Le monde ouvrier = The labor world, 1 mai 1963, Mai
t Travailleurs du Québec ' 1 ¦' T H E Q U t c : c : V r taux f©s«w®BS exp® radiations ionisantes ?SAVIEZ-VOUS QUE.• plus de 100 usines du Québec emploient des isotopes radioactifs?• l'exposition à ces radiations peut provoquer des maladies graves ?Let travailleur! n'ont pat l'habitude de bouder le progrèi.lit lui font même un accueil étonnamment favorable, compte tenu du peu de cat que l'on fait habituellement de leur sécurité d'emploi, de leur tanté et de leur bien-être au moment d'apporter certaini changements technologique! à la production ou d'y introduire certaine! innovations.On connaît les conséquences parfois tragiques de l'automation; mais, qui sait les effets de l'introduction des isotopes radioactifs à l'usine ?• l'entreprise privée néglige l'éducation dans ce domaine?48th Year MONTREAL - MAI 19*3 No 5 ONDE OUVRIER Les Machinistes célèbrent leur ?§® anniversaire »:V; r : ¦ JLf 1 jg*- ¦ yw w LE 75e ANNIVERSAIRE DE L'ASSOCIATION internationale des machiniste! n'est certainement pas passé inaperçu é Montréal, où le maire Jean Drapeau n'a pas hésité é proclamer la 25 mal 1963 : "Journée des Machinistes".Dana sa proclamation officielle, le maire Drapeau rend hommage 6 l'AIM qui, née dans une fosse à locomotive d'Atlanta, en Georgia, en mai 1688, "jouit d'un prestige et d'une Influence mérités tant chez nous que partout ailleurs".Le premier magistrat de Montréal te dit hauraux de s'associer aux membres de ee syndicat, à ceux du CTC, de la FTQ et du CTM pour souligner l'événement.On aperçoit ici M.Drapeau faisant lire la proclamation au vice-président international George Watkins, de l'AIM, en présence, de gauche é droite, des confrères Louis Laberge, Claude Jodoin, président du CTC, et Mike Rygus, vice-président canadien du syndicat.Combien de travailleurs du Québec savent qu'il existe, dans notre province, plus d'une centaine d'entreprises, notamment dans les industries minière, métallurgique, chimique, papetière, etc., où l'on fait usage d'isotopes radioactifs produisant des radiations ionisantes pouvant compromettre gravement leur santé et celle de leur progéniture, et même causer la mort ?Combattre l'ignorance, d'abord leur ignorance n'a rien d'é-tonnant puisqu'une enquête menée par le mouvement syndical révèle que l'entreprise privée ne fait à peu près rien pour renseigner son personnel de la production, ou même de la direction, sur cette récente acquisition de la technologie industrielle.Il semble que seuls les employés d'entreprises publiques exploitant des réacteurs atomiques, telles l'Energie atomique du Canada et l'Hydro-Ontario, reçoivent actuellement une éducation satisfaisante en ce qui a trait aux risques que comporte l'utilisation d'un pareil équipement.Le danger que présentent les radiations ionisantes au travail est en tous points semblable à celui que nous font subir les retombées radioactives.De même que le mouvement syndical combat cette dernière menace en réclamant la cessation des essais nucléaires et le désarmement, de même lui faudra-t-il protéger un grand nombre de ses membres, doublement exposés aux radiations, en menant à la fois la lutte au niveau même de l'usine et auprès des autorités gouvernementales.Mieux vaut prévenir que guérir En attendant que les pouvoirs publics interviennent pour protéger les travailleurs industriels, il semble que les syndicats devront exiger des employeurs, par la voie des négociations collectives, certaines mesures de sécurité indispensables.Même si l'on ne connaît pas encore, au Québec, de cas patent d'accident ou de maladie attribuable aux isotopes radioactifs, on peut profiter de l'expérience des autres pour s'empresser do prévenir avant qu'il soit besoin de guérir.En date du 1er août dernier, la FAT-COI publiait une liste de 14 cas d'accidents par la radioactivité Indemnisés, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France, pour des sommes allant de $9,000 à $112,000.On cite encore le cas de l'électricien Ben Zawac-ki, de Bridgeport, aux Etats-Unis, qui a conservé pendant plus de 12 heures dans le tiroir à gants de son automobile une capsule radioactive trouvée par hasard sur un chantier de construction.Des mesures de sécurité urgentes Cet incident, qui remonte à quelques années, illustre bien la nécessité, pour les syndicats, de s'occuper de la protection de leurs membres exposés aux radiations ionisantes en attendant que les pouvoirs publics assument toutes leurs responsabilités.Outre un programme d'éducation complet à l'intention des travailleurs utilisant eux-mêmes des isotopes radioactifs, nos organisations devraient exiger immédiatement de la direction des entreprises les mesures de sécurité suivantes : —l'équipement radioactif devrait être soigneusement isolé, de manière 6 protéger non seulement le public, mais également tous les travailleurs dont la tâche n'exige pas expressément son usage; Rabaisser les risques à zéro —il faut s'assurer de l'absence de toute fuite de radioactivité, sous forme d'air ou d'eau contaminés, de rebuts, ou à l'occasion du transport de matériaux rendus radioactifs; les travailleurs eux-mêmes exerçant leurs fonctions dans des endroits contaminés doivent être examinés soigneusement afin de ne pas étendre la contamination à d'autres endroits de l'usine; —l'entreprise devrait être tenue d'établir un dossier permanent de tout employé exposé aux radiations et mettre ce dossier à la disposition du travailleur ou de son syndicat, sur demande; —les syndicats ou les comités mixtes de sécurité devraient être autorisés à examiner en tout temps et à discuter constamment les opérations comportant une exposition aux radiations ionisantes, de manière à réduire le degré d'exposition à un degré minimum, compatible avec la sécurité du travailleur et de sa progéniture.Dos maladies à retardement Enfin, les experts syndicaux sont d'avis que nos organisations devraient exiger des autorités provinciales que la Loi des accidents du travail reconnaisse comme maladies industrielles, pour une période allant jusqu'à 30 années après l'exposition aux radiations ionisantes, des maladies comme (Suite à la pape suivante) VE MONDE OUVRIER MAI 1963 MONTREAL MAY 1963 THE LABOUR WORLD Fondé par Gustave Francq, an 1914 Fublié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires i la protection de la classe ouvrière nu Québec *t à l’amélioration de son sort.Organa official da la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif : Roger PROVOST, préaidant; Louit LABERGE, Jaan GERIN-LAJOIE, vlca-préaldanta; John PURDIE, aacrétalra; André THIBAUDEAU, tréaorlar.Diractaor ; Roger PROVOST; rédectawr i Noël PERUMi.Adraaaax toutaa commonlaatlona i : 1327 *at, boul.St-Joeeph, Montréal 34 — Tél.LAfontalno 7-Ult Imprimé par l'imprimerie Radlo-TV, #430, ru* Caagraln, DU.7-éîlt 106 rnlniifèr# c:«» Po*f«*, t Ottfiv.E, # «o*orisé ràffrr.nch!u»m«nt tn numdriîr# *f l'#nv«i commt ot jet d« le deuxième clesse rl« le préeenle publ'cetlon.lUOi mi L* deyen dek journaux » f r.ciicaux aanadicn) t EDITORIAL - Et si c'était vrai, la planification?.Au moment où vont a'ouvrir le» portea do Collège canadien de* travailleurs, qui constitue une magnifique initiative du Congrès du travail du Canada réalisée en collaboration avec le» universités de Montréal et McGill, ainsi que la FTQ et la CSN, on peut déjà s« demander «'il l'agit là d'une mesure suffisante pour répondre aux besoins de formation de» travailleurs, à l'heure de la planification économique.On peut ergoter indéfiniment et entretenir dee doutes sérieux sur la volonté réelle des libéraux provinciaux ot fédéraux de faire de la planification.Mois, indépendamment de leur sincérité, il peut se foire que, sans aucune préoccupation idéologique, ils se loise-enf prendre dans l'engrenage de la planification en faisant, précisément, semblant d'en faire.Et même si, sous prétexte de démocratisation de la planification, le gouvernement en abandonnait la réalisation aux agents de la vie économique, dons I espoir que l6s conflits d'in-térét suffiraient à tout paralyser, alors même que la consultation ne servirait que de prétexte à l'inaction, il faudrait néanmoins que le mouvement syndical y participe, quand ce ne serait que pour empêcher que le peu de planification qui pourrait l'y foire, se fasse eu détriment de* travailleurs et au bénéfice exclusif de la grande entreprise.Au récent meeting du Conseil consultatif de la FTQ, à North Hotley, le professeur Jacques Dofny, de l'université de Montréal, en même temps qu'il exprimait son scepticisme à l'endroit de la planification libérale, engageait les force» syndicales à s'y préparer et à former leurs propres techniciens afin que l'entreprise ne soit pus une vaste fumisterie qui n'aurait de la planification que le nom.Le Collège canadien des travailleurs, à peine né, peut-il — et doit-il — s'atteler à une pareille tâche ?Le mouvement syndical possède-t-il les ressources et les institution» qui lui permettraient de se constituer une équipe de techniciens de la planification ?On peut, pour l'instont, en douter.LE MONDE OUVRIER publie, dons lo présente livraison, une anolyse rapide des prévisions budgétaire» du gouvernement provincial pour l'exercice 1963-64, On y constate, à côté de véritables loufoqueries, le fait que le ministère du Travail, contrairement à d'autres ministères, ne consacre rien à la formation des travailleurs.Evidemment, solo tient partiellement au fait que le mouvement syndical a presque toujours voulu, à bon droit, garder son indépendante à l'égard cfe l'Etat, Mais, il nous semble qu'au moment où l'on va faire appel à lui, à titre d'agent de la vie économique, pour participer à lo planification, on lui donne le mandat de travailler, dans l'optique d'un secteur Important de lo société, à i'élaborotion d'une politique de bien commun.Peut-on raisonnablement exiger de lui qu'il fasse tous les frais de l'opération?Peut-on s'attendre à une participation utile à l'ensemble de la société, s'il n'y apporte qu'esprit revendicatif et improvisation ?La formation de techniciens syndicaux de lo planification ne se limite pas à un petit cours accéléré en économique, à des colloques ou à des lunches-causeries; celo suppose des séjours et des stages d'étude prolongés à l'étranger.Nous croyons que cela intéresse tout autant l'ensemble de la société — et plus particulièrement le ministère du Travail — que lu formation de spécialistes en médecine et d'artistes-peintres.Nous avons des conseils des arts qui mu ent les bourses à l'intention dc-t imberbes et des barbus.A quand un conseil de ''éducation populaire qui permettrait aux travailleurs de parfaire leur formation à l'étronger ?La chronologie d'un certificat MONTREAL — On o assisté à des 1er et à des 2e anniversaires de requêtes en reconnaissance syndicale.Mais on a rarement vu une période de cinq ans et demi s'écouler entre la demande et l'octroi d'un certificat.Voici, telle qu'elle nous a été racontée par le confrère Jean Lachapelle, représentant de l'Association internationale de» machinistes, la chronologie du certificat de la Fleetwoed Corporation, à Montréal.1) Début de lo compagne d organisation en octobre 1957.2) Requête en reconnaissance le 18 novembre 1957.3i Le 1 0 décembre, la CRO décrète un vote.4t Le 20 décembre, tenue du scrutin, défavorable au syndicat.5 ) l'AIM demande que, pour couse d'intimidation, menaces et renvois, le vote soit annulé et repris.6i Le 14 janvier 1958, la CRO décrète un second vote.7 i le 27 janvier, un syndicat de boutique nouvellement formé empêche io tenue du scrutin par un bref de prohibition.8 ) Le 27 avril I960, le juge C.-A.Bertrand annule lo décision du 14 jonvier 1958.9) Lo CRO en appelle de ce jugement.10) Le 17 juillet 1962, la Cour d'oppel, par un jugement unanime des cinq juges, renverse ce jugement.1 i I le 26 juillet, le syndicat de boutique de Fleetwood demande un certificat, 12) Le 6 février 1963, lo CRO décide de : c i rejeter cette requête; b ! tenir un second vote; c i de reviser la liste d'ad-rnissibiflté ou scrutin, 13) Le 4 avril, tenue du 2e scrutin, dont le résultat est favorable o l'AIM, dans une proportion de 3 voix contre une.14) Le 9 ovril, octroi du certificat.Voilà qui se posse de commentaires ., Exposés ?.(Suite de la page précédente) la leucémie er le cancer, de même que certains troubles cardiaques et cordiovasculai-res, etc.De telles dispositions existent déjà en Grande-Bretagne.Quand on soit que l'entreprise privée et les pouvoirs publics n'ont pas encore réglé les vieux problèmes de la silicose, des échafaudages et des courroies, il faudrait être bien naïf pour s'imaginer qu'ils vont s'occuper de protéger efficacement les travailleurs contre les risquer relativement nouveaux des radiations ionisantes sans que le mouvement syndical s'en mêle.En manière de sécurité au travail comme de solaires et de conditions de trovoil, on n'es* iomais aussi bien servi que par soi-même.L'économique sans douleur Québec va bientôt passer à la Caisse ! ¦ par Jeon-Claude LEBEL ——.(Le MONDE OUVRIER poursuit la publication d’une chronique économique régulière dont la préparation a été confiée au confrère Jean-Claude Lebcl, publicitaire des Métallurgistes-unis d’Amérique et diplômé en sciences économiques de l’université Laval, Il s’agir d’une entreprise de vulgarisation des problèmes économiques faite à partir d’événements de l’actualité économique intéressant directement les travailleurs."L’économique sans douleur", cela signifie que, contrairement à ce que prétendent certains démagogues de la politique, l’économique, (a peut se comprendre avec un minimum d’effort, et que les travailleurs ont tout autant besoin que leurs employeurs de comprendre les mécanismes qui régissent leur vie de tous les jours.) La REDACTION Lt gouvernement provincial songe i crier une Caisse générais de retreite.C'est M.Lesage lui-même qui l'a affirmé eu cours d'une récente émission da "Québas an marche".Le premier ministre a> même a|outé qu'à cette fin le gouvernement surveillait attentivement les résultets de l'expérience ontarienne et de celle dea Métiara de la construction de Montréal.Voilà tans doute une bonne nouvelle.Mais.Il y a un "mais".On doit en etfet espérer que la Québec te prépare à faire mieux que l'Ontario et que, contrairement à ce qu'il » fait dans le domaine de l'assurance-automobile, il ne se contentera pas de copier son voisin.Il est tans aucun doute très important que le gouvernement s'intéresse aux deux expériences mentionnées par le premier ministre.Il y a en effet des problèmes TECHNIQUES i résoudre.Par exemple, la mobilité professionnelle et géographique des trevailleur* pose un problème sérieux.Le caractère Intermittent ou saisonnier da certains emplois pose un autre problème.On pourrait mentionner plusieurs problèmes TECHNIQUES du même genre, et nul douta qu'en ce sens le» expériences en question peuvent être d'une grand» utilité.Mais quant aux PRINCIPES mêmes d'une Caisse générale d» retraite, à mon humble point da vue, l'expérience ontarienne ait surtout i EVITER.Quant à celle des métiers de la construction, à cet égard, elle ne constitue qu'un ces particulier et n'a sûrement pas le caractère universel (par définition même) qu'on est en mesura d'exiger d'un plan gouvernemental.Una Caisse générale de retraite devrait englober tous les travailleurs et devrait être ouverte, sur une base de participation volontaire, aux cultivateurs et aux artisans.Le plan ontarien n'est obligatoire que pour tous les patrons qui emploient 15 ouvriers et plut.Il en résulte qu'un très grand nombre de travailleurs, et parmi le» plus mal payé», n'ont pas accès à la Caisse générale de retraite.Alors qu'une bonne proportion des travailleurs ontariens quittent leur travail à l'âge de 65 ans, il) n'auront droit aux prestations d* retraite qu'à l'âge de 70 ans.Une caisse générale de retraite devrait assurer une parfaite sécurité au travailleur à ta retraite et, à cette fin, les prestations mensuelles devraient équivaloir a au moins la moitié du salaire mensuel que le travailleur concerné retirait au cours de ses meilleures années de travail.Le plan ontarien ne peut procurer que la moitié de ce minimum.Mais jusqu'à date, il l'agit ae défauts qui peuvent se corriger facilement.Il y a pis que cela.Il y a l'esprit môme du plan ontarien, qui esf mauvais en ce qu'il laisse tout le domaine de l'épargne eru vue de la vieillesse aux mains de l'entreprise privée, à qui il apporte de nouveaux "clients" sans exiger de comptes.Les entreprises concernées se prennent d'énormes profits à même le rendement du fonds, rendement qui devrait être entièrement distribué sous form* de prestations de vieillesse.De plus, les entreprises en question investissent l'argent ainsi mis à leur disposition (des milliards de dollars annuellement) la où le coeur leur en dit.En Mongolie si i budgétaires de l'exercice financier 1963-64, ne vou* donne* pa« la peine de prendre l'ascenseur i vou* le trouverez nu *ous-*oJ d'économies I En.effet, *ur une somme à voter globale de l'ordre de $787,404,600, le gouvernement provincial ne prévoit pour M.René Hamel que $5,038,000, dont $4,248,000 *ont consacré! exclusivement 5 l'administration de *es bureaux N service*.! 1 ihSH -.•.SIÆ .; Siiàtmü- SI LA TETE D'UN MINISTRE était mise à prix, c'est à un peu plus de cinq millions de dollars qu'on évaluerait celle du ministre du Travail, M.René Hamel.C'est beaucoup trop, pensei-vous.Pas >i vous faites la comparaison, au moyen des prévisions budgétaires 1963-64, avec d'autres têtes ministérielles beaucoup mieux argentees.Quand M.Daniel Johnson fait voir qu'il veut la tète du ministre de la Famille, M.Emilien Lafrance, ça, c'est du bluff; imaginer: ça va chercher dans le* Î3S millions, une tète comma ça ! Non, s'il manque de têtes, il devrait descendre au sous-sol d'économies.Les mineyrs sont en faveur du check-off ! Cinq million», aeia peut quand mémo paraîtra una tomme considérable, Mail pa* quand l'on sait qu'à part la ministère fictif de» Affairas fé-dérales-provinciales, qui a un budget symbolique da $100,» 000, le ministère du Travail «oumet les plus basses prévisions budgétaires de toute l'administration provinciale.Et vive la culture S Saviez-vous que le vieux m!» rtistère du Travail, responsable du maintien de la paix industrielle dans le Québec, se trouvera à dépenser $134,000 de moins que le tout nouveau ministère des Affaires culturelles, qui a des prévision de $3,172,000 ?D'ailleurs, Indépendamment des Trois Grands qui dépassent les $100,000,000 - la Jeunesse, la Santé, la Famille I» bien-être »ooial — Il y en a de toute» sortes, des ministères auxquels le gouvernement attache une plus grande Importance budgétaire qu'à celui du Travaili le secrétariat de la province ($5.603,400), les Transport* ($6,593,000 la Chasse et la pèche ($6,793,* 000 i, l'Industrie et le commerce i $7,581,000), les Finances '($7,920,000), le Revenu) ($9,1 43,000), etc.L'agriculture, pas mort 1 Vous avez sans doute entendu dire que, de province agricole, le Québec était devenu une province industrielle, et qu'il ne saurait plus être question d'un retour à la terre.Cela ne se voit pas encore dans les prévisions budgétaires.En effet, le ministre de l'Agriculture et de la Colonisation, M.Alcide Courcy, dispose toujours de $57,000,000 de plus que notre pauvre M.Hamel.N'y a-t-il pas là de quoi vous donner le pire complexe d'infériorité ! En examinant le budget agricole du gouvernement, vou* apprendrez qu'on consacre annuellement $14,650,000 au génie rural, "y compris subventions", $10,913,8006 l'aménagement de la ferme, "y compris iubvenlions", $3,980,000 à la colonisation, "y compris subventions'1.Même au prix que se vendent les patates, c'est de l'argent, ça , ,, Code du travail -et alcoolisme Vous serez peut-être étonnés d'apprendre qu'alors que le ministère du Traavil réduit de 3652,500 à $650,000 son aide à l'apprentissage "et autres subventions", celui de l'Agricultur9 débourse toujours $4,847,900 — presque le budget de M.Hamel ! — au titre des recherahes, enseignement •t information, "y compris subventions".Au «hapltr» de* enquête* »f recherche*, la ministère d f Travail, lui, dUpose d'une somme de $20,000, Même >1 vou* Y ajoutez le* $30,000 consacrés au Cçtnsell supérieur dv travail — l'organisme qui doit nous donner uv* code du travail — c'est encore $125,000 de moins que les $175,000 qu» le ministère de la Famille consacre à son Comité d'étude eî d'information sur l'alcoolisme, H est vrai que M.Ümllien Lafrance est Lac-ordaîre, alorl que M.Hamel .,, ja, c'est une autre histoire.De* canard* et des ouvriers Les prévision* budgétaire* contiennent bien d'autres curiosités, dan» lesquelles H est difficile de fair* wn choix, 8a-vez-vou* oomblen la ministère du Travail tonsacr» 6 la protection do* travailleurs, pan l'intermédiaire da »on servie» d'inspection de* établissement» Industriel* »f commerciaux ?$425,0001.,, Four la protection de la faune, le ministère de la Chasse et de* pêcherie*.» lui, dépense 32,328,000, piuî $1,101,300 pouf ion ."aménagement" I Vous savez combien les gré.ves inquiètent les gens, 6 que! point tout le monde s'intérei-•se au maintien de la paix industrielle et 6 la question de la collaboration syndicale-pa-tronale.Mais, savez-vous qu'au poste des relations patronale*-ouvrières, le ministère du Travail vient de réduire ses prévisions de $125,000 6 580,000 7 Savez-vous que $80,000, a'eif $10,000 de moins que le* $90,000 consacrés par le ministère de l'Agriculture à une subvention pour collaborer au succès des Caisse* populaires ', lesquelles viennent tout juste d'être autorisées par le gouvernement à participer financièrement 6 la Société générale de financement 7 La petit* caisse $ René On pourrait poursuivra ainsi indéfiniment, L* proverbe dit qu'on ne prête qu'aux riches» Il semble qu'on ne subventionne pci* davantage les mal-lotis.Alors que M.Hamel n» dispose que de $10,000 pour les dépenses Imprévues (dv bon patronage ?), le minister* de l'Industrie et du commerce distribue pour $673,000 d-j subventions de toute* sorte*, D'ailleurs, presque tous les ministères, 6 part celui du Travail, ont à leur budget des subventions atteignant parfois le* millions de dollar*.Les travailleurs ont l'impres.sion de constituer un jecteu/ majoritaire de la population, de représenter un facteur capital de la production, de joue-, par leur politique do revendl-àation», un rôle majeur dans (totre vie économique.Eh bien I II n'en est rien, Les prévisions budgétaire» sont là pour leur prouver le contraire, A titre de travailleurs, sou-ml» aux lois ouvrières administrées par le ministère du Travail, ils ne comptent que pour 0.0063 pour cent de la tomme globale à voter pour le Fadement de Québec.811 y a ministre et ministre du Travail On peut se demander comment, au moment où l'on parle oeaucoup de collaboration ou-¦fi'lère-patronale, de participation ayndicale à la planification démocratique de notre économie, le ministre du Travail peut tolérer un tel état de choses.Evidemment, tout dépend de la conception que l'on •s» fait d'un ministère du Travail, Au moment de son accession au pouvoir, M.Hamel-première-manière avait décia-fi, tn plein congrès de la FTQ, Îit1 11 ne se considérait ni com-!•» I» ministre des patrons (merci h, ni comme celui des travailleurs, mal* plutôt corn-IJte un arbitre entre les deux.If an arbitre, ça n'a pas besoin d'un équipement, d'ins-h’Uiments bien coûteux.Ultérieurement, après s'être probablement fait rappeler à l'ordre par le "brain-trust" de gauche de son parti, M.Hamel-deuxième-manière s'est rattrapé, en paroles du moins, en 1-9 définissant comme étant ie ministre des travailleurs.Mais olor*, il faut croire que, selon M, les travailleurs sont nés pour un petit pain, puisque, de 1962-63 à 1963-64, ses prévision* budgétaires n'ont augmenté que de $385,400, ce qui î»î moins que la contribution jjv Québec, $603,700, à la construction de ., l'édifice Commémoratif des Pères de la Confédération, à Charlottetown, I.P.E.bu travailleurs du Québec panent leur temps à revendiquer pour les étudiants, les malades mentaux, le* fonctionnaire*, le* professeur», etc., ce gui e*t tout à leur honneur.Mal», II commence peut-être 6 être temps qu'ils revendiquent aussi pour eux-mêmes, MAI ONE «m CTC OTTAWA — Le Congrès du ti-jYsll du Canada vient d'annoncer une importante nomination.11 s'sgit de celle du confrère Roméo Maione au poste de directeur-adjoint du service des affairs* internationales.IL» confrère Maione était antérieurement directeur-adjoint du département d'Action sociale da il» Conférence catholique canadienne, i Ottawa.Il avait également occupé diverses postes dans de* organismes Internationaux, somme la JOC et l'UNESCO.ROUYN — Les mineur* de cuivre à l'emploi -du groupe Noranda Mines, en Abitibi, ont récemment démontré qu'en dépit do l'opposition de leur employeur, d'une partie de la preste locale et du chef cré-ditiste Réal Caouette, ils sont en faveur de la retenu des cotisation* syndicales par l'employeur.La direction des Métallurgistes-unis d'Amérique, qui mène campagne en faveur d'une loi garantissant la sécurité syndicale, rapporte que la majorité des employés des mines Noranda, Quémont et Normé-tal ont signé volontairement des cartes autorisant l'employ.eur à percevoir leur cotisation.On ignore si ces caries pourront être légalement invoquées dans l'éventualité de l'adoption d'une loi de sécurité *yn-dicale."Ce qui importe, de déclarer le confrère Emile Boudreau, directeur-adjoint provin- cial des Métallos, c'est que les mineur* ont clairement indiqué, en dépit d'une violente opposition, qu'ils désirent asseoir leurs syndicat* sur des bases solides et que, pour ce faire, il* veulent jouir des même* droits syndicaux que la presque totalité des travailleurs dam le reste de l'Industrie."  l'amende pour une augmentation «MONTREAL — Un employeur* est mis S J'amende pour avoir augmenté ses employés.C'est ce qu'a décrété le Juge Marc-André Slain, qui a trouvé la compagnie Kiddie Togs Manufacturing coupable d'avoir ainsi modifié le» conditions de travail, à rencontra de la Loi de relations ouvrières, alors que l'UlOVD était en instance de reconnaissance syndicale devant U CRO.-3 ¦rë'ïfM.COUVERTURES de LITS et de VOYAGE füw ëy v>' s»vj*.'ssri .mnWK *?«*»£ ¦«anfess Il MONDE OUVRIER MAI 1963 - MONTREAL - MAY IMS THE LABOUR WORLD Discussion table-ronde au court des journée! d'étude de l'UNESP à Rouyn.Dant le groupe, on reconnaît .monsieur l'abbé Jean Goulet, aumônier diocésain dei Instituteurs et institutrices, M.Lucien Beauchemin, directeur de l'Ecole des Métiers, les confrères Frank Savage, Adélard Pronovost, Adrien Cloutier, Guy Bisson, et la compagne Diane Héroux, tous de la région, ainsi que les confrères André Thibaudeau, directeur de l'UNESP au Québec, Francis Eady, directeur administratif national, Jacques-V.Morin, responsable à l'éducation, et Yvon Forest, représentant.En Abitibi L'UNESP mène ça de front: éducation et organisation! Le stage d'éducation a été marqué par la projection de trois films de l'Office national du film, soit "Le délégué d'atelier", "Le grief" et "Alfred J.", par un représentant de l'ONF, M.Paul Larouche, qui s'est déclaré disposé à collaborer de nouveau aux prochaines journées d'étude régionales de l'UNESP, à l'automne.Ça ne fait que commencer Le responsable de l'éducation de ce syndicat, le confrère ROUYN — Il y a des syndicats qui se disent trop occupés par l'organisation pour faire de l'éducation) d'autres qui, sous prétexte de parfaire l'éducation de leurs membres, négligent d'en faire profiter les non-syndiqués.Eh bien I Si l'on en croit les porte-parole de l'Union nationale des employés de services publics, les deux ont pu être menées de front, récemment, en Abitibi.Pendant qu'elle recrutait en un temps-éclair les employés de cinq compagnies et coopératives d'électricité à Mont-Laurier, Val Barrette, LaSarre, Ferme-Neuve e t Barraute, l'UNESP organisait en même temps ses premières journées d'étude à être tenues en Abitibi, au début du mois.Une vingtaine de dirigeants locaux venus des quatre coins du nord-ouest québécois ont participé à l'expérience.Un bon service, ça se pale Le directeur provincial de ce syndicat, le confrère André Thibaudeau, qui est également trésorier de la FTQ, a profité de l'occasion pour vanter les mérites de la retenue des cotisations syndicales par l'employeur, une formule de sécurité syndicale qui est actuellement battue en brèche à l'Instigation de Noranda Mines dans cette région.Il a montré que c'est grâce au "check-off" que l'UNESP peut aussi bien desservir ses membres abitibiens.L'aumônier diocésain du Syndicat des instituteurs et des institutrices, l'abbé Jean Goulet, participait également à ces journées d'étude.Après avoir résumé le message des deux dernières encycliques de Jean XXIII, il a souligné la nouvelle mission du syndicalisme.Syndicalisme, gage de liberté "Le syndicat, de déclarer l'abbé Goulet, dépasse maintenant son rôle originaire de mouvement de revendication/ il constitue un corps intermédiaire entre l'Individu et l'Etat, dont le rôle doit aller sans cesse grandissant.C'est oux syndicats que revient le soin do sauvegarder la liberté individuelle." Jacques-V.Morin, a en effet expliqué aux participants qu'il ne s'agissait là que d'une amorce à un plus vaste programme d'éducation embrassant toute la province.Enfin, comme cela arrlvd souvent à l'occasion de stages d'études bien organisés, des participants ont été invités à se produire à la télévision locale.Le représentant de l'UNESP en Abitibi, le confrère Yvon Forest, était l'hôte de l'émission "La voix des mineurs", des Métallurgistes-unis d'Amérique, tandis que le confrère Morin trouvait l'occasion de raconter sa récente expérience africaine à titre d'expert de l'Organisation internationale du Travail.chez la qualité est une tradition DONT LA QUALITÉ FAIT HONNEUR AUX PRODUITS CANADIENS.PURE LAINE Q LAINE / ORLON ?VISCOSE / LAINE Q CES COUVERTURES SONT CHAUDES ST CONFORTABLES EN TOUTE SAISON ET PARTOUT! MAISONS .CHALITS .HÔTELS .HÔPITAUX .INSTITUTIONS Dominion Ayers Limited SECTION Dés COUVERTURES ?LACHUTE.QUÉ ?M.i.on Fonds, «n 1*70 + La clinique des accidents du travail Pas finals, les refus de la CAT Les travailleurs ont souvent l'impression que le refus de la Commission des accidents du travail de satisfaire à leur demande est final.Eh bien I II n'en est rien.C'est là un domaine où l'on peut dire qu'il n'est à peu près jamais trop tard pour bien faire.Dans deux articles consécutifs, nous allons énumérer quelques cas d'accidents du travail sur lesquels la CAT a statué négativement, et montrer comment on a réussi à la faire revenir sur sa décision i 1— Votre employeur ne fait pas partie des employeurs sujets à la Loi des accidents du travail.Par exemple, vous travaillez dans un hôtel, ou encore, un magasin comme "Dominion".Toute une catégorie de travailleurs syndiqués ou non ne sont pas protégés par la Loi des accidents du travail parce que l'industrie ou le commerce qui les emploie ne relève pas de la Commission.Comment remédier à cette situation ?Naturellement, la Fédération des travailleurs du Québec fait de constantes réclamations auprès du gouvernement et de la Commission afin qu'elle reconnaisse ces catégories.De plus, vos syndicats particuliers font également des demandes afin que leurs membres soient protégés.Mais, d'ici à ce que nos législateurs se décident à protéger tous les ouvriers, vous pouvez au cours de vos négociations demander à votre employeur qu'il s'engage à faire une demande auprès de la Commission afin d'être accepté.Cela est possible dans le cadre de la loi actuelle.2— Vous avez oublié de faire votre réclamation suivant la formule S-l pour ceux de langue française, et SS-1 pour ceux de langue anglaise.Vous n'avez qu'à remplir cette formule au plus tôt.3— Vous avez fait votre rapport six mois ou plus après la date de l'accident.La façon évidente de corriger cette situation est d'amener des témoins prouvant qu'il y a vraiment eu accident et, de plus, vous devez fournir de bonnes explications à la Commission au sujet du retord que vous avez mis à faire votre demande.4— Si vous rapportez l'accident à des personnes autres que votre contremaître ou votre département médical, Il y a de bonnes chances que votre cas ne soit jamais accepté par la Commission.La façon évidente de corriger cette situation est de rapporter votre cas au contremaître, ou au département médical de votre usine s'il y en a un.5— Vous pouvez voir votre réclamation subir un refus si vous faites un rapport fautif, un rapport qui n'est pas exact.A ce moment-là, vous pouvez faire un nouveau rapport expliquant pourquoi vous vous êtes trompé.6— La Commission manque de renseignements : vous n'avez pas indiqué le lieu, la date, le nom des témoins.Empressez-vous de lui fournir ces informations essentielles par lettre recommandée.(à suivre) GUY DUPUIS, membre du Comité de bien-être. THf LABOUR WORLD MAI 196} - MONTREAl - MAY 196} Le tour des conseils du travail A Montréal: mémoire sur le code municipal Le Conseil du travail de Montréal a décidé de préparer un mémoire sur le code municipal qui sera soumis ou ministère des Affaires municipales d'ici la fin de juin.Le CTM s'inspirera notamment des amendements qu'il a déjà proposés à nos lois municipales.Le Conseil a également adressé ses félicitations, à l'occasion de son 75e anni- * Si le CTM occupe ici plus d'espece que les autres conseils du travail, ce n'est pas par favoritisme, mais A cause de l'activité intense qu'il connaît et de ses prises de positions nombreuses.C'est d'ailleurs le seul conseil du Québec qui s’est donné un secrétaire administratif permanent.Il s'agit du confrère Gérard Ran-court, que l'on aperçoit ci-haut, et qui est le grand animateur de la centrale syndicale métropolitaine.versaire de fondation, à l'Association internationale des machinistes, à laquelle appartient son président, le confrère Louis Laberge.Il a en même temps arrêté son programme en vue de la célébration de la fête du Travail.A la suite de la FTQ, qui lui avait consacré une somme de $ 100, le CTM a fait un don de $50 à l'Association des étudiants de l'université de Montréal, afin de lui aider à envoyer cinq délégués 6 un colloque de l'Entr'aide universitaire mondiale, au Pakistan.En outre, il a autorisé ses dirigeants 6 rencontrer ceux du Collège des médecins pour discuter la situation des hôpitaux privés de Montréal et certaines plaintes formulées par tes délégués.Les délégués au Conseil ont également donné leur appui aux grévistes de la Sol-bec et demandé au gouvernement provincial de forcer les employeurs à percevoir les cotisations syndicales quand leurs employés les y autorisent.Ils ont en outre expédié aux Etats-Unis des télégrammes appuyant la cause des Noirs de ('Alabama et protestant contre l'oppression dont ils sont victimes.Antérieurement, le CTM avait condamné le terrorisme FLQ et réitéré son opposition au séparatisme.Il avait en même temps exigé le redressement des griefs légitimes des Canadiens français et le respect des liberté» civiles dans la restauration de l'ordre.Il a également demandé ou gouvernement Pearson de permettre la tenue d'un débat spécial sur la question de l'acquisition des armes nucléaires par le Canada, mesure à laquelle s'oppose le mouvement syndical.Enfin, le Conseil, ému par les méfaits d'incendiaires, a recommandé l'institution d'une commission d'étude des méthodes de prévention et de combat de l'incendie, conformément aux revendications des pompiers syndiqués.A Rouyn-Noranda: la sécurité syndicale Le Conseil du travail de Rouyn-Noranda, qui se situe à la fois au coeur des empire» miniers Noranda et Beauchemin et en plein château-fort du chef créditiste Réal Caouelte, a adopté une vigoureuse résolution en faveur de la sécurité syndicale dans laquelle il s'adresse notamment au ministre du Travail, M.René Hamel.S'appuyant sur les déclarations du premier ministre Jean Lesage et des ministres René Lévesque et Alcide Courcy, le CTRN demande au gouvernement provincial de faire adopter sans retard une loi "forçant les employeurs .à retenir les cotisations syndicales des employés qui les autorisent à cet effet lorsqu'une demande ., .leur est présentée par une association d'employés "bona fide" et reconnue par la Commission de relation» ouvrières".Le Conseil souligne que chaque jour de délai contribue à semer la confusion cher les travailleurs en raison de la propagande qui se fait en Abitibi en faveur du syndicalisme de boutique.A Grand-Mère : bibliothèque et centre récréatif Le Conseil du travail de Shawinigan-Grand-Mère s'intéressa beaucoup, ces temps-ci, aux problèmes des loisirs et de la culture populaire.Le CTSGM a notamment décidé d'écrire aux autorités municipales pour savoir où en sont rendues les démarches au sujet de la bibliothèque municipale et pour appuyer la demande de la jeunesse de Grand-Mère en faveur de la construction d'un centre récréatif, où les jeunes pourraient s'amuser tout en recevant une formation.A Baie-Comeau : un nouveau président Le Conseil du travail de Baie-Comeau s'est donné un nouveau président.Il s'agit du confrère Claude Amyot, élu en remplacement du confrère Eddy Normandeau, qui ne sollicitait pas un renouvellement de son mandat.Le nouveau président Amyot a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur, qui a fait oeuvre de pionnier à la tète de ce jeune conseil du travail.Le» autres membres de l'exécutif sont les confrères Julien Michoud, vice-président, Jean Gagnon, secrétaire-archiviste, Albert Dubé, trésorier, H.Léonard, J.-P.Lavoie, Y.Desrosiers et A.Gagnon, directeurs.En outre, le CTBC s'est employé activement à obtenir de tous ses affiliés des contributions financières au Collège canadien des travailleurs.Les délégués tenaient beaucoup à y faire inscrire un syndiqué de la région.Le Conseil a décidé de protester publiquement c-ontre le fait que le Comité de l'hôpital de Baie-Comeau oublia systématiquement de convoquer son délégué auprès de cet organisme, le confrère Henry Léonard.De son côté, le représentant du CTC, le confrère P.-H.Paquet, s'engage à passer une semaine à Baie-Comeau, afin d'étudier 6 fond les problèmes que suscite la rivalité avec la CSN dans le domaine de la construction.A Acton-Vale : bienvenue au CEAP de la FTQ Le Conseil du travail de Drummondville a décidé d'inviter le Comité d'éducation et d'action politique» de la FTQ à siéger dans cette ville, au début de juin, conformément à la nouvelle politique de cet organisme, qui consiste à tenir »e» meetings à diver» points de la province afin d'avoir un meilleur contact avec la population, D'autre part, le CTD a décidé de défrayer, jusqu'à concurrence de 10 cents le mille, les dépenses de ses délégués qui doivent venir d'en dehors de la ville pour assister à ses réunion».Par contre, le Conseil s'e»t abstenu, en raison de sa situation financière, d'envoyer un délégué à une école du CTC.A Thurso : les cours de bien-être en septembre C'est en septembre, plus précisément le 9, que le Conseil du travail de Bucking-ham-Thurso inaugurera sa série de cours de formation de conseillers en bien-être social, en collaboration avec le confrère Julien Major, directeur des services sociaux de la FTQ.La décision a été prise à la suite d'un appel lancé par le confrère A.-O.Robin-daine, représentant du CTC.Par contre, le CTBT a décidé de différer jusqu'aux 3 et 9 juin la fin de semaine organisée par le directeur provincial de l'éducation au CTC, le confrère Philippe Vaillancourt.Au moment de prendre cette décision, le» délégué» avaient appris que ce dernier se trouvait à l'hôpital.D'autre part, le confrère Robindaine a commenté les résultats des dernières élection» fédérale» en disant qu'ils lui semblaient satisfaisants, que le NPD demeurait le parti de l'avenir et le seul à protéger véritablement les intérêts du mouvement syndical dans le Québec.A Trois-Rivières t ' aux employés de Style Guild Le Conseil du travail de Trois-Rivières et du Cap-de-la-Madeleine a decide de protester par la voie des journaux contre l'attitude antisyndicaliste de la Style Guild du Cap Corporation, qui refuse de négocier avec le syndicat représentant son personnel, et profite de l'inexpérience de jeunes gens pour les induire en erreur et les faire agir 6 l'encontre de leurs propres intérêts.D'autre part, le CTTR a décidé de déléguer son président, le confrère Jean-Paul Chandonnet, à la présentation prochaine du mémoire annuel de la FTQ au gouvernement provincial, à Québec.Enfin, le» délégué» ont résolu de faire défrayer par la caisse du Comité de la fêle du Travail le coût de la réparation de la toiture entière du Temple du travail.Une autre ré»olution prévoit l'érection d'un kiosque de l'étiquette syndicale à l'Exposition régionale de Trois-Rivières, L» Conseil du travail de Trois-Rivières, présidé par la confrère Jean-Paul Chandon-¦net, n'a rien perdu de son dynamisme depuis la Semaine de l'étiquette syndicale de l'hiver dernier et depuis sa participation è la campagne électorale des trois candidats NPD de la région.VI MONDE OUVRIS* La FTQ appuie l'ICRP MONTREAL — La Fédération des travailleurs du Québec a adressé 6 tou» se» affilié» un appel leur demandant de participer dan» la mesure de leur» moyen» au financement de» important» travaux entreprit par l'Institut canadien de recherches pour la paix, en vue de promouvoir scientifiquement la cause du désarmement et de la paix.En faisant part de cet appel à la presse, le président Roger Provost a déclaré que la FTQ a décide d'appuyer officiel*-ment la campagne de financement actuellement menée par l'ICRP et qu'elle a elle-même apporté sa modeste contribution.Le désarmement sans chômage Le leader syndical a déclare que les travailleurs sont doublement intéressés par la mi»-sion que s'est donnée cet organisme, parce qu'en plu» d'être préoccupés par leur securité personnelle et celle de leurs familles, ils ont également le souci d'éviter que le désarmement s'accompagne d'une dislocation de l'économie dont ils seraient le» premières victimes.Le confrère Provost a ajouté que les salariés devraient être au moins aussi intéressés à contribuer aux recherches sur la paix, qui concernent la survie même de l'humanité et de la civilisation, qu'aux recherches sur certaines maladie» à juste titre redoutables, comme les affections cariaques a' le cancer.Un appel à la population Le porte-parole de la FTQ estime que toute la société devrait être, comme le sont le» syndiqués, d'accord avec le» objectifs que poursuit l'Institut canadien de recherche» pour la paix, c'est-à-dire l'étude des causes et de la prévention de la guerre, la prévision et la prévention des conséquences fâcheuse» que pourrait avoir le désarmement total et universel, etc.Selon lui, la population tout entière et les autorités gouvernementales devraient participer à celte entreprise de salut public.PROVOST au CANO MONTREAL — Le président Roger Provost, de la FTQ, est devenu l'un des fondateurs du Co mité antinucléaire du Québec, créé pour faire échec à la politique Pearson d'acquisition d'arme» nucléaires par le Canada.Les autres fondateurs du CANO sont Mmes Thérèse Casgraln »t Suzanne Viau, de la Voix de» femmes, Thérèse Guérin, du RIN.Michel Gouault, de l'AGEUM, Jean-Paul Lefebvre, de la CSN.François-Albert Angers, René Chaloult, Gérard Pelletier, Ambroise Lafort-jne et Jacques Hébert.9 LI MONDE OUVRIER MAI ms - MONTREAL - MAY 19*3 THI LABOUR WORLD LI MONDE OUVRIER MAI 19*3 - MONTREAL - MAY 19*3 THI LABOUR WORLD Nos pompiers à l'oeuvre, à l'épreuve I# h onneur © ® @ Marcel REMILLARD Robert W.LEGGETT Patrick McMANUS mm - wmm POUR LES POMPIERS SYNDIQUES de Montréal, la nuit du 6 avril dernier restera longtemps dans la mémoire comme étant "la nuit tragique".Cette nuit-là, en effet, ils perdaient trois de leurs confrères dans l'incendie de l'entrepôt de la compagnie Woodhouse, C'étaient les pompiers Marcel Rémillard, Robert W.Leggett et Patrick McManus, dont nous publions les photos ci-haut.C'étaient les 100e, 101e et 102e pompiers i périr par le feu ou des suites d'un incendie depuis la constitution du Corps des pompiers de Montréal en 1849.L'incendie, que l'on aperçoit à son paroxysme sur la photo du bas, avait été maîtrisé quand les confrères McManus, Leggett et Rémillard, occupés à une opération de déblai au 2e étage de l'édifice, furent ensevelis dans l'écroulement des 3e et 4e étages.Lorsqu'on réussit à les dégager sept heures plus tard, deux d'entre eux avaient déià perdu la vie et le confrère Legget succomba à l'hôpital le lendemain matin.• Trois morts au champ d'honneur • Une convention.controversée • La célébration L'année 1963 aura été une année fort mouvementée pour l'Association des pompiers de Montréal, un important affilié de la Fédération des travailleurs du Québec.Au moment où nos confrères sont engagés dans le dangereux combat contre les ombres des incendiaires, ils viennent de perdre trois de leurs compagnons de travail dans le tragique incendie du magasin Woodhouse, d'avoir des élections syndicales fort contestées, de signer une convention collective de travail controversée, et de s'engager à participer, de concert avec l'administration municipale, aux manifestations de toutes sortes marquant le centenaire du Service d'incendie de Montréal.Tout a été dit sur la nuit tragique du 6 avril dernier, sur la mort héroïque des confrères Rémillard, Leggett et McManus, et sur le dévouement des docteurs Geneviève de Groot et Pierre Bastien, dont Le Monde ouvrier évoque néanmoins le souvenir par l'image.Quant 6 la sentence arbitrale, qui accordait aux pompiers une augmentation de salaire de $625 pour une période de deux ans, elle a donné lieu 6 une réunion syndicale tumultueuse où l'on a notamment réclamé la tête du président André Plante et fustigé l'arbitre syndical, le confrère Louis Laberge, président du Conseil du travail de Montréal.Les pompiers sont surtout mécontents de la sentence parce qu'elle ne leur vaut que $25 de plus que la dernière offre des autorités municipales, et qu'elle ne les met pas encore sur un pied d'égalité avec les policiers.Pour rattraper les policiers, il leur aurait fallu une majoration de d'ui centenaire $900.Le président Plante a proclamé sa détermination de continuer la lutte et de finir par atteindre cet objectif.Le confrère Plante venait alors de sortir victorieux d'une élection a trois.Les confrères Rosaire Sénécal, Marius Manseau et Yvon Lapierre ont été élus respectivement oux postes de vice-président, de secrétaire et de trésorier.Pendant ce temps, de concert avec la Fédération des travailleurs du Q1 'bec et le Conseil du travail de Montréal,” les pompiers continuent de revendiquer l'adoption d'un nouveau code des incendies, ainsi que la réorganisation du commissariat provincial et la création d'une école mobile de» pompiers.En raison de l'activité d'incendiaires pathologiques et professionnels, ils exigent la création immédiate d'une commission d'étude de ces questions.C'est dan» ce contexte difficile que l'Association des pompier» participe, par surcroît, aux fêtes du centenaire du Service d incendie de Montréal, dont le programme prévoit des manifestations pour jusqu'à la fin de l'année.Les célébration» comportent notamment la participation de» pompier» au défilé de la Saint-Jean-Baptiste et une visite fraternelle aux sapeur» des huit plus grande» capitale» de l'Europe de l'ouest.Afin de rappeler le» principales étapes de l'histoire du Service d'incendie, le public «era invité à voir, ou nouveau Centre d'entrainement des pompiers, une rétrospective des principales pièces d'équipement qui ont servi, depuis plu» de 100 ans, à combattre le feu à Montréal.Nous publions dans ces pages la photo de quelques voiture» d'incendie qui ont fait époque et qui marqueront l'histoire du Service dïncendie de Montréal.les instruments i: travail de ms pompiers, ée Ë 56 S1963 ¦ •: T; : wmmmmmïm ON L'A SURNOMMEE "L'ANGE DES POMPIERS", il s'agit du Dr Geneviève de Groot qui, au risque de sa vie, a soulagé les pompiers coincés dans les décombres.La photo du haut nous la fait voir prenant calmement un café.Aux journalistes qui l'interrogeaient, elle répondit : "S'il vous plait, ne mentionnez pas ce que j'ai fait; j'ai simplement accompli mon devoir de médecin et j'espère avoir réussi à soulager un peu ces braves qui, eux, sont plus à plaindre que moi." Cependant, l'Association des pompiers de Montréal n'était pas de cet avis-là et a voté, à l'intention du Dr de Groot et du Dr Pierre Bastien, une résolution de gratitude dont le président André Plante leur remet (photo ci-contre) le texte encadré, en présence du maire Drapeau.4 1 ~TPï -ss.il K { C’ •- - ¦ - •:> .\» Vi: .>U • • ••< wm&SSm ! -y *»*• - ¦***'¦;¦ W ' ÉtWil SSÊBe> WmM V SMS ;>G > • • à&'SEMSsâssË fâgspj 1856 — la pompe à bras des volontaires.La première pompe à vapeur hypponiobile.1920 — It "nec plus ultra" de l'équipe.La célèbre échelle Magyrus, dont les services ne se comptent plus.L'ultra moderne "girafle", qui permet de sauver tant de vies.é - 7 THE LABOUR WORLD MAI 19*3 MONTREAL may mi LB MOND8 QUVRIfft Les tisserands filent un mauvais coton -îif-yp i&âsi jjjttüw —¦ m %XS$xé .SiWwsSj ¦C'EST DANS UNE ATMOSPHERE MELEE d'optimisme ¦»t d'appréhension que s'est récemment déroulée, à 'Montréal, la sixième conférence canadienne du Syndicat des ouvriers du textile d'Amérique.C'est le directeur provincial du SOTA, le confrère Bert Demers (photo de gauche), qui a souhaité aux délégués la bienvenue dans le Québec.Les délégués (photo de droite) trouvent que l'industrie textile se porte bien depuis quelques années, notamment en raison de la dévaluation du dollar canadien et des surtaxes temporaires è l'importation, mais ils redoutent une détérioration de la situation si le Canada se voit forcé, sous les pressions internationales, à réduire de moitié ses tarifs douaniers.Tout en étant opposés à une hausse des tarifs, qui aurait pour conséquence de faire monter les prix à la consommation, les tisserands canadiens réclament l'adoption d'un régime de contingentements variables et négociables, qui assureraient à notre industrie une part convenable du marché canadien.La "farte macabre" des trophées de sécurité MONTREAL — La mode est aux débats publics.Après les débats télévisés Marcband-Caouette, Lesage-Johnson, Thi-Ibaudeau-Marchand, voici que la presse nous a donné un passionnant débat Boudreau-Beau-chemin dont on ne comprend pas qu'il n'ait pas été transporté à la télévision.Ce dernier débat mettait aux prises le secrétaire-trésorier de la compagnie Solbec Copper Mines, M.André Beauchemin, et le confrère Emile Boudreau, directeur-adjoint provincial des Métallurgistes-unis d'Amérique.Qu'on en juge plutôt ! Comme M, Beauchemin se vantait du fait que les entreprises Beauchemin sont membres de la Quebec Metal Mines Accident Prevention Association et que l'une d'elles avait obtenu le trophée de sécurité "John T.Ryan" au cours des deux dernières années, le confrère Boudreau n'a pas hésité S qualifier ce trophée de "farce macabre" et 6 soutenir que les méthodes employées par certaines compagnies pour dissimuler leur culpabilité à l'ombre de cet emblème "frisent la barbarie", Un invalide sous terre Le porte-parole des Métallos a justifié ses allégations à l’aide de deux exemples.Il a d'abord cité le cas d'un employé de la Sullivan Consolidated Mines, détentrice du trophée "John T.Ryan", qui a travaillé plus de trois mois sous terre avec un bras dans le plâtre et qui n'a été opéré que 18 mois après son accident, parce que la compagnie ne voulait pas briser son "record" >i de sécurité.Le confrère Edouard Rouillard a ôté réopéré en avril dernier et, selon le confrère Boudreau, il restera probablement infirme pour la vie parce qu'il n'a pas reçu les soins requis en temps utile.M.Beauchemin s'étant avisé de commenter un accident mortel survenu en janvier dernier à la Solbec, le dirigeant des Métallos s'est lancé dans une attaque à l'emporte-pièce, appuyée sur une abondante documentation, contre la compagnie.Le confrère Luc Breton était alors mort sous un tracteur qui s'était renversé.Le confrère Boudreau, accusant la Solbec de tromper délibérément le public, affirme que l'accident s'est produit sur un chemin à l'usage exclusif de la compagnie et que l'accidenté n'est pas mort noyé puisque ses vêtements étaient encore secs après un séjour de plus de deux heures sous le véhicule.Voici comment, citant de nombreux témoins oculaires, le porte-parole syndical raconte les faits : Un dossier accablant 1— La chaussée était extrêmement glissante.Après l'accident, la compagnie a donné des ordres pour qu'on répande du sable et du calcium sur toute la longueur du chemin.2— Breton a tenté d'appliquer les freins sur son véhicule.Il est permis de supposer que son véhicule a glissé sur la chaussée pour ensuite basculer dan» le fossé.3— Le véhicule était en mauvais état : le pare-brise était fracassé ce qui nuisait beaucoup à la visibilité.4— Il y avait sur les lieux des cannons chargés de mine- rai, des chaînes et des câbles d'acier.Il y avait aussi des torches et des bonbonnes d'oxygène.Il aurait été possible de déboulonner la pelle et de basculer le chargeur en se servant des camions, pour tenter de dégager Breton.5— La compagnie ne peut pas utiliser l'excuse qu'elle craignait de tuer Breton en basculant le chargeur puisqu'elle a déclaré dès le début que Breton était mort et qu'il n'était pas nécessaire de faire venir le médecin.6— Entre le moment de l'accident (entre 9 h.30 et 10 h.a.m.) et- le moment de l'arrivée de la grue (vers midi et quart), absolument rien n'a été fait pour tenter de dégager Breton.Les suggestions des employés présents furent systématiquement rejetées.7— Lorsque Breton fut enfin dégagé, il n'y avait sur les lieux ni civière, ni ambulance, ni médecin.Il n'y avait mime pas de couverture pour y enrouler le corps.Ce fut le père de Luc Breton qui dut lui-mème transporter le corps de son fils dans son automobile.i—Pendant un certain moment, alors que Breton était encore emprisonné sous le chargeur, tous les officiers responsables de la compagnie avaient quitté les lieux.9— Lorsque Breton fut enfin dégagé, le gérant et les contremaîtres se désintéressèrent complètement de lui pour s’occuper du chargeur.10— L'enquête du coroner mentionne l'asphyxie comme cause de la mort.Breton n'avait été ni écrasé ni noyé."3EAUCOUP PLUS QU’UN DOUTE." "Indépendamment de ce qui lurait pu être fait avant que Breton soit dégagé, a dit le confrère Boudreau, Il reste que al Breton est vraiment mort d'asphyxie il aurait peut-être pu être sauvé si quelqu'un avait appliqué immédiatement le respiration artificielle lorsqu'il fut dégagé.Malheureusement H n'y avait aucun méda-eln sur le« lieux et la compagnie s'est occupée du chargeur au lieu de s'occuper de lui." Et le confrère Boudreau conclut en disant : "Nous ne saurons jamais si oui ou non Breton est mort è cause de la négligence coupable de la compagnie, mais dans l'esprit de* travailleurs qui ont été témoin* de l'accident et du père de la victime, il existe beaucoup plus qu'un doute ." PHOTOGRAPHE SYNDICAL E P U I S 19 4 5 • FEDERAL PHOTOS 140Î, MACKAY - VI.2-2fl3é 6 ; a nous grace à mnmiHMDtHHAOM A.TNQUI: OH MONTRÉAL h! def.T -I- I! PRÊTS ÉCONOMIQUES COMPORTANT UNE ASSURANCE-Vlli AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES iL’EÎ SPHERES DE LA VIE DEPUIS 1817 41873^6728775^ THI LABOUR WORLD MAI 194! - MONTREAL MAY 196! LI MONDE OUVRIER Une semaine après l'intervention de la fTQ M.Gérin-Lajoie règle le problème des Beaux-Arts ! MONTREAL — Il semble bien que l'intervention publique de la FTQ dan» une affaire requérant l'attention Immédiate de» autorité» gouvernementale», a agi encore une foi».Apré» le» problème» de la télévision éducative et de l'Institut Albert-Prévo*t, c'e*t celui de l'Ecole de» Beaux-Art» qui vient d'être réglé une semaine seulement apré» la publication d'une déclaration de la Fédération de» travailleur* du Québec en faveur de» profe»»eur».Le ministre de la Jeunesse, M.Paul Gérin-Lajoie, a en effet accordé aux enseignants des Beaux-Arts les hausses de salaires et le reclassement du corps professoral qui leur avaient été promis pour le 1 1 avril dernier.Le* professeurs, qui s'emploient 6 se grouper en syndicat professionnel, avaient menacé de faire la grève avant la fin de l'année académique si on ne satisfaisait pas à leur* revendications.Unanimité de* intéressés C'est alors que le trésorier de la FTQ, le confrère André Thibaudeau, avait déclaré que lorsque la direction d'une école, se* employés et les étudiants eux-mêmes déploraient le même malaise, il existait sûrement une situation commandant l'Intervention immédiate du gouvernement.Le porte-parole de la FTQ trouvait inconcevable qu'un gouvernement qui s'est fait élire sur une "politique de grandeur", traite avec "une désinvolture et une mesquinerie aussi scandaleuses les personne* à qui il confie l'éducation de nos enfants".Selon lui, le ministre de la Jeunesse ne semblait pas s'être départi de son attitude cavalière à l'endroit des enseignant* depuis la fameuse affaire des normes proposées aux commission» scolaires.Paternalisme et »yndicalisme Le confrère Thibaudeau rappelait toutefois qu'à son avis, M.Gérin-Lajoie n'est pas le seul ministre à afficher un pareil mépris pour les serviteurs de l'Etat.Il rapprochait volontiers l'attitude de ce ministre de celle du procureur général, M.Georges-Emile Lapalme, qui a laissé entendre que la fonc- Elections chez les débardeurs tion publique était infestée de saboteurs partisans de l'Union nationale, et de celle du premier ministre, M.Jean Lesage, qui a déclaré au Sqndicat des fonctionnaires provinciaux qu'on ne négocie pas avec la Reine.Selon le trésorier de la FTQ, tous ces Incidents témoignent d'une "mentalité hautaine, bourgeoise et non démocrati- que qui augure fort mal pour la valorisation de la fonction publique et la promotion économique et sociale de» fonctionnaires".Selon lui, tout cela concourt à démontrer que les serviteur» de l'Etat n'ont rien à attendre du bon vouloir du Prince et qu'ils ne trouveront que dans le syndicalisme les moyens de se faire respecter par leur employeur et d'amé- liorer leur situation économique, le bien-être de leurs familles et leur prestige social.Le contrepoids de la socialisation Le confrère Thibaudeau a déclaré que la FTQ croit dans un Etat fort, qui assume toutes ses responsabilités dans le domaine économique et celui de l'éducation.Mal», dlt-ll, pour qu'un tel régime, qui nous est imposé par les besoins de notre temps, reste respectueux de la démocratie et de la dignité humaine, il faut lui apporter le contrepoids de la socialisation, préconisée par le pape Jean XXIII et l'épiscopat canadien, et qui, dans le cas des salariés, fonctionnaires comme employé» de l'entreprise privée, s'appelle le syndicalisme.^Ï»ÏÏV.\ RiîVsêS vgfgi' La chaîne qui vous protège.^ des soucis financiers résultant de la maladie i LA MUTUELLE SSQ est la plus ancienne et la plus importante entreprise spécialisée en assurance-maladie née au Québec.Les assurés sont les seuls propriétaires des SSQ et tout excédent des revenus sur les dépenses leur revient, soit en diminution de prime, soit en augmentation de bénéfices.De-j puis bien des années, LA MUTUELLE SSQ fournit ainsi des services complets d'assurance-groupe (assurance-maladie, assurance-vie, assurance-salaire) à! de nombreuses entreprises, grandes et petites, et à divers syndicats et groupe-1 , ments à travers le Québec.Si vous avez des problèmes d'assurance-groupe,! • 1 MONTREAL — Les débardeurs de Montréal se sont récemment donné un nouvel exécutif composé notamment des confrères Paul Asselin, président, et Arthur Cadotte, agent d'affaires.Les autres élus sont les confrères Léopold Corbeil et Odilon Langlois, vice-présidents, Adrien Lemoine, secrétaire-trésorier, Léger Harvey et Léo Brotherton, secrétaires-archivistes, Eugène Blanchette, interprète, Reymond Bouchard et Naxaire Langlois, maréchaux, Ovi-le Benoit et Ernest Langlois, sergent d'armes.les spécialistes des SSQ se feront un plaisir de vous aider à les analyser et à les résoudre.Pensez-y bien: la MUTUELLE SSQ, c'est la chaîne qui vous protège.uiiitieliessi LES SERVICES DE SANTÉ DU QUÉBEC] Siège social: Québec, C.P.3339 — Succursales: Montréal, Sorel, Jonquière — t LE MONDE OUVRIER MAI (963 MONTREAL MAY 1963 THE LABOUR WORLD The Budget Points The Wqy.Seeking Labour Ministry?Look in Bargain Basement If you happen to be looking for the Department of Labour ?n the budget estimate» for the fiscal year 1963-64, don't bother boarding the elevator.You'll find It downstair» in the bargain basement! Out of a total »um In the order of 5787,404.600 to be voted, the provincial government is earmarking only $5,038,000 for Mr.Rene Hamel.And of this amount, 54,248,000 It destined exclusively for the administration of office» and service».Five million may nevertheless seem to be a considerable nun-.ber of dollars.But not when it I» realized that opart from the fictitious ministry of federal-provincial affairs — which has a symbolic budget of $100,000 — the Ministry of Lobour submits the lowest budget estimates In the entire provincial administration.Three Cheers for Culture ! Die you know that the venerable labour department, which is responsible for main-joining industrial peace in Quebec, will be spending 5134,000 less than the brand new Ministry of Cultural Affairs, whose budget estimate I» $5,172,000 ?Furthermore, apart from the Big Three which surpass the $100,000,000 mark — Youth, Health, Family and Social Welfare — there are all kinds of Other departments to which the government attache» greater budget Importance than Labour i Provincial Secretariat [($5,603,400), Traniport ,($6,593,000), Game and Fisheries i $6,798,000), Industry pnd Commerce ($7,581,000), Pinonce ( $7,920,0001, Revenue l $9,143,0001, etc, Agriculturalism Not Dead Yet ! You have no doubt heard It laid that Quebec has been transformed from on agricultural province to an industrial province, and that there can be no question of a return to the toil.The change has yet to be reflected In the budget estimates.The Minister of Agri- culture end Colonization, Mr.Alcide C o u r c y, still has $57,000,000 more at his disposal than our poor Mr.Kernel.Isn't that enough to give you an acute inferiority complex 9 Scrutiny of the Government's agricultural budget will Inform you that $14,650,000 is devoted annually to agricultural engineering "including grants") $10,918,800 to rural development "including grants") $3,980,000 to colonization "in-cuding grants".Ever, ct the price potatoes ore going for that's a heap of money.Labour Code and Alcoholism You may be jolted to leorn that while the Ministry of lc-bout cuts from $652,000 tc $650,000 Its assistantes Ter apprenticeship 'and ether grants", the Ministry of Agriculture continues to expend $4,847,000 — olmost the budget of Mr.Homel — on research, education ond information."Including gror.ts".At far at inquiry end re-tearch It concerned, the Ministry of Labour'» fund is 320,000.Even If you odd the $30,000 destined for the Superior Lobour Council — the body thot It to provide us with o labour code — thlt It itill $125,000 lett than the $175,000 that Family ond Social WeHore channels to Its ttudy and information committee on olcoholltm.It Is true thot Mr.Emilien La-fronce Is c "Lacordoirt" teetotaler wherGos Mr, Home!., Well, that's another story.Of Ducks And Worker» The budget estimates icn- INSIST ON SEEING.,.rf&r UNION LABEL, SHOP CAR Ü& «Mil |yTTQ« mm MM wuwr .TV-.IP A MINISTER'S HEAD had a price put on it, the» of the minister of labour, Mr.Rone Hamel, would be valued at slightly more than five million dollar».That I» much too much, you may think.But net If you make a comparison, based on the 1963-1964 budget estimate», with other ministerial heads which are considerably mere gold-plated.When Mr.Daniel Johnson sJiowa that he want» the head of th# minister of family welfare, Mr.Emilien Lafrance, he'» just bluffing.That happens to be a 135 million dollar noggin.M Mr, Jehneon want» heads, he ought to go down to the bargain basement.tain quite a number of other curiosities, among which it is difficult to choose.Do you know how much the labour department allows for the protection of workers through its industrial and commercial buildings Inspection service ?$425,000 I .,.For the protection of wildlife the Ministry of Game and Fisheries spends $2,328,000, plus $1,101,500 for "management" of same I You all know how people worry about strikes, how concerned they are about the maintenance of industrial peace and the striving for labour-management cooperation.But do you know that the financing of labour management relations has been reduced by the Ministry of Labour to $80,000 from $125,000 ?Did you know that $80,000 is just $10,000 less than the $90,000 authorized by the agriculture department for a "grant to contribute tc the success of Credit Unions", which have just been authorized by the government ia be financial participants in the General Investment Corporation ?Rene's PeHy Cas Box We could go on indefinitely.There is a proverb thot *oyt money it loaned only )c fhe rich.It seems we don't lubsidize either those who are short.While Mr.Hamel hoi only $10,000 for unforseen expenses (some good patronage ?), the Ministry of Industry and Commerce doles out $673,000 in grants of oil kinds.As a matter of fact, practically all the Ministries (Labour excepted) have subsidy money ranging up to millions of dollars provided for in their budgets.The workers have the impression that they constitute c.mojority sector of the population, that they represent a vital factor in production, that by their policy of demands they play a major roll in the economic life.Well, all thot doesn't appear to add up tc very much.The budget estimates make that quite clear.As workers subject to the lobour laws administered by the lobour department, they account for a mere 0.0063 percent of the aggregate amount tc be voted for by the Quebec Parliament.There Is Minister.and Labour Minister One may well ask how the minister of labour can cbide juch a state of affairs ot c time when there is much talk of labour-management accord ond of trade union participation in the democratic planning of our economy.Obviously, it all depends on whot conception one has of a labour minister.At the lime of his occession to power, Mr.Homel c-edared at a full-scale convention of the QFL that he did not regard himself os the mi- nister of management (thonk you i i, nor the minister of the workers.Rather, he was a referee between them.A referee, citer all, doesn't need costly equipment or Instruments.Later on, offer probably hoving been colled to order by the brain trust of the left in his party, Mr, Hamel revised his stond — ot lea»t orally — by describing himself as the minister of ihe workers.But then, one mu»t obviously face up to fhe foct that the workers ere destined to received mea-çne pichinot.For the year 1963-64, his budget estimates ere up only $385,400 over those of 1962-63.The difference is less thon Quebec's contribution ($603,700 to the construction of.a memorial building to the Fathers of Confederation ot Charlottetown P.E.I.Quebec's workers spend their time making demonds for students, for the mentally ill, for civil servants, for teachers ond all the rest.This is a splendid tribute to them.Perhaps, however, it's high time they do It for themselves.Subscribe To LABOUR WORLD THE LABOUR WORLD, 1327 St.Joseph Blvd„ lost, Montrent 34.Please 6nroll my .subscrlption(s) sc THE LABOUR WORLD.Enclosed 1» the amount of The price of one subtcrlptlon t “nvc bollcrt ($2.00) L.dollar(s).Name.Organization Address .City or Town.Prov. Le MONDE OUVRIER MAI 1963 MONTREAL MAY 1963 THE LABOUR WORLD Th* Oean ».f Canadian Labour Papers 4 THE LABOUR 0RLD Pounded by Gustave Francq, in 1916 Published in order to promote the legislative reforms needed for the protection of the Quebec working class and for the betterment of its lot.Official organ of tha QUEBEC FEDERATION OF LABOUR Executive Committee : Roger PROVOST, president; Louis LA3ERGE, Jean GERIN-LAJOIE, vice presidents; John PURDIE, secretary; Andre THIBAUDEAU, treasurer.Director) Roger PROVOST; Editor; Noel PERUSSE.Address all correspondance to ; 1327 St.Joseph Blvd.East, Montreal 34 — Tel.LAfontaine 7-1218 Printed by Redlo-TV Printing, 8430 Casgrain Street, DU.7-6218 100 IE D I T O R I A L What Of Labour's Role lu Economic Planning ?E-ven as the doors are about to be opened to the Canadian Labour College — a magnificent project achieved by the Canadian Labour Congress in cooperation with the University of Montreal, McGill, fhe QFL and the CNTU — an important question already arises.Is the college sufficient to fill the training needs of workers in the hour of economic planning ?There can bo endless wrangling and serious doubts entertained as to how serious the federal and provincial Liberals are about going ihead with economic planning.Quite apart from their sincerity, however, they could well be — without any ideological preoccupation — caught on the treadmill of economic planning by simply pretending to do just that.It is an established fact that sometimes a few officials who take their duties seriously are suffi:’:nt to bring unforeseen and quite unhoped for dynamism to an enterprise whose initial purpose was merely to drown a fish.For example, one can hardly imagine an obstinate person like Gerard Filion allowing the General Investment Corporation to faunder under his feet.And even if, on the pretext of democratizing aconon ic planning, the government were to let men from the sphere of economics take over the realization of such planning in the hope that conflicts of interest would paralyse everything; if consultations served as mere shams for inaction, it would nevertheless be necessary for the trade union movement to participate.It would be necessary in order to prevent planning, no matter how little there was of it, from being worked to tha detriment of labour and for the exclusive benefit of big business.At the recant meeting of the QFL Advisory Council in North Hatley, Professor Jacques Dofny of the University of Montreal voiced some scepticism about the Liberal economic planning.He also called on trade union forces to prepare for it and to train their own technicians, so that the whole project would not be a smokescreen — economic planning in name only.Can the newborn Canadian Labour College undertake such • task ?Should it do so ?Does the trade union movement have the resources and th# institutions to form a team of economic planning technicians ?There could be some doubt about it at the moment.THE LABOUR WORLD publishes in this edition a brief analysis of the provincial government's budget estimates for the fiscal year 1963*1964.It will be noted, alongside some items that can hardly be regarded as anything but silly, that tha department of Labour — unlike other departments — makes no provision for the education of the workers.This obviously stems in part from the fact that the trade union movement has nearly always, and with good reason, sought to main* tain its independence from the Stete.But it seems to us that at • lime when labour is to be celled upon, as a spokesman for economic life, to participate in economic planning, it ought to be given adequate opportunity to work on behalf of an Important sector of society tow* erds the drafting of a policy for the public good.Can it reasonably be expected to underwrite the whole cost of the operation ?Can useful participation within society as a whole be expected If it is based only on a spirit of demands and improvisations ?The preparation of trade union technicians for economic planning isn't limited to a crash course in economics, discussions or afterluncheon speeches.It presupposes travel and lengthy studies abroad.We believe this is a matter of as much interest to the public at large — and the Labour department in particular — at the training of specialists in medicine and in art.We have art councils that are multiplying the bursaries for the bearded and the beardless.When are we going to have a council for popular education that will permit workers to complete their training abroad ?Guy Merrill DESAULNIERS AVOCAT - BARRISTER 2228 est, rue Sherbrooke TéH.t LA.4-5571 - 72 -73 One Week After The QFL'S Intervention Gerin-Lajoie Settles The Fine Arts School Problem MONTREAL — The QFL's public intervention in a matter requiring the immediate attention of government authorities has apparently been effective once again.Recently there were the difficulties about TV education and the Institut Albert-Prevost.Now the problem at l'Ecole des Beaux-Arts (School of Fine Arts) has been settled just a week after the publication of a statement by the Quebec Federation of Labour in support of the teaching staff.Youth Minister Paul Gerin-Lajoie granted the Beaux-Arts professors the salary increases and the reclassification of teaching personnel that had been promised for April 11.The professors, who are busy grouping themselves in a professional syndicate, had threatened to strike before the end of the academic year unless their demands svere met.General Unanimity It was then that the QFL treasurer, Brother Andre Thi-baudeau, asserted that where the heads of a school, its employees and the 3tudent body itself deolored the same uneasiness it was up to the government to step in immediately.Brother Thioaudeau found it inconceivable that a government which had won an election on a ' policy of grandeur" should treat with "such scandalous lightness and shabbiness the people to whom It entrusts the education of our children." He asserted that the youth minister didn't appear to have altered his cavalier attitude toward teachers since the famous affair of the standards being proposed to the school aommissions.Paternalism and Trade Unionism The QFL officer made it clear however that in his opinion Mr.Gerin-Lajoi# Isn't the only minister to be so scornful of servants of the State.He likened the attitude to that of the atlorney-gneral, Georges Emile Lapalme, who had implied that the civil service was infested with saboteur National Union partisans; and that of Premier Lesage, who told the provincial civil servants union that one doesn't negotiate with the Queen.According to Brother Thibau-deau, all these incidents attest to "a haughty, bourgeois and undemocratic mentality that augurs ill for the assessment of the public function and the economic and social advancement of civil servants." it all went to show, he said, that servants of the State have nothing to expect from the good-will of the Prince; that only In trade unionism will they find the means of obtaining employer respect and of Improving their economic po- QFL Affiliates Asked To Support The CPRI MONTREAL - The Quebec Federation of Labour has asked its affiliates to give all support within their mean» to the financing of the important work undertaken by the Canadian Peace Research Institute, which i« scientifically promoting the cause of disarmament and peace.QFL President Roger Provost laid in on announcement to the press about the appeal that the trade union central had decided to officially support the financial drive by the CPRI, and that it had made a contribution.Disarmament Without Unemployment President Provost said workers had a double interest in the mission the Institute had undertaken because, in addition to concern about their personal safety and that of their families, they hope that disarmament cart be achieved without a disruption of the econo- my.Otherwise they would become the first victim*.The union leader sold that wage-earners ought to show at least the tame Interest in contributing to re»eareh for peace, on which the very sur-vlval of humanity and civili-Mtlon depends, a» they do in dread sicknesses such a» heart disease and cancer.Oeneral Appeal The QFL spokesman figured that all society, like the trade unionists, ought to be In agreement with the objectives of the Canadian Peace Research Institute, These are to study war's causes and seek its prevention, and to foresee and avert trie vexatious consequences (hot total and universal disarmament might have.In Provost's view,, the entire population and government authorities should participate In this move for public salvation, sition, the welfare of their families and their social standing.The Counterbalance of Socialization Thibaudeau said that the QFL believes in a strong State lhat assumes its full responsibilities in the fields of economics and education.But, he added, in order that such a regime — imposed on people by the requirements of the times — continue respectful of democracy and human dignity, it must be given the counterbalance of socialization as envisaged by Pope John XXIII and the Canadian Episcopate .and which, in the case of wage-earners in civil service or private enterprise, Is called trade unionism.IN LOVE WITH A CERTAIN NEW CAR?ruy nr now with a IA) TV-COST, LIFE-INSURED LOAN THE BANK OF NOVA SCOTIA PLAIN or FILTER TIP CIGARETTES Quebec Workers: Rs lenizing A Threat At mir Jo MFMïk ë DID YOU KNOW THAT.• More than one hundred Quebec factories use radioactive isotopes ?• Exposure to this radiation can cause serious illness?The working dan isn't in the habit of sulking about progress.On the contrary, the worker* welcome progress to « surprisingly favourable degree considering the little attention habitually given their job security, their health and their welfare when certain technical changes are introduced to production or other innovations are brought in.Some of the tragic consequences of automation are well known, but who can assess the effects of bringing radioactive isotopes into a plant ?• Private enterprise Is neglecting education in this regard?MONTREAL MAY 1963 No.5 48e année Our Machinists Celebrate Their 75th Anniversary V > - '- ' V MK?» THE INTERNATIONAL ASSOCIATION of Machinists' 75th Annlversery surely was * big event In Montreal, where Meyer Jean Drapeau readily agreed to proclaim May 25th, 1963, the "Machinist Day".In hia official proclamation, Mayor Drapeau paid tribute to the 1AM which, while born in a lecomotive pit, In Atlanta, Georgia, one evening of May lilt, "deserve* the prestige and influence it enjoys in this city and elsewhere." The first cltixen of Montreal said he was proud to associate with the Association's, the CLC's, the QFL's and the MLC's members to celebrate this great anniversary.Mr.Drapeau is seen here congratulating lAM's Canadian vice-president Mike Rygua, with International vice-president George Watkins approving of the gesture.How many Quebec workers know that in our province there are more than one hundred factories—particularly in the mining, métallurgie, chemical, paper and some other industries — where radioactive isotopes are used ?They produce radiation which can seriously affect the health of the worker and his offspring, and even cause death.Fight Ignorance First There is nothing surprising obout the workers' ignorance.An inquiry made by the trade union movement discloses that private enterprise is doing just obout nothing to inform its administrative or production personnel about this recent acquisition by industrial technol-ology.It appears that only employees of public enterprises using atomic reactors, such as the Atomic Energy Commission and Ontario Hydro, are presently receiving satisfactory education concerning the risks involved in the use of such equipment.The danger of radiation at work is identical in every way to the hazards of radioactive fallout.Just as the trade union movement is combatting the latter threat by demanding the cessation of nuclear tests and disarmament, so will It hove to protect a large number of its members, doubly exposed to radiation, by undertaking a campaign at the foclory and government levels simultaneously.Keep The Doctor Away Until such time as public authority intervenes to protect industrial workers, it appears that the trade unions will have to require of employers, by means of collective bargaining, that certain indispensable security measures be taken.Even if there is not yet an obvious accident or sickness case due to radioactive isotopes, experiences in other places are our cue to hasten prevention rather than wait and have to find a cure.Last October 1, the A.F.L.-C.I.O.published a list of 14 cases of accidents due to radioactivity in the United States, Great Britain and France for which indemnities ranging from $9,000 to $112,000 were owarded.Still cited is the case of Ben Zawacki, a Bridgeport electrician.For twelve hours he carried in the glove compartment of his car a radioactive cylinder stumbled on at o construction site.Reduce Risks To Zero This incident, which date* back a few years, effectively illustrates the necessity for trade unions to attent to such members as are exposed to radiation, until such time as the public authorities assume their full responsibilities.In addition to a full education program for workers personally using radioactive Isotopes, our organizations should immediately demand these safety measures from the heads of enterprises : —The radioactive equipment should be carefully isolated, not only to protect the publie but also all workers whose work does not specifically require that they use such equipment; —There must be assurance of no radioactive escape, be It in the form of contaminated air or water, in refuse, or In the transport of materials that have become radioactive; employees who have been working in contaminated areas must be carefully examined to prevent spread of the contamination into other sectors of the factory; —The enterprise should b« required to maintain o permanent record of all employees exposed to radiation and this record should be available to a worker or his trade union on demand; —Trade unions or joint safety committees should be authorized to check at any time and to discuss constantly such operations that involve exposure to radiation, and this with the purpose of reducing exposure to the minimum degree compatible with the safety of the worker and his progeny.Better Help Yourselves Finally, trade union experts believe that our organizations should require provincial authorities to recognize certain ailments as Industrial sicknesses under the Workmen's Compensation Act if they occur up to even 30 years after exposure to radiation.These would include leukemia, cancer and certain heart and cardiovascular troubles, etc.Thera are such provisions in Great Britain.When one realizes that private enterprise and public authority have yet to dispose of the old problems of silicosis and unsafe scaffoldings and driving-belts, it would be naive to assume they will provide protection against the comparatively new hazards of radiation, without trade union intervention.In matters of safety, like wages and working conditions, you're never o* well off as when you de H yourself.
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