Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1968, Octobre
f ; .St 19 *bT !» i *3 i» 3 I) iüü ë§S -¦ ia&ffl! garni ¦ %, /: jcyjr fO O 0) v' x> H*r dans les cadres de l’administration publique.Il a établi des normes dans lesquelles doivent s'inscrire les emplyoés de l'Etat, compte tenu d'un budget gouvernemental qui a ses possibilités et ses limites.On a l’impression que Johnson a agi à la fois sur une base intuitive et rationnelle.Mais encore une fois, vu l'ambiguité fondamentale de l'homme, l'on ne sait pas exactement ce qu’il a fait ou amorcé de concret et de valable à long terme.La population, elle! Il est à peu près impossible de parler de façon monolithique de la population.La seule remarque générale que nous pouvons peut-être nous permettre est de dire que la population du Québec n'est plus ce qu'elle était.C'est dire à la fois tout et rien.D'un côté, depuis 1960, les groupes extrémistes à caractère nationaliste se sont développés, alors que les forces, considérées comme réactionnaires comparativement à celles qui prônent de faire sauter les attitudes traditionnelles, commençaient à se donner une voix et des moyens.Ce dernier groupe, même s'il s'affiche extérieurement de façon moins virulente, n'en mène pas moins une action subtile qui rejoint une grande partie de la population, insécurisée par la perte de ses cadres traditionnels.La multiplication des partis politiques, la plupart des nouveaux profondément axés sur l'indépendance du Québec, dénotent, pour le moins, que le consensus est loin d'étre acquis quant à l'avenir et à la vocation du Québec.La victoire du parti de M.Trudeau, lors des élections du 25 juin, n'a pas aidé à clarifié la situation.Le nationalisme québécois est-il moins profond qu'on avait tendance à le croire dans certains milieux?Sur le plan syndical Sur le plan syndical, où nos intérêts immédiats sont pour le moment consacrés, que s'est-il passé?Sous le régime libéral, un nouveau code du travail fut adopté qui donnait aux fonctionnaires le droit de faire la grève.Depuis 1964, l'escalade des grèves dans ce domaine fut phénoménale.Certes, le secteur public, longtemps considéré comme l'enfant pauvre de notre société, avait un retard considérable à rattraper.du moins au plan des salaires et des conditions de travail, si ce n'est au niveau de son statut social.Parallèlement, en raison des transformations qu'on apportait aux institutions de notre société et de la modernisation de l'appareil de l'Etat, la fonction publique attira une pléiade de jeunes et de moins jeunes spécialistes de tous les secteurs de l’aitivito humaine.En même temps, la profession d’enseignant devenait honorable.Investissant dans l'avenir, on investissait dans l'éducation.Sous le régime Duplessis, les grèves spectaculaires, du moins celles qui avaient la cote de l'opinion publique et surtout des élites intellectuelles, se confinaient dans le secteur privé.Quant aux fonctionnaires, ils étaient absents de la scène syndicale.Aujourd'hui, une grève dans le secteur privé passe presqu'inaperçue.Seven Up a duré un an.Même si l'employeur transgressait la loi ouvertement, qui de nos élites progressistes s'en alarmait?Equilibre On a vu aussi, sous le régime libéral, le pinacle des affrontements inter-syndicaux.L'abcès qui germait depuis plusieurs années laissa tout à coup échapper son pus.La bataille amorcée sous les catholiques par la CSN et continuée sous la bannière nationaliste atteignit son sommet le plus élevé.La FTQ perdit ainsi, sous prétexte qu’elle était canadienne, américaine, internationale, impérialiste, plusieurs milliers de membres.Résultats: sous la direction énergique d'un ouvrier d'usine, Louis Laberge, la FTQ réussit le tour de force de se donner une nouvelle virginité.Elle se remet en question; elle met en doute le partage de ses pouvoirs avec le Congrès du travail du Canada.Elle pratique un diagnostic sévère et manie le bistouri avec circonspection.Même si elle n’a qu'un pouvoir moral sur ses affiliés, on lui accorde de plus en plus de pouvoirs réels.Elle devient, à cause des luttes intersyndicales, une centrale québécoise forte.Elle attire de plus en plus l'attention du Québec sur certains problèmes fondamentaux de sa société.Est-ce qu'elle résistera dans le temps à soutenir cet effort d'identification au Québec?L'avenir le dira, mais il y a tout lieu de croire qu’il lui faudra davantage mettre de cohésion à tous les niveaux de son activité.L'adhésion des employés de l'Hydro-Québec au SCFP, syndicat affilié à la FTQ, fut le point tournant des luttes intersyndicales.Depuis, la tension a baissé.La CSN essait de panser ses plaies internes.Elle aussi a besoin de se redéfinir.En pratique, les deux centrales vivront.Le syndicalisme vivra en dépit des attaques dont il est l'objet.Peut-être qu’un jour, sous l'influence des évènements, feront-ils vie commune.Un fait est certain, le syndicalisme n’est plus ce qu'il était.Même s'il doit encore lutter dans certaines circonstances pour pouvoir syndiquer les travailleurs, il est, règle générale, accepté comme un fait accompli par la société.Responsabilité sociale Les questions que l'on posera de plus en plus au syndicalisme seront celles de sa responsabilité sociale.On a commencé ce processus dans le secteur public.Où s'arrêtera-t-il?Quelle sera la réponse des leaders syndicaux?Tel est peut:être le dilemne auquel doivent faire face aujourd'hui ceux qui ont la responsabilité de guider l'action de milliers de travailleurs.On brandit le spectre de législations limitatives.C'est peut-être en favorisant une plus grande syndicalisation de la population que les gouvernements pourront mieux limiter l’influence des syndicats, du moins telle qu'on la connaît maintenant.On se trouverait ainsi à Au Congrès de la CSN La Confédération des syndicats nationaux a tenu, du 13 au 19 octobre, son 45ème Congrès.Les délégués ont siégé au Patro Roc-Amadour de Québec, là même où se tiendra le prochain Congrès de la FTQ.Pour les observateurs, ce Congrès manquait peut-être de piquant.Pour les membres de la CSN, il revêtait une très grande importance.Il fallait adopter un projet de réforme des structures qui allaient donner plus de pouvoirs aux fédérations et aux conseils centraux régionaux.Le président de la Centrale, Marcel Pépin, a ouvert le congrès avec un rapport moral très substanciel dans lequel il faisait une analyse serrée des problèmes actuels du syndicalisme et de la société.Il obliger, plus ou moins par la force des choses, les syndicats à participer plus étroitement aux décisions qui affectent le bien commun de la population.Quelque soit la centrale auquelle iis appartiennent plusieurs permanents syndicaux, ces spécialistes de la négociation collective, se plaisent à répéter que dans le secteur public il n'y a pas de véritables négociations.On accepte plus ou moins avec joie une politique salariale élaborée, comme l'a dit Johnson, unilatéralement par le gouvernement.A la CSN, à la CEQ ou à la FTQ, l’on sait pertinemment qu'un homme seul, aussi intelligent soit-il, du nom de Jacques Parizeau, guide les pas du gouvernement sur le difficile sentier de la négociation collective à voie unique.Le diagnostic, chez l'une ou l’autre centrale est juste.Quelle action entreprendre?Les questions sont douloureuses; les réponses ardues, pénibles à formuler.S'il est impossible de négocier, allons-nous demander de participer à l'élaboration du budget?Irons-nous contester, sur son terrain, un régime politique dont on ne partage pas les objectifs?On sent confusément que le syndicalisme a évolué, qu’il est à un tournant de son histoire.A cause de la fonction publique.Quelle sera l’influence des négociations du secteur public sur le secteur privé?On se pose la question.Est-ce qu'on recherche sérieusement une réponse?L’avenir Des porte-paroles des trois centrales s'inquiètent de la division des syndiqués dans la fonction publique.Là encore, le mouvement syndical est hésitant.Chaque partie sait bien qu'une manoeuvre de l’une peut placer l'autre dans une mauvaise situation.Les fonctionnaires provinciaux acceptent-ils les offres du gouvernement, il devient alors inutile aux employés de la RAQ de faire la grève.Çà devient un geste suicide.Le gouvernement ne peut logiquement accorder à l’un plus qu'il n'a accordé à l'autre, même si un effort de rattrapage doit être fait dans un secteur.Sans coordination de leurs efforts les syndicats peuvent-ils, dans la fonction publique, faire un travail réellement sérieux?On peut se poser aussi une autre question.Combien de temps les syndicats pourront-ils se plaindre sur la place publique de l'incurie du gouvernement sans suivre la logique de leurs récriminations qui les amènent à contester directement le régime lui-même?proposait aux syndiqués d'ouvrir un deuxième front: celui de la consommation.Cette analyse, quoique intéressante, se termine un peu en queue de poisson.Les moyens d'action proposés ne sont pas proportionnés aux maux qu'on dénonce.Comme le Congrès s'est longtemps attardé à l'étude des structures.les délégués n'ont pas pu discuter sérieusement des autres items à l'ordre du jour, soit le rapport du président, le rapport du secrétaire-général.Le rapport du secrétaire-général contenait deux questions très intéressantes pour tous les travailleurs: l'information et le monde syndical, ainsi que l'action politique.En somme, ce 45ème congrès de la CSN en fut un de régie interne. LE MONDE OUVRIER • THE LABOR WORLD 4 • OCTOBRE 1968 la Fbq partout Conseils du travail Granby Le Conseil du travail de Granby nous annonce l'élection de M.Philippe Duhamel comme membre du Comité exécutif international de son syndicat.M.Duhamel est membre du syndicat des Ouvriers unis du caoutchouc.Très actif dans le mouvement syndical, M.Duhamel est président de son syndicat, le local 630 de la Compagnie Miner, président du Conseil du travail dt Gianby et directeur du Conseil général de la FTQ.C'est la première fois dans l'histoire de son syndicat qu'un québécois est élu à un tel poste.Valleyfield Lors de la célébration de la fête du travail à Valleyfield, M.Claude Mérineau, secrétaire-général de la FTQ, était le conférencier invité.Mlle Andrée Isabelle fut élue reine.Baie Comeau Mlle Diane D'Astous, fille de M.et Mme Dominique D'Astous, a été élue Reine des Travailleurs lors de la soirée dansante organisée par le Conseil du Travail de Baie Comeau à l'occasion de a Fête du Travail.M.Yvan Cou-lombe, président du Comité de •a Fête, couronna l'heureuse jeune fille et la petite Lise Dubé lui présenta une gerbe de fleurs.M.Jean Gagnon,, secrétaire du Conseil du Travail, adressa quelques mots aux nombreuses personnes présentes en souhaitant que cette fête se répète l'an prochain et en se disant heureux du succès remporté et il en profita pour émettre ses meilleurs voeux à tous les travailleurs de la région.De nombreux prix furent distribués à l'occasion de jeux organisés et ce au grano plaisir de l'assistance.Nos syndicats Pâtes et papiers M.Louis H.Lorrain, âgé de 48 ans, de Montréal, a été réélu directeur canadien et premier vice-président de la Fraternité internationale des Travailleurs de l'Industrie des Pâtes et Papiers.Il fut réinstallé dans ses fonctions pour un autre terme de trois ans par les délégués qui assistaient au 28ième congrès de son syndicat qui se tenait à Miami.Il en est à son deuxième mandat à ces deux postes.Pompiers Du 6 au 12 octobre 1968, l'Association des pompiers a tenu sa semaine annuelle de prévention des incendies.Même si cette semaine est passée, l'on no doit pas oublier que le message de prudence de nos pompiers a sa valeur toute l'année.Vers la même période, l'Asso-ciqtion des pompiers a tenu son concours annuel de photos et de reportages sur le travail de ses membres.L'Association des pompiers de Montréal prépare, pour sa part, son projet de convention collective.L'exécutif du syndicat est aidé dans sa tâche par leur conseiller juridique, Me René Beaudry, et les préposés au Service de recherche de la FTQ, J.Guy Frenette et Yves Dulude.Employés de service M.Jean-Guy Ramsay, agent d'affaires de l'Union des employés de service, a été nommé représentant syndical au sein de la Campagne des Fédérations du Grand Montréal, qui tiendra en mars et avril sa deuxième campagne de souscription annuelle.Avant de s’occuper activement de syndicalisme, M.Ramsay fit des études à l'Université d'Ottawa pour ensuite devenir agent d'assurance-vie et courtier en assurance générale avec "La Laurentienne", en 1961.En 1966, il fut organisateur provincial pour le NPD.• • • L'Union internationale des employés de service (FTQ) annonce qu'elle vient de supplanter un syndicat de la CSN à l'hôpital Cloutier, au Cap-de-la-Madeleine, près de Trois-Rivières.Le président de la section 298, de FUIES, M.Armand Joli-coeur, précise que son syndicat a remporté par 29 voix contre 23, sur un total de 53 travailleurs, un vote d'allégeance syndicale déc.rété par la Commission des relations de travail.M.Jolicoeur ajoute que son syndicat, qui compte environ 8,000 membres au Québec, attend des décisions de la CRT dans le cas de deux autres hôpitaux de la région trifluvienne, Cooke et Saint-Joseph, d'où elle est également en train de déloger la CSN.Métallos Les 550 employés de la compagnie Campbell Chibougamau ont mis fin à leur arrêt de travail — qui a duré onze semaines — et sont retournés au travail après avoir signé une convention collective de trois ans.La nouvelle convention prévoit que le salaire de base sera porté de S2.14 à S2.65 l'heure; celui de mineur, de $2.57 à S3.17 l'heure; et le salaire maximum, de S2.95 à S3.65 l'heure.Selon M.Théo Gagné, coordonnateur du Syndicat des Métallos dans le nord-ouest québécois, la nouvelle convention collective bat là marche — dans cette région — sous plusieurs aspects des conditions de travail et des clauses contractuelles.• • • "Le Code du Travail vient d'être bafoué une autre fois et la Commission des relations de travail ainsi que le ministère du travail semblent impuissants à faire quoi que ce soit".C'est ce qu'a déclaré M.Carmin Cartier, représentant du Syndicat des des Métallos, en dénonçant la signature d'une convention collective de travail entre la compagnie Equipement Universel Napierville Inc., et la Fédération Canadienne des Associations Indépendantes alors que c'est le Syndicat des Métallos qui détient le certificat d'accréditation au nom des employés de cette compagnie.M.Cartier a déclaré que le cas de Equipement Universel Napierville Inc., se répète à plusieurs exemplaires dans la province actuellement et que le gouvernement ne fait rien pour permettre enfin aux travailleurs de choisir le syndicat qu’ils désirent.“Les associations indépendantes— dominées par les employeurs — se multiplient au mépris des lois, ces associations signent des conventions collectives sans détenir d'accréditation et le gouvernement et la CRT demeurent impuissants, voire même silencieux, devant ces scandales publics", a-t-il dit.• • • Pas un métallo de la compagnie Abex, à Joliette, n’est retourné au travail malgré une lettre de la direction patronale demandant aux employés de se présenter à l'usine après une longue grève qui dure depuis le 10 juin dernier.M.Beaudry, représentant des Métallos, a signalé que la compagnie demandait à ses employés de retourner au travail "aux conditions monétaires" mentionnées dans sa lettre."C’est une tactique de basse cour, a dit M.Beaudry, car on sait que sans bonnes clauses dites mécaniques qui ont pour but de protéger l'emploi et d'améliorer les conditions de travail des employés, la compagnie pourra agir à son aise, selon ses quatre volontés, remplacer les vieux employés par des jeunes et tout diriger arbitrairement dans l'usine".Ciment C'est le mardi 15 octobre prochain que se sont ouvertes les négociations entre la compagnie Ciment Québec, Inc., de Saint-Basile dans le comté de Port-neuf, et le Syndicat international des travailleurs unis du ciment, de la chaux et du gypse (FTQ).Le représentant du syndicat, M.John Lima, a souligné que les 88 travailleurs à l’emploi de Ciment Québec ont un énorme effort de rattrapage à faire puisque leur salaire de base, négocié par un syndicat de la CSN, est de S1.72 l'heure, comparativement à S2.58 pour les travailleurs à l'emploi de Saint-Laurent Ciment, de Québec, en vertu d'une convention conclue par l'affilié de la FTQ.M.Lima a rappelé que le Syndicat international a été accrédité le 10 septembre dernier à la suite d'un changement d'allégeance des travailleurs.A cette occasion, dit-il, la CSN avait elle-même demandé à la Commission des relations de travail d'accréditer le syndicat de la FTQ et invité la minorité qui lui était restée fidèle à rallier, dans son propre intérêt, les rangs du syndicot international majoritaire.Employés de bureau L’Union internationale des employés professionnels et de bureau (FTQ) vient de conclure avec la Compagnie Internationale de Papier du Canada une nouvelle convention de travail "extrêmement satisfaisante", qui apporte aux syndiqués des avantages appréciables dont certains sont des précédents dans l'industrie du papier, a annoncé M.Roméo Corbeil, représentant international et coordonnateur du syndicat pour l'Est du Canada.Le règlement accorde aux 350 employés de bureau de la CIP une augmentation générale de S56.87 par mois et prévoit des rajustements particuliers échelonnés entre $5 et $20 par mois.De façon globale, le salaire moyen se trouvera porté au-delà de $600 par mois.Réception pour Rancourt Le 4 septembre denrier une réception fut organisée par le Comité ouvrier juif, au restaurant français Chez Martin, en l'honneur de M.Gérard Rancourt, à l'occasion de son élection au poste de vice-président exécutif du Congrès du Travail du Canada.Plusieurs représentants de l'exécutif du Comité ouvrier juif et du Comité pour la defense des droits de l'homme, le président et le secrétaire général de la F.T.Q., MM.Louis Laberge et Claude Mérineau, ainsi que le président et le secrétaire du Conseil du Travail de Montréal.MM.Armand Jolicoeur et Guy Dupuis, assistaient à cette réception.M.Rubinstein qui présidait et MM.Bernard Shane, Harry Lautman, Maurice Silcoff et Louis Laberge prononcèrent les discouri d'occasion.Tous étaient d'accord à affirmer que cette nomination de M.Rancourt à la vice-présidence du C.T.C.est un bienfait pour le mouvement ouvrier au Canada et que ces qualités d'homme convaincu et sincère font de lui une personne toute désignée pour ce haut poste.M.Rancourt très ému de cet hommage remercia l'assemblée tout en soulignant le rôle actif que le Comité Ouvrier Juif joue au Canada dans la lutte pour el respect des droits de l'homme.PHOTOGRAPHE SYNDICAL DEPUIS 1945 FEDERAL PHOTOS 1201, RUE GUY - 932-7438 FTQ FTQ; NOMINATION D'UN ECONOMISTE La Fédération des Travailleurs du Québec annonce la nomination de M.Yves Dulude, économiste, à son service de recherche.Agé de 30 ans, M.Dulude était depuis trois ans à l'emploi des Métallurgistes unis d'Amérique.M.Dulude a fait ses études au département des sciences économiques de l'université de Montréal grâce à une bourse de la société General Motors.Ayant été obligé d'interrompre ses études après sa 9e année, il avait antérieurement travaillé pendant six ans comme typographe, puis quatre ans comme directeur permanent à la centrale nationale de la Jeunesse ouvrière catholique.UN VICE-PRESIDENT DE LA FTQ ELU PREMIER VICE-PRESIDENT INTERNATIONAL D'UN SYNDICAT La Fédération des travailleurs du Québec annonce qu'un de ses vice-président, M.René Rondou, vient d'être élu premier vice-président du Syndicat international des travailleurs du tabac, lequel groupe 35,000 membres en Amérique du Nord, dont 5,500 Canadiens.M.Rondou, qui est âgé de 41 ans, conserve également le poste de directeur canadien du SITT qu'il occupe depuis 1963.La FTQ souligne que l’accession de M.Rondou à la première vice-présidence de son syndicat international en fait un candidat logique à la présidence dans l’éventualité du départ du président actuel.Son élection à la première vice-présidence du SITT a eu lieu à Chicago, au terme du congrès international de son syndicat.CIGARETTES EXPORT BOUT UNI ou FILTRE LE MONDE OUVRIER • THE LABOR WORLD OCTOBRE 1968 • 5 Encore Louisville Consciente du fait que l'enjeu de la grève qui se poursuit depuis le 2 août dernier à la Canadian Gypsum est probablement la vie même du syndicalisme à Louiseville.la Fédération des travailelurs du Québec a résolu de faire appel à l'assistance financière de ses affiliés en faveur des 45 grévistes et de solliciter l'intervention du ministère du Travail.C'est ce qu'annonce le secrétaire général de la FTQ, M.Claude Mérineau.qui rappelle que le syndicalisme n'a jamais eu la vie facile dans cette ville depuis la grève du textile, et qu'il vient encore de s'y buter à l'antisyndicalisme de la compagnie Bastos du Canada.M.Mérineau soutient qu'à Louiseville, la Canadian Gypsum.filiale de l'American Gypsum, refuse à ses travailleurs une clause d'ancienneté qu'elle a déjà accordée aux travailleurs à l'emploi de son usine de Montréal, et qu'elle tente de leur imposer une diminution brutale de huit heures de la semaine de travail qui aurait pour effet de réduire de $4 leur salaire hebdomadaire.En outre, de poursuivre le porte-parole de la FTQ.la Canadian Gypsum viole l'article 98 du Code du travail en promettant la permanence d'emploi aux briseurs de grève embauchés à l'extérieur.Le Code déclare en effet: "Personne ne cesse d’être un salarié pour l'unique raison qu'il a cessé de travailler par suite de grève ou de lock-out." Or, révèle M.Mérineau, le 13 août dernier, le directeur de l'usine, M.A.H.Chardola, écrivait aux grévistes: “Un nouvel employé embauché pour remplacer quelqu'un qui a décidé de continuer la grève deviendra un employé permanent et la position du gréviste (sic) ne sera plus disponible pour lui après cette date (19 août 1968)." Le secrétaire de la FTQ estime que les représentants gouvernementaux et autres censeurs du syndicalisme qui sont souvent si prompts à se substituer aux tribunaux pour condamner les arrêts de travail qui leur ap-paraisent illégaux, feraient bien de dénoncer également, sous peine d'être suspects de parti pris, les libertés que prend ainsi le patronat avec la loi des relations de travail.M.Mérineau déclare que la FTQ et la Fraternité internationale des travailleurs de l’industrie des pâtes et papiers sont bien résolus à poursuivre la lutte jusqu'au bout à la Canadian Gypsum afin d'éviter que Louiseville se mérite la réputation d'étre le "cimetière du syndicalisme" et la chasse gardée d'élites locales traditionnellement acoquinées aux exploiteurs étrangers.Pourquoi les Obligations d'Épargne du Canada .surtout pour le salarié! Épargner sans même s'en rendre compte, c'est ce que permettent ces obligations.Par retenues régulières et commodes sur son salaire, chacun peut faire des économies appréciables, qui travailleront pour lui en toute sécurité.En effet, les Obligations d'Épargne du Canada sont actuellement le moyen le plus simple, le plus sûr et le plus rentable de faire fructifier ses économies.sont une bonne affaire pour tout le monde • À votre portée ! Vous pouvez en acheter à partir de $50, au comptant ou par versements, au travail, de toute banque, caisse populaire, société de fiducie, ou de tout courtier agréé.• Argent instantané ! Toute obligation entièrement payée peut être encaissée en tout temps, à toute banque au Canada, à sa pleine valeur nominale plus l'intérêt.• Croissance formidable! Le rendement moyen à l'échéance est de 6.75% l'an! Il y a quatorze coupons d'intérêt annuel.Le premier paie 5.75% d'intérêt, le second 6.50%, les trois suivants 6.75%, et les neuf derniers 7.00%.Vous pouvez toucher votre intérêt chaque année.Mais si vous conservez tous vos coupons, vous recevrez de l’intérêt sur l'intérêt.C'est ainsi qu'à l'échéance une obligation de $100 vous rapportera $250.Peu de placements sont aussi rentables.Aucun n'est aussi sûr! C'est vraiment une bonne affaire pour tout le monde! Achetez les vôtres dès maintenant ! Messieurs, vos enfants sont des conscrits volontaires Occupation étudiante.Contestation globale de la société.La société québécoise était en émoi.Amorcé à Ste-Thérèse, le mouvement d'occupation des CEGEPS s'étend comme une trainée de poudre à toute la province.L’université suit, mais en trainant la patte.On parle de contestation globale.Le mot effraie.Qui n'a pas eu sa petite réaction personnelle devant ces événements?Les uns ont condamné globalement, par principe, ces jeunes, choyés par une société qui se crève à payer un système d'éducation moderne.D'autres ont applaudi, par principe.La révolution était peut-être commencée.Plusieurs ont essayé de comprendre ce mouvement peu articulé au début qui défiait la logique de tous les autres mouvements qu'on avait connus auparavant.On refuse de rencontrer Cardinal, ministre de l'éducation.On préfère se mettre ensemble pour essayer de cerner ses problèmes.Tel est le but de la contestation.Ensuite, on invite parents, travailleurs et citoyens à venir s’informer.Les griefs concrets gravitent autour du problème des prêts-bourses, des débouchés, tant à l'université que sur le marché du travail.En même temps, c’est toute la société qu'on accuse.Une société qui permet la création d'un système de polyvalence à coup de millions, mais qui n'a pas prévu les étapes ultérieures.Un étudiant vous dit le plus sérieusement du monde, chiffres à l'appui, que le taux de croissance économique du Québec ne leur permettra pas de trouver du travail à la fin de leurs études.Il n'y a déjà pas de débouchés pour les chômeurs recyclés.Il n'y a pas de planification de la main d’oeuvre.Au-delà du vocabulaire, il est important pour le mouvement syndical et pour chaque citoyen de rechercher les points qui les rapprochent des étudiants plutôt que ceux qui les divisent.Il serait dommage que des adultes se ferment au moyen d'analyse des étudiants sous prétexte qu'ils ont passé l'âge des illusions.Si l’âge des illusions est passé, l’on n'en continue pas moins à réclamer une réforme de la société, basée sur une planification poussée, pour ne pas employer le mot "global".Les payeurs de taxes de notre société ont un devoir envers eux-mémes.Ils ont le droit d'exiger la meilleure utilisation de leurs taxes.C'est ce que leur rappellent les étudiants. ¦aapn.*T8* lV*R- «rare 6 • OCTOBRE 1968 LE MONDE OUVRIER • THE LABOR WORLD La forêt est là, toute proche.A quelques milles de distance, des travailleurs forestiers tirent de la forêt les arbres qui serviront à nourrir les machines à papier des environs.Nous sommes au Lac Delage, à quelques milles de Québec, tout près du village de Stoneham.C'est là que le local 2817 de l'Union des bûcherons et employés de scierie tiennent leur premier congrès provincial.On peut s'étonner qu'un simple local tienne un congrès général.On le comprendra facilement lorsqu'on saura que le local 2817 représente 85% de tous les travailleurs syndiqués en forêt, soit 30,000 membres.L'industrie forestière est l'une de celles qui possède le plus haut taux de syndicalisation au Québec, soit presque 98% de la main-d'oeuvre syndicale.C'est l'UCC qui a réussi à syndiquer la plupart des autres.La CSN a moins que 1% de la main-d'oeuvre dans ce secteur.Un congrès de bûcherons, c'est un peu une entrée dans un monde différent.Les points de repère sont déroutants On ne parle pas de Québec.Montréal.Chicoutimi ou Baie-Comeau.On parle des limites du Labrador, de la rivière Matawin et d'autres noms étranges où les villes n'existent pas.C'est l'intérieur des terres.C'est le Québec forestier d'où l'on tire une grande partie de notre vigueur économique.La vision romantique des bûcherons telle que transmise par des films comme les "Bûcherons de la Manouan" est vite détruite au contact des congressistes.Cà, c'était en 1960.Aujourd'hui, tout a changé.Il y a des camps de bûcherons aussi luxeux que des hôtels.On est fier de vous le dire.Le bûcheron est un homme fier.Il s'habille avec goût, même avec provocation.On est heureux de vous le dire.Le temps de l'exclavage est fini.C'est l'ère du respect et de la dignité.Tout cela à cause du syndicalisme.Les souvenirs de Garneau En 1949, Richard Garneau.un gars du Québec qui avait travaillé en Ontario pour S5.15 la corde est obligé d'accepter au Québec S3.00 ou S3.55 la corde.C'est l'époque du "accepte ou va-t-en".Garneau se révolte.En Ontario, les travailleurs sont syndiqués.Au Québec, pas.Les organismes locaux auxquels il s'adresse lui répondent qu'il est impossible de syndiquer les gars de la forêt.Il s'entête.Il approche l'Union des charpentiers-menuisiers.Sous la direction d'Edouard Larose, Garneau s'engage à relever le défi.Il parcourt la forêt, syndique les gars.Les délégués au Congrès du local 2817 l'appelle "l'apôtre des bûcherons".C'est une formule brève pour décrire l'héroisme qu'il fallait déployer, à l'époque, pour relever ce défi.Ce n'est qu'en juillet 1953 qu'on réussira à signer le premier contrat.Les temps ont changé Aujourd'hui, le local 2817 administre 76 conventions de travail.Cinq nouvelles demandes d'accréditation sont pendantes devant le CRT.D'après Robert Paquet, l'actuel président du local 2817, qui a connu à l'âge de dix-sept ans les premiers efforts de syndicalisation, la situation s'est améliorée de 200% en forêt.Lui-méme.en 1950, gagnait 60 sous de l'heure.La salaire horaire minimum est aujourd'hui de $2.10.Pourquoi ce congrès?Garneau le dit carrément, ce premier congrès a pour but de faire participer les membres au local.Auparavant, la croissance du 2817 avait été assuré par les Charpentiers-menuisiers.Les représentants et les dirigeants étaient nommés.Après 16 ans d'existence, le local peut maintenant se suffire à lui-même.Les 120 délégués se donneront une constitution propre et s'éliront un exécutif de 9 membres dont la moitié deviendront des représentants à plein temps.C'est l'heure de la participation.Ce congrès n'est d'ailleurs pas le premier geste de participation.Déjà, au cours de l'année divers comités consultatifs ont été créés et réunis dans 7 régions du Québec.Ce sont les délégués de ces régions qui participent au congrès.On se donne les structures démocratiques les plus aptes à faire (ace aux nouveaux problèmes créés par l'augmentation des membres et l'évolution des techniques de l'industrie forestière.Les points importants Les bûcherons veulent maintenant négocier un contrat provincial avec l'industrie des pâtes et papiers.Ils veulent que la forêt soit une vaste usine où tout travailleur pourra garder ses droits et privilèges quelque soit l'endroit où il sera appelé à travailler.C'est le principe de la transférabilité que l'on demande: anciennété.sécurité sociale, vacances etc.On veut les mêmes taux de salaire partout.On veut mettre la hache dans le système du travail à la pièce.Qn veut un salaire hebdomadaire garanti.On veut des conditions de travail humaines.Contrairement à ce qu'on remarque dans d'autres industries.les bûcherons acceptent la réalité de l'automation.Leur syndicat veut évoluer au même rythme.On exigera des employeurs des moyens de recyclage.On ne peut refuser le progrès, mais il faut l'implanter en tenant compte de l'humain.Avec ces nouveaux moyens de travail, il est maintenant possible de travailler en foret douze mois par année et gagner un salaire comparable à celui de l'industrie de pointe C'est ce programme ambitieux que visent les délégués au premier congrès du local 2817 des bûcherons et employés de scieries.Un ministre qui.Un ministre qui veut rapprocher le travailleur de l'usine, tel est apparu l'honorable Claude Gosselin, ministre provincial des terres et forêts.La politique de concession et de reboisement vise ce but.Espérons qu'il est sincère et qu'il a le pouvoir de réaliser son voeu.Parce que, ne l'oublions pas.la forêt n'est pas inépuisable et la politique du passé a fortement grevé cette ressource naturelle.Vers l’avenir Nous ne pouvons donner en détail tous les sujets étudier en congrès par le local 2817.Les uns sont très techniques, d'autres très limités à la vie interne ou local 2817.Nous avons essayé de dégager l'esprit du congrès qui en est un d'ouverture sur l'avenir.Dans son rapport, le président Robert Paquet a abordé très directement le problème de la formation syndicale pour les permanents et les membres.L'avenir exigera de la compétence et le local 2817 est prêt à investir les sommes nécessaires à la formation et au recyclage de son personnel de 24 membres.Tel est le tribut du progrès. LE MONDE OUVRIER THE LABOR WORLD OCTOBRE 1968 \gmm wm#( ¦¦¦ mu* ?0^B| "J-.-:.Ouvrier Progressiste, lui-même d'inspiration communiste, avec le Local 2817 de la F.U.C.M.d'A.ceci afin de (aire malicieusement croire aux travailleurs de la Beauce, qu'il s'agit de la même organisation.— On était par ailleurs, à l'époque, en pleine période "Pat Walsh" et on se souvient que ce monsieur, lui-même un ancien membre du P.O.P.avait alors régulièrement l'honneur des manchettes d'un quotidien catholique de la Vieille Capitale, dans les colonnes duquel il dénonçait comme "communistes notoires" tous les adversaires de l'U.C.C.; de la C.S.N.et du régime Duplessiste)."Et l'abbé beauceron poursuivait ainsi son édifiante mise-en-garde contre les activités de notre confrère R.Garneau: "Mais il nous faut avoir l'esprit assez averti, pour reconnaître le même homme qui, pour détourner l'attention, travaillait hier pour telle organisation communiste, et travaille aujourd'hui pour une société suspecte pour le moins, mais qui prend différents noms." Vers la même époque, un quotidien "catholique" de Québec n'y allait pas de main morte lui non plus, puisque son principal éditorialiste affirmait, le 1er mars 1954: "En ces derniers temps, les circonstances ont mis en vedette la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d'Amérique, rattachée à la Fédération Américaine du Travail.— L organisateur de cette union en profite pour intensifier chez les bûcherons, une propagande pour le moins dangereuse, (Il s'agit encore ici.évidemment, de notre confrère R.Garneau .) Après avoir dénoncé, par la suite.L'Union des Bûcherons du parti communiste canadien, de même qu’une autre Association Chrétienne des Bûcherons d'Amérique, que des Témoins de Jéhovah tentaient pour leur part d'organiser dans la région de Rouyn-Noranda, l'éditorialiste de ce quotidien "catholique" poursuivait ainsi son édifiant exposé: — ".La Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d Amérique n'insulte pas l'Eglise ouvertement, encore qu elle ne se gène pas d'attaquer les prêtres qui ne la prisent pas (l'éditorialiste faisait sans doute allusion aux démarches tentées par R.Garneau, invitant certains ecclésiastiques.du genre du "beauceron" mentionné plus haut, à se rétracter après l’avoir accusé d'être un "communiste notoire).Et I éditorialiste ajoutait alors: "A l'occasion, son organisateur (toujours le nôtre évidemment) invoque les témoignages des autorités religieuses, pour appuyer son anti-communisme.ce qui est bien.— Mais il pousse les conclusions trop loin, quand il tire de ces mêmes déclarations, des arguments favorables à son union.— Car, qu'on le sache bien, la Fraternité Unie et la Fédération Américaine du Travail à laquelle est affiliée, SONT NEUTRES.— Or, loin d'encourager les unions neutres, l'Eglise leur préfère ouvertement les groupements professionnels catholiques qu'elle soutient de toutes ses forces." — L'Editorialiste en question terminait son article en citant un évêque: "Il n’y a pas que le communisme qu'on peut reprocher à certaines unions: il y a également la neutralité qui.à certains égards est aussi grave”.Plusieurs de ceux-là qui.il y a presque vingt ans, s'acharnaient à combattre les organisateurs de l'Union de Bûcherons et Employés de Scieries, Local 2817 F.U.C.M.d'A.sont aujourd'hui disparus.— De toutes leurs forces, ils tentaient de lui substituer des organismes syndicaux confessionnels (catholiques .) Mais les temps ont bien changé.Aujourd'hui, l'un de ces organismes “apostoliques", l'ancien Congrès des Travailleurs Catholiques du Canada est, oh! ironie du sort, devenu la Confédération des Syndicats Nationaux "décon-fessionnalisée".Quant à l’autre, l'Union Catholique des Cultivateurs, elle a depuis belle lurette cessé d'être à la remorque des autorités ecclésiastiques.— Et c'est très bien ainsi, puisque dans une société "pluraliste" comme la nôtre, où un nombre sans cesse croissant de citoyens prennent leurs distances envers notre catholicisme traditionnel, il ne pouvait décidément en être autrement, sous peine de mort.L'Eglise locale a finalement compris qu’il serait malsain, pour elle, de tenter indéfiniment d'enfermer les Canadiens français dans un ghetto culturel et religieux.— Qu'au contraire, étant par essence "catholique", il était plutôt de son devoir d'être partout, le "ferment dans la pâte.” — C est pourquoi, aujourd'hui, elle ne fait plus de distinction entre les deux centrales syndicales oeuvrant au Québec et ses fidèles se sentent maintenant à leur aise, sous l'une ou I autre obédience.-—Mais hélas, au cours des années "50"., on n'avait pas encore connu Jean XXIII et l'on n'avait pas encore vécu Vatican II .La volte-face! Toutefois, après avoir abondamment semé la confusion dans les esprits, en confondant à plaisir l'Union des Bûcherons du parti communiste, avec la nôtre, on devait finalement en venir à des déclarations plus saçjs.C est ainsi que dès février 1954, l'honorable Antonio Barrette, alors ministre du travail dans le cabinet Duplessis, dissipait le malentendu en ces termes: "Il existe dans Québec un syndicat des bûcherons, connu sous le nom de I Union Canadienne des Bûcherons.Et il en résulte une certaine confusion dans l'esprit de la population."Il faut souligner avec insistance que l'Union internationale des bûcherons et employés de scieries, anticommuniste et anticommunisante.N'A RIEN A VOIR, NI DE PRES NI DE LOIN, AVEC L'UNION CANADIENNE DES BUCHERONS.COMMUNISTE ET COMMUNISANTE.—- Et l'honorable Barrette poursuivait en ces termes: “La Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d'Amérique, dont le Syndicat des Bûcherons et Employés de Sciences constitue une filiale, est bien connue, et même reconnue, pour son opposition au communisme".— Cette déclaration de Monsieur Barrette devait d'ailleurs clouer le bec à plusieurs de nos ennemis les plus acharnés.Comme on peut le constater, la mise sur pied de l'Union de Bûcherons et Employés de Scieries n'a pas été chose facile, pour ceux qui s'étaient attelés à cette tâche.— Bien souvent, ils furent bafoués par ceux-là mêmes dont ils avaient peut-être espéré le soutien.— Heureusement, les travailleurs ont jugé à leur juste valeur, les arguments démagogiques de nos adversaires, de sorte qu’aujourd'hui.apres seulement seize ans d'existence, le Local 2817 de la F.U.C.M.d'A.ne rassemble pas moins de 85% de tous les travailleurs lorestiers de l'industrie des pâtes et papiers, du VOICI MAINTENANT CEUX D'AUJOURD'HUI .Mnis les lomps ont changé .Aujourd'hui, grâce nux efforts de l’Union de Bûcherons et Employes de Scieries, les forestiers sont logés dans des campements relativement confortables! comme celui illustré ici.— Malheureusement cependant, il reste encore quelques compagnies qui se soucient fort peu d’entretenir la propreté de leurs camps.Mais ce sont des exceptions, bien qu’il y ait encore lieu, dans la plupart des endroits, à des ameliorations importantes.Et ceci, notamment, à l’item organisation des loisirs ~ C’est là une tâche à laquelle le Local 2017 devrait s atteler au cours des prochains mois Le Local 2817 de la F.U.C.M.d'A., (Union de Bûcherons et Employés de Scieries) ne s'esl pas bâti avec facilité, bien au contraire.L’ennemi no 1 : — Le gouvernement Les premiers coups de Jarnac nous furent données par nul autre que feu Maurice Duplessis, alors premier ministre du Québec.— Duplessis affirmait ouvertement, dans ses conférences, que c’était une lubie que de tenter d’organiser les travailleurs forestiers et que, étant donné le caractère saisonnier de leurs emplois, il serait non seulement impossible de les grouper au sein d’organismes syndicaux sérieux mais que, bien plus, celà leur serait préjudiciable.Inutile de dire que le Ministère du Travail de l'époque (nous sommes alors dans les années 50) ne se gênait guère pour créer tous les embêtements imaginables pouvant empêcher la création de syndicats de bûcherons au Québec.Il faut admettre, cependant, que la situation était loin d être très claire.En effet, à l'époque, le parti communiste canadien tentait, lui aussi, de fonder un syndicat de bûcherons au Québec, organisme connu sous le nom d’UNION CANADIENNE DES BUCHERONS.— Il ne faut donc pas s’étonner outre mesure si par moment, l’Union de Bûcherons et Employés de Scieries de la Fraternité Unie des Charpentiers et Menuisiers d’Amérique se trouvait parfois, DEUX BEAUX EXEMPLES DES CAMPS D'AUTREFOIS .Taisant les noms dos compagnies qui abritaient ainsi leurs hommes, avant la mise sur pied de l’Union de Bûcherons et Employés de Scieries, nous reproduisons deux exemples frappants du peu de respect dont on faisait alors preuve, vis-à-vis des travailleurs.— Songez que ces "cambuses" abritaient une vingtaine d'hommes.— Inutile de spécifier que ces cabanes insalubres étaient privées de toute installation hygiénique.dans l’esprit de gens peu au courant de la situation, confondue avec l'organisation communiste.Par ailleurs, L’Union Catholique des Cultivateurs lorgnait, elle aussi, du côté de la forêt.— Certains de ses propagandistes, dont des membres imminents du clergé québécois, n’hésitèrent pas, souvent, à entretenir cette propagande.— On aura un exemple typique de cette bouillabaise, à la lecture des deux documents suivants, choisis parmi tant d’autres.Article paru, sous la signature d’un prêtre, dans un journal beauceron “L’Eglise recommande aux dirigeanls el aux ouvriers catholiques de faire partie des syndicats catholiques et de "luir les hommes pervers qui, dans des discours artiticieux, leur suggéreraient des espérances exagérées, leur feraient de grande promesses, lesquelles n'aboutiraient qu'à de stériles regrets et à la ruine des fortunes" (Discipline Diocésaine; 1243).Et ailleurs; "Les catholiques doivent luir ces sociétés qui, bien que n'ayant pas été ouvertement réprouvées par le jugement olliciel de l'Eglise, sont signalées comme suspectes et dangereuses par l'opinion des hommes sages, principalement des Evêques" — ET PARMI CES SOCIETES SUSPECTES OU DANGEREUSES.NOS SEIGNEURS LES EVEQUES NOMMENT PRECISEMENT LA FEDERATION AMERICAINE DU TRAVAIL."Après ces directives générales, Son Excellence Mgr Joseph-Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier, adressait en janvier dernier, une circulaire disant: "Dans le diocèse do Mont-Laurier, le mal existe aussi comme dans toute la province; une union neutre, la FRATERNITE UNIE DES CHARPENTIERS ET MENUISIERS D'AMERIQUE essaie de grouper des bûcherons: elle a voulu trouver des organisateurs locaux parmi les catholiques du diocèse.Que penser de cette Fraternité L'Union neutre, affiliée à la Fédération Américaine du Travail, elle a pour organisateur, dans la province de Québec, un certain RICHARD GARNEAU.originaire de St-Gabriel-de-Kamouraska.qui se dit catholique.mais qui ne suit pas les directives de l'Eglise, ni celles de son Evêque, dont il a reçu une lettre personnelle.La Fédération Américaine du Travail est suspecte et dangereuse." "Et plus près de nous, l'autorité religieuse locale a cru bon de lire en chaire (8 février 1953) la mise en garde de Mgr Limoges, parce que les propagandistes de cette même Fraternité dénoncée par l'évèque de Mont-Laurier, travaillaient auprès des ouvriers de St-Joseph.— CES HOMMES SE CACHENT SOUS LA PEAU DE BREBIS.Ils peuvent essayer de se montrer des fils soumis à l'Eglise, ils peuvent même venir dans NOS églises, ils n'en sont pas moins dangereux, d'après "Pat" Walsh: "Les agents du Parti Ouvrier Progressiste ont l'ordre sévère de se montrer aussi catholiques que les meilleurs; d'aller même jusqu'à la fréquentation ostensible des sacrements quand le missionnaire passe, afin d'éloigner tous les soupçons provoqués par des dénonciations comme celles de l'Action Catholique".LES PREMIERS ORGANISATEURS DE L'UNION DES BUCHERONS ETAIENT TOUS DES VIEUX MEMBRES DU PARTI COMMUNISTE, encore d'après "Pat" Walsh.(Notons ici, en passant, que dans cet "intéressant" article signé par un ecclésiastique, on confond à plaisir l'Union des Bûcherons organisée sous les auspices du Parti par Maurice Chassé 8 • OCTOBRE 1968 LE MONDE OUVRIER • THE LABOR WORLD Québec?Pourquoi?Après Montréal, Québec est la plus importante ville de notre province.Elle est le siège du gouvernement provincial.De malins québécois vous diront d'ailleurs que le gouvernement est la principale industrie de la ville de Québec.Nous avons décidé de consacrer une partie importante de ce numéro à la ville de Québec et à nos travailleurs qui y résident.Pourquoi ?Parce que le renouveau amorcé par la FTQ dans ses préoccupations et dans son action doit dépasser les limites de Montréal.L'appel lancé lors du dernier congrès de notre centrale par M.Laberge pour une remise en question du rôle du syndicalisme dans notre société nous amène à nous poser quelques questions sur cette société.t/anter les mérites de la FTQ, c’est certes une bonne chose.Explorer les nouveaux champs où la FTQ devrait étendre son action et son influence, c'est peut-être plus dynamique.Le court reportage que nous vous présentons sur Québec comprend des considérations à vol d’oiseau sur cette région, sur les propos des principaux leaders et aussi beaucoup de questions.«r - 'MISrrt 7^ JT 2”» - .•>r-7 Lorsqu'on franchit le pont de Québec et qu'on s’engage autour du rond-point, on pousse généralement un soupir de soulagement.“Enfin, nous voilà à Québec!” Quelle erreur! Nous ne sommes qu’à Ste-Foy.Si nous empruntons le boulevard Laurier, nous avons encore Sillery à traverser avant d’entrer dans Québec.Détail insignifiant, me direz-vous.Pas autant qu'on se l’imagine.Pour le voyageur pressé qui ne fait que traverser Québec et les villes environnantes, quelle importance qu'il y ait une, deux, trente ou soixante municipalités.Le citoyen de la région de Québec a de plus en plus une autre opinion.Il admet de moins en moins l’existence anarchique de 33 municipalités dans la région métropolitaine de Québec.M.Trépanier qui demeure à Charlebourg, par exemple, n'admet plus de payer 85 cents d'autobus pour se rendre à son travail à Ste-Foy.Chaque matin et chaque soir, il doit faire un trajet de 18 milles en VA ou IV2 heure.Dans la région métropolitaine de Québec, il existe 33 municipalités qui ont une indépendance totale l’une envers l'autre.Chacune a juridiction entière sur sa police, ses pompiers, ses égoûts, son système de transport etc.Population globale pour ces 33 municipalités: environ 500,000 personnes.La ville de Québec compte à elle seule environ 175,000 habitants.On se plaint depuis des années que la ville de Québec ne connait pas un essor industriel comparable à celui de Montréal.On parle de stagnation économique.Pour se consoler, on se dit que la vocation économique de Québec est différente, que ce sera davantage une ville de services qu'une ville industrielle.Comment entrainer des investissements importants à Québec?Est-ce possible?Nous ne sommes pas économistes et nous ne discuterons pas des faits qui peuvent ou non influencer le investisseurs à négliger Québec comme ville à vocation industrielle.Pourtant le néophyte que nous sommes dans ces matières ne peut s'empêcher de se poser quelques questions.L'anarchie la plus complète semble régner dans les structures régionales du Québec métropolitain.Les syndicats et d'autres corps intermédiaires ^ parlent certes, depuis quelques années de gouvernement régional, d'autorité régionale.On se garde bien toutefois d'aborder ce problème crucial avec énergie.On lui touche du bout des doigts de peur d'effaroucher les caïds locaux.Et, pendant ce temps-là, on se plaint que l'Ontario se développe plus vite que le Québec.Tous ceux que nous avons rencontré à Québec nous parle de ce fameux gouvernement régional; on nous en vante les mérites futurs.Des études ont été faites, des études se font et d'autres études se feront.L'on ne sent pas toutefois que l'autorité responsable de la croissance économique au Québec, le gouvernement provincial, a la poigne de fer nécessaire pour orienter dans les plus brefs délais la région de Qué-hésite ici, comme on piétine dans d'autres domaines, hésite ici, comme on piétine dans d’autres domainest.Les fonctionnaires du gouvernement, les chercheurs universitaires, sont partagés entre l’inquiétude et l'impatience.Il manque une inspiration certaine.Les centrales syndicales, CSN et FTQ, sont très fermes sur cette question: il faut un gouvernement régional pour Québec dans les plus bref délais.C'est la structure à créer, indispensable au développement de la région.Dans deux, trois, quatre ou cinq ans, il faudra des milliers de nouveaux emplois pour les milliers de jeunes qui sont à acquérir une formation spécialisée adaptée à l’époque industrielle.Un représentant syndical nous faisait remarquer que les taux de salaire étaient encore très bas à Québec; entre $60 et S70 par semaine.Comparativement, le prix des loyers est d.sproportionné; entre S100 et $125.Le secrétaire-général de la FTQ, Claude Mérineau, dénonçait lors d'une conférence de presse sur le transport en commun à Québec le scandale des parcs industriels qui jonchent chacune des petites municipalités du Québec.Ces parcs industriels sont une excellente occasion pour les spéculateurs de s'enrichir au profit du contribuable.Certes, il n'est pas question d’être contre le principe des parcs industriels ou contre une politique intelligente de détaxation élaborée dans un contexte de planification.A moins d'être sur une base régionale, les parcs industriels ne peuvent permettre le développement énergique d'une région.Lorsqu'on discute avec les gens de Québec on a parfois la tentation d'être agressifs.Ils cernent bien leurs problèmes.Les idées émises sont attrayantes.Mais l’action semble lente, affreusement lente.Le rôle de la FTQ Le conseil du trava ' de Québec est l'organisme, au niveau régional, qui it exprimer les idées des travailleurs sur le développement futur de Québec et de la région.Si la FTQ.grâce au travail de l’un de ses permanents, peut se vanter d'avoir débarrasser la 4.^^ u /*- tyyuA k- JL- ÏJ' JL -TLxM Nous apercevons sur notre photo le maire Lamontagne, en compagnie de Louis Laberge, Caria Lipsig, Maurice Gaulin et Rudy Ahumadà.Le transport en commun QUEBEC — Dans un mémoire de 12 page présenté au Comité d’étude sur le transport en commun dans la région métropolitaine de Québec, le Conseil du travail de Québec (FTQ-CTC) préconise un réseau "public, municipalisé et régionalisé" qui sera administré par une Commission de transport du Québec métropolitain tombant sous l'autorité d'un pouvoir général à créer.Le mémoire du Conseil du travail fait le procès du service actuel de transport en commun de la capitale provinciale au nom du critère de l'efficacité et do la capacité de payer des usagors."Les besoins de la population métropolitaine, dans le domaine du transport en commun, se sont développés et ont évolué rapidement au cours des dernières décennies alors que l'organisation du système de transport s'est sclérosée", y lit-on.Le CTQ soutient que ce qui caractérise le transport en commun à Québec, c'est l'anarchie."La multiplicité des compagnies qui desservent la région métropolitaine, déclare le document, pose les problèmes de transfert qui, par voie de conséquence, augmentent le coût du transport pour l'usager et occasionnent des délais inutiles dans le déplacement." Le Conseil du travail de Québoc qualifie de "chirurgie débilitante" le découpage du territoire métropolitain aux fins du transport en commun.Il soutient que cette charcuterie s'explique bien plus par lo souci d'accorder à une pléthore de compagnies privées leur part du gâteau, que par celui d'assurer la continuité des déplacements de la population métropolitaine."Pour les usagers du transport en commun, écrivent les auteurs du mémoire syndical, les frontières municipales sont de véritables rideaux de fer qui ne servent qu’à préserver des intérêts qui leur sont étrangers." Selon le CTQ, l’état déplorable du transport en commun démontre éloquemment l'incapacité des gouvernements locaux actuels de s'adapter aux exigences d'une société moderne.Dans la région de Québec, affirme-t-il, les municipalités sont davantage axées sur la "Tradition 1900" qu'orientées vers l"‘Horizon 2000." Enfin, la centrale syndicale métropolitaine soutient que si le transport en commun est un service public qui doit être pris en charge par les pouvoirs publics dans l'intérêt de tous, ce n'est pas pour autant un service essentiel aux termes du droit du travail, c'est-à-dire un service dont l'Interruption met en danger la santé et la sécurité publiques.7318^4 8 08 10 • OCTOBRE 1968 LE MONDE OUVRIER • THE LABOR WORLD •V*Ç s- y timmr Quatre ans d’attente: quatre ans d’injustice Si la FTQ a entrepris contre la CRT une campagne systématique, ce n'est pas sans raison.La Commission des relations de travail, de l'avis de la FTQ, n’a pas rempli son rôle pour favoriser une plus grande syndicalisation des travailleurs.Elle a trop souvent agi avec légalisme et on la soupçonne même de favoritisme.Aucun cas n’est plus clair que celui des employés manuels de la Ville de Québec qui ont essayé, à plusieurs reprises, de se libérer de l'emprise du pire vice de notre système: les syndicats de boutique.Le code du travail et notre législation permettent à des oiseaux de proie comme Lucien Tremblay et René Bélanger de sucer l'argent des travailleurs avec la complicité du patronat.Maurice Gaulin, représentant du SCFP à Québec, nous explique dans une lettre toutes les péripéties qui ont marqué et qui marquent encore la longue bataille pour donner aux employés manuels de la Ville de Québec un vrai syndicat.Nous apercevons sur notre photo Maurice Gaulin.Vous vous demandez peut-être ce qu’il tient dans ses bras.C'est tout simplement le dossier de la syndicalisation des employés manuels de la Ville de Québec.Cette campagne d'organisation débuta en 1964 par le S.C.F.P., local 902, en vue de libérer les employés de Québec d'un syndicat appartenant à une fédération indépendante "F.E.M.S.Q." qui au dire de plusieurs employés de la Cité ne correspondait plus à leurs aspirations et à leurs désirs.Il y eut donc une campagne de signature de cartes durant plusieurs mois et le S.C.F.P.local 902 déposa majoritairement une demande d'accréditation à la C.R.O.du temps.La C.R.O.décida donc la tenue d'un vote qui eut lieu le 29 novembre 1965.Les résultats ont été les suivants: S.C.F.P.424 F.E.M.S.Q.383 Annulés 25 qui fut surprenant, c’est que le S.C.F.P.avait obtenu une majorité absolue, mais du fait que les employés de la Cité étaient dans l'obligation de venir voter durant leur travail, ou quelques minutes à la fin, il était très normal que quelques bulletins fussent quelque peu salis et cela parce que les employés accomplissaient leur travail soit - aux vidanges - voi-ie - aqueduc - etc .etc .Les membres de la C.R.T.nt pas tenu compte de cet jet de chose et ils ont plutôt é les arguments du pro-de la F.E.M.S.Q.pour es bulletins qui reve-'plein droit au S.C.F.P.: ' que se passa le Le S.C.F.P., local 902, voyant cette malheureuse décision et ne voulant pas retarder l'avènement d'un syndicat chez les employés manuels de la Cité de Québec, par des procédures judiciaires excessivement longues, décida d’accepter un deuxième vote qui eut lieu le 11 mars 1966, dont les résultats furent les suivants: S.C.F.P.416 F.E.M.S.Q.406 Bulletins irréguliers 4 Employés qui n'ont pas voté 10 TOTAL 836 Comme on peut le constater, il aurait fallu 419 votes en faveur du S.C.F.P.pour obtenir une majorité absolue.Or, durant ce temps, le S.C.F.P., local 902, réussit à faire perdre l'accréditation à la F.E.M.S.Q.pour représenter les employés manuels de la Cité de Québec.Il était alors évident, vu que le prélèvement des cotisations par la Cité était arrêté, que la F.E.M.S.Q.ne représentait plus les employés, encore moins les employés qui étaient devenus membres du S.C.F.P.Comme l'article du code du travail #31 indique qu'une requête en accréditation ne peut être renouvelée avant trois mois de son rejet par la Commission, il arriva que les employés de la Ville eurent recours aux structures du C.T.C.et ils décidèrent de faire une nouvelle campagne d'organisation et cela au nom du Syndicat Canadien des Employés Municipaux "Services Extérieurs" local 1638 C.T.C.Cette campagne d'organisation fut une réussite puisqu'il y eut 525 cartes dûment signées et payées.Le local 1638 C.T.C.déposa une requête en accréditation.Malgré la majorité très .Visible des cartes signées, en «S» plus des deux défaites précédentes du syndicat de la F.E.M.S.Q.qui se concrétisa par l'enlèvement de son certificat d'accréditation, une autre très mauvaise décision de la C.R.T.fut de décréter un troisième vote entre le local 1638 C.T.C.et le syndicat de la F.E.M.S.Q.Cette dernière, au lieu de faire une nouvelle campagne d'organisation, présenta à la C.R.T.ses anciennes cartes déjà signées depuis plusieurs années, dont celles signées par nos membres qui avaient rejeté à l'occasion des deux votes le syndicat de la F.E.M.S.Q.C'est tout simplement écoeurant.Le troisième vote du 26 août 1966 donna une majorité absolue au local 1638 C.T.C.qùî obtint 429.Il en fallait 424.René Bélanger, voyant une troisième fois le rejet de son syndicat par les manuels de Québec, s'esl servi de la Cour Supérieure pour obtenir un bref afin d'empêcher la C.R.T.d'émettre le certificat d'accréditation en faveur du local 1638 C.T.C.Il semble ici très évident que René Bélanger a joué avec la loi.soit le code du travail, soit la cour supérieure puisqu'il exigea que toutes les décisions de la C.R.T.depuis 1965 soient rejetées.Est-il possible de croire qu'on peut continuellement se moquer de la volonté des travailleurs qui.à trois reprises, avaient rejeté le syndicat national catholique des employés municipaux de Québec Inc."section des services extérieurs"?Ce rapport est un court résumé du volumineux dossier des campagnes d'organisation de nos syndicats parmi les employés manuels de la Cité de Québec.La lenteur des décisions de la C.R.T.a permis à René Bélanger d'avoir eu le temps d'obtenir le bref.Maurice Gaulin Représentant du S.C.F.P.Québec.Après Bechtel, Steinberg M.Jean Côte de l'Union des employés de commerce explique «i notre reporter les derniers développements a la suite d'un effort intense de syndicalisation des employés de Steinberg dans la ville de Quebec.Au moment où le syndicat allait signer un contrat de travail avec Steinberg qui donnait aux employes de Quebec la pariic avec les magasins de la même compagnie a Montreal, la CRT décide, à la demande de la CSN.de suspendre la signature du contrat.Ce contrat de travail avait déjà etc accepte, lors d'un vote secret, par la majorité des employes.Cette nouvelle decision "aberrante de la CRT risque de priver pendant plusieurs mois les employes des magasins Steinberg d'une legitime augmentation de salaire auquel le ils avaient droit de s attendre après avoir decide de se grouper en syndical.L'Union des employes de commerce a décidé do poursuivre Steinberg qui.a la suite de ces faits, a refuse de signer le contrat négocié.Cette manoeuvre de la CSN qui allègue des faits, supposement nouveaux, contre le syndicat de la FTQ n aura comme résultat pratique que de retarder pour 600 employes un salaire juste.Cette manoeuvre est habituellement pratiquée par les syndicats de boutique qui se servent des tribunaux pour emprisonner les membres qui veulent les quitter.Espérons que c'est là l'initiative d'un permanent local et que la centrale s empressera de rétablir la situation.M' M f C3*c- 3E?: V.:)j&Wcr A •¦J-r- n LE MONDE OUVRIER • THE LABOR WORLD OCTOBRE 1968 the labour ui#rld Metro Quebec needs regional government The Quebec metropolitan area comprises 33 different municipalities, all of them independent, Each has its own police force, firemen, waterworks and transportation.The region comprises 500,000 people (175,000 of them in Quebec City).Many are concerned about what they call the area's economic stagnation.While comparable areas in Ontario are on a forward economic spurt, metropolitan Quebec is industrially disjoined.The outlook or luring industrial investment is, at least for the moment, bleak.Some people talk up regional government as a means of compensating for such things as individual little industrial parks struggling fitfully on their own.Hut the approach to regional government is hesitant, l ew people seem ready to make overtures that would upset the numerous established orders working at cross-purposes.Regardless of their feelings towards each other on many issues, the CNTU and C.)IT.are agreed on one thing: regional government is metropolitan Quebec's crying need, and must be instituted without delay.Within the next our or five years, thousands of young people presently being trained to fit into the modern industrial age will be ready for jobs.Hut the region's economic picture is completely out ol focus at the present time.One authority says wages average $60 to $70 a week, yet rentals are up to $100 and $125 a month.There are plenty of great ideas, but precious little action.Education, conscript style One uncallcngcd fact emerges from the student turmoil that began in Ste-Thérèsc and has apread like wildfire to CEGEFs throughout Quebec, lax-payers have contributed millions to the general and technical college structure and they have a right to assurance that every nickel is properly spent.Many adults do not know which way to turn; to criticize the rebellions young generation or to align with it.To the students, this matters little.They have risen against society as a whole for devising a comprehensive system that leads to a dead-end.There is nothing trivial about the students’ assertions.As one spokesman puts it, “we have no avenue to university entrance or to a job when our courses are complete." In a word, there is no economic planning.Indeed, what can the students look forward to when there aren’t even enough job openings for workers presently in the retraining process?Questions arising in post-Johnson era Quebec political society has undergone progressive — and at times pretty rough -transformation since I960.Up to that time, its people lived in an atmosphere of relative security due in part to unchallenged faith in various authorities.I'oday an interesting question arises: .lust what was the style of the late Premier Johnson and what did he achieve that was really new to Quebec?It probably will take a couple of decades for experts to assess Mr.Johnson’s contribution to the Quebec of the future.There are those, however, who ah cads consider his actions to have been outwardly provocative yet, basically, to have created an impression of displeasing immobility.According to some appiaisals, he was "fundamentally ambiguous" and, when you get light down to it, there is puzzlement over what concrete steps he took or started that can prove valid in the long term.Nor was Mr.Johnson the only one to leave a question mark behind.Quebec experienced a multiplication of new political movements which were founded on independence.They at least demonstrated that there is elusiveness about Quebec’s vocation and its future.Hut again, the victory of Mr.Trudeau’s party in the elections of June 25th brought fresh uncertainly.Is Quebec nationalism less deeply tooted than some areas believed?As far as organized laboui is concerned, Quebec's two main centrals will live on.Labour has become an accepted fact where society is concerned, even though the struggle to organize workers is a continuing one.One prospect is that organized labour may have reached a turning point in its history.With more and more people unionized, and the current experience of seeing a government wage policy applied unilaterally to the public sector, does it not seem logical 'liât labour experts will one day have io participate in the preparation of budgets?The question car ne put another way.How long can the trade unions continue their plaint anout government inaction without resorting to a logical followup: a direct challenge to the very system under which we live?Forest workers attain “industry” status Time has brought formidable changes to working methods in Quebec’s huge forests, where the key man once was the sinewy lumberjack with his own lovingly-tended axe.The only axe to ne found today is the one that unionized forestry workers want to apply it» piece-work.They have no objection to automation but they want equally modern terms of employment—such as the guaranteed weekly wage and human working conditions.These are a couple of the aims of QI'L Local 2X17 of the Woodcutters’ and Sawmill Employees’ Union.Local 2X17 held its first general convention recently.It represents about 30,000 people, or X5 per cent of all unionized forestry workers.The balance are organized in the UCC (Catholic Farmers Union).All told, organization of the forest industry is nearly 9X per cent of eligibility—one of the highest rates of any sector in the province.The members of Local 2817 want to negotiate a province-wide contract with the pulp and paper industry.They want the forest to become, in effect, a far-flung "industry" in which all workers can safeguard their rights and privileges regardless of the area to which they may move.They wants standard rates of pay and such others benefits as recognition of seniority, social security, vacations, etc.New methods make forestry work pretty much of a year-round occupation.The forestry workers aren't fighting progress but they demand the retraining and the benefits that will assure their own parallel progress.N'ACHETEZ PAS LES RAISINS'» CALIFORNIE Lorsque des droits fondamentaux du syndicalisme, tels la reconnaissance syndicale et la négociation collective, sont refusés à un groupe de travailleurs, il n'y a plus à hésiter.La fraternité ouvrière qui ne connaît pas de frontières doit entrer en jeu.C'est ce que vous demandent les travailleurs'agricoles de la Californie (au nombre de 400.000).Depuis plusieurs années, ces travailleurs luttent de toutes leurs forces pour obtenir la reconnaissance syndicale et le droit de négocier collectivement.Ils gagnent en moyenne $2,386.00.Les salaires vont de S1.00 à $1.40 l’heure.Depuis plusieurs mois, une équipe réside à Montréal.Le but de leur séjour; organiser un boycottage systématique des raisins de Californie.Cette équipe comprend Rudy Ahumada (24 ans), sa femme Tillie (23 ans), leur fille Olivia (15 mois) et Caria Lipsig (environ 23^ans).Ces jeunes permanents ne reçoivent chaque semaine que $5.00 d'allocation.C'est donc dans des conditions assez difficiles qu’ils organisent leur boycottage.Montréal vient au troisième rang en Amérique du Nord pour la consommation des raisins de Californie.C'est donc dire l'importance du boycottage ici.On ne vous parle pas des horribles conditions de travail des travailleurs agricoles de Californie.Vous pourriez croire qu'on vous écrit un roman.Pourtant, là la réalité ne dépasse pas la fiction.La seule aide qu'on vous demande est de boycotter les raisins de Californie.Achetez à la place d’autres fruits. La sécurité au Québec, un mythe par Robert Lavoie Il a fallu des grandes tragédies comme l'effondrement de l'échangeur Turcot, l'écroulement du pont de Trois-Rivières, la tragédie du pont Héron, l'explosion chez Monsanto, pour nous rendre à l'évidence que la sécurité était, dans les faits, la dernière préoccupation de certains employeurs, spécialement dans le domaine de la construction.A chacune de ces tragédies, l'enquête révélait une insouciance des employeurs qui frisait le scandale.Des recommandations sévères du président du tribunal ont suivi le verdict de chacune de ces enquêtes.Dans le cas de l’échangeur Turcot, le procureur de la couronne faisait cinq recommandations aptes à promouvoir plus de sécurité dans la construction de grosses oeuvres et terminait par la recommandation suivante: "Les inspections effectuées sur les chantiers par le service oc sécurité du ministère du Travail devraient être régulières, beaucoup plus fréquentes et laites par un personnel qualilié et bien entraîné à cette lin." Dans la tragédie de l'explosion de l'usine Monsanto, le 13 octobre 1966, on retrouve les recommandations suivantes du juge Trahan: V II ne suffit pas de donner des instructions écrites aux ouvriers (dans ce cas les instructions étaient en anglais), il faut que leurs supérieurs discutent de chaque item avec eux et reviennent souvent sur le sujet.2 Que chaque ouvrier soit parfaitement au courant de toute manoeuvre nécessaire pour assurer non seulement le bon fonctionnement des appareils mais aussi qu'il soit bien endoctriné sur toute mesure d'urgence préconisée.3 Que des exercices d'urgence soient tenus souvent.4 Que toute instruction ou tout ordre écrit soit donné en français et en anglais.Le personnel technique 5 II a fallu attendre la version d'un spécialiste américain pour comprendre certaines étapes dans les mesures d'urgence.Que le personnel technique et le personnel de surveillance soient au courant de tout phénomène scientifique se rapportant à son devoir quotidien.Quant aux recommandations concernant l'ensemble des organismes qui exercent une fonction de protection auprès du public, on note entre autres les recommandations suivantes: 1 “Qu'à l'avenir les inspections ne se limitent pas à compter les sorties d'eau et le nombre des extincteurs.2 “Que les différents services municipaux et gouvernementaux resserrent leurs services d'inspection en augmentant le nombre d'inspecteurs compétents et en insistant pour que les lois soient observées.3 “Que les lois regardant la sécurité industrielle soient amendées à la lumière des progrès scientifiques.4 “Que les différents organismes i.e.ministère du Travail.les municipalités, les bureaux d'assurance contre les incendies, les unions ouvrières collaborent étroitement à faire respecter les lois de sécurité." Malheureusement, il a fallu la mort de onze ouvriers pour découvrir ces lacunes dans le système ae prévention des accidents à tous les niveaux.A la lecture de reportages des tragédies qui surviennent dans I industrie, on retrouve invariablement les mêmes lacunes concernant la sécurité des travailleurs.Dans le journal La Presse en date du 14 novembre 1967.on peut lire les titres suivants: “Calex", "Beaucoup d'essence sur le terrain , "Absence de dispositifs de sécurité".Sur le même sujet, La Presse du 15 novembre titre: “Non conforme aux normes de protectionet dans son rapport final le commissaire McDougall fait à peu près les mêmes recommandations pertinentes afin d'éliminer la possibilité de nouveaux incendies de ce genre.Le 16 décembre 1967.à la page 3 du journal La Presse, on pouvait lire le titre suivant: “Pas assez de sécurité pour lès laveurs de vitres des gratte-ciel".Et un des trois ouvriers qui a failli y perdre la vie déclarait: "Un seul gratte-ciel de Montréal possède une installation adéquate de lavage de vitres qui offre une sécurité à toute épreuve pour les laveurs'.' Et plus récemment, un représentant syndical me rapportait qu'un de ses membres avait perdu la vie dans un éboùlement qui s'est produit dans une excavation à Ville Jacques-Cartier.L'enquête du coroner qui devait avoir lieu incessamment révélera la cause de cet accident.Dans ce cas.avait-on muni les parois d'un mur d'étançonnement, tel que requis par le règlement provincial?Dans la négative, ça ne sera pas la première fois que la chose se produit.En fait, ce règlement est rarement observé par ceux qui procèdent à des excavations pour des coupes d'eau.Dans ma propre localité, j'ai rarement vu une coupe d’eau protégée, tel que l'indique la loi.Quelques jours seulement après la tragédie de Ville Jacques-Cartier, on lisait dans les journaux: “Un ouvrier enseveli par un éboùlement au cours des travaux de réfection de la rue St-Denis”.A la lumière de tous ces faits qui se répètent, doit-on en déduire qu'il n'existe aucun système de sécurité valable?Je n'hésite pas à répondre dans l'affirmative.Vous me direz qu'il ne faut pas généraliser.Je crois sincèrement que la répétition effarante de ces cas particuliers réflète une situation générale déplorable.Que faire pour remédier à une telle lacune?Je crois que tous, employeurs, gouvernements à tous les niveaux, unions ouvrières, devront faire un effort réel afin de corriger un tel état de choses.Il faudra faire vite et ne pas attendre d'autres tragédies pour se pencher encore une fois sur les faiblesses dans la prévention des accidents industriels en souhaitant que quelque chose soit fait par quelqu'un.Le patronat Concernant le patronat, l’ex-président du Congrès du travail du Canada, le confrère Claude Jodoin, déclarait ce qui suit: "Certains employeurs reconnaissent très bien les répercussions qu'ont les accidents et les pertes de vie sur la productivité.Ils savent que les méthodes de sécurité aident à assurer une exploitation ellicace et économiquement saine.Nous osons croire que la plupart des employeurs n'évaluent pas la gravité du problème seulement en fonction des ellets qu'il peut avoir sur le bilan et les états des prolits et pertes.La plupart des employeurs, comme le travailleur, ne sont pas du tuut heureux, j'en suis sûr, des conséquences renversantes des maladies professionnelles, des accidents mortels, comme de ceux qui font des inlirmes et des invalides.Mais les employeurs ont une responsabilité primordiale de réduire au minimum absolu le nombre renversant de pertes de vie et d'accidents.A la lumière des événements récents, ils devraient se demander si eux-mêmes, de même que leurs techniciens et leurs ingénieurs qui les secondent, font véritablement tout ce qu’ils devraient faire." Les syndicats Dans notre cas.l'enjeu est évident.C'est le travailleur qui écope du contrecoup.Si le travailleur dans l'industrie est victime d'un accident qui le rend infirme, l'employeur doit lui verser une indemnité mais comme l'affirmait le juge W.D.Roach dans son rapport d'enquête faite en Ontario en 1950: "Il n'y a pas de somme d'argent qui puisse jamais compenser suffisamment le travailleur qui doit vivre le reste de ses jours privé d'un oeil ou d'une main." La Fédération des travailleurs du Québec se préoccupe depuis plusieurs années, plus précisément depuis la création du département des services sociaux, des questions d'hygiène et de sécurité.Mais les unions sont prêtes à admettre qu elles ont beaucoup à faire avant de pouvoir dire qu'elles jouent complètement leur rôle.Nous demandons à tous les intéressés de redoubler encore une fois d'efforts pour mettre en oeuvre des programmes de prévention des accidents.":vOg * 'tJLb'-À K'&sm Afin d'atteindre notre but, il nous faut des ressources collectives.Quelles sont ces ressources?La loi en est une.Les lois que le gouvernement fait adopter ne sont efficaces que dans la mesure où elles sont comprises et respectées par ceux qu’elles concernent.Le gouvernement Le gouvernement devrait mettre au point un programme complet de sécurité gouverné par un organisme représentant toutes les personnes ou associations intéressées à la sécurité et à la prévention des accidents.A ce sujet, nous nourrissons de grands espoirs sur la formation de la Commission de prévention des accidents et maladies industrielles tel qu'annoncé par le présent gouvernement provincial qui devrait être en fonction l’an prochain.Cette Commission aura pour tâche d'administrer et de mettre en application la nouvelle législation codifiée sur la sécurité et l'hygiène professionnelles.Il faudra cependant que cette Commission soit représentative et qu’elle ait suffisamment d'autorité pour faire respecter ses propres lois, chose qui n'a à peu près jamais existé depuis toujours.Il faudra, par ce'te Commission, faire comprendre aux employeurs que la sécurité ce n'est pas uniquement une question de sous et de piastres, mais bien une question de vie ou de mort.Conclusion L'hygiène et la sécurité au travail sont une de nos préoccupations premières en tant que syndicat.La situation actuelle doit changer; nous-mêmes devrions être à l'avant-garde de ceux qui refusent des compromis vis-à vis de la maladie, de la mort et des accidents, causes d'invalidité.Ce gaspillage de main-d'oeuvre, cette parade de souffrances et de deuil doit cesser.
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