Le monde ouvrier = The labor world, 1 juin 1962, Juin
«Usa 18 i&ilsa Les-" élections i o.„.£ ,.¦’ 1 L I 0 T M e Q h r v ' I.L C r ,, -1 r." ' r r ¦ • .No 6 MONTREAL - JUIN 1962 47o onnnéc • s ; HÉ ^ K gyi-V :*< : fsSi® ¦ : F*» #*¦ C'ETAIT SANS DOUTE LA PREMIERE FOIS qu'il arrivait à la Commiulon Parant, qui fait présenta-ment enquêta aur l'antaignamant au Québec, de recevoir un mémoire auisi progressif venant d'une organisation aussi représentative, quand les dirigeants de la FTQ ont comparu devant l'organisme le 27 juin dernier, Les commissaires avaient déjà pris connaissance de documents très radicaux préparés par de petits groupements marginaux, de même que des mémoires réactionnaires en provenance de mouvements plus vastes, mais dépourvus de véritables structures démocratiques.Cette photo nous fait voir le vice-président Jean Gérin-La-joie, défendant avec une fierte évidente un document progressif solidement appuyé sur une Déclaration de principes démocratiquement adoptée en congrès par les représentants officiels de 235,000 travailleurs du Québec.On lira en pages Intérieures de nombreux articles consacrés è ce mémoire qui devrait exercer une grande Influence sur l'orientation future de l'éducation dans notre province.MONTREAL — Même si lo Nouveau Parti démocratique> en doublant le vote de l'ancien PSD, n'a pas réussi à faire élire un seul député dans le Québec, il semble bien que les résultats des élections fédérales du 18 juin, en raison notamment de la réussite spectaculaire du Crédit social, ont eu l'effet d'un véritable coup de fouet sur la Fédération des travailleurs du Québec et ses affiliés.Partout, ce qu'on entend dire, c'est : "Faut s'organiser mieux pour la prochaine fois !" D'ailleurs, cet état d'esprit se retrouve chez plusieurs candidats du NPD, syndiqués comme non syndiqués, qui ont déjà tenu des meetings consacrés uniquement à l'organisation.Le 30 juin, a lieu une réunion de tous les candidats et de tous les organisateurs, de même que des membres du Conseil provincial du NPD, afin de faire une évaluation de la dernière campagne électorale et de dresser un programme d'action.L'organisation et l'éducation dans l'action Tout cela plaira à coup sûr aux syndicalistes, qui ont toujours mal supporté les interminables discussions théoriques qui reléguaient au second plan le souci de l'organisation et d'un sain financement.Les travailleurs sont habitués aux tâches précises et concrètes et ils ne mùnqueronr sûrement pas de se réjouir qu'après l'année de tâtonnements philosophiques qui a suivi le congrès de fondation, l'organisation provinciale du NDP, comme conséquence de la dernière campagne électorale, mette enfin l'accent sur l'organisation.Pour sa part, le président Roger Provost, de la FTQ, déclarait, au lendemain même du scrutin, que notre centrale et ses affiliés s'étaient déjà remis à la tâche.Il voyait notamment, dans les résultats du vote, la nécessité d'accélérer l'éducation politique des syndiqués, non pas par des études théoriques, mais encore une fois et toujours dans le feu de l'action.Une grande répétion générale Le confrère Provost a volontiers reconnu que les membres de la FTQ n'ont pas tous suivi a recommandation, d'ail-eurs libre, de voter NDP.Mais il a refusé d'y voir un manque de confiance dans les dirigeants syndicaux.C'est, dit-il, la conséquence du climat de liberté démocratique qui existe dans le mouvement syndical.Selon lui, les élections ont suivi de trop près, surtout pour le Québec, le congrès de fondation du NPD.C'est pourquoi, dit-il, il no faut voir dans le scrutin du 18 juin qu'une grande répétition générale dans laquelle les travailleurs du Québec ont achevé d'apprendre leur rôle social et politique.La FTQ, rempart anti-créditiste Le président Provost a fait observer que c'est dans les circonscriptions où la FTQ est le plus représentative, et surtout à Montréal, que l'électorat a le plus résisté à la vague créditis-te.Par contre, d'autres associations populaires ont négligé d'éclairer la population et l'ont de fait, en dépit de déclarations négatives de dernière heure, laissée à la merci des démagogues.Lo Crédit social a obtenu ses victoires au sein des châteaux-forts de la CSN et chez les cultivateurs dont le leader, M.Jean-Baptiste Lemoine, a déserté la présidence de l'UCC pour briguer les suffrages sous l'étiquette libérale.Selon le confrère Provost, le péril créditiste devrait avoir pour effet de hâter l'avènement de l'unité syndicale, à tout le moins sur le plan politique, et d'amener une alliance de plus en plus nécessaire, entre cultivateurs et travailleurs industriels.Il s'est dit convaincu qu'en raison même des succès créditistes, le NPD va enfin rallier tous les groupements intermédiaires qui sont ses alliés naturels, de même que les professionnels et les intellectuels que le scrutin aura persuadés de la disponibilité do l'électorat.Une répudation des vieux partis Le président Provost, à l'instar du ministre associé de la Défense, M.Sévigny, et de plusieurs observateurs, a interprété les victoires créditistes comme une répudiation des deux vieux partis.D'après lui, la population du Québec n'a pas eu la chance, pour des raisons diverses telles que le manque d'organisation, de ressource» financières, etc., d'entendre le message du NPD.En même tamps qu'il souhaita da bonnes vacances è ses facteurs, "La Monde ouvrier" annonce qu'il ne paraîtra pas en juillet et qu'il publiera è la mi-août son édition juillet-août, qui tara son numéro da la fête du Travail.LA REDACTION IE MONDE OUVRIER JUIN 1962 MONTREAL JUNE 1962 THE LAbOUk WORLD L« doy «en dük Jour nau« syndicaux canadien* 4 OUVRIER Fanci* par Gustav» Francq, an 1916 4 J'ubiir dans I* Dut lie promouvoir le£ réformes législatives nécessaires à I- protection de la classe ouvrière du Québec et à 1 amélioration de son sort Organ* officiel de le FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif : Moyer PROVOST, président; Edouard LAROSE, Jean GERIN-LAJOIE.vice-président»; John PURDIE, secrétaire, André THt&AUÜEAU, trésorier.Directeur .Royer PROVOST; rédacteur: Noel PERUSSE.Adresser foutes communications 6 : 1327 esî, boul.St-Joteph, Montréal 34 — Toi.LAfontaine 7*121b Imprimé per Radiomonde, 8430, rue Casyroin, DU.7-671 b U !.1.tit; Ki«.t*s 2 ClUnc e cuton-.r- I «Mru-.J.iija ur.' ti nun.êf.rf# 4* kON .fi Y, cl .et Ou II- »'«.• f' « .« • r Or It ptAît'ite putll .- .B$a8S n» mmm ül mBmsSi mm WM ¦§# V .- .LE CONFRERE GERMAIN BERTRAND s'achemine-t-il vers la mairie de Jacques-Cartier ?C'est ce que souhaiteraient de nombreuses personnes qui ne veulent pas que sa "révolution" leur soif volée par quelque pseudo-réformiste comme cette municipalité de banlieue en a trop connus.Relancé par le mouvement syndical au moment où ses troupes paraissaient démoralisées, le confrère Bertrand va désormais de victoire en victoire.Il est maintenant président de la Commission scolaire.A gauche, on l'aperçoit au moment où il adressait la parole aux membres du Conseil du travail de Montréal qui étaient vainement venus lui prêter main-forte pour lui permettre de siéger.A droite, sa première apparition à un meeting du CTM où il a soulevé l'indignation des délégués avec un sobre exposé de l'affaire Bertrand.Le confrère Germain Bertrand est élu président de la Commission scolaire Autre victoire du CTM à Jacques-Cartier JACQUES-CARTIER — Le confrère Germain Bertrand, celui qu'on appelait, Il y a quelques mois, le "commissaire-d'école-qui-ne-peut-siéger", non seulement occupe maintenant son poste à la Commission scolaire de Jacques-Cartier, mais encore y occupe-t-il le fauteuil présidentiel I Le syndicaliste de Canadair se trouve un peu dans la situation d'un patriote africain qui, après avoir passé une partie de sa vie dans les prisons françaises ou anglaises, devient président de son pays.On sait que le confrère Bertrand, qui est membre de la loge 712, de l'Association internationale des machinistes, avait d'abord été admis à siéger en vertu d'un bref de prérogative, dont l'octroi est maintenant contesté en Cour supérieure.Depuis lors, deux nouveaux commissaires ont été élus avec l'appui des Citoyens-unis de Jacques-Cartier.La vieille "gang" à la porte Fort d'une nouvelle majorité anti-Rémillard, le confrère Bertrand a été élu à la présidence de la Commission scolaire, d'où il a expulsé celui qui avait usurpé son siège, M.Hormidas Bussière.L'organisme a aussitôt adopté diverses mesures de démocratisation et d'assainissement, en limogeant notamment le conseiller juridique, Me Mario Dumesnil.On prévoit que maintenant qu'il a accès aux dossiers, le confrère Bertrand va pouvoir faire éclater le scandale de la Commission scolaire de Jacques-Cartier, ce qui pourrait bien avoir le même effet que l'enquête judiciaire réclamée par la FTQ, le CTM et l'ensemble de la presse métropolitaine.A ce propos, on croit savoir que le journal La Presse publiera bientôt les résultats d'une vaste enquête sur les banlieues de la rive-sud qui pourrait bien prendre les proportions de l'enquête refusée par le gouvernement Lesage.Le mouvement syndical emporte le morceau On se souvient que le printemps dernier, alors que le confrère Bertrand et les Citoyens-unis de Jacques-Cartier étaient en proie au découragement par suite de l'indifférence de l'opinion publique et de l'inaction complète des autorités gouvernementales, le Monde ouvrier, à la suite d'un article de Mlle Catherine Bres-lin dans Maclean, le Conseil du travail de Montréal et la FTQ ont pris en main l'affaire Bertrand et déclaré la guerre au régime Rémillard.Depuis lors, le gouvernement a nommé un administrateur-délégué à Jacques-Cartier et y a remplacé le chef de police, mais il a refusé l'ouverture d'une enquête judiciaire, qu'il avait déjà lui-même projetée, parce qu'une première enquête policière "discrète" avait probablement compromis de hautes personnalités libérales.Néanmoins, toutes ces mesures positives sont attribuables à l'intervention du mouvement syndical.Le confrère Bertrand à la mairie ?A l'heure actuelle, on tente, dans l'entourage du confrère Bertrand, de le convaincre de se porter candidat, avec l'appui éventuel du Conseil du travail de Montréal, à la mairie de Jacques-Cartier.Celui qu'on a appelé le chevalier de Jacques-Cartier hésiterait à le faire, en raison de l'importance qu'il attache à son rôle dans le domaine de l'éducation.Cependant, on estime que, sans sa présence à la tète de la municipalité, sa "révolution" pourrait bien lui être volée par quelque autre Chamberland.Devant la vague créditasse Gus lira li CSM?Si.nu lendemain de l'élection fédérale du lti juin, le président Hotter Provost a pu se féliciter de la participation de la FTQ à la campagne électorale et annoncer que notre centrale se remettait immédiatement à la tâche en précision des prochaines élections, fédérales ou provinciales, il it’cn est pas allé de menu' éi la CSN, qui se rendit cruellement compte que son neutralisme politique lui avait valu un véritable envahissement de scs places fortes par les forces réactionnaires et antisyndicales du Créé.il social.A quelques mois de son congrès, la CSN se trouve dans la situation suivante : Apres des années d’une lutte courageuse — mais négative — contre le duplessisme, elle a passé scs derniers congres à régler des problèmes de régie interne - - réforme des structures, déconfessionnalisation, etc.— et à éviter les problèmes de l’itnité syndicale et de l’action politique, pendant que ses dirigeants offraient successivement leur collaboration aux gouvernements Sauvé, Barrette et Lesage — deux de l'Union nationale, un liberal.Avec le gouvernement Lesage-Lévesque, — plutôt qu'avec le gouvernement Lesage-Marler, — certains dirigeants de la CSN, dont le président Jean Marchand, crurent que “ça y était".Et l'on fit tout pour “couvrir" les défaillances de ce que l'on croyait être un nouveau régime, dont le chef, M.Lesage, avait pourtant réclame une opinion publique vigilante.L'on esquivait soigneusement tonies les invitations à participer d’une façon ou d'une autre à ta formation du NPD.Et l'on s'employait dans tous les milieux à discréditer le travail d'éducation politique et d'organisation qui s'effectuait au sein de la FTQ.Et Ton continuait de revendiquer, comme s'il s'était agi d'un assassinat politique, le mérite de la mort de Duplessis.Et Von continuait de s'attribuer le monopole de l'idéologie et des principes, vouant le reste de la classe ouvrière québécoise aux limbes, sinon aux enfers, de l'opportunisme politique et du syndicalisme d'affaires.Après quatre années de ce régime-là, on s’aperçoit que les châteaux-forts les plus avancés de la CSN, Shawinigan et la région d’Arvida, qui devaient constituer le berceau du socialisme au Québec, ont accouché du Crédit social.On voit des syndicats reprocher au président Marchand sa mise en garde contre le Crédit social et réclamer sa démission.Pendant que le président de la CSN annonce que sa centrale devra sans doute réviser certaines de ses positions au sujet de la politique, on est en droit de se demander s'il ne fera pas face à une majorité créditiste à son congrès d'octobre, et s’il pourra survivre à une tentative de sortir son mouvement de son immobilisme politique.Il ne s'agit pas ici d’accabler la CSN et de réclamer à notre tour le monopole de l'idéologie et des principes, de la clairvoyance et du courage.Nous avons, nous aussi, un conseil du travail où il était interdit de discuter politique et où Ton a élu trois créditistes sur quatre députés.Nous comptons un affilié dont la constitution interdit toute discussion politique en assemblée et dont un dirigeant est aujourd'hui députe créditiste.Mais ce que nous avons trop longtemps hésité à faire, ce que nous avons fait trop mollement jusqu’à la dernière minute, la CSN.elle, a refusé systématiquement de le faire.Maintenant qu’elle songe à reviser ses positions, que fera-t-elle ?Si elle est encore en mesure de faire quoi que ce soit, la CSN a le choix suivant : elle peut occuper la place qui lui est réservée au sein du NPD et, par sa présence et son action sur le milieu, accroître, non pas mathématiquement, mais en progression géométrique, la force et l’influence du Nouveau parti démocratique; ou bien, elle peut encore, à cause de conflits intersyndicaux et de vieilles rivalités personnelles, et surtout pour des raisons de prestige, chercher une formule originale qui diviserait scs forces progressives en meme temps que celles de toute la province.Pour notre part, nous croyons que, devant les menaces qui se dessinent à l'horizon, la FTQ est disposée à oublier le passé et à combattre, au coude à coude avec la CSN, pour la survivance du syndicalisme et de la démocratie.La parole est maintenant aux dirigeants de la CSN.Le MONDE OUVRIER ASSURANCE-GROUPE MALADIE ACCIDENT fl VIE SALAIRE ETC.If: THE LABOUR WORLD JUIN 1962 MONTREAL JUNE 1962 LE MONDE OUVRIER QFL Before Parent Commission Urges Ministry of Full Reorganization ucation MONTREAL - The Quebec Federation of Labour, representing some 235,000 unionized workers in this province, has recently submitted a lengh-tly brief to the Royal Commission on Education.Its key demands are a true ministry of education and a radical transformation of the council of public education into a general or superior educational council having jurisdiction over schooling as a whole.In the QFL view, this general or superior council should comprise — in keeping with language or cultural standards — French and English committees each having subcommittees to supervise the religious and moral aspects of education.Democratization of Central Authority The entire brief, recently presented to the Parent commission, is under the banner of democratization.Our union central proposes that the general council of education have a far more democratic and representative make-up than the present CPE.It suggests that four groups or authorities directly involved in education be represented on it : the government, the church, the school commissions and the educators as well as society in general.In this connection, it bids for participation by labour unions, which would select their own representatives.The QFL brief clearly defines the powers of the minister responsible for education and the functions of the council of education.To the minister it attributes the task of control and supervision which are presently assumed by the superintendent of public education.The latter would be relegated to the rank of deputy minister.As to the council, it would have a genuine authority to regulate, particularly with regard to curricula of study, choice of methods and text books, the system of examinations and the teacher competency.This superior body would have jurisdiction over education as a whole and would comprise distinct groups corresponding to the main levels of education : primary, secondary, technical and university.Education Discussed in Parliament In order to democratize the domain of education, the responsible minister would submit to the Legislative Assembly — which would have an in - education committee — an annual report on education.This report would contain the principal decisions taken during the year, the decisions and recommendations of the general council, and the main government projects."Our legislators," the QFL states, "must contend with the big problems of education just as it contends with all the others.The government must have a definite policy on education, submitted to Parliament and approved by it." Our union central notes that education must not be touched by partisan politics.It adds, however, that this does not mean education must remain a stranger to political evolution which reflects the normal evolution of public opinion.HOW MANY HAVE USED A BANK LOAN?« Ï, æ&ai Wmm.gay wmtrts?mum Sara More than ever before —because the chartered banks have on their books more commercial and personal loans than ever before / Commercial loans to help keep the wheels of industry mo ving.Personal loans for a wide variety of individual and family purposes.At last count, more than 1,250,000 men and women were making use of some form of personal loan for some worthwhile purpose /Year by year, more people discover the ease and convenience of borrowing from a bank.It’s good business to see your local bank manager when you stand in need of financial help.THE CHARTERED BANKS SERVING YOUR COMMUNITY THÎ LABOUR WOP.lt> MONTREAL HJMS 1-3 Al u- mondé ouv«iç?JUIN 10A?- Founded hy OuStSVS Franrq.In 17U Tti* Oun •I Csmdlen Labour Flnsrs ThiË LAÊOUff Published in order to promote the legislative reform ; needed :'nr U\« protection of th« Quebec working class and for the betterment of it; lot At Parent Royal Cwmi$$ion QFL Brief Demands For Public Education oost Official pegno of th« QUEBEC «DE9AT10N OF 1.ABOUB Executive Committ»» : 3og»r P&0V03T.president; Edouard I.APOSS, lain GERIN-LAJQH.vice presidents! John PURDIEL, secretary; Andre THIBAUDEAU, trMwrtr, Dlreclor i Roger PROVOST; Editor: Noil PeffUCCS.Address all correspondance to : 1371 St.Josoph 81 vd «cut, Montroal 34 - Tel.LAfontaine 7-1 713 Printed by Redlomnudo, 8430 Cesgrsln Street.OU 7-4711 lpQ lOHOllAi The lesson Of June We Warn nothing In Ufa and wo continua to mike the tarn" mljtak»*, unless we taka time to stop and ponder ill The event, that involve u, — be they happy or unhappy — and drav; lesson, from them.Tha -.erne thing applies In politics.The first lesson from *ho Juno 18 election, is given by Tommy Douglas, the leader o» the Now Democratic Party, who bid never known defeat at tho polls until ha was beaten by the conjugated force» of the Liberal and Conservative parlies and the medical profession In Saskatchewan, Twenty-two years to the day after the same words worn used by General de Gaulle, Tommy Douglas said: "Wo have lost a battle, we have no» lost the war." This "defeat'' In fact is auite relative, ind a relative victory could be spoken of just is wolt.Although it was less than a year old, the NPD nevertheless obtained more than 1,000,COO votes, or nearly Hv of the popular vote, compared to tho 700,000 votes and 10r'o of the popular vote obtained by the former Social Democratic Party in 1753.The NPD saw 17 member, elected, as against the eight of four years ago.Thn second lesson to ba learned front the balloting was fhat file union movement had good reason, especially In Quebec, to support the NPD and to take active part in the electoral campaign.By the admission of its president himself, Mr.Jean Marchand, if was in the heart of CNTU strongholds — Quebec, Lake St.John, 3t.Maurice Lafleche, tha Eastern Townships—that Social Credit scored the bulk of Its victories, and this with the support of workers, Since this reactionary party with fascist loaning vowed the downfall of the union movement it Is only fitting that Mr.Marchand — despite his Liberal frieodhips — should seek a new political action formula for his union!.On tha other hand, In most of the ridings where the NPD, with the support of the QFL and Its affiliates, was abl* to inter candidates, tha slactorate resisted the Socred wave.This was especially true in Montreal, where *ever»l New Democratic Party candidates made a good showing and completely outclassed Social Credit.Qur movement alone proved to bo a bulwark against an sven graver Social Credit tidal wave, and wa can now hope it will receive reinforcement In s struggle where the «take In future will ba the very survival of our democratic regime.Tha third lesson to be drewn from thi last faderrl elections I» that the workers ere taking en active Interest in politics, and that iffer teeing years of economic stagnation and unemployment, they ire fad up with the old parties.Social Credit ran two union organisers, one of whom belongs to a union organisation whose constitution forbid, nolitlcaf discussions at meetings.Social Credit, In tha minds of many workars, was to fill avoid which the NPD.being too young, was not yet prepared to occupy.Tha responsibility rests, In varying degrees, with the QFL whose magnificent effort cams too fete, and especially tha CNTU whose leaders sulked » long tim* about the NPO for reasons that where more or less svowahle.Workers who seek a political ravivai cannot be blamed for voting In good faith for Social Credit when there has beer, no efficient alternative that conforms with their interests snd hopes.The fourth lesson taught on Juno 13 Is that elections are not won with prayers, with Interminable philosophical and Ideological discussions, or with magnificent platforms that — through lack of meant — cannot ba made known to the electorate.The workers have learned that what Is required above all Is on efficient organisation and s few ihock Ideas that strike the public fancy, If unionists are to continue enthusiastically supporting the NPD, It will be necessary for our intellectuals to discuss things more readily snd man-to-mon with the représentatives of the workers; for more talk sbout organization and money than theories end broad principles; for more thought about winning the populace than pleasing Mr.Andre Laurendeau; for more attention to TV then the newspaper editorials.If we can agree en these things, ws can da a |ob next time.MONTREAL — In its brief recently submitlnd in the Royal Commission on Educotion th» Quebec Federation of labour repeatedly urges—besides the creation of a ministry of education and the democratization of the council of public education-priority for the public sector of education.Not only does thn QFL recommend o sharp speedup In the development of secondary teaching, but it proposes also that private institutions relying on public funds to import free or nnarly-free schooling transform into semi-publir establishments, This reform of institutions drawing on the public treasury should also apply to universities.Everything for Public Sector QFL recommends o standardization of qualifications to enroll for the classical course as well as in other institutions of secondary educotion.The requirement} ought to be specific, precis» and known to tho public so as to thwart any discrimination.In the event of Institutions becoming overcrowded, the number of entrants should be checked by way of contests based on democratic standards.The union brief also bos an important section devoted to adult education.It covers thn extension of academic teach ing as well as the professional advancement of workers It re commends in particular the creation of "on information and orientation contre whore all those wishing to pursue their studies may obtain proci sn and adequate informations, without having »o deal with profiteers or education mar chants''.Our union central, representing some 235,000 Quebec workers, asserts that democratization of education must extend to the consent and spirit of the teaching, as well as to the framework within which it is given, That is why it recommends on extension of the public sector at secondary level.The brief calls for school commissions to give the complete classical course and for the secondary public school to serve oil regions of the province.According to the QFL, the school commissions must shoulder the obligation of organizing secondary education themselves, and not be permitted to shift the burden unto privalo institutions.To this end, school corporations must keep sail their revenues and not be allowed to simply pick up the tab for courses given in private institutions.The payment of schooling costs in the private sector, the union brief says, should be limited now to the number of ploces presently available, As to the government, it should channel all its resources into the expansion of the public sector and, with that In mind, apply to it all of the sums provided by Bill 64 for the last four years of the classical course.Transformation of Private Institutions In order that private colleges may continue to benefit from public funds, the QF1.suggests that they transform, along with universities, into corporations of semi-public character comprising representatives of State, church, students, parents, teachers, and so on.It would be up to the miniitry of education to supervise their budgets and approve their bylaws.This is tho case at Saint Paul College, whose juridical structure could serve as o guide, the brief states.The QFL reiterates its known stand on completely free schooling, it cites abolition of fees.It calls for grants, bursa ries and pre-salary allowances.It urges that precautions be taken to avert any discrimination against youngsters from the working class of the population.In order to eliminate the Influence of family connections nnd social standing, the Finer taste is a Seagram, tradition CANADIAN WHISKY ountifo Ao*io ano qottuo t* now* UNO* A CA“AO»A*« U'JfetVttlQK H.$f*AQ*AMfcSONt LtM«T* Isiarq i» i CV-rAWM^ CANADA Water* (plain or sparkling) Is your most reliable guide to the whole truth about, any whisky.Water add?nothing, detracts nothing, but reveals a whisky’s true natural fla vour and bouquet.Put Seagram’s “83” to the water test and you’ll agree — to be that, good with water, it must be a superb whisky and a more satisfying drink with any man’s favourite mixer.Now in a distinguished nmr flfieanter.-*? The June 18 Federal Elections 4/th Year MONTREAL - JUNE 1962 No 6 vvT’s
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