Le monde ouvrier = The labor world, 1 septembre 1988, Septembre
il! ¦#)¦¦ HIIW t Bulletin d'information de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Quebec (FTQ) Septembre 19KH La FfQ accuse ! Maclaren est en train de faire la preuve - qu’une compagnie, ça n’a pas de coeur-.Maclaren, filiale de la multinationale Noranda, s’obstine à refuser de négocier une véritable assurance-salaire long terme pour ses salariés de la scierie de Thurso, dans l'Outaouais.Dans les faits, Maclaren condamne les salariés malades ou accidentés |H)ur une longue durée à se retrouver sur le II.,S.avec leurs familles.C’est le principal point qui demeure en litige.Nous voulons une assurance-salaire qui couvrirait, en cas d’invalidité, les 2 .3 de notre salaire jusqu'à 65 ans, qui serait contrôlée conjointement par la compagnie et le syndicat et dont les coûts seraient partagés moitié-moitié.Maclaren veut garder le contrôle complet sur l’assurance-groupe.Qu’a-t-elle à cacher?, déclare Daniel St-Pierre, président de l’unité locale.- Maclaren fait-elle de l’argent sur notre dos avec l’assurance?», se demandent les syndiqués.Ils ne comprennent pas non plus pourquoi la compagnie refuse d’accorder une assurance-vie pour leurs conjointes et leurs enfants.- Après tout, nous ne demandons pas la lune! Nous voulons de-s choses raisonnables que Maclaren a déjà accordées à d’autres groupes de salariés ».Depuis trois mois, les syndiques de la scierie Maclaren, membres du local 99 de la fraternité nationale des charpentiers-menuisiers, forestiers et travailleurs d’usines (ITQ), sont dims la rue.Pendant les deux premiers mois, Maclaren les a gardés en lock-out.( iroyant sans doute les avoir allâmes, Maclaren a levé son lock-out au début d’août.1rs syndiques ont décidé de rester en grève tant qu'ils n’obtiendront pas l’assurance salaire qu’ils réclament.nacre 929 90 ¦ S l es grévistes de la scierie Maclaren à Thurso ne demandent pas la lune.Ils ne veulent plus être cnudauuuS au Il s, lorsqu'ils sont malades ou accidentés |>our une longue période.Ils veulent une vraie assurance salaire.Bulletin d'information publié par la fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (ITQ) Président : louis Iaberge Secrétaire général: Fernand Daoust Responsable : \ndre Messier t ollalntratlon : Michèle llmulllctte, M ( ( .Michel ( Oté, ITQ; Alain Gauthier.Fonds de solidarité; Alain JallH-rt, ITQ; Pierre Richard, IN< MITÏ Fichier: Danielle Ouellette 2100 avenue Papineau, t1' étage, Montréal.Quéln-c, H2K0»-Téléphone: ( Si») Si” H5.VT Tirage: Si 000 le doyen ties journaux syndicaux au Quélxc et au Canada.Première parution: IH mars 101 (>.Imprimé par ties travailleurs et des travailleuses syndiqués tie l'imprimerie Interlitho Inc.DépOt légal a la bibliothèque nationale du Québec.Toute rcpn>duction totale ou partielle «les articles contenus dans le Monde Ouvrier est permise à la condition d'en indiquer la source. V-.vv '1 I f ^-n des |x mipiers au Québec et l’absence de toute réglementation en ce qui concerne les services d’incendies Actuellement, les municipalités n’ont aucune obligation de mettre sur pied des plans de prevention in dustrielle qui les obligerait à connaître les usines sur leur territoire, les produits dangereux utilisés dans ces usines, les methi aies l* >ur ci Jinbat ! re les différents tyyxs d’incendie U- hasard a voulu que l’accident arrive à St Basile.Mais il y a des centaines de sites au Québec i >ù si ml eut repi t.sés des BIX ! souvent dans des conditions guère plus sécuritaires que la grange de la rive-sud.Qa aurait pu se produire à Valleyfield, à Shawinigan-Sud, à Chicoutimi.Ça aurait même pu se produire dans le sous-sol de plusieurs édifices, même publics, oit on laisse traîner de vieilles pièces d’équipement contenant des BBC.Il se peut que les conséquences soient moins tragiques que ce que nous aurions pu craindre.Mais ce qu’il y a de plus inquiétant pour le futur c’est notre manque d’infor- mation sur toute la question des déchets toxiques et aussi notre faible niveau de sensibi lisationcollective face a laques lion de la gestion des déchets, qu’ils soient domestiques ou industriels Fn tant que travailleurs et travailleuses, nous savons depuis fort longtemps que les responsables a Québec et a t Htavva ne bougent pas s'ils n’ont pas depression Souhaitons que cet accident soit une leçon |>our nous tous et nous toutes.Il v a des menaces qui semblent et qui sont sans doute plus sinenses.comme le dossier du nucléaire.Mais il y a aussi des morts lentes S 1606 Alain ( ijuihicr Fonds de solidarité (PTQ) Bonne nouvelle |x>ur tous les ai donnai res du Fonds lie solidarité Suite a la ilernière réévaluation de l'action, le 1er juillet dentier ( l'action est réévaluée le 1er janvier et le 1er juillet de chaque année), celle-ci est passée de 1 1'-ÎS a I 1.01S pour une augmentation de 19 cents correspondant a des be néliees nets de 2 559 012$ |x>ur l’exercice de 6 mois terminé le .50 avril.( omparativentent à l’an dernier, ces bénéfices se sont accrus de 105",, car, pour la même période terminée le .50 avril 198”.ils étaient de 1 2(>6 299$.Ic Tonds a actuellement un actif de 210 millions $ (92,7 mil lions $ l’an dernier) et compte tout près de 66 000 actionnaires (42 000 l’an dernier).Il a réalisé une cinquantaine d'investissements dans des entreprises québécoises, créant et sauvegardant îles milliers d’emplois, ici au Québec, le- montant total des investissements se situe à i0,2 millions S.C’est grâce a vous, actionnaires du Fonds, et syndiqué e s de la 1TQ, que le Fonds de solidarité est devenu la plus importante société de capital de développement au Québec.Voici ceux et celles que l'on nomme affectueusement les S( >1 SOCS (pour Soutien à la Sous i option ) au Tonds de solidarité.I ibère e s par leur syndicat pour s'occuper du Tonds de solidarité, leur tâche consiste à donner de l’information et a sensibiliser les membres de leur organisation s\n dicaleafin qu’ils adhèrent au Tor,ils.I )c gauche a droite : André Dubois ( T\t Mi ll ), l.ina I.emay (Me talli>s ), 1 ise ( arignan ( l TS-298 ), Denis Tcclcrc ( St FF ).Nicole 1 biliaire ( Il AC), André Lalande ( St FF ).Fernand Dionne ( Fl AC ) et Roger Muller ( K A ) I .e Fi mets tient de réaliser quatre investissements dans différentes régions du Québec.• A Montréal, 400 ()()()$ ont été investis dans l'entreprise BOVIBFC.Q (grossiste en viande ) pour un projet d’expansion.Les employé e s, au nombre de tO, sont syndiquées à l’Union des camionneurs • Fn Fstric.les INDl STR1FS DFTTSON, spécialisée dans la fabrication d’appareils de chauffage, pourront également prendre de l’expansion grâce a un investissement de 1,5 million $.L’entreprise emploie 1 50 personnes syndiquées avec l’Association internationale des machinistes ( TTQ ).• OMI A VOLCAN, de St-(ieorges-de-Beauce, fabrique des cabines de peinture et le Fonds y a investi 75 ()()()$ pour aider l’entreprise à démarrer.Vingt-et-une personnes travaillent à cet endroit.• Finalement, le Tonds a investi 1,5 million $ dans la société CAF1DFM de Québec, spécialisée dans l’aide au démarrage et au soutien de FMF.D’autres fonds semblables verront le jour très bientôt en Fstric, en Mauricie et dans l'Outaouais.Mille emplois seront créés. Avec un taux de participation de plus de H.V%, soit 10% de plus que lors du premier vote, les 19 500 techniciens, téléphonistes et employé e s de cafétéria du Québec et de l’Ontario de Bell Canada ont rejeté les dernières offres de la compagnie dans une proportion de 52,2%.Ce vote de rejet, qui est 1% plus élevé que celui qui a décidé de la grève, survient après 11 semaines de grève.Bell Canada s’imaginait sans doute qu’elle pouvait faire de non celles offres qui n’étaient pas différentes de celles qui avaient été rejetées à la fin juin dans une proportion de 51,2"., que scs employées accepteraient n’importe quoi après 10 semaines de grève.Mais elle s'est mise le doigt dans l’oeil ! Maintenant, le président de Bell Canada, Iéonce Montambault, celui qui apparaît sur le macaron de la grève, et les autres dirigeants de Bell Canada devront enfin se décider à faire des offres qui se tiennent.C’est le message que les [Léonce, t'a à le 4 ( ntoyetiâ! ~v travailleurs et travailleuses leur ont transmis clairement par leur vote du début septembre Depuis le tout début de la grève, les différentes activités de pique tage et de solidarité n’ont jamais cessé l’ique-niques, éplucliettcs rie blé d inde, échanges entre les lignes de piquetage des differentes 1.imagination ne lait jamais defaut en temps de grève ft celle-ci ne fait pas exception.l.es membres du Syndicat clés travailleurs en communication et en électricité du Canada (STC.C) ont confectionné des mini pancartes vendues comme souvenirs lors des grandes manifestations.( e sont des reproductions de pancartes de grève montées sur des bâtonnets de café.Il y a quelques semaines le syndicat a distribué, avec les chèques de prestations de grève, un rouleau de photos de grève.Ce nouvel outil a été fort apprécié et a contribué à maintenir le moral des grévistes sections locales, toujours les ea tires biseurs de grève ont pu sentir la solidarité ft tes mêmes patrons commencent à avoir la langue longue a taire c e travail qui, quand il est fait par d’autres, est tellement dévalorisé.A Northern Telecom, une filiale de Bell, le s employe e s ont l’indexation du fonds de pension Même après trois offre differentes, Bell la refuse toujours, file devra réviser sa position fil second lieu, tel employeur, qui s’est toujours moque des consommateurs et consommait ices, devra faire des offres sérieuses |x>ur limiter la sous-traitance et l’utilisation des temps partiels les téléphonistes de jour quant à elles, doivent obtenir une réduction de M) mi tintes de la journée de travail, principalement à cause du stress occasionné par les changements technologiques finlin.les offres salariales, l’accès a des vacances durant l'été et un ajustement ( équité salariale ) de >ù être accorde aux téléphonistes. Photo?» Normand Rajout* Michel 1-abolie, Syn du .U îles Métallos, in lervenant syiHlic.il dans le programme d’aide aux employés a la Kal linerie de cuivre ( < K ^ ^C'est pas mal plus facile de renter au travail avec un ou deux j( tints qu'avec un quarante onces, lit souvent ce n’est pas i ." _ d’en acheter dans le milieu de travail.Je ne parlerais pas de commerce organise, mais c’est très présent.5 5 Yves Martin, Syndical c anadien de la fonction publique, coordonna-tcurdu programme de delegués sociaux et de déléguées sociales chez les cols blancs de la Mlle de Montréal ^ ÉJe n’ai pas de statistiques, mais je dirais qu’il y a un grand nombre de griefs (iui cachent un problème d’alcoolisme ou de drogues.Il faut apprendre à avoir les yeux ouverts pour le voir.5 5 Ce qui frappe dès le début de la table ronde, c’est la distinction qu’il faut faire entre alcoolisme et toxicomanies.L’alcoolisme est deplus en plus accepté comme une maladie qu’il est psosible de traiter et dont on peut parler plus ouvertement.Mais pour les drogues, c’est encore quelque chose de caché, d’illégal, d'illicite, de tabou.Tout le monde, ou presque, sait qu’il s'en consomme, qu'il s’en vend, mais personne n’en parle.le-problème est [x>un.uit sérieux puisque l’on parle de plus en plus de polytoxicomanie, c'est-à-dire de consommât ion simultanée d'alcool, de drogues et de médicaments.Dans mon milieu de travail, de raconter Yves Martin, il y a consommation de plus en plus élevée de médicaments.Avec les changements technologiques et les contrôles qui sont de plus en plus serrés, le stress augmente aussi.Alors on prend une pilule.Pour Lucie Madore, la grosse question est de savoir comment réagir.Lt difficulté n’est pas seulement de dépister mais aussi de savoir comment aider.Même si on peut croire que le problème des drogues est surtout présent chez les plus jeunes, bernard Gagnon est convaincu qu'il touche une portion grandissante chez les plus de 40 ans.Ça ne saute pas toujours aux 8 • Drogue et alcoolisme en milieu de travail On entend de plus en plus parler du problème de la drogue en milieu de travail.Qu’en est-il exactement?Quels liens faire avec les problèmes d’alcoolisme?Est-ce que les tests anti-drogues sont un bon myen pour faire de la prévention et contrôler le problème comme yeux qu’un compagnon ou une compagne de travail a des difficultés avec l’alcool ou les drogues, surtout que les gens ne se confient pas facilement.Quand quelqu’un te parle de ses problèmes d’endettement, de racortter Michel Libelle, c’est en questionnant que tu t’aperçois que le paiement de l’auto ou de la maison est passé pour la drogue.L’expérience d'Yves Martin lui a montré que les femmes se confient plus que les hommes, demandent de l’aide plus facilement.Mais Lucie Madore d'ajouter: - Les femmes, contrairement aux hommes, viennent te voir plus pour des problèmes personnels ou à la maison et moins pour des questions reliées au travail.- Mais les drogues, comme nous le disions plus haut, c’est plus le prétendent plusieurs ?Syndi-calement qu’avons-nous d’autre à proposer ?Le Monde Ouvrier voulait des réponses à ces questions.Il a donc réuni autour d’une table ronde des militants et militantes qui interviennent en la matière.Voici le résultat de cette réflexion.difficile à dépister.Ht c’est surtout évident que les gens en parlent moins spontanément.Alors que faire devant ce phénomène grandissant ?Aujourd’hui, contrairement à il y a quelques années, on ne congédie pas automatiquement quelqu’un qui se présente au travail avec les facultés affaiblies.Comme le souligne Bernard Gagnon, il y a toujours eu un minimum de solidarité spontanée face à un camarade de travail qui connaît ce genre de problème et en plus les employeurs perdaient ces causes devant les tribunaux.11 ne faudrait pas conclure qu’il n’y a pas de congédiements pour des raisons .vivgj! bernard Gagnon, fraternité inter provinciale des ouvriers en électricité, coordonnateur du programme Alcoolisme cl autres toxicomanies a la lit) ^ ^ I ne réalité avec laquelle il faut composer, et ce n’est sans d< >utc pas prt >pre au milieu de la construction, c’est celle des patrons qui consomment avec les gars.Tu fais quoi dans des cas comme ça ?5 ?d’alcoolisme et autres toxicomanies.Tous s’entendent pour dire que c’est plus subtil, qu’on invente d’autres motifs.Est-ce que l’on pourrait trouv er dans la montée des congédiements administratifs un élément de réponse?Ix-s programmes d'aide -, mis sur pied unilatéralement par l’employeur ou conjointement avec le syndicat, sont de plus en plus nombreux.Cependant, plusieurs problèmes demeurent comme l’ont souligné nos intervenants et notre intervenante.En premier Heu, de souligner Michel Libelle, les patrons continuent à voir ces problèmes comme des prt iblèmes persi innels, dont la responsabilité revient à l’individu.En second Heu, de commenter Yves Martin, il arriv e souvent qu’on en revienne au chantage ou à la 9 / I lu ll’ Vlailori-, travail leusc sociale, a colla Ixirc a la rcilai non du guide île la ITO sur I alcoolisme cl les auircx i.ixicom.inies ^ ^ l u peux facilement pencher en fav eur des tests anti-dnigues quand tu penses à ta sécurité, a ta vie ou à celle de tes proches l u te fais emporter par l’émoti vite, mais il faut voir plus loin.} ?menace : ( )n t’a donné une chance, t’es mieux de réussir ta cure, sinon.En troisième Heu, d'ajouter Lucie Madore, pour les patrons, ces programmes sont souvent un moyen de se débarasser du problème.Ça leur permet de ne-pas se poser de questions sur les causes, sur la prévention, sur les conditions de travail elles-mêmes, et encore bien moins sur la question de la consommation dans la société.En dernier Heu, on s’entend pour dire qu’au niveau des drt >gues.l'efficacité, des programmes est plus que douteuse à cause des raisons dont il a été question précédemment.Alors que faire?Quelle est la solution?Serait-ce celle proposée par les patrons : les tests anti-drogues?Suite à la page suivante 0998 Ils ne sont pas encore généralisés, mais on parle de plus en plus des tests de dépistage de drogues, à l'embauche ou en cours d’emploi.Il en a surtout été question pour les pilotes d'avion et les conducteurs de train.On les présente comme une solution efficace et comme un moyen de prévention et de; dissuasion.C'est un minimum, nous assure-t -on, pour protéger la sécurité et la vie de centaines de personnes.A bien y penser, si c’est vraiment un lion moyen de contrôle et de dissuasion, si c’est la meilleure layon d’éliminer le problème à la source, il faudrait aussi l’appliquer à ceux et celles qui conduisent un autobus, un taxi ou un camion, qui manipulent des produits chimiques et des substances dangereuses, qui travaillent auprès des bénéficiaires dans le secteur hospitalier.bref à une majorité.Au niveau de la table ronde, il n’a pas été facile de répondre à cette argumentation qui semble tellement logique et pleine de-bon sens.1rs réponses et les solutions de rechange ne sont pas venues facilement et ce n’est qu’a-près une lionne heure de réflexion que le déclic s’est fait, qu’une nouvelle logique est apparue, plus réaliste et surtout moins autoritaire.S’il est vrai qu’il est inacceptable que notre sécurité ou même notre vie repose entre les mains d’une personne qui Jean Sylrestre, responsable du programme de délégués sociaux et de déléguées sociales au (TM.a aidé le Monde ( )i wrier dans /‘organisation et l'animation de la labié ronde.1 quelques reprises il n ’apu s ém-[KXljerd in ten vain I) alxmlune anecdote et ensuite une analyse.t ^Ixirs d’un colloque internat i< mal sur les programmes d’aide, j’ai posé une question à une intervenante qui venait de présenter.de layon supposément scientifique, les tests antidrogues comme étant la meilleure et la plus efficace des solutions.Je lui ai demandé si elle avait des données, des chiffres, des statistiques qui démontraient que les tests donnaient des résultats clairs et nets.la fille a gelé là, pas parce qu'elle avait pris de la coke, mais parce que c’était la première fois qu’on lui posait la question, fit elle a admis: On a rien qui prouve ya.fit elle venait d’affirmer sans broncher devant tout le monde que c’était la solution!5 5 • • • a les facultés affaiblies par l’alcool ou qui est sous l’influence de la drogue, il est tout aussi inacceptable que nous soyons soumis à un système qui permette à un employeur de faire passer des tests à qui il veut et quand il le veut.Nos objections ne doivent donc-pas se situer au niveau de la validité des tests eux-mêmes, même si ^ ^Si les tests anti-drogues étaient conyus dans une perspective aidante -, ya pourrait aller.Le gros problème c’est que les lests ont essentiellement pour fonction de contrôler et de sécuriser.Non pas ceux et celles qui prennent de la drogue, mais ceux et celles qui ont comme fonction de maintenir la loi et l’ordre, less boss se posent comme des sauveteurs.11 faut dire non.Au nom de la liberté individuelle et surtout parce que ya ne règle pas le problème.A la place on propose une structure d’entraide, pour briser l’isolement.11 faut absolument comprendre qu'il n’y a pas de-réponse magique.Il y a seulement des moyens pour rendre des ressources disponibles à ceux et celles qui veulent s’en sortir.Syndicalement, il faut démontrer qu’on est capables de développer cette entraide 5 5 nous savons qu’ils sont fort contestables.Nous devons également faire preuve d’ouverture: si nous avons appris à composer- avec-un confrère alcoolique, pour la drogue c’est plus • épeunmt -.Même les gens qui ont des problèmes font plein de distinctions: -C’est vrai que je prends un coup mais au moins j’me drogue pas comme chose.- -Moé j’suis pas comme iu untd, lui y sc pique ! -À la fin de la discussion, il restait des questions.On sentait le besoin de réfléchir encore et de préciser notre argumentation.Mais on s’entendait pour dire que notre objection doit en être une de fond, parce que cette approche a quelque chose de vicié, que c’est une façon sournoise d’ignorer le problème, de ne pits se préoccuper des causes.Four les drogues, ce phénomène nouveau qui fait plus peur, les tests de dépistage sont un retour à l’approche qui prévalait il y a dix ans pour les problèmes d’alcoolisme.VOUS FOURNIT l-es tests GRATUITEMENT ET VOUS N'ÈTES PAS ENCORE CONTENTS ! Boeuf Tran.s ( anada liée Hervé Matte «S: I ils ( amionneurs Liée et ou Transport Malte et ou A Matte Caisse populaire tie ( harlemagne Conseil prov du Québec des iras’, tie l'alimentation et du commerce — région 1H Mallette Walerixiard Société nationale de fiducie Marche d'alimentation Réal Luictôt Inc Bell ( Canada Btuirlxinnais & lehlanc Int Produits forestiers Macl-iren Int ( Division produits du lx>is ) Distribution au consommateur Si nous avons réussi à développer des moyens de plus en plus efficaces, des moyens d’entraide et de solidarité pour nos confrères et compagnes de travail victimes d'alcoolisme, nous sommes capables de faire tout aussi bien pour les problèmes de drogues.Par l’information, par l’organisation, par une plus grande prise de conscience de ce qu’est la toxico- manie, nous pourrons réussir, l-’t surtout, nous n’aurons pas besoin, en tant qu’intervenants et intervenantes dans nos milieux de travail des tests antl-dn>gues jxmr mener une action efficace.Fondamentalement, notre approche est moins punitive, ne vise pas à prendre l’individu en défaut et elle est libre et volontaire.C’est toute la différence entre le paternalisme et l’entraide véritable.Quand il est question de développer des réseaux d’entraide dans nos milieux de travail, ce ne sont pas des paroles en l’air.C es dernières années, la 1TQ a produit des outils pour concrétiser ces nouvelles préoccupations.Il existe un guide, Objectif mieux-être -, qui nous infonne sur le problème de l’alcoolisme et les toxicomanies et sur l'intervention et la prévention en milieu de travail.On peut se le procurer à la FTQ.Est également disponible, sur demande, une session de cours d’une journée sur le même sujet.Montreal IVACORS H” 02 |0 ( loi k Dnnnacona 60 STI* MOS H"’ 0 » OS ( harlem.iftne 20 SI I’ll S"’ H"’ OS 22 Montreal 2 SI I’ll s~ HH 02 l (irond-Mére «2 sc I I’ RS HH O » 1 S ( K >i k Montréal ‘JS Sl l’ll S’- HH OS | \ Vallcyticld (.S il AC-SOO HH OS I S Quélxrc et Ontario l'JOCK) SK ( HH 06 2“ Kimouski Kl 1 I S MX) HH 0” 20 lluirv) ISO I NC MFIPW HH OH02 R exila le 1RS IVACSOS HH OH 10 EN BREF Après trois mois et demi de grève, les membres du Conseil canadien des syndicats de métiers d ateliers ferroviaires sont entrés au travail après avoir accepté dans une proportion de 72% l’entente de principe intervenue avec CP Rail.C est une première dont les grévistes peuvent être fiers: dans le passé, c'est une loi spéciale qui mettait fin à toute grève après quelques semaines.Comme le soulignait un électricien dans un bilan qu'il faisait de la grève : Les cheminots de CP Rail ont montré que l'unité et la détermination sont des outils puissants, même contre une entreprise riche et têtue.Bien que les grévistes aient été obligés d’accepter un certain nombre de reculs, ce n'est rien à côté de ce que l’employeur demandait « ft lOUGE ¦ : WÊÊé ¦ "i au début de la grève et des gains sécurité d'emploi et des classifi-ont été réalisés au niveau de la cations.^ En mai dernier, lu FTQ lançait un appel à ses affiliés dans le cadre d'une campagne de parainnage des grévistes de la Caisse populaire Charlemagne en grève depuis le 22 mai 1987.Le parainnage consiste en un appui financier constant des affiliés afin de fournir aux grévistes un montant hebdomadaire régulier de 100$ par semaine afin qu elles puissent résister plus longtemps que le boss .La réponse a été bonne mais il faut continuer.Nous vous invitons donc à faire parvenir vos dons, si ce n'est déjà fait, ci : FTQ-Caisse populaire Charlemagne a /s Marise Drouin 2100 avenue Papineau, 4e étage Montréal, H2K 4J4 En juin dernier, c'est un bien mauvais moment direz-vous, les affiliés de la FTQ recevaient une demande du secrétaire général de la FTQ, Fernand Daoust, à l'effet d’appuyer financièrement trois projets d'éducation populaire et syndicale au Pérou.Cette demande faisait suite à un voyage de solidarité auquel participaient deux confrères et une consoeur de la FTQ et dont nous avons parlé dans le numéro du Monde Quvrier de mai dernier.Accompagné d'un dépliant expli-uant la nature des trois projets, la emande traîne peut-être dans votre courrier.Quand vous la retrouverez, ne la mettez pas de côte.Il n'est pas trop tard pour poser ce geste de solidarité avec nos camarades du Pérou.+ Le 7 iuin dernier, 10 000 travailleurs et travailleuses manifestaient à Montréal contre la volonté du ministre du Travail, Pierre Paradis, d'abolir les décrets.Une telle abolition aurait eu des effets néfastes pour les conditions de travail et les salaires de plus de 150 000 tra-vailleurset travailleuses, représentés majoritairement par la FTQ.Pierre Paradis n’est plus ministre du Travail.Que pense le nouveau ministre Yves Séguin?Quelles sont ses intentions?Ces questions lui ont été posées par le président de la FTQ et des représentants de nos syndicats directement impliqués dans le dossier.Il semblerait que l'avenir s'annonce meilleur avec le nouveau ministre.Certains décrets ont déjà été prolongés et le ministre se préparerait à faire une importante déclaration à ce sujet.Est-ce que notre mobilisation du printemps dernier nous conduira à une victoire?Dans le prochain numéro, nous ferons le point.^ Photo Serge Jongué En 1985, les 80 travailleurs de Malette Waferboard à St-Georges de Champlain (région Shawinigan - Grand-Mère) ont obtenu en négociation l'horaire de travail 6-3.En échange, ils ont accepté que leur augmentation salariale soit réduite de 0,25$ l'heure.En 1988, I ors des premières rencontres de négociation pour le renouvellement de la convention collective, l'employeur revient sur sa parole par rapport à l’horaire 6-3.Devant linsatisfaction des travailleurs, qui sont membres de la section locale 23 du Syndicat canadien des travailleurs du papier (SCTP), la compagnie, qui appartient à une famille ontarienne, décrète un lock-out qui dure depuis le 23 avril.Le Conseil régional des travail-leurs(euses), Centre du Québec, appuie le syndicat et fait une campagne de soutien financier auprès des affiliés du Conseil.De plus, le 31 août dernier il a organisé une première manifestation de solidarité à laquelle participait le président de la FTQ, Louis Laberge.Le SCTP représente les travailleurs de deux autres usines appartenant à la même famille en Ontario.« Depuis qu'ils en sont propriétaires, raconte Réjean Paquin, le responsable du dossier de Molette, c'est la guerre ouverte à l'année.Ils n'ont jamais accepté qu'il y ait un syndicat dans leurs boites.• Vous êtes une des personnes, parmi quelques dizaines de milliers, qui recevez le Monde Ouvrier à tous les mois.Vous le lisez parce que la chose syndicale vous intéresse et que le Monde Ouvrier, le doyen des journaux syndicaux au Québec, vous tient au courant de ce qui se passe à la FTQ et dans les syndicats affiliés.Il y a sans doute autour de vous d'autres personnes aussi intéressées par la nouvelle syndicale mais qui ne connaissent pas le journal.Afin d'aider la diffusion du Monde Ouvrier, de le rendre accessible à un plus grand nombre de personnes, nous avons produit pour les affiliés de la FTQ un présentoir (voir photo).Le présentoir peut être déposé sur une table au bureau du syndicat ou lors d'assemblées.On peut aussi l'accrocher au mur à côté du babillard ou du poinçon.Et il ne coûte rien.Pour que d'autres travailleurs et travailleuses dans votre milieu de travail puissent avoir accès au Monde Ouvrier, pour qu'il soit plus lu, pour qu'il pénètre d avantage dans les milieux de travail, procurez-vous un présentoir.Il vous suffit de communiquer, par courrier ou par téléphone, avec Marie-Josée Daoust à la FTQ.^ O > O £ D CT CJ O O O -C a.Ma vie ma santé j’y tiens! C est sous le thème Ma vie, ma santé, j'y tiens! que la FTQ organise pour une quatrième année consécutive une série d'activités à l'occasion de la semaine annuelle de la santé et de la sécurité au travail, du 17 au 22 octobre 1988.Encore cette année la FTQ mettra l'accent sur l'organisation d activités diverses d'information et de sensibilisation dans les milieux de travail.A cet effet tous les affiliés auront à leur disposition des outils de sensibilisation, à la fois sur le thème lui-même et sur un certain nombre d'autres sujets tels, le bruit, les changements technologiques, la santé des femmes, le comité syndical de santé-sécurité, le retrait préventif, le droit de refus, et quelques autres.Il vous sera possible de vous procurer tout ce matériel auprès de votre Conseil du travail ou au bureau de la FTQ de votre région.Commencée l'année dernière, la campagne pour que le mercredi de la semaine annuelle soit proclamé jour de deuil pour les victimes d'accidents et de maladies du travail se poursuivra cette année et les sections locales sont invitées à observer une minute de silence et à porter un brassard noir cette journée.La semaine annuelle, c'est l'occasion de réfléchir sur notre action syndicale, d'identifier les problèmes qui restent à régler dans notre milieu de travail et de définir nos priorités pour l'année.C'est un exercice utile pour arriver à obtenir des milieux de travail plus sains et sécuritaires.^ Avec la rentrée, nous voulons vous rappeler que la lutte pour la francisation de nos milieux de travail n aura jamais de fin.La FTQ vous offre toujours ce service spécialisé de la francisation.Nous avons des droits.La loi nous protège et nous encourage à participer à lu francisation dans nos entreprises.Est-ce que vous vous en prévalez ?Nous avons des recours.Il est possible d'utiliser la procédure de griefs.Nous devons être actifs et actives dans nos syndicats.Savons-nous comment ?Quels sont les besoins dans vos sections locales.Qui sont vos responsables à la francisation?Ont-ils ou ont-elles besoin de formation ?Votre comité a-t-il besoin de soutien technique?Si vous répondez oui à une de ces questions, nous vous rappelons Quand arrive le mois de septembre, tout le monde parle de la rentrée scolaire pour les enfants.Spéciaux ici et là pour le matériel scolaire, réunions de parents, rencontres avec l'enseignant ou l'enseignante, les choix de cours.Dans le mouvement syndical nous avons aussi notre rentrée.C est en effet en septembre que nos syndicats, nos Conseils du travail et la FTQ nous présentent les programmes de formation syndicale.Nous aussi il faut faire des choix, fixer des priorités, déterminer des budgets.Si vous ne l avez pas encore fait, si vous n'avez pas reçu les différents programmes, comme celui de la FTQ, renseignez-vous.La formation est un outil indispensable pour l'action syndicale.Il faut la planifier el I organiser en fonction des objectifs et des besoins qui nous sont propres dans chacune de nos sections locales.¦ l'existence du service spécialisé de francisation à la FTQ.Il suffit de faire appel à nous.Michel Côté, le responsable du dossier, que vous pouvez rejoindre à (514) 527-8533, se fera un plaisir de travailler avec vous.¦ li À l'occasion de la signature de la convention internationale sur l'utilisation sécuritaire de l'amiante, le 3 juin dernier, 300 mineurs métallos se sont rendus pancartes en main à l’extérieur de l'hôtel de ville de Black Lake pour y lever une ligne de piquetage symbolique.Les 430 travailleurs de la mine Lac d'Amiante étaient en grève depuis deux semaines alors que ceux de la mine Bell étaient sans travail leur mine ayant été fermée.Devant le refus du directeur québécois du Syndicat des métallos, Clément Godbout, de franchir les lignes de piquetage, les ministres et dignitaires présents pour signer l'entente sont alors allés rejoindre les métallos à l’extérieur de l'hôtel de ville pour signer devant les manifestants le traité international.«La lutte a été dure.Les travailleurs faisaient face à un bannissement total des produits de l'amiante.Nous avons gagné une première manche grâce à notre détermination.Il faut aussi souligner Un bureau de poste privé c'est un guicher ou comptoir à services complets, situé dans une pharmacie par exemple, et opéré par le propriétaire de l'entreprise.La privatisation des bureaux de poste, ça veut dire : • la destruction de milliers d'emplois syndiqués rémunérés convenablement; • de nouveaux emplois moins bien rémunérés; • une sécurité réduite pour le courrier; • des comptoirs postaux auxquels les personnes handicapées n'ont pas accès; • des services offerts par des personnes sans formation; l'appui essentiel que nous avons obtenu de la FTQ pour convaincre l’ensemble du mouvement ouvrier canadien du bien-fondé de notre lutte, » a déclaré Clément Godbout aux manifestants.Soulignons qu après treize semaines de grève, les mineurs de Lac d’Amiante signaient une nouvelle convention collective qui leur accorde plusieurs gains.Quant à ceux de la Mine Bell, malgré une fermeture pour une période indéterminée.ils ont pu signer une nouvelle convention collective grâce à la solidarité de leurs confrères de Lac d'Amiante qui ont refusé de ratifier leur entente tant que la Mine Bell ne s'engageait • un service postal de qualité inférieure.Au lieu de fermer, couper et franchiser nos bureaux de poste, Postes Canada devrait préserver les bureaux actuels, prolonger les heures d'ouverture et accroître les services.Pour appuyer les travailleurs et travailleuses de Postes Canada, participons au boycottage des comptoirs privés et à la campagne pour que cesse le démantèlement de notre service postal.Dans tous les bureaux de la FTQ on peut se procurer la Pétition nationale pour préserver et améliorer notre service postal ».^ pas par écrit à préparer la réouverture de la mine.De plus^une clause accordant la priorité d embauche pour les syndiqués métallos lors de l ouverture de postes à une des deux mines a egalement ete négociée.¦ Les policiers de la Communauté urbaine de Montréal qui sont membres du Conseil d administration de leur Caisse d'économie ont tous signé la pétition contre le congédiement d'un des leurs, Allan Gossett.C'estlechapeau desyndiqué Ces mêmes policiers ont congédié sauvagement les grévistes de leur Caisse d'économie.C'est le chapeau de boss.Le Conseil d'administration de la Caisse n'a pus jugé bon d'attendre que la Cour Supérieure se prononce sur l'opportunité que soit déterminé le contenu de la première convention collective par un tribunal d'arbitrage et se prononce par le fait même sur la fin ou la poursuitede la grève.Ils ont décides qu'ils étaient * |uges » ! Depuis le 23 octobre 1987, ces membres du Syndicat des employés et employées professionnels-les et de bureau font la grève et se butent à une intransigeance patronale féroce.Il faudra que les policiers décident lequel des deux chapeaux ils veulent porter.+ 1 W“* 3&sJi /'“vCtT' *I®T£«« Société canadienne des microfilms 4G8, rue St#Jean, bur.110 Montreal, Québec 112X 2S1 On le fait venir chez nous On s’abonne! Bulk Ennombn» Ihird troisième class classe » 4?J M A ST LAURENT • '"il ilt retour Kxrunli.si adresse a tcdcmlioti dis tnoallleurs cl ira » aillcusi s du (Jiiébrt < I I , 2IIIU, AM'iiiii .l'apint'iiii, 4e l iai;*'.Mon U cal.Uni lin.Il 2 K 4 14 I c Icphii ne lA| Il SÜHMV Recevoir, gratuitement comme toujours, 5, 10 ou Nous allons maintenir les abonnements 2â copies du Monde Ouvrier clans son m >*u de ir.t\ ai 1 c’est possible.C’est aussi intére?mit puisque celle formule d’abonnements multiples vous permet de faire un minimum de distribution auprès des militants et militantes chez vous (executif, membres de comités, délégué-e-s, et assemlliée générale).indiv iduels, mais nous souhaitons renforcir les abonnements multiples parce qu'il est important que le Monde Ouvrier soit distribué et circule dans les milieux de travail et aussi parce que cette formule est moins coûteuse en frais postaux.•ans mon syndicat, on s’abonne.o,el' Nom: Nom ssi : Vu il: Com: costal: A\< IliNNF.AORFSSF: Nuit: Corn: postai : 1(V'- _ Nom: Aihu ssi ; Vil I I : Corn postai : Svmik vi: Lot ai.: 1 MPI ovi ut: No.MHKI l)’l NIMI'I aiki s:
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