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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 3
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 1999-11-27, Collections de BAnQ.

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«Nous croyons aux miracles» Greffé coeur-poumons, Marcel Jean est de retour chez lui Royal Saint-Arnaud Lac-à-la-Tortue Anime d’une loi inébranlable, le couple de Marcel el Céline Jean, de Lac-à-la-Tortue, n'hésile pas à affirmer: «Nous croyons aux miracles.» Il faut savoir que Marcel Jean vient de subir la double greffe coeur-poumons, et après un séjour à la Maison des greffés de Montréal, il est de retour chez lui pour s'y refaire une santé.La foi imperturbable des Jean repose sur la traversée d'une longue démarche marquée de nombreuses complications post-opératoires, l'entraînant à un cheveu de la mort.Il y a d'abord eu le très sérieux problème de son sang qui n'arrivait plus à coaguler, d'où l'obligation de le soumettre à de nombreuses transfusions.«On nous disait à l'hôpital que nous avons pratiquement vidé la banque de sang, car il a fallu au moins 200 donneurs pour régler le problème», signale Céline Jean.Marcel devait prendre des anticoagulants avant de subir son opération, parce qu'il avait déjà été victime d'un ACV.On ne lui donnait plus que 24 heures à vivre au début de l'hémorragie, si on ne trouvait pas rapidement la bonne solution.Puis le blocage de ses reins a nécessité son maintien en dialyse.Il a même dû être soumis à un délicat traitement en hémodialyse, sinon il risquait de s'empoisonner.Une fois de plus, les Jean estiment que la médecine, mais aussi la «Providence» a fait en sorte qu'au moment de l'ultime échéance de 30 jours, les reins de Marcel se sont miraculeusement débloqués.Mais une autre complication imprévue allait s'ajouter à la liste déjà longue.Un cathéter installé pour éliminer les sécrétions accumulées dans les nouveaux poumons de Marcel inquiète sérieusement l'équipe médicale, qui découvre une perforation du tissu pulmonaire.Heureusement, elle est superficielle et ! ¦ (Photo - Sylvain Mayer) Les gens des alentours de la 44e Rue à Lac-à-la-Tortue vont voir de plus en plus Marcel et Céline Jean en compagnie de leur chien Rubis, lors de leurs promenades dans le quartier.n’a pas endommagé le précieux organe nouvellement greffé.Le pire est à nouveau évité.Il faut également savoir qu'une partie de l'oesophage du Tortulinois a dû être changé.Il se produit alors un curieux phénomène qui fait en sorte que le cerveau ne reconnaît pas cette partie d'organe, rendant ainsi les simples gestes comme boire, manger et tousser, à réapprendre et à réapprivoiser délicatement.Les Jean signalent que l'hospitalisation au Royal Victoria de Montréal devait être plus longue, mais, le 10 octobre, la veille de l'Action de grâce, ils apprennent que Marcel peut avoir son congé pour être ac- cueilli a la Maison des greffes, d'où il est sorti le dimanche 21 octobre.Il n'y a pas de hasard dans leur histoire où prédomine la foi, soutiennent les Jean, qui reconnaissent les competences des équipés medicales qu'ils ont côtoyées.Ils se disent d'ailleurs impressionnés par la qualité des soins prodigués aux soins intensifs.Marcel Jean ne man-que pas d'y faire une visite à chaque occasion, et il y a de l'émotion dans l'air à chaque fois, de faire remar-quer son épouse Celine.Autre visite marquée d'emolions intenses que celle qu'a faite Marcel à ses compagnons de la Caisse d'économie des employés de l'usine Bel-go à Shawinigan, au lendemain de son retour à Lac-à-la-Tortue.Ceux-ci étaient très émus de le revoir, debout, souriant et bien vivant.Depuis son retour à la maison de Marcel Jean doit s'imposer de l'exercice physique, dont la marche et le vélo d'exercice.Il est déjà inscrit à un centre de conditionnement à Grand-Mère.Mais il doit aussi consommer de coûteux médicaments, dont un «antirejet» évalué à près de 500 S la prescription, bonne pour une quinzaine de jours.Il devra en prendre le reste de sa vie.Pour le seul mois de septembre la facture des médicaments a atteint plus de 1700 $.Heureusement, ses assurances personnelles remboursent 80 % des coûts.Voilà pourquoi, le 18 décembre à 20h30, l'ensemble vocal Entre-nous de Saint-Georges présentera, à l'église paroissiale, un concert-bénéfice «Au coeur de Noël», un récital de chants du temps des fêtes dont les profits seront versés à la campagne de financement de Marcel Jean.Entre-temps, il doit quotidiennement vérifier l'état de ses poumons en utilisant un «spiromètre» dans lequel il souffle.À sa lecture il peut dépister tout indice de rejet.Il doit aussi retourner au Royal Victoria, aux trois semaines environ, pour des prises de sang.» Century 2000 de Buick.Le comble du luxe, c'est d'être abordable.opf = optionnel CARACTÉRISTIQUES Century 2000 Camry CE V6 Taurus SE Moteur (U 3,1 3 3 Puissance moteur (HP) 175 194 155 Sièges avant divisés 55-45 baquets baquets Sièges passagers 6 5 5 Chaufte-moteur de série non de série Traction asservie transmission non opt, (491 S) Commandes radio sur le volant oui non non Éclairage d'accueil temporisé oui non oui Haut parleurs 6 4 4 Télédéverrouillage coffre hayon portes porte-clés non porte-clés Anti démarrage oui non oui Comptant Mensualité OS 408 S 2 316 S 338 S 3 640 S 298 S V N Pour tous ceux qui pensent à juste titre que le confort est un droit.LEdifion spéciale Century 2000 comprend : • Rétroviseurs extérieurs à réglage électrique, repliables et chautfants • Roues en aluminium • Commandes radio sur le volant • Moteur V6 3,1 L de 175 HP • Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée et traction asservie • Système antiblocage aux 4 roues • Suspension indépendante aux 4 roues • Climatiseur • Verrouillage des portes, siège du conducteur et vitres à commande électrique • Régulateur de vitesse • Sacs gontlables côtés conducteur et passager • Télédéverrouillage des portes avec tonction « alerte » • Dispositif antivol PASSlock II il an (•**?W0 mrm « Art nMprtvx'anmM' l'Association Marketing des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec rous suggère de lire ce qui suit.• fo toNpmiN* fccnh rt^KMi Ptoto I Ntw mértttt fMiMNRi Vn«t ft I «pratofton At rr«#f •Pniwwh wwwh baft » i fctl «« nnmmt itwl m 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pas la fête, c'est le chahut.Du gaspillage de temps, proteste-t-il.«À chaque nouvelle travailleuse sociale je dois lui livrer tout mon passé.C'est trop souffrant.Je suis tanné, écoeuré comme tant d'autres jeunes comme moi.» Ces enfants au passé tristement perturbé trouvent que les autorités se moquent d'eux, trompent leurs espoirs.«Ils se foutent même de ce que nous subissons.On est ici, au Nouvelliste pour faire bouger les choses, pour faire bouger le ministère», affirment-ils.«Nous n'avons plus de loisirs.Je faisais de la musculature, j'allais à la piscine et aux quilles avec mes copains.Des fois, on profitait du cinéma», souligne l'aîné du groupe.Aujourd'hui les poches vides, ils ne peuvent plus bouger, réduits au stricte nécessaire: le logement et la bouffe.Le plus jeune a réussi à dénicher un travail précaire en se débrouillant auprès de certains commerçants.Il empoche parfois 20 dollars par fin de semaine.Espoir à l'horizon pour réorganiser ses loisirs, ses sorties surveillées.Encore là, son inquiétude l'empêche de goûter pleinement la vie.Les trois jeunes croient que le malaise qu'ils vivent a gagné beaucoup de foyers d'accueil.Jointe au téléphone, leur mère d'accueil s'est faite hésitante.Elle dit craindre les représailles de la direction des Centres jeunesses.«Le malaise est réel.Que voulez-vous, les compressions touchent tout le monde», laisse-t-elle échapper.Elle sait que trois de ses pensionnaires ont osé malgré elle se rendre au Nouvelliste, ayant au préalable été avisée par eux.Elle espère que cette démarche exceptionnelle va tourner au positif.L'administration des Centres jeunesses est aux prises avec des problèmes de prolongements de projets contractuels chez les psycho-éducateurs et les travailleurs sociaux.Des contraintes syndicales ont forcé la direction à décréter un bref moratoire sur tout projet clinique.Question de faire le point et d'évaluer les besoins réels.D'où la réduction provisoire de certains postes de travailleurs sociaux.Appelée à commenter la situation, Micheline Gauthier, présidente de l'Association régionale des familles d'accueil à l'enfance du Coeur-du-Québec, s'est faite rassurante.«Le moratoire est maintenant levé.Nous ne voyons rien de dramatique à l'horizon.Ces trois jeunes dont vous parlez vivent sans doute des choses particulières.Et pourtant, les ressources ne manquent pas pour se plaindre.Ils auraient pu se rendre au Comité d'usagers des Centres jeunesses.Quand même, leur démarche (Imdce-Mfdid Mauricie: Patrick BcaiHhamp) Mme Micheline Gauthier m'apparaît positive dans la mesure où elle peut faire bouger le ministère.Mais sachez que les services aux jeunes ne sont nullement affectés.Ils ne le seront jamais.Sauf que l'on devient plus sélectifs dans les choix, la rigueur étant de mise.Et les jeunes en ressentent les effets.» Dans ce contexte, Mme Gauthier reconnaît une certaine réduction de postes chez les psycho-éducateurs ei les travailleurs sociaux.Placés en foyer d'accueil, les adolescents vivent des tensions affectives précaires, autant que les familles elles-mêmes, note-t-elle.«Nos familles ont une grande capacité d'atta-chement.C'est la qualité primordiale.Quant au changement de travailleurs sociaux, il peut se produire deux ou trois fois par année.Et c'est normal.Mais je doute fortement qu'il puisse survenir six ou sept fois dans l'année.» Aujourd'hui, la famille d'accueil est un service de dernier recours.«C'est de bon augure puisqu'il fam d'abord tenter de placer l'enfant le plus près possible de son milieu naturel», évalue la présidente de l'Association.Et l'argent de poche dont peuvent bénéficier les jeunes?«Il est géré et accordé par la famille d'accueil, au gré des besoins et des priorités pour favoriser les meilleurs rapports», précise Mme Gauthier.«En somme, faut-il démontrer de la constance et de l'amour, car les travailleuses sociales tout comme les éducatrices sont des soutiens essentiels», remarque-t-elle.À ses yeux, il faut surveiller et réfléchir aux meilleurs moyens d'affronter les modifications dans la gérances des budgets familiaux.«Une gérance plus rigoureuse s’est imposée», insiste-t-elle.Mère d'accueil depuis une quinzaine d'années, Micheline Gauthier explique qu'une fammile de réadaptation donne des soins particuliers à des jeunes ayant des problèmes particuliers.En plus de bénéficier d’une intervenante sociale attitrée, ces jeunes profitent d'une éducatrice qui apporte un appui pédagogique à la famille en question.«Si jamais l'un ou l'autre est manquante pour une raison quelconque, le vide est aussitôt comblé par une autre ressource humaine», dit-elle encore.En terminant, ses quinze années de mère d'accueil lui font comprendre qu'il est louable de la part des jeunes de réclamer plus d'argent des Centres jeunesses.«Mais personne n'est oublié et ne peut l'être puisque la famille d'accueil* peut toujours avoir recours à un intervenant en cas d'urgence.» Vice-présidente de la Fédération des familles d'accueil du Québec, Micheline Gauthier avoue que son engagement est une mission.pas tout a lait comme les autres.* mmmmÊÊÊmmimmmtÊmÊKÊmmmiÊmÊmHmmmmmmmrmmÊmmimmmiÊmÊÊmm ' J À VOS V ' ^ SOVHAITS ! ’ v •V / Le Nouvelliste ouvre ses pages aux événements heureux de la vie! Que ce soit pour souligner un anniversaire île mariage ou Je naissance, une promotion, montrer Jes images Je générations, la Îilioto Je liélié ou la remise de diplôme J un adolescent.J nous era plaisir Je partager avec vous.Jours de publication : le lundi, le mercredi et le vendredi Cette chronique sàdresse exclusivement aux particuliers.Payable a I avance comptant ou par carte de crédit Pour plus de renseignements presenter vous au Nouvelliste entre 8 h 30 et 16 h 30 du lundi au vendredi ou laites parvenir par coumer a I une des adresses suivantes A vos SOUHAITS 1920, rue Bellefeuille.C.P 668, Trois Rivières G9A 5J6 792, avenue des Cèdres, C.P 600.Shawimgan G9N 6V6 Format unique.Tarif : 20 $, taxes incluses PS: Nous ne retournons pas las photos 1007190 Lt Nouvelliste Samedi 27 novembre 1999 AS Jeunes retraités, à vos projets! Formation d'un groupe de recherche sur les aspirations des 50-60 ans Louise Plante Trois-Rivières ¦ Pel il lundi malin, lllilo.Vous êtes toujours en robe de chambre, assis à la table de la cuisine.Vous achevez de lire au t>rand complet votre quotidien régional en sirotant un quatrième café.Nouveau «jeune retraite» de 5} ans, ce n'est pas du tout, mais alors là, pas-du-tout, l'idée que vous vous faisiez de votre retraite.Pourtant, des idées, vous en avez.Des projets aussi.Mais allez savoir pourquoi, vous n'arrivez pas à les mettre en marche.Loin de vous aider, les tonnes de temps libre maintenant à votre disposition semblent le prétexte à tout reporter à demain.Vous vous sentez un peu, beaucoup, inutile.Lorsqu'on vous demande ce que vous faites par les temps qui courent, vous répondez: rien, un brin honteux.Pour un peu, tiens, vous seriez déprimé.Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul dans cette situation.C’est le lot d'une grande partie des jeunes retraités éjectés du marché du travail au cours des dernières années.Trop vieux pour s'identifier aux jeunes mais beauauau-coup trop jeunes pour avoir quoi que ce soit en commun avec les plus de 65 ans.C'est le syndrome du jeune retraité.et vous auriez tort de le prendre à la légère.Mme Micheline Dubé, profes-seure et chercheure au Laboratoire de gérontologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières de même que M.Léandre Bouffard, professeur à l'Université de Sherbrooke et à l'UQTR, se sont intéressés de près aux 50-60 ans dans le cadre d'un projet de recherche.Ils ont découvert des gens fascinants qui ne demandent pas mieux que de s'engager dans de nouveaux chemins.Des gens compétents, capables de s'attaquer à des projets pour peu qu'on les y aide un peu en leur fournissant un minimum d'encadrement et de support: deux éléments qui leur font cruellement défaut dans leur nouvelle vie.Hé, oui, un boss, ça avait ses bons côtés après tout.«Nous avons tenté de leur faire préciser leur objectif personnel, de le planifier et de suivre l'évolution de ce projet pour finalement en faire une évaluation, précise M.Bouffard.Dans cette optique, le groupe de retraités s'est transformé en groupe de soutien.» «La recherche avait pour but d'identifier les moyens d'améliorer le bien-être des jeunes retraités, poursuit Mme Dubé.Mais les personnes qui y ont participé bénévolement, ont souhaité que ça ne se termine pas avec le projet de recherche.Ils ont voulu aller plus loin en offrant à leur tour, comme moniteurs, des sessions de démarche aux jeunes retraités de la région.Ça commencera immédiatement après la période des Fêtes, ici même au Laboratoire de gérontologie de l'Université.» Mais de quoi ont donc tant besoin ces jeunes retraités, enviés par le reste de la société?D'abord de parler, de ven-ti-ler, répondent en coeur O'Neil Durocher, Claire Germain, Madeleine Prévost-Dusseault et Andrée Béland.«Il n'y a pas de précédent au Québec, ni de littérature sur le sujet, fait remarquer M.Durocher qui décrit sa propre situation en disant qu'il s'est retrouvé «sur le trottoir» du jour au lendemain.La retraite, ce n'est pas des vacances ou une interminable partie de cartes.C'est passer d'un système de fonctionnement à un autre.On s'aperçoit que les habiletés qu'on a développées ne nous servent pas nécessairement une fois qu'on a cessé de travailler.On n'a plus le support, l'aide et l'encadrement qu'on avait au travail.Il faut tout faire soi-même.Déjà, de se retrouver pour en parler et s'apercevoir qu'on n'est pas seul dans cette situation, c'est beaucoup.» En fait, la retraite, c'est souvent un choc, une remise en question, une recherche de soi-même, le tout parfois teinté de culpabilité.C'est une chose de savoir qu'on a toujours voulu peindre, ou jouer du piano, c'en est une autre de trouver un projet qui nous occupera pendant dix, vingt ou trente années.Si ça ne marche pas, on ne peut blâmer le patron ni les collègues.Et c'est là que le groupe de retraités peut entrer en scène.«Moi, je suis partie à la retraite à trois semaines d'avis, raconte Mme Madeleine Prévost-Dusseault, antre-lois dans l'enseignement.Je ne l'avais pas vraiment souhaité.J'ai commencé à faire du bénévolat, et prendre des cours de piano, mais je me suis rendue compte que ma participation au projet de recherche, et donc à un groupe, m'a ouvert îles horizons que je ne soupçonnais pas et ce, parce que j'en ai discuté avec d'autres.» «On s'est rapidement aperçu chez les jeunes retraites qui ont par- ticipe aux sessions que leur premier projet — un voyage, des cours, du bénévolat — est rapidement devenu secondaire, a constaté M.Boudard qui olfre également des sessions dans la région de Sherbrooke.Avec le groupe, ils deviennent plus ouverts aux opportunités et plus confiants.Un nouveau réseau de contacts se forme.» «À la retraite, on veut demeurer actif, on tente de se découvrir.Il y a des choses qu'on aime en soi et d'autres qu'on aime moins, confie Mme Andrée Belaud, autrefois dans l'enseignement.En fait, c'est un peu comme de chercher du travail.» Pour sa part, Mme Claire Germain s'est rendue compte qu'elle avait attendu trop longtemps avant d'enfin réaliser son rêve de peindre.«J'ai dit à mon garçon, qui est un excellent poète: tu aimes écrire, et bien n'attends pas la retraite pour le faire.Commence maintenant.» Les quatre participants au projet de recherche définissent les futurs sessions pour jeunes retraités comme une démarche d'orientation et d'exploration.Trois groupes de huit personnes seront formés et pilotés par deux animateurs.Les personnes intéressées à y participer devront prévoir deux heures par rencontre, pour un total de 12 à 15 rencontres hebdomadaires, selon le besoin des groupes.On doit s'inscrire avant le 17 janvier, en contactant le Laboratoire de gérontologie du pavillon Michel Sarazin de l'UQTR, au 376-5090.C'est gratuit.» Nostradamus à Shawinigan.(Photo - Svlkdin M
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