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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1964-11, Collections de BAnQ.

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Le président est mort 49 année — Nos 9-10-11 — Numéro spécial de novembre 1964 — MONTREAL VIVE LE PRÉSIDENT!.comité des griefs, en 1947.En 1961, il devenait représentant international de son syndicat, poste qu'il occupa jusqu'en juillet 1964, alors qu'il assuma la direction de l'organisation, dans le Québec, pour le syndicat international des Travailleurs unis de l'automobile, de l'aéronautique, de l'astronautique et des instruments aratoires.Cependant, le confrère La-berge ne s'en est jamais tenu au seul exercice des fonctions pour lesquelles il était rémunéré.C'est ainsi que, dès 1949, il devenait membre de l'exécutif de l'ancien Conseil des métiers et du travail de Montréal, dont il devenait secrétaire correspondant en 1950, et président, en 1956.Il a été président de ce Conseil ainsi que du nouveau Conseil du travail de Montréal jusqu'en 1962.Au niveau de la FTQ, le confrère Laberge a été vice-président régional de 1958 à 1960, et 2e vice-président de 1962 à la date de son accession à la présidence.Il a en outre été vice-président du Congrès du travail du Canada pour le Québec, de 1958 à 1 964.Dans le domaine de la politique, le président Laberge a été conseiller municipal de la classe C, représentant le Conseil du travail de Montréal, de 1956 à 1962, et il a siégé au Conseil provisoire du Nouveau parti démocratique du Québec en 1962-63.Voilà la carrière de l'homme sur qui, aux yeux de l'opinion publique, pèse la responsabilité de démontrer qu'il est encore possible, en 1964, à un ancien travailleur d'usine dépourvu de toute formation universitaire, de présider aux destinées d'une grande centrale syndicale dans le Québec.Son accession à la présidence constitue, en même temps qu'une rupture avec la tradition, un formidable défi pour le confrère Louis Laberge.ET LA FTQ CONTINUE iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiy L'homme qui succède au confrère Roger Provost à la présidence de la FTQ, bien qu'ayant été l'un de ses plus proches collaborateurs depuis de nombreuses années, ne lui ressemble en rien.Alors que le président Provost était bachelier ès-arts, le président Louis Laberge a dû se contenter d'études secondaires à l'école supérieure Saint-Stanislas.De fait, c'est la première fois depuis 1957, c'est-à-dire depuis que le confrère R.-J."Doc" Lamoureux a abandonné la présidence de la FUIC au moment de la fusion avec l'ancienne FTQ, qu'un non-universitaire accède à la présidence d'une centrale syndicale dans le Québec.En effet, contrairement aux Roger Provost, Gérard Picard et Jean Marchand, le président Laberge est un président de centrale qui est, comme on dit, "sorti du rang", et qui a gravi un à un tous les échelons de la hiérarchie syndicale.C'est ce qui explique sans doute la modestie tout à fait authentique avec laquelle il assumait récemment ses nouvelles fonctions.Né à Sainte-Martine le 18 février 1924, le confrère Laberge est marié à Thérèse Vaillan-court et père de trois enfants i Michel, âgé de 19 ans, Pierre et Jean, 15 ans.Ces deux jumeaux ont déjà été trois, dont la naissance, à la veille des élections à la loge 712, de l'Association internationale des machinistes, lui avait facilité l'accession au poste d'agent d'affaires, en 1948.Mécanicien en aéronautique de son métier, le président Laberge avait fait son entrée dans le mouvement syndical en 1944, à la Société Canadair, do Cartierville.où il avait occupé les fonctions de délégué d'atelier, en 1946, et de membre du Le confrère Louis Laberge LE PRESIDENT LOUIS LABERGE, du temps qu'il pouvait encore parler "du plancher", dans les congrès de la FTQ.Il a maintenant troqué le microphone pour le marteau présidentiel, ce qui ne suffira vraisemblablement pas à lui clouer le bec.vV- ' ' ' :« X;,î Le confrère Provost Le confrère Roger Provost n'est plus.Et ce n'est pas insulter à sa mémoire que de dire, comme pour les rois et les papes: "Le président est mort; vive le président I" D'ailleurs, nous avons la conviction profonde que c'est ainsi qu'il aurait veulu qu'il en soit.Car le président Provost croyait assez à la FTQ, qu'il dirigeait depuis près de 14 ans, il s'y était assez dévoué pour vouloir que, lui disparu, ça continue.Et le plus bel hommage qu'on pouvait lui rendre, c'était bien de lui élire un successeur qui pourrait continuer et parfaire son oeuvre.On a dit et redit que le confrère Provost était mort à la tâche.Mais, dans son cas, il ne s'agissait pas seulement d'une figure de style.C'était rigoureusement vrai.Il a rendu l'âme, bien sûr, dans un lit d'hôpital.Mais, ce qu'on ignore généralement, et que les travailleurs du Québec ont le droit de savoir, c'est que, quelques jours auparavant, il s'était rendu à Saint.Jean, en pleine crise cardiaque, pour y louer un bureau au nom des Ouvriers unis des textiles d'Amérique, et qu'il avait dû, étant incapable de conduire sa voiture, se faire accompagner par un de ses collaborateurs.Il était hospitalisé à son retour à Montréal.Ce que le public ignore également, et que les travailleurs doivent savoir, c'est que le président Provost n'a jamais touché un cent de salaire de la FTQ.Il était rémunéré, à titre de directeur canadien, par les OUTA, un syndicat relativement petit et pauvre auquel le syndicalisme québécois doit une fière chandelle.Très peu de gens savaient, tant i ('extérieur qu'à l'intérieur de notre mouvement, que le confrère Provost cumulait ainsi deux fonctions aussi exigeantes.L'emprise qu'il exerçait sur les membres de la FTQ demeure encore aujourd'hui, pour ceux qui discutaient âprement sa personnalité et son action, un mystère complet.Certains s'aventuraient à l'expliquer par sa "machine électorale", mais ils pourraient continuer longtemps de s'interroger sur le mécanisme de cet engin infernal.Pourtant, I* confrère Provost n'hésitait pas à livrer à son entourage, — et il s'amusait même à le faire devant ses adversaires, — le secret de sa réussite et de sa longévité syndicales.C'était bien simple : il rendait service à tout le monde, du plus puissant au plus humble.Bien rares étaient ceux qui n'avaient pas contracté à son endroit une dette de reconnaissance qui se traduisait par la volonté de lui accorder son vote.Tant et si bien qu'on ne pouvait pas réunir suffisamment d'ingrats ou de syndiqués négligés, pour songer à lui faire de l'opposition.C'était un peu la même chose avec les journalistes, auprès de qui l'on s'employait systématiquement, en certains quartiers, à lui faire une mauvaise presse.Un réalisateur de la télévision (CSN) nous rappelait récemment avec émotion comment le confrère Provost ne manquait pas, après chaque émission à laquelle il participait, de l'inviter avec sa scipt-assistante à prendre une consommation.Selon ce réalisateur, la plupart des personnalités politiques et syndicales étaient loin de cette simplicité.Le confrère Provost aimait les gens et aimait en être aimé.Cependant, il poussait ce besoin d'être aimé jusqu'au point où cela devenait parfois une faiblesse chez lui.Il acceptait difficilement que son action syndicale lui crée des adversaires, et encore moins des ennemis.Cfest probablement ce qui l'a parfois conduit à adopter des attitudes conciliantes qui, en certaines circonstances, indisposaient tout le monde, à l'exception de ceux qui lui voulaient du mal.Au moment de faire le bilan des qualités et des défauts du confrère Provost, on pourra dire de lui qu'il lui sera pardonné d'avoir un peu trop voulu être aimé, parce qu'il a beaucoup aimé.C'est, semble-t-il, une intuition de ce genre qui explique l'unanimité qui s'est faite autour de sa personne au ¦ moment de sa disparition. IE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1964 MONTREAL NOVEMBER 1964 THE LABOUR WORLD L» doyen des lournoux syndicaux canadiens LE\ OUVRIER Fondé par Gustave Francq, en 1916 4 Publié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec et à l’amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif : Louis LABERGE, président; Fernand DAOUST, Jean GERIN-LAJOIE, vice-présidents; André THIBAUDEAU, secrétaire; René RONDOU, trésorier.Directeur : Louis LABERGE; rédacteur : Noël PERUSSE.Adressez toutes communications à : 3333 est, bout.Métropolitain, Montréal 38 — Tel.725-5221 Imprimé par l'imprimerie Radio-TV, 8430, rue Casgrain, DU.7-6218 îoa L« miniilèf» de* Pontes.« Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envol comme objet ü«e la deuxième clas*e de la présente publication.-net ms; EDITORIAL L'aube d'une ère nouvelle Il n'y a pas à se le cacher: sans le confrère Roger Provost, Ia Fédération des travailleurs du Québec ne sera jamais plus la même.Elle pourra être mieux, elle pourra être pire, mais elle différera sensiblement de ce que nous avons connu.Un homme ne dirige pas un mouvement sans interruption depuis près de 14 ans sans y laisser sa marque personnelle, sans lui imposer un style.Le président Provost avait beau faire preuve de souplesse et savoir évoluer avec son temps, il n'en avait pas moins, à travers plusieurs conseils de direction, façonné la FTQ à son image.La succession est extrêmement lourde, car le changement de président survient à un moment cù la FTQ a assumé de nouvelles responsabilités, notamment dans le domaine de l'organisation et de l'éducation.Le successeur du confrère Provost s'engage dans une voie que le disparu avait à peine commencé à déblayer, sans les balises d'une tradition bien établie.C'est pourquoi nous pouvons dire, sans manquer aucunement au respect que nous devons tous au confrère Provost, que la FTQ se trouve vraiment à l'aube d'une ère nouvelle.Car il ne s'agit pas seulement, pour notre centrale, de se donner un nouveau président; c'est la présidence elle-même qui a changé de nature.Il ne s'agit plus seulement de canaliser les aspirations des travailleurs du Québec et de s'en faire l'interprète fidèle auprès de l'opinion et des pouvoirs publics; il s'agit maintenant d'étendre le leadership moral de la FTQ du plan politique et législatif, où le pré.sident Provost avait fait preuve d'une maîtrise exceptionnelle, au plan de l'organisation, où le nouveau président s'engage en terrain à peu près vierge.On doit au confrère Provost d'avoir amené la FTQ à un degré d'unité et de maturité tel qu'elle pouvait, de concert avec le Congrès du travail du Canada, assumer dans le Québec un rôle de coordination des efforts dans le domaine de l'organisation.Mais, cette nouvelle politique suppose, en plus du consentement à peu près unanime des affiliés, leur collaboration active et persévérante dans des entreprises où ils risquent d'avoir des conflits d'intérêt.C'est ici que l'autorité morale du président au sein du mouvement devient indispensable.Il est maintenant de notoriété publique que le président Louis Laberge a été élu à une voix de majorité, ce qui signifie clairement qu'il était le candidat d'un groupe, en opposition avec le candidat d'un autre groupe.Cependant, pour pouvoir exercer le leadership moral désormais inhérent à la fonction présidentielle, il ne doit pas devenir le président d'une clique, il doit être le président de tous.Mais, dans la situation actuelle, éviter pareil écueil ne peut être l'affaire d'un seul homme; cela devra se faire à deux et même i plusieurs.Pour que le président puisse se placer au-dessus des conflits d'intérêt intersyndicaux, il faut que tout le monde en fasse autant.Repousser la présidence dans le camp des forces traditionnelles du syndicalisme de métier, ce serait nous priver d'un arbitre essentiel au règlement de nos différends.En divorcer la direction de la FTQ, ce serait en provoquer l'éclatement à plus ou moins brève échéance.Les citoyens américains se font, de la fonction présidentielle, une conception tellement élevée, que la plupart de leurs présidents se font vus forcés de se hausser à la hauteur de la situation.Notre constitution, ainsi que les ententes intervenues entre la FTQ et le Congrès du travail du Canada dans le domaine de l'organisation et de l'éducation, nous obligent à en faire autant.On peut se disputer démocratiquement la présidence à l'occasion d'une élection; on ne doit pas se disputer le président, se l'accaparer ou le repousser dans le camp adverse, une fois qu'il est élu et investi des responsabilités énormes attachées à sa fonction.LE MONDE OUVRIER n'a jamais fait l'éloge du président Provost; il ne fera pas celui du président Laberge.Mais, il s'imposait, à ce moment-ci, de faire l'éloge de la fonction présidentielle.2 — Hes hausses de 53 à 95 cents l'heure rande victoire de la V M, MONTREAL — La Fédération des travailleurs du Québec vient d'annoncer avec fierté que les travailleurs du bâtiment à l'emploi de la compagnie Fraser-Brace Engineering, aux chantiers de la Société General Motors, à Sainte-Thérèse, touchent maintenant des hausses de salaires de 53 à 95 cents l'heure, selon leur métier.Le président Louis Laberge, qui a participé aux négociations entre l'employeur et le Conseil des métiers de la construction de Montréal (FTQ-CTCI, a salué cette entente comme représentant une "victoire sensationnelle pour le syndicalisme international", lequel a manifesté à cette occasion toute sa vigueur et sa puissance de négociation.La convention collective, qui s'applique actuellement à quelque 150 travailleurs du bâtiment, intéressera éventuellement de 1,200 à 1,300 ouvriers.Elle a été signée, au nom de 12 syndicats internationaux, par les confrères Marcel Raymond et Narcisse Beaudry, respectivement président et secrétaire du Conseil des métiers de la construction de Montréal, et par Roger Perreault, directeur provincial des métiers de la construction.Mort au "cheap labor" ! Les porte-parole du CMCM ont précisé que les plombiers, dont le tarif horaire était de S2.20 à Sainte-Thérèse, sont désormais assurés de $3.15, soit une hausse de 95 cents l'heure.Les électriciens sont ainsi augmentés de 80 cents, les peintres de 78 cents, les finisseurs de ciment de 77 cents, les briqueteurs de 73 cents, les ferblantiers de 53 cents, etc.Les tarifs horaires des charpentiers-menuisiers et des journaliers, qui sont actuellement de $2.25 et de $1.70, sont soumis à l'arbitrage.L'arbitre syndical sera le confrère Louis Laberge, président de la FTQ.Aux termes de l'entente, le Conseil des métiers de la construction de Montréal est reconnu comme agent négociateur exclusif des employés de la compagnie Fraser-Brace et de ceux de tous ses sous-trai- tants.Au chapitre de la sécurité syndicale, ia convention prévoit que tout employé doit devenir membre d'un syndicat affilié au CMCM dans les sept jours suivant son embauchage, et que l'employeur assumera la perception à la source des cotisations syndicales.En outre, les syndicats et l'employeur sont convenus de collaborer en vue d'assurer aux travailleurs une plus grande sécurité sur le chantier.L'entente prévoit également une procédure des griefs comportant l'arbitrage exécutoire.Ça promet pour la GM .L'accord, qui a été ratifié par les employés de la Fraser-Brace réunis en assemblée régulière à Sainte-Thérèse, fait suite à un arrêt de travail de neuf jours au terme duquel l'employeur a dû reconnaître le Conseil des métiers de la construction comme agent négociateur exclusif.Les travaux M WANT TO BE A HAPPIER DRIVER?BUY A NEW CAR NOW WITH A LOW-COST LIFE-INSURED it lüi LOAN THE BANK OF NOVA SCOTIA n'avaient repris qu'après une intervention du président Laberge, auprès du sous-ministre associé du Travail, Me Donat Quimper.La Fédération des travailleurs du Québec n'en poursuivra pas moins sa campagne en vue d'obtenir que le comté de Terrebonne soit soustrait à la zone des salaires no 2 et qu'il soit intégré à la zone de Montréal.Commentant la conclusion heureuse du conflit de Sainte-Thérèse.le président de la FTQ a déclaré que l'accueil enthousiaste fait par la population au syndicalisme international, et les dernières réalisations des affiliés de sa centrale dans le domaine de la construction, augurent bien pour la syndicalisation prochaine des employés de la production à l'usine d'assemblage de la General Motors.PLAIN or FILTER TIP CIGARETTES “Faites ii ;i même.au ( Canada par les travai Hears canadiens” 3S W • L'’ 'j Up* «MÜi 2«£2> *•' W-’s ' »*- ' • ¦ LS SH» lip Sr§g a y* ‘v**æ ftfgll ^—~x~— •* r;->! $>**î Hi .>-.; Il a fallu pas moins de 36 landaus pour transporter toutes les fleurs, dont la plupart étaient des hommages d'affiliés de la FTQ à celui qui avait été leur président pendant près de 14 ans.Cependant, ce sont surtout les syndicalistes, du mieux connu au plus obscur, qui s'étaient donné rendezvous pour rendre un der-n'er hommage à celui qui avait été de toutes leurs luttes, à la peine comme à l'honneur .Jusqu'à la dernière minute, des centaines de syndicalistes se sont rendus au salon funéraire pour voir une dernière fois leur ami Roger, dont la dépouille reposait dans un véritable parterre .?De nombreux représentants de l'Etat, de la magistrature, de divers organismes publics et du mouvement syndical ont afflué aux funérailles du confrère Provost, dont l'activité publique n'avait pas connu de bornes. ¦'¦—v «•.sstoL^cUAxï ' ! i n£ .£S®if0 • • ¦g& r% 3* ¦¦ * , ¦-.>-• a|lSg| ,.^:.;,v; Y*f » THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1964 - MONTREAL - NOVEMBER 1964 LE MONDE OUVRIER syndicales" au président Prowosf Il y avait pas moins de 2,000 personnes aux funérailles du confrère Provost, dont plusieurs délégations syndicales venues de l'extérieur de Montréal, et une représentation importante de typographes en grève à "LA PRESSE" et de pompiers syndiqués .Les porteurs d'honneur aux funérailles du confrère Provost, qui était en même temps président de la FTQ et directeur canadien des Ouvriers unis des textiles d'Amérique, étaient les vice-présidents Jean Gérin- Lajoie et Louis Laberge, le secrétaire André Thibaudeau, le trésorier René Rondou, ainsi que les confrères Georges Payette et William Foley, directeurs provinciaux des OUTA .La Philarmonique des pompiers de Montréal, composée de 35 musiciens sous la direction du capitaine Thomas Brouillette, participé aux funérailles syndicales du confrère Provost.Ces musiciens sont tous membres de la succursale 985, de l'Association internationale des pompiers, affiliée à la FTO .Des centaines de personnes ont accompagné le président Provost à sa dernière demeure, au cimetière de l'Est.Le disparu laissait notamment dans le deuil sa femme et sa fille de 13 ans, Jocelyne, pour qui la FTQ a décidé de créer le "Fonds d'éducation Roger Provost" .'Photos par Federal Photos) IE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1964 MONTREAL NOVEMBER 1964 THE LABOUR WORLD Les autorités provinciales "Je désire offrir à la Fédération des travailleurs du Québec mes profondes condoléances pour la lourde perte subie par le décès de son dévoué président Roger Provost." Carrier FORTIN, ministre du Travail "Bouleversé par nouvelle annonçant décès si soudain président Roger Provost STOP Perte cruelle pour votre Fédération et tout le monde ouvrier STOP Disparu laissera parmi nous souvenir d'un parfait gentilhomme et beaucoup de regrets STOP A ses collaborateurs immédiats et tous les membres de la Fédération travailleurs du Québec j'offre mes plus sincères condoléances STOP Assisterai aux funérailles." Donat QUIMPER, C.R., sous-ministre associé du Travail."Profondément peiné d'apprendre décès soudain président de la Fédération des travailleurs du Québec STOP Etait sincèrement dévoué aux intérêts de nos familles ouvrières STOP Sympathies à sa famille distinguée et aux travailleurs." Emilien LAFRANCE, ministre de la Famille et du bien-être social * * * "Sincères sympathies.On ne rencontrait jamais Roger Provost sans s'enrichir.Ressentons vivement la perte d'un tel homme.'' Edgar GUAY, sous-ministre adjoint, Famille et bien-être social * * * Les partis politiques "The Members of the Federal Caucus of the New Democratic Party have asked me to express to the Officers and Members of the Quebec Federation of Labour our sense of shock and our deepest sympathy in the loss of your president, the late Roger Provost."Brother Provost literally gave his life to the labour movement, and we are deeply appreciative of the contribution he made to its advancement on all fronts.His loyalty and dedication to our cause, and the warmth of his personality, will long be remembered.We are saddened by his loss, but it is ours as a movement to carry on the work to which Roger Provost gave so much."To the family and to the movement he served we extend our deepest sympathy." New Democratic Party Federal Caucus, Stanley KNOWLES, Whip."Le caucus du Ralliement créditiste désire joindre sa voix à celles qui déplorent aujourd'hui la mort de M.Roger Provost, président de votre Fédération et vice-président du CTC.A votre Fédération qui perd un chef inestimable, au s — Hommages unanimes au confrère Provost Congrès du travail du Canada et à tous les travailleurs qui perdent un grand défenseur, les députés du Ralliement créditiste offrent leurs plus sincères condoléances." Réal CAOUETTE, M.P., chef du Ralliement créditiste.Les organismes publics "Avons appris avec consternation le décès prématuré de notre ami Roger Provost, votre président.Veuillez recevoir ainsi que vos collègues l'expression des regrets unanimes les plus sincères d'Expo '67 et de son exécutif.J'y joins sincères condoléances." E.GOSSELIN, délégué aux relations du travail.* * -I1 "Commission Hydro-électrique de Québec par mon entremise vous exprime ses condoléances les plus vives à l'occasion du décès subit de votre président.Son dévouement à la cause des travailleurs et sa contribution à de saines relations de travail dans la province et au pays resteront comme un témoignage vivant d'une carrière extrêmement riche." Roger CHARTIER, directeur général du personnel.* * + "Avons appris avec regret décès de Roger Provost.A Mme Provost et sa famille, à la Fédération des travailleurs du Québec, aux Ouvriers unis des textiles d'Amérique et au Congrès du travail du Canada, sincères condoléances." Angelo FORTE, Conseil économique du Canada.+ + "Sincères condoléances dans le deuil cruel qui frappe votre union." Service d'inspection, Commission des relations de travail, Albert PARENT, inspecteur en chef.* + * Les corps intermédiaires "Les gouverneurs du Collège des médecins, ayant toujours tenu monsieur Roger Provost en haute estime, en particulier dans la collaboration qu'il a apportée au Collège dans l'étude des problèmes sociaux qui nous confrontent actuellement, prie la Fédération des travailleurs du Québec d'accepter l'expression de leur sympathie la plus sincère." Le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec."Sincères condoléances dans le deuil qui vous afflige." Dr Gérard HAMEL, vice-prés., La Fédération des omnipraticiens du Québec.îmiiiimiiimiiiiiimimtiimiimiim C'est apparemment le lot (les hommes d'action (pie d'etre discutés tout au loua de leur vie et de ne faire l'unanimité autour d’eux gu'après leur mort.Le confrère Roper Provost ri a pas échappé à cette règle.On ne réalise rien sans faire des erreurs, mais, tout compte fait, ce sont les réalisations gui restent.Et c'est pourquoi, l'homme mort, même ses adversaires doivent s’incliner devant une oeuvre.Nous publions ici quelques-uns des témoignages reçus par la FTQ à l'occasion du décès du.président Provost.Illllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllll "J'apprends avec beaucoup de peine le décès de mon ami Roger Provost.Mes condoléances les plus sincères à la Fédération lourdement éprouvée par la perte de son président." Jacques de la Chevrotière, directeur général, Les Services de santé du Québec.+ t * "La L.O.C.( Ligue Ouvrière Catholique i et la J.O.C.I Jeunesse Ouvrière Catholique i canadiennes tiennent à exprimer leurs profondes sympathies au mouvement syndical CTC-FTQ qui vient de perdre l'un de ses dirigeants, M.Roger Provost, depuis longtemps engagé à la défense des droits des travailleurs et à la promotion de la classe ouvrière."Nos condoléances à son épouse et à sa famille.Nous souhaitons que tous les travailleurs se joignent à notre témoignage et s'engagent davantage dans les syndicats pour une promotion véritable du monde ouvrier." Léopold BERTRAND, Président National de la L.O.C.Jacques BOUCHER, Président National de la J.O.C.* * * "La Fédération Montréal de la Ligue ouvrière catholique attristée par le décès de M.Roger Provost offre ses condoléances sincères à Mme Provost et à sa famille ainsi qu'à la Fédération des travailleurs du Québec dont il était le président." La Ligue ouvrière catholique de Montréal, par : Maurice SERGERIE, secrétaire.* + * "Au nom du Patronage des ouvriers catholiques et en mon nom personnel, nos plus sincères condoléances à Mme Provost et à sa famille, ainsi qu'à la FTQ et au CTC." Francisco FITZINA, Patronage des ouvriers catholiques, Patronato ACLE, Can.Les syndicats "Please convey to all concerned our profound shock and deep regret the death of president Roger Provost.The Ontario Federation of Labour will be represented at the funeral by vice president Harold Thayer." Dave ARCHER, pres.Ontario Federation of Labour.* * * "Please accept our deepest sympathy of the passing of your president Roger Provost STOP His death came as a great shock to us and we join with you in mourning the loss of a great Canadian trade unionist." E.P.O'NEIL, sec.treas.British Columbia Federation of Labour.* * * "Grieved to learn of death of Roger Provost, your distinguished President.In his years in office he had earned the trust not only of labour but of community as a whole.He was a force for unity and progress and enlightenment and he will be sorely missed.Please convey our deepest sympathy to his family." Jacob S.POTOFSKY, General President, Amalgamated Clothing Workers."La CIC regrette la mort de M.Roger Provost STOP Une mort est toujours tragique pour au moins quelques survivants mais elle atteint une portée provinciale dans le cas de M.Roger Provost, président de la FTQ, qui a succombé hier a Montréal des suites d'une crise cardiaque STOP C'est un défenseur acharné, un chef dévoué et compétent que les travailleurs de la province et du Canada perdent en lui STOP Les enseignants ont bénéficié maintes fois de son appui et de sa collaboration STOP La CIC exprime à la famille Provost ses plus sincères condoléances.Elle assure tous les membres de la FTQ et ceux du Congrès du travail du Canada de ses plus profondes sympathies.Elle demande surtout aux enseignants de prier pour le disparu, maintenant plongé dans cette éternité où nous irons tous." Léopold GARANT, président CIC."Re décès de monsieur Roger Provost, à la FTQ et au CTC nos plus sincères condoléances." L'Alliance des professeurs catholiques de Montréal, Aimé NAULT, président "Les membres du Conseil des syndicats des métiers de la construction de Montréal i CSNI ont appris avec consternation le décès de M.Roger Provost.Le monde ouvrier perd un chef respectable et nous offrons nos sympathies, jointes à beaucoup d'autres, à tous ceux qui lui étaient chers." Wm.LEGER, président."Apprenons avec regret la mort soudaine de votre cher époux.Nous sommes consternés devant le décès d'un homme si utile à sa femme ainsi qu'à tous les travailleurs de la province de Québec et du Canada."Nous vous offrons nos plus sincères condoléances et nous demandons à la divine Providence de lui préparer une place de choix car son travail syndical a toujours été lié à sa vie de parfait chrétien."Au nom de tous les travailleurs de la région de Québec ainsi qu'au nom des membres de l'Association des employés des Postes du Canada, section de Québec, nos plus vives sympathies." Maurice GAULIN, vice-président régional de la FTQ et président de l'Association des employés des Postes du Canada, section de Québec.* + * La jeunesse "C'est avec consternation que l'Entr'aide Universitaire Mondiale du Canada a appris la nouvelle du décès de M.Roger Provost, président de la Fédération des Travailleurs du Québec."Nous désirons exprimer à la Fédération des Travailleurs du Québec, ainsi qu'à la classe ouvrière québécoise, notre plus profonde sympathie, pour la perte de ce grand chef syndicaliste québécois." Michel GOUAULT, secrétaire-adjoint."Si le monde du travail perd un chef, le monde étudiant perd l'un de ses plus fidèles amis.Dans les luttes les plus difficiles que l'Association des Etudiants a eu à mener dans le passé, M.Roger Provost fut toujours l'un des premiers à nous donner son appui."Nous tenons à exprimer aux membres de la famille de M.Provost, ainsi qu'aux ouvriers du Québec, nos plus sincères condoléances." Le Quartier Latin + * + "Les étudiants de Laval s'unissent au deuil des travailleurs du Québec pour la perte de leur président, M.Roger Provost, pour qui nous avions tous beaucoup d'admiration.Nos condoléances à sa famille." Pierre GAIIPEAU, AGEL. LE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1964 MONTREAL NOVEMBER 1964 THE LABOUR WORLD Dans son dernier message à l'UCC, le président Provost : "Evitez à la classe agricole les divisions de la classe ouvrière" MONTREAL — Dans un message publié dans LA TERRE DE CHEZ NOUS ci l'occasion du 40e congrès de l'Union catholique des cultivateurs, quelques jours avant sa mort, le président Roger Provost, de la Fédération des travailleurs du Québec, a mis le mouvement syndical agricole en garde contre la désunion qui déchire présentement le syndicalisme industriel québécois.Nous publions le texte intégral de cet important message fraternel : "Depuis quelques années, je m'emploie, de concert avec votre président général, à faire ressortir, chaque fois que l'occasion m'en est offerte, la profonde communauté d'intérêts qui lie les cultivateurs et les travailleurs industriels.Je pense que maintenant la démonstration en est faite, et que rares sont les lecteurs de La Terre de chez nous, comme ceux de notre organe officiel, Le Monde ouvrier, qui ne sont pas encore convaincus de la nécessité qu'il y a, tant pour l'UCC que pour la FTQ, de maintenir une liaison constante et de lutter au coude à coude pour la promotion des classes laborieuses du Québec."Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, notre adhésion commune aux mêmes principes, notre poursuite des mêmes objectifs socio-économiques, ne manque pas de produire des méthodes d'action apparentées."Nous avons depuis toujours dans notre arsenal, l'arme de la grève; vous êtes en train de vous créer un fonds de défense professionnelle.Nous avons eu notre congrès extraordinaire contre la version originale du bill 54; vous avez eu votre marche triomphale sur Québec pour combattre l'injustice fiscale dont vous étiez victimes."Nous ne pouvons évidemment que nous réjouir de constater que le syndicalisme agricole s'inspire de plus en plus des techniques de revendication et d'action péniblement mises au point, au long des années, par le syndicalisme industriel.Vous savez d'ailleurs que vous pouvez compter en Excellents locaux 474 est, Sainte-Catherine Equipement complet de chaises, tables, piano, bar, cuisine, bureaux, etc.Parfait pour meetings, réceptions, bureaux.Deux étages de 3,808 pieds carrés chacun.L'étage supérieur est présentement occupé par la succursale 985 de l'Association internationale des pompiers.Loyer très raisonnable Appelez M.Wagner à 844-2307 tout temps sur notre appui, comme nous l'avons démontré à l'occasion de votre récente manifestation contre le fardeau excessif des impôts."Cependant, c o m m e vous vous en doutez bien, tout n'est pas parfait dans le syndicalisme ouvrier.Il n'y a qu'à lire un peu les journaux ou à regarder la télévision, pour s'en rendre compte.C'est pourquoi, au moment où vous faites à notre forme d'action syndicale des emprunts destinés à vous renforcer, je crois de mon devoir de vous mettre en garde contre certain de nos travers qui fait précisément notre faiblesse."Je veux évidemment parler de la désunion des forces syndicales, qui déchire la classe ouvrière du Québec, et qui doit être épargnée à tout prix à notre classe agricole.Car vous n'ètes pas sans savoir qu'au moment où les deux grandes centrales syndicales du Québec vous parlent de collaboration nécessaire avec l'UCC, de la solidarité qui unit travailleurs agricoles et industriels, qu'au même moment elles se livrent une lutte féroce sur la place publique comme à la porte des usines, qu'elles sèment la discorde et la haine entre compagnons de travail à l'intérieur même de l'entreprise."Imaginez un instant que chaque fois qu'il y a des mécontents dans un syndicat de l'UCC, ou qu'une équipe de candidats y perd ses élections, on forme un syndicat rival, et que ces syndicats nouveaux se groupent dans une centrale opposée à l'UCC, que ces deux centrales entreprennent de se disputer l'allégeance syndicale de chaque cultivateur, et vous avez une bonne idée de ce que peut être la désunion des forces syndicales parmi les travailleurs industriels."On vous dira peut-être que la comparaison pèche par le fait que l'une des deux centrales en présence, dans le monde industriel, groupe une majorité de syndicats nord-américains.Eh bien ! Cela, c'est le choix traditionnel de plus de 200,000 travailleurs du Québec; c'est encore le choix de milliers de nouveaux adhérents à notre mouvement; et ce sera le choix de centaines de milliers de travailleurs de chez nous tant qu'ils tiendront à lutter à armes égales avec le grand capital international qui, lui, ne connaît pas de frontières et dispose de ressources inépuisables pour combattre le syndicalisme.Les travailleurs du Québec savent que c'est surtout à cette formule syndicale qu'ils doivent d'être sortis de leur condition de scieurs de bois et de porteurs d'eau, et ils entendent bien, dans l'ensemble, ne pas lâcher la proie d'avantages économiques sérieux pour l'ombre de visées politiques étrangères au syndicalisme."Ceci dit, tous les Québécois bien pensants souhaitent que l'intensification actuelle des hostilités intersyndicales ne constitue qu'une crise passagère dont les excès mêmes conduiraient à l'unité syndicale, laquelle demeure une aspiration profondément ancrée dans le coeur de tous les travailleurs.Nous espérons que les cultivateurs de l'UCC sauront ioger liberté "D'abord, il convient de ne pas confondre liberté de la presse, liberté d'information et liberté d'expression."La liberté de la presse, c'est la liberté de publier, tant des informations que des opinions.C'est en vertu de cette liberté qu'existent 'La Presse', 'Le Devoir', 'Cité Libre', 'Parti-pris', 'Le Quartier Latin', etc.Ici, cette liberté n'a de limitations que les lois contre la diffamation et les disponibilités financières permettant la publication d'organes d'information ou d'opinions."La liberté d'information, c'est la liberté de publier toutes les informations disponibles d'intérêt public et, conséquemment, le libre accès aux sources officielles et privées d'information.Elle correspond au droit qu'a le public d'être informé.Ce droit n'est jamais si bien garanti que par la multiplicité des organes d'information, qui ont rarement le même intérêt à supprimer simultanément la même information.La suppression systématique d'un type d'informations provoque habituellement la création de nouveaux organes d'information (exemple: les journaux jaunes)."La liberté d'expression, c'est la liberté que doit avoir chaque individu, et chaque institution, de s'exprimer librement par la parole et par l'écrit.C'est la liberté du citoyen, de l'écrivain, de l'homme politique, du syndicaliste, du commentateur libre et invité de la radio ou de la télévision, de l'éditorialiste qui signe ses textes, mais pas nécessairement celle du JOURNALISTE D'INFORMATION, du moins dans les pages du journal qui nous conserver leur compréhension sympathique dans la période troublée — et vraiment troublante que nous traversons."Je suis désolé d'avoir dû troubler ainsi la sérénité de vos délibérations, et je vous souhaite un congrès fructueux où les divergences de vue n'entameront en rien le bloc solide de votre solidarité syndicale." Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, ROGER PROVOST.Quelques jours avant sa mort, le président Roger Provost recevait, au secrétariat de la FTQ.deux jeunes rédactrices du journal “Le Quartier Latin", des étudiants de l’université de Montéal, venues l’interroger sur le conflit de ‘‘La Presse" et le problème de la liberté d’information.Eu plus de répondre aux questions de Mlles Nicole Fortin et Chantal Gagnon, le confrère Provost leur a remis une déclaration écrite qui a paru dans "Le Quartier Latin” et a été ensuite reproduite par "La (presse) libre".Nous publions ici le texte intégral de cette importante prise de position de la FTQ.l'emploie et durant ses heures de travail.Le droit à l'information commande précisément que le public puisse recevoir une information aussi objective et honnête que possible, et non pas filtrée, déformée, soufflée et personnellement commentée par le rédacteur.Il faut faire une distinction entre l'analyse OBJECTIVE DE L'EVENEMENT et le COMMENTAIRE SUBJECTIF."Voilà pour les principes.Il est évident que leur application pose des difficultés au niveau d'un organe d'information, au plan des relations entre les propriétaires d'une telle entreprise et sa salle de rédaction."En l'absence d'un code d'éthique professionnelle auquel adhérerait l'ensemble de la profession, c'est-à-dire les conseils d'administration des journaux et les organismes représentatifs des journalistes, leurs syndicats, et d'un conseil d'arbitrage de la presse habilité par la profession à statuer sur les questions d'interprétalion de ce code, il semble ' Imaginez un instant ce que serait la division à l'UCC.".que la responsabilité de la liberté d'information doive reposer sur le chef de la rédaction, qui est à la fois un représentant de la direction du journal et un journaliste."Un journaliste qui se respecte doit exiger, au moment d'accéder au poste de rédacteur en chef d'un journal, d'avoir la haute main sur sa salle de rédaction, et mettre ses rédacteurs à l'abri des pressions des propriétaires, du service commercial, etc.S'il ne le fait pas, il accepte de publier une feuille de chou qui se discrédite elle-même, tant aux yeux du public que des journalistes qui choisissent l'endroit où exercer leur métier.D'autre part, le rédacteur en chef a le droit de leur faire observer la discipline prévue à la convention collective de travail, et il appartient au syndicat de protéger ses membres contre les abus d'autorité.Au bout du compte, c'est encore le public qui a le dernier mot et qui doit exiger une information objective et honnête de ses journaux."Il est illusoire de s'imaginer qu'on obtiendra jamais un régime parfait assurant le respect intégral de la liberté de l'information.Cependant, il se rait extrêmement dangereux de tenter de régler les problèmes qui se posent en faisant intervenir l'Etat dans le domaine de l'information.La liberté d'information n'a jamais été si mal assurée que par les presses officielles et les services d'information d'Etat.Il ne faut pas troquer un régime de liberté imparfaite pour un régime parfait de dirigisme de l'information et de la pensée, qui est la caractéristique première d'un Etat totalitaire.7 — doits une défloration ou "Quartier Latin" Provost et la de lu presse LE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1964 - MONTREAL - NOVEMBER 1964 THE LABOUR WORLD LE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1964 MONTREAL NOVEMBER 1964 THE LABOUR WORLD LE BILL 54 L'une des toutes dernières réalisations du président Roger Provost fut incontestablement le congrès extraordinaire de la FTQ qui, à la suite d'un vote de grève générale, força le gouvernement à modifier considérablement le bill 54.A gauche, le confrère Provost sert la messe, au grand Colisée de Québec, tandis qu'à droite, il démolit "le maudit bill 54"!.SYNDICALE ROGER PROVOSï ¦ ¦ 4 S mm * 'V.Le président Provost était passé maître dans l'art de présenter des mémoires au gouvernement.On se souviendra longtemps de celui qu'il soumettait à Duplessis au lendemain de Murdochville.A gauche.LES MEMOIRES il affronte pour la première fois le premier ministre Lesage et son ex ministre du Travail, René Hamel.A droite, un premier et dernier contact avec le premier ministre Paul Sauvé .Saur.mmm y - ' LES CONGRES DE LA Le confrère Provost n'était jamais plus à son aise que dans un congrès de la FTQ.A l'extrême gauche, il vient d'être réélu à la présidence pour la dernière fois, en 1963.Quelques années plus tôt (2e photo), il écoute avec confiance "les" mises en candidature à la présidence.Petite fête familiale en congrès (3e photo), avec sa fille Jocelyne et sa femme.Et la vie a ses bons moments (4e photo), avec deux porte-étendard de l'étiquette syndicale ./ x ^ ï ^ ?Z x x Le président Provost prêtait son concours à toutes les bonnes causes et participait intensément à la vie du milieu.La 1ère photo de gauche nous le fait voir à un meeting en faveur du désarmement nucléaire; la 2e, à une rencontre de dirigeants syndicaux, politiques, coopérâtes* et agri- coles; la 3e, à or.e conférence d'un porte-parole d' un mouve- ment intégrationniste des Etats- Unis .% \w \w âÊÉmm LES GRANDES CAUSES «Éllli mm ,*Églp V V : V P P Pï Le président Provost a joué un rôle important dans la fondation du NPD, surtout au Québec.La photo du haut nous le fait voir au grand meeting du marché Atwater; celle du centre, à la porte d'une usine, où il "quêtait" pour la caisse électorale; celle du bas, à la tribune du congrès de fondation du NPD, dont il partagea la présidence avec "Mr.Parliament", Stanley Knowles.5P -ÿ ;P P P P< MwiisSzXi LI NPD oral : - /mmé • mm f®§g§|p SÉssiW UE SW'!S»ë€ÆILfi§ME QU0TBD9EN aci mai «Goscæraœa * H H’ m wmm ^ .f • Il 'Wl* ?p p p Le syndicalisme, c'était le pain quotidien du confrère Provost.A gauche, il participe de la salle à un colloque syndical sur le bien-être.La 2e photo nous le montre conférant avec deux dirigeants de l'ancienne FUIQ, avant la fusion de 1957.La 3e, prise à Hull en juin 1963, vient nous rappeler à temps qu'il était également directeur canadien des Ouvriers unis des textiles d'Amérique.?¦y P- - s — » — LE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1964 MONTREAL NOVEMBER 1964 THE LABOUR WORLD 1 LS TOUÜ PIS 1 PHOTOGRAPHE SYNDICAL DEPUIS 1945 • FEDERAL PHOTOS 1405, MACKAY - VI.2-2836 V Jous ne pouvez vous rendre à la banque?FAITES VOS OPÉRATIONS BANCAIRES PAR LA POSTE Rien de plus facile à organiser, en allant ou en écrivant à notre succursale la plus proche.BANQUE ROYALE La chaîne qui vous protège.LA MUTUELLE SSQ fournit, depuis bien des années, des services complets d'assurance-groupe (assurance-maladie, assurance-vie, assurance-salaire) à de nombreuses entreprises, grandes et petites, et à divers syndicats et groupements à travers le Québec.yiiiimiii assurance-groupe LES SERVICES DE SANTÉ DU QUÉBEC Siège social: Québec, C.P.3339 Succursales: Montréal, Sorel, Jonquière, Trois Rivières SR«S • : A; LA FTQ ACCUEILLAIT RECEMMENT dans ses rangs son 21e conseil régional du travail.C'est le Conseil du travail de Sainte-Thérèse, Terrebonne et Saint-Eustache, qui répondait déjà à un besoin des travailleurs avant l'arrivée de la General Motors, mais qui jouera désormais un rôle de premier plan dans le Québec.Cette photo nous tait assister à la remise officielle de la charte au président fondateur du CTST, le confrère Donat Thé-riault, par le président Claude Jodoin, du CTC.On reconnaîtra, de gauche à droite, les confrères Claude Pétellc, secrétaire, Thériault et Jodoin, M.le maire Gustave Desjardins, de Sainte-Thérèse ouest, ainsi que le nouveau président Louis La-berge, de la FTQ.A cette occasion, le confrère Laberge s'est prononcé en faveur de salaires élevés comme condition essentielle de la dignité humaine, et Mgr Laurent Presseault, représentant de l'évêque, Mgr Emiiien Frenette, a déclaré que ce dernier était sensible à la création de cette "union d'unions".Il a conclu en disant : "N'hésitez pas à contacter vos curés !" : LA SEMAINE DE L'ETIQUETTE syndicale, c'est quelque chose de sérieux à Joliette.La fête du Travail y est précédée d'une grande exposition, qui coïncidait cette année avec les fêtes du centenaire de la ville.La semaine est couronnée du couronnement d'une reine, Mlle Etiquette syndicale, qui était la compagne Colette Lepage, Mlle Vendesca-Syracuse.On aperçoit ici, de gauche à droite, le confrère Réjean Perreault, vice-président du Comité directeur de l'Expo, la compagne Normande Lafond (Mlle Embassy), le président Gérard Frève, du Conseil du travail, la compagne Pierrette Sou-lière (Mlle Cedar Garment), la petite France Lepage, fille du confrère Fernand, président du Comité directeur, Mlle Etiquette syndicale, la compagne Francine Ducharme (Mlle Amalgamated), et le confrère Roland Bourgeois, secrétaire du Comité directeur de l'Expo.MEME SI LA CSN s'est exclue de l'affaire par sa politique de maraudage, les membres du Conseil du travail de Québec ont encore une fois célébré dignement la fête du Travail par un grand défilé A travers les trois quartiers ouvriers de la capitale provinciale, Saint-Sauveur, Saint-Roch et Saint-Malo.On aperçoit ici le char de cortège portant la reine des travailleurs de Québec et ses duchesses.Malgré la paralysie qui l'afflige, le président du CTQ, le confrère Jean-Baptiste, avait tenu à assister au départ du défilé. wm -s.-.: •-• :•.• -• •Vi >v''ywv' m 1 .¦ i&'-’JSj&J ^*81 vl i» :V THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1964 — MONTREAL — NOVEMBER 1964 70% Of Workers KENOGAMI — Quebec Federation of Labour former VicePresident Louis Laberge, just promoted to the presidency, figures the trade union movement in this province, and particularly the CNTU, has some tall explaining to do.While the mass of Quebec's work force still yearns for the refuge and safeguard of unionization, he says, organized labour is using members' money to wage a fratricidal yar Laberge spoke at a recent by CNTU General President press conference here."After the QFL and the CNTU fought side by side to have the government acknowledge the right of association for domestics," he remarked, "the two centrals now are competing over the allegiance of workers already organized; and this instead of providing domestics, many of them our sisters and daughters, the protection they have a right to expect against their employers' exploitation and domination." Strike Relief and Raiding The QFL officer told of this situation at Montreal : While journalists at La Presse are getting into debt up to their necks las recently brought out in Le Devoir l and must receive help from the QFL despite pressure brought to bear Jean Marchand, the CNTU has immobilized at least four organizers and opened recruiting offices at the Montreal harbour.The purpose : To try and get ' longshoremen to reject an international union that lias won very favourable working conditions for them."The CNTU," said Laberge, "always has money to try and steal members from other unions, but it never has enough to provide relief for its own striking members." Vice-president Laberge said the workers must realize that if rival unions compete over their allegiance while 70 per cent of the work force isn't unionized at all, the most likely reason is their economic interest rather than of a moral or democratic nature.The simple fact is, he said, that the employes of big enterprises are already unionized and that, from the financial viewpoint, large-size negotiating units pay best.CNTU First, Workers Second "That is why I assert," the QFL spokesman said, "that certain leaders of the CNTU give precedence to institutions rather than men, that they place the economic interests of their organization ahead of the interests of the workers when they announce they are recruiting and will continue to recruit among the ranks of the Canadian Labour Congress rather than concentrate their energy and resources on workers who have no union protection at all." Laberge saw the CNTU's stated intentions as tantamount to declaration of war.Nor did he see how the QFL, though armed with the best of goodwill, could back away from the challenge.The union raiding that the CNTU has been indulging in for some time now, Laberge said, left the QFL with little choice.In addition to protecting its affiliates and organizing the non-unionized, it would eventually have to launch a counter-attack.Public Opinion Will Judge "But I wonder how the workers and the population in general, who love peace — social peace as well as international peace — are going to judge this inter-union war.I'm also afraid that this return to the law of the jungle will delay and perhaps forever damage trade unionism that is so much desired by workmen, civil servants, professionals and intellectuals.They are going to be asking themselves what business they have getting in on this trade union turmoil." The QFL officer said he deplored the fact that the revival of inter-union hostility, after years of comparative peace, comes just when the new Labour Relations Act opens the way for virtually all wage-earners to unionize; when progressive socialization is prompting even doctors to LE MONDE OUVRIER #F seek this protection; when the highest moral authorities of our society see it as a duty for all to associate to safeguard their collective interests and their participation in the promotion of the common welfare through democratic intermediary bodies.Workers Want Unity What certain trade union leaders may need, Brother Laberge said, is the hostility of public authority and opinion, if not a climate of general reproval, to press them into remaining "faithful to the great principles of labour solidarity and the universality of trade unionism." "For my part," said Laberge, "I remain convinced that Quebec workers continue from the bottom of their hearts to desire labour unity.I believe that after this latest union war, which is going to be waged at enormous cost to them and will benefit only their employers, they will achieve unity of trade union strength in our province by mercilessly stamping out those responsible for our current struggle." Doorway to all your banking Did you ever stop to consider all the things a chartered bank can do for you .’ Your local branch is much more than a convenient place to make a deposit, casli a cheque or see about a loan — each branch, large or small, oilers a full banking service.And only here is it possible for you to do all your banking under one roof.A branch bank is, in effect, a service centre and everyone on the stall' is there to help you, to look after all your banking courteously and speedily.THE CHARTERED BANKS SERVING YOUR COMMUNITY Through 5,650 branches, all across Canada, llie chartered banks bring full-range bank ing within the reach of everyone.n — ¦ i I LE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1964 - MONTREAL - NOVEMBER 1964 THE LABOUR WORLD r, S/ ' .*.V“ ¦'tÆ feW«3 r~ • • ¦ '¦ M?' v ! V- ÉHÉâ llvXv.: •¦.4 | tBMtttS* ; '¦ ¦¦& i H Ü v -.r Hi rî>: v< :V .mmàm ipfip zpmmrm ¦¦’¦-WW"! ¦«mssar [{**$#*# , “iMift.nww-—.Will ! ^ag^ssagg a?- .sa nl Up to the last minute, hundreds of trade unionists continued filing into the funeral parlour for a final look at their friend Roger, who rested in a veritable garden.No fewer than 36 cars were required to transport all the floral tributes, most of them from QFL affiliates, to the man who had been their president for nearly 14 years .Yet trade unionists, some prominent, others obscure, were the most numerous of the mourners; they had assembled for a last farewell to the man who joined in all their battles, sad or glorious.Government, the bench, and various public and trade union organizations were represented at the funeral service for Brother Provost, whose own public activities were of limitless scope .L It — «B&ySSÎ "mk* mP-î rflwlMH ’*'£**?m m p **r vf»! ¦ .'¦ - ' ; |W ii- There were no fewer than 2 000 people at Roger Provost's funeral, among them several union delegations from outside Montreal, and large representation from the striking typographers at "La Presse" and from unionized fire-fighters .The Montreal Fire-fighters Philarmonic, comprising 35 musicians under the direction of Captain Thomas Brouillette, took part in the trade union funeral for Brother Provost.The musicians are all members of Local 985 of the International Association of Fire-Fighters, a QFL affiliate .The honorary pall-becirers at the service for Brother Provost, who was Canadian director of the United Te>ttile Workers of America as well as QFL president, were QFL Vice-Presidents Jean Gérin-Lajoie and Louis Laberge, Secretary André Thibau-deau, Treasurer René Rondou, and Brothers Georges Payette and William Foley, provincial directors of UTWA .Hundreds accompanied President Provost on the journey to his final resting place in the East End Cemetary.Among his principal survivors are his wife and 13-year-old daughter Jocelyne, for whom the QFL has decided to establish the "Roger Provost Education Fund" .(Photos by Federal Photos) THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1964 MONTREAL NOVEMBER 1964 LE MONDE OUVRIER Laberge New QFL President, Vice-Presidency to Daoust MONTREAL — The atmosphere was tense, though not to the exclusion of a spirit of friendship, as the QFL Executive Council met shortly after 10 a.m.on October 30 to elect a successor to President Roger Provost, who had died 10 days previous.The council session came after a week of concentrated electoral activity.EVERYBODY WAS THERE.Having declared the meeting open, First Vice-President Jean Gerin-Lajoie explained the workings of the democratic rules laid down by the executive in accordance with the Constitution, and moved for the election of an election chairman.The choice of the 19 members of the Council, comprising the four remaining members uf the executive, the six vice-presidents representing various industrial sectors and the nine regional vice-presidents, was honorary president Philippe Vaillancourt.In addition to the election chairman, there were three honorary vice-presidents at the meeting : Sister Huguette Plamondon and Brothers Bernard Shane and Edouard Larose; as well as Brothers Ivan Legault, Robert Lavoie and Noël Pérusse, members of the QFL staff.BOTH RIVAL CANDIDATES ELECTED Brother Vaillancourt appointed vice-presidents Aldo Caluori and Roger Lampion as scrutineers.Then Brothers Louis Laberge and Fernand Daoust were nominated by Brothers Marcel Raymond and Roger Lampion, respectively.Brother Laberge was declared elected president by a majority of one vote.The meeting then proceeded to the election of a second vicepresident, a post left vacant by Brother Laberge's accession to the presidency.Fernand Dacust and Adrien Villeneuve were nominated by Brothers Gérald McManus and Gérard Rancourt, respectively.Brother Daoust won by three votes.BROTHER DAOUT'S CAREER New Vice-President Daoust was born in Montreal on October 26, 1926.He and Mrs.Daoust, the former SLiyslaine Coallier, have a six-ycar-cld daughter, Marie-Josée.Brother Daoust is a university man, where he took economic science and industrial relations.He joined the trade union movement in 1950, under the direction of Brother Roger Provost, as representative of the International Hat Workers Union.The following year he entered the organization department of the old Canadian Congress of Labour, where he remained until 1959 when he become representative of the International Oil, Chemical and Atomic Workers Union, for whom he has been projects director since 1963.VERY TRADITIONAL is this photo of the QFL Executive, taken following the election of President Louis Laberge and that of Brother Fernand Daoust as second vice-president.But the trade union movement needs traditions to remain on the path of progress, and its internal unity consti- tutes one of traditions most essential to survival.In the picture, from left to right, are Brothers René Rondou, treasurer; Daoust, Laberge, Jean Gérin-Lajoie, first vice-president, and André Thi-baudeau, secretary.Mme****** S' ¦> v - WHAT MIGHT HAVE BEEN merely the customary handshake between victor and vanquished became instead, thanks to the perseverance of Brother Daoust, an exchange of congratulations.For while Brother Laberge may have defeated Brother Daoust for the presidency of the QFL, the latter replaced the former in the vice-presidency; with the result that two excellent candidates for the presidency now sit together on the Executive.Brother Daoust also was secretary of the old Montreal Labour Council from 1953 to 1958, and was QFL vice-president representing the manufacturing industry from 1961.He is also chairman of our central's education committee.LEADER OF QUEEEC NDP Vice-President Daoust was one of the main provincial leaders of the New Democratic Party of Quebec, and was twice a party candidate : in the federal elections of 1962 and 1963 in the riding of Maison neuve-Rosemont.Following the election of President Laberge and Vice-President Daoust, the Executive Council decided by a vote to make them their unanimous choices, and to announce to the press only that the offices had been contested.iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.W£ APOLOGIZE INDEED.for flic delayed publication of this issue of THE LABOUR WORLD.Our readers have already understood that it is due to our being over-burdened on account of the tragic circumstances everyone is aware ofi and of the new responsabilises the QFL has recently assumed.THE EDITOR.'‘illlllllllllllllllllllllllllllllllllillllH ¦ ¦ r ./.i : .’> THE CONTEST WAS FAR from over when this photo was taken shortly before the Executive Council's meeting of October 30.While each of the candidates for the presidency entered the top-level session with 12 votes — and at a minimum 11 — in the proverbial bag, it turned out to be a much closer tussle.Shown from left to right pondering where to place their Xs are Brothers Robert Saumure, Théo Gagné, Marcel Raymond, Roland Goedike, Benoit Laviolette, Gérard Rancourt, Rondou, Laberge, Gérin-Lajoie, Thibaudeau, Ivan Legault, executive secretary; Philippe Vaillancourt, honorary president; Aldo Caluori, Maurice Gaulin, Fernand Daoust, Gérald McManus, Roger Lampron and Paul Pichette.Not shown on the photo, although present, were Brothers Oscar Longtin, Albert Bergeron and Paul-Emile Jutras.14 — THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1964 MONTREAL NOVEMBER 1964 LE MONDE OUVRIER Published in order u> promote the legislative reforms needed for the protection of the Quebec working class and for the betterment of its lot.Founded by Gustave Francq, in 1916 The Dean of Canadian Labour Papers THE LABOUR Official organ of the QUEBEC FEDERATION OF LABOUR y., 53-t@-95 cents per Baour raises  Smashing QCL Victory At ST.Thérèse GM Site Executive Committee : Louis LABERGE, president; Fernand DAOUST, Jean GERIN-LAJOIE, vice presidents; Andre THIBAUDEAU, secretary; René RONDOU, treasurer.Director; Louis LABERGE; Editor; Noël PERUSSE.Address all correspondance to : 3333 east, Métropolitain Blvd., Montreal 38 — Tel.725-5221 Printed by Radio-TV Printing, 8430 Casgrain Street, DU.7-6218 109 EDITORIAL awn of Hew Ira There can be no hiding it : Without Brother Roger Provost the Quebec Federation of Labeur will never be the same.It could be better, it could be worse, but it will be noticeably different from what we have known.A man cannot lead a movement for nearly 14 continuous years without leaving the stamp cf his ways and his personality on it.It war »ill very well for President Provost to show flexibility and evolve with the times; nevertheless he had, over a span of several executive councils, fashioned the QFL in his own image.The burden handed on is an extremely heavy one, for the change of presidents comes at a time when the QFL assumes new responsabilises, especially in the spheres of organization and education.The new leader is embarking on a road that the late President had barely started to clear, and without the beacons of a well-established traoition.That is why we can say, without detracting in any way from the respect we all owe Brother Provost, that the QFL truly stands on the threshold of a new era.For our central was not confronted merely with the task of giving itself a new president; it is the nature of the presidency itself which has changed.It is no longer simply a matter of channeling the aspirations of Quebec's workers and becoming the faithful interpreter of them before public authority and opinion.Now the moral leadership of the QFL must be broadened from the political and legislative levels, where President Prcvost displayed exceptional mastery, to the organization level, where the new president is venturing onto near-virgin territory.We owe it to Brother Provost that the QFL attained such a degree of unity and maturity that it could, in concert with the Canadian Labour Congress, assume the role of coordinator of efforts on the Quebec organization scene.But this new policy assumes, in addition to the near-unanimous consent of the affiliates, their active and persevering cooperation in undertakings that could bring conflicts of interest.This is where the moral authority of the president within the movement assumes vital proportions.It is now a matter of public knowledge that President Louis Laberge was elected by a one vote majority, which makes it clear that he was the candidate of one group running in opposition to the choice of another group.However, if he is to exert the moral leadership inherent in the presidential function, he must not become the president of a clique, he must be every one's president.But in the present situation the task of averting the shoals is not that of one man alone; it should be done by two and even by many.If the president is to be able to place himself above conflicts of inter-union interest, everyone else must do the same.To thrust the presidency into the side of the traditional forces of trade unionism would mean depriving ourselves of a referee essential to the settlement of our grievances.To split our Executive committee from these forces could shatter the QFL in comparatively short order.American citizens have such an exalted conception of the presidential function that most of their presidents have had to rise up to the situation.Our constitution, together with agreements between the QFL and the Canadian Labour Congress in the field of organization and of education, require us to do as much.The presidency may be democratically contested at election time.But the president must not become a matter of dispute, or monopolized, or relegated to an adverse camp, once he has been elected and vested with the enormous responsibilities that stem from his office.THE LABOUR WORLD never sang the praises of President Provost.It will not sing the praises of President Laberge.But it had to, at this time, sing the praises of the presidential office.MONTREAL — The Québec Federation of Labour has just proudly announced that the Fraser-Brace Engineering Company's employees working for the construction of the General Motors' assembly plant in St.Thérèse are now getting wage raises ranging from 53 to 95 cents per hour, according to their trade.President Louis Laberge, who has taken part in the négociations between the employer and the Montréal Building Trades Council (QFL-CLC), has hailed this agreement as representing "a smashing victory for international trade - unionism", which has demonstrated on this occasion all its vigour and its bargaining power.The collective agreement now applies to some 150 construction workers, but it will eventually benefit from 1,200 to 1,300 workers.It has been signed, on behalf of 12 international unions, by Brothers Marcel Raymond and Narcisse Beaudry, respectively president and secretary of the Montréal Building Trades Council, and by Roger Perreault, provincial director of the building trades.Death To "Cheap Labor" ! The MBTC spokesmen have explained that the plumbers, whose hourly rates were S2.20 in St.Thérèse, are now guaranteed $3.15, which makes for a 95 cents per hour raise.Electricians will get 80 cents more, painters 78 cents, cement finishers 77 cents, bricklayers 73 cents, sheet metal workers 53 cents, etc.Hourly rates for carpenters and joiners and for journeymen, which now stand at $2.75 and $1.70, will be decided upon through arbitration.The union nominee on the board will be QFL president Louis Laberge.Under the terms of the contract, the Montréal Building Trades Council is recognized as the only bargaining agent for all the employees of Fraser-Brace and of all its sub-contractors.As far as union security is concerned, the agreement provides for the obligation for every employee to become a member in good standing of one of MBTC-affiliated unions within seven days, and the employer will deduct the union dues from the pay envelope.There is also a provision that the unions and the employer will co-operate in improving the workers' security on the job.There is also a grievance procedure with binding arbitration as last step.Bright Outlook At GM The agreement, which has been accepted by the Fraser-Brace employees, at a regular union meeting in St.Thérèse, is a consequence of the 9-day work stoppage that has forced the employer to recognize the Building Trades Council as exclusive bargaining agent.Work on the site had resumed only after president Laberge had made arrangements with associate Labour deputy minister Donat Quimper.The Québec Federation of Labour will carry on just the same with its campaign aimed at getting Terre- bonne County out of wage zone No.1 and in the Montréal zone.Commenting on the happy outcome of the conflict in St.Thérèse, the QFL president said that the welcome extended by the population to international unions and the accomplishment of the building trades QFL affiliates there augur well for the coming organization of production employees at the General Motors assembly plant.Guy Merrill DESAULNIERS AVOCAT - BARRISTER 2228 est, rue Sherbrooke Tél.: LA.6-5571 -72 -73 Placez à votre ij tout le crédit dont vous avez besoin portée les ¦ choses que vous désirez Banque de Montréal PlanFinancement rcviJjmwictcsü; Groupez ^ sous le même toit PRET ECONOMIQUE comportant une ASSURANCE-VIE II — y'-'s V*$fcÿ.»*• >‘iv‘f^'V The President Is Dead 49lh Year Special November 1964 Issue Nos.9-10-11 MONTREAL lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Long Live The President! The man who succeeds Brother Roger Provost as president of the QFL, though one of his close collaborators for many years, bears no resemblance to him.While President Provost was a bachelor of arts, President Louis Laberge had to settle for secondary school education at the Saint Stanislas school.In fact this marks the first time since 1957, when Brother R.J."Doc" Lamoureux stepped down from ihe presidency of the QFIU when it amalgamated with the old QFL, lhat a non-university man has assumed the presidency of a Quebec trade union central.Unlike such leaders as Roger Provost, Gérard Picard and Jean Marchand, President Laberge is up from the ranks; he has reached the top after climbing through each stage of the 1rade union hierarchy.This no doubt explains the genuine modesty with which he recently assumed his new office.Brother Laberge was born at Ste.Marline on February 18, 1924.His wife is the former Thérèse Vaillancourt.They have three children : Michel, 19, Pierre and Jean, 15.The twins once were triplets whose birth, on the eve of elections in Lodge 712, International Association of Machinists, in 1948 helped him to win the post of business agent.An aircraft mechanic by trade, President Laberge entered the trade union movement in 1944 at Canadair Limited in Cartierville.He became a shop delegate in 1946 and Brotker Louis Laberge ' PRESIDENT LOU/S LABERGE, v/hen he was still allowed to speak "from the floor", during OFL conventions.He has now switched from the mikes to the chairman's gavel, but we don't think it will be enough to shut him up .a member of the grievance committee in 1947.In 1961 he became international representative of his union, a post he held until July 1964 when he took charge of organization in Quebec for the United Automobile, Aerospace and Agricultural Implements Workers of America.But Brother Laberge has never been one to limit himself just to the work for which he was remunerated.So it was that in 1949 he became a member of the executive of the then Montreal Trades and Labour Council.He was chosen corresponding secretary in 1950 and president in 1956.He held that presidency, and the presidency of the new Montreal Labour Council, until 1962.In the QFL, Brother Laberge was regional vice-president from 1958 to 1960, and 2nd vice-president from 1962 until his election to the presidency.He was, in addition, vice-president for Québec of ihe Canadian Labour Congress from 1958 to 1964.In the political sphere, President Laberge was a Class C City Councillor, representing the Montreal Labour Council, from 1956 to 1962.He sat on the Provisional Council of the New Democratic Party of Québec in 1962-1963.There you have a career outline about the man on whom, in the public view, weighs the responsibility of proving it is still possible in 1964 for a one-time factory worker, without any university training at all, to preside over the destiny of a big Québec trade union central.His accession to the QFL's highest office is not only a break with tradition but a formidable challenge for Brother Louis Laberge.The QFL Must Go On IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH^ t Brother R.Provost Brother Roger Provost is no more.And it would be no affront to his memory to say, as with kings and popes: ''The president is dead; long live the president." Besides, we have the profound conviction that this is the way he would have wanted it.For President Provost believed enough in the QFL he had led for nearly 14 years; was sufficiently devoted to it to want it to live on if he should go.Surely the best tribute that could be paid him was the election of a successor who could continue and complete his work.Time and again it was said that Brother Provost died at his job.Nor was this a mere figure of speech in his case.It was rigorously true.It is a fact that death came to him as he lay on a hospital bed.But what is not generally known, and what Quebec's workers have the right to know, is that only a few days previous he had—in the midst of a heart attack—travelled to St.Johns to rent an office in the name of the United Textile Workers of America.He was unable to drive his car and had to be accompanied by an associate.He was hospitalized on his return to Montreal.What the public is also unaware of, and what the workers must know, is that President Provost never drew one cent in wages from the QFL.He was remunerated, as Canadian director, by the UTWA.a relatively small and financially poor union to which Québec labour ownes lasting gratitude.Very few people, either inside cr outside the movement, knew that Brother Provost filled two such demanding posts.How he held such sv/ay over the QFL membership remains a mystery to certain people who dourly discussed his personality and his action.Some went as far as to contend it was his 'electoral machine," but they could continue for a leng time to wonder how the infernal thing worked.Yet President Provost never hesitated to impart to his entourage—and he got a kick out of telling his adversaries— the secret of his trade union success and longevity.It was very simple: He rendered service to everyone, from the most powerful to the most humble.Few indeed were they who didn't owe him a debt of thanks; a debt that became transformed into the desire to cast a ballot for him.So consistent and so true was this there weren't sufficient ingrates or neglected unions to envision an opposition to him.It was about the same story among journalists, although there were systematic efforts in certain quarters to give him a bad press.One television producer fCNTU) recently recalled, with some emotion, that President Provost never left the stu dio after any program participation without inviting him and his script-assistant to have a drink.It was, according to the producer, a gesture that didn't occur to most political and trad?unicn figures.President Provost loved people and he wanted the feeling to b?mutual.But the desire to be loved was something lie pressed so much that at times it became a weakness, lie did not readily accept the notion that his trade union action could create adversaries, much less enemies.This probably v/.*s why he sometimes adopted conciliatory attitudes which, in certain circumstances, upset everyone except those who intended him harm.When an accounting is made of the qualities and faults of Brother Provost, it can be said that he will be forgiven for wanting too much to be loved, for he loved very much.It was this kind of feeling, apparently, that surged about him when came the time of his passing.
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