Le nouvelliste, 29 juin 2002, Cahier 2
Jrt CCS r CINÉMA A «L'odyssée v d'Alice Tremblay» plonge dans la fantaisie - page PS J 16^ S A M t 1)1 2 9 j U 1 N 2 0 0 2 In.SAVEURS DE CHEZ NOUS Le plaisir de déguster une bonne bière - page P8 L'EX GUITARISTE DE GENESIS A TROIS RIVIÈRES De 1971 à 1977, Steve Hacketta été le guitariste de Genesis: groupe culte du rock progressif que la Grande-Bretagne a partagé avec le reste du monde.Comme ce fut le cas dans ces années-là avec d'autres formations britanniques (Pink Floyd, Gentle Giant, Yes, etc.), pour Genesis la conquête de l'Amérique devait passer par le Québec.Encore aujourd'hui, le prolifique guitariste s'en rappelle, et ce n'est pas sans cet heureux souvenir en tête qu’il se produira à Trois-Rivières mercredi.D'autant plus qu'une bonne partie des activités professionnelles de Hackett se déroulent en Europe.Ce sera donc son premier spectacle sur scène au Québec depuis 1993.Chronique des vins Le Nouvelliste vous propose la chronique de Jacques Benoit sur les vins du monde.V Le Nouvelliste LEADE» DE UNE0»MATiON REGIONALE chaque samedi dans le Plus - page P3 , I ¦ d i ¦ P2 Samedi 2V juin 2002 Ij Nauveiiiste Arts visuels «Têtes blondes, voiles noirs» L’exposition rend hommage aux 100 ans des Dominicaines à Trois-Rivières ROLAND PAILLÉ IMAGE MÉDIA MAURICIE: MARIE DUHAIME Dans la salle (>aston-Petit du Musée Pierre-Boucher, on peut voir des objets et oeuvres d’art provenant de difTérents pays dont les Philippines, où les Dominicaines sont présentes.D'ailleurs, le jour du vernissage on a pu rencontrer la Philippine Sr Sonia Nieves Castro.il y a cent ans cette année, la communauté des Dominicaines débarquaient à Trois-Rivières.Afin de souligner ce centenaire, le Musée Pierre-Boucher présente, pour la durée de la saison estivale, «Têtes blondes, voiles noirs».«Saint-Dominique a vécu au Moyen-Âge et a fondé l’Ordre de Saint-Dominique.Les Dominicaines sont rattachées à l’Ordre de Saint-Dominique.Donc, elles font toutes les mêmes rituels que dans l’Ordre de Saint-Dominique», fait-savoir Mme Lucia Ferretti, spécialiste en histoire socio-religieuse et grande artisane de la recherche historique pour cette exposition dédiée aux Dominicaines.Au début, elles s’appelaient Dominicaines de l’Enfant-Jésus.Ensuite, il y a eu Dominicaines du Rosaire, puis Dominicaines de la Trinité.C’est sous ce dernier nom qu’on les désigne encore aujourd’hui.Contrairement aux Filles de Jésus, qui nous sont arrivées de Bretagne, les Dominicaines sont originaires du Oué-bec.«C’est une fondation québécoise, dp la ville de Québec, qui remonte à 1887.Quinze ans plus tard, elles sont venues ici, à Trois-Rivières.C’est Mgr François-Xavier Cloutier qui les avait appelées pour le service du séminaire», relate Mme Ferretti.Cette dernière souligne que c’est par leur action sociale que les Dominicaines se sont le plus distinguées.«En terme d’institutions, elles étaient reconnues à travers le Québec, et même dans le monde catholique après la Deuxième Guerre mondiale, comme un modèle dans le monde.» Leur approche au niveau de l’éducation des enfants était originale.D’ailleurs, «Tètes blondes, voiles noirS» fait allusion aux enfants et aux religieuses.«Elles séparaient les enfants en pe- IMAGE MEDIA MAURICIE: MARIE DUHAIME «Têtes blondes, voiles noirs» est l'occasion de voir plein d'objets et de documents retraçant le cheminement des Dominicaines à Trois-Rivières particulièrement.On peut aussi voir des oeuvres d'art, comme ce canot en ébène noir.MLL€ i-drrroNio- THOMWOM PROGRAMMATION /uMe/torn' nom.26 juin au 21 juillet 24 juillet au 31 août 18 sept 20 h Y* 21 sept.20 h 24-25 sept.20 h 26-27 sept.20 h 10-11 oct.20 h 26-27 oct.20 h 30 octobre 20 h 33 octobre 20 h 2 novembre 20 h 8 novembre 20 h 21-22 nov.20 h 29 nov.20 h 12 déc.20 h 13 dec.20 h 15 dec.14 h/18 h 30 22 déc.14 h 14 février 20 h 26 février 20 h 13 -14 mars 20 h 21 mars 20 h Claudine Mercier _-On iNOUÇtRIklL» ALUAVT- Cl RQUS ÉLOL.« L'homme de la Mancha » (ccmech» musicale) Mario lean (nouveau spectacle) Gary Kurtz (humor ,te-n,’rtateie) SPÉCIAL COMBO 2 spectacles Pour seulement 30$ 28$ 25$ 30$ 28$ 25$ 26$ 24$ 21$ taxes et frais de service en sus des prix indiques -> ¦RT* tits groupes, leur donnaient leurs propres vêtements (au lieu d’un uniforme) et des meubles adaptés pour les petits du niveau maternel (la garderie aujourd’hui).Ils avaient des éducateurs spécialisés, et il y avait de la couleur sur les murs.Elles ont été les premières.Après, ça s’est répandu.» «Elles ont initié des méthodes pédagogiques par la danse, par le jeu.Elles ont initié beaucoup de choses.C’est ça que les distinguait», fait remarquer Mme Ferretti.«Après la Deuxième Guerre, ce sont elles qui ont parti le bal des réformes dans les institutions pour enfants.C’est une spécificité de la congrégation», ajoute Mme Ferretti.Les Dominicaines ont été particulièrement présentes dans les institutions pour les enfants.«Elles voient au service ménagers et l’entretien au Séminaire Saint-Joseph.Il y a aussi eu le foyer pour personnes âgées sur la rue Saint-François-Xavier, une maison d’accueil pour les personnes qui viennent suivre des traitements de chimio et radio-thérapie au pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, ainsi que trois orphelinats pour garçons: Ville-Joie Saint-Dominique, Ville-Joie du Rosaire (le Patronage Saint-Charles) et une maison d’accueil pour les étudiants.dans Trois-Rivières même.De plus, elles ont un centre de renouveau chrétien à Shawinigan», fait savoir Mme Ferretti.C’est sans oublier le Jardin de l’enfance à Shawinigan.Si la population de diverses communautés religieuses est à la baisse par le temps qui court, c’est dans les années 50 que celle des Dominicaines a été la plus élevée à Trois-Rivières pour une même époque, alors qu’elle se situait à environ 160.Aujourd'hui, on en compte 74.Après le Québec, les Dominicaines ont étendu leur action aux Philippines dans les années 40, puis au Pérou et en Afrique dans les années 50.À l’aide de documents et d’objets d'époque, cette exposition retrace l’oeuvre des Dominicaines à Trois-Rivières et les différents secteurs dans lesquels elles se sont impliquées.Pour les besoins de cette exposition, on a eu recours aux archives des Dominicaines de la Trinité, mais également à celles des Soeurs de la Providence, du Séminaire de Trois-Rivières et de deux bibliothèques universitaires: Trois-Rivières et Laval.«Têtes blondes, voiles noirs» tient l’affiche du Musée Pierre-Boucher jusqu’au 2 septembre.» INDUSTRIELLE ALLIANCE : » - - * .f |t i ; : ’s » r • « < -, présente CIRQUE LaiviUcie/ I CX DfVROXXWN' : CU.TUAR i OC TAOS-AMEACS ( R il»—il» Il :ÏSCtR3 -U 4 TüDttlbvtou* T www.v3r.net [i i;** i«ii.in] rROIS RIVIERES I TTiSts telepKoniquesl f gpsôlfoM i'' ‘ \ ~ i Prix de groupes disponibles CERTIFICATS-CADEAUX Du 26 juin au 21 juillet îiwLç j^mtomiothomwom 24 représentations Mercredi au samedi a 20 h, dimanche a 14 h et 20 h Billetterie : 1819) 380 9797 • 1 866 416 9797 Prix des billets Adultes 26$ Enfants 12$ Le Nouvelliste i s.ink\li 29 min 2002 Entrevue «J'ai hâte d'arriver» Selon Steve Hackett, le Québec a toujours été réceptif au rock progressif angk Pour sa 10c edition, l'International de l'art vocal de I rois-Ri\ieres s'étendra sur dix jours et proposera dix thèmes Le tout pour 10$.flQl'ANn l une de ses grandes sedet- PAILLÉ tes.certes la plus attendue.sera le guitariste britannique Ste\e Hackett.qui a été de la première phase du groupe Genesis, qu'il a quitte peu de temps après Peter Gabriel.Ironie du sort.I entrevue avec ce svmpathique bonhomme s'est tenue le 10 juin, à.10 h Pour briser un peu la glace en début d'entretien, on parle du temps.En Angleterre, il pleut.«Je ne veux pas paraître comme un fauteur de troubles, mais ici il fait très beau.Le soleil est radieux .Sa réplique de british gentleman ne se fait pas attendre.«Merveilleux.J'ai hâte d'arriver.C est beaucoup mieux (chez vous qu'ici)», lance-t-il avec ce qui semble être, à l'autre bout du fil, un sérieux pince-sans-rire.Si le soleil constitue un attrait de premier plan pour quelqu'un qui vient d'un pays où la pluie est aussi présente que le soccer, il faut ajouter que le Québec a été, dans les années 70, plus qu'accueillant pour des groupes de rock progressif (voire expérimental) venant de l'Angleterre.On pense à Genesis, évidemment, et Gentle Giant, qui ont fini par percer aux États-Unis après avoir conquis le Québec.Encore aujourd'hui.Steve Hackett s'en souvient et il en est reconnaissant.«Avec Genesis on aimait jouer chez vous.Moi-même j'aime jouer chez vous.Il y a un vrai engouement pour notre musique.C’est comme s'il y avait eu des atomes crochus avec le Canada francophone.Il y avait comme un mouvement d’avant-garde», commente celui qui mène une intéressante carrière solo, même s'il est moins sous les projecteurs qu'un Phil Collins.Pour le guitariste, le Québec peut toujours être aussi réceptif en 2002.«Je le crois.Je pense qu'ils sont plus sélectifs vis-à-vis la musique qu'ils écoutent.Je ne pense pas qu'ils se jettent en bas du train quand on leur dit de le faire», lance-t-il dans son langage imagé.PASSIONNÉE ET PAS COMMERCIALE Une photo de Steve Hackett prise lors d'un spectacle à Budapest, en janvier 2002 Hackett décrit sa musique comme étant passionnée.«La différence entre aujourd'hui et lorsque j'étais jeune, c'est qu'à cette époque j'étais préoccupé par jouer des choses que les gens aimeraient.Puis au fil des ans.j'ai réalisé que c'était beaucoup mieux de faire ce qui avait de la valeur à mes yeux et de ne pas m'en faire si les autres aiment ça ou pas.Aujourd'hui, je crois donc que je suis plus honnête.J’ai réalisé que ce qu'il y a de plus personnel est aussi ce qu'il y a de plus universel», confie-t-il.Dans cette optique, il n'est pas surprenant qu'il se considère comme un artiste non commercial et qu'il opte pour une attitude basée sur l’authenticité.«Je ne fais pas de compromis.Je ne crois pas aux compromis sur le plan musical.Il y a déjà assez de compromis dans la vie.je ne veux pas faire ça àvec la musique.C’est important que la musique soit abordée avec un esprit libre.Je n'ai pas besoin de plus d’argent pour être plus heureux.Jouer de la musique qu'on aime fait de quelqu'un une personne qui est déjà riche.» Aujourd'hui, avec la popularité du rock progressif qu'on connaît, il se perçoit toujours comme un artiste de ce courant.«La meilleure façon de la décrire, c'est si la musique surprend.Si tel est le cas.il y a des chances qu'elle soit progressive».commente celui qui.toutefois, ne veut pas se faire accoler une étiquette.«Ce n'était pas important que Jimi Hendrix soit un musicien de blues ou un rock star.L’essentiel (pour chacun) est de faire sa musique.» DÉBUTS À DEUX ANS Né en 1Ù50.Steve Hackett avait deux ans quand il a commencé à jouer de la musique.En ironisant un peu.on pourrait dire qu'il a devancé Mozart d'un an.-Je jouais de l'harmonica.Je rejouais sans cesse les mêmes airs», se rappelle-t-il.Là s’arrête toute comparaison avec le prodige autrichien du XVIIIe siècle.«À quatre ans.je jouais les airs des autres, toujours à l'harmonica.J’ai joué de l'harmonica jusqu’à 12 ans.avant que je ne commence à expérimenter la guitare (en 1962).C’est la guitare électrique qui m'a d'abord attiré.Ma première avait des cordes en métal.Incidemment, je crois qu elle avait été fabriquée au Canada.C’était une Kay, et c'est mon père qui me l'avait rapportée.» C'était à l'aube de la Beatlemania.Outre des cours de musique à l'école.Steve n'a pas fait d'études musicales proprement dites.Il s'est plus développé par lui-même et par la recherche en musique.A cette époque, le guitariste était intéressé par le blues et les groupes à la mode.«À l'école, on recevait une base musicale.Pour ce qui est du reste, j'étais intéressé par les Beatles, les Rolling Stones.Je me souviens aussi écouter de la musique de Bach jouée à la guitare: c'était par «Andres) Segovia.Ça été une grosse influence dans mon approche pour jouer sur des cordes de nylon.» Quand il a quitté l’école.Steve a fait partie de quelques groupes dont Quiet World, avec qui il a enregistré son premier disque, «The Road», en 1970.L'année suivante, alors que Genesis devait trouver un remplaçant à Anthony Phillips, Peter Gabriel a répondu à une annonce de Steve dans le réputé magazine Melody Maker.C’est sur l'album «Nursery Crime» qu’il a fait ses débuts officiels avec Genesis, et il y est resté pour les disques «Foxtrot», «Genesis Live», «Selling England by The Pound», «A Lamb Lies Down on Broadway», «A Frick of The Tail» and «Wind & Wuthering».Parvenu à ce stade, il avait déjà commis un premier disque solo, «Voyage of The Acolyte».Puis il a quitté la formation peu après Gabriel, celui-là même qui l’avait recruté.«Peter est parti après «A Lamb Lies Down.».Moi, j'ai participé aux deux albums en studio suivants.» Aujourd'hui, quelque 25 ans après son départ de Genesis.Steve n’écarte pas l’hypothèse que son destin aurait pu être différent si Gabriel était demeuré avec Genesis.«Je suis sûr que mon destin aurait pu être différent.C’est possible (que j’aurais pu rester avec le groupe).Mais je trouvais très difficile de demeurer avec la formation après avoir fait mon premier disque solo.Il y avait des pressions extérieures m'encourageant à quitter le groupe.Et il y avait aussi des pressions à l’intérieur du groupe.C’était très difficile de conjuguer le succès d'une carrière solo et celui d'un groupe.» Après son départ, la carrière solo de Steve a véritablement débuté avec l’album «Please Don’t Touch».Aujourd'hui, on ne compte plus les disques qu'il a réalisés en solo.Une chose est sûre: il a plus de projets solos à son actif qu’il en a fait avec ses anciens complices de Genesis.Pour son rendez-vous dans le parc Champlain mercredi.Steve sera accompagné de son groupe habituel, qui est un quintette incluant lui-même.Le programme musical couvrira presque toute sa carrière.On retrouvera du matériel inédit (qui n’a pas paru sur disque) récent, mais aussi des succès accumulés au fil des ans.«Je puise beaucoup dans les préférées des gens, dont deux qui remontent aux années 70 qu'on me demande beaucoup et qu’on n'a pas jouées récemment.Il y aura aussi des titres que j'ai composés pour Genesis, comme «Los Endos», puis «Spectral Mornings» et des pots-pourris de matériel datant de mes débuts», fait-il savoir.Quand Steve Hackett se pointera à Trois-Rivières mardi — est-ce que ce sera à .10 h ?—, il arrivera des États-Unis où il se sera produit à quelques endroits, dont au B.B.King’s Blues Club and Grill, à New York (hier).Dans son équipe, on espere que cette tournée en Amérique du Nord en entraînera une plus grosse plus tard cette année* (e t>(us grant spectacle te ('été on chef-t'oeuvre t'ingénlosîté acclamé par plus te 200 000 spectateurs t>at*c Blanche La Corrly/eau A(exî$ le troHeor Oîahle beau
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