Le nouvelliste, 9 février 2002, Cahier 5
FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC Affiche on ¦ cœur! Février Mois du coeur FONDATION DIS MAI ADIES DU C OCUR DU QUEBEC Les facteurs de risque des maladies du cœur Toutes les 27 minutes, quelqu'un meurt d'une maladie du cœur ! Après tant de campagnes de sensibilisation et de prévention, est-il encore besoin de présenter les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires ?L'importance de leurs ravages constitue une réponse éloquente à cette question.Les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) demeurent la première cause de décès au Québec.Chaque année, plus de 19 000 personnes meurent d'une maladie cardiovasculaire ; c'est plus d'un décès sur trois.Toutes les 27 minutes, quelqu'un meurt d'une maladie du cœur! ertains facteurs sont hors de notre contrôle, comme l'âge, le sexe et l'hérédité.Nous pouvons cependant agir sur d'autres, tels que le tabagisme, l'obésité, la sédentarité, l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie et le diabète.Facteurs qui ont souvent tendance à se conjuguer pour devenir encore plus dévastateurs.Le tabagisme Fumer augmente jusqu'à quatre fois le risque de maladies cardiovasculaires et d'AVC.L'exposition à la fumée secondaire, fumée que nous respirons quand nous sommes en présence de personnes qui fument, augmente également le risque.Les taux de maladies cardiovasculaires sont de 70 % plus élevés chez les fumeurs et ceux-ci courent trois fois plus de risques de subir un AVC que les non-fumeurs.En cessant de fumer et en évitant de s'exposer à la fumée secondaire, le risque diminue immédiatement.Pour réussir, il convient de mettre toutes les chances de son côté en consultant un médecin sur les méthodes pour arrêter de fumer, en demandant l'appui de ses proches ou en joignant un groupe de soutien ; en modifiant sa routine ; en buvant de grandes quantités d'eau ; en trouvant des trucs pour lutter contre l'envie de fumer ; en se tenant les mains occupées et en éliminant la fumée de son environnement.Février Mois du cœur À toutes les 27 minutes, quelqu'un, quelque part au Québec, meurt d'une maladie du cœur.La Fondation des maladies du coeur du Québec est le seul organisme en santé du cœur qui intervient à la fois en recherche et en prévention / promotion de la santé dans toutes les régions du Québec.Pour une deuxième année consécutive, nous vous invitons à afficher votre cœur au cours du mois de février en donnant généreusement.Faites parvenir votre don à l'adresse suivante : Campagne « Affiche ton coeur » Fondation des maladies du cœur du Québec 1434, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 500 Montréal (Québec) H3G 1R4 ou en téléphonant au 1 888 473-4636 ¦ONDATW4 CCS MALVm | ; DUCOtUR j ! nuQufMC j Merci de votre générosité! N'hésitez pas à vous procurer notre épinçlette * Le cœur de février • que vous retrouverez dans différents points de vente et chez nos partenaires : les pharmacies Essaim, les centres Énergie Cardio et les librairies Renaud Bray L'embonpoint ou l'obesité Les gens qui affichent un excès de poids courent un risque plus grand de faire de l'hypertension artérielle et du diabète, le poids supplémentaire augmentant la charge de travail de leur cœur.Santé Canada a établi une grille des poids santé pour les adultes fondée sur l'indice de masse corporelle (IMC), calculé en divisant le poids de la personne en kilogrammes par sa taille en mètres carrés.Un IMC supérieur à 27 indique un excédent de poids.Un régime alimentaire équilibré et un mode de vie actif permettent d'atteindre et de maintenir un poids santé.L'atteinte d'un poids santé constitue un engagement à long terme, il faut donc perdre du poids progressivement et éviter les diètes « miracles ».L'alimentation idéale devrait contenir plus de fruits et légumes, plus de glucides complexes (pâtes alimentaires et riz), plus de fibres alimentaires (pains et céréales à grains entiers) et moins de matières grasses.Pour ce faire, il importe d'éviter les aliments frits, de boire beaucoup d'eau, de réduire ses portions en limitant les viandes au quart de l'assiette, de faire de l'activité physique et d'opter pour des collations santé.La sédentarité Les personnes sédentaires, soit la majorité des Québécois, courent deux fois plus de risques de souffrir de maladies cardiovasculaires et d'AVC que les gens actifs.La sédentarité physique augmente le risque d'embonpoint et contribue au développement du diabète et de l'hypertension artérielle.Selon le D Alain Vanasse, médecin et spécialiste en santé publique, et président du comité prévention/promotion de la santé à la Fondation des maladies du cœur du Québec, il suffit de passer de la sédentarité complète à un peu d'activités pour obtenir des gains appréciables sur sa santé.Idéalement, on conseille une demi-heure d'exercice chaque jour en une seule fois ou par périodes accumulées.Pour y parvenir, il convient de choisir des activités agréables, de maintenir la motivation en se joignant à un groupe et, surtout, de ne pas surestimer ses capacités (il faut toujours être en mesure de parler durant une activité).L'hypertension artérielle Une tension artérielle élevée (hypertension artérielle) est une tension systolique supérieure à 140 et une tension diastolique supérieure à 90 (plus de 140/90).L'hypertension artérielle endommage les vaisseaux sanguins et favorise l'accumulation de plaques graisseuses sur les parois des artères.En demandant au cœur un effort supplémentaire, elle finit par l'affaiblir.L'hypertension artérielle peut faire doubler les risques de souffrir d'un AVC et tripler ceux de subir une crise cardiaque.Les adultes devraient faire vérifier leur tension artérielle régulièrement par un professionnel de la santé, surtout si l'hypertension artérielle est fréquente dans leur famille, puisque cette dernière n'a aucun symptôme.On estime qu'environ le tiers des personnes qui souffrent d'hypertension ne se doutent pas de leur condition.Pour atteindre une tension normale, il est recommandé de cesser de fumer ; d'atteindre et maintenir un poids santé ; de faire de l'activité physique régulièrement, de se détendre, de réduire sa consommation d'alcool au minimum et d'éviter le sel. Le samedi 9 février 2002 Des ennemis connus et redoutables FONDATION Dis MAI Af>11S DK ( 04 UK IHJ QUfBtl Le cholesterol L'hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol dans le sang, soit plus de 5,2 mmol/L) représente un facteur de risque qui prédispose à l'athérosclérose.Lorsqu'il y a trop de cholestérol dans le sang, l'excédent peut se déposer sur la paroi interne des vaisseaux sanguins et provoquer une obstruction pouvant conduire à la crise cardiaque et à l'AVC.Le cholestérol HDL est qualifié de « bon » cholestérol parce qu'il contribue à déloger le « mauvais » cholestérol LDL des parois des vaisseaux sanguins.Dès l'enfance et l'adolescence, le dépôt de cholestérol peut commencer à s'accumuler dans les artères.On peut réduire son taux de cholestérol en diminuant sa consommation de matières grasses, particulièrement les gras saturés, en consommant plus de céréales, de fruits et de légumes, en évitant les fritures, en prenant certains repas sans viande, en mangeant moins d'œufs en cessant de fumer et en faisant de l'activité physique régulièrement.Le diabète Le taux de mortalité attribuable aux cardiopathies (hypertension, AVC, etc.) est plus élevé chez les diabétiques.Par exemple, le diabète peut doubler et même tripler les risques de maladie coronarienne et peut multiplier par sept les risques de crise cardiaque chez la femme.Le diabète est causé par une incapacité de l'organisme à traiter les sucres.Il existe un diabète « juvénile » (type 1), qui se manifeste dès l'enfance et qui doit être traité au moyen de l'insuline, et un diabète « adulte » (type 2), qui apparaît plus tard et qui peut être contrôlé grâce à un regime alimentaire équilibré et à une perte de poids.En somme, les méthodes pour contrôler le diabète s'apparentent à celles qui visent à contrer l'obésité.D'autres facteurs, tels que le stress - même si la nature de sa relation avec les maladies cardiovasculaiees et les AVC n'est pas clairement établie et la consommation excessive d'alcool peuvent venir s'ajouter à cette liste.Il ne faut toutefois jamais perdre de vue qu'il est possible d'exercer une influence positive sur les facteurs de risque en identifiant d'abord ceux auxquels nous sommes exposés, en suivant les recommandations de la Fondation des maladies du cœur du Québec ou en se procurant l'information en téléphonant au 1 888 473 INFO Les stratégies d'avant-garde Professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, médecin et spécialiste en santé publique, le D Alain Vanasse agit aussi comme président du comité prévention/promotion de la santé à la Fondation des maladies du cœur du Québec.Le Dr Vanasse rappelle que « le problème des maladies cardiovasculaires est devenu l'ennemi public no 1 avec l'industrialisation de nos sociétés.Depuis les années 70, grâce aux approches médicales hi-tech (soins intensifs, thrombolyse, angioplastie, etc.), on a fait reculer le nombre de décès dus à la maladie.Mais, aujourd'hui, nous avons atteint un plafonnement.Les recherches en génétique ne donneront pas de résultats applicables avant quelques années.Les prochains gains dépendront donc de la prévention », soutient-il.« Nous savons ce qu'il faut faire et nous disposons de tous les outils nécessaires.Et pourtant, déplore le D' Vanasse, on agit difficilement.Une minorité d'hypertendus et d'hypercholestérolimiques sont contrôlés.Comme la population semble bien informée et qu'elle ne parvient pas à changer ses comportements pour toutes sortes de raisons, il convient de trouver de nouvelles façons d'intervenir qui ne mobilisent pas seulement les personnes, mais les acteurs sociaux en mesure d'agir sur notre comportement.» En guise d'exemple de stratégies envisageables, le D Vanasse propose de produire des cigarettes dont le taux de nicotine serait assez faible pour ne pas créer la dépendance (Actuellement, il suffirait de trois cigarettes pour faire naître une dépendance).Pour encourager l'activité physique, pourquoi ne pas rendre les horaires de travail plus souples et les équipements plus accessibles pour tous?Sur le plan de l'hypertension, il cite l'expérience finlandaise, pays qui a réduit substantiellement la quantité de sel dans l'alimentation en forçant les producteurs d'aliments préparés de remplacer un pourcentage de sel par du potassium ou du magnésium ainsi que par une politique d'étiquetage sévère.Les résultats sur la santé publique ont vite suivi.De telles mesures, conclut le D'Vanasse, représentent des coûts sociaux dérisoires en comparaison des coûts directs et indirects des maladies de l'appareil circulatoire.» Faire de l’activité physique régulièrement Avertis Pharma Aventis Au service du corps comme de l’esprit.Visite/ notre nouveau site Web www aventispharma *>! l*< • Z'S# fcavl SèiM fit#»' Owrtt • U*«l 0«*¦>»• N'I
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