Le nouvelliste, 10 juillet 2004, Cahier 2
CINÉMA DRÔLE DE \ CAMPING JACQUES LIVERNOCHE UN PERCUSSIONNISTE DISCRET MAGAZINE WEEK-ENHt>4 f»/ VOLUME 2 NUMÉRO 43 I SAMED110 JUILLET 2004 EMMANUEL SCHWARTZ ON NOM A REUNIR «Les vacances» de Louis-José «Ce n 'est pas impossible que je parle de quelques anecdotes qui m arrivent durant mon séjour dans cette belle grande ville» «C'est vraiment une formule intéressante: en fait, c'est le public qui est en tournée au lieu de nous autres!» \ r #/ - Trois-Rivières i 1 STÉPHAN FRAPPIER C'est à se demander si le mot «vacances» existe dans le dictionnaire de Louis-José Houde.Après avoir passé plus d’un mois au -Théâtre du Vieux-Terrebonne et au Vieux-Clocher de Magog, le désormais célèbre porte-parole de la chaîne Loblaws débarque à Trois-Rivières où il passera tout l'été à la salle J.-Antonio-Thompson.Les vendredis et samedis, du 16 juillet au 4 septembre, il sera fidèle au poste avec son débit de parole qui transgresse la limite permise et ses blagues tirées du quotidien de Monsieur et Madame Tout-le-monde.Capable de faire rire les plus jeunes autant que les plus âgés, Louis-José Houde est sans contredit l'humoriste de l’heure au Québec et le principal concerné ne cache pas qu’il veut profiter au maximum de cette vague de popularité tandis qu’elle passe.«Aussi bien en profiter quand ça passe», sourit le jeune comique de 26 ans qui a donné plus de 200 représentations de son premier «one man show» au cours de la dernière année.«Je n’ai jamais donné autant de spectacles de toute ma vie.La réponse du public est vraiment extraordinaire.J'en suis vraiment heureux.» A ' \ PHOTO: fRANÇOIS GERVAIS L'humoriste Louis-José Houde montera sur les planches de la salle J.-Antonio-Thompson les vendredis et samedis du 16 juillet au 4 septembre.Une formule appréciée C'est donc avec un spectacle rodé au quart de tour que Louis-José Houde se présente dans la cité de Laviolette.Mais le véritable moulin à paroles, qui est cependant plus calme en entrevue, ne fait pas une croix sur la possibilité d'essayer du nouveau matériel si l’inspiration est au rendez-vous.«Je vais passer presque deux mois ici, à Trois-Rivières.Je vais sortir, je vais aller manger dans les restes, etc.Ce n’est donc pas impossible que je parle de quelques anecdotes qui m’arrivent durant mon séjour dans cette belle grande ville», explique-t-il, sourire en coin.«Mais si je le fais, ce sera à la fin du show.Le spectacle dans sa forme actuelle est vraiment tricoté serré et il ne faudrait surtout pas en briser le rythme.» 11 faut dire que Louis-José Houde ne se retrouve pas totalement en terrain inconnu à Trois-Rivières.«J'ai travaillé six mois à CIGB», indique celui qui a notamment partagé le micro avec Marc Bossé, Dominic Paquette et Julie Boulanger.«J'ai de très bons souvenirs de Trois-Rivières et je suis certain que je vais en avoir plein d'autres quand je vais repartir chez moi en septembre prochain.» Louis-José Houde aime d’autant plus Trois-Rivières qu’il adore travailler sur la scène de la salle Thompson.«C’est l'une des plus belles salles au Québec», lance-t-il sans détour.«Je irippe vraiment quand je suis sur cette scène.La salle est grande, mais le public et le balcon sont proches de nous.Ça nous permet d'avoir un contact intime et privilégié avec les spectateurs.» Visiblement.Louis-José Houde n’est vraiment pas contre cette idée d’élire «domicile» à un même endroit pour plus d’une vingtaine de représentations.Au contraire, il ne cesse d'en énumérer les avantages.«Souvent, quand on joue un soir ou deux dans une salle, on fait des petites erreurs techniques qu’on n’est pas en mesure de corriger parce qu’on doit immédiatement replier bagage et partir pour une autre ville», analyse celui qui a fait le même exercice estival l’été dernier à Magog.«Quand on passe ainsi plusieurs semaines dans une même salle, on peut continuellement chercher la perfection et c’est le public qui en bénéficie en bout de ligne.» Louis-José Houde apprécie également cette formule estivale parce qu’elle lui permet de souffler un peu plus entre chaque représentation.«Notamment, on n’a pas de montage et de démontage à faire.Ça nous permet de nous reposer, de faire un peu de tourisme et d’aller rencontrer les gens de la région qui viennent voir les spectacles», explique l'humoriste qui a l’intention d’aller visiter quelques sites mauriciens durant son séjour à Trois-Rivières.«C’est vraiment une formule intéressante: en fait, c’est le public qui est en tournée au lieu de nous autres!» Passionné d’écriture Une émission de télé (Dolloraclip), un intéressant contrat publicitaire avec Loblaws, un premier «one man show» qui roule sur l’or, etc.Il va sans dire que Louis-José Houde est heureux comme un roi d’avoir ainsi la chance de concrétiser son rêve de jeunesse de faire de la scène et, surtout, de voir les gens venir en grand nombre assister à ses spectacles.Mais il sait également qu'il devra éventuellement se remettre à l’écriture pour concrétiser d’autres projets.Mais l’humoriste n’est nullement angoissé devant cette fatalité du recommencement.Au contraire, il adore écrire et il veut exploiter toutes les avenues de ce talent.«J’aime vraiment ça, écrire.C’est vraiment cool», indique celui qui collabore sporadiquement avec La Tresse en tant que chroniqueur.«Je voudrais même un jour écrire un livre de courtes nouvelles.En fait, que ce soit pour le cinéma ou pour la télé, toutes les portes sont ouvertes.» Mais attention, Louis-José Houde veut lui-même profiter du fruit de ses écrits.«Tant qu'à me forcer pour écrire des choses, aussi bien me forcer pour moi», lance avec honnêteté celui qui, bien qu’il soit tenté par la télé et le cinéma, admet qu’il aura toujours un petit penchant pour la scène.«Tant que je vais faire de la scène et que les gens vont aimer venir me voir, je vais être l'homme le plus heureux de la Terre.» Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire, chers amis de Trois-Rivières, pour rendre Louis-José Houde heureux cet été! • Eaux-Berges La Jarnigouenne Délices gastronomiques dans un endroit inoubliable Jnr * ^ X v x/ex • Arro raMTSTM Mil Un as de coeur dans le jeu des amateurs de gastronomie se cache aux berges du Saint-Laurent, à l'est du village de Sainte-Anne-de-la-Pérade, à l'endroit appelé île du sable.Dans une superbe auberge rustique de style breton.Denise et André Grand Bois vous accueillent avec toute l'hospitalité qui convient à cette maison ancestrale.Du coup, on s'y sent le bienvenu, rapidement a l'aise, presque transporté dans une autre époque.La salle à manger, où trône un authentique poêle à bois de 1882.donne déjà envie de savourer l'art culinaire de nos hôtes.Une table d'hôte de six services, concoctée de l'entrée au dessert par les créations de Mme Grand Bois, saura combler les plus fins palais comme les appétits les plus gourmands On y retrouve une cuisine régionale et française, faisant place aux steaks, aux fruits de mer.aux spécialités du terroir et aux exceptionnels flambés à la table.Cette gastronomie exceptionnelle et réputée s'appuie sur une recherche culinaire poussée au goût relevé par une sélection particulière de 19 fleurs comestibles et de plus de vingt fines herbes fraîchement cueillies.Ces incroyables délices sont accompagnés d'un trou normand offert la maison.Avec le fleuve comme décor et les oiseaux comme musiciens, l'endroit est particulièrement bucolique et invite à la détente la plus totale En plus, les portions sont fort généreuses et la facture, ma foi, plus que raisonnable.Qu'on soit en couple ou avec un groupe de 50 personnes.l'Eaux-Berges La Jarnigouenne sait vous recevoir et vous régaler.Et puis, si l'envie vous prend de prolonger ce pur délice, vous y découvrirez des chambres douillettes, décorées avec goût, grandes et luxueuses, où votre nuit de sommeil couronnera votre expénence au royaume des petites douceurs La découverte de cette table exceptionnelle coiffera la liste de vos belles découvertes de r.R*s.'.sf 44k n-Ttirr «UMCAl nnuTT yTK 1*1 Ml HuT •MIT B&W mORTin lOGATUTD Déià 27 ans de haute fidélité DOIÏUinE DU XHlj SYSTÈMES STÉRÉOPHONIQUES ET CINÉMA MAISON 3607, rue Papineau, Irois-Rivières (coin des Recollets)(819) 373.1218 CATHERINE BILODEAU Trois-Rivières De la musique qui swingne en plein été, voilà ce qui attend le public ce 10 juillet, en soirée, sur le site de la Coopérative des Bois-Francs, sis à Victoria-ville.Alain-François, un auteur-compositeur-interprète de la région, y présentera un spectacle qui promet de dégourdir les jambes et de plonger les gens dans une véritable ambiance de pures réjouissances.Dans la lignée de groupes tels que La Bottine souriante et Mes Aïeux, cet ’J FESTIVAL DE UNE SAISON EN BOHtMi 210ILLET ?SAM.10 JIIIUET.2D H • ON BROADWAY- AVEC L'OSM Soirée Broadway avec la soprano Dawn Upshaw (1).où vous entendrez des succès inoubliables < • musical - américain des belles années : Gershwin, Rodgers A Hart.Sondheim et Weill.JOANN FALIETTA (2), DIRECTION • COPLAND : APPALACHIAN SPRINGS • BERNSTEIN: THREE DANCES FROM -ON THE TOWN SI AMPHITHÉÂTRE (JOLIETTE) 43$ 35$ 28$ GAZON 15$ Alain-François artiste au début de la trentaine est animé d une joie de vivre communicative et d'une énergie qui passe très bien à travers sa musique.Une feuille de route déjà bien remplie Avec un premier album en poche, ce multi-instrumentiste (guitare acoustique, guitare électrique, harmonica sails oublier le violon) a déjà foulé de nombreuses scènes du Québec.Des premières parties de spectacles de grands noms de la musique tels que: Leahy, Gilles Vigneault, Plume Latraverse.Les Colocs et La Bottine souriante l'ont ainsi fait connaître d'un public qui ne cesse de grandir.Le fougueux jeune homme a également été la tête d'affiche de la célèbre boîte à chansons Les Deux Pierrots, située dans le Vieux-Montréal.Cela est sans compter la brillante performance qu'il a donnée lors de la fête de la Saint-Jean, devant plus de 250 000 personnes venues célébrer sur les Plaines d Abraham de Québec, le 23 juin dernier.Alain-François offrira donc des pièces de son album aux spectateurs ce soir, des compositions où les accents traditionnels se mêlent au son rock pour donner une musique endiablée qui ne manquera sûrement pas de faire bouger les gens de la foule.Et s'il revisite des standards de la musique traditionnelle, gageons qu'il y ajoutera son grain de sel.pour le plus grand plaisir de l'auditoire.• ENSOLEILLEZ VOTRE ETE iris, n > I /Ziidj ?DIM.11 JUILIET.14H I Des|ardbK L'ESSENCE DU PEROU Accompagnés par l’ensemble Mandmga les 12 danseurs de la troupe Esencia del Peru (3) envahissent ta scène de l'Amphithéâtre pour nous présenter un spectacle Utort en couleurs où ils réinventent les airs et les rythmes du Pérou.AMPHITHÉÂTRE (JOLIETTE) 23$ 18$ 17$ GAZON 11$ NAVETTE FESTIVAL-EXPRESS Du centre ville de Montréal à l'Amphithéâtre de Joliette (les vendredis et samedis soirs) : ALLER RETOUR 1S$ (INFO 1 «00 SS1-4343) QuébecSS •llluntNK 11M511-434!• Canada | Desjardins oalaxie ?I il • l Lu l i» llli F lUlVilL .Wa]L^J!gCtl>ll\|||t^^^ | ti us h s \> n li > lisLd mn im lu s , T SHANTAL MAURE ** * &», V » Accompagnée de .Gilles Hamclin, pianiste >Mercredi et jeudi de 18 h à 71 h ^ - — KmNOUyi I I i administrai ion NOUVEAU CONCEPT ~ AC DFCOK «DRAG ACADÉMIE» 5 gars, 5 fill** IQsfnudn** ¦ randreèlf et «amëis selr : 4655 8754 Lt KuuvetHsti Samedi 10 millet 2004 15 TOUT SAVOIE • TOUT VOIE • TOUT INTENDEE Thorogood: le rock pur et dur De nouvelles obligations familiales rendent toutefois les départs en tournée plus difficiles Montréal (PC) • « * ‘ Dans l'autobus de tournée climatisé * * • * i tjui déchirait la nuit tendue entre Ro-; Chester ‘New York et Montréal PQ.George Thorogood ne pensait qu'à une ‘ dhose: la journée de conge qui l'atten- • dait le lendemain.Sa première journée de congé en 11 jours de concerts incendiaires egrenés sur des milliers de kilomètres améri-i pains.Il pensait aussi au choix qu'il aurait à faire une fois rendu à Montréal: > Sortir pour aller voir des copains musiciens qui jouaient dans un club et faire la tournée des grands ducs avec eux.ou rester tranquille et pepère à l'hôtel.% * «Il n'y a pas si longtemps, je serais Sorti avec les boys, j'aurais fermé tous , -l£s bars et pas dormi de la nuit.Maintenant.je préfère rester à l'hôtel et me .Reposer.Je n'ai plus tellement besoin "de boire tellement j'ai bu et tant qu'à brûler des calories autant que ça soit 'Sur le tapis roulant à faire toutes ces Choses ennuyeuses qui me gardent en Jorme», lance le mauvais garçon du | Rock'n'roll, au milieu de sa loge propre >£omme un sou neuf dans les entrailles .xju Métropolis.i*t Mercredi soir, il a pris d'assaut la '^cène avec le guitariste Colin James, et 'est redevenu le cliché du rocker pur et ¦dur.prince de la défonce et publicité ^ambulante du sexe, whisky and ’iock'n'roll que les cols bleus et les bu-"veurs de bière et de scotch voient et vénèrent en lui depuis 30 ans.Mais en attendant la métamorphose, Georges Thorogood se payait le luxe d'être calme, candide et presque trop normal.Est-ce bien le même animal.leader et chef des dangereux Destroyers.un groupe qui sillonne sans relâche les routes américaines en revisitant des classiques du rock et du blues depuis 30 ans?Oui.c'est bien lui, sauf que le rocker et patron des Destroyers a aujourd'hui 54 ans, une fem- * me et une petite fille de 6 ans qui l'attendent en Californie et qu’il a de moins en moins envie de quitter à tout bout de champ.Il h; ni PHOTO: LA PRESSE George Thorogood est le cliché du rocker pur et dur, prince de la défonce et publicité ambulante du sexe, whisky and rock'n'roll que les cols bleus et les buveurs de bière et de scotch voient et vénèrent en lui depuis 30 ans.«La vie a été bonne pour moi.Elle m'a donné un métier qui me fait vivre - bien vivre - depuis 30 ans.» «Pourtant je ne sais pas vraiment chanter.Je grogne.Ce que j'écris n’est pas génial mais au moins c’est drôle.Du côté de la guitare, je me débrouille mais je ne suis pas un virtuose, je ne suis pas Stevie Ray Vaughan et même si je suis capable de tenir le coup, j’ai besoin de renfort», a-t-il dit.«Bref, malgré toutes mes limites, j’ai réussi à faire mon chemin, à me payer une belle maison, à donner à ma fille tout ce dont elle a besoin sauf que des fois, je suis tellement bien chez moi avec ma famille que je n’ai plus envie de repartir sur la route ou alors quand je le fais c’est en me disant c’est la dernière fois après ça je lâche.» Comme le héros du film « The Score» (Le Grand Coup), un de ses films préférés qui.de son propre aveu, lui a presque donne envie de s'établir à Montréal.George Thorogood vient de découvrir que la vie n'est pas eternelle et le temps plus précieux que jamais.Sa paternité tardive v fut sans doute pour beaucoup ainsi que son mariage à une monteuse son de MGM.Mais la vraie raison, c'est que George Thorogood n'est pas un abruti ni une brute épaisse dont l'univers se limite à chanter du rock et à boire la bière.Il sait depuis longtemps que le monde ne commence et ne finit pas avec le rock’n'roll.Un entertainer de naissance «En même temps, poursuit-il.j'ai encore par moments ce besoin urgent de me retrouver sur scène et de performer, sans doute parce que performer, c’est ce que j'ai fait toute ma vie.C'est dans ma nature profonde.Je suis un entertainer de naissance.Je l'étais avant de devenir musicien, je l'étais à 0 ans.je l'étais plus tard en jouant au baseball dans une ligue mineure et je le suis encore aujourd'hui sauf que des fois, au lieu d'amuser les autres, j'aurais envie d'aller me perdre dans le vaste monde avec ma fille pour lui montrer l'Europe, les pyramides en Égypte ou la hutte de Marlon Brando à Tahiti.» L’Europe, l'Égypte.Tahiti, autant de destinations qui figurent rarement au programme des rockers nés dans le Delaware et encore moins des Américains de l'après 11 septembre.Mais Thorogood ne pense pas comme un Américain moyen.Il est aussi plus ouvert et curieux intellectuellement qu'on ne l'imagine en écoutant son matériel qui ne change pas au fil des ans.Et contrairement à beaucoup de touristes américains, lorsqu'il atterrit à Montréal, il sait très bien où il est.«Les gens qui comparent Montréal à Paris sont complètement dans le champ.Montréal n’a rien à voir avec Paris.C’est une ville unique en son genre à cause de sa langue et de son côte cosmopolite.C’est pas une v ille américaine comme Loronto non plus.Elle a quelque chose de complètement different des autres.C'est pour ça que j'v reviens tout le temps.» Des burgers de qualité Politiquement, rhorogixxl est aussi ouvert qu'il l’est culturellement.Il admet sans ambages qu'il n’aime pas George Bush une miette, qu'il était contre sa sale guerre dès le départ et que son politicien préféré est le sénateur demoerate Tom Daschle pour lequel il voterait sans hésiter.De Niro est son acteur fétiche.Quant aux musiciens de son époque, chacun a droit à sa métaphore.«Paul McCartney c'est du filet mignon.dit-il.Randv Newman, du champagne.Bob Dylan, du caviar.Quant à moi et les Destroyers, on est des burgers.Mais attention, des burgers de qualité.Il en faut aussi et d’autant plus que ce n'est pas tout le monde qui a les moyens de se nourrir au caviar et au champagne.» L'image des burgers fait sourire.En même temps, elle fait ressortir l'absence de prétention du rocker.De toute évidence George Thorogood ne se prend pas pour un autre.Parfois, on a l'impression qu'il ne se prend même pas pour lui-même et que cette attitude.rare chez les rockers, sera une bénédiction le jour où il décidera d'accrocher sinon sa guitare, à tout le moins son autobus de tournée.«Est-ce que je serai encore sur la route dans 10 ans?lance-t-il.Je suis incapable de voir aussi loin.Je vois à peine la fin de cette année, alors 10 ans.Chose certaine, je n'ai pas envie de faire des shows juste pour prouver que je suis encore capable d'en faire à la manière des Stones.J'imagine que je vais tougher la run encore pour un temps surtout si ma femme et ma fille m'accompagnent en tournée.Éventuellement.ça va devenir la condition pour que je continue sinon, je m'en retourne chez nous.»• La Corporation culturelle de Shawinigan présente Centre des Arts rde Shawinigan PROGRAMMATION AUTOMNE - HIVER 2004-2005 /j v :< r (fiM m ABONNEMENT THEATRE ABONNEMENT A *» tpectêck) Louis José Houde Yves Lambert ‘e*
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