Le nouvelliste, 31 août 2002, Cahier 2
CINÉMA CINÉMA Simone: monstre sacré • page PS VARIÉTÉS Marcel Leboeuf: le théâtre d'abord, mais.- page P2 , X I août 2002 MED1 * 1 M JEAN CHATILLON RÊVE DE VOIR SON | OEUVRE DIFFUSÉ À 65 ans cette année, dont 50 consacrés à la composition musicale, Jean Chatillon demeure un artiste méconnu du grand public.Pourtant, son oeuvre est volumineuse.Entre 700 et 800 pièces, selon une estimation rapide.Et il est venu à la musique "sur le tard".À 14 ans.Sans avertissement.Et depuis, sa créativité ne fournit pas.Il est doté d'une prodigieuse force créatrice, au point qu'il a peine à réalise* toutes les idées qui lui passent par la tête.Parmi ses projets, il veut écrire de la musique classique contemporaine en intégrant des airs de folklore québécois, en plus de voir sa musique être diffusée, de même que ses contes et poèmes.* page P3 LE NOUVELLISTE STÉPHANE LESSARD CLÉ Heures d'ouverture Lundi au samedi 8 h à 22 h Dimanche 9 h à 22 h ’G Lis MtiuiiiRES Vf NI IS DI LA Sf MAIN! 1.Il KTIT LAtOUSSÉ HiUSTtÉ M3 Lotmm 2.BONBONS ASKMtTIS NkW TnnèlBi / Umék/Ahk Sad llf PMNKTt W Sipibiian / Robwt Ladant 4.BON KNDS BON COCUI Jm DMatflt BaRfi snrsTKMvtt 0 LjNom / Rnapi 4.QUI A flOUt MON FBOBMSÉ 1.UES SAISONS Of VMUTTA ChrnlNM IrouArt / DmnM iUPtmiOSOTMU uweut rUNÇUSI 2SB2 Ulohwi 9.0UFI Dam» Bombarder / Afc» NkW IC OUATtf FHÜS H UN 1UN kMmmlUhmmi Les activités Les promotions A VENIR DE LA SEMAINE LE DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002 À 11 h Nous ovons le plaisir de reuvoir Serge Bouchard, coauteur de eCowfcor dons l'âme», éditions de l'Homme.LE DIMANCHE 22 SEPTEMBRE À 11 h Nous avons le plaisir de recevoir Denise Bombardier, auteur de «Ouf !», éditions Albin Mkhol.UK rencomrw s^roni onimovs par Patrie» Powen Spécial 19«s U SfCRÉT DI KATK BVWE I art ara Taftar BrotHord Pfauat Aa la CBé BOiïE A LUNCH EMBALLANTE Maria IrntM et liubcllc Emond dlététlflef Haaaaarioa/Qaééec 4000, boul.des Forges,Trots-Rivières • Plaza delà Mauricie, Shawinigan t *• s P2 Samedi 31 août 2002 VARIÉTÉS D'abord le théâtre, mais.Marcel Leboeuf aime bien tenter toutes sortes d’expériences Kinffsey Falls (FC) D’abord et avant tout, Marcel Leboeuf est comédien.Mais ça ne l’empêche pas de s’adonner à bien d’autres activités.«Mon métier en est un de communication, alors je me permets de toucher à un paquet de choses.Je ne dis pas que je réussis partout, mais j’essaie des affaires et j’ai le goût de connaître, d’apprendre tout le temps», avoue Marcel leboeuf.Dans l’éventail de tout ce qu’il fait, c’est encore le théâtre qui a place de choix dans son coeur.«Parce que sur h's planches, on vit un contact direct avec le public.Il n’y a pas de décalage comme à la télévision.Et puis le théâtre a été ma première école, ma première passion.» Une passion qui explique sans doute un peu la décision qu’il a prise, il y a 14 ans maintenant, de se faire bâtir un théâtre d’été dans la verdoyante campagne de Kingscy Falls, dans les Can-tons-de-l’Est.«C’était une façon pour moi de m’assurer un boulot dans quelque chose que j’aimais.N’empêche, je n’avais jamais brassé d’affaires avant ça.La business, j’ai dû l’apprendre très rapidement, mais j’étais entouré de bon monde.Et mon associé, Normand Chouinard, est extraordinaire.» Cette année, les affaires vont bien.Des supplémentaires de «Ladouceur et fils» ont même été annoncées.«On vit un bel été.I.a chimie opère et ça fait du bien de renouer avec un gros succès.Ixs théâtres d’été doivent composer avec un contexte plus difficile qu’aupa-ravant.Il y a maintenant beaucoup plus PHOTO: PC Dans l'éventail de tout ce qu'il fait, c'est encore le théâtre qui passionne Marcel Leboeuf.d’offres de spectacles, de toutes natures.» Marcel Leboeuf savoure la réussite, et pense déjà à l’an prochain.«Le théâtre dure une saison, mais c’est un job à l’année.Ça habite mon esprit tout le temps.» Dans sa maison au coeur même de la région de Kingsey Falls, il planifie donc les saisons à venir en goûtant la tranquillité de la vie à la campagne.«J’aime l’atmosphère de la ville, oui, mais j’ai besoin de la nature, des arbres, de sentir les parfums du foin et du sapin.Je suis un amoureux des régions.Je trouve que c’est une grave erreur que de vouloir tout centraliser.Il y a un potentiel incroyable, ailleurs que dans le giron de Montréal, un potentiel qu’il est primordial de conserver.» Porte-parole de plusieurs causes, il s’implique dans diverses associations, dont la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, la Semaine québécoise des familles et le groupe Promutuel.«C’est important pour moi qu’il y ait un retour d’ascenseur dans la communauté.Je vis ici, il y a des gens qui m’encouragent et qui paient pour venir voir ma pièce l’été.D’une autre façon, j’essaie de redonner aux gens de la place, même si ce ne sont probablement pas les mêmes qui en bénéficient.» Cet automne, la rentrée télévisuelle sera une période d’activité pour Marcel Leboeuf qui, en plus d’animer «Un monde de fous», incarnera Michel Ri vest, le nouveau directeur d’école dans le téléroman «Virginie».«C’est quelqu’un de droit, qui n’a rien d’une limace.Rivest est un person- nage très autoritaire, je pense que les gens vont l’aimer, mais qu’ils vont devoir, au départ, apprivoiser son caractère.Fabienne Larouche m’a donné une consigne: en faire quelqu'un qui ne souriait pas.Jamais.Même pas un rictus.C’est assez particulier, comme jeu.mais ça donne une dimension particulière au personnage.» Passé l’effervescence de l’automne, Marcel Leboeuf pense préparer la deuxième étape d’un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, qu'il prévoit pour le temps des Fêtes.«Ça fait longtemps que je voulais faire ça.Je pense que cette marche-là peut changer des vies, elle peut aider les gens à avancer, à progresser.Moi, j’avais besoin d’aller vivre ça en Europe, de marcher dans les traces de gens qui, KXX) ans avant moi, ont foulé la même route.Penser à ça me transporte.» Et ça change aussi un peu la façon d’aborder la vie.«Depuis mon retour de cette marche, je vis beaucoup mieux mon instant présent.De par la nature de mon boulot, je ne sais jamais si je vais travailler demain, mais j’essaie maintenant de vivre aujourd’hui sans trop penser aux jours à venir.» Mais il arrive qu’il y pense tout de même un peu, à l’avenir.Ces jours-là, Marcel Leboeuf rêve au jour où il promènera sur scène son premier spectacle solo.«C’est un rêve que je caresse depuis longtemps et que j'aimerais réaliser d’ici trois ans.Sur quoi porterait mon propos et de quelle façon j’orchestrerais tout ça, je l’ignore encore, mais c’est quelque chose qui me tient à coeur.»* JT 4hr \ LE NOUVELLISTE.SYLVAIN MAYER Sébastien Plante, le chanteur des Respectables.Les Respectables méritent leur nom Une troisième génération d'«lnsolences d'une caméra» ,•*** Montréal (PC) PHOTO: LA TRIBUNE Alain Stanké présentera les «Insolences d'une caméra» à TQS.De nouveaux gags sont prévus, mais aussi la reprise de numéros qui ont déjà fait rire en 1962.PATRICK MAHONY La Tribune Il y a maintenant dix ans que Les Respectables roulent leur bosse dans l’industrie de la musique.IX' leur modeste début dans la région de Ouébec ils sont devenus un des groupes les plus connus de la province.Les Respect sont de véritables bêtes de scène.Généreux avec leur public, ils multiplient les visites dans la foule et n’ont aucune difficulté à faire chanter un public qui est souvent séduit dès la première chanson.Malgré leur succès, on sent qu’ils apprécient encore leur public.I.e succès ne leur est pas monté à la tête.Très terre-à-terre ils font l’impossible pour signer le plus d’autographes possible et de répondre aux questions des spectateurs.Leur dernier album $=bonheur (l'argent fait le bonheur) se vend très bien est ils travaillent déjà sur un nouvel album qui sortira probablement dans le courant du mois d’octobre si tout va bien À quoi est-ce que le publie peut s'attendre ?«Nous demeurons dans la même veine avec un album éclectique, explique Sébastien Plante le chanteur des Respect.Nous gardons le style éclaté que nous avons toujours eu.mais cette fois nous allons plus loin.Nous allons chercher des sons d’origine.Lorsqu’on joue du reggae, ou du rock tout le monde connaît Bob Marley et les Stones, mais nous, ce qu’on veut c’est trouver le son d’origine.Trouver la base du son et l'adâpter à nos besoins Pour le pro- chain album, nous travaillons avec Gordie Johnson le chanteur de Big Sugar.Le gars est une encyclopédie musicale et comprend très bien ce que nous voulons comme son lorsqu'on parle de tel ou tel riff.Gordie comprend ce qu’on veut dire et le matérialise en moins de deux.C’est rare, et très plaisant de travailler avec quelqu'un qui comprend immédiatement ce qu'on veut dire et qui le sort aussi vite.» Les Respect devaient être en studio au mois d'août, l’album mixé en septembre et sur les tablettes en extobre.Mis à part un son plus recherché et solide, le chanteur promet que la vraie nature des Respectables se fera sentir sur le prochain album.«Je crois que nos influences vont se faire sentir.Nous allons faire plus de chansons avec des aires rock n roll avec des paroles en français, en anglais et en espagnol.Je crois que mon écriture se peaufine aussi.J’ai une meilleure maîtrise du français, je peux jouer avec la langue un peu plus et j’adore parler en espagnol.Nous avons tourné le vidéo-clip Téquila Maria, au Mexique et ce fut très plaisant de voir la réaction du monde lorsqu'on faisait des entrevues en espagnol.Nous avons eu une très bonne réponse du public mexicain.Nous aimons nous servir de notre musique pour voyager.Nous avons ouvert pour Garou à Paris et c’était incroyable de jouer devant un auditoire plein à craquer.Jouer en français est loin d’être difficile pour nous, mais nous aimerions éventuellement retrouver nos racines.»* En moins d’une heure, Alain Stanké peut déballer un nombre incroyable d’histoires abracadabrantes.Lorsqu’on lui en ressort une qui date un peu, il se défend en lançant: «Ça, c’était mon père!» Avec le retour attendu des «Insolences d’une caméra» à TQS, on puisera tant dans son histoire récente que dans l’ancienne.Les nouvelles Insolences marieront des tours tout frais (certains filmés à Cuba) à quelques classiques gravés dans la mémoire des Québécois et Québécoises qui les ont vus.Par souci de continuité, et pour la portée anthropologique de l’exercice, un des meilleurs gags du lot sera repris et testé devant les nouvelles générations de téléphages.Il s’agit du numéro d'Arthur Prévost, aujourd'hui âgé de 92 ans, qui trempe son beigne dans la tasse du voisin sous prétexte que le médecin lui interdit le café.A n’en point douter, Les «Insolences d’une caméra» font désormais partie du patrimoine.«Les grands-parents les ont regardées dans les années 1960, les parents dans les années 1980 et maintenant les enfants en 2002».constate fièrement l’inventeur de l’émission, Alain Stanké, toujours aussi espiègle et guilleret 40 ans plus tard.Si les premières Insolences, présentées sur les ondes de Radio-Canada, remontent à 1962, le concept est né bien avant, à la fin des années 50.et découle d'un travail journalistique à la fois cocasse et rigoureux.«À l’époque, j’étais journaliste au Petit Journal.J’avais entrepris de réaliser une série de reportages dits «vécus».Le projet était simple.Au lieu d’interviewer un mendiant pour apprendre si les Montréalais étaient généreux ou pingres, je me déguisais et allais jouer au quêteux.accompagné d’un photographe qui.bien caché, croquait la réaction des passants.Je fis de même pour une multitude de situations.» Il troqua éventuellement son photographe pour un caméraman, question d’éliminer le filtre final que représentait la plume du journaliste et de permettre aux intéressés de voir par eux-mêmes le comportement humain dans toute sa splendeur.Les reportages étaient diffusés aux émissions «Carrefour» et «Rendez-vous avec Michèle».C’est ainsi qu’il travailla avec Woody Allen, assez peu connu à l’époque.Funt avait engagé le stand-up comic pour jouer le rôle du maire de New York dans une de ses insolences tournées à l’aéroport La Guardia.De connivence avec les hôtesses de l’air, Woody le maire, entouré de 250 figurants, devait accueillir un passager qui ne se doutait de rien.Lorsque la «victime» descendait de l'avion, quelle n’était pas sa surprise de voir son nom écrit en grosses lettres sur une bannière.On la traitait en dignitaire, lui remettait la clé de la ville, une gerbe de fleurs of l’invitait à prononcer un discours.De retour au Québec.Alain Stanké refit la même insolence.maines à Flollywood, où Pavla Ustinov (fille de Peter) s’intéresse à un scénario qu’il a écrit il y a quelque temps déjà.Le destin de ce scénario est naturellement rocambolesque.«J’ai voulu faire un film sur le temps, sur les problèmes de temps qu’ont les gens à notre époque.J’ai donc imaginé un personnage de vieux sage qui achèterait du temps à ceux qui en ont trop pour le revendre à ceux qui n’en ont pas assez.» L’homme à tout faire travaille également à un nouveau concept très terre-à-terre.une télé qui vise à donner la parole à des jeunes de 18-30 ans provenant de divers milieux de vie et de conditions sociales différentes.Dans le cadre de Télé sans frontières, les reporters en herbe tournent des documentaires, des fictions et des reportages originaux sur des sujets qui tes préoccupent.Ceux-ci seront diffusés au Canal Vox, dans les maisons de ïa culture et sur le site www.telesansfron-tieres.com* Alain Stanké ébaucha alors le projet d’une série d’émissions basées sur le principe de situations filmées par une caméra cachée.Le pilote sortait à peine de la salle de montage qu’il vit, au cinéma.un court métrage intitulé «Candid Camera».Il alla immédiatement à la rencontre de son alter ego américain.Allen Funt.et ce fut le début d’un lien professionnel et amical très fécond.Des souvenirs comme celui-là.le journaliste, farceur et ex-éditeur en a un sac plein et ils ne s’arrêtent pas aux belles années des Insolences.Chaque projet qu’entreprend cet homme pas banal se transforme en aventure digne d’un film des Monty Python.À preuve, il doit passer les deux prochaines se- U Samedi 31 août 2002 P3 Entrevue 50 ans de passion musicale Le public ne connaît que 10% de l'oeuvre de Jean Chatillon i ROLAND PAILLE L'homme est retiré depuis une ving-taine d’années pour se consacrer à la composition musicale.Vivant ainsi en retrait, tout discret, s’exprimant à voix basse, marqué par la maladie.Jean Chatillon a pourtant une oeuvre colossale à son crédit.Effacé, le musicien n’est pas du genre à déplacer beaucoup d’air.Qu’à cela ne tienne, s’il n’est pas proactif au sens socio-économique du terme, il n’en demeure pas moins très prolifique au niveau de la création, à laquelle il se consacre toujours, et ce depuis près de 50 ans (1954).Sans pouvoir donner un chiffre précis, M.Chatillon estime entre 700 et 800 le nombre de pièces qu’il a composées, que ce soit pour solistes, petits ensembles ou plus grandes formations.«Et je les ai toutes refaites trois ou quatre fois», lance-t-il au fil de l’entrevue.Même s’il ne raffole pas des étiquettes, son créneau musical est classique contemporain, avec une petite touche de fin XIXe-début XXe siècle.«C’est plutôt impressionnisme.Mais je n'ai pas écrit que dans ce style-là.J'ai écrit d’autres choses qui sont différentes», s’empresse-t-il de préciser.Mais peu importe la direction que prend sa plume, le principal intéressé garde bien présent à l’esprit ce souci de créer des pièces accessibles.M.Chatillon vit dans son havre de paix, modestement, à l’écart de la route et de ses bruits, éloigné des autres maisons, tout près du fleuve Saint-Laurent, avec pour principale compagne de vie et confidente la nature qui l’entoure.Depuis longtemps elle est sa muse, sa principale source d’inspiration.«On (les compositeurs) aime mieux, des fois, être seul.Il y a bien de»««oni-positeurs qui ont écrit dans leurs mémoires que lorsqu'ils avaient des problèmes ils s’isolaient», fait-il observer.^ Nicolétain de naissance, il a loueurs côtoyé la nature.«On a toujours |té là-dedans, nous autres.Quand ce ¦’était pas ici c’était au Port Saint-françois», indique-t-il.?La musique de M.Chatillon reflète &S états d’âme, comme on peut le Jbnstater sur ses deux CD’s parus jusqu’à maintenant.Mais la nature est très présente.Le plus récent comprend |Les Saisons du coeur», avec des titres femme «Poisson libre dans l’eau», {Sommeil aux profondeurs marines», JDans la forêt sombre», «Vint un joyeux pinson», «Promenade au bois», «Les Couleurs en folie», «Un Lambeau d’été», «Paysage vivant, sur l’eau», «Ronde des feuilles mortes» et «Les Jardins du froid», pour ne nommer que ceux-ci.Sur «Clair de lune sur les eaux du rêve», d'abord lancé en 1974 puis repris ,»•».rsrr I '«'Ir Swc -wmt- — -j LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD Retiré depuis une vingtaine d'années, Jean Chatillon vit pour et par sa passion, la musique.exprimer, et la musique m’a permis d’exprimer des choses que je ressentais.» Si sa créativité et ses doigts se sont mis au service de la musique à l’adolescence, il a été autodidacte jusqu'à l'âge de 20 ans à peu près.Puis il est allé acquérir une formation musicale à l’université, tout en menant de front des études en pharmacie.«C’était assez costaud», lance-t-il en repensant à ces deux baccalauréats convoités simultanément.Le plus ironique, c’est qu’il a complété ses études en pharmacie mais pas celles en musique.La créativité est l’une des forces de M.Chatillon.Les idées jaillissent de son esprit à profusion.Il espère juste sur CD en décembre, un trait de sa personnalité ressort, parallèlement à la nature qui est toujours présente.Le compositeur admet volontiers attacher beaucoup d’importance au rêve.«Extrêmement.Vous pouvez, dire que je suis un rêveur», lance-t-il avec son petit sourire de pince-sans-rire qui ne peut se retenir.«Plus qu’un homme d’action», s’empresse-t-il d’ajouter sur le même ton.«Je suis plutôt un contemplatif.J’aime arrêter devant un paysage et le regarder.» Jean Chatillon a réalisé son rêve en écrivant de la musique.Et il continue de le caresser.Ça l’a pris relativement tard.«Je n’étais pas du tout un enfant prodige», admet-il.«En fait, le déclic s’est produit d’un coup sec, quand j’avais 13 ou 14 ans», se rappelle-t-il.Du même coup, il s’est mis à jouer au piano et à composer.Comme ça.«Pour moi c’était déjà clair que je voulais composer: je ne serais pas tellement interprète.Je voulais être un bon compositeur québécois.J’espère que j’en ai fait au moins la moitié», murmure-t-il le sourire en coin, à nouveau.La mort de son grand-père, qu’il affectionnait beaucoup, a grandement contribué à le plonger dans la musique.«Ça m’a beaucoup affecté.Je l’aimais beaucoup et ça fait comme un vide.(Le garçon avait alors 10 ans environ.) Puis je suis arrivé à l’adolescence.C’est une étape tumultueuse; on a des choses à avoir avscz de temps pour les réaliser.«Je peux dire que j'ai toujours trop d’idées pour ce que je peux faire.Ça déborde tout le temps», mentionne-t-il.Un projet qu’il aimerait réaliser (pourvu qu'il trouve un mécène), ce serait de faire de la musique clavsique en utilisant le folklore québécois, comme l'ont fait bien avant lui les Grieg, Brahms.IXorak et autres.«J'aimerais faire un recueil de danses québécoises, toutes bien orchestrées.Ce serait typiquement québécois, basé sur notre folklore, qui est très beau mais peu connu et à peu près pas employé», déplore-t-il.Évidemment, il aimerait voir le reste de sa musique être jouée, enregistrée et diffusée.Qu’elle vive, quoi! Dans cette optique, une oeuvre lui tient particulièrement à coeur.«Il y a mon quatuor à cordes, sur lequel j’ai travaillé 20 ans.C’est ma plus grosse pièce; ça dure plus d’une demi-heure; ça n’a jamais été joué.J’aimerais bien l’entendre de mon vivant, si ce n’est pas trop demander.Parce que je considère que c’est ma meilleure oeuvre.J’ai tout mis là-dedans.Il me semble qu’il serait temps que ce soit joué», confie l’homme qui fête cette année ses 65 ans.Comme il est aussi préoccupé par certaines causes sociales ou humanitaires, il aimerait offrir à Amnistie internationale une de ses compositions et que cette idée soit imitée par scs pairs.«Je trouve ça assez originale comme idée et je pense que personne ne l’a faite jusqu'à maintenant.Peut-être que par la suite, d'autres compositeurs pourraient faire la même chose», sou-haite-t-il.Et qui sait?Peut-être que ça pourrait faire l’objet d’un concert spécial.Peut-être le 11 septembre, ou une autre date significative.Et c’est sans parler des poèmes et contes qu'il a commis et qui demeurent aussi, pour la plupart, inconnus du grand public.LA MUSIQUE À L’UQTR Parmi les réalisations de Jean Chatillon, on remarque la fondation du département de musique de l’Université du Québec à Trois-Rivières, celui-là même qui fermera définitivement ses portes au mois de mai 2003.S'il n'avait pas envisagé un jour sa disparition, M Chatillon avoue que la survie de ce département de musique n'a jamais été assurée.«Il a toujours été menacé.C’était comme une roue carrée dans l’université; ça ne cadrait dans rien.» «C’est bruyant, ça dérange tout le monde.Puis il y a des procédures qui sont différentes des autres départements, comme les chargés de cours pour les instruments.L’idéal aurait été qu’on le fusionne avec le conservatoire.On a travaillé fort pour cela, mais ça n'a pas marché, malheureusement.Si ça s’était réalisé, ce serait encore là», croit-il.* Sylvie-Catherine Beaudoin plonge dans «Famille: mode d'emploi» Sherbnxfke (PC} La comédienne Sylvie-Catherine (leaudoin reprendra bientôt du service rwr les auteurs Anne Boyer et Michel Astous, dans le téléroman «Les Poupées russes».Mais d'ici là, elle se jette corps et âme dans l’animation.Dès aujourd’hui, la comédienne prend la barre, avec Bernard Fortin, d’un nouveau magazine pour les parents.«Famille: mode d'emploi» sera diffusé le samedi matin à TQS et abordera les sujets touchant les relations parfois difficiles entre papa, maman et leur bébé, leur tout-petit ou leur adolescent.La comédienne, qui n'avait aucune expérience d’animation à la télé, s'est fait dire par Jean-Luc Mongrain qu’elle crevait l’écran.Elle a su à une semaine d’avis seulement quelle avait l'emploi.«Ce n’est pas stressant, car je suis tellement bien encadrée.Il s’est créé une complicité immédiate avec Bernard Fortin, même si nous ne nous connaissions pas du tout avant.Nous formons un duo d’enfer! «L’émission ne sera pas du tout moralisatrice.On souhaite que les parents ne se sentent plus seuls dans les situations qu’ils vivent avec leurs enfants.La famille, c’est avant tout une micro-société qui nous prépare à vivre en société, et où on a droit à l’erreur.» Chaque semaine, des figures connues viendront parler d'une situation précise vécue avec leurs enfants.«Paul Rivard de «110 pour cent», Johanne Fontaine des «Copines d’abord», les comédiens Martin Larocque et Danielle Proulx.» cite la nouvelle animatrice.Un spécialiste suggérera ensuite des pistes de solution et de lectures.Des capsules pratiques compléteront la demi-heure.La matière à émission est loin de faire défaut: les punitions, les colères d’un enfant, les troubles de langage, la rivalité fraternelle, l’influence des amis, la sexualité des adolescents.«Les parents d'aujourd’hui n’ont pas beaucoup de temps et ont besoin d'un appui.Une mère qui travaille, qui doit faire le souper, donner les bains et s’occuper des devoirs même si elle est fatiguée, où trouve-t-elle le temps pour régler les problèmes?» argue l'animatrice.Née à Sherbrooke, Sylvie-Catherine Beaudoin n'a toutefois fréquenté aucune école dans les Cantons-de-l’Est.«Mes parents ont déménagé à Montréal avant que je sois en âge d’aller à l’école.Ils sont revenus ici quand j’étais adolescente.Mais moi, j’ai continué d’étudier la danse à Montréal.» La comédienne a en effet été danseuse au sein des Grands Ballets canadiens pendant quatre ans avant de se réorienter vers le jeu d’acteur.Outre sa touchante Catou du «Retour», elle avait notamment joué «Yvonne L.Bombardier» dans la téléséric «Bombardier».À la fin du «Retour», Sylvie-Cathe- rine Beaudoin n’a pas complètement coupé le cordon avec les auteurs Anne Boyer et Michel d’Astous: elle est devenue répétitrice pour Maude Gionet (Joëlle) et Audréanne Carrier (Tali), les deux jeunes actrices des «Poupées russes».«Je n'ai presque rien à faire.Je les guide pour les émotions cachées sous le texte.Et je n’ai besoin de dire les choses qu’une fois: elles le font comme ça», dit-elle en claquant des doigts.«Ce sont deux jeunes filles de grand talent.» C’est à la fin de l’automne que Sylvie-Catherine Beaudoin devrait nous livrer son nouveau personnage: Ginette Dubé, la soeur de Pierre Dubé (François Papineau), fera son apparition dans «Les Poupées russes».* Vous serez vite convaincu! A partir de 19,95 S* par mois, les 3 premiers mois Composez le 1 877 776 6610 ou rendez-vous a www coqeco corn vitesse P4 Samedi 31 août 2002 TÉLÉVISION La Méga Fureur à Québec Toute une fin de semaine de télé pour la rentrée à Radio-Canada DANIÈLE GAUTHIER Montréal (l‘( ') Les médias l'ont considérablement annoncé, Véronique Cloutier en serait à sa dernière saison à «I.a Fureur», dont la première émission de l’automne 2002 se tient au Colisée Pepsi, à Qué-bee, le vendredi 6 septembre, 19h30, dans une version de 00 minutes.Auparavant, à 19h00, «La Méga Fureur en coulisses» donne un aperçu du tournage de l’émission, des répétitions à l’enregistrement.De plus, cette première coïncide avee le lancement du «Week-end de nos 50 ans», l'incontournable prétexte pour diffuser en continu jusqu'au dimanche 22h.les émissions qui ont fait les beaux jours de Radio-Canada, comme par exemple «Appelez-moi Lise», «Au p’tit café», «Music-Hall », «La Bande des six», etc., depuis NOS CHOIX TOP lo 1.NOUS ÉTIONS SOLDATS 2.NATIONAL LAMPOON SVAN WILDER v 3.FLICS EN DIRECT 4.BONIOUR L’AMOUR 5.LA REINE DES DAMNÉS 6.LE COLLECTIONNEUR 7.CRIMES ET POUVOIR 8.TANGUY 9.|0E QUELQU'UN 10.FIANCÉE À LA CARTE ARRIVAGES 4 % 1.BLADE II JEUX PLAYSTATION 1.RAINBOW SIX LONE WOLF 2.RAGEBALL 3.THE ITALIAN |0B 4.MONSTERS, INC.XBOX 1.DEAD TO RIGHTS 2.CRAZY TAXI 3 3.ELDER SCROLLS 3 GAME CUBE 1.AGRESSIVE INLINE 2.RESIDENT EVIL 3.FI 2002 4.WRESTLEMANIA X 8 NINTENDO 64 1.TONY HAWK’S PRO SKATER 2.MARIO PARTY 3 s 3.DRX MARIO 64 ClHlW • ••• 3605, rue Four her, Trois-Rivières 378.8080 5700, boul.Jean-XXIH, Trois-Rivières-Ouest c'est mon choix I PHOTO: PC Jeunes et moins jeunes seront heureux de retrouver Véronique Cloutier, à compter du vendredi 6 septembre, à la tête de sa gang de La Fureur.les débuts de la télé, au milieu du siècle des chances et des malchances, des dernier, jusqu'à nos jours.gens qui nous entourent et de la place qu’on occupe dans la société.Et c’est Donc, à «I^t Méga Fureur», enre- ce qU’e||e tente de démontrer dans ses gistrée le 22 août dernier, qui aura atti- romans, ré quelque 11 (XK) spectateurs frénéti- ques, l’animatrice reçoit Lulu Hughes, Bruno Pelletier, Natasha St-Pier et le groupe Sowatt.I.A PETITE HISTOIRE D’UN (JRANI) SUCCÈS Lorsque Françoise Sagan a publié «Bonjour Tristesse», elle n’avait pas 20 ans et ses études universitaires frisaient l’échec.C’était en 1952.À «Toute une vie» de Télé-Ouébec, elle se raconte avec modestie et circonspection, le jeudi 5 septembre, 19h.Elle a signé à ce jour, quarante-deux romans («Aimez-vous Brahms», «I«t Chamade», «Un certain sourire», «Dans un mois, dans un an»).Elle qui a vécu une enfance heureuse, issue d’une famille aisée, et qui a connu le succès instantané, aura tout de même compris tembre, 19h30, puis à 20h, mercredi et combien, dans la vie, la solitude est jeudi (4 et 5 septembre), grande pour tous et chacun en dépit Jocc,ync Cazin rcprcnti |cs gUK]c, de «Dans la mire.com», magazine quotidien débutant le mardi 3 septembre, 12h30, à TVA.Chaque jour, au cèur de l'actualité, la journaliste mène entre- Connue pour ses frasques, sa liberté insolente et son éternelle jeunesse, aujourd’hui, à plus de 65 ans, elle dégage encore l’aura d’une petite fille au regard ironique qui sait combien la vie peut être cruelle parfois mais quand même follement séduisante.IA TÉLÉVISION RACONTÉE PAR BERNARD DEROME Pour scs noces d’or, Radio-Canada présente, en trois parties, «I^t Grande Aventure de la télévision», animée par Bernard Derome.La première raconte les débuts de la télé appuyés d'extraits et de témoignages, il est ensuite question de son évolution technologique et enfin, de la relation très étroite qu’elle entretient avec son public.Ces émissions seront diffusées le mardi 3 sep- LES CINE/VXAS ' CINÉ ENTREPRISE A www.cinentreprise.com vues et débats sur des sujets qui préoccupent les gens.Pour aller au fond des choses, elle s'entoure de spécialistes et personnes-ressources qui apportent la lumière sur les nombreux événements qui alimentent l'opinion publique.Les mercredis de septembre, à 21h, le Canal Vie présente une série de quatre documentaires portant sur les relations hommes-femmes.On aborde le sujet en tentant de voir si les comportements déterminés par l’instinct de survie dominent encore l’homme moderne.Cet instinct serait d’ailleurs responsable de ravages tant dans son milieu de travail que dans ses relations interpersonnelles malgré le fait que l’actualité soutient que les hommes ont de la difficulté à s’adapter à la vie moderne et aux relations avec les femmes.À RADIO-CANADA: à «Jardin d’aujourd’hui» avant que l’été ne s’achève, on aménage une cour en coin repas et Jean-Claude Vigor propose une terrine de légumes si abondants en cette fin d’été, le mercredi 4 septembre, 19h.A «Zone libre», les vendredis 6, 13 et 20 septembre, de même que le mardi 10 septembre, 21 h, on présente cinq émissions spéciales entourant les événements du 11 septembre 2001.À TVA: le lundi 2 septembre, 20h.l’heure de la rentrée a sonné.Dans une émission spéciale de 90 minutes, «TVA, la passion d'une nouvelle saison», on nous offre un tour guidé de la nouvelle programmation et des artistes qui y évolueront.Le mercredi 4 septembre, 19h30, l'émission de Paul «Ar-cand» revient à l'horaire.Pour la première, il s’entretient avec Gilles Prégent qui fut pris en otage par les PARC au sein d'une guérilla en Colombie.À TÉLÉ-OUÉBEC: Lénine n’était pas qu’un dictateur initiateur du plus grand mouvement révolutionnaire de l’Histoire.Le document «Lénine secret» nous trace le portrait du militant exilé, de l’époux et de l’amant, bref, un Lénine humain qui aura vécu une vie d’aventures incroyables.Aux «Grands Documentaires - Histoire», le vendredi 6 septembre, 19h.A TV5: peut-on croire à l’éternelle jeunesse?l.es théories sont nombreuses et les témoignages tout autant chez Mireille Dumas, l'animatrice de «Vie privée - vie publique».Artistes, personnalités et spécialistes en débattent, le lundi 2 septembre, 19h3().Née dans l’Est de Montréal, Maureen Forrester aura eu une extraordinaire carrière de contralto.Aujourd'hui, à 69 ans, elle n’a rien perdu de son brio et continue d’entretenir sa passion pour les arts.Un documentaire, « Maureen Forrester, la diva en hiver», nous livre la cantatrice dans toute sa splendeur, le mercredi 4 septembre, 21 h.AU CANAL D: pour les amateurs de «Biographies», on diffuse celle de Jean Besré, de Suzanne Lapointe, de Rita Lafontaine et de René Lecavalier.respectivement du lundi au jeudi (2 au 5 septembre), 21h.* «La Grande Ourse»: une série attendue PRESSE CANADIENNE Québec Lorsqu'on résume la dernière saison télévisuelle, impossible de passer à côté du génie de Patrice Sauvé, le réalisateur de La Vie la vie.La télé innove et ça fait du bien à voir.C'est donc avec impatience qu’un attend la prochaine réalisation du maj-tre de l’image, en ondes pas avant l'automne 2(X)3 à Radio-Canada.La série de dix épisodes d'une heure s'intitule La Grande Ourse et est écrite par Frédéric Ouellet.un auteur de 31 ans, originaire de Québec.Encore du sang neuf, ça ne fera pas de tort.Le défi est intéressant, puisqu'il s'agit d’une oeuvre fantastique, un genre jamais abordé dans une série chez nous.Fortement influencé par Twin Peaks et The Kingdom, des chefs-d’oeuvre dans le genre, l’auteur a imaginé ses personnages dans une petite ville minière entourée d'une sombre forêt.la Grande Ourse, où surviennent des meurtres doublés de phénomènes surnaturels.«Tout le monde a quelque chose à cacher dans cette série et on finit toujours par les découvrir dans des circonstances pas très agréables», confie Frédéric Ouellet.Donc, pas de grands effets spéciaux en vue, on joue davantage sur l’atmosphère lugubre et peu rassurante des lieux.On sait déjà que Marc Messier incarnera le héros de cette série, Lapointe (on ne connaît pas encore son prénom), un journaliste venu de la grande ville.Une sorte de Mulder du journalisme dans X-Files?«Oui, en quelque sorte.Un croisement entre Mulder et Humphrey Bogart dans Casablanca!» répond Patrice Sauvé.Normand Daneau, formidable dans La Vie la vie, sera l’acolyte de Lapointe, oeuvrant pour sa part dans un journal local.Le duo sera drôle par moments, mais La Grande Ourse n’est pas une comédie.Autant Patrice Sauvé vantait la qualité d’écriture de Stéphane Bourguignon, l'auteur de La Vie la vie, autant il déborde d’enthousiasme à l’égard des textes de Frédéric Ouellet.«Je suis vraiment privilégié d'être en présence de textes aussi forts.Il faut retenir que l'écriture est fondamentale.Quand l'écriture est forte, tout le reste suit.» La commande est grosse et le réalisateur en est conscient.«Ix défi est de savoir installer un climat d'étrangeté, tout en conservant la crédibilité des émotions.» 1 Avec La Grande Ourse, Patrice Sauvé réalise un rêve qu’il caresse dépuis longtemps.«J’ai toujours adoré les films d'horreur, les thrillers psychologiques et nous n'en avons pas au Québec.Je me sens privilégié d’être un des premiers à aborder un tel projet.Vja pression est énorme et les gens m'atteri-dent, mais je vais faire ce que j’ai toujours fait: de mon mieux!»» INFO-HORAIRE: 693-9899 CINEMA DU CAP 300, ru* Barkoff.Cap-d*-la-Mad*l*in* SON DIGITAL •« ÉCRANS COURBÉS • semaine du 30 août au 5 sept.• LE MARIAGE DE L ANNEE |G| vot >u lun 12 3014 45 17 00-19:15-21 40 mar au (eu 1915-21 40 SIMONE (6) ven au lun 13 00-16 00-18 45 21 30 mat au jeu 1845-21 30 ASTÉRIX It 0BÉLIX MISSION CLÉOPÂTRE (6) 19:00-21 30 DÉFI BLEU (8) ven au lun 12 45-15 00-17:15-19 30-21 45 marauteu 19 30-21 45 L ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (6(21 30 LIL0 B STITCH (G) «en au lun 15 00 (S) «en au lun 13 00-1600-1900-21 40 mat au tau 1900-21 40 SIGNES |G) «en au lun 13001600190621 30 mat au (eu 19 00-21 30 ESPIONS EN HERBE 2 |G| «en au lun 12 30-14 45 17:00-1915 mat au jeu 19:15 PETIT STUART 2 (G) «en au lun 13 0617 00 SVP CONFIRMEZ LES HEURES AVEC LE CINEMA TROIS-RI VIÈRE6 INFO-HORAIRE: 377-2109 1131 Chemin dee PeWee Terre».POINTE-DU-LAC OUVERT TOUTE IA SEMAINE! Adukee.8.00$ Àfe d Or et enfant» U à 17 an» .6.00$ Enfant» 6112 an» ™ Knmo.3,00$ MARDI et MERCREDI.5.S0S JEUD114$ Mr/fara 'g1 DÉFI BLEU (g) ESPIONS EN HERBE 2: (G) L’iLE DES RÊVES ENVOLÉS LE FILM NO.1 AU CANADA DEUX FOIS BRAVO! JUUl (13*VI0L ) SPIDER-MAN,G) '‘INTENSE: MrwfftWiAt.»*»*» «4MP n-fAKA: Z^aHIVOIUTION 1 STUDIOS 1® sion française _ .w COLUMBIA \ sony.com/TnpleX rjcnmisA PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA DU JOURNAL « DEUX FOIS BRAVO' " FM RI 6.ROiriR M F.I «.I H N O N S 4.e s J A L AfflCHE ******* miMà www.signs.movies.com DISTRIBUE PAR RUERA VISTA PICTURES DISTRIBUTION N> Altrz PAS TOUT SELII toocmnwt«cTi.i» CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE DES CINEMAS I IcONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE DES CINEMA^ L’AFICHE i-OUSEVUE ’WSmBfS SHMMGM aflïlUtK m Fa si MARDI ET MERCREDI SOIR «fo, 5 75$ LES CINÉMAS BIERMANS 539-8899 IT c I R 1553 Boulevard Biermans, Shawinigan Visitez notre site internet http wwwcmemaca ^ WWW fjIERMANlS HORAIRE OU 30 AOOT AU 5 SEPTEMBRE I CO U C H E - TA RD V E 1ST.SjAAI.A Z.OOS\ LE MARIAGE E U AN NEE cii-a 7 ciR.irKwrnr'irsh | ton au lun.i7ti50^i5K30 i«h55 ?ïh5ô AL PACINO kS1M0NE IP Uit® «Molle fut.créée.ueee eeo«JV*t-l_* race O'AOEMT SECRET ûifcisæiaasæ MIL GIBSON ÇA COMMENCE signes 0 Couche-tard < ( I I N I I \ S I \\ O O l> CRÉANCE DF SANG e I «! < K I O O » » VL O M K 71h20 Couche tard « Couche tard i Ll | Samedi 3i joût 2002 P5 CINÉMA è Simone: monstre sacré LUC PERREAULT Andrew Niccol vient d’accoucher avec Simone d'un scénario tout aussi excitant que celui de The Truman Show.Cette histoire qui se déroule à Hollywood même (dans les studios Paramount à peine déguisés) traite de l'évolution du cinéma.Le film pose une question très simple: les acteurs de demain seront-ils virtuels?Simone raconte l’histoire d'un réalisateur, Viktor Taransky (Al Pacino), qui a perdu la cote et dont même la femme (Catherine Keener), qui était sa productrice, s’est détournée.Ne sachant comment remonter la pente, il tombe un jour sur un logiciel qui lui permet de créer sur ordinateur la star qui correspond parfaitement à ses attentes.Malléable, économique, disponible, Simone (le mannequin canadien Rachel Roberts) représente la perfection à la fois comme femme et comme actrice.Grâce à elle, Taransky va retrouver le chemin des Oscars.Cette immense manipulation montée par Niccol et qui finit par déborder le cadre même du film, suscite l'admiration.Pacino joue à fond son rôle de réalisateur maudit.Quant à l’imagerie dont Simone (le mannequin canadien Rachel Roberts) représente la perfection à la fois comme femme et comme actrice.l’entoure Niccol.elle ne manque pas de panache.Créer une actrice à coups de pixels, lui faire endoeser les mines d’Audrey Hepburn ou d’autres grandes stars du passe, apparaît non seulement comme possible mais, de la façon dont le film dépeint la chose, comme probable.Mais le public?Comment s'identi-ficra-l-il à une abstraction?I n repoussant toujours plus loin la rencontre de sa star avec les autres.Niccol esquive la question Dans un sens, Simone raconte aussk l'histoire d'un échec.Car Viktor, tel un apprenti-sorcier, va être peu à peu broyé par sa créature.Juste gérer la carrière de sa vedette, faire croire qu elle existe, mettre les médias dans le coup, mentir même à sa fille (I van Rachel Wood), tonic ccttc énergie va grugei scs forces.Comme dans les grands classiques du genre (Frankenstein, Pygmalion), le monstre (devenu sacré) finit par dévorer son créateur.Fable moderne, Simone fait voir à quel degré de sophistication on en est arrivé dans la fabrication des images.Simone n’est plus, suivant la définition de Godard, «une image juste, juste une image», ("est le faux érigé en vérité.C’est le cinéma vu dans l'optique d'I lollywood.• A L’AFFICHE Austin Power contre l'homme au membre d'or Comédie.Peu après l’évasion du Dr.E-vil et de Mini-Moi d’une prison à sécurité maximale, on fait appel à l’agent Austin Power pour contrecarrer un plan de domination mondiale.Présenté au Fleur-de-Lys.Au service de Sara Comédie.Alors qu’elle séjourne à New-York.Sara est approchée par un huissier qui lui remet une signification de divorce.Elle n’a aucune intention de voir son mari s’envoler avec ne serait-ce qu’une partie de la fortune qu’elle a durement amassée.Elle propose donc un marché au huissier.Présenté au Fleur-de-Lys.Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre Comédie.L’architecte Numérobis se voit confier une mission par Cléopâtre: Construire un palais pour César dans un délais de trois mois.Pour réussir, il fait appel à Panoramix le druide, qui fera le voyage jusqu’en Egypte accompagné d’Astérix, d’Obélix et d’Idéfix.Présenté au Cap.Les aventures de Pluto Nash Comédie.En 2087, Pluto Nash, le propriétaire d’une boîte de nuit à la surface de la lune, se retrouve dans le pétrin lorsqu’il refuse de vendre son établissement à la pègre locale.Présenté au Biermans.Défi bleu Romantique, adolescent.Une surfeuse se prépare pour la compétition de planche Pipe Masters.L’arrivée du quart-arrière Matt Tollman bouleverse sa vie.Présenté au Fleur-de-Lys, Pixel, Biermans et au Cap.Espions en herbe II Famille.Carmen et Juni Cortez doivent Surveiller discrètement Alexandra, la Jeune fille du président des États-Unis.Mais celle-ci réussit à les déjouer.Présenté au Fleur-de-Lys.Biermans et au Cap.K-19: Terreur sous la mer Drame de guerre.L’histoire du premier Sous-marin nucléaire russe qui a souffert d’une avarie à son réacteur lors de 330 «v.St-Uurcnt Centre-Ville LoutecvHtc 330 «e.St-laurent Centre-Ville LoutecvHtc «OIM !VUn«éa«(QL>E Écrans flottants mt courbés 30 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE MPI tlf U (O) VEN 7 h, 9 h 20 SAM -DIM : 1 h 30, 7 h, 9 h 20 LUN AU JEU : 7h 15 xxx(mv) VEN 6 h 45.9 h 20 SAM-DIM : 1 h 30, 6 h 45,9 h 20 LUN AU JEU :7h 15 stouts (CMUI) VEN 7 h, 9 h 20 SAM-OIM : 1 h 30, 7 h, 9 h 20 LUN AU JEU :7h 15 prit l*s plus bos **n Mourkie INFO-PIXEL : (SU) 228-0770 voyage inaugural.Présenté au Biermans.Le mariage de l'année Comédie.Une jeune femme grecque de Chicago sème l’émoi dans sa famille lorsqu'elle décide d’épouser lan Miller, un professeur d’anglais qui n’est pas grec.Présenté au Fleur-de-Lys, Biermans et au Cap.L'odyssée d'Alice Tremblay Drame, comédie musicale.Après avoir lu une histoire à sa fille avant de s’endormir, une mère célibataire bascule dans un univers fantastique entourée de princes charmants et de grands méchants loups.Présenté au Cap.Le boulet Comédie.Afin de retrouver un billet de loto gagnant, le caïd Moltès s’évade de prison et part pour Bamako, traînant derrière lui le gardien Francis Reggio, pas spécialement heureux du voyage.Présenté au Fleur-de-Lys et au Biermans.Lilo et Stitch Comédie d’animation.Une petite fille d’un étrange tracé de cercles et de li-Hawaiienne décide d’adopter un petit gnes.Il tente d’en percer le mystère, chien laid.Ce dernier serait l’animal de Présenté au Fleur-de-Lys, Biermans, compagnie idéal s’il n’était pas né Pixel et au Cap.d’une expérience génétique issue d’une autre planète.Présenté au Cap.Petit Stuart 2 Comédie familiale.Deux nouveaux venus font leur apparition dans la famille Little: une petite soeur du nom de Martha et Margalo, un oiseau à l’esprit vif qui gagnera l’affection de Stuart.Présenté au Cap.Québec-Montréal Comédie dramatique.Un couple, trois amis et deux collègues de travail prennent la route 20 entre Québec et Montréal.On suit l’évolution de leurs relations.Présenté au Fleur-de-Lys.Signes Drame fantaisiste.Un fermier découvre que ses champs sont recouverts Simone Comédie.Suite au départ abrupt de l’actrice de son dernier film, un producteur désillusionné décide de créer Si- mone, la première actrice virtuelle parfaitement vraisemblable.Présenté au Fleur-de-Lys, Biermans et au Cap.XXX Action.Xander XXX Cage, un ancien athlète de sports extrêmes, est recruté par un agent de la NSA pour remplir une dangereuse mission.Présenté au Fleur-de-Lys, Pixel, Biermans et au Cap.» [(film D’OUVERTUKE ?competition officielle ?fpm zooz ) Hk— .LA •AimtalimdtrHpnlwuatndM - ^TURBULENCE .jp^fluides ss:ssr u* fmIoi MANON brIiwo M VIÇM « MM»! «9 * CM)!» PASCALElUMMS JU*«COLASWNVAU.7 ¦ - - ¦ JUmOAYIT û0*\*VtlWOUJ l*|A L’AFFICHE DÈS LE VENDREDI 8 SEPTEMBRE! Quelques titres p.irmi les 30 films présentés CAMPUS Saison 2002-2003 • Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain • Une Jeune Fille à la fenêtre • Le Tunnel • La Chambre du fils • Mariages • Va savoir • Un Week-end à Gosford Park • Un Homme d'exception • Moulin Rouge • Sous le sable Horaire des projections mercredi 19 h 30, vendredi 19 h 30, samedi 20 h et dimanche 14 h Prix de la carte (taxes incluses) Adulte 48 $ Aîné (60 ans et plus) 38 $ Étudiant à temps complet 27 $ Pour un abonnement : CoNège laflèrhe l braiiie Clément Morin, Librairie l'Exèdre, Librairie Pbirier Uniprix Raymond Beaudet (Candour de TrorvRiv.-Ouest), CEGEP de Trois-Rivières Coopérative universitaire de *ws-Rivi軫 Secrétariat de GnéCampus et avant les peojections Information : 373-4211 858, LavioMte, Trois-Rivières G9A 5S3 Télécopie : 378-0607 www.troisrivieTesplus.net Courriel : rine.campusEinforetk.qc ra Début de la saison : 6 septembre 2002 ?«UN FILM TRES INTELLIGENT AVEC DES RÉPLIQUES QUI TUENT !» - ALE KSI K LEPAGE.LA PRESSE «ON A PAS BESOIN D’ETRE GREC POUR AIMER CE FILM, JE N’AI JAMAIS RI AUTANT DEPUIS LONGTEMPS.» UK SPECTATEUR NIAVARDALOS JOHN CORBETT LAMIE KAZAN MICHAEL CONSTANTINE .ce ANDREA MARTIN n JOEY FATONE LE MARIAGZ la DE L'ANNÉE nmiM FMNÇXIM 0i MY BICi FAT GRZZK WEDDING % Ûi L’amour est là pour rester.tout comme sa famille.HMUBCBTUBWIlUiKMa ¦ ¦WaMRffMwtBMFlBJBJB as «fi QJ» ¦.BaM UL ¦««¦¦*0! mmnmmmrna aatBIBn BME IMIMBM m.BIUI BMS WO» ¦¦•«NMI •waflB K es (OtJINOXE r«unr»VllloS T r 1 1 I - Àf ' rieu* ot lt» -cyt tmwrrwc —^f— cin»ma barmans-—« iTROtS-RTVKRES 0.?Il CINÉMA OU CAF ?|| SHAWINIOAN ?] L’AFFICHE! CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINÉMA OU JOURNAL ?1011 OWtM.QUéSCC MONTRÉAL.*.#.(1).U4 màm.1S MlMR« : 1*»» 45 NrA : il h S9.1S II M.Ibr4I : il h 44, 19 II 19.llkSO.15b09.Uli4« 14 h 44 «t 11 II 10 ; 10 II 40 «111 II 40 ; 14 II 40.10 II 49 •« 11 N 40.14 II 44.10 N 49 mjbmO 14 II 94 •« i)8B« : 14 h 40 «t ION 44 4111 h 14 41 : ION 49 4t 11 N 41 : 14 k 40 4t 11 h 09 : 19 N 09.19 N 99.41 19 N.19 N 10.It N 4t 11 N 49, 19 N 19 « 11 N 90.19 b.10 N 10 10 k 09 «t 11 b 99 ; 4tll ki 11 h 10 48)4441 19 fc 09 «t 14 k 90 4t 11k 14 fc 4« 11 h 10 CARREFOUR TROIS RIVIFRFS OUCST 375-3277 OUVCRTURC €N APRÈS MIDI VÈNDR6DI SAMÈDI & DIMANCHC Programmation du 30 août au S septembre IM TC «AC m u A/! c «loue P6 LIVRES Samedi 31 août 2002 | U Une fille et huit garçons MATHIEU PERREAULT La Presse Anne Wiazemsky est la petite-fille de François Mauriac, bile a grandi à Caracas, où son père était diplomate et son père s’ennuyait.Ouand elle était adolescente, ils se sont quittés.«Sept garçons» est le troisième livre que la romancière française tire de la séparation de ses parents, après «Mon beau navire», son premier livre publié en 1989, et «Hymnes à l’amour».Mme Wiazemsky a aussi romancé ses ancêtres paternels slaves avec une saga russe se déroulant en marge de la Première Guerre mondiale.Une poignée de gens et Aux quatre coins du monde.Bref, son histoire familiale la passionne.Paru récemment, «Sept garçons» décrit les étés d’une préadolescente avec sa mère et son frère.Sa mère emmène ses deux enfants chez des amis en Provence, deux familles qui n'ont que des fils, sept au total.Seule fille.Rosé-liane devient l’objet de la convoitise de trois garçons: Guillaume, l’aîné des sept cousins, et les frères Simon et Justin, qui ne cessent de se battre.Le petit frère de Roséliane, Dimitri, supporte mal de partager sa soeur avec d’autres enfants.La violence de Simon et Justin le dégoûte et effraie Roséliane.Les deux frères vont jusqu’à jouer à traverser une nationale achalandée en courant, un jeu tellement dangereux qu’on a de la misère à l’imaginer.A cette époque, la DPJ et les normes sur les jouets n’étaient visiblement pas encore inventées.Anne Wiazemsky rend à merveille le point de vue de ses personnages.Dans ce cas, il s’agit des enfants, surtout Roséliane et Dimitri.Par exemple, les passages où la violence de Justin et Simon troublent Roséliane sont très touchants.«On aurait dit que l’un voulait déloger l’autre.» Le trouble amoureux de Roséliane quand elle est avec Guillaume est aussi délicatement exposé.La plume de Wiazemsky est à son meilleur pour décrire l’impact de la mélancolie de Pauline, la mère de Roséliane et Dimitri.«Elle fumait une cigaret- te, assise dans un fauteuil en cuir, la tête renversée en arrière avec cet air un peu absent qu’elle avait parfois et dont ses enfants ignoraient la cause.» Pauline considère qu’un bas de bikini suffit comme maillot pour Roséliane.Elle est fâchée quand son amie achète un maillot une pièce à Roséliane, estimant qu'elle est maintenant une jeune fille.Quand Pauline dit «je ne sais pas à quoi ressemble au juste Roséliane.Pas à son père en tout cas», la jeune fille a l’impression que sa mère la rejette.Cette minutieuse enquête du couple que forment ses parents est l’un des charmes de l’oeuvre d’Anne Wiazemsky.Elle cherche à décoder leur relation à travers les gestes- dans la famille Mauriac, les enfants ne pouvaient pas poser de questions intimes à leurs parents.On voit surtout sa mère, le père qui ne quitte jamais Caracas est évoqué avec un sentiment de culpabilité- les enfants ne se résolvent jamais à lui écrire.Malheureusement, les personnages secondaires de «Sept garçons» sont plus flous que dans les autres romans de l’écrivaine de 55 ans.Notamment, on sentait beaucoup mieux le vague à l’âme des adultes dans «Mon beau navire».Les sentiments mal définis de l’adolescence donnent parfois un ton un peu faux, un peu théâtral, à leurs états d’âme.«Sept garçons», c’était peut-être trop pour Anne Wiazemsky.* Une toxicomane en Afghanistan Un roman noir et terrifiant MATHIEU PERREAULT La Presse Elle provenait d’une riche famille suisse, où l’on était lesbienne de mère en fille.Elle entretenait une rivalité amoureuse avec les enfants de Thomas Mann, Klaus et Erika.Son antifascisme et sa toxicomanie la maintenaient en marge de la société.En juin 1939, pour fuir ses démons et ceux de l’Europe, Anne-Marie Schwarzenbach est partie au volant d'une Ford, avec la grande voyageuse Ella Maillart, en direction de l’Afghanistan.Pendant quatre mois, les deux femmes ont joué à cache-cache, l’une tentant de sauver sa compagne, qui cherchait discrètement à la séduire.Profitant de la guerre au terrorisme, Payot a lancé ce printemps «Où est la terre des promesses?», le recueil des articles de Schwarzenbach sur ce périple, ainsi qu'une plaquette.Visions d'Afghanistan, regroupant d’autres textes plus personnels sur l’Afghanistan.Anne-Marie Schzwarzenbach s’est éteinte en 1942 en Suisse à 34 ans, minée par la toxicomanie.Quand elle apprit sa mort, Ella Maillart, qui est morte en 1997 à 94 ans, a décrit leur voyage dans La Voie cruelle.«La traduction de l’oeuvre de Schwarzenbach participe à l’examen douloureux des politiques suisses face au nazisme», explique Carole Bonstein, une réalisatrice suisse qui présentera l'automne prochain un documentaire sur Schwarzenbach au festival Images et Nation gaie et lesbienne, à Montréal.«Sa mère était une nazie notoire.Sa famille a joué un rôle dans les émeutes qui ont forcé la fermeture du cabaret antifasciste mis sur pied à Zurich par Erika Mann.» Sa mère était au coeur des tourments d'Anne-Marie Schwarzenbach, selon la plupart des biographes.Avant Annemarie Schwarzenbach Où est la terre des promesses ?Avec Ella Maillart en Afghanistan (1999-1940) que sa fille parte avec Ella Maillart pour l’Afghanistan, Schwarzenbach mère a dit à cette dernière: «Je vous décharge de toute responsabilité envers ma fille.Laissez-là où vous voulez.Elle est malheureusement sans espoir.» Ella Maillart, pour sa part, cherche la rédemption de deux manières: d’abord, en aidant Schwarzenbach à se libérer de sa déception face à «la fausseté de la vie, par la parodie d’amour qui s'étale partout»; puis, en trouvant un monde où subsiste encore «le facteur inconnu appelé divin».«Je veux comprendre la cause profonde de notre instabilité.» L’itinéraire des deux femmes les a d’abord menées à Istanbul, puis par vapeur, le long des rives de la mer Noire, à Trébizonde.Ensuite, elles ont coupé vers l'Iran, laissant sur leur gauche le mont Ararat, pour gagner Téhéran.Longeant la mer Caspienne, puis la frontière du Turkestan, elles ont pénétré en Afghanistan près de Herat.Puis, elles ont gagné Kaboul en passant par la vieille Route de la soie, qui longe les frontières nord du pays.Cascades présente une production du Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls Avec MARCEL LEBŒUF ET MARTIN DRAINVILLE LISE MARTIN DOMINIQUE élémentaires ,3 ,4.20.el 21 «««52 ___.¦.t.aaiau àtîôTs publiques VERONIQUE ALLARD Communications NATHALIE KEROACK ^ Réservez maintenant : (819) 363-2900 « www.grandschenes.ca V&v
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