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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1975-02, Collections de BAnQ.

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B47» MONTRÉAL CONTRÔLONS NOTRE SÉCURITÉ • la HMrmai U* fciiÉimi éu Québec Février 1975 UNE.MACHINE PLUS SAFE _ME COUTERAIT TRENTE MILLES PIASTRES- UN NOUVEL EMPLOYÉ NE COÛTE RIEN; >ÆS0O À Neuf pages de reportage sur la sécurité et la santé au travail Aussi dans ce numéro: • Victoire des travailleurs de la Regent Knitting p.3 • Dure grève à la Cyanamid de Saint-Jean p.4-5 • United Aircraft: la solidarité s’intensifie p.6 • Fermeture de Canadian Pittsburgh: un crime social p.7 ' •mm COLLOQUE NRTIONBl PRE MENTION çts ACCIDENTS 23 e24 JANVIER I97S • ¦ t Photo Mlctiol I LE MASSACRE A ASSEZ DURÉ Chaque jour ouvrable au Québec un travailleur meurt dans un accident de travail.Chaque jour au Québec un travailleur est victime d’un accident qui entraîne une invalidité permanente.~ A chaque six minutes, un travailleur est atteint d’invalidité temporaire.Huit heures par jour, pendant toute leur vie, les travailleurs québécois respirent des gaz, des poussières et des substances dangereux dont les effets sur l’organisme sont peu connus.Dans les usines, dans les manufactures, dans les mines, sur les chantiers, les travailleurs québécois risquent chaque jour leur vie et ruinent leur santé.Le massacre a assez duré! Le massacre des travailleurs, causé par des compagnies qui risquent la vie et la santé des travailleurs pour faire plus de profits et toléré par des gouvernements au service des compagnies, a assez duré.L’année 1975 sera le point de départ d’une vaste offensive syndicale pour la sécurité et la santé au travail.C’est ce qu’ont décidé les 320 participants, venus de tous les coins du Québec et de tous les secteurs de travail, au colloque national sur la sécurité et la santé au travail organisé les 23 et 24 janvier dernier par la FTQ.La bataille pour la santé et la sécurité au travail est lancée.Reportage sur la sécurité au travail Colloque national de la FTQ sur la santé et la sécurité.Un comité de sécurité dans une usine: ça sert à quoi?.Canadian Copper a caché des cas d’empoisonnement.Peut-on refuser de faire un travail dangereux?.Deux morts à l’Hydro-Québec.;.p.8-9 .p.10-11 .p.12-13 .p.14 .p.15 Page 2 Les ouvriers de la Regent rouvrent leur usine HntNNMNniiiniuHMiiuiiiiiuimiiuiiHiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiHHiiiiiituiniiiiiiiiiiiiiiiimiiiiitimiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiimiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiH Après une dure lutte de plus de huit mois, les travailleurs de la Regent Knitting Mills de Saint-Jérôme viennent de prendre en main leur usine et la rouvriront dans les prochaines semaines.La Regent Knitting Mills vient de mourir et c’est la Société populaire Tricofil, contrôlée par les travailleurs, qui prend la relève en louant l'usine à compter du 1er mars.Location de l’usine Avec l’aide technique de la FTQ, le Syndicat des travailleurs du textile (section locale 1667) est parvenu à une entente avec les propriétaires de la Regent Knitting.Selon cette entente, les travailleurs louent l’usine pour deux mois, avec la possibilité de prolonger le bail pour 14 autres mois sur présenta- tion de garanties suffisantes.Pour concrétiser cette entente, les travailleurs ont obtenu du ministère de l’Industrie et du Commerce une somme de $51,000 qui servira à payer le loyer du mois d’avril ($17,000) et les garanties ($34,000) pour le paiement des achats d’inventaire et de charges fixes pour les moisde mars et d’avril.Les travailleurs ont par ailleurs payé le loyer de mars à $5,000 et abandonné tous les griefs et poursuites qu’ils avaient contre la compagnie et qui se chiffraient à $135,000, en retour d'une diminution du prix de location et de certaines garanties dans le bail.Victoire des travailleurs Commentant la réouverture prochaine de l’usine, Paul-André Boucher, président du syndicat local, a déclaré: “Les travailleurs de chez nous viennent de remporter, avec l’aide du mouvement syndical, une victoire qui servira à tous les travailleurs québécois.Cette victoire est le fruit de nombreux sacrifices et la bataille ne fait que commencer." Depuis le 6 juin 1974, alors que la compagnie jetait sur le pavé, sans préavis, 400 travailleurs, ceux-ci sont demeurés solidaires et ont mené une lutte sur tous les fronts (ministère de l’Industrie _ et du Commerce, Commission d’assurance-chômage, sensibilisation de la population, expérience d’autogestion pour terminer la production laissée en plan, études techniques et financières.).Au cours des deux prochains mois, les travailleurs de Saint-Jérôme organiseront une vaste souscription populaire, mettront sur pied les structures financières de la nouvelle société, définiront les techniques de production, commenceront à remplir les premières commandes et réaliseront, avec I aide de la Société de développement industriel et de la Ville de Saint-Jérôme, les études nécessaires à une réouverture définitive.est un bulletin d’information publié par le service d’information de la Fédération des travailleurs du Québec.b Responsable: Pierre Ri- chard.1290 rue Saint-Denis, Sème étage, Montréal.Téléphone: (514) 866-9791.Ce numéro a été publié à 20,000 exemplaires.Ce numéro a été fabriqué et imprimé par des travailleurs membres de la FTQ à l’Atelier DSC et à l’imprimerie Transcontinén-tale.Dépôt légal à la Bibliothèque nationale du Québec.A^./+3.5^/-/:.0+/:^^+:+.::./++:+/^$C pmm zastam : • ttoMUÉp» vîeÿsafe : >>w ¦ ST'S»»' mmm immti &£ ¦**>.wwWz x,Æfy^ Hïtr.Æi,.Ë#mm ¦ ¦ •¦¦ ; raauM 'if iiV Jî , ¦ • 5 CYANAMID LA POLICE AU SERVICE La grève à l’usine Cyanamid de Saint-Jean est une histoire bien connue au Québec.C’est l’histoire d’une compagnie multinationale américaine l’American Cyanamid, qui se sert, comme elle veut, de la loi, des tribunaux, de la police et du chantage pour écraser des travailleurs et des travailleuses qui osent revendiquer des salaires décents.Membre du local 449 de l’Union des travailleurs des industries chimiques, les 274 travailleurs de Cyanamid avaient le droit légal de rouvrir sur les question des salaires leur contrat de travail qui ne prend fin que le 31 décembre prochain.Ils l’ont fait et, le 20 janvier dernier, ils ont décidé d’aller en grève pour forcer la compagnie à combler le $0.25 l’heure d’écart entre ses offres et leurs demandes.Le salaire moyen est de $4.50 l’heure et les 50 femmes de l’usine sont les employés les plus mal payés avec des salaires de $3.00., La “justice” des boss Plutôt que de négocier, Cyanamid a facilement obtenu du juge Maurice Lagacé, vendu aux compagnies, une injonction limitant le piquetage à deux personnes par entrée.Elle a eu aussi recours à la police municipale de Saint-Jean qui, très zélée pour l’occasion, a procédé à l’arrestation de 18 grévistes; ceux-ci devront sans doute faire face à des accusations d’outrage au tribunal.En plus de tout ce branle-bas judiciaire et policier, la compagnie a usé de chantage, en adressant des lettres individuelles à chacun des grévistes, par dessus la tête de leur syndicat, pour les inviter à retourner au travail.À l’origine de ces procédés, on retrouve encore l’avocat Roy Heenan, qui s’est spécialisé dans le pourrissement des conflits de travail, principalement à la United Aircraft.Des irains remplis de formica Grâce à l’injonction et à l’intervention vigoureuse de la police, la compagnie a réussi à faire sortir de l’usine 10 wagons remplis de formica fabriqué avant le début de la grève.À quatre reprises, les grévistes ont réussi à bloquer la sortie du train, en se regroupant sur les rails.La cinquième fois, la police est intervenue en force et le train a réussi à passer avec $500,000 de marchandises.Organiser la solidarité Les grévistes de la Cyanamid n’ont qu’une arme entre les mains et ils ont décidé de l’utiliser: c’est la solidarité des travailleurs.Avec l’aide du Conseil du travail de Saint-Jean (FTQ), ils organisent un souper de solidarité, vendredi soir le 28 février, qui sera précédé d’une manifestation dans les rues de Saint-Jean.Le rassemblement se fera à l’aréna de Saint-Jean à 4h30 p.m.et tous les syndicats sont invités à y participer.ET LES JUGES DES BOSS EN BREF La Sûreté à la Baie James En pleine nuit, sans avertissement, un détachement de 30 policiers de la Sûreté du Québec ont tiré de leurs lits 90 gardiens en grève à la Baie James et les ont expulsés du chantier LG-2 dans un avion nolisé pour l’occasion.Ces 90 travailleurs, membres du Syndicat canadien de la lonction publique, étaient en grève légale depuis quelques heures seulement, parce que la partie patronale a refusé de reconnaître des clauses qu’elle avait précédemment paraphées en présence du conciliateur.Alors que les dirigeants de la Société de développement de la Baie James et de l’Hydro-Québec font de belles déclarations sur les relations de travail, la police de Jérôme Choquette continue à semer la terreur sur les chantiers de la Baie James.La prison pour cinq ouvriers Le juge Yves Mayrand a imposé des peines d'emprisonnement de 15 jours à deux mois à cinq travailleurs de la construction pour avoir invité des camarades de travail à débrayer en juin dernier dans le cadre de la lutte pour l'indexation des salaires.Même s’il a été prouvé qu’il n'y avait eu aucune violence, le juge a décidé que ces travailleurs ne méritaient rien d’autre que la prison.Les députés de l'Assemblée nationale méritent au moins un an de prison pour les augmentations astronomiques qu’ils se sont votées sans aucune gêne.Toujours l’Indexation Le coût de la vie continuant à grimper en flèche, les revendications des travailleurs se multiplient pour protéger leur pouvoir d’achat.C’est ainsi que les 1,300 travailleurs de la Dominion Engineering à Lachine, membres de locaux 1660 et 2505 de l’Association internationale des machinistes, ont obtenu des réajustements intégrés à leurs échelles de salaires suite è une journée d'étude de 24 heures.A la Standard Chemical de Beauharnois, les 75 travailleurs, membres du local379 de l'Union internationale des travailleurs des industries chimiques, ont procédé à une grève dite illégale d’une semaine pour obtenir l’indexation.Ils ont l'intention de poursuivre la lutte.Pour la même raison, les 300 employés de la Johnson W/re Weaving, membres du local 1758 de l'AIM, ont tenu une journée d’étude de 24 heures.•TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLEURS EN LUTTE «TRAVAILLEURS EN LUTTE «TRAVAIJlS EN LUTTE «TRAVAILLEURS EN LUTTE «TRAVAILLEURS EN LUTTE «TRAVAILLEURS EN LUT Pag* 4 î&MAy 'T* V LUWioH Dt' MATÎ 5*T i S6ü parity ', United Aircraft: LA SOLIDARITÉ S’INTENSIFIE Alors que 1.200 grévistes du Local 510 des Travail* leurs unis de l'automobile (FTQ) tiennent bon depuis près de 14 mois contre la United Aircraft, les manifestations de solidarité, organisées par des syndicats de la FTQ.se multiplient depuis quelques semaines.Même si certains progrès ont été enregistrés avec la dernière médiation du ministre du Travail, la lutte se poursuit toujours à Longueuil et la victoire dépend avant tout de la solidarité que manifesteront tous les travailleurs syndiqués envers les grévistes Au nombre des actions déjà posées, mentionnons: • Plus d'une certaine de membres des sections locales de Montréal du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont fait du piquetage le matin du 12 février en face des usines à Longueuil.• Les militants montréalais de l'Union des employés de service (local 298) ont aussi manifesté devant les usines de la United Aircraft, le matin du 18 février.• Des travailleurs de l'usine Simon Cigars de Ville Saint-Laurent (Syndicat du tabac) et de la Johnson Wire Weaving (Machinistes) ont manifesté en face des bureaux montréalais de ministère du Travail.• L'Union des artistes et les travailleurs syndiqués de La Presse ont organisé du piquetage pendant deux jours en face du Palais de justice de Montréal I
de

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