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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1959-10, Collections de BAnQ.

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dm .mm v •' ;;iv» ' •.;-\v:’à S «WRtjüSS.ss?« ¦MM .Mini ->W: ¦ ;C#W$ t-UN DÉS FATS SAILLANTS AUX JOURNEES OETUD* du Coru.il du travail d«.Montréal a »Or«m«nt été la diicussion-pin*J portan?*ur la »u|at: Qua fauMI attendra d'un nouvtau parti politique?" On aperçoit Ici l'anlmataur da cat échange da vues, ’* con*r^r* Jacques-V.Morin, président du Comité iction oolitiqu, du CTM, expliquant le question l'étude.Il est entour* à la tribune, de gauche à droite, de M.Julian Aubert, étudiant en droit et ancien directeur du "Quartier latin", ainsi que de» confrère» Jean Philip, secrétaire du Conseil, Loui» Morrlssat, écrivain et secrétaire de ta Société de» ¦uteurt dramatique», et Philippe Valllancourt, directeur da l'éducation du Congrès du travail du Canada pour le Québec.Cette manifeatation fort animée avait été précédée, la veille, d'un, autre discussion-panel groupant pour la première fol* de» représentants da» mouvement* agricole, coopératif et ouvrier.On trouvera en page* centrale» un reportage illustré consacré è eetta discussion sur "le» besoin* des classes laborieuses".attend beaucoup de du lien Où la patiente fait scandale ! MONTREAL — C'est un simple petit incident et les répercussions qu'il a provoquées qui rendent le mieux compte de ('atmosphère qui a présidé à une discussion animée sur l'action politique, aux journées d'étude récemment organisées par le Conseil du travail de Montréal, en collaboration avec le Congrès du travail du Canada et le département des relations industrielles de l'université de Montréal.La discussion avait pour sujet : "Que faut-il attendre d'un nouveau parti politique?" L'incident a montré que, si les participants attendent beaucoup du nouvoau parti, ils ne sont pas pr?ts A attendre longtemps sa fondation et les bienfaits qui découleraient de son accession au pouvoir.15 à 20 ans; es-tu fou?C'est le confrère Jean Philip, secrétaire du Conseil du travail de Montréal, qui a soulevé une tempête en invitant son auditoire à la patience et en laissant entendre qu'il faudrait probablement de 15 à 20 ans avant que le nouveau parti puisse prendre le pouvoir.Los panelistes et plusieurs participant» ont protesté contre cette façon par trop sereine de voir les choses et se sont prononcés en faveur d'une eccélération de faction en vue de I accession au pouvoir du nouveau parti.Outre U confrèra Philip, le panel sur le nouveau parti comprenait M.Julien Aubert, étudiant, ainsi que les confrères Louis Morrisset, écrivain et secrétaire de la Société des auteurs, et Philippe Vaillancourt, directeur provincial de l'éducation pour le CTC.Des nationalisations, omenei-en Pour sa part, M.Aubert a déclaré que, pour avoir du succès dans le Québec, le nouveau parti devrait démontrer que la nationalisation de certaines entreprises peut seule assurer la libération économique des Canadiens français."Qu'on le veuille ou non, a-t-il dit, une grande partie de la population est nationaliste .et un nouveau parti n'aurait de chances de succès que s'il parvenait à obtenir l'adhésion de l'élément nationaliste." L’étudiant du panel croit que, si l'on réussit è convaincre les gens que la nationalisation leur donnera l'importance économique qui leur revient, leur ouvrira les porte» de l'université et ré- (Suite à la paye suivante) ONDE O U VRIER 44a année MONTREAL - OCTOBRE 1959 Le Comité prowliisleii é MONTREAL.— Le Comité provincial du nouveau parti, composé actuellament de représentants du Parti social-démocratiqua •t da la Fédération des travailleur» du Québec, sera élargi.Cast ce qu'ont récemment annoncé les confrèras Michel Char-trand, leader du PSD du Québec, •t Roger Provost, président de la FTQ, à l'issu# d'une longue réunion da leur comité mixte.Les deux porte-parole du Comité provincial ont précisé qu'on Invitera è y siéger des représentants da groupements ayant manifesté de l'intérêt pour la projet de formation d'un parti populaire groupant las éléments progressifs du Québec.' Les confrères Provosf et Char-trand ont également fait savoir que le comité mixte s'est surtout ettaché é trouver des moyens de créer des contacts entra militants des groupements ayant des problèmes communs.Ils ont annoncé é ce propos l'intention de l'organisme de publier incessamment un# brochure démontrant que la majoration subie par las prix des instruments aratoires depuis 1945 n'est pat du# aux hausses de salaires obtenues par les tra- vailleurs industriels, mais qu'au contraire, las prix de le machinerie agricole ont augmenté de 94% pendant que le coût de la main-d’osuvre n'augmentait que de 43%.Le président de le FTQ et le leader du PSD ont en outre déclaré que le Comité provincial a étudié las moyens de réaliser un front commun des citoyen» qui désirent travailler en commun à la réalisation da certaines aspirations populaires, notamment dans les domaines de la santé at da l'éducation. IE MONDE OUVRIER OCTOBRE 1959 MONTREAL - OCTOBER 1959 THE LABOUR WORLD L« doyen dee lournaux syndicaux canadien! Monde Fond* par Gustave Francq, en 1916 Position claire du CTC: JPublié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires * la protection de la classe ouvrière du Québec et à l'amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président; Pat BURKE, Edouard LAROSE, vice-présidents; Roméo GIRARD, secrétaire; Eucher CORBEIL, trésorier.Directeur: Roger PROVOST; Rédacteur: Noël PERUSSE.Adressez toutes communications é: 1327 est, bout.Saint-Joseph, Montréal 34 — Tél.LA fontaine 7-1218 Imprimé par Radiomonde, 8430, rue Casgrain, DU.7-6218 io9 Autorisé comme envoi postfil de 2e tfôise, Viniitère des Postes.OtUv-* Les syndicats canadiens ne sent pas soumis à ia loi ' * ‘ OTTAWA (CPA) — Les succursales canadiennes de syndicats internationaux ont reçu instruction du Congrès du travail du Canada de ne pas se soumettre à la nouvelle loi ouvrière adoptée aux Etats-Unis.Le vice-président Stanley Knowles, du CTC, vient de déclarer que "toute succursale canadienne (résistant à l'ordre de se soumettre à des lois américaines) a notre entier appui".Question de principe "Il ne fait pas de doute que les syndiqués canadiens pourraient satisfaire aux exigences de la loi américaine, a déclaré un dirigeant du CTC, mais c'est là une question de principe.Les syndicats canadiens sont soumis aux lois canadien- EDITORIAL Le chômage est normal (pour les patrons) On s'en doutait; maintenant, on en o la preuve : les patrons considèrent le chômage — "une certaine quantité de chômeurs" — comme une chose "normale et inévitable".Pour eux, la misère qui en découle pour des milliers de travailleurs et leurs familles est d'autant plus "inévitable" que, si l'on en croit la Chambre de commerce des Etats-Unis, un certain degré de chômage peut être un "bienfait économique positif".Voilà ce qu'a soutenu le porte-parole de la Chambre de commerce, M.Walter D.Fackler, devant une commission spéciale du Sénat américain chargée de trouver pourquoi tant de travailleurs souffrent du chômage en période de prospérité.Si le chômage peut être un "bienfait économique" pour le grand capitalisme américain, il devient évidemment désirable.Et pourquoi le chômage — "une certaine quantité de chômeurs" peut-il être une chose désirable pour quelques millionnaires, alors qu'il signifie la gêne, la misère et l'humiliation pour des millions d'êtres humains ?A cela, le directeur-adjoint des recherches au Congrès du travail du Canada, le confrère Russell Bell, a apporté réponse en affirmant récemment que les employeurs tiennent à maintenir un certain degré de chômage afin d'avoir constamment à leur disposition un réservoir de main-d'oeuvre inoccupée qui leur permette de tenir tête aux revendications syndicales.Donc, le patronat condamne de sang-froid des millions d'êtres humains à la misère à seule fin de maintenir des millions de travailleurs dans un état d'infériorité économique.le chômage, pour les travailleurs syndiqués qui ont un emploi, c'est d'abord l'insécurité, mais c'est aussi une menace constante à leurs gains acquis.En plus de se trouver aux prises avec une situation dans laquelle ils sont tous les chômeurs éventuels de demain, ils ont à faire face à une résistance accrue des employeurs qui, profitant des circonstances, leur refusent les hausses de salaires auxquelles ils ont droit, tentent de les spolier de droits acquis de longue date et s'essayent même à détruire les syndicats grâce auxquels ils jouissent de leur niveau de vie actuel et d'une certaine sécurité.Tant dans l'intérêt de ses membres que dans celui de la société tout entière, et des sans-travail en particulier, le mouvement syndical a élevé maintes protestations contre l'inaction de nos divers gouvernements devant ce problème.Il lui avait semblé qu'il prêchait dans le désert.Et les manifestations anti-chômage se sont faites moins nombreuses l'hiver dernier qu'au début de 1958, alors que nous avions présenté un mémoire au gouvernement provincial et tenu des meetings de protestation.Eh bien ! Nous ne prêchions pas dans le désert.Une récente enquête de l'Institut canadien de l'opinion publique nous apprend, en effet, que 40% des Canadiens considèrent que le chômage est le problème numéro un de l'heure.Jamais, depuis 1954, les citoyens n'avaient été aussi nombreux à se préoccuper de cette question, et c'est dans le Québec que le chômage cause actuellement le plus d'inquiétude.Notre effort d'éducation n'a donc pas été vain.A la mi-août, le Québec comptait 82,000 sans-travail.Il y en aura peut-être le double en février ou mars.Qu'allon»-nous faire pour aider ces chômeurs, pour nous aider-nous-mêmes 7 Le problème s'est posé quand des succursales canadiennes de la Fraternité internationale des camionneurs ont été invitées à satisfaire aux exigences de la "Labor Control Act" en ce qui a trait à l'éligibilité de leaders syndicaux."Le gouvernement américain ne devrait pas tenter de faire appliquer sa loi par les syndicats canadiens, a déclaré le confrère Knowles.Pour le bien des relations canado-amé-ricaines, il devrait s'occuper aussitôt de cette affaire." Le Congrès a déjà fait des démarches en vue de discuter cette question avec le ministre de la Justice, M.Davie Fulton.Initiative syndicale ?Jusqu'ici, les camionneurs sont les seuls syndiqués canadiens à avoir reçu l'ordre de se soumettre.Les dirigeants de leur Fraternité ont été invités à signer des déclarations assermentées affirmant qu'ils n'ont pas contrevenu à la "section 504" de la nouvelle loi américaine.On croit savoir ou CTC que le problème se compliquerait si l'ordre venait de la direction internationale du syndicat, plutôt que du Département américain de la justice."Dans ce cas, a déclaré un représentant du Congrès, il appartient à la succursale locale de prendre la décision de son choix." Si les syndiqués américains songent à apporter des amendements à la constitution de syndicats internationaux, les succursales canadiennes devront peut-être obtenir un traitement spécial.La Fraternité des chauffeurs et mécaniciens de locomotives a créé un précédent dans ce sens en adoptant, à son récent congrès, un amend emenl constitutionnel permettant à ses succursales canadiennes de participer à l'action politique.On attend beaucoup.(Suite de la page précédente) glera le problème du chômage, ces idées feront leur chemin, du moins dans la jeunesse.A ce propos, M.Aubert a déclaré que la Ligue d'action civique, qui avait obtenu l'adhésion de 1,500 jeunes, a perdu l'appui des étudiants, qui ont été déçus de l'absence de cadres démocratiques dans ce mouvement, qui ne leur apparaissait plus que comme l'affaire d'un seul homme, M.Jean Drapeau.On n'échappe pas à la politique De son côté, le confrère Mor-risset a insisté sur la nécessité pour les classes populaires de s'intéresser à la politique.Selon lui, l'identité même des adversaires du projet du nouveau parti devrait nous inciter à le fonder, car il s'agit de gens qui veulent se maintenir indéfiniment au pouvoir avec l'appui des grands intérêts financiers.L’écrivain du panel croit qu'il faut fonder ce parti pout donner plus de puissance à la classe ouvrière et à la classe moyenne, y compris les intellectuels.Il a recommandé aux syndiqués de faire preuve de la plus grande souplesse et d’y admettre tous ceux qui veulent travailler à l'instauration d'une véritable démocratie.Il a souligné qu'il faudrait y w MILD" LA CIGARETTE américaine nés, même si elles sont mauvaises.Nous avons assez de difficultés à empêcher l'adoption de lois antisyndicales dans notre pays sans avoir à nous soumettre à des mesures restrictives que la finance américaine a réussi à imposer à nos confrères du sud." La loi "de réforme" des syndicats américains exclut de tout poste de direction un syndiqué étant ou ayant été communiste, de même que tout travailleur ayant un dossier judiciaire.LA PLUS DOUCE, LA PLUS SAVOUREUSE accueillir les gens de toutes races et de toutes couleurs, et plus particulièrement les Néo-Canadiens.Programme et constitution démocratique Pour sa part, le confrère Vali.lancourt estime que le nouveau parti doit offrir aux travailleurs un programme et une constitution démocratique.Quant au programme, ça ne devrait pas présenter de difficultés, car Ic-mouvement syndical a soumis suffisamment de mémoires au* gouvernements provinciaux pour faire un programme politique complet.Quant à la constitution, elle devrait prévoir des cadres vraiment démocratiques, pour que chacun puisse participer à la marche du parti.Le caractère démocratique des cadres est essentiel si l'on veuf intéresser le masse des travailleurs du Qué bec, où l'on a longtemps cru que la politique, c'était l'affairo d'une "élite".Les travailleurs doivent apprendre à bâtir un parti comme ils ont bâti leurs syndicats, c'est-à-dire en payant au lieu d'être payés pour faire de la politique.Le confrère Vaillancourt ne croit pas à l'éducation politique sans action politique."Quand on fonde un syndicat, dit-il, on ne commence pas par se limiter fl l'éducation; on se lance dans l'action et l'éducation vient par la suite." Nous sommes dans la bonne voie Quand il a mis les gens en garde contre une trop grande hâte à s'emparer du pouvoir, le confrère Philip avait voulu prévenir son auditoire contre certains raccourcis qui y mènent par les voie tortueuses du compromis.Il a dénoncé ceux qui veulent accéder au gouvernement fl tout prix, sans souci de consulter les gens du peuple sur leurs besoins et de mettre au point un programmo de réformes.Se.on le secrétaire du Conseil du La va il, il ne faut pas être trop pressé en politique; il ffllJt lur fout être assuré de représenter let aspirations populaires de f* çon démocratique. >$*.igsfrv*' ¦(&§&$¦ .¦'P.'ty'+ï ••••.:• ; y^- æsS •ùfm* 44# ^ ¦ a * 'W-Vv;t'-^V- r-t-w 4 : ;¦ y.¦"¦ if i JifSSp par ROBERT BOUCHARD, president du Comité des accidents du travail do la FTQ.QUEBEC — "Nous désirons avoir do bonnes relations avec votre organisme; c’est notre but.” C’est ce que M.J.Delage, directeur du Service des réclamations de la Commission des Occidents du travail do Québec, a dit aux membres du Comité des accidents du travail de la FTQ réunis dans ses bureaux de lo Grande Allée, le 7 octobre.Ces entretiens Avec un officier se est sans doute le permanent supérieur do la Commission au plein-temps au niveau de la sujet de la Loi des accidents du FTQ, L’idée, du reste, est ac- travail et de son application, en-(retiens autorisés et par les commissaires de la CAT et par l’exécutif de la FTQ, marquent une première étape du programme de travail que s’est tracé le Corn! i- pour 1959 et I960.l'incident de Montmorency On trouvera peut-être contra-die-/ cette manifestation de franche collaboration à la suite de ’’incident de la Maison Montmorency, il y a presque deux ans.Le Comité des accidents du travail avait organisé, à cette époque, un colloque des acci-dénis du travail dont les professeur, devaient être les officiers de ! i Commission.A la toute d' ¦ i re minute, sans faire connaître ses motifs, celle-ci a con-tromandé sa participation.On ne saurait toutefois en îm-p/ totalement la responsabi-i • à i Commission puisque ce sont plutôt certains politiciens d t rierc-scèno qui auraient bel et bien gâté la sauce.En établissant la bonne entente, si en fait il y eut une rupture entre le mouvement ouvrier et la CAT, le Comité des accidents du travail et la CAT ont donc atteint un premier but, celui qui, en fait, conditionne l'efficacité de la FTQ en matière de compensation.Vers une compréhension mutuelle ?Etant bien au fait des nom-br1 usas difficultés auxquelles se butr.-nt les accidentés qui réclament des indemnités, les membres du Comité ont essayé d’en établir toutes les causes et d'y apporter les correctifs appropries.La discussion fut souvent animée, ce qui a fait dire à M.Delage : "Ce sont ces rencontres qui nous permettront d'arri-Ÿer à une compréhension mutuelle.' Lé-dessus, le Comité est d'accord.Cette visite s'est bien prêtée au troisième objectif que vise le Comité.Si l'on favorise la formation d'un comité des accidents du travail dans chaque succursale locale affiliée, le comifé directeur de la FTQ doit acquérir une compétence à toute opreuvo pour présider à la mise en application d'un programme comme celui-là.La visite des édi-f,ces de la Commission et les explications détaillées de son personnel ont naturellement eu Pour résultat de parfaire les connaissances des participants.Voulons-nous payer un permanent ?La solution idéale au problème que posent les accidents du ldVa'l dans l'industrie québécoi-________________ ceptée en principe.Verra-t-on le jour où la Fédération sera financièrement capable de l'embaucher ?Les syndicats affiliés entendent-ils donner f'appui nécessaire à leur centrale syndicale et en faire un organisme plus utile ?‘ La Commission des accident* du travail de Québec reçoit plus de 100,000 réclamations par an- née.On ne soupçonne pas, de ce nombre, combien de travailleur* n'obtiennent pas ce à quoi ils ont droit.On ne se fait pas d'idée non plu* du nombre d'ouvriers qui, pour une raison ou pour une autre, ne font pas de réclamation ! Cette situation est inadmissible.Et des journées d’étude ?Par suite du meeting de Qué- bec, les affiliés peuvent envisager à bon droit la possibilité d'or-ganisor des journées d'étude ou un seminar en collaboration avec la Commission des accident* du travail.Il n’est peut-être pas téméraire d'affirmer que la Commission sera plus sympathique aux griefs des travailleurs et aux changements qu'ils sollicitent dans la Loi.IL EST INTERDIT AUX JOURNALISTES d’avoir un style "pompier", mai* il peut leur être extrêmement profitable de s'intéresser au travail souvent héroïque de* pompier* et d'intéresser leurs lecteurs aux problèmes de la protection contre los incendies.C'est ainsi que les journalistes et photographes de la métropole se sont récemment partagé la somme de $810 grâce au concours de photos et de reportages organisé par l'Association des pompiers de Montréal.La photo du haut, qui nous montre l'ex-directeur Raymond Paré dirigeant les opérations de secours è l'occasion de l'incendie de l'American Spaghetti House, a valu un premier prix à M.Gordon Pritchard, du MONTREAL STAR.Deux sapeurs ont péri dans ce sinistre.La photo ci-contre nous fait assister à la remise du premier prix de re' portage au journaliste Guy Lamarche, de LA PRESSE, pour l'excellence de son travail à l'occasion des Incendies de l'American Spaghetti et de l'hôpital du Sacré-Coeur.If MONDE ouvrier OCTOBRE 1959 - MONTREAL - OCTOBER 1959 THE LABOUR WORLD fsf-ce le début d'un vrai "dégel"?Premier contact prometteur avec Commission des accidents du travail fHE LABOUR WORLD OCTOBRE 1959 MONTREAL OCTOBER 1959 LI MONDE OUVRIER La FAT-COI pousse Taction politique, lance un Fonds de défense national et ÜVSSSC10 SAN-FRANCISCO — Menacé dans son existence même par les assauts dont il est victime tant sur le plan politique que sur le plan économique, le mouvement syndical américain a réagi vigoureusement au cours de son congrès qui réunissait dans cette ville, vers la fin de septembre, 916 délégués, dont un grand nombre venus du Canada."C'est aujourd'hui que nous commençons la campagne (électorale) de 1960," proclamaient diverses résolutions visant à amener la défaite de la "coalition bi-partisane réactionnaire" qui a fait adopter par le Congrès de Washington une des pires lois antisyndicales qui se soient jamais vues dans l'histoire des Etats-Unis.Le mode de gouvernement américain étant différent du régime parlementaire canadien, la grande centrale s'est surtout fixé pour tâche de faire voter et de faire participer à la campagne électorale les travailleurs syndiqués.Elle entend publier le "record" de tous les "congressmen", tant au Congrès que dans les assemblées législatives des états, afin de mettre au blanc ceux d'entre eux qui se sont prononcés pour des mesures antisyndicales ou antisociales.On sait que la discipline de parti n'existe à peu près pas aux Etats-Unis, où les hommes politiques restent sensibles aux pressions exercées par des groupes importants d'électeurs, dont le mouvement syndical.Un fonds de défense permanent Le congrès de San-Francisco a, en outre, décidé de créer un Fonds de défense permanent qui servira à secourir tout syndicat affilié aux prises avec des compagnies visiblement occupées à le détruire, comme c'est actuellement le cas dans le conflit qui oppose les grandes aciéries aux Métallurgistes-unis d'Amérique.C'est d'ailleurs à l'intention de ce syndicat que la FAT-COI va demander une contribution d'une heure de travail par mois à chacun de ses membres.Cela devrait permettre de recueillir de $25,000,000 à $30,000,000 par mois, ce qui fait une allocation mensuelle de $60 par famille de gréviste.L'élément inédit de ce projet, c'est que le reste de l'argent recueilli ira, au terme de la grève, dans un Fonds de défense permanent qui pourrait être le prélude à une mise en commun des ressources de tout le mouvement syndical dans les cas de luttes à finir avec de grosses compagnies.Au Canada, le Congrès du travail avait créé un Fonds semblable, à I' occasion de la grève Règlement à Fry-Cadbury MONTREAL.— Les employés de la compagnie Fry-Cadbury, membres du Syndicat international des boulangers et confiseurs, sont retournés au travail après une grève d'un mois.Aux termes de l'accord intervenu, les grévistes reçoivent une hausse de salaire de 8 cents rétroactive à décembre 1958 et une majoration de 4 cents, qui entrera en vigueur en octobre 1960.La convention expirera un an plus tard.La question de l'ancienneté aurait été réglée à U satisfaction de l'employeur.des bûcherons de Terre-Neuve, et avait presque atteint son objectif de $1,000,000.Le syndicalisme attaqué partout A ce propos, les congressistes de la FAT-COI ont entendu plusieurs délégués fraternels leur dire que le syndicalisme était aussi la victime d'assauts violents dans d'autres pays.Le président Claude Jodoin, du Congrès du travail du Canada, a déclaré qu'on assiste à des efforts sans précédent, tant sur le plan fédéral que provincial, pour faire passer des lois qui "paralyseraient les syndicats, saigneraient leurs caisses à blanc, et feraient des souvenirs du passé des grèves légales et des cordons de piquetage".Vers l'arbitrage intersyndical Devant les menaces qui pèsent sur le mouvement syndical, le congrès de la FAT-COI a posé un principe de nature à cimenter l'unité ouvrière.Les délégués ont en effet accepté le principe de l'arbitrage final et exécutoire dans les conflits de juridiction intersyndicaux.Le congrès a donné mandat à son Conseil exécutif de mettre au point un projet de code devant servir à "un tribunal d'arbitrage composé de personnes éminentes et parfaitement Qualifiées".Le confrère JODOIN, expliquant aux congressistes de la FAT-COI que les syndicats canadiens sont, eux aussi, victimes de la persécution .Quand le projet sera prêt, il sera soumis à un congrès extraordinaire de la FAT-COI.C'est, sauf erreur, la première fois que les affiliés de la centrale sont prêts à sacrifier ainsi une part importante de leur autonomie afin de sauvegarder l'unité syndicale.Réélection de tout l'exécutif Le congrès de la FAT-COI s'est terminé par la réélection sans opposition de son Conseil exécutif dans son entier.En plus de réélire le président George Meany et le secrétaire-trésorier, le confrère William Schnitzler, les délégués leur ont voté des augmentations de salaires de $10,000 par année, ce qui porte leur traitement à $45,000 et $43,000 respectivement.Le MONDE OUVRIER lance un appel au secours à ses fidèles lecteurs qui auraient conservé des exemplaires du journal.A la suite du déménagement récent du Secrétariat de la FTQ, nous avons constaté qu'il nous reste à peine un ou deux exemplaires des livraisons de NOVEMBRE 1958, de FEVRIER 1959 et de MARS 1959.Il serait extrêmement IMPORTANT et URGENT que nous complétions notre collection.Nous prions donc instamment nos lecteurs de fouiller leur demeure ou le bureau de leur syndicat afin de retrouver des exemplaires de ces trois numéros du MONDE OUVRIER et de nous les expédier au plus tôt.Et afin que vous ne vous trouviez pas, è votre tour, dans la situation pénible de ne pas trouver votre journal, nous vous invitons par la même occasion à renouveler votre abonnement, à nous informer de votre changement d'adresse ou à abonner un ami qui conservera le MONDE OUVRIER en lieu sûr.Il serait important aussi que vous abonniez l'instituteur de vos enfants, votre médecin, votre dentiste ou le curé de votre paroisse, afin que le plus de gens possible connaissent les positions du mouvement syndical et comprennent vos revendications.LE MONDE OUVRIER, 1327 est, boul.St-Joseph, Montréal 34.Je désire obtenir.abonnement(s) au MONDE OUVRIER et je vous envoie ci-indus la somme de .dollar(s).Nom .Organisation .Adresse .Ville .Prix de l'abonnement : deux dollars ($2.00) Prov.Contre métallos et débardeurs Qke fait jouer ici fpsjiSlofBiie de Ici loi Taft-Hartley WASHINGTON.— Considérant apparemment qu'une grève peut durer indéfiniment tant que les travailleurs sont seuls à en souffrir, mais qu'elle doit cesser du moment que le patronat et l'économie commencent à s'en ressentir un peu, le président Eisenhower a invoqué la loi Taft-Hartley à deux reprises, ce mois-ci, contre les débardeurs de la côte de l'Atlantique d'abord, puis contre les Métallurgistes-unis d'Amérique.Une loi esclavagiste La loi Taft-Hartley permet d'émettre une injonction contre les grévistes et de les obligor à retourner au travail pour une période de 80 jours, appelée "cooling off period".Les syndicats américains ont toujours dénoncé cette loi comme étant une mesure esclavagiste et les observateurs s'accordent pour dire qu'elle a rarement amené le réglement d'une grève.C'est ainsi que les 500,000 métallos américains vont être forcés do retourner à l'usine après trois mois de grève, au moment où les consommateurs d'acier commencent à épuiser leurs réserves et où l'industrie sidérurgique, pour la première fois, se verrait probablement forcée de commencer à négocier sérieusement.Deux poids, deux mesures Le recours à la loi Taft-Hartley par le président Eisenhower est d'autant plus injuste pour les grévistes qu'il avait déjà renoncé à la création d'une commission d'enquête sur les causes du conflit, sous le prétexte que les compagnies n'en voulaient pas.Ses nombreuses amitiés personnelles avec les requins de l'acier, récemment mises à jour par le journaliste Drew Pearson, expliquent pourquoi Ike a préféré la solution qui faisait l'affaire du patronat, a une enquête impartiale qui aurait éclairé l'opinion publique et probablement forcé l'industrie à négocier.Trois fois contre les débardeurs Pour ce qui est des débardeurs de la côte est, c'est la troisième fois que le président Eisenhower invoque la loi Taft-Hartley pour les renvoyer de force au travail.Leur dernière grève n'a duré qu'une semaine.Les dockers, membres de l'Association internationale des dé bardeurs, venaient à peine d'êtro réintégrés dans le mouvement syndical.Ils ont été réadmis au sein de la FAT-COI, à l'essai, après avoir été expulsés par l'ancienne Fédération américaine du travail, il y a quelques années, pour corruption.Un signe nouveau-pour les gens à la page I / Æ .® i i I »! ; "'i , • I '»! 'i f < lj .j „s i ’’ •* r-.'h llHF' ;.¦ / ' i j { 9 ; ^ ; " ~ / a* .' üiutm ¦>“ i K.0 Sou» une étiquette | nouvelle, toujour» let : même bonne bière — Dans sa nouvelle fenuo moderno, Dov/, toujours aussi savoureuse, répond exactement aux oxigonces du goût d'aujourd'hui.Plus quo jamais, c’ost lû bière préférée do ceux qui mônont une vie pleine et octivol SEULE LA BIÈRE DOW EST "CLIMATISÉE'* le monde ouvrier OCTOBRE 1959 MONTREAL OCTOBER 1959 THE LABOUR WORLD Le CJM dénonce: Le scandai© du Etayai Victoria MONTREAL — Dans un appel à la Commission de relations ouvrières du Québec pour qu’elle leur accorde promptement un c.rtific.it de reconnaissance syndicale, le Conseil du travail de Montréal a élevé une protestation vigoureuse contre les “conditions je travail inhumaines" que connaissent les 1,200 employés de i'hô-piïsi Victoria.La majorité des employés ont adhéré au Syndicat international des préposés à ( entretien des édifices.Se faisant lui-même le proposeur de la résolution, le prési-dont Louis Laberge a déclaré que le Royal Vie paie des salaires de famine à ses employés, qui reçoivent souvent des solaires de "La vie ouvrière" de retour à Radio-Canada MONTREAL.— L'émission "Li via ouvrière'' est de retour sur les ondes de Radio-Canada, le lundi soir, de 7.30 à 8.00 p.m.L'animateur en est toujours le confrère Jean-Paul Lefebvre, de le CTCC, et c'est le confrère Philippe Vaillancourt, directeur provincial de l'éducation pour le Congrès du travail du Canada, qui rédige la chronique de l'ec-tujlilé ouvrière.Comme les travailleurs écoutent de moins en moins la radio, le soir, la Fédération des travailleurs du Québec a déjà demande à Radio-Canada d'adapter U formule de "La vie ouvrière" i le télévision.Les autorités de celte régie publique avaient alors en prétextant précisément i ¦ les travailleurs n'écoutaient pas en asser grand nombre "Li vie ouvrière" à la radio.50, 55 ou 60 cents l'heure.Ils travaillent encore 54 heures par semaine."C'est un scandale, s'est écrié le confrère Laberge, de voir la différence entre les revenus des médecins et ceux des employés d'hôpitaux !" La résolution adoptée par la CTM met les autorités de l'hôpital en garde contre toute tentative d'intimidation.Le contrè-re Lionel Lemay, organisateur du syndicat, avait déjà protesté contre certaines menaces de congédiement.Il s'était aussi élevé contre le fait que les autorités interdisent le port de l'insigne de leur syndicat aux employés, tandis qu'elles permettent aux infirmières d'afficher l'insigne de leur association professionnelle sur leur uniforme.Le président Laberge a affirmé que la situation au Royal Vie est de nature "à vous donner des haut-le-coeur".Il s'en est pris aux hôpitaux qui font toujours des souscriptions parmi les travailleurs, demandent ensuite des prix exorbitants et ne paient même pas des salaires convenables à leurs employés.Conventions signées au Windsor et au Reine-E, MONTREAL — Le Syndicat Mi-national dos employés d'hô-t'-h.de motels et do restaurants vient de signer, coup sur coup, deux importantes conventions collectives, dont l'une avec la direction do l'hôtel Reine-Eliia-herh, où se tiendra le prochain congrès de la Fédération des tra-va leurs du Québec, les 26, 27 et 28 novembre, à Montréal.L entente conclue avec la chaî-:i’- Hilton, qui exploite le Reine-Eliiabeth, comporte notamment Un ordre du jour chargé pour Sainte-Marguerite MONTREAL.— Los membres du Comité consultatif de la FTQ composé do tous les permanents et agents d'affaires des ‘•/ndicafs affiliés — ont du pain iur 1,1 planche i leur meeting c!> Sainte-Marguerite, les 17 et H octobre.A ‘a dernière réunion, le Co-'"ité exécutif a décidé qu'outre ’> promotion syndicale et l'action Politique, il devrait être question J) la possibilité de présenter un mémoire au gouvernement proviciai, de l'éventualité d'un pré-‘iduiit ou d'un secrétaire payé P’r la Fédération, do projets d'a-"«ndements è la Constitution et !j question de savoir si la 'V ne devrait pas avoir des congrès biennaux plutôt qu'an-xtueli.la semaine de 40 heures, ce qui est considéré comme une innovation dans l'industrie hôtelière du Québec."C'est le plus beau contrat jamais signé dans la province de Québec pour l'industrie hôtelière," a soutenu le représentant international du syndicat, le confrère Gaston Ramat.La convention, qui doit entrer en vigueur le 25 octobre, est d une durée de trois ans.A l'hôtel Windsor, le syndicat a signé un premier contrat d'une durée d'un an, comportant une majoration moyenne de salaire de 24%.Selon le confrère Armand Marion, président de la succursale locale, le niveau général des salaires au Windsor se compare maintenant avec celui des autres hôtels de la métropole.L'entente comporte en outre la reconnaissance de l'ancienneté, la continuité dans les heures de travail, six congés payés par année, ainsi qu'une reclassification des tâches.-+- Solidarité syndicale SAINT-JEAN.— Le Conseil du travail de Saint-Jean, affilié à la Fédération des travailleurs du Québec, a donné son appui aux membres de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada qui font la grève depuis le 27 mai à la compagnie Brodie's.Les syndicats affiliés au CTSJ se sont engagés à renforcir les lignes de piquetage des 24 travailleurs de la pierre et du granit.i "la M LE CONGRES DE LA CTCC a réélu les confrères Roger Mathieu et Jean Marchand aux postes de président et de secrétaire-général respectivement.On les aperçoit ici en compagnie du nouveau trésorier, le confrère Jacques Dion, qui a écrasé son prédécesseur, M.René Bélanger.L'ex-président Gérard Picard ne s'est porté candidat à aucun poste.La CTCC fait un pas dans la voie de l'action politique Mcsfhîeu et marchand réélus; Bélanger battu QUEBEC — La Confédération des travailleurs catholiques du Canada vient, au cours de son congrès annuel, de faire un pas en avant dans la voie de l'action politique, en laissant ses organisations affiliées libres de prendre les attitudes qu'elles jugeraient à propos.Cette résolution, proposée par l'ex-présiclent Gérard Picard, membre du Comité national du nouveau parti, semble destinée à permettre à certaines fédérations de la CTCC, telle celle de la métallurgie, de participer à la formation du nouveau mouvement politique sifs de la population.Cependant, la résolution comporte une réserve qui semble déjà donner lieu à diverses interprétations, selon que l'on est pour ou contre l'action politique de la part du mouvement syndical.Les affiliés de la CTCC sont en effet libres de prendre les attitudes qu'elles voudront, "sauf si olles venaient à l'encontre des intérêts généraux du mouvement".Liberté d'action politique, mais .Dans l'esprit des partisans de l'action politique et du nouveau parti, il s'agissait évidemment d'une sauvegarde que se donnait la centrale en prévision du cas hypothétique où une de ses organisations déciderait d'appuyer un parti ayant une politique antisyndicale.Toutefois, les adversaires groupant les éléments progres- du projet semblent d'avis que la résolution n'apporte rien de nouveau et qu'elle permet au Bureau confédéral de s'opposer à toute initiative d'un affilié dans le domaine politique, quelle que soit l'orientation qu'il entend se donner.L'avenir dira laquelle des deux thèses prévaudra.Les observateurs semblaient d'accord pour dire que le congrès de septembre a été un congrès "de gauche" et que la composition du nouvel exécutif peut constituer un facteur favorable à l'action politique.Alors que les confrères Roger Mathieu et Jean Marchand étaient réélus respectivement aux postes de président et de secrétaire, le trésorier René Bélanger, porte-parole reconnu i! reste à peine quelques jours pour "résolutionner" MONTREAL.— Do mémo qu'on dit, à l'approche dos Fêtes, qu'il no resto que quelques jours pour magasiner, de même pourrait-on dire actuellement, au sein de la Fédération des travailleurs du Québec, qu'il reste è peine quelques jours pour "résolutionner".En effet, d'après la Constitution, les résolutions devant être débattues au congrès de novembre doivent parvenir au Secrétariat AU PLUS TARD LE 26 OCTOBRE.Evidemment, le congrès est souverain et peut étudier toutes les résolutions qu'il juge à propos d'entendre, mais les autorités de la FTQ ne pourront pas publier, aux documents officiels imprimés en vue du congrès, les résolutions qui parviendront au Secrétariat après la date-limite."Il est bien entendu que la Constitution sera intégralement et rigoureusement observée", déclare la convocation lancée i 362 syndicats affiliés.L'avertissement vaut également pour les doubles des lettres de créances, qui doivent parvenir au Secrétariat au plut tard le 16 novembre.de la droite à la CTCC, était battu par le confrère Jacques Dion.En outre, le confrère Guy Thibodeau, de Shawinigan, était élu pour la première fois à l'exécutif, pendant que le confrère Adrien Plourde, de la Fédération nationale de la métallurgie, était réélu.la loyale collaboration à Sauvé On sait, d'autre part, qu'à l'ouverture du congrès, le président Mathieu avait offert la "loyale collaboration" de la CTCC au premier ministre Sauvé.Mais comme le faisait observer le reporter syndical Dollard Perreault, dans La Presse du 26 septembre dernier, "ni le comité qui a étudié le rapport du président, ni les congressistes eux-mêmes n'ont jugé à propos de commenter cette partie du discours de M.Mathieu, ce qui peut faire supposer que les militants syndicaux désirent se tenir sur la réserve".Le confrère Perreault ajoutait, à cette occasion, que dans les circonstances actuelles, plusieurs chefs syndicaux déploraient le manque d'unité syndicale dans la province, "les syndicats, écrivait-il, auraient actuellement un immense avantage à présenter au gouvernement un front uni.On craint en certains milieux qu'il n'y ait tendance à la surenchère entre les divers groupes pour obtenir les faveurs du gouvernement." Référendum sur l'unité syndicale A propos de l'unité syndicale, le congrès a adopté le rapport de son comité compétent, ce qui signifie, d'après le journal "Le travail", que les négociations, telles qu'engagées, ont progressé à la satisfaction du congrès".Dans le cas où les négociations avec le Congrès du travail du Canada donneraient lieu à un accord, tous les membres de la CTCC seront appelés à se prononcer sur le projet d'affiliation par voie de référendum. THE LABOUR WORLD OCTOBRE 1959 MONTREAL OCTOBER 1959 LI MONDE OUVIùH, •l'wË mmm ÊêÊÊm ¦$?;:% ’ 'y/- P^W- 0Sit£ mMVim mm mÊÊÈÊÊÊm 1 M A UNION SUIT.} OH HE'LL BE ALONG SOON.TH PARTYfe GREAT WHERE5 STEW?WHATS HIS COSTUME POL/C E MSI mmé >1 « UNION t *.641 st»V0-* Tn*rS 01 IN AH '( W> •3 ¦ •N OR FILTER Tfp cigarettes TRAVEL RUGS AYERS LIMITED LACHUTE MILLS, f.QUt.Etlablhhtd 1670 strong plea by Sen.John McLel-lan, chairman of The Senafe In-vestigafing Committee, for tough labor laws to prevent union hooliganism.This program was run as a summer repeat on July 8.The various organizations then proceeded to use all their resources to be sure that the program was seen."When it was discovered the show was not scheduled in 27 Ley Congressional districts, arrangements were made to get some of the stations to run the program sponsored by some business organization or as a public service.About 5 million letters were sent out urging people in critical areas to watch the program." Show Business And Big Business So far U.S.business was just toying."The business drive really got going," says the POST, "when the tough Landrum-Grif-fin labor bill was introduced in the House.Certainly the business groups put heavy pressure on President Eisenhower who made his unusual television address urging adoption of the Landrum-Griffin Bill.At the same time, brief tape recordings and television film clips were made with the authors of the bill and run frequently either sponsored or as a public service by stations in most of the crucial districts.In one of the areas, a company sents its foremen out ringing door-bells to urge support for the tough labor bill and this, the company says, produced 3,000 letters to Ley Congressmen in one weeL."When the vote came in the House, it was 229 to 201 for the tough labor law.Of the 54 target Congressmen at whom all this effort was aimed, 23 had been persuaded to vote for the bill.This," concludes the FINANCIAL POST, "was nine more than the 14 vote margin of victory." An Example To Canadian Business This is a storry the FINANCIAL POST tells with pride and affection.This was not written by any pro-labour reporter out to tar U.S.business with a blacL brush, but is a story held forth as an example to Canadian businessmen.Draw your own conclusions.OTTAWA (CPA) — In a shocking and frank front-page article, the Canadian FINANCIAL POST has described "How Lobbies Wangled Tough U.S.Labor Law." It makes terrifying reading for any devoted trade unionist.In fact anyone who is concerned with freedom would find this article interesting.For It tells, in laudatory terms, how U.S.business used all the power at its disposal to get anti-union legislation out of Congress.It soys that business, flushed with success, is "now looking for greener postures." by these Congressmen.This was done with the aid of local branches of the various business groups through newspaper advertisements, and radio and television.Rape Of The Mind Violence With The FINANCIAL POST suggests that Canada is a "greener pasture" and remarks that "the lesson for Canadian business is that IF A LAW IS DESIRED, it takes plenty of money, long and hard work and very few lobbyists running around Parliament Hill." The story is one of violence — violence against the mind.The story tells of business buying U.S, Congress by stirring up a section of the people in a cold and deliberate attempt to gain its own ends.Here is that story (all quotations are from the Sept.19 issue of the FINANCIAL POST) : All Out To Kill Labour The major organizations involved were the National Association of Manufacturers, the U.S.Chamber of Commerce, aided by most of the local state organizations, the American Farm Bureau Federation, the American Retail Federation and the National Small Businessmen's Association .They decided early this year that 1959 was THE year to try for tough labor legislation.They banked heavily on the revelations of labor racketeering made public by the Senate Labor Rackets Committee." The groups went over the list of Congressmen and picked out 54 who had never before voted on a labour bill and who were elected by a slim margin in 1958."The full power and influence of the business groups were concentrated on these 54 Congressmen.The first job now was to pour propaganda into the districts (or ridings) represented "One major tool was a television program sponsored by the Armstrong Cork Co.'s Circle Theatre called 'Sound of Violence'.It was an April network show with an estimated audience of 25 ion.It ended with a THE FIREMEN L WASHINGTON (CPA) — The labour movement seeks “a balance of power in the economic and political life of the nation" to achieve higher standards for all, AFL-CIO president George Meany declared recently.Replying to charges that labour is "too powerful", the labour leader asserted : "Yes, labour has gained power in America.We are proud of the way it has been used.We hope in the years to come that we will achieve greater power to work for the good of all America." Brother Meany's statement has been published in a 16-page pamphlet entitled "Power — For What 7" "I see no harm in power," he said, "if it is power dedicated to human values, if it is power for good — and that is what the union movement seeks." The AFL-CIO president said that the trade union movement has always used whatever power it had to raise living standards, to promote the interests of all the people and to enlarge freedom and civil liberties, "Let no one mistake our purpose," said Mr.Meany."Labor has no desire to take over America or make over America.We are not out to push anyone else around." But labor will use its economic and political power "and any other weapon we have the right to use .to continue labor's efforts to make America a better place for all its citizens, not merely union members," he declared.OTTAWA (CPA).— The way is now open for Canadian lodges of the Brotherhood of Locomotive Firemen and Enginemen to engage in political education.At the Brotherhood convention in St.Paul the Canadian lodges asked for — and got — an amendment to the constitution of the traditionally conservative railway union.Backed unanimously by the 106 Canadian delegates to the convention, the amendment reads: "Canadian subordinate lodges may establish a special fund to be known as the Political Education Fund, this fund to be used to promote the political education of its members.Donations may be made from this fund to candidates or political parties which have been endorsed by the subordinate lodges." Canadian Vice-president J.G.McLean hailed the step as a "first".He said the Brotherhood has pioneered the method by which other unions could implement the political action resolution of Winnipeg CLC convention.He stressed the democratic nature of the amendment."It will be up to each lodge to decide on the extent of its activity," Mr.McLean told CPA.• WARMTH • SOFTNESS • DURABILITY combined in PURE WOOL BLANKETS “Canadas Own'
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