Le nouvelliste, 9 février 2002, Cahier 2
v.^ [____ Q&P CAHIER SPÉCIAL, SAMEDI, 9 FÉVRIER 2002 Marc Gagnon Photo GtORGl fRfY/AtP * < Parce que participer aux Jeux est en soi une grande victoire Mélanle Turqeon Photo JfFF HAYNfS ! AFP Près de 50 athlètes représenteront le Québec aux Jeux de Salt Lake City et plusieurs d'entre eux sont parmi les favoris de leurs épreuves respectives.Oécouvrez-les, aujourd’hui, dans ce cahier spécial préparé par l’ensemble des quotidiens du groupe Gesca.En plus des portraits de nos têtes d’affiche, vous pouvez consulter en pages 10 et 11 un guide complet pour suivre nos athlètes : l’horaire détaillé des compétitions et un tableau présentant l’ensemble de notre équipe et les prédictions des experts qui commenteront les Jeux à la télé.Un cahier à consulter pour toute la durée des Jeux.David Pelletier et sa coéquipière albertaine Jamie Sale Photo TIMOTHY » CLARY / AFP S' VOS CONCESSION N Alf?ES CHRYSLER^ DODGE ET JEER,n PRÉSENTENT * LE GRA'N D SOLDE * tOLYMPIQeÏET c o NOUS CÉLÉBRONS AVEC VOUS NOS ATHLÈTES OLYMPIQUES ET NOUS VOUS CONDUISONS VERS DES OFFRES EXCEPTIONNELLES D'ACHAT.DE LOCATION ET DE FINANCEMENT À LACHAT SUR LA VEHICULES DÉCOUVREZ LES OFFRES EXCEPTIONNELLES DU GRAND SOLDE OLYMPIQUE AU DOS DE CE CAHIER SPECIAL.I OOOGE Jeep Association publicitaire des concessionnaires Chrysler • Dodge • Jeep du Québec w LE OUEIEC OUI (UIE StMEOI O FEUIIEI EOOE s savent comment briser la olace ! r î Éric Bcdard Palinaqe de vitesse courte piste / Poscal (aron Botislpi()lià(|(iairp Nous soinmes fiors de nos leaders.Bonne chance pour les jeux olympiques ! Le Nouvelliste LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE U OUEIEC OUI CieoE SlMESl O FEVOIEI 2002 3 Sur lem graces de grands champions mm mm Elle aussi a brille lors de deux Jeux olympiques successifs, remportant d'abord une médaillé de bronze à Albertville avant de rafler deux médaillés d'or à Lillehammer.Bedard est restee une personnalité bien en vue sur la S(.ène sportive québécoise et.si on tarde à lui trouver des disciples en biathlon, son exemple inspire tous les athlètes québécois qui visent à leur tour la gloire olympique.GAETAN BOUCHER -\vci quatre médaillés une d'argent à Lake l’Iacid en l^SO deux d'or et une de bron/e à Saratov o en l^S-t Gaétan Bouchet reste aujourd'hui l'athlète canadien qui possède le plus beau palmares olympique.Même Wayne Grel/kv (à gauche) et les Oilers d'Edmonton lui ont rendu hommage, en a son retour île Sarajevo.Tous les olympiens canadiens rêvent de l’imiter.\ -r iff te 'wfr 's tea* ^ Photo PATRK l l A ROC Hi.L«> Soleil « « J’aborde les JO de Salt Lake City comme une étape importante de ma vie.Si le résultat est bon, ça aura un impact majeur sur la suite de ma carrière.Je regarde cela d'un oeil positif.Je sais qu'il s'agit d'un événement plus gros que la Coupe du monde et je n'essaie pas de me le cacher », souligne Mélanie Turgeon.«J'ai la conviction de pouvoir gagner, n'importe quand» La gloire olympique maintenant à la portée de Mélanie Turgeon CARL TARDIF Le Soleil Depuis 1956, seulement six skieuses canadiennes ont goûté à la gloire olympique.Une preuve irréfutable que celle-ci n'est pas à la portée de tout le monde.A son troisième rendez-vous du genre, Mélanie Turgeon possède les qualités pour joindre les rangs de ce groupe sélect.Inexpérimentée en 1994, irréaliste en 1998, la vedette incontestée de l'équipe canadienne de ski alpin a opté pour la sagesse à l'aube des Jeux de Salt Lake City, et ce, sans pour autant réviser ses objectifs à la baisse.Le podium en tête, c'est avec le réalisme de son expérience sur le Cirque blanc qu'elle s’élancera du haut des pentes de Snowbasin Ski Area.Là-bas, deux courses l'attendent, soit la descente (le lundi 11 février) et le super-G (le dimanche 17 février), ses spécialités pendant la saison de la Coupe du monde.La marche la plus élevée du podium sera réservée à la plus rapide.Il ne reste qu'à connaître son identité, ce qui n’est jamais une science exacte dans ce sport de vitesse sur deux planches.Là-dessus, l'athlète de Québec refuse de s'avancer.Terrain glissant, comme la piste glacée qu elle imagine dans ses rêves.N'allez cependant pas croire qu elle n'a pas confiance en ses moyens.Ce serait mal la connaître.Sa carrière internationale étant basée sur la constance, elle prévoit être au somment de sa forme à Salt Lake City.« Je compare avec 1994 et 1998, et il s'agit des Jeux olympiques où je serai la plus prête.En ayant déjà remporté une course (super-G à Innsbruck en 2000), j'ai la conviction de pouvoir gagner, n'importe quand », soutient-elle.Mélanie Turgeon n'avait que 17 ans lorsque les Jeux se sont emparés de sa vie.Elle s'était qualifiée pour les épreuves du slalom et du slalom géant de Lillehammer, en Norvège.Arrivée là-bas en catastrophe, elle était repartie incognito sans avoir terminé les deux courses.Un mois plus tard, elle remportait cinq médailles aux Championnats du monde juniors.En 1998, le Japon se profilait à l'horizon : à Nagano, Kate Pace Lindsay s'en allait à la retraite et Mélanie devait lui succéder.C'est ce qu'elle pensait également.« Dans le portillon de départ, je ne me disais qu'une chose : gagner, je dois gagner, je veux gagner.Quand j'y repense, ça me fait rire.Comment aurais-je pu le faire ?Je n'avais jamais réussi une KK place en Coupe du monde jusque-là.Vouloir quelque chose, c'est bien beau, mais ça prend de la maturité pour y arriver.Je pensais être au sommet, mais j'ai réalisé qu'il me restait encore du chemin à faire.Je ne conserve pas un beau souvenir des JO de Nagano, à cause de mon résultat, mais aussi parce que je n'ai pas vécu l'ambiance olympique », raconte celle qui avait pris le 20» rang en descente, le 231' en super-G et qui fut victime d'une chute dans le combiné.Désormais, la victoire occupe quotidiennement ses pensées, (.'hiver dernier, elle a grimpe sur le podium à quatre reprises, dont deux fois la même journée, le 13 janvier, à Haus im Ennstal, en Autriche.Ces dernières semaines, elle a raté la troisième marche d'un tout petit centième de seconde à Lake Louise, en Alberta.« J'aborde les JO de Salt Lake City comme une étape importante de ma vie.Si le résultat est bon, ça aura un impact majeur sur la suite de ma carrière.Je regarde cela d'un oeil positif.Je sais qu'il s'agit d'un événement plus gros que la Coupe du monde et je n'essaie pas de me le cacher », souligne Mélanie, qui connaît la piste de Snowbasin pour l'avoir descendue à quelques reprises.Outre son flair pour le podium, Mélanie Turgeon devra vivre avec une autre réalité à Salt Lake City : la notoriété.Elle est — de loin — la star de l'équipe canadienne de ski, tant féminine que masculine.Son étoile brillerait encore plus si jamais elle grimpait sur le podium comme l'ont fait avant elle les Ker-rin Lee-Gartner (or en descente, en 1992), Karen Percy (bronze en descente et super-G, en 1988), Kalhy Kreiner (or en slalom géant, en 1976), Nancy Greene (or en slalom géant et argent en slalom, en 1968), Anne Heggtveit (or en slalom, en 1960) et Lucile Wheeler (bronze en descente, en 1956).« Le fait plus d'expé- rience m'aide à mieux gérer cela.Ce qui me réjouit le plus, cependant, c'est de savoir que je ne serai pas toute seule à Salt Lake City.Il y aura aussi des filles comme Anne-Marie Lefrançois, Sara-Mande Boucher, Geneviève Simard et Alli- j son Forsyth.On formera une véritable équipe, ce qui sera fort différent de mes participations précédentes aux Jeux olympi- i ques.» Ce qui lui fait aussi croire que la i fête sera beaucoup plus joyeuse qu'à Lillehammer et à Nagano, ou les sites de compétition étaient j éloignés du village des athlètes, i c'est que, à Salt Lake City, l'équipe ! canadienne de ski alpin logera avec 1 tous les autres sportifs de la planète, et ce, malgré la distance qui | sépare Snowbasin du village olympique, soit environ I h 30 de route.« Les Jeux olympiques ne sont ! jras toujours basés dans le meilleur intérêt de l'athlète.Au moins, je vais y avoir du plaisir, contrairement a mes deux autres expérien- j ces.Certains veulent vivre l'esprit j olympique, d'autres y performer au maximum de leur potentiel.Moi, je | veux faire les deux, ce qui n'a ja- j mais été le cas jusqu'à mainte- I nant.» « On formera une véritable équipe, ce qui sera fort différent de mes participations précédentes aux Jeux olympiques.» Le Québec qui gagne Avei près île 50 athletes, le tiers de la delegation canadienne, le Québec prouve encore une fois cette année aux Jeux olympiques de Sali Lake ( ily sa puissance dans les sports dits d'hiver.La croissance des jeux hivernaux, l'introduction de plusieurs nouvelles disciplines ou nos athletes sont performants le ski acrobatique ou le patinage de vitesse courte piste, par exemple—, ont transformé une compétition un peu intime en l'un des rendez-vous sportifs les plus suivis par le public québécois.Depuis déjà une vingtaine d'années, les médias québécois accordent une grande im portance à la couverture des Jeux d'hiver.A l’occasion des Jeux de Salt Lake City, le groupe Gesca a décide d'offrir aux lecteurs de ses sept quotidiens un cahier spécial consacré à ces athletes qui person nifienl « le Québec qui gagne ».En se qualifiant pour les compétitions olympiques, chacun d'entre eux a réalisé une performance exceptionnelle qui vient couronner des années d'efforts et de sacrifices.Certains reviendront des Jeux avec des médailles, d'autres non, mais, pour nous, tous ont déjà remporté la victoire.(e collier a été réalisé avec la colla boration du personnel de I .a Presse, Le Soleil, Le Droit, f.e Nouvelliste, La Tribune, Le Quotidien ei La Voix de l'Est Les meilleures marques aux meilleurs prix Bonne chance à Mélanie Turgeon! ^^JSZfecm CENTRE SERVICE COURSE SALOAAUM WWW.corn M Trots-Rivières 462.Des Forges, Trois-Rivières (Quebec) G9A 2H5 Tél.819 378 1933 Mont Ste-Anne 260.Boul du Beau pré Beaupré (Québec) GOA 1E0 Tel : 418 827 1717 Vallée du Parc 10000.Vallée du Parc Grand Mère (Québec) G9T 511 Tél, : 819.538 3663 II 4 Hockey ETATS-UNIS Un gros point d'interrogation: les gardiens.Mike Dunham et Mike Richter sont-ils asstv forts pour un calibre de jeu si relevé?RUSSIE La meilleure attaque du tournoi, avec Pavel Bure, Alexei Yashin, les défenseurs offensifs Sergei Gonchar et Oleg Tverdovsky.Nikolai Khaibibulin défendra le filet.IE OUflEC OUI (MIE ! SINEII « fftllEI 2M2 REPUBLIQUE TCHEQUE L'équipe à battre.Champions olympiques en litre et champions du monde depuis 1999, les Tchèques sont unis derrière Dominic Hasek et Jaromir Jagr.«Toutes les équipes sont dans le même bateau» L'entraîneur-adjoint Jacques Martin aurait souhaité quelques jours de préparation avant les Jeux r r Photo Reuters Jacques Martin était prudent quand venait le temps d'analyser le travail des trois qar-diens de buts retenus.« Les trois ont du vécu, soutient Martin.Il y en a deux (Brodeur et Belfour) qui ont qaqné la coupe Stanley.Ce sont trois joueurs capables de sortir de qros-ses performances lors de qrands matches.» MARC ANDRÉ JOANISSE Le Droit L* équipe canadienne aura peu de temps pour se mouler, mais Jacques Martin est confiant que Wayne Gretzky et son groupe ont choisi les bons patineurs pour le tournoi olympique de Sait Lake City.Dans le lobby d'un hôtel de Boston, où les Sénateurs d'Ottawa s'apprêtent à affronter les Bruins, Jacques Martin s'accorde quelques moments de réflexion avant de répondre aux questions qui lui sont dirigées.L'entraîneur-adjoint d'Équipe Canada soupèse ses mots.Il sait qu'à compter du 15 février, les feux seront braqués sur cette vingtaine de joueurs qui tenteront de faire oublier le fiasco de Nagano.Le Canada avait alors terminé quatrième, échappant le bronze face à la Finlande.« Dans un monde idéal, on aurait souhaité bénéficier d'une semaine pour tenir des séances d'entraînement avant le début du tournoi.Ce n'est pas le cas.Mais toutes les équipes sont dans le même bateau.» L'équipe canadienne accueillera ses joueurs en deux blocs.Le premier, le 12 février, et le second, le lendemain.La formation ne tiendra qu'une seule pratique avant d'affronter la Suède, le 15 février.« On a beaucoup appris de Nagano.Sans oublier que Wayne Gretzky a participé à ce tournoi.Ce qui nous aide par-dessus tout, c'est ce mini-camp, tenu l'été dernier, à Cal-gary.Les joueurs qui débarqueront à Sait Lake City seront prêts.» La pression sera accablante sur les patineurs canadiens.Mais elle le sera aussi sur les joueurs des autres formations.« Avez-vous une idée de l'ambiance qui régnera durant les parties de l'équipe des États-Unis, après tout ce qui s'est passé le 11 septembre dernier, a commenté Jacques Martin.Il y a aussi les champions en titre, les Tchèques, qui ne voudront pas rater leur coup.» On disait que Jacques Martin était prudent quand venait le temps de causer de l’équipe canadienne.Il l'est surtout lorsqu'on lui demande d'analyser le travail des trois gardiens de buts retenus.Patrick Roy s'est retiré de la course en décembre.Il ne reste plus que Martin Brodeur, Curtis Joseph et Ed Belfour.« Les trois ont du vécu, soutient Martin.Il y en a deux (Brodeur et Belfour) qui ont gagné la coupe Stanley.Ce sont trois joueurs capables de sortir de grosses performances lors de grands matches.» L'entraîneur-adjoint admet que l'équipe canadienne a appris des Jeux de Nagano.Un des aspects que ses dirigeants ont corrigé se trouve à la ligne bleue.Des sept défenseurs qu'ils ont conviés, quatre sont d'habiles et rapides patineurs.Le meneur sera Scott Niedermayer.« À Nagano, nos défenseurs étaient peu mobiles.Aussi, on en utilisait seulement quatre de façon régulière.Ce ne sera pas le cas à Salt Lake City.» L'attaque ?Elle ce sera l'affaire de Jacques Martin.L'autre adjoint.Ken Hitchcock, s'occupera de la défensive.« Si tous nos joueurs sont en santé, on n'entrevoit aucun problème.Il y a de gros noms, aptes à changer l'allure d'une partie d'une seule pièce de jeu.» En cas de tirs de barrage, les entraîneurs d'Équipe Canada ont déjà dressé leur liste du premier groupe de cinq.« Mais elle est gardée secrète.Bien au chaud dans une voûte.» Le Canada disputera trois matches en ronde préliminaire.Après la Suède, l'équipe qui se sera qualifiée deuxième au tournoi préolympique.Puis, les Tchèques, médaillés d'or de Nagano.« On doit sortir de la ronde préliminaire au sommet de notre poule.On ne veut pas avoir à affronter une puissance en deuxième ronde.On sait déjà que ce sera ardu.» «Nous sommes des pionnières» Pour quatre membres de l'équipe féminine du Canada, les Jeux sont bien plus qu'une aventure sportive FRANÇOIS BÉLIVEAU La Presse CM est reconnu, les gardiens de r but québécois sont parmi les meilleurs au monde.Même chez les femmes.Kim St-Pierre, Charline La-bonte, Manon Rhéaume se sont illustrées tour-à-tour.L'équipe olympique canadienne de hockey féminin s'appuiera sur Kim St-Pierre et Sami Jo Small, et sur Charline Labonté, qui agira à titre de gardienne de reserve.Chacune a son histoire.Celle de Kim St-Pierre évoque la passion.« J'avais 8 ans quand j'ai commencé à jouer à Saint-Jean-sur-Ri-chelieu.J'ai continué avec les gars jusqu'à l'âge de 19 ans.J'évoluais à l'attaque, en defensive.Un jour, chez les atomes A, il manquait un gardien et je me suis sacrifiée.» Kim a franchi tous les niveaux avec succès.« Il y a trois ans, avec les Martlets de McGill, je me suis signalée contre la puissante équipe des Lady Stingers de Concordia, et ma carrière nationale et internationale a subitement fait un grand bond.» « Sérieuse, pondérée, Kim ne s'énerve jamais, analyse Danièle Sauvageau, l'entraîneur de l'équipe canadienne.Elle a attendu sa chance avec Équipe Québec.Quand elle l'a saisie, ça n'a pas pris de temps pour que l'équipe nationale se mette à l’observer.» S'investissant totalement en vue des Jeux de Salt Lake City.Kim a interrompu ses études en administration du sport à McGill.De Calgary, Kim explique la situation actuelle de l'équipe canadienne.après huit échecs consecutifs face aux Américaines.« Ici, c'est la frénésie.Au mois d'août, toute l'équipe trouvait ça loin, les Jeux olympiques.Mais là, on y est presque.Et nous avons le sentiment, malgré tous ces échecs cet hiver, que les Américaines ont reçu un bon message lors de notre dernier match qu'on méritait de gagner.En attendant, nous jouons contre des équipes masculines et on apporte des ajustements.Je suis convaincue que nous gagnerons le match le plus important.» « On ne sait jamais où le hockey féminin va vous mener, conclut Kim.Nous sommes des pionnières.J'aimerais devenir professionnelle, mais c'est peut-être encore trop tôt pour ce sport.» Caroline Ouellette La grande Caroline Ouellette, 5'11, est sur l'adrénaline.Plusieurs voyages ont marqué le camp d'entraînement, des matchs faciles en Europe, mais de très difficiles en Amérique contre leurs éternelles rivales.« Nous avons pris confiance cependant lors de notre dernière rencontre.Nous avons etc* meilleures que les Américaines, nous avons obtenu le double de tirs au but.» Caroline, 22 ans, se souvient qu'à l'âge de 5 ans déjà, elle regardait le Canadien à la télévision.À 8 ans, elle jouait au baseball l'été avec les garçons de son âge.« Comme l'hiver, ils allaient jouer au hockey, je voulais les accompagner.C'est à l'âge de 10 ans que j'ai reçu mes premiers patins de hockey.Je détestais mes patins blancs de fille.Après avoir vu un match de ringuette, que j'avais détesté, on m'a laisse ma chance dans une équipe de hockey du Comité des jeunes de Rosemont où il y avait de la place.» Caroline a un bon gabarit et elle excelle à protéger la rondelle.Avec sa rapidité et son excellent lancer, elle est devenue un atout offensif pour l'équipe canadienne.« Je jouais trois ou quatre matchs par semaine, mais depuis août, on n’a que le hockey en tète.Je ne savais pas à quoi m'attendre quand je suis arrivée au camp avec Kim St-Pierre.Mais le temps a passé vraiment vite et ce fut extraordinaire.» Danielle Goyette Le tiers de l'équipe canadienne est composé de Québécoises.Outre les gardiennes Kim St-Pierre et Charline Labonté, les arrières Thérèse Brisson et Isabelle Chartrand.il y a les attaquantes Caroline i Ouellette, Danielle Goyette et Tammy Lee Shewchuk.Goyette, qui a célébré ses 36 ans le 30 janvier, est dans l'équipe nationale depuis 1991.Elle a vécu tous les championnats du monde.Leader par l'exemple, ce vétéran a connu les deux générations de la formation.Seulement neuf filles des derniers Jeux olympiques sont encore là, en cette période de transition.« J’habite Calgary depuis cinq ans, c'est mon mode de vie le hockey.Mais depuis les Jeux de 1998, les structures se sont améliorées, l'entraînement est plus intensif », dit-elle.Originaire de Saint-Nazaire, près de Drummondville, Danielle participera à ses derniers Jeux.Rapide, habile avec la rondelle, elle a cependant été souvent blessée : 24 dislocations aux épaules, trois interventions chirurgicales.Isabelle Chartrand « Je ne suis pas grosse, mais très physique.En fait, pour une joueuse de défense, je suis la plus petite de l'équipe à 5'4 et 135 livres.Mes forces sont mes sorties de zone et mon lancer frappé », explique Isabelle Chartrand, 23 ans, d'Anjou.Isabelle a gradué avec l'équipe nationale, comme substitut, en 1996, après s'être illustrée l'année précédente dans la victoire du Québec contre l'Ontario au championnat canadien.Il s'agira de ses premiers Jeux .olympiques.« J'aime beaucoup jouer au chat et à la souris devant notre filet pour être sûre de « tasser » nos adversaires.» Isabelle a entrepris des études en psychologie au St.Lawrence University, dans l'État de New York, où sa bourse lui est reservée.Chartrand louait une maison à Calgary, en compagnie de Nancy Drolet, quand celle-ci a été retranchée de l'équipe nationale.« J'ai décidé de me concentrer sur notre preparation et je ne suis pas inquiète pour les Jeux olympiques.Nous sommes à rebâtir notre esprit d’équipe.Notre équipe s'améliore de jour en jour.» Hocke, emimn j KIM SAINT-PIERRE.Canada La gardienne attitrée de l’équipe canadienne subira beaucoup de pression face aux Américaines.HAYLEY WICKENHEISER canari, Considérée comme la meilleure joueuse de hockey féminin au monde.Aussi membre de l’équipe olympique de balle-molle.MANÛiMAUMl Canada.Elle a abandonné le hockey de compétition et déménagé à Anaheim.Elle travaille dans la division marketing d’une compagnie d’équipement de sport.ÉTITS-UMIS_______________ Championnes olympiques à Nagano et favorites du tournoi, les Américaines ont battu les Canadiennes à chacun de leurs huit derniers affrontements.I t U OUEItC OKI (UIE SiHEII » FUIIEI 2002 Hockey SLOVAÜUli Le pays devra assurer sa participation lors d'un tournoi préolympique qui commencera le 9 février, avec 1 Allemagne, la Biélorussie ei l'Ukraine (l'Autriche, la France, la Lettonie et la Suisse forment l'autre groupe du tournoi de qualification).Peter Stastny est le directeur general l'équipe slovaque.VP SULDL Unite defensive exceptionnelle menee par Nicklas Lidstroin.Manias Ohlund et Manias Norstrom.Mats Suiulin et Daniel Alfredsson seront les pivots à l'attaque.flMLANDt Attaque respectée dirigée par Teemu Selanne.mais le gardien Jani Hurnie est j>lus faible que les autres membres du groupe d'élite.Saku koivu n'y sera pas.La mise aux Jeux de Mario et compagnie MATHIAS BRUNET La Presse Le Quebec ne sera pas largement représenté au tournoi de hockey de Salt Lake City, mais la presence de Mario Lemieux peut atténuer, d’une certaine façon, l'amertume des fans québécois.Lemieux, le meilleur joueur de hockey au monde lorsqu'il est en santé, est sans l'ombre d'un doute le chef incontesté de la formation du Canada, malgré la presence de grandes vedettes telles Joe Sa-kic, Rob Blake, Steve Yzerman, Al Mclnnis et compagnie.Le propriétaire et attaquant des Penguins de Pittsburgh est celui qui avait décidé de prolonger le camp de familiarisation de l'équipe en septembre à Calgary et tout le monde avait suivi sans rouspéter.Lemieux en sera à sa première participation aux Jeux olympiques et il ne lui manque qu'une médaille d'or pour achever une carrière parfaite.Deux Québécois l'accompagnent dans sa quête d'une médaille d'or, le jeune surdoué Simon Gagné et le gardien Martin Brodeur.Gagné, l'une des jeunes vedettes les plus prometteuses de la LNH, devrait tenir un rôle de premier plan à Salt Lake City et il ne faudrait même pas s'étonner de le voir jouer au sein du même trio que Lemieux.Les deux ont développé rapidement une belle complicité l'an dernier lors du match des étoiles et le capitaine de l'équipe canadienne avait couvert Gagné d'éloges après la rencontre.Après avoir amassé 59 points en 69 rencontres l'an dernier, le jeune homme de 21 ans connaît une autre belle saison cette année.Martin Brodeur sera sans doute moins en vue que les deux autres.Le gardien îles Devils montre îles statistiques semblables à celles de Curtis Joseph, mais le coach de l'équipe canadienne dirigeant egalement Joseph a Toronto, tout indique que Brodeur sera victime du même traitement qu'il avait subit à Nagano, face à Patrick Roy.Il n'est pas impossible que d'autres Québécois se greffent à l'équipe d'ici au premier match, le 15 février.Au moment d'écrire ces lignes, le statut d'Eric Lindros n'était pas sur.La vedette des Rangers souffre d'une blessure au genou et son absence pourrait se prolonger, sait-on jamais.Theoren Fleury, lui, a de sérieux problèmes de comportements et on se demande s'il n'« explosera » pas d'ici les Jeux.Et Owen Nolan a mal au dos et d'autres joueurs risquent de «tomber au combat».Le patron de l'équipe canadienne, Wayne Gretzky, voulait une équipe plus rapide et fougueuse, il tenait aussi à ajouter du sang neuf.Il a tenu promesse en sélectionnant Ryan Smyth, Gagne, Iginla, Jovanovski, Brewer et compagnie.Dans ce contexte, il y a fort à parier que Vincent Lecavalier et Alex Tanguay auraient fait partie du club s'ils avaient connu une saison à la hauteur de leur talent.Tanguay avait d'ailleurs formé un duo avec son coéquipier Joe Sakic lors du camp de familiarisation en septembre, mais des blessures l'ont ralenti cet automne.Patrick Roy aurait été de l'équipe, et probablement le partant compte tenu de ses statistiques cette saison et de sa réputation, s'il n'avait pas décidé de retirer sa candidature.Mario à l'attaque et Patrick devant le filet, deux des plus grands hockeyeurs québécois île l'histoire, voilà qui aurait mis encore plus de piquant.Au moins, il reste le Magnifique.Photo News, Mario Lemieux, le capitaine de l'équipe canadienne à Salt Lake City, pourrait compléter son palmarès déjà bien garni.r • " .« \ üi i '¦mm*; rrr •C'-yMKfcf.v.^-'1 y J ACAD£.//iJ£ I££i BTACADB mTa1 '-,A( • .y & ï •*?• rt *¦&/£: Cari Gourgues, athlète par excellence de niveau québécois, loanie Dupont, athlète féminine par excellence de niveau canadien.Benoît Banville-Auger, athlète masculin par excellence de niveau canadien.lean Boutet, entraîneur par excellence.i seaI Caron, ancien elève de §i Académie files Estacadcs L Académie Les Estacades est fière de supporter pexcellence académique et sportive de nos jeunes.FINALISTES Marie-Luc lodoin Marianne Dubuc Simon Larose Gabriel Beauchesne-Sévigny • Pierre-André Cloutier • Kevin Petit • Éric Ducharme • Équipe juvénile de football m.À ^ INSCRIPTIONS SPORT-ÉTUDES • ANNÉE 2002-2003 4E ACADÉMIE 0 LES ESTACADES 375-8931 B Commission scolaire du Chemin-du-Roy 501, des Érables, Cap-de-la-Madeleine K Oüf IEC OUI CltlE SIM Ell I FEHIEI 2112 6 Patinage Artistique, femmes MARIA BUTYRSKAYA, fee A 29 ans, la Russe rêve d'une médaille olympique.Seulement quatrième a Naj 0 Transport en autocar de luxe Billet de remontée Sara-Maude Boucher: «Mon objectif est de prendre de l'expérience» Sugarloaf Killington Dimanche 10 février 2002 Dimanche 10 mars 2002 Massif Massif Dimanche 17 février 2002 Dimanche 17 mars 2002 Jay Peak Massif Dimanche 24 février 2002 Dimanche 24 mars 2002 Massif Massif Dimanche 3 mars 2002 Dimanche 31 mars 2002 Visitez notre site Internet : www.autobushelie.com pour voir l’horaire des departs.3 coût du billet sera majoré de 3 $ p0ur toute teneur des 24 beuresprécedant le départ reser^t/on UNE COLLABORATION DE BILLETS ET INFORMATION M Stoneham .As ' t/ï/ïX * ^11 (>h y S CLUB VOYAGES.surfit SOLEIL -«¦¦¦¦ r\ ISP RTS RÉCUPÉRATl N 1305.Aubuchon.Trois-Rivières 371-2116 a SIMON DROUIN La Presse Au terme d’une course, au bas de la pente, il faut parfois mettre des gants blancs pour approcher Sara-Maude Boucher.Elle peut « faire la baboune » même après avoir fini parmi les 30 premières dans une course de Coupe du monde.Toutefois, hors des cadres d'une compétition, son attitude change.Plus calme, Sara-Maude, 22 ans, prend le temps de répondre à vos questions avec le sourire.« Quelques jours après une competition, tu as le temps de prendre du recul.En ski, après une course, c'est plutôt difficile de voir les points positifs.Tu penses aux endroits où tu as manqué ton coup », explique la skieuse de Saint-Denis-de-Brompton, dans les Cantons-de-PEst.Les résultats de Sara-Maude Boucher, l'an dernier, tendent cependant à prouver qu'elle a réussi plus de bons coups que de mauvais.Le 20 janvier, elle a pris le 29* rang du super-G de la Coupe du monde de Cortina d'Ampezzo, en Italie, assurant ainsi sa participation aux Championnats du monde disputés la semaine suivante à Sankt Anton, en Autriche.A sa deuxième presence à ces mondiaux, Sara-Maude a conclu l'épreuve du combiné (slalom et descente) au 13* rang.Une performance remarquable, qui lui a permis de satisfaire aux critères de qualification de l'Association olympique canadienne.Pourtant, rien ne prédestinait Sara-Maude à une participation aux Jeux olympiques.Plus jeune, elle regardait ses coéquipières de l'équipe du Québec avec un brin d'envie.« Elle disait tout le temps : Si j avais le talent de ces filles-là., raconte son père, Denis Boucher.Aujourd'hui, la plupart de ces coureuses ne sont plus là, tandis que Sara-Maude est dans le circuit de la Coupe du monde ! » Pascale Thibault, qui fait maintenant partie de l'équipe d'entraîneurs de la formation nationale, se souvient d'ailleurs de la ténacité de cette jeune skieuse membre de l'équipe régionale de la zone de l'Estrie : « La progression de Sara-Maude a été graduelle.Sa plus grande qualité est sans doute sa determination.» M.Boucher ajoute que, si les longues heures d'entrainement en piste ou dans le gymnase n’ont pas représenté le plus grand sacrifice pour sa fille, les soirées à se coucher tôt en prévision de la course du lendemain pendant que les amis faisaient la fête ont été plus difficiles à avaler.« Il y a bien du monde qui l'invitait au bar ! » se rappelle M.Boucher en riant.À ce sujet.Sara-Maude se souvient d'un épisode bien précis.Elle devait avoir 15 ou 16 ans, ses amis commençaient à sortir et elle avait l'impression de « manquer un peu sa jeunesse ».« Mes parents savaient que, à cet âge-là, je ne pouvais pas tout comprendre, dit elle.Us m'ont donc permis de ne pas m'entraîner pendant une fin de semaine.J'avais même enlevé les affiches de ski des murs de ma chambre et j'avais rangé mes médailles dans une boîte.Mais rendu au dimanche soir, je me tournais les pouces ! J'ai compris à ce moment pourquoi je faisais du ski : parce que j'aimais ça.» À la même époque, Sara-Maude était aux prises avec un problème qui la handicapait grandement : de douleureuses engelures aux pieds.Denis Boucher se souvient des fois où sa fille « garrochait » son équipement dans le coin en revenant à la maison, prête à tout abandonner.Ni les onguents, ni les visites à l'hôpital, ni les injections ne parvenaient à régler ce problème chronique.« On a tout essayé », dit M.Boucher.Le problème : la jeune skieuse ne trouvait pas chaussure à son pied, littéralement.Les bottes étaient soit trop grandes, soit trop petites.« Je ne voyais pas le bout du tunnel, dit Sara-Maude.Ce n'est certainement pas la température qui allait se réchauffer pour moi ! » Cet inconfortable entre-deux a cependant été réglé par l'équipementier Salomon, qui a déniché un modèle de bottes fabriquées en Europe qui allaient parfaitement à Sara-Maude.Dans quelques jours.Sara-Maude s'élancera donc sur la piste olympique de Snowbasin sans craindre les engelures.Skieuse très polyvalente, elle prendra part au combiné et, vraisemblablement, au super-G et à la descente.Comme la majorité de ses collègues skieuses, elle refuse de se fixer un objectif précis à Salt Lake City, les conditions météo, le fartage et le numéro de dossard jouant souvent un rôle déterminant dans le déroulement d'une course.« Mon objectif est de prendre de l'expérience, de réussir à bien skier et à garder mon sang-froid même si les Jeux sont un événement extrêmement médiatisé », mentionne-t-elle.En grattant un peu.on apprend toutefois qu'un classement entre les 20* et 25* rangs la comblerait.Souvenirs olympiques « Je n'ai pas vraiment d'idole ni de modèle.Je préfère retenir les points positifs de certaines personnes : des choses qui me touchent profondément.Par exemple : le skieur Hermann Maier qui gagne le super-G des Jeux de Nagano après avoir subi le crash du siècle quelques jours plus tôt ; Monica Seles qui revient au jeu après s’être fait poignarder : ou Steffi Graf qui a continue à jouer maigre les problèmes avec son père.» 2 It OUtlEC OUI CtCUE SlMEm 9 FEyilEI EOOE Ski alpin ;HfVV TRUCKS OPPC» Allison Forsyth.Canaaa Cinquième au classement mondial du super-G en 2000.Maigre ses 2Ï ans.elle a déjà realise quatre podiums en Coupe du monde.Thomas Grandi, Fut le premier Canadien à réaliser un podium en slalom géant.C'était en l'W, à Park City le site des Jeux de Salt Lake City.Emily Brydon.Une déchirure du ligament du genou gauche subie lors d'un entraînement en novembre dernier la contraindra au slalom.Edi Podimski.Canada Ne en Republique tchèque.Troisième à l illehammer et cinquième à Nagano en descente.Dans le circuit de la Coupe du monde depuis «Chez nous, tout le monde est content de me voir participer aux Jeux» Le jeune Gaspésien Jean-Philippe Roy ne veut toutefois pas se mettre de pression Photothèque CP wi ____J Le jeune Jean-Philippe Roy prend part à ses premiers Jeux olympiques et ce ne sont surtout pas ses derniers.Il pense aussi loin qu’à ceux de 2006 et 2010 - il n'aura pas encore 30 ans ! RÉAL LABBÉ Le Soleil Pendant les Jeux olympiques, le Tout-Sainte-Flavie, petit village aux portes rie la Gaspesie, sera rive au petit écran.Un de ses tils, Jean-Philippe Roy.participera aux épreuves de ski alpin île Sait Lake City.Il manquera toutefois une personne importante : son père Denis, mort du cancer il y a un an et demi.C'est à lui que Jean-Philippe doit son amour du ski.Comme il aurait été fier de voir son fils prendre le départ dans une épreuve des Jeux olympiques ! Malheureusement, le destin en a décidé autrement, mais Jean-Philippe n'oubliera pas : « C'est mon père qui m'a fait faire mes premieres descentes et c'est lui qui a ete mon premier entraîneur, jusqu'à ce que j'aie 15 ans.» Les prouesses de Jean-Philippe Roy lui ont ouvert les portes du circuit provincial, et il a dû abandonner les pentes du Mont Comi pour se joindre à une équipe qui pouvait lui fournir tout l'encadrement dont il avait besoin.« La Zone laurentienne était très intéressée à moi et j'ai accepté de me joindre à cette équipe.Mon père comprenait bien la situation et, finalement, tout a bien tourné pour moi.Mon entraîneur, dans la Zone laurentienne, était le frère de Luc Al-phand, le skieur français qui a fait son nom dans le circuit de la Coupe du monde.Nous avons eu l'occasion de converser quelquefois quand son frère lui téléphonait pour lui demander des conseils.» Qualifié pour les Jeux olympiques depuis l'hiver 2001, le skieur de Sainte-Flavie s'amène à Salt Lake City avec confiance et surtout avec réalisme.« Celte année, les Jeux, il faut que je les prenne comme une expérience.Ce qui ne veut pas dire que je ne veux pas gagner.C'est évident que, si tu te présentes à des compétitions du genre, tu souhaites toujours remporter une médaille.Sauf que je ne veux pas me mettre de pression et je ne m'occupe pas de celle qui vient de l'extérieur.J'en ai bien assez à gérer comme ça.Je sais que, chez nous, tout le monde est content de me voir participer aux Jeux, mais je ne sens pas de pression indue de la part de mes concitoyens.» Jean-Philippe Roy prend part a scs premiers Jeux olympiques et ce ne sont surtout pas ses derniers.Il pense aussi loin qu'à ceux île 2006 et 2010 — il n'aura pas encore fi) ans ! « J'essaie d'augmenter ma confiance graduellement.J'ai travaille beaucoup sur cet aspect au cours île Idc.Je suis chanceux de pouvoir m'entraîner avec Thomas (Grandi), parce que nous sommes capables île nous pousser l'un l'autre.Si l'un lait quelque chose de bien, l'autre veut eu laite encore plus, et c'est comme ça qu’on progresse.» Jean Philippe, qui aura 22 ans pendant les Jeux olympiques, a mérité sa place a Sali Lake City avec son huitième rang au combine des Championnats du monde de Sankt Anton, l'hiver dernier.Un peu plus tard, au printemps, aux Championnats canadiens au Mont-Orford, il a domine dans le slalom, le slalom géant et le combiné.L'enlraînem-chef de l'équipe technique le de cril comme un grand compc titeur: «Il n'y a que trois gars nés en 1979 qui ont recollé ries points en Coupe du .monde la saison dernière, cl -J.-P.est l'un de ceux-là.»> Sa meilleure performance La présente saison se de-roule bien pout le skieur québécois et se veut l.t continuation de la précédente.Avant les Fêles, a Kranjska Gora (Slovénie), il a realise la meilleure performance de sa carrière en slalom géant en décrochant le neuvième rang, exploit qu'il a répété début janvier a Adelboden, en Suisse.Cette fois, la réussite est d'autant plus remarquable qu'il était parti avec le dossard 55.Il a donc gagné un lingot d'or, récompense accordée aux athlètes qui, partis parmi les derniers, arrivent à se classer dans h-s 20 premiers aux Coupes du Monde.À Salt Lake City, Jean-Philippe est certain d'avoir un meilleur numéro de dossard que celui qu'il avait dans les dernières Coupes du monde : « Au moins, je suis assuré de ne pas finir soixantième, dit-il en riant, car le nombre de skieurs est limité aux Jeux olym piques.L'avantage, quand il n'y a (tas trop de compétiteurs, c'est que même si tu pars dans les derniers, le tracé est beaucoup moins abîmé et tu as donc de meilleures chances d'avoir un bon chrono.» « J'essaie d’augmenter ma confiance graduellement.J’ai travaillé beaucoup sur cet aspect au cours de l’été.» «S’agissait juste d'éviter les erreurs.» Étonnante en Coupe du monde, Geneviève Simard rêve de surprendre à Salt Lake City La Presse ^ 21 ans, Geneviève Simard dé- A couvre cette année la Coupe du monde de ski alpin.Loin d'être en retrait, elle s’est vite imposée comme une skieuse de premier plan, comme en témoigne sa superbe troisième place dans le slalom géant de Berchtes-gaden, en Allemagne, il y a quelques semaines.Grave blessure Native de Val-Morin, Geneviève a appris son ski à Val Saint-Côme.Sélectionnée dans l'équipe nationale pour la première fois en 1996, elle a été ralentie par une grave blessure à un genou en 1999.Ses efforts pour retrouver la forme ont porté fruit au cours de la saison 2000-2001, quand elle est montée a 11 reprises sur le podium en Coupe d'Europe, en sérié Nor-Am et dans des courses FIS internationales.Cette saison, même si elle a souvent dû partir après toutes rivales et affronter des pistes peu favorables, sa progression a été spectacu- laire.La première intéressée ne s'en étonne pourtant pas.« Depuis le début de la saison, à chacune de mes courses, je faisais un tas de choses vraiment très bien.S'agissait juste d'éviter les erreurs.Cet été, à l'entraînement, j'ai super bien skié.Mes entraîneurs m’ont tous dit que si je skiais de la sorte en Coupe du Monde, les résultats ne tarderaient pas à venir.» Habile dans les disciplines techniques, souvent bien classée dans les épreuves de vitesse, Simard est une skieuse polyvalente qui préfère encore éviter la spécialisation.À Salt Lake City, elle pourrait prendre part aux cinq épreuves de programme féminin de ski alpin.Ses entraîneurs préféreront toutefois sans doute limiter sa participation au combiné (descente et slalom), au slalom géant et peut-être a une autre épreuve.Réputée pour être une excellente « glisseuse >> et profitant de ses meilleures positions de départ, Geneviève pourrait tirer profit des conditions de piste à Salt Lake Citv.» «Mes entraîneurs m'ont tous dit gue si je skiais de la sorte en Coupe du Monde, les résultats ne tarderaient pas à venir.» Phofotftèqu* AP v 'y Habile dans les disciplines techniques, souvent bien classée dans les épreuves de vitesse, Geneviève Simard est une skieuse polyvalente qui préfère encore éviter la spécialisation. 10 LE OUEIEC OUI tâ(NE S1MEII 0 FEVIIEI 2102 L’horaire complet de nos athlètes HEURE ÉPREUVES ATHLÈTES CANADIENS (Québécois en gras) 11h 11h 14h 14h 14h30 20h30 Ski acro, Bosses femmes Ski de fond, 30 km hommes Ski acro, Bosses femmes finale Longue piste, 5000 m hommes Ski de fond, 15 km femmes Patinage artistigue, couples WËTwnrmrt Tami Bradley, Jennifer Heil, Kelly Rmgstad Donald Farley Tami Bradley, Jennifer Heil, Kelly Rmgstad Dustm Molicki Amanda Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milame Thériault Jamie Salé et David Pelletier, Anabelle Langlois et Patrice Archetto Jacinthe Lariviere et Lenny Faustmo 17h 20h 21h 21h 12h 12h 15h 15h30 18h Ski alpin, descente masculine Surf des neiges, demi-lune femmes Longue piste 3000 m femmes Surf des neiges, demi lune finale femmes Luge, monoplace hommes Darm McBeath, Edi Podivinski Natasza Zurek Cmdy Klassen, Clara Hughes et Kristina Groves 11h 12h Natasza Zurek Jeff Christie.Chris Moffat, Tyler Seitz 16h 17h 11h 11h 12h 12h 13h 14h 15h Luge, monoplace hommes Curling, hommes Ski alpin, descente féminine Surf des neiges, demi-lune hommes Hockey, femmes Surf des neiges demi lune finale hommes Longue piste, 500 m hommes 16h 19h45 Curling, femmes Patinage artistique, couples Kyle Connelly, Chris Moffat, Tyler Seitz Canada contre Grande-Bretagne Anne-Marie Lefrançois, Mélanie Turgeon, Sara-Maude Boucher Brett Carpentier et Guillaume Morisset, Daniel Migneault Canada contre Kazakhstan Brett Carpentier et Guillaume Morisset, Daniel Migneault Patrick Bouchard, Éric Brisson, Jeremy Wotherspoon, Mike Ireland Canada contre Suède Jamie Salé et David Pelletier, Anabelle Langlois et Patrice Archetto, Jacinthe Larivière et Lenny Faustino 19h15 19h30 16h 18h 19h15 ¦ J l'I II 1 — 11h Ski acro, Bosses, hommes 11h Ski de fond.10 km femmes 11h Curling, femmes 14h Ski acro, Bosses, finale hommes 14h Ski de fond.15 km hommes 15h Longue piste, 500 m hommes 16h Curling, hommes 18h Luge, monoplace femmes 19h15 Patinage artistique, hommes programme court 21h Curling, femmes Jean-Luc Brassard Stéphane Rochon, Scott Bellavance et Ryan Johnson Amanda Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milaine Thériault Canada contre Norvège Jean-Luc Brassard, Stéphane Rochon, Scott Bellavance et Ryan Johnson Donald Farley Patrick Bouchard, Éric Brisson, Jeremy Wotherspoon et Mike Ireland Canada contre Finlande Regan Lauscher 13h 14h 14h30 Elvis Stojko, Emmanuel Sandhu Canada contre Russie 15h 16h 18h30 18h30 19h15 11h 12h 13h 15h 16h 17h 18h 19h 20h Curling, hommes Ski alpin, combiné hommes (descente) Hockey, femmes Ski alpin, combiné hommes (slalom 1) Curling, femmes Ski alpin, combiné hommes (slalom 2) Luge monoplace femmes Longue piste, 500 m femmes Courte piste, 1500 m femmes (finale) 1000 m hommes (prélim.), relais hommes (prélim.) Curling, hommes Jean-Philippe Roy, David Anderson Canada contre Russie Jean-Philippe Roy, David Anderson Canada contre États-Unis Jean-Philippe Roy, David Anderson Regan Lauscher Catriona Le May Doan, Susan Auch Marte-Ève Drolet, Marc Gagnon, Jonathan Guilmette et les membres du relais Canada contre France 11h 12h 13h 15h 15h 15h30 16h 18h 20h 11h 1lh15 12h 13h 14h 15h 15h 16h 17h 19h 19h45 21h Curling, femmes Ski de fond, poursuite hommes Ski alpin, combiné femmes (descente) Surf des neiges, slalom géant parallèle, femmes, qualifications Ski de fond, poursuite hommes Ski alpin, combiné femmes (slalom 1) Surf des neiges, slalom géant parallèle, hommes, qualifications Curling, hommes Ski alpin combiné femmes (slalom) Longue piste, 500 m femmes Patinage artistique, hommes, programme libre Curling, femmes Jasey Jay Anderson 22h15 Donald Farley Sara-Maude Boucher Donald Farley Sara-Maude Boucher Jasey Jay Anderson, Jérôme Sylvestre, Mark Fawcett et Ryan Wedding Canada contre Suède Sara-Maude Boucher Catriona Le May Doan, Susan Auch Elvis Stojko, Emmanuel Sandhu Canada contre Grande-Bretagne 11h 11h 11h 12h 13h30 16h 17h45 18h 21h Luge, biplace hommes Curling, hommes Ski de fond poursuite femmes Surf des neiges, finales slalom géant parallèle hommes et femmes Ski de fond, poursuite femmes Curling, femmes Patinage artistique, danses imposées Hockey, hommes Curling, hommes Grant Albrecht et Mike Moffat, Chris Moffatet, Eric Pothier Canada contre Allemagne Amanda Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milaine Thériault Jasey Jay Anderson, Jérôme Sylvestre, Mark Fawcett et Ryan Wedding Amanda Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milaine Thériault Canada contre Allemagne Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon, Shae-Lynn Bourque et Victor Kraatz Canada contre Suède 11h 12h 14h 14h 15h 16h30 17h30 11h30 12h 14h15 15h 15h 17h30 11h 12h 12h 15h 15h30 16h Curling, femmes Ski alpin.super-G hommes Ski acrobatique, saut, qualifications femmes Longue piste, 1000 m hommes Canada contre Japon 20h Ski acrobatique, sauts, qualifications hommes Curling, hommes Veronika Bauer, Veronica Brenner et Diedra Dionne Patrick Bouchard, Jeremy Wotherspoon, Mike Ireland, Steven Elm Nicolas Fontaine, Andy Capicik et Steve Omischl et Jeff Bean 11h30 15h destination Bobsleigh, bob à deux hommes Courte piste.1000 m hommes, 500 m femmes, relais féminin (prélim.) Curling, femmes Hockey femmes Yannik Morin, Guilio Zardo, Pierre Lueders et un coéquipier à déterminer Marc Gagnon, Mathieu Turcotte, Isabelle Charest et les membres du relais Canada contre Danemark Canada contre Suède Curling hommes Ski alpin super-G féminin Canada contre Norvège Geneviève Simard, Mélanie Turgeon, Sara-Maude Boucher, Anne-Marie Lefranqois Patrice Lauzon et Marie-France Pubreuil Curling, femmes Bobsleigh, bob à deux hommes B3 contre A4 Longue piste, 1000 m femmes Patinage artistique danse originale Hockey, hommes Curling, hommes Hockey, femmes Yannik Morin, Guilio Zardo, Pierre Lueders et un coéquipier à déterminer Catriona Le May Doan, Susan Auch Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon, Shae-Lynn, Bourne et Victor Kraatz Canada contre Qualifié 2 Curling, femmes Ski acrobatique finales sauts femmes Curling, hommes Hockey, hommes Patinage artistique danse programme libre Curling, femmes Canada contre Suisse Veronika Bauer, Veronica Brenner et Diedra Dionne Canada contre Danemark Canada contre République Tchèque Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon, Shae-Lynn Bourne et Victor Kraatz Curling, bris d'égalité Ski de fond, sprints hommes et femmes Hockey, femmes demi-finale Ski acrobatique, finales sauts hommes Ski de fond, sprints hommes et femmes Longue piste, 1500 m hommes Curling, bris d'égalité Hockey, femmes, demi-finale Bobsleigh, bob à deux femmes Patinage artistique, programme court femmes Curling, bris d’égalité Donald Farley, Amanda Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milaine Thériault Nicolas Fontaine, Andy Capicik, Steve Omischl et Jeff Bean Donald Farley, Amanda Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milaine Thériault Philippe Marois, Steven Elm, Dustin Molicki Christina Smith et Paula McKenzie Jennifer Robinson Skeleton, simple hommes et femmes Curling, demi-finales femmes Ski alpin, slalom femmes Hockey, hommes, quarts de finale Ski alpin, slalom femmes Longue piste, femmes 1500 m Hockey, hommes, quarts de finale Curling, demi-finales hommes Hockey, hommes, quarts de finale Courte piste, 1500 m hommes Relais féminin, 1000 m femmes (prélim.) Hockey, hommes, quarts de finale Pascal Richard, Duff Gibson, Melissa Hollingsworth, Michelle Kelly, Jeff Pain a.I Geneviève Simard, Allison Forsyth, Emily Brydon Geneviève Simard, Allison Forsyth, Emily Brydon Cindy Klassen, Cindy Overland f Marc Gagnon, Mathieu Turcotte, Relais masculin, Marie-Ève Drolet.Alanna Kraus Curling, médaille de bronze femmes Ski alpin, slalom géant hommes Jean-Philippe Roy Hockey, femmes, médaille de bronze -À Ski de fond, relais féminin Ski alpin, slalom géant hommes Curling, médaille d'or femmes Hockey, femmes, médaille d'or Patinage artistique, programme libre femmes Amanda Fortier, Jamie Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milaine Thériault Jean-Philippe Roy Jennifer Robinson Curling, médaille de bronze hommes Ski alpin, slalom géant femmes Hockey, hommes, demi-finales Longue piste, 10 000 m masculin Ski alpin, slalom géant femmes Curling, médaille d'or hommes Bobsleigh, Bob à quatre Geneviève Simard, Allison Forsyth, Emily Brydon Dustin Molicki Geneviève Simard, Allison Forsyth, Emily Brydon Pascal Caron, Pierre Lueders et deux autres équipiers à confirmer 18h15 Hockey, hommes, demi-finales Ski de fond, 50 km masculin Ski alpin, slalom hommes Donald Farley Jean-Philippe Roy, Thomas Grandi Hockey, hommes, médaille de bronze Ski alpin, slalom hommes Jean-Philippe Roy, Thomas Grandi Longue piste, 5000 m femmes Bobsleigh, bob à quatre Courte piste, 500m hommes (finales), 1000m femmes (finales), relais masculin (finales) Cindy Klassen Pascal Caron, Pierre Lueders et deux autres équipiers à confirmer Marc Gagnon, Jonathan Guilmette, Marie-Ève Drolet, relais masculin, Alanna Kraus Ski de fond 30 km femmes Hockey, hommes, médaille d’or Amanda Fortier, Sara Renner, Beckie Scott, Milaine Thériault îlHympique www.Radio-Canada.ca^È Toute l'actualité des Jeux et bien plus Horaires Résultats Profil d'athlètes Mise à jour continue i ! I ^ t»(ltc III »t»c SJKEII , f[yiiEK 2102 ill / / LES QUEBECOIS AUX JEUX SARA-MAUDE BOUCHER 10-03-1979 St-Denis-de-Brompton fl «t Oubreuil «•fl Descente 43' 20 + •t Super-G 43' 20 + 1 Combiné - 5-10 ANNE-MARIE LEFRANÇ0IS J$ 08-01-1977 Charlesbourg ’/jA Descente 24' 20+ Super-G - 20+ Combiné - 15-20 JEAN-PHILIPPE ROY 18-02-1979 Ste-Flavie Slalom 21' 1-10 Slalom géant 25' 1-10 Super-G 20+ Combiné 20+ O GENEVIÈVE SIMARD 05-11-1980 Val-Morin Slalom 41' 20+ Slalom géant 21' 20+ Super-G 17' 1-10 Combiné - 1-10 MELANIE TURGEON 21-10-1976 Québec Descente 18' Podium Super-G 20' Podium PASCAL CARON 01-04-1972 Trois-Rivières Bob-à-quatre 11' 1-5 YANNIK MORIN 04-07-1975 Montréal Bob-à-deux 13' MO GUILIO ZARDO 14-07-1980 Montréal Bob-à-deux 2* Podium Bob-à-quatre 11' 1-10 PASCAL RICHARD * + 1 I 27-03-1972 Canmore, AB Individuel 17' 1-10 DONALD FARLEY 04-06-1970 Lorraine 15 km classique 30 km libre PATRICE ARCHETTO 03-12-1972 Couples Montréal 11' 7-10 MARIE-FRANCE DUBREUIL 11-08-1974 Longueuil 6-10 Danse 11' ^PEj?ANABELLE LANGLOIS - 21-07-1981 Hull V ^ Couples 11' 7-10 ____________________________ JACINTHE LARIVIERE 25-07-1981 Princeville Couples 22' 7-10 PATRICE LAUZON 26-11-1975 Danse Longueuil 11' 6-10 DAVID PELLETIER 22-11-1974 Sayabec Couples 1w 1-2 DES OBJECTIFS ELEVES AVEC 47 ATHLÈTES, dans 11 disciplines, le Quebec a encore une lois une forte délégation aux Jeux d'hiver.Noire équipé allie les veterans et "T les recrues, les médaillés et les espoirs les lavons et les negliges.Nous avons demande aux membres de l'equipe d'analy stes de Radio-Canada, diffuseur francophone des Jeux avec RDS de prédire les performances de tous nos athlètes.Ces pronostics vous donnent une idée rie ».e que l'on attend d'eux, bien sûr, mais ils fixent egalement des objectifs qu'aucun de nos champions ne voudra rater.Rendez-vous à la fin îles Jeux pour voir comment nos athlètes — et nos pronostiqueurs — se sont débrouilles.MQ&EXKHS _____________________ Diffuseur francophone des Jeux d'hiver avec le Réseau des sports, Radio-Canada a réuni une équipe de spécialistes pour analyser les différentes compétitions.C'est à eux que nous avons fait appel pour établir notre liste de prédictions.Dans l'ordre, ces spécialistes sont LÉKIUE Peter Duncan (ski alpin), Jean-Paul Baert (bobsleigh et skeleton), Pierre Harvey (ski de fond), Alain Goldberg (patinage artistique), Dominique Laroche (ski acrobatique et surf des neiges), Michel Bergeron (hockey masculin), France Saint-Louis (hockey féminin) et Gaétan Boucher (patinage de vitesse).Discipline—, Nom Je l'athlète Date Je naissance Épreuve - PASCAL CARON p 01-04-1972 Trois-Rivières i Lj Bob-à-deux 10e 10e or Lieu Je résidence Bob-à-quatre 10e 10e PreJiction* * Les prédictions ont été faites par les spéc ialistes (jw analyseront les compétitions à Radio-Canada.Vous en trouverez la liste ci-dessus.Ranc) mondial JEAN-LUC BRASSARD 24-08-1972 Grande-Île Bosses 4' 1-5 £ NICOLAS FONTAINE 05-10-1970 Magog Sauts 6' Podium ISABELLE CHARTRAND 20-04-1978 Anjou Équipe 2' Or STEPHANE ROCHON 15-03-1974 St-Sauveur Bosses 3' Podium DANIELLE GOYETTE 30-01-1966 St-Nazaire Équipe 2' Or MARTIN BRODEUR 16-15-1972 Montréal k Équipe - Or CAROLINE OUELLETTE 25-05-1979 Montréal Équipe 2' Or SIMON GAGNE 29-12-1980 Ste-Foy Équipe TAMMY LEE SHEWCHUK 31-12-1977 Saint-Laurent Équipe 2' Or Or MARIO LEMIEUX 15-10-1965 Montréal Équipe - Or KIM ST-PIERRE 14-12-1978 Châteauguay Équipe 2' Or JASEY-JAY ANDERSON 13-04-1975 Mont-Tremblant Slalom parallèle 14' Podium / t > Vi'ro, BRETT CARPENTIER 03-06-1975 Mont-Tremblant Demi-lune - Podium DANIEL MIGNEAULT 16-02-1978 Québec Demi-lune - 1-10 GUILLAUME MORISSET 03-03-1980 Ste-Foy Demi-lune - 1-8 m JÉROME SYLVESTRE 11-07-1979 Bromont Slalom parallèle 32' 1-10 • | PATRICK BOUCHARD X f ¦ 24-04-1973 Cap-Rouge , /" 500 m 14' 10-15 !> V ' 1000 m 23' 10-20 ÉRIC BRISSON 08-12-1973 Ste-Foy 500 m 21» 10-15 PHILIPPE MARDIS 13-10-1980 Quebec 1500 m - 10-20 - \] ops ¥' PATINAGE DE VITESSE ÉRIC BÉDARD 17-12-1976 Ste-Thède THÉRÈSE BRISSON 05-10-1966 Dollard-des-Ormeaux Équipe 2' Or I ft Relais 5000 m ' Podium ISABELLE I CHAREST 03-01-1971 Montréal 500 m 17' 1-5 1000 m 45' 1-5 1500 m 41' 1-5 Relais 3000m - Podium MARIE-ÈVE DROLET 03-02-1982 Laterrière 500 m - Podium 1000 m 28' Podium 1500m 25' Podium Relais 3000m - Podium MARC GAGNON 24-05-1975 Pointe-aux-Trembles 500m - Podium 1000m 24' Podium 1500m 25' Relais 5000 m Podium Podium AMÉLIE GOULET-NADON 24-01-1983 Montréal 3000 m - 1-5 JONATHAN GUILMETTE JH 18-08-1978 Montréal *71 500m 20' 1-5 1000m 18' 1-5 1500 m 10' 1-5 Relais 5000 m - Podium J/ ,*il JEAN-FRANÇOIS MONETTE 28-10-1978 Montréal Remplaçant ANNIE PERREAULT 28-07-1971 Rock Forest Remplaçante FRANÇOIS-LOUIS TREMBLAY 13-11-1980 Boucherville Relais 5000m Podium MATHIEU TURCOTTE 08-02-1977 Montréal 500m 5' 1-5 1000m 10' 1-5 1500m - 1-5 Relais 5000 m - Podium TANIA VICENT 13-01-1976 Laval Relais 3000 m Podium * Le classement mondial de nos patineurs courte piste est trompeur: ils n'ont pris part qu’à une épreuve de la Coupe du monde Conséquemment, les prédictions de Gaétan Boucher sont approximatives.a/j » rt médailles Courrier aux athlètes Reportages multimédias t pbatique 3 fin^ .'"I Mn.An/ t JENNIFER HEIL La petite bombe albertaine de 18 ans est la meilleure athlete au pays sur les bosses.Une des bonnes chantes de médaille pour le Canada.IE OUEIEC OUI (IGNE SIUEII 0 FÜIIEI 2002 Z* ANDY CAP1C1K Quatrième a Lillehammer en saut, le sportif torontois perd des rangs au classement mondial d'hiver en hiver.\ YER0N1AA BAUER Spécialiste du saut, l'athlete de North York fut médaillée d'or aux championnats du monde en 2001.à A ~ * «La seule chose qui pourrait me décevoir, c'est de ne pas skier comme j'en suis capable» Un dernier grand rendez-vous pour Stéphane Rochon Photo BERNARD BRAULT, La Presse © « J'espère seulement que les efforts de la dernière année vont être payants.Parce que j'y ai mis tout mon coeur et, surtout, mon âme », dit Stéphane Rochon.F # ÆÊËÊBÊÊBS SIMON DROUIN La Presse Stéphane Rochon a déjà une bonne idée de ce qui l'attend à Salt Lake City.Aux Jeux olympiques de Nagano, il y a quatre ans, le skieur acrobatique a goûté pour la première fois à la kermesse olympique.La proximité des vedettes, la chaleur des projecteurs et les attentes élevées ne lui avaient pas souri.Pressenti pour un podium comme son coéquipier Jean-Luc Brassard, Rochon s'est écroulé en finale et a terminé huitième.À ses deuxièmes et derniers Jeux, l'athlète de Saint-Hyppolite, dans les Laurentides, souhaite conjurer le mauvais sort.« À Nagano, j'ai été très très distrait par l'ampleur de l'événement, raconte Rochon quatre ans plus tard.Je marchais à côté de Jean-Luc, qui portait le drapeau.À la cafétéria du village, je côtoyais de grandes vedettes comme Alberto Tomba, Heidi Zurbriggen ou Martin Brodeur.Il n'y pas de mot pour décrire (,a ; c'est impressionnant, l'énergie qu'il y a là.Tu oublies i "element que tu mérites d'être là.» À 27 ans, quatre titres de vice-champion du circuit de la Coupe du monde (simple ou parallèle) plus tard.Rochon sait maintenant qu'il mérite pleinement sa place parmi l'élite mondiale en bosses.« Je ne me mets plus autant de pression.Je suis un vétéran et je n'ai plus besoin de prouver quoi que ce soit aux autres.La pression, c'est moi qui me l'impose.À Salt Lake City, j'aimerais beaucoup monter sur le podium, c'est ce que je vise.Mais la seule chose qui pourrait me décevoir, c'est de ne pas skier comme j'en suis capable.» Pour éviter les déceptions.Rochon a mis toute la gomme l'été dernier.Il a donc mis sur la glace sa passion des sports nautiques pour se consacrer presque exclusivement à son métier, le ski acrobatique.« En général, je fais 350 heures de wakeboard et de ski nautique durant l'été, ce qui est énorme.L'éte dernier, si j'en ai fait 70 heures, c'est beau », illustre celui qui a tout de même trouvé le temps d'animer Sharks H 2 O, une émission consacrée aux sports nautiques diffusée sur RDS.L'agente de Rochon, Lyne Essiambre, confirme le changement d'attitude de son protégé, qu'elle connaît depuis une bonne dizaine d'années : « On peut dire que Stéphane s'est vraiment pris en charge cette année.Avant, il avait peut-être plus le style méditerranéen, très smooth, la Riviera, les bateaux, les pilonnes ! » s'esclaffe-t-elle.« C'est un choix que j'ai fait en fonction des Jeux olympiques, explique le skieur, qui a fait ses premières armes sur les pentes du mont Saint-Sauveur.Mis à part les championnats du monde de l'an prochain, c'est mon dernier grand rendez-vous.J'aurai alors 29 ans, et «,a va être assez pour moi ! » Ainsi, au lieu de virevolter sur les lacs du Québec, Rochon s'est employé à perfectionner son style sur la neige.Avant les JO, il aura complété pas moins de neuf stages d'entraîne- ment, dont un pendant les Fêtes, qui n'était pas prévu à l'horaire.« Même si je connais le meilleur début de saison de ma carrière (NDLR : trois podiums lors des trois premières courses), je sens que je suis en retard au niveau de mon style, dit-il.Je regarde Jean-Luc, les Finlandais et plusieurs jeunes Américains : s'ils réussissent une descente parfaite, je ne serai pas dans le décor.U faut que je travaille.» Autre amélioration dans sa préparation : l'embauche d'un entraîneur personnel, l'Américain Steve Desovich, qui dirige les « bosseurs » de l'équipe australienne.« Je le connais bien.Il était avec nous jusqu'en 1998.Il complète le travail de Dominick (Gauthier, entraîneur-chef de l'équipe nationale) et ça me donne un atout de plus.» Mardi prochain.Rochon s'élancera donc sur la piste de Deer Valley avec le sentiment de n'avoir rien laissé au hasard.ou le moins possible ! Et peu importe le résultat, le sympathique skieur aura l'âme en paix.Il sait en effet qu'un emploi l'attend au terme de sa carrière, gracieuseté de son nouveau commanditaire principal, la station de ski La Réserve, rouverte cette saison après une fermeture de 10 ans.Au cours des deux prochaines années, Rochon sera le porte-parole de la station de Saint-Donat, et une piste qui sera FICHE PERSONNELLE.Nom : Stéphane Rochon Taille : 1 m 70 Poids : 75 kg Date de naissance : 15-03-74 Lieu de naissance : Laval Lieu de résidence : Saint-Hyppolite (Laurentides) Entraîneurs : Dominick Gauthier et Steve Desovich RÉSULTATS MARQUANTS > 2001-2002 : Coupe du monde de Steamboat (Colorado) : premier (simple) Coupe du monde de Tignes (France) : deuxième (simple) > 2000-2001 : Championnats du monde à Blackcomb (Colombie-Britannique) : troisième (simple) > Coupe du monde : sixième (simple) au classement cumulatif > 1999-2000 : Coupe du monde : deuxième (duel) au classement cumulatif > 1997-1998 : Jeux olympiques de Nagano : huitième > 1996-1997 : Coupe du monde : deuxième (simple) au classement cumulatif > 1995-1996 : Coupes du monde de Breckenridge (Colorado), Tremblant et Hundfjàllet (Suède) : premier (simple) inaugurée l'hiver prochain portera son nom.Le principal intéressé en a même dessiné le tracé.« C'est incroyable que j'aie mérité cet honneur ! » s'exclame-t-il.Mais le skieur se réjouit surtout de l'occasion unique que lui offre le propriétaire Hervé Gueymard : l'ouverture d'un centre nautique au lac Ouareau, situé tout près de la montagne.« Il m'assure la possibilité de me lancer en affaires dans un domaine que j'adore.Je n’ai plus besoin de réfléchir à mon avenir.Je suis très chanceux.Le choix d’une nouvelle carrière est souvent très dur pour un athlète amateur.» Stéphane Rochon est monté à 26 reprises sur le podium en Coupe du monde — une fois de plus que son idole de jeunesse, le Français Éric Berthon.Il souhaite maintenant accrocher une médaille olympique à son tableau de chasse.« J'espère seulement que les efforts de la dernière année vont être payants.Parce que j’y ai mis tout mon coeur et, surtout, mon âme.» Souvenirs olympiques « Les Jeux de Calgary, en 1988, représentent mes plus vieux souvenirs olympiques.Je trouvais ça impressionnant.La compétition de bosses, une épreuve en démonstration, se déroulait sur la piste d'atterrissage du tremplin de saut à ski de 90 mètres.» Jean-Luc Brassard veut s'envoler en beauté FRANÇOIS GAGNON Le Soleil Mardi, cinq minutes avant de prendre place dans le portillon de départ au haut de la piste abrupte et accidentée où se distinguera le meilleur skieur de bosses au monde, Jean-Luc Brassard aura la «chienne».C'est lui qui le dit.Il aura la trouille parce que les souvenirs malheureux des quatre dernières années se bousculeront sous sa tuque.Des souvenirs malheureux reliés à l'enfer des Jeux olympiques de Nagano, où il s'est embourbe dans une polémique politico-sportive qui lui a fait perdre tous ses moyens une fois en piste.Des souvenirs malheureux reliés à une fluctuation à la baisse de ses performances en Coupe du monde.Des souvenirs malheureux reliés à une blessure au genou, dont il s'est sorti grâce à une greffe minutieuse d'un ligament artificiel suivie d'une longue convalescence.S'il admet candidement qu'il aura la trouille, Jean-Luc Brassard s'empresse d'ajouter qu'il a bien hâte de sentir cette crainte grimper en lui.Il a hâte parce que, une fois le décompte termine, il s'élancera vers le bas de la piste pour savourer, peut-être une dernière fois, la frénésie des Jeux olympiques.Cette frénésie qu'il a adorée à Albertville et à Lillehammer, où il s’est couvert d'or., 1 « C'est extraordinaire, les Jeux », lance sans retenue Jean-Luc Brassard lorsqu'on lui demande ce que représente la plus grosse competition sportive au monde.Mais qu'on se le dise: en dépit de tout ce qui lui est arrive au fil des quatre dernières années, le skieur de Grande-Île ne débarquera pas à Salt Lake City avec la simple intention d'y tenir un rôle de figurant ni de prouver que la médecine a réalise un miracle en lui permettant de passer d'une table d'opération à un parcours olympique.Que non! «Si j'avais voulu me rendre à Salt Lake comme figurant, j'fliirais accepte un rôle d'analyste à la television.Et ça, il n'en était pas question.Je sais que je reviens de loin.Je sais que je suis maintenant dans le groupe des négligés, mais je sais aussi que je suis en mesure de performer », declare Brassard sur un ton ferme.Pour reconquérir le coeur des juges qui le vénéraient il y a huit ans, Jean-Luc Brassard s'accrochera à ce qu'il sait faire de mieux: skier.«En raison de ma blessure, le temps a manque pour que je puisse mettre au point de nouveaux sauts.Je peaufine donc les sauts de mon répertoire et je me concentre surtout à être parfait en technique.Mon touche ski-neige est très bon cet hiver et, comme la technique compte pour 50°o de la note — l'autre 50°i.étant partage egalement entre les sauts et le chrono —je mise sur ça pour obtenir le meilleur résultat passible.» Photothèque PC Jean-Luc Brassard Et ce résultat, pourrait-il se concrétiser par un retour sur la plus haute marche du podium?«J'ai déjà gagne et je sais ce que ça prend pour gagner.Mais cette année, je n'annonce pas mes couleurs.Je ne parle pas de médaillé ou de podium.À Nagano, les gens avaient des grosses attentes.L'or de Lillehammer, mes trois championnats du monde, mes 43 podiums m'avaient placé en avant-scène.J'ai profite de l'euphorie de la eloire pour deux vies entières.Mais en même temps, j'ai commencé à penser aux attentes des gens, au fait que c'était devenu normal pour moi de gagner.Cette année, je suis vo- -lontairement resté loin des feux de la rampe pour pouvoir débarquer à Salt Lake City avec une seule chose en tête: bien skier, skier pour me faire plaisir.Et si je skie comme je sais que je suis capable de le faire, je serai satisfait.Fier.Heureux.» S'il skie comme il en est capable, Jean-Luc Brassard pourra, à l'âge avancé de 29 ans, effacer à jamais les souvenirs noirs de Nagano.Peut-être pas dans l'histoire, mais au moins dans son coeur et dans sa tête.«Tout ce qui a entouré Nagano a été négatif.Sans le savoir, surtout sans le vouloir, je me retrouvais au milieu d'un conflit politique à l'Assemblée nationale et au Parlement d'Ottawa.La moitié du pays m'aimait pour les mauvaises raisons.L'autre moitié me détestait pour des raisons aussi mauvaises.Je me sentais traqué.Au centre de tout ça, je n'ai pas été en mesure de faire le vide.J'ai perdu les pédales.J’ai su longtemps avant ma course que ça ne fonctionnerait pas.Car ça ne pouvait pas fonctionner: je suis un gars émotif, pas un robot.Je ne pensais donc plus à moi, je ne pensais plus au ski, mais à tout ce qui se passait autour de moi.Et il est arrivé ce qui est arrivé.C'est pour cette raison que j'aborde Salt Lake dans l'ombre, avec un objectif simple: bien skier, savourer tout ce qu'il y aura à savourer afin de terminer ma carrière en beauté.» HMIt 87 IE OUEIfC OUI (i(UE S(MEII » FEUIIEI 20UE Ski acrobatique r2l JEfF BEAN Ce jeune homme d'Otiawa s'esi qualifie in extremis pour les Jeux en terminant deuxième, à la mi-janvier, lors d'une competition au mont Tremblant.L VERONICA BRENNER L'Ontarienne, spécialiste du saut, est sur une lancee avec une victoire au mont Tremblant et une médaillé de bronze à Lake Placid.13 IAMI BRADLEY À 11 ans.elle est la doyenne de l'equipe nationale.Elle est mariée au sauteur Andy Capicik.« Je n'y vais pas pour une médaille Nicolas Fontaine ne se considère pas comme le favori cette fois » GILLES BOURCIER La Presse De tous les skieurs acrobatiques que compte l'équipe canadienne olympique, Nicolas Fontaine est probablement la valeur la plus sûre à l'heure actuelle.Avec les bosseurs Stéphane Rochon et Jean-Luc Brassard.Cependant, Fontaine n'en est pas convaincu.Multiple champion de la Coupe du monde (de 1997 à 2000), champion du monde (1997) et grand champion de la Coupe du monde (1999), le vétéran sauteur de Magog a appris trois choses depuis sa déconvenue des Jeux de Nagano, en 1998 : ne pas penser à la victoire, ne pas croire qu'il est le meilleur et toujours être en confiance.L'athlète de 31 ans s'est rendu compte de ses limites à Nagano, alors que l'année précédente, tout lui souriait.« Je m'en allais vers la victoire, rien de moins », se rappelle-t-il.Mais son rêve s'est effondré.« J'ai comme laissé tomber après mon premier saut, qui me plaçait troisième ; tout le monde a baissé les bras autour de moi, pensant que je n'y arriverais pas.» On connaît la suite, il a terminé lO'.Une vive déception.Cet automne, à l'entraînement de Fortress (Alberta), il a aussi réalisé que les jeunes sont devenus des hommes, des sauteurs accomplis.« J'ai réalisé que j'étais mieux de ne-pas les regarder s'entraîner.Steve Omischl surtout, parce que ç'a avait une mauvaise influence sur mon moral.» Les temps ont changé.Si Fontaine est encore un des meilleurs, il se dit moins bon parce que les autres l'ont rattrapé.Fini donc le temps où il était roi des sauts à haut degré de difficulté.Ça ne suffit plus.« Cette fois, je ne me vois pas comme le l| favori, dit-il en parlant de Salt Lake City.Je » sais que je peux gagner, oui, mais le monde est certain que ce sera moi le gagnant.Moi, r je ne le pense pas.« Ma technique a vieilli.Il y a deux ans, | j’ai décidé de la modifier, poursuit celui qui I a récemment retrouvé son aplomb avec une j victoire à Tremblant.Jusque-là, nous (le ' Québec Air Force), on sautait pour s'éclater ; faire le plus gros saut était notre /mm, on ne i tenait pas compte de la forme (l'exécution, dans les airs).J'ai donc dû cesser de rouler * des bras en abordant le tremplin, j'ai tra-; vaillé ça comme un malade depuis deux ans.' Tellement qu'à un moment donné je ne voulais plus sauter, ça ne marchait pas, je n'avais plus confiance.» Depuis le début de la saison.Fontaine ob-I serve son coéquipier Omischl, 23 ans, de North Bay.Il l'a vu faire le même saut des [ dizaines et des dizaines de fois sur une î rampe d'eau, avec un sérieux qui le décon-1 certe.Il se demande même comment il va 'Ni, m ttnx isit ge * Èt Wfl p Photo BERNARD BRAULT, La Presse ' Nicolas Fontaine ira à Salt Lake City avec un certain détachement.« Si je ne qaqne pas, je ne serai pas plus malheureux le lendemain, même que je m'en fous un peu.» pouvoir le battre à Salt Lake City tellement l'Ontarien est parfait dans son exécution.« Là, j'ai dit a tout le monde, même a mon ami Pierre Beauchamp, de cesser de me dire que je suis le meilleur, insiste le porte-cou leurs île Postes Canada, le sais exactement ou j'en sms.comment je me sens, je n ai pas besoin d'une pression additionnelle.Je con nais l'ampleur de la tâche qui m'attend.» Lu l'absence d'un psychologue à Nagano.Fontaine a été mal conseille..» Au rendez-vous de février.Fontaine retrouvera les même sauteurs qu'a Nagano.Il sait que l'homme a battre sera encore l'Américain Fric Bergoust, médaille d'or en 1998, mais il dit aussi craindre le Biélorusse Dmitri Dashinski et, à un degre moindre, Alexei Gricbin et le Tchèque Aies Valenta. 2001 : Championnats du monde : troisième au total ; > 1998 : Jeux olympiques de Nagano : premier (relais) ; > 1994 : Jeux olympiques de Lillehammer, troisième (500 m) ; > De 1993 à 2001 : Quatre fois champion du monde et deux fois vice-champion.SIMON DROUIN La Presse Des patins aux longues lames, un petit anneau de II 1,12 mètres, quatre athlètes qui filent a [très de 50 km/h : le patinage de vitesse courte piste, inscrit officiellement au programme des Jeux olympiques depuis 1992, est un sport où tout, mais vraiment tout, peut arriver.Parlez-en à Marc Gagnon, qui a gagné sa première médaille olympique.sans même participer à la finale ! En 1994, a Lillehammer, Gagnon, pourtant champion du monde en titre, ne faisait pas partie des quatre finalistes de l'épreuve de 500 metres.Le patineur à la longue tignasse avait dû se contenter d'encourager son coéquipier Derrick Campbell.Ce dernier menait la course avant d'être entraîné dans une chute par le Britannique Nicholas Gooch.Pendant que le Coréen Kim Ki-hoon se sauvait avec la victoire, Gooch s'était relevé pour franchir le fil au deuxième rang.Mais 20 minutes plus tard, les officiels disqualifiaient le Britannique.Selon to- te vraisemblance, Campbell devait mettre la main sur le bronze.Mais le Canadien avait omis de compléter son dernier tour de piste.La dernière médaille a donc été remise au vainqueur de la finale consolation, Marc Gagnon ! Bref, les quatre soirées de patinage de vitesse courte piste qui seront présentées au Ice Center de Salt Lake City promettent d’être fertiles en rebondissements.Seul membre de l'équipe canadienne inscrit aux quatre épreuves (500 m, 1000 m, 1500 m et relais 5000 m), Gagnon, 26 ans, devrait en être l'un des acteurs principaux.Quelques semaines avant le grand départ, le patineur originaire de Chicoutimi débordait de confiance.« Je m'en vais à Salt Lake pour obtenir un podium dans chaque distance, affirme le quadruple champion du monde.Je ne m'en vais pas là pour finir huitième au 500 mètres.Sinon, j'aurais laissé ma place à quelqu'un d’autre.» Ce n'est pas un hasard si Gagnon prend le 500 mètres en exemple.Loin d'être reconnu pour ses départs, il a causé une certaine surprise en s'imposant devant les explosifs Éric Bédard, médaillé olympique de la distance, et François-Louis Tremblay lors des sélections olympiques canadiennes, disputées en novembre dernier en Colombie-Britannique.Il faut croire que le repos de près d'un an que s'est accordé Gagnon après les Jeux olympiques de Nagano, en 1998, a été salutaire.Médaillé d'or au relais, il était toutefois déçu de ses performances dans les épreuves individuelles (quatrième au 500 m et 161' au 1000 m) : « Après un mois d’arrêt, je me suis rendu compte que j’étais tout simplement fatigué mentalement.Ça faisait environ 19 ans que je patinais.Quelqu'un qui fait le même métier pendant 20 ans va être tanné lui aussi.J'aimais ça encore, mais 25 % du temps, je voyais les séances d'entraînement comme une obligation.Maintenant, c'est rare que ça ne me tente pas de m'entraîner.En même temps, j'ai été chanceux que ça aille si bien.J'étais conscient que je prenais un risque.La plupart des patineurs qui sont revenus après un arrêt n'ont jamais retrouvé leur niveau.» Le retour fulgurant de Gagnon n'a pas vraiment surpris l'entraîneur-chef de l'équipe nationale, Guy Thibault.« Quand il m'a parlé de prendre du repos, je l’ai encouragé à le faire.C'était la bonne décision dans son cas.Il avait besoin d'un break mental.Je lui ai dit de venir patiner quand ça le tenterait.Il n’y a pas eu beaucoup de matins où je ne l’ai pas vu sur la patinoire ! Physiquement, donc, il n'a pas vraiment arrêté un an.Il fallait qu'il retrouve le plaisir de participer à des courses.» Loin du stress des compétitions, Gagnon a rebâti sa confiance et a appris à mieux gérer cette nervosité qui l'épuisait.« J'ai toujours eu une peur énorme de me faire confiance, raconte le longiligne athlète de 6'1.Mais j'ai gagné en maturité depuis 1998.Mon entraîneuse personnelle (son ex-coéquipière Sylvie Daigle) m'a beaucoup aidé à changer mon approche des courses.Je veux toujours gagner à tout prix, mais je m'en fais moins.Je sais maintenant qu'il y a autre chose à l'extérieur du patin.» Des choses qui le passionnent, comme la moto, l'informatique et la menuiserie.Mais pas question pour autant de d'accrocher ses lames au terme des Jeux de Salt Lake City.« Je pourrais continuer encore quatre ans, mais une chose est certaine : je serai là l'an prochain.Parce que sur une glace, je m'amuse sur un méchant temps ! » «Je pense sincèrement que mon rêve a des chances de se réaliser» Isabelle Charest en est à ses derniers Jeux « Ça va me faire quelque chose de ne pas être sur la glace pour le 500 m » Éric Bédard ne fera que le relais MICHEL TASSÉ La Voix Je l'Est ^ 31 ans, Isabelle Charest s'ap-  prête à participer à ses troisièmes Jeux d'hiver.Et une chose est claire: il s'agira des derniers.Après avoir pris une année sabbatique en 2000-2001 afin de se consacrer à ses études en nutrition, Isabelle a effectue un beau retour cette saison.Un retour que la patineuse de vitesse sur courte piste rêve de clore avec la conquête de deux médailles à Salt Lake City.« Je vais être l'athlète la plus heureuse au monde si on remporte l'or au relais et si je gagne une médaillé.qu'importe la couleur, au 500 mètres, dit la première femme à avoir bouclé cette distance en moins de 45 secondes.J'ai confiance en notre équipe, j'ai confiance en moi et je pense sincèrement que mon rêve a des chances de se réaliser.» Isabelle Charest, qui est née à Rimouski, mais qui partage aujourd'hui son temps entre Montréal et Cowansville, dans les Cantons-de-l'Est, était membre de l'équipe de relais qui a enlevé l'argent à Lillehammer en 1994 et de celle qui a touché le bronze à Nagano en 1998.Mais Lillehammer et Nagano ont également été sources de frustration pour Isabelle.On se souviendra qu'en Norvège, elle avait été disqualifiée en demi-finale pour obstruction et que, au Japon, une chute en finale avait laissé la voie libre pour à Annie Perreault, qui devait monter sur la plus haute marche du podium.« Je ne sais combien de fois j'ai revu les images de la chute que j'ai faite à Nagano.Je détenais le record du monde au 500 mètres et, en plus, je venais juste d'établir un nouveau record olympique (44,991 secondes) en préliminaire sur cette distance.Ç'a fait mal, ça a fait très mal, mais j'ai fini par comprendre que ça ne donnait rien de me torturer l'esprit avec ça.» Mais si Isabelle est revenue à la competition, ce n'est pas pour boucler la boucle ou pour remporter cette médaille qui lui a échappé deux fois.« Je suis revenue d'abord et avant tout parce que la vie d'athlète me manquait.Je m'ennuyais de l'entraînement et delà competition.C'est fou.mais il y a même un côté Vfun à avoir mal partout après avoir donné son maximum sur la glace.Mais je ne-demande pas aux gens de comprendre.» Pas question de s'accrocher Les Jeux de Salt Lake City s'inscrivent donc comme les derniers de la magnifique carrière d'Isabelle Charest.Le temps sera bientôt venu de laisser la place aux autres, une fois pour toutes.« Je vis très, très bien avec ma décision, dit-elle.La dernière chose que je voudrais, vous savez, c'est m'accrocher comme trop d'athlètes le font.Je sais de quoi ma vie sera faite après ma carrière et je sais que je vais continuer à avancer comme personne et comme femme.Je suis prête à aller de l'avant, à passer à autre chose.» Et passer à autre chose, pour Isabelle, ça veut dire fonder une famille avec Steve Charbonneau, son footballeur de mari, qui ira d'ailleurs l'encourager à Salt Lake City.« C'est un vieux rêve, une chose à laquelle on veut s'attaquer très rapidement.Steve et moi adorons les enfants.J'imagine qu'il n'y a pas grand-chose de plus beau que de donner la vie.J'ai hâte.» STÉPHAN FRAPPIER Le Nouvelliste Quatre ans après avoir rem-porté deux médailles aux Jeux olympiques de Nagano, le patineur de vitesse Éric Bédard ne pourra rééditer son exploit lors des prochains Jeux olympiques d'hiver.Ayant connu des essais olympiques désastreux à la fin du mois de novembre dernier, l'athlète originaire de Sainte-Thècle ne fera que les épreuves de relais à Salt Lake City.Toute une déception pour celui qui représentait bel espoir de médaille au 500 mètres.En fait.Éric Bédard s'est fait jouer le tour qu'il a lui-même joue à d'autres patineurs il y a plus de quatre ans.Presque inconnu à l'époque, il avait délogé des vétérans de l’équipe nationale pour finalement gagner deux médailles à Nagano : le bronze au 1000 mètres et l'or au relais.« Ça va me faire quelque chose de ne pas être sur la glace pour le 500 m, explique Éric Bedard.C’est ma spécialité et je crois encore qu'il n'y a pas beaucoup de gars qui peuvent me battre sur cette distance.» Ironie du sort, deux semaines après les essais canadiens.Éric Bédard remettait les pendules à l'heure en prenant le premier rang à la Coupe du monde présentée à Amsterdam.« Aux essais, j'ai eu des problèmes avec le système qui relie les lames à mes patins, dit le patineur de 25 ans.Mais ça m'a fait du bien de gagner à Amsterdam.Mon objectif, c'est d'aller chercher l'or aux Jeux.» Du bout des lèvres.Éric Bédard remet cependant en question le système de sélection appliqué par les dirigeants de l'association canadienne.« On est le seul pays où un champion du monde n'est pas sûr de défendre son titre l'année suivante, s’exclame-t-il.Tout se passe aux essais canadiens.Selon moi, les dirigeants de la fédération devraient considérer un peu plus l'expérience des patineurs et leur constance durant toute l'année.Mais bon, c'est comme ça.J'ai connu une seule mauvaise compétition au cours de la saison.au mauvais moment ! » y l VIVEZ SALT LAKE 2002 ARTICLES RÉSULTATS EN DIRECT TABLEAU DES MÉDAILLES LIEUX DES COMPÉTITIONS GALERIES DE PHOTOS ET PLUS ENCORE.f K EN TEMPS REEL >’Cï CHAQUE MINUTE COMPTE wwv*.cvberpresse.ca/$altlake2002 cyberpresse.ca 15 Ü #üE,tLl)*±8‘6',t S4l,Etl ’ Patinage de vitesse courte piste JLÀN-FRANÇQIS MONETTE Substitut au sein île l'équipe nationale olympique.H participera au relais si un des membres réguliers se blesse.AMELIE GOULEHADON Cadette de l'equipe (elle vient d’avoir l4! ans) A me lie s'est qualifiée dans l'epreuve individuelle de 'OOOm.Comme Marie-Ève Drolet, elle sera encore à surveiller dans quatre ans à Turin.«Tant mieux si j'obtiens un podium, j'en suis capable» La Saguenéenne Marie-Ève Drolet s'en va à Salt Lake City pour «s'amuser» GILLES BOURCIER La Presse Deux paliers d'intervention, deux sons de cloche.L'athlète vous a raconte son experience simplement et voilà que l'entraineur s'amène et décortiqué, analyse et vous trace un portrait différent, plus précis.Vrai qu’elle n'a que 19 ans, la patineuse de vitesse Marie-Ève Drolet, et qu'elle s'exprime comme une fille de son âge.Étonnant en revanche que Guy Thibault la connaisse aussi bien, lui qui vient de la découvrir et qui ne l'a pas vraiment eue sous ses ordres encore.Et on est à la veille des Jeux de Salt Lake City.Vous vous souvenez sûrement de Drolet, ce brin de fille de Chicoutimi qui préfère les études et la famille a la courte piste, bien qu'elle ait en poche deux titres mondiaux juniors.Cette gosse aux « petites cuisses » qui a tout raté des compétitions internationales des deux derniers mois parce qu'elle était en examen.Made in Chicoutimi, disions-nous.« Je suis inquiet, oui et non dira Thibault, de l'absence de sa spécialiste au 1000 et du 1500 mètres aux récentes epreuves internationales.Certains patineurs ont besoin de ce contact international pour se maintenir, Ma-rie-Ève non : elle marche à fond quand elle est là, cherche constamment à doubler tout le inonde.Elle s'est illustrée lors de la selection olympique, somme toute, elle a fait comme aux deux championnats du monde qu'elle a gagnés.Donc, elle n'est pas handicapée du fait d'être restée à la maison.C'est d'ailleurs pour ça que je lui ai permis de rester à Chicoutimi.» Drolet a récemment quitté son entraîneur local Éric Jacques et ses copains d'entraînement du Saguenay et pour joindre les « grandes », notamment ses coéquipières Annie Perreault, Isabelle Charest, Amélie Goulet-Nadon, Alanna Kraus et Tania Vicent, à Cal-gary, pour se mettre dans l'esprit des Jeux.
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