l’Etat ne doit se faire sentir ou s'imposer que lorsque l’individu est incapable, dans ses relations avec d’autres individus, d’obtenir ce dont il a droit en justice naturelle et en justice tout court.L’Etat Fédératif, à moins de perdre «le nom et de devenir purement une Union Législative, ce qu’a voulu à tout prix éviter la conférence de Québec, ne se doit d’agir que là où la province est inapte à protéger l’individu dans ses relations avec d’autres individus soit sur le plan culturel, sur le plan économique ou économico-social.Il ne faudrait pas ici invoquer la rigide prépondérance du nombre pour opposer une province à plusieurs autres.Non seulement la subordination de la volonté provinciale n’est pas illimitée mais de fait ne doit pas exister.Vouloir le prétendre serait à l’encontre de la pensée qui animait les représentants du Bas Canada et la population du Bas Canada lors du pacte de 1867.L’Etat Fédéral se doit de tenir compte des moeurs, des traditions, des habitude;*, du caractère, de l’éducation et de l’histoire de la province de Québec.Vouloir l’ignorer serait prononcer l'arrêt de mort de la Confédération.3.Dans notre province, nos moeurs, notre éducation, notre histoire gravitent autour de ce que Monsieur Esdras M inville a con-i déré comme des valeurs essentielles: notre culture française et notre humanisme chrétien.Les deux sont si intimement liés l’un à l'autre que Henri Bourassa n’hésitait en aucune circonstance à développer une thèse qui lui était chère: “La Lan g ne gardienne de la Foi".Cette culture et cet humanisme ont traversé bien des tempêtes, bien «les attaques de front et des tentatives sournoises d’envahissement mais demeurent encore bien vivants.Et ceci, non seulement pour le bien de la province de Québec mais pour le Canada tout entier.Notre éducation n’est pas l’oeuvre de l'Etal Fédéral sous aucune de ses formes ni même en cela l’oeuvre de l’Etat Provincial.mais l’oeuvre de notre clergé.Si le pacte confédératif nous a donné des garanties formelles d'autonomie complète en cette matière, il ne faudrait pas que, pris dans le tourbillon, de la centralisation ou pressés par des désirs de réalisations ambitieuses nous sacrifions la culture à l’économique.Nous ne pouvons concevoir de concession ni d’entente sur le plan culturel qui s’éloigne même d'un iota des ententes de 1867.Même le subside nous paraît un danger.Si désintéressé qu’il puisse sembler à prime abord ou au début, la tentation du conditionnel pourrait devenir un jour trop forte.T.'habitude du subside étant acquise, le compromis deviendra la solution, la plus utilitaire et peut-être la seule possible alors.Et dans ce domaine, le compromis ne doit pas trouver place.Nous devons donc conclure que l’éducation est et doit demeurer la prérogative exclusive de la province de Québec.Néanmoins, afin que la liberté éducationnelle soit entièrement préservée, afin de soustraire entièrement aux favoritismes et aux pressions politiques nous suggérons la formation d’un Conseil Supérieur de l’Education, modelé sur le Conseil de l'Instruction Publique.qui aurait dans le domaine éducationnel l'autorité nécessaire à disposer des sommes votées par le Parlement ainsi qu’à décider des programmes et des développements éducationnels.Notre formule éducationnelle est à notre avis loin d’être parfaite.Il s’v trouve des lacunes et des lenteurs déplorables.Nos programmes éducationnels n’ont pas évolués au rythme qui s’imposait.Ce piétinement est plus manifeste dans notre éducation secondaire, (pie dans notre éducation primaire ou universitaire.De nos collèges d’enseignement secondaire sortent bien souvent de “petits monstres livresques” mal préparés à la lutte pour l’existence.Nous suggérons que, sans sacrifier les humanités, nos élèves des cours classiques reçoivent une formation plus réaliste, qui les préparent mieux à jouer un rôle de premier plan dans notre >ociété.I! faudrait sans doute pour ce faire que nos collèges par leur programme d'enseignement ne sé limitent pas à former des piètre* et des professionnels.Dans ce domaine, la réussite est grande mais ces bornes sont trop étroites.Nous recommandons de plus que l’enseignement secondaire soit accessible à tout lils ou fille d’ouvrier sans considération de la situation financière des parents.Certes, il existe présentement «les bourses d’études accordées assez, généreusement mais surtout par des particuliers philanthropes ou des prêtres généreux.Toutefois, il serait à souhaiter que le Conseil Supérieur de l’Education «pic nous avons suggéré plus haut, assume les frais entiers de renseignement secondaire pour tout jeune homme ou jeune fille qui montre des aptitudes aux études secomlaires mais dont le1* parents ont des ressources économiques limitées.Créer des chefs de tile avertis, renseignés est, à notre avi
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