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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 4
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2004-02-21, Collections de BAnQ.

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Le Nouvelliste VOLUME 1 NUMERO :4 SAMEDI 21 FEVRIER 2IHI4 LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE y .f ' Rencontre Dr Yves D on (îc.f; Ynvxlmuu opodnlu.io.o • Le Mauricien à la tête de la Fédéra pDf'e.u A / ci A A Le Nouvelliste Somedi 21 février 2004 Un Mauricien à la tête de la Fédération des médecins spécialistes La planche à voile fait aussi partie de la longue liste de sports pratiqués par l’oto-rhino-laryngologiste.Montreal A travers les immenses fenêtres de son bureau du trentième étage du Complexe Desjar-dins, le docteur Yves Dugré jouit d'une vue imprenable sur le fleuve Saint-I^rurent et les ponts qui relient Montréal à la rive sud.À la blague, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec dit qu'il surveille la circulation.Mais à entendre ce médecin mauricien énumérer tous les volets de sa fonction, on doute qu’il ait le temps de contempler le paysage.Aîné d’une famille de huit enfants, Yves Dugré a vu le jour à Pointe-du-Lac.Après des études au Séminaire Saint-Joseph, il s’est inscrit en médecine à l’Université Laval.Ayant complété un internat à Trois-Riviètes, il est venu y travailler au terme de sa formation.En tant qu’omnipraticien, il a pratiqué des accouchements et effectué des visites à domicile, en plus de recevoir des patients dans son cabinet de la rue des Ursulines.Après trois ans de pratique de la médecine familiale, le jeune omnipraticien a décidé de se spécialiser en oto-rhino-laryngologie.«J’ai toujours eu l’idée de faire de la chirurgie.J’ai choisi l’oto-rhino parce que c’est une forme de chirurgie qui comporte une partie technique très fine, et qui regroupe beaucoup de pathologies», explique-t-il, en mentionnant que les chirurgies pour traiter la surdité en étaient alors à leurs premiers développements.«Je ilis aussi souvent que c’est une spécialité sensuelle, qui couvre les sens de l’ouïe, de l'odorat, du goût et du toucher», décrit-il avec un sourire.Après ses quatre ans de specialisation à Montréal, le docteur Dugré a choisi de revenir en Mauricie, refusant des offres pour s'établir dans la «grande ville».Les liens qu'il avait créés à Trois-Riviè-5* res pendant son internat en méde- cine générale ont influencé son choix.«J’avais fait mon internat (la cinquième année de médecine) à Trois-Rivières.Nous étions six internes et un résident.Plusieurs sont revenus travailler à Trois-Rivières.De là l'importance d'avoir une formation décentralisée.Ça favorise le recrutement», note-t-il.Du cabinet à la représentation Yves Dugré a rec,'u ses patients à la Polyclinique de Trois-Rivières dès l’ouverture de celle-ci dans les années 70.Puis à compter de 1080, c’est sur la rue Radisson que l'oto-rhino-laryngologiste accueillait ses patients quand il n’était pas dans un des deux hôpitaux trifluviens où il pratiquait aussi.Le docteur Dugré a fermé son bureau en 2001, la veille de son élection à la tête de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.La fédération regroupe quelque 7800 médecins spécialistes répartis dans 34 associations.Avant de s'impliquer dans la federation, le docteur Dugré était un assidu des réunions de son association professionnelle.Il a siégé au conseil d'administration de celle-ci de 1980 à 1991, en la présidant de 1987 à 1989.En 1991, il a été élu conseiller à la federation par les délégués des 34 associations.Dix ans plus tard, il accédait à la présidence.Mais attention, Yves Dugré se défend bien d'être un carriériste en quête de visibilité et de pouvoir.«Ça n’a jamais été un objectif pour moi de devenir président de la fédération.J'ai même pris un an et demi, deux ans pour y réfléchir, et j’ai attendu à la veille de l’élection pour fermer mon cabinet.C’est un cheminement qui m’a conduit là», confie-t-il.«La pratique de l’oto-rhino, ça a été ma vie.Je n'ai pas arrêté de pratiquer parce que je n'aimais pas ça», ajoute-t-il, en précisant qu’il continue tout de même à être en contact avec la pratique à travers ses fonctions actuelles.A l'intérieur de l’organisation de la fédération, le docteur Dugré doit gérer une trentaine de professionnels parmi lesquels on retrouve des médecins.des avocats, des comptables et des spécialistes en relations publiques.entre autres.Le président de la fédération voit aussi au fonctionnement des filiales de services aux membres, qui gèrent 1,3 milliards en différents fonds.En tant que président du conseil d’administration, le docteur Dugré participe à la discussion concernant tous les dossiers touchant la fédération, allant de la question des effectifs médicaux à celle des tarifs.Comme porte-parole du regroupement.Yves Dugré représente les MARIE-JOSÉE MONTMIN Y y PHOTO: LA PRESSE Le docteur Yves Dugré, originaire de Pointe-du-Lac, a accédé à la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec en 2001.Grand amateur de ski alpin et de planche à neige, le docteur Dugré possède une propriété à Saint-Ferréol-les Neiges, à proximité du Mont-Sainte-Anne.Ce grand-père initie ses petits-enfants à son loisir hivernal.membres auprès de diverses instances politiques, toujours dans le but de faire valoir les intérêts des médecins spécialistes, de défendre leurs points de vue et leur mission.La négociation à l’interne, mais aussi avec le ministère de la Santé et des Services sociaux constitue évidemment une grande partie du travail du docteur Dugré.La communication Yves Dugré se décrit comme un homme emphatique.Une qualité précieuse dans sa vie professionnelle.surtout lorsqu'il est temps de négocier.«J’essaie de départager les choses.Je ne suis pas l'individu d’une seule option.Je prends conseil, et je tiens compte de l’option du groupe», résume-t-il.Cette préoccupation pour la franche communication dénote aussi une ouverture sur les autres et sur ce qu’ils peuvent apporter comme enrichissement.En côtoyant des professionnels d’autres horizons, le docteur Dugré apprécie tout ce qu'il acquiert.«Qn a l’impression qu'on donne beaucoup, mais on reçoit aussi beaucoup.Quelqu'un qui est ouvert à toutes ces rencontres peut apprendre énormément sur la vie humaine, sur les caractères.C’est une chance qui m'est donnée», admet le médecin.Résidant de Champlain Entre deux voyages sur le terrain, Yves Dugré passe ses semaines à Montréal, au bureau de la fédération.Mais quand il ne travaille pas, c’est à sa maison de Champlain qu’il se détend.«C’est mon petit paradis», exprime-t-il en parlant de la municipalité dans laquelle il demeure depuis 1976.Père de cinq enfants, un garçon et quatre filles, l’homme de 62 ans est grand-père de six petits-enfants.Sa conjointe est infirmière.Ses parents sont âgés de 89 et 87 ans.«Je suis doté d'une bonne santé.Les gens vont être pris pour m’endurer assez longtemps», prédit le médecin avec un sourire en coin.«Je suis un sportif.J’ai pratiqué pas mal tous les sports, sauf le parachutisme!», mentionne Yves Dugré qui, ces années-ci, entretient sa forme en s’adonnant au ski alpin et à la planche à neige l’hiver, et au golf l’été.Amateur de pêche, il a aussi déjà piloté des petits avions.«Il m'est déjà arrivé de louer un avion pour aller faire mes consultations à La Tuque», se souvient-il.» + 7 Vf iA ' Yves Dugré en compagnie de cerfs pas trop peureux, à l’île d"Anticosti.'aï ¦ ïVÎ.L A -Ki Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec dans la vallée de Napa.en Californie, où il s'était rendu pour assister à un congrès.MARIE-JOSÉE MONTMINY Montreal Les enjeux inscrits à l’ordre du jour des préoccupations de la Fédération des médecins spécialistes du Québec sont nombreux et cruciaux.La santé concerne tout le monde.et le système publie est plus souvent qu'à son tour critiqué par la population.Yves Dugré résume ainsi les défis auxquels les acteurs concernés sont confrontés: «Il faut gérer l'adaptation du système».«Je n'aime pas parler de réforme.Je préfère parler d'évolution.La médecine a évo- YVES DUGRÉ I Coups de coeur Musique «Je n'ai pas beaucoup le temps d écouler de la musique.Mais je peux dire que dans le passé, j'ai bien aimé entendre les pratiques de piano de mes filles!» Cinéma «Je ne suis pas un cinéphile.Mais quand j'ai le temps d'aller au cinéma, je préfère les films légers.» Lecture *.- •‘Ü.«J'ai bien aimé la biographie du docteur Derome, un pathologiste.J'ai aussi aimé L'Histoire de Pi» Loisirs «J'ai besoin de bouger, faire * du sport, marcher.La vie de famille est aussi très •r" importante pour moi la fin de semaine.» K ¦>* K._ y-saf > v r- •r * r V' Ce saumon a été pêché à la rivière Moisie par un Yves Dugré qui aime la nature.Gérer l'adaptation lué.la science, la technologie et la pratique ont évolué.L'important est la gérance de l'adaptation, pour que ça se fasse dans le meilleur intérêt de tout le monde», considère le président de la fédération.Et cette adaptation, elle est perpétuelle, selon le docteur Dugré.Celui-ci rappelle qu'il ne faut pas chercher de fin.de but ultime en se demandant quand le système sera stabilisé, rendu à un point parfait.Il faut être réaliste, d'après le médecin.L'adaptation est continuelle.Le docteur Dugré invite ses confrères a s'impliquer dans leur association profession- nelle.Il encourage la représentation régionale dans les instances provinciales.L'action et la prise de position valent mieux que l'apitoiement.A ce chapitre.Yves Dugré suggère aux intervenants de la Mauricie de valoriser davantage les aspects positifs de la situation du système régional.Il fait entre autres référence aux fréquentes dénonciations du manque de médecins dans les établissements de la région.«Le misérabilisme n'attire pas.Ix1 langage comme quoi ça va mal envoie un message négatif et n'attire pas», considère-t-il.Un des points a valoriser, selon le docteur Dugré, est le succès de la constitution du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, un exemple de fusion d'établissements réussie.«Il y a des points positifs.Il y a des spécialités ou il ne manque pas de spécialistes», poursuit le docteur Dugré.Pour encourager le recrutement et la rétention de médecins en région, «ça prend un leadership.C'est là-dessus qu'il faut miser», conclut le président de la Fédération îles médecins spécialistes du Québec.• S Le Nouvelliste Samedi 21 février 2004 Le Nouvelliste Samedi 21 février 2004 L'appel de la pelle PHOTO MUNICIPALITÉ DE SAINT-BONIFACE DE SHAWINIGAN Un rouleau compresseur de neige au travail à Saint-Boniface de Shawinigan au tournant des années 1920.¦ mg» É » ^ CLIN COLLABORATION SPtCiAU ' fl LOR ANGER RAYMOND La mère tire discrètement le rideau de la fenêtre et jette un regard furtif à l’extérieur.«Y’a pas un chat dans le chemin», s'exclame-t-elle.«Pas surprenant, rétorque le père, il fait un temps de chien».Deux animaux domestiques qui, d’hahitude, ne font pas ménage.Ce n’est toutefois pas le cas de ce couple.Il tient toujours le coup à travers vents et marées.En fait, ils veulent tous les deux traduire la même dure réalité.Avec des expressions différentes qui feraient rougir les météorologues du petit écran.Le pouvoir blanc Dehors la tempête fait rage.On ne voit ni ciel, ni terre.En raison du vent qui, lui, fait des siennes.Avec ses rafales et ses bourrasques.La poudrerie se met de la partie et fait houle.de neige.Se forment alors des bancs qui n'ont rien de confortable.Loin d’être de tout repos pour quiconque veut faire une halte sur la route.La tempête de neige dispose aujourd’hui d’un immense pouvoir sur les activités humaines.Celui d’etre ou ne pas être.Dès qu'elle se montre le bout du nez, nous figeons.Comme gelés sur place et incapables de fonctionner.Les routes ferment et les écoles aussi.Le péril blanc céleste chasse des artères urbaines le péril jaune scolaire.Situation tellement grave qu'en 1971, «la tempête du siècle» a réussi à paralyser tout le Québec.Sauf Pierre Lilliott Trudeau qui.après avoir longtemps effeuillé la marguerite, convolait en «justines» (justes) noces avec Margaret.Chiâleiix cl douillets De nos jours, nous sommes Milter bien équipés pour faire face à la musique.Les charrues et les souffleuses donnent le ton aux opérations de déneigement.Minutieusement orchestrées par des fonctionnaires municipaux qui veulent les faire effectuer avec célérité et harmonie.Sans fausse note.Impossible toutefois de plaire à tout le monde et son père.Au lendemain d’une tempête, le téléphone sonne souvent chez le conseiller du quartier.Pour lui offrir un concert d’éloges?Ordinairement pas.La qualité du travail accompli par les «déneigeurs» n’a guère impressionné ses commettants.Ils ont plutôt été piqués au vif par le moindre désagrément.Leur pression a subitement monté de quelques degrés.La «gratte» est passée trop tard et elle a laissé une haute bordure devant l’entrée du garage.Ou bien elle s’est promenée trop tôt dans la rue et elle a réveillé les enfants.Ou encore la souffleuse a fait devant la fenêtre de hauts bancs de neige qui cachent la vue à l'extérieur des occupants de la maison.«Mais de qu’ont-ils donc à chia-ler?» diraient sûrement nos ancêtres en entendant de tels commentaires.Les tempêtes d’aujourd’hui ne font pas le poids avec les «bordées» de jadis.À la campagne surtout.La neige était toujours poussée par de grands vents.Dans l’immensité des champs, la poudrerie s’en donnait à coeur joie.Balayant tout sur son passage et se foutant carrément des êtres humains.Sans éprouver le moindre sentiment de pitié à l'égard des fermiers de cette époque.Selon le côté d'où venait le vent, îles bancs de neige pouvaient s'élever jusqu’au-dessus des fenêtres du premier étage des chaumières.On rapporte qu’il fallait parfois creuser un tunnel pour se rendre à la bécosse.Foi de capitaine Bonhomme.Les sceptiques des temps modernes seront confondus, dus, dus.Sous fausse modestie et sans recourir à une fosse septique.Gros frettes et bonnes bordées En ce temps-là, la neige était naturelle ou elle n’était tout simplement pas.Nécessairement tombée du ciel où réside le Bon Dieu qui la fait tomber sur terre.En aucune façon, elle ne pouvait être fabriquée par des hommes ou des femmes.De la neige artificielle?Nos grands-parents n'en avaient pas besoin.Même pour donner l’illusion de l'hiver dans leurs décorations.Les gros /relies se chargeaient eux-mêmes de givrer les vitres «à la grandeur» à mesure qu’avançait la saison hivernale.L'inventeur de la canncttc de neige en «spray» n’aurait pas fait fortune avec son produit.Quelle occasion manquée de doubler scs profits! Car, à l’automne, on avait pris la peine de poser des «châssis doubles» pour diminuer les pertes de chaleur.En ce début de troisième millénaire.les tempêtes de neige compliquent encore la vie des gens.Spécialement celle des personnes qui doivent se rendre tôt à leur travail.L’automobile n’est pas déneigée, les rues ne sont que partiellement déblayées, la chaussée est glissante et la circulation se fait au ralenti.Tout pour rendre l’humeur massacrante et donner le goût de massacrer et.sacrer.De bougonner quoi! Une façon de serrer les dents qui n'est pas exclusive à la légendaire famille de la télévision.C’est aussi ça la vie des Québécois d'aujourd'hui.Le silencieux tapage du rouleau À bien y penser, nos ancêtres éprouvaient aussi des sentiments belliqueux devant la neige qui s'accumulait dans les rangs.Ils n'ont jamais levé les bras en signe de paix devant cet ennemi vêtu d’un blanc immaculé.Au contraire, ils lui livraient tout un combat.En «battant» les chemins, comme on disait alors pour expliquer le dé-blaie-ment.L'instrument utilisé pour cette fessée nivale autorisée par la Cour suprême?Un immense rouleau de bois, tiré par deux chevaux.qui compressait la neige sur place.Du Ui/tagc qui ne cassait certes pas les oreilles des contribuables.mais qui était nettement moins efficace que les charrues contemporaines.La neige tapée bien dur permettait aux carrioles de glisser dans les ornières.Pas pour faire un joyeux party de «sleigh ride».La situation ne se prêtait pas au plaisir.Le rouleau faisait bien son travail.Rien cependant pour que les habitants se roulent à terre.sur la neige ou soient tentés de rouler leur bosse d'un village à l’autre.Cette organisation de la voirie s'avérait indispensable dans certaines circonstances.Dans le cas d’un accouchement par exemple, où elle permettait d’aller chercher le docteur au village ou la sage-femme dans le rang voisin.Quand, au petit matin, nous regardons à la fenêtre et découvrons l’étincelante blancheur de la neige, nous sommes émerveillés.Un peu plus tard, lorsque nous quittons la maison pour le travail, nous maugréons.Il nous faut répondre à l’appel de la pelle.«Mon pays, ce n'est pas un pays, c’est l'hiver», chante Gilles Vigncault.Pourquoi donc alors faire une tempête dans un verre d'eau avec cette fantaisie de la nature?* Raymond Loranger a Jail carrure dans le monde de l'éducation, en plus de s'impliquer dans plusieurs autres domaines.Aujourd'hui à la retraite, il reste actif dans les communications et l'écriture.Pans cette chronique «Clin d'oeil», il témoigne à sa façon de son amour pour notre région. Partis de zéro pour réaliser leur rêve Richard Gagnon et Claire Savoie, de Baie-du-Febvre, gèrent une ferme et un gîte MONDE RURAL **• ' v \f BRIGITTE T I A H A N btrahanfflenoutellistt p c.c a «La première année fut extrêmement décourageante, car nous avons perdu beaucoup de bébés» Richard Gagnon, en fait, aurait souhaité d'abord élever des vaches laitières au Saguenay, son coin de pays.Mais c'est son frère qui a pris la relève de la ferme familiale.Il fallait donc chercher ailleurs.Ce n'était pas les fermes qui manquaient au Québec mais le prix du quotas de lait a su mettre un terme assez rapidement aux ambitions du producteur en herbe.«En 1999, j'ai finalement acheté ma ferme d'un pur étranger ici.à Baie-du-Febvre.La ferme venait avec 17 vaches et elle n'avait pas de terre.Au prix qu'était le quota de lait, j'ai décidé de lâcher prise», raconte-t-il.«Mais il s'est mis à regarder les élevages de chèvre à mon insu», raconte Mme Savoie en riant.C'est que M.Gagnon a vite compris qu'il pouvait devenir producteur laitier.caprin, ce qui.finalement, n'était pas si loin de la vache laitière.Baie-du-Febvre Richard Gagnon rêvait d'avoir sa propre entreprise agricole et Claire Savoie rêvait en plus d’une vaste et somptueuse demeure ancestrale.C'était en 1999.M.Gagnon était travailleur saisonnier sur d'autres fermes, ce qu'il est toujours en partie, sauf que le couple possède maintenant un troupeau de 260 chèvres et une magnifique maison d'époque.Pendant que M.Gagnon est devenu producteur de lait de chèvre, Mme Savoie dirige un gîte doublé d'une table champêtre très appréciés des chasseurs, le gîte de l’Artisanne-rie à Baie-du-Febvre, au pays des oies blanches.On dirait un conte de fées mais le couple Gagnon-Savoie a choisi un nom qui en dit très long au sujet de sa ferme caprine: La Saga, car c'est vraiment toute une saga qui a mené ces gens vers la réalisation de leurs ambitions.r PHOTO: STÉPHANE LESSARD M.Richard Gagnon et Mme Claire Savoie gèrent ensemble la ferme La Saga et le gîte de l'Artisannerie à Baie-du-Febvre.Les chèvres sont des animaux petits et doux et Mme Savoie, qui travaillait à l'extérieur dans la restauration, s'est laissée facilement gagner à l'idée de donner un coup de main à la ferme.Aujourd'hui, elle connaît tous les secrets des chèvres mais au début, elle était aussi désemparée que son conjoint face aux besoins particuliers de ces animaux.«La première année fut extrêmement décourageante car nous avons perdu beaucoup de bébés», raconte-t-elle.Mais l’expérience est vite entrée.Aujourd'hui, ils savent aussi bien l'un que l'autre ce qu'il faut faire en cas de maladie ou lorsqu'un petit se présente du mauvais angle durant la mise bas, les éléments qu'il faut apporter dans l'alimentation pour assurer une bonne gestation et les stratégies à employer pour assurer les accouplements.«La première année, comme nos chèvres arrivaient de plusieurs élevages différents, certaines ont développé une maladie aux yeux qui rend temporairement aveugle et qu'il faut traiter.Ça ne dérangeait pas la production laitière et on pouvait continuer à traire mais comment monter des chèvres aveugles sur un comptoir de traite?Ç’a.ce fut tout une histoire et je vous jure qu’on a eu mal aux bras pendant un bout de temps», raconte Mme Savoie.Un gîte Pendant tout ce temps, le couple caresse aussi le projet de faire une table champêtre.C'est que les chevreaux (les mâles), dans les élevages de chèvres, sont destinés à l’abattage.«On n’avait pas de débouché et j’avais vu le chef Jean Soulard à la télé faire une recette à base de chevreau en disant que c’était une viande d'avenir.D'où l'idée d'une table champêtre», explique Mme Savoie.L'ancien propriétaire du Gîte de l'Arti-sannerie, une magnifique maison ancestrale de Baie-du-Febvre qui date des années 1920, entend parler du projet.Mme Savoie, M.Gagnon et le chef exécutif Bernard Gill décident de s'associer et d'ouvrir ensemble une table champêtre dans cet endroit charmant.Ils inaugurent leur table champêtre en juin 2002 et louent la maison jusqu’en avril 2003.date à laquelle le propriétaire leur of- fre de l’acheter.M.Gill se retire mais le couple y voit l’occasion rêvée de réaliser son autre rêve, celui d’être propriétaire d'un tel édifice qui se situe à peine à 3 km de sa ferme.«Notre table sert maintenant quatre spécialités: le chevreau, l’oie, le cerf rouge de Saint-LIphège et le porc du Québec», raconte Mme Savoie qui, après avoir travaillé 25 ans dans la restauration pour les autres, cuisine maintenant pour sa propre entreprise.Cette dernière s'implique maintenant dans le réseau touristique de sa région.«Nous offrons des visites a la ferme sur réservation», explique M.Gagnon et le gîte est fréquenté pas des touristes et des chasseurs qui y viennent surtout le printemps et l'automne, quand les oies séjournent à Baie-du-Febvre.M.Gagnon est heureux avec son troupeau et Mme Savoie avec son gîte mais elle aime bien garder un oeil, elle aussi, sur les petites chèvres qui leur ont permis de réaliser leur rêve.• Le Nouvelliste Samedi 21 levner 2004 Le Nouvelliste Samedi 21 lévrier 2004 Du temps pour se créer un tissu social BRIGITTE TRAHAN Batiscan (iactan Lebcl est bien eonnu dans la région de Batiscan.Il fut non seulement directeur général du CT.SC Des Chenaux pendant 17 ans mais, depuis sa retraite, il occupe son temps à la présidence de plusieurs organismes: la Société d’aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan (SAMBBA), la Société d’histoire de Batiscan et le Conseil de pastorale paroissiale.Gaétan Lebel aime pratiquer en solitaire le kayak, la pêche et au- tres activités sportives dans des lieux encore vierges où il peut communier avec la nature.Mais il demeure un homme très sociable qui a toujours su mettre la communauté qui l'entoure au coeur de sa vie.Il estime qu'aujourd'hui, cela contribue grandement à faire de sa retraite un beau moment de son existence.«Il faut prendre le temps de se créer un tissu social», plaide-t-il.«Si tu n’as jamais fait d’activités sociales, je ne pense pas que tu commences à 60 ans», plaide-t-il.Après son cours classique et ses études en théologie, Gaétan Lebel devient donc prêtre et son ministère le porte à oeuvrer auprès des personnes de la classe ouvrière, en particulier celles qui vivent une problématique d'alcool.Mais dans les années 1670, un virage important s’amorce dans sa vie.Son ministère ne reçoit qu’un support minime de l’Église et la structure de cette dernière ne cadre plus avec les besoins d’action sociale qu’il i • ¦" PHOTO: STÉPHANE LESSARD M.(tactan Lebel croit que la retraite sera un succès pour la personne qui aura pris le temps de se créer un tissu social.dénote autour de lui.L’État prend ses responsabilités et l'Église est moins présente.À 33 ans, il se décide donc à quitter la prêtrise et à retourner aux études.Il fait un baccalauréat en service social et une maîtrise en administration des services sociaux.Il se marie et fonde une famille.Tout au long de ses années à la direction du (T .SC.M privilégie évidemment l'action communautaire, ce qu’il continue à faire aujourd'hui.pendant sa retraite.«La seu- le différence, c’est que le réseau d'influence qu'on avait pendant le travail n'est plus là, à la retraite.Il est différent», explique-t-il.Toutefois, pour celui ou celle qui a l'habitude de s’impliquer dans son milieu, la transition est plus facile.Le réflexe de s'impliquer demeure toujours, explique-t-il.Ainsi, Gaétan Lebel raconte qu’il aime bien garder contact avec ses voisins, par exemple.Chaque année, il réalise pour eux et avec eux une petite cabane à sucre de quartier.Un de ses amis lui donne accès à son érablière pour l'occasion.«Je vais chercher l’eau d'érable et mes voisins et moi nous nous relayons pour s'occuper de la bouilloire.On fait notre propre sirop ensemble ici même, chez moi», raconte-t-il.«Ça me rappelle mes racines, à Saint-Félix-de-Kinsey.» Pour Gaétan Lebel, le bénévolat et l'implication sociale est aussi une affaire de couple.Son épouse, Marie-Andrée Bolduc, a toujours été très active de ce côté.Elle a dé- marré une garderie et un service d’alphabétisation et fut aussi présidente du CLD.pour ne citer que quelques exemples.Ils ont tous les deux été actifs malgré leurs emplois et une famille à élever.En 1676.par exemple, M.Lebel fondait l'Association écologique de la Batiscan.«C’est sûr qu'on s’est couru», confesse M.Lebel.«Mais pour faire de l’action sociale.il faut avoir le goût.Tu le fais parce que tu veux que le village où tu demeures soit plus vivant», plaide-t-il.Chaque semaine, Gaétan Lebel consacre aujourd'hui entre 5 et 6 heures au dossier du bassin de la rivière Batiscan.Non seulement l'organisme vise-t-il à protéger la rivière et son environnement mais son impact social commence à se faire sentir, au plus grand plaisir de son président.«Nous avons embauché des jeunes en réinsertion sociale, l’été dernier, pour récupérer des déchets dans la rivière, prendre diverses mesures et construire des cabanes d’oiseaux.Tous ces jeunes sont finalement retournés aux études, à l’exception d'une fille qui est devenue maman».raconte-t-il.«On a donc aussi récupéré des humains», se réjouit-il.Chaque mois, il donne à ses concitoyens de Batiscan des nouvelles de la SAMBBA et d'autres organismes dont il fait partie par le biais de la petite revue municipale Batiscan et ses gens, dont il est cofondateur.Même s’il a quitté les ordres, Gaétan Lebel demeure un homme de foi et il s’implique à sa façon dans les projets qui gravitent autour de la vie spirituelle de ses concitoyens.Il collabore notamment à l’organisation d'un colloque prévu pour mars qui portera sur l'organisation de la vie spirituelle communautaire dans les municipalités où il n'y a plus de prêtres.• Le" " l^Df A Dl l INFORMAT ION {REGIONALE Gabriel Gagnon est âge de IS ans.Il est camelot du Nouvelliste depuis juin 2002.Grâce à son travail, il a su économiser pour faire l acliat d'un scooter.Gabriel frequente l’Académie Les Estocades et est en troisième secondaire.Depuis deux ans, il étudié en Sport-Etudes Athlétisme.Sa spécialité est la course à la haie.Il a récemment très bien performe dans cette discipline en effectuant le meilleur temps à l'échelle provinciale dans sa categorie au 60 mètres.Bravo Gabriol ot continu# ton bon travail.ÎT 831 AIDE AUX PARENTS D’ENFANTS HYPERACTIFS Panda à l'écoute Trois fois plus de garçons que de filles souffrent du déficit de l'attention avec hyperactivité.Ces enfants qui bougent trop subissent souvent l'isolement de leurs pairs, à l'école surtout.fRi ti J.( “ * r > > *.• i UI » .1 i VIE DE , FAMILLE IS«»[llt iegjfe «leoouveiinte qc ca «Alex n'est pas tenable en classe.Il dérange tout le monde.Pour dire vrai, il présente tous les signes d'un enfant hyperactif».Le mot est lâché.Fallait s'y attendre.Depuis la garderie et dès le premier jour où il a mis les pieds dans une école.Alex, 9 ans, a décroché le titre de «grouillant» ou de «pas du monde».Dans le jargon du milieu scolaire et médical, on parle d'un élève présentant un TDA/H pour trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, un syndrome auquel on peut également ajouter les symptômes de l'impulsivité.Alex bouge sans cesse, écoute peu ou pas du tout, désobéit.Mais sans jamais véritablement le faire exprès.À cause de son déficit, le garçon éprouve de grandes difficultés à contrôler ses pensées et ça n'a rien à voir avec un manque d'intelligence.Se concentrer constitue pour lui un défi important.Oui plus est, il n'est pas toujours conscient de la portée de ses actes.Il y a des jours où ses parents, tout comme son enseignante, sont brûlés.Panda Mère d'un enfant diagnostiqué TDA avec hyperactivité, Mme Jacqueline Joutant est présidente de Panda Trois-Rivières métro, un organisme sans but lucratif qui signifie Parents Aptes à Négocier le Déficit d'Attention.Sa mission: offrir des services d'information, de prévention, de soutien et d'écoute aux parents, sensibiliser les milieux scolaires, médicaux et sociaux aux réalités du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, agir comme porte-parole dans la communauté et contribuer à outiller le milieu pour l'implantation de services aux personnes présentant un TDA.Panda, qui a débuté ses activités à Trois-Rivières en octobre 1999, regroupe une cinquantaine de membres, majoritairement des pa- rents mais aussi des organismes et des professionnels des secteurs de l'éducation, de la santé et des services sociaux.L'an dernier.Panda a rejoint quelque 550 personnes par l'entremise des cafés-rencontres, ateliers et conférences tenus au CLSC Les Forges où une travailleuse sociale, Mme Stéphanie Dion, agit à titre de répondante pour l'organisme (www.pan-datr.com).Mme Toutant témoigne du besoin des parents de se sentir compris.Il y a longtemps que ces derniers ont arrêté de compter les appels de l'école leur signifiant que leur enfant (il y a trois fois plus de gars que de filles TDA /H) en a fait voir encore aujourd'hui de toutes les couleurs.Dépassés par les manifestations complexes de cette problématique, les parents se sentent sans ressource.D'où la mission de Panda qui travaille au développement d'un réseau de soutien social et de stratégies éducatives.«On brise l'isolement des parents.On leur permet aussi de ven- tiler», décrit Mme Toutant avant de rappeler que le déficit de l'attention se mélange souvent avec d'autres problèmes: difficultés de l'apprentissage, troubles de l’humeur, etc.«Les parents d’un enfant hyperactif vont souvent passer pour des incompétents.On dira de leur enfant qu'il est un «mal élevé».L'entourage ne leur donne pas beaucoup de répit non plus», se désole Mme Toutant.A Panda, soutient-elle, les parents partagent leur quotidien et peuvent également s’échanger des trucs.Car la solution miracle au déficit de l'attention n'existe pas.Mme Toutant précise que les gens qui se présentent aux activités de Panda n'ont pas toujours un diagnostic médical entre les mains.Ils ont néanmoins des doutes, des appréhensions et des questions.D’où l'importance d'avoir un lieu pour les exprimer.Ritalin Oui dit hyperactivité pense automatiquement Ritalin, le populaire et controversé médicament.Ix’s plus récentes statistiques parlent d'une consommation à la hausse de 33 % entre 2000 et 2003 au Québec.Même s’il est fort probable qu'une visite chez le médecin confirme le diagnostic d'hyperactivité, cela ne veut pas dire que ses parents se laisseront convaincre de lui administrer la petite pilule supposée le rendre moins turbulent, améliorer sa qualité de vie et celle de son entourage.«Le Ritalin n'est pas une panacée.Ça agit sur certains enfants mais pas sur tous.Lt pour chaque enfant, la dose peut être différente.Sans parler que ça peut prendre des années avant de trouver le bon dosage», fait remarquer Mme Joutant.Consciente que lorsqu'il est question d'hyperactivité, c'est encore et toujours le Ritalin qui fait la manchette.Mme Toutant estime qu'un plan d'intervention ne devrait pas se limiter a la seule prescription d'un médicament.Livre Le cousin hyperactif (Collection Dominique), chez Boréal Jeunesse, est un roman jeunesse d’une soixantaine de pages dans lequel on explique comment se manifeste le déficit d'attention avec hyperactivité.Il s'adresse autant au jeune lecteur qui souffre d’hyperactivité qu'à ceux qui vivent de près, à la maison ou en classe, avec un frère ou un compagnon de classe diagnostiqué comme tel.Une histoire comme celle tic Sébastien et de Dominique démontre qu'un jeune hyperactif a souvent du mal à gagner l’estime des autres et, surtout, la sienne.L'auteur, Jean (iervais, écrit également un mot pour les parents et les éducateurs à la fin de l'ouvrage.Professeur a l'Université du Québec a Hull, en psychologie de l'enfance, il démystifie la problématique et suggère quelques pistes susceptibles de les aider.• Le Nouvelliste Samedi 21 février 2004 A8 Le Nouvelliste Samedi 21 février 2004 Tête d’affiche LEADER DE LINfORMANON «É6I0NHLE lB NOUVBlÜSÎG CYBERPRESSE CA Estelle Bordeleau Enseignante à l’Ecole d’agriculture de Nicolet, Fhorticulture la passionne au plus haut point Nicole! «**- «3 ROGER LEVASSEUR ! collaboration spéciale i Lorsque le pape Jean XXIII est venu à Trois-Rivières, en 1V84, les autorités municipales ont voulu que la ville .soit parée de ses plus beaux atours.On avait donc fait appel à des horticulteurs spécialisés.Mme Estelle Bordeleau y avait ainsi participé, comme chef d'équipe.«On avait travaillé au choix des fleurs et à la plantation.On avait fait appel à mes services du fait que j'avais déjà commencé à donner des cours d'horticulture pour la ville, l'hiver.C’est moi qui avais parti ça, en 1V82, au Pavillon Saint-Arnaud et je dois dire que ce n'avait pas été évident.La première fois, on n'avait pas eu assez d’inscriptions», a indiqué Mme Bordeleau.Elle ajoute qu'au fil des ans.on sait comment ces cours sont devenus populaires.De plus en plus d'adeptes veulent savoir comment il faut tailler les arbustes, à quelle période, quel agencement de fleurs doit-ton faire pour que ça soit beau au point de vue couleurs et textures.«Les gens se faisaient un plan et on travaillait ça ensemble durant les cours», a précisé l’horticole.Née à Saint-Stanislas, Mme Bordeleau dit avoir toujours voulu enseigner l'horticulture.«Ça devait être viennent de toutes les parties de ces deux régions.«On compte 200 élèves au total, dont le tiers en horticulture.Des neuf programmes offerts, quatre touchent l’horticulture, soit l'horticulture ornementale (12mois), la production horticole (13 mois), fleuristerie (10 mois) et réalisation d'aménagements paysagers (9 mois).Pour ma part, j'enseigne trois de ces quatre options.Dans notre section, les élèves ont entre 20 et 50 ans.Souvent, ce sont des gens qui travaillent dans le domaine et qui viennent chercher un diplôme.Nos serres, notre arboretum, nos aménagements paysagers permettent de passer de la théorie à la pratique.Plus encore, nos élèves font des stages pratiques dans des entreprises coopérantes.Chaque élève a aussi droit à un suivi personnalisé», a vanté l'enseignante.En plus des élèves réguliers qui suivent les cours à Nicolet, Mme Bordeleau a appris que l'école avait formé des horticulteurs sur place, au parc Ma-rie-Victorin de Kingsey-Falls.«Ils avaient de la difficulté à se trouver des horticulteurs compétents.Notre école a donc paraphé une entente pour aller former des gens sur place, en fonction des besoins spécifiques du parc Marie-Victorin», a-t-elle spécifié.Selon Mme Bordeleau, chaque année, le taux de placement des élèves finissants est presque de 100%.«( i* u»*mv Mtn v»‘iil»*nf O*'-*¦** .M-,, travaillait ça ensemble durant les cours», a précisé l'horticole.Née à Saint-Stanislas.Mme Bor-deleau dit avoir toujours voulu enseigner l'horticulture.«Ça devait être normal pour une fille de la campagne et tous mes tests allaient en ce sens.Mon orienteur me décourageait toutefois, me disant qu'il n'y avait pas d’emplois dans ce domaine», a dit celle qui étudia quand même à l'Institut de technologie agricole et alimentaire de Saint-Hyacinthe, de 1978 à 1981.Elle est diplômée en horticulture ornementale.Son premier travail a consisté en un stage de six mois en production horticole, en France.Puis, pendant les années qui suivirent, Mme Bordeleau a opéré son propre commerce d'horticulture ou a travaillé pour le compte d'entreprises locales spécialisées dans le domaine.Mme Bordeleau confiera que c'est grâce à une de ses élèves qu'elle débuta comme enseignante à l'École d'agriculture de Nicolet.«L'élève me présenta à Mme Cécile Allard qui me confirma qu'on cherchait des enseignants.J'ai donc débuté à temps partiel, en 1989 et j'enseigne à temps plein depuis 1995», notera celle qui parle de l'École d'agriculture de Nicolet avec beaucoup d’enthousiasme.Elle mentionnera ainsi que cette école est unique au Centre-du-Qué-bec et en Mauricie et que les élèves du parc Marie-Victorin», a-t-elle spécifié.Selon Mme Bordeleau, chaque année, le taux de placement des élèves finissants est presque de 100%.«Ce sont tous des gens qui veulent travailler en horticulture et lorsqu'ils suivent les cours, on voit que l’intérêt est là.Ils n’ont pas de difficulté à se trouver un emploi.Notre population est vieillissante, mais les gens aiment bien que ce soit beau chez eux.Ils n'hésitent donc pas à faire appel à des personnes compétentes pour réaliser toutes sortes d’aménagements», a expliqué la responsable.Elle dira aussi que même si des travaux de construction et réaménagement de plus de 4 millions $ ont été effectués en 1996-97, on doit procéder à d'autres travaux d’amélioration, ce printemps 2004.Mme Bordeleau parlera aussi avec fierté des journées «Portes ouvertes» qui ont lieu à la fin de janvier et qui sont devenues une tradition.«On y compte entre 5000 et 7000 visiteurs.Les gens aiment de plus en plus à ce que ce soit beau autour de chez eux.Ils viennent donc admirer les nouveautés et chercher de nouvelles idées pour les aménagements paysagers», dira Mme Bordeleau.Elle ajoutera que des élèves participent également au Salon fleurs, plantes et jardins de Montréal, tout comme au Salon d'habitation de Trois-Rivières.* Un bénévolat en horticulture Depuis 25 ans, non seulement Mme Estelle Bordeleau gagne-t-elle sa vie en horticulture mais elle y a consacré en plus la plus grande partie de son bénévolat.On l'a ainsi retrouvée comme juge au concours «Villes, villages et maisons fleuries» à Saint-Narcisse, Trois-Rivières.Champlain ou encore en tant que juge régional.Elle a été la présidente fondatrice de la Société horticole de la Mauricie, en 1985.Elle a donné plusieurs cours et conférences à Trois-Rivières et à Becancour.Elle a aussi travaillé bénévolement au jardins communau- taires de Trois-Rivières-Ouest.Demeurant à Sainte-Angèle-de-Laval depuis 8 ans.Mme Bordeleau veut se consacrer pleinement à son fils Philippe, âgé de 8 ans.«J'ai encore beaucoup de projets pour d'autres implications bénévoles mais ce qui compte maintenant le plus c'est mon fils», a confié Mme Bordeleau.L'enseignante expliquera à la fin qu'elle est une passionnée de la géographie et de l'histoire.«J'aime bien visiter des lieux historiques parce que je pense qu'en même temps, c'est l'histoire de l'être humain que je découvre».a-t-elle conclu.» «J'ai connu Mme Bordeleau alors que j'étais responsable de la Formation des adultes.C’est une excellente enseignante qui possède une bonne expertise de communicatrice.Les élèves l'aimaient beaucoup.Oeuvrant en horticulture, elle possède cette sensibilité qui la rapproche de son travail.Parfois gênée un petit peu, elle est quand très ouverte aux autres.» — M.Gerald Dauphinais, directeur général de la Commission scolaire La Riveraine «Estelle est une collègue exemplaire.C'est une enseignante très fiable dans tout ce qu'elle entreprend.Très humaine, elle fait preuve de beaucoup d'écoute.Elle prend le temps de réfléchir avant d'entreprendre un projet.On doit dire qu'elle a toujours la tête pleine de projets.Elle est passionnée par ce qu'elle fait et tout le monde l'aime.» — Mme Cécile Allard, collègue enseignante «Mme Bordeleau est une enseignante très compétente dans plusieurs sujets.Chacun de ses enseignements est très bien préparé.Elle possède un matériel pédagogique très à jour et très pertinent.Sa méthode se veut ouverte, préoccupée par ce qui intéresse les élèves.Elle est disponible et son langage est toujours correct et adapté».— M.Jean-Pierre Charest, ancien élève et propriétaire de l'entreprise Éco-l’eau-mission y C* Kruger SAO Kruger Wayagamack inc.S ALCOA Partenaire de Aluminerie de Bécancour Fabricant, manufacturier et distributeur de produits Claude Bernatchez s'entretient avec la tête d'affiche Le Nouvelliste à l’émission matinale "CHEZ NOUS LE MATIN" de6hà9h #96s IM » Ne manquez pas l'entrevue de la tête d'affiche Le Nouvelliste au bulletin de nouvelles Aujourd'hui | Lundi soir à 17 h 57 Radio-Canada Mauricie 6V MXJZ IZ 'l»wo$ 9|Sj||a*noN 31 Le Nouvelliste Samedi 21 février 2004 PHOTO KRYSTINE BUISSON A i PHOTO: KRYSTINE BUISSON Les enfants peuvent s’initier à la cuisine grâce aux ateliers des Joyeux cuistots, au Centre Multi-Plus de Trois-Rivières.On voit ici Marie-Pierre Carie, Maxime Carie et Dominick Masse, qui pourront certainement aider leurs parents à préparer le souper! Après la popote, la vaisselle! Les Joyeux cuistots du Centre Multi-Plus doivent aussi savoir qu’après avoir utilisé les casseroles, il faut les laver.Cindy (Jaudet et Samuel Lemire-Cuilbeault complètent leur tâche avec minutie.PHOTO:STÉPHANE LESSARD * * 4V Ces femmes développent leur grâce et leur féminité en pratiquant la danse orientale baladi à l’École de la culture de Louiseville.De gauche à droite, on reconnaît Francine Bastrash, de Yamachiche, Louise Dupuis, de Saint-Alexis-des-Monts, la professeure Manon Dupuis, ainsi qu’Annie Simard et Suzanne Lessard, de Louiseville.Joindre l'utile à l'agréable Les centres de loisirs permettent d'apprendre et de s'amuser Trois-Rivières arlc au safarnaille.' *** Une future électrice dansLotbinière Me SYLVIE ROY.qui est originaire de La Tuque, qui a pratiqué et vécu à Trois-Rivières, et qui a été mairesse de Sainte-Sophie-de-Lé-vrard.est aujourd'hui l'une des quatre députés adéquistes de MARIO DUMONT à l'Assemblée nationale.Mais le plus récent événement qui a marqué sa vie est l'accouchement à l'hôpital Saint-Sacrement de Québec d'une petite fille.ESTELLE, vendredi dernier.PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Fernand Lajoie.*** i/ PHOTO: STÉPHANE LESSARD Un événement spécial à la bergerie Alexandre Benoit, le jeune propriétaire de l'élevage ovin Bedon-de-laine, à Maskinongé, a eu la surprise de sa vie lorsqu'une de ses brebis a donné naissance à un agneau complètement noir.Le jeune berger affirme qu'il s'agit d'un événement rarissime dans une bergerie car les agneaux naissent tous blancs ou bruns, selon leur race.M.Benoit songe sérieusement à contacter la station TQS qui se surnomme elle-même «le mouton noir de la télé», au cas où des images de l'agneau, né le week-end dernier, pourraient être utiles pour rafraîchir la promotion.soit vendredi 13.L'heureux événement est arrivé trois semaines avant la date prévue, qui était le 5 mars.Mais ce vendredi 13 s'est avéré une journée chanceuse pour Sylvie.Estelle a un petit frère prénommé MICHEL, qui a eu 6 ans deux jours avant l'arrivée de sa petite soeur.Cette dernière, sa mère et le conjoint de celle-ci.RÉAL CROTEAU, se portent bien. Courriel : C3Ensdici@lenouvelliste.qc.ca LE NOUVELLISTE: ANDRÉ MERCIER Hydro Québec COŒR 'WJ EaMr Le Festival de pétanque revivra Le Festival de pétanque de La Tuque revivra.L’événement, qui aura lieu du 17 au 25 juillet, comptera de nombreuses nouveautés.Récemment, quelques membres du comité de relance du Festival de pétanque étaient présents à l'occasion du déjeuner de la Chambre de commerce afin d’informer les membres sur le déroulement de cette activité qui avait fait relâche l'année dernier.Il s'agit de Claude Guérin, Michel Pronovost, Luce Lavoie et Roméo Ricard.•ta.Club de Trafic de la Mauricie Récemment, le Club de Trafic de la Maurice (CTM) tenait un souper dont le conférencier était Paul-Emile Thelland, président du Forum des intervenants de l'industrie du camionnage général (au centre), qui est entouré de Luc Gervais, de Day and Ross inc., qui est le président Club de Trafic de la Mauricie, et de Jérome Cloutier, de Cloutier Réfrigération, directeur du CTM.PHOTO KRYSTINL BUISSON Souper de la Saint-Valentin L'Echo féminin de Shawinigan a tenu un souper à l'occasion de la Saint-Valentin.Assises, on retrouve Carmen Boucher, conseillère technique de l'Echo, Marcelle Lacerte.présidente du regroupement, et Réjeanne Lafrenière, directrice de l'Echo, et derrière, Charlotte Paquet, pianiste, Gaston Boucher, valcntin de Carmen, Erance Laquerre, chanteuse, l>éo Lacerte, valentin de Marcelle, Claude Boucher, valentin de Réjeanne, et Ninon Bourque, chanteuse.*** Suivra-t-elle les traces de son grand-père?ISABELLE LESIEUR et DENIS MORISSETTE sont au comble du bonheur depuis la naissance de leur fille le 12 février dernier.Quant au grand-père de la petite DELPHINE, l'infatigable ÉMILIEN LESIEUR, il a délaissé sa planche à neige le temps d'accueillir la nouvelle venue.On peut se demander si ce sympathique entrepreneur à la retraite, âgé de 77 ans, attendra quelle sache marcher avant de l'initier à ce sport qu'il affectionne particulièrement! *** Jambe cassée ROBERT DE NOBILE est fort triste depuis que sa conjointe, C LAUDETTE MARTIN, s'est cassée une jambe.En espérant que cet humble clin d'oeil puisse apporter un peu de baume sur les plaies, on ne peut que souhaiter un prompt rétablissement à Mme Martin.*** Mauvaise boîte aux lettres HUBERT VINCENT est président de la Fondation Jean-Pierre-Despins et il remet de ce temps-ci les reçus pour fins d'impôt aux donateurs.Dernièrement, il a prétendu avec fermeté avoir remis une enveloppe- dans la boîte aux lettres d'ANDRE NADEAU, qui ne Ta jamais trouvée chez lui.Le lendemain, Hubert a arpenté la rue Saint-Jean-Baptiste, à Saint-I.éonard-d'Aston, à la recherche de la fameuse enveloppe.Finalement, l'enveloppe tant recherchée était chez le voisin d'André.*** Perspicace, Luc L’an dernier.LUC ROCHETTE, qui est animateur de liturgie à la paroisse Saint-Sauveur, à Shawinigan-Sud.s'est rendu avec un ami à un salon ésothérique de Québec.Une fois sur place, ils sont arrivés face-à-face avec une voyante qui tenait dans ses mains une boule de cristal.Luc lui demanda: «Cherchez-vous des clients?», avant que la dame lui réponde: «Non.mais un endroit difficile à trouver.» Et c'est là que Luc lui répliqua: ««Bien, regardez dans votre boule.» *** , '-ir * ' Un dan de musiciens LUC ROCHETTE vient d'un clan de musiciens.Son père, ROGER, a été réalisateur a CK I M et jouait delà trompette.Il aurait même eu une offre pour jouer avec Paul Anka a l'époque.Mais il Ta déclinée, étant donné qu'il avait une famille fort nombreuse: il a eu 12 enfants.Outre Luc, la famille comprend PIERRE!, qui a cofondé la populaire boîte a chansons Aux Deux Pierrots, dans le Vieux-Montréal, ( HRISTIINE.qui a chanté, et CLAUDE, qui a joué de la guitare.Même que PAULO ROCHETTE, le frère de Roger, a déjà réalisé un pianothon de 72 heures à Li Tuque, performance qui tenait lieu de record a l'époque.* Le Nouvelliste .Samedi 21 février 2004 Le Nouvelliste Samedi 21 février 2004 Z ¦' 'T* 1 < I» I : /Ji /; J 1 i •O* '•r L2 -«r -1 II-» k ' ÿ •il MOBILIER j 5 MORCEAUX O 3 V > Commode 219* Pied 199* MOBILIER, —At 5 MORCEAUX OVV* Commode 249* ¦MBMMMMBiHaidUéialiiflâlM a Venez visiter notre nouvelle section pour enfants et adolescents mmm m.r" «kiK ri p, °~*M $ x" s |y- * Jfji' 'VA.-.fl Lit matelot à rangement, tête de lit bibliothèque 39 po 3SOUTH SHORE ^ n.i n 369* RIVE SUD L’ quipe Hamel / ' quipe des gens de la place AMEUBLEMENTS R I F I U V E N S 2239, boul.d^jReSnetSTlrois-mvierésMM >375-4818
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