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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 4
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 1999-12-31, Collections de BAnQ.

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•à?h ¦/' d.^llNANCÎ J1 DECEMBRE 1999 TROIS-RIVIERES "HISTOIRtKf01 * "5?** ^igirrigl "v > UQTR l avenir r ^ 7 i i C http://wwiv.uqtr.uquebec.ca ou (819) 376-5011 Université du Québec à Trois-Rivières Un RÊVE ETRANGE Claude Bruneau.(collaboration spéciale) pV JjJ Je fais parfois un rêve étrange.Un rêve éveillé que je conduis à ma guise.Je me vois en compagnie de Jacques Cartier, sur le gaillard d'avant de la Grande Hermine, et nous remontons le fleuve Saint-Laurent.Nous sommes à la fin de l'année 1999, à l'aube de l'an 2000.Je lui montre avec fierté ce qu'est devenu le pays qu'il découvrait jadis, lui signalant les quais, les villages, les clochers, la vie qui bouge de chaque côté.Et lui, à la fois émerveillé et nostalgique, me questionne sur ce qu'il voit, et me raconte ses souvenirs, ce long chemin d'eau limpide, qu'il remonta naguère entre deux lisières de forêts vierges.Nous croisons des cargos, qui descendent le fleuve en ronronnant.Et des motomarines, qui tournent autour de nous comme des insectes.Que de questions pour lui! Nous voici à l'île Saint-Quentin, et il voit que nous n'avons pas oublié la croix qu'il y planta.Puis je me transporte dans le temps.Je marche avec le sieur de Laviolette, cet illustre inconnu, dans la rue des Ursulines, pas très différente, poteaux en moins, de celles de Tours, de Saint-Malo ou La Rochelle, qu'il a peut-être connues.Dès qu'on en sort cependant, comme on est loin de la bourgade primitive! Les papeteries occupent l'embouchure de la rivière, le port s'étend devant lui, au loin un pont porte son nom, et derrière, la ville s'est déployée, par cercles concentriques.Au delà, il soupçonne un arrière-pays à la mesure de ce qu'il voit.Je me retrouve bientôt avec le père Jacques Buteux, remontant la rivière.La vision que le peintre Ozias Leduc lui prête, dans un tableau de l'église de la Présentation, elle est là devant lui: les chutes de Shawinigan ont donné naissance à une concentration industrielle imposante et à une agglomération urbaine des plus dynamiques.Puis nous remontons le Saint-Maurice de village en village, de centrale en centrale, de La Tuque jusqu'aux retranchements des Atikamekw, qu'on l'avait jadis brutalement empêché d'atteindre.Rêvez-vous parfois?Faites l'expérience de ce que je vous raconte.Vous sentirez monter en vous une fierté toute nouvelle, en exposant à ces personnages mythiques ce qu’est devenu le pays qu'ils ont découvert, et qui est aujourd'hui le nôtre.Rêver tout haut, ou tout éveillé, converser avec ces grands disparus, cela nous force à nous expliquer à nous-mêmes, en quelque sorte, ce qui sépare notre monde et le leur.C'est dérouler le film du développement de notre région, prendre conscience de sa géographie, de son histoire, de ses héros, ses légendes, ses monuments, ses succès et ses échecs.C'est réaliser jusqu'à quel point un pays vierge a cédé la place à des maisons, des usines, des routes, des moyens de communication et un style de vie qui a bien peu à voir avec celui des découvreurs.C'est voir jusqu'à quel point ce développement qui nous a donné la connaissance, le confort, la vitesse de déplacement, et tous les bienfaits de la technique, a aussi imposé un lourd tribut à la nature qui nous était confiée.Et en même temps que monte en nous la fierté de notre région, et ce sentiment d'appartenance qui fait qu'on s'y attache, qu'on y reste ou qu'on aime y revenir! En même temps l'on constate combien nos explications tournent court, combien nos connaissances personnelles sont limitées, combien nos mémoires sont trouées.Ah! Si l’on savait mieux notre histoire! Le Nouvelliste a voulu souligner la fin du millénaire et particulièrement la fin de ce siècle par une série de cahiers thématiques de l'An 2000.Il était judicieux de réserver le dernier pour un regard global sur le 20e siècle, celui qui a donné à notre région son visage bien caractéristique.La fourrure, le fer, le bois, l'agriculture, avaient façonné nos trois premiers siècles.Mais l'industrialisation et l'urbanisation, ces cent dernières années, ont révolutionné notre façon d'occuper le territoire et changé nos modes de vie.Une équipe de la Société d'histoire régionale Appartenance Mauricie s'est chargée d'en dresser le portrait.À partir de la mise en oeuvre des richesses hydrauliques de la région, conjointement avec celles de la forêt, l'on a vu s'établir la chaîne des centrales et celle des papeteries, bientôt suivies du textile, de l'électrochimie, des alumineries et de combien d’autres entreprises.Les villes ont repoussé leurs frontières comme Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine, ou ont carrément surgi de la forêt, comme le Centre-Mauricie et La Tuque.La rive sud, toute rurale, a vu naître un immense parc industriel et portuaire: Bécancour.La vie politique a accompagné ce mouvement.La région a fourni des députés hauts en couleur, des maires avec parfois du panache, et même deux premiers ministres.Les institutions de santé et d'éducation se sont implantées partout, assurant progressivement des services à des niveaux sans cesse plus élevés.L'Église, après avoir marqué de son sceau la société tout entière, s'est retirée dans ses quartiers, à la recherche d'une nouvelle intériorité.Bref, notre siècle présente une facette régionale des plus riches, qu’il importait de raconter.Claude Bruneau a été éditorialiste au quotidien Le Nouvelliste de 1976 à 1995. - Le Saint-Maurice au coeur DU DÉVELOPPEMENT HYDROÉLECTRIQUE RÉGIONAL Claude Lcveillc (collaboration spéciale) «Stow** La Mauricie est une des premières régions au Canada où l'énergie hydroélectrique a été exploitée à des fins industrielles.En ce sens, il n'est pas excessif d'avancer que notre région fut le berceau même de l'hydroélectricité au Québec.Ce dernier fait a certes découlé d'un contexte historique particulier, mais antérieurement aux multiples interventions des hommes et des promoteurs, ce fut d'abord sur la base de ses caractéristiques physiques (dénivellations, chutes et débit du cours d'eau) que la force remarquable du Saint-Maurice fut mise en valeur.Or, c'est précisément ce potentiel hydroélectrique considérable, qui se «cache» alors dans les eaux de la rivière, que les hommes d'affaires commencent à découvrir à la toute fin du XIXe siècle.•*„ T imïMW ••A “ii «A.ï-.* ¦ jam v ¦ a La première centrale hydroélectrique de la Mauricie a vu le jour à Saint-Narcisse, en 1897.nT %/¦.' tu «tiîriîî K- -v:i La centrale La Gabelle vers 1920.À remarquer les quelques maisons de compagnie érigées par la Shawinigan Water and Power En 1897, une première centrale à Saint-Narcisse, on décèle aussi sur le Saint-Maurice un endroit exceptionnellement propice à la production électrique et déjà fortement convoité par des entrepreneurs: les chutes de Shawinigan.Cet emplacement est alors promptement acquis par l'industriel américain John Joyce.En 1898, Joyce et John Edward Aldred, originaire de Lawrence en Nouvelle-Angleterre, s'adjoignent des figures importantes de la finance canadienne et l'on assiste à la formation de la Shawinigan Water & Power Co.(SWPC).4 A ce moment, bien que l'on commence à maîtriser la production électrique, la technologie de l'époque ne permet pas encore de la transporter sur de grandes distances.Ainsi, afin de consommer cette nouvelle énergie sur place, la SWPC attire, à proximité des chutes, trois industries: Northen Aluminum Co., qui deviendra Alcan, Belgo Pulp and Paper et Canada Carbide Co.L'exploitation de l'hydroélectricité à cet endroit n'a donc pas seulement mis en valeur le potentiel du Saint-Maurice : elle fait naître une ville, Shawinigan Falls, et donne une forte impulsion à l'industrialisation régionale.De sa fondation en 1898 jusqu'en 1963, année où Hydro-Québec acquiert l'ensemble des compagnies privées de la province, le travail effectué par la SWPC est tout à fait spectaculaire.Cette compagnie met en service pas moins de neuf centrales sur la rivière Saint-Maurice.Tout d'abord, construite à partir de 1899, la centrale Shawinigan 1 est mise en service en 1901.Puis, successivement apparaissent: Shawinigan 2 (1911), Grand-Mère (1915), La Gabelle (1924), Rapide-Blanc (1934), La Tuque (1940), Shawinigan 3 (1948), La Trenche (1950) et Beaumont en 1958.Toutes ces centrales, sauf Shawinigan 1, sont toujours en production.La SWPC peut être considérée à juste titre comme l'architecte du Saint-Maurice.En 1963, lorsque le gouvernement de Jean Lesage procède à la nationalisation des compagnies d'électricité, on peut rapidement juger de l'efficacité du travail réalisé par la SWPC: comparativement à la totalité des compagnies étatisées, à elle seule, «sa capacité de production représente 71% de la production alors nationalisée» selon Ylnventaire du patrimoine bâti d'Hydro-Québec de la Mauricie.De fait, suite aux constructions de barrages et aux multiples aménagements, au cours du XXe siècle, la rivière Saint-Maurice est devenue incontestablement l'un des cours d'eau le mieux régularisé en Amérique du Nord.Il existe peu de régions sur le continent où on a mis en service douze centrales sur une même rivière.Les centrales du Saint-Maurice se sont distinguées à l'époque de leur mise en service par la puissance de leurs installations et l'on peut sans doute qualifier la Mauricie de Baie James du temps.Encore aujourd'hui, en dépit de leur ancienneté, les huit témoigne la centrale Grand-Me s'inspire de la cathédrale Sainte d'AIbi en France.Pour sa part, I traie La Gabelle de style Art Déo doute l'une des plus belles du pe retenue pour illustrer un timbre en 1946.Enfin, soulignons que I traie Shawinigan 2 est considère l'Ordre des ingénieurs du Cana< 1987, comme l'une des 25 plus gi réalisations du génie canadien de dernières années.La Mauricie a joué un rôle imp non seulement dans la prod' hydroélectrique mais aussi dans le port de l'énergie électrique, d'abord, mentionnons la mise e vice, en 1897, d'une ligne de tra sion reliant la centrale de Saint-N, à la ville de Trois-Rivières considi l’époque comme la plus longue lie transport de l'empire britani En 1903, la SWPC met en servie ligne de transport de 50 000 vo Shawinigan à Montréal d'une Ion de 135 km soit la plus longue de transport au pays.Trois ans plu la SWPC construit une ligne fluviale pour alimenter la rive sud 1918 cette ligne est remplacée p£ traversée aérienne au dessu fleuve Saint-Laurent.Le complexe hydroélectrique de Shawinigan tel qu'il existait en 1945 avec notamment les centrales Shawinigan 1 et 2 de la Shawinigan Water and Power ainsi que les deux centrales de l'Alcan.centrales du Saint-Maurice produisent près de 10% de la production totale du Québec.Les centrales de la Mauricie se démarquent non seulement par leur importance historique mais aussi par la qualité et la beauté de leur architecture.Lors de leur construction, une attention particulière est accordée à l'architecture comme en En somme, par ce qui pr< on se doit de constater < naissance et, par la sui développement de l'ina hydroélectrique en Mai ont joué conjointement I d'un puissant facteur d' trialisation.Pendant plu décennies, le Saint-Mauri considéré comme le pri foyer de l'hydroélectrici Québec.Certes, sur le pla sources de production trique, la mise en place centrale nucléaire de G< 2, en 1983, a rompu avec «tradition».Il n'en der pas moins qu'encore d< jours, l’exploitation de tricité dans la région r prioritairement sur la hydraulique.En ce sens comme aujourd'hui, la rivière Maurice et l'hydroélectricité q génère font toujours honneur Mauricie.5 _____/®V- L'industrie papetière ET LE DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL C'Imitlc Lcvoillé (colliiliordtion spéciale) L'industrie papetière a joué un rôle de premier plan en Mauricie au cours du XXe 1922.Cette usine toujours en production siècle.En raison de multiples facteurs, c'est avec son avènement que la région a appartient à la compagnie Kruger, définitivement fait son entrée dans l'ère industrielle.Même qu'il n'est pas abusif d'affirmer que suite à ses retombées économiques et sociales, c'est véritablement De fait, en trois décennies, un réseau de cette industrie qui donna le ton au développement de la Mauricie.Pour s'en con- sept usines de pâtes et papiers est mis en vaincre, jetons un bref regard sur la chronologie des implantations industrielles place le long du Saint-Maurice, ce qui dans ce secteur d'activité.constitue alors un fait unique au Canada.Tout le long du siècle, celui-ci apporte de multiples effets bénéfiques pour l'économie et le développement régional.À Trois-Rivières notamment, l'industrie connaît un essor si remarquable qu'elle obtiendra le titre de « Capitale mondiale du papier ».La croissance de l'industrie papetière entraîne l'augmentation de la population dans les villes car elle crée de l'emploi.Au cours de cette période, elle favorise vigoureusement le développement de notre collectivité.Certes, la fermeture de l'usine Wayagamack-B de Cap-de-la-Madeleine, en octobre 1977, qui occasionne alors la perte de 375 emplois, fait ombrage à ce tableau.Il n'en demeure pas moins qu'à l'échelle régionale, on se doit de souligner les apports passés et présents du secteur du papier.En cette fin de siècle, le dynamisme et la croissance qui découlent de la progression de l'industrie papetière, constituent toujours des forces majeures pour le Le tout débute près de la rivière Saint-Maurice, sur un emplacement qui relève alors de la paroisse de Sainte-Flore.En effet, suite au travail acharné du Montréalais John Forman, en 1889, on assiste à l'inauguration de la première usine de pâte à papier moderne au Québec: -V r i- 1 ‘ fi %:,.WP Vue de l'usine CIP de La Tuque vers 1960 la Laurentide Pulp Co.Les activités découlant de cette usine appellent beaucoup de travailleurs dans la région immédiate et à un point tel, qu'en 1898, Grand-Mère se constitue en municipalité distincte de Sainte-Flore.L'année suivante, la Laurentide entreprend la production de papier.Par la suite, en 1900, à Shawinigan, Hubert Biermans, à l'emploi de la Banque développement de la Mauricie.d'Outre-Mer de Bruxelles, se fait le principal instigateur de l'établissement d'une seconde usine de pâte en Mauricie : la Belgo Pulp and Paper Co.En De plus, tout aussi spectaculaire par les effets positifs de leur établissement, quatre usines additionnelles font leur apparition en Mauricie.Tout d'abord, on entreprend en 1910, à Cap-de-la-Madeleine, la construction de l'usine St.Maurice Paper.L'année suivante, on amorce les travaux de fondation de la première usine de papier de Trois-Rivières : la Wayagamack.En 1920, l'usine CIP, devenue aujourd'hui Tripap, amorce sa production.Enfin, soulignons la construction de l'usine St.Lawrence Paper Mills, en 1910, s'ajoute une troisième usine : celle qu'inaugure la compagnie papetière Brown (qui deviendra ultérieurement la CIP) à La Tuque.Tout comme pour la Laurentide de Grand-Mère, ces implantations subséquentes contribuent fortement à l'essor local et régional.i *4 -,_________________________________________' L'usine de la Compagnie internationale de papier (CIP) de Trois-Rivières, vers 1920.6 «¦ L'industrialisation en Mauricie au XXe siècle Clciudt11 Lovei Ile (collaboration spéciale) Bien qu'il débute antérieurement, l'enclenchement du processus d'industrialisation en Mauricie se réalise véritablement à partir du XXe siècle.Considérant l'énorme complexité du phénomène, on ne peut dresser ici un tableau détaillé de l'essor industriel mauricien, pour l'ensemble du siècle.Toutefois, il est à souligner que parmi les principaux secteurs de production, l’aluminerie, l'industrie chimique, le textile et le cuir ont chacun joué un rôle primordial tout au cours de ces cent dernières années.Les implantations industrielles dans ces secteurs se sont ajoutées à celles se réalisant dans l'industrie papetière et de ('hydroélectricité.C'est ainsi que l'ensemble de ces secteurs ont constitué la base de l'industrie moderne dans notre région.En ce qui concerne l'industrie chimique, un modèle significatif nous est fourni par la Shawinigan Chemicals Ltée.À ses débuts, la compagnie porte le nom de Shawinigan Carbide.Construite en 1898, l'usine commence ses activités en 1904.En 1911, elle devient la Canada Carbide Co.En 1927, elle fusionne avec une autre compagnie locale: la Canadian Electro-Product et c'est alors que l'on assiste à la formation de la Shawinigan Chemicals.À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le complexe chimique de Shawinigan devient l'un des plus importants centre de production du Canada.De fait, pendant un demi-siècle, cette industrie favorise l'essor de la ville et participe activement à ('industrialisation régionale.Dans cette même perspective, tout au cours du développement industriel de la région, les apports du secteur de l'aluminerie sont précieux.A ce sujet, poursuivons avec l'exemple du site de Shawinigan.À cet endroit, c'est en 1901 que débute la production de l'usine de la Pittsburg Reduction et l'on assiste à la production du tout premier lingot d'aluminium au Canada.L'année suivante on y fabrique également les premiers câbles d'aluminium au pays.Au cours des décennies subséquentes, la compagnie change de raison sociale à diverses reprises et c'est en 1966 qu'elle prend finalement le nom d'Alcan Ltée.Lors de la Deuxième Guerre Mondiale en 1941, on construit une seconde alu-minerie dans le quartier Saint-Marc.Cette usine cesse sa production en 1945 puis trois ans plus tard, on procédera à sa réouverture.Elle devient alors la seule alu-minerie de Shawinigan, car depuis 1945, l'usine no 1 produit uniquement des câbles d'aluminium.Si on déborde du modèle de Shawinigan, il faut mentionner qu'Alcan a également exploité une usine à La Tuque de 1943 à 1945.Puis, toujours dans ce même secteur, mais sous l'initiative d'une compagnie distincte, en 1939, un apport supplémentaire est constitué par l’implantation de l'International Foils au Cap-de-la-Madeleine.En 1956, cette compagnie prend le nom de Reynolds Aluminium Co.L'usine Wabasso Cotton Co.de Trois-Rivières en 1924.of Canada Ltd.et depuis plus d'un an, elle est devenue la REYCAN.Enfin dès le début du siècle, le secteur du textile contribue à ('industrialisation régionale.Afin d'en dégager quelques exemples, notons d'abord qu'en 1900, la Dominion Shirt s'établit à Louiseville et en 1907, on procède à la fondation de la Wabasso Cotton à Trois-Rivières.Par la suite, en 1909, on assiste à la création de la Shawinigan Cotton Co., filiale du groupe Wabasso.A ces premiers établissements, s'ajoutent d'autres nouvelles entreprises.Ainsi en 1923, l'Empire Shirt s'implante à Grand-Mère et en 1929, ('Associated Textile s'établit à Louiseville.En 1934, la compagnie montréalaise Textile Sales Ltd.crée la Textile Weavers Ltd.de Grand-Mère.Puis, à l'intérieur de ce secteur, il faut insister sur le fait que plusieurs oeuvrent dans les domaines du cuir et du vêtement.Ainsi, sous l'initiative de John Hanna, la fondation de la Grand-Mere Shoe, en 1929, est à souligner de même que la création de la St.Tite Shoe en 1933.Cette dernière industrie deviendra, en 1943, G.A.Boulet Ltée et demeure toujours active.À ce propos, le cas de ville de Saint-Tite fut particulièrement significatif.En effet, de 1912 à 1984, sur le territoire de cette localité, on dénombre pas moins de 23 établissements dont la production a reposé, à un moment ou à un autre, sur le travail du cuir.En bref, par ce qui précède, on est à même de constater la place majeure occupée par ces trois secteurs dans le développement industriel de la Mauricie.À cet égard, ce siècle qui nous quitte nous a indéniablement légué un héritage industriel des plus impressionnants.7 L'agriculture enMauricie, 1900-1950 France Boissonnoult et Clmute Levcillc (collaborât ion spéciale) Au Québec, en ce début de siècle, l'agriculture est en pleine mutation.Ce secteur primaire de l'économie nationale qui regroupe à la fois l'élevage et la culture des végétaux subit invariablement la poussée de l'industrialisation et de l'urbanisation.Le nombre d'exploitants de petites surfaces, c'est-à-dire ceux qui n'entretiennent qu'un potager familial ou pour qui l'agriculture ne représente qu'un revenu d'appoint, décroît lentement au profit de producteurs plus gros et mieux organisés qui vivent essentiellement des produits de la ferme.L'agriculture mauricienne reflète dans son ensemble les grandes tendances du monde agricole québécois.Le cardage du lin chez Welly Brunelle, dans le rang Sud à Hérouxville vers 1930 La proximité de la forêt, doublée d'une géographie instable, confère toutefois à la région, particulièrement sur la rive nord, un caractère très spécifique.Les chantiers représentent en effet un gros marché pour l'agriculture régionale.Ces derniers demandent de l'avoine et du foin pour les chevaux en plus d'une nourriture abondante pour les travailleurs forestiers réputés pour leur insatiable appétit.Les agriculteurs pratiquent également avec bonheur la culture, peu exigeante, du sarrasin.En 1950, la participation du comté de Champlain pour la culture de cette céréale compte pour plus de la moitié de toute la production régionale.La pomme de terre s'impose quant à elle comme la reine des grandes cultures maraîchères.À quelques exceptions près, les productions animales de la Mauricie empruntent les mêmes directions que l'ensemble du territoire québécois.L'histoire mauricienne des cheptels nous indique que l'élevage ovin, l'un des plus prolifiques à l'échelle nationale à la fin du siècle dernier, décroît rapidement au profit de l'élevage laitier et, plus marqué encore, celui du porc et de la volaille.En ce qui concerne le nombre de chevaux, la Mauricie surpasse la moyenne québécoise, résultat de l'absence de motorisation dans l'exploitation forestière durant les premières décennies du XXe siècle.Oscar Lord, fils du pionnier de Shawinigan-Sud, et son épouse Valentine Pintal, première institutrice de cette ville, fabriquant du savon du pays à la fin des années 1920.Bien que l’histoire de l'agriculture de la région, marquée par l'emprise du bois, ne soit pas ponctuée de grands coups d'éclat, il n'en demeure pas moins qu'un bon nombre de femmes et d'hommes, mauriciens d'origine, ont acquis une notoriété dans ce secteur qui déborde largement le cadre régional.Mentionnons entre autres Normand Toupin, ancien ministre provincial de l'Agriculture et Laurent Pellerin, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA).Pensons également aux Denis Couture, Michel Dessureault et Paul Massicotte, respectivement président de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, de la Fédération des producteurs de bovins du Québec et de la Coopérative Fédérée, sans oublier Diane Montour, présidente jusqu'à tout récemment de la Fédération des agricultrices du Québec et tous ceux et celles qui, par leur passage dans le paysage agricole de la Mauricie, ont laissé un sillon.Grâce à leur dévouement, leur ténacité et leur détermination, ils ont grandement contribué au développement d'une agriculture régionale diversifiée résolument tournée vers l'avenir.8 JEAN FORTIN ASSOCIÉS syndics Un pas vers la /•» .i - Ilbcrte fmancien PROBLEMES FINANCIERS?JOINDRE LES DEUX BOUTS, C'EST POSSIBLE! La faillite n'est pas toujours la solution.CONTACTEZ k NOS EXPERTS 370-2020 CONSULTATION GRATUITE TROIS-RIVIERES 3910, boul.des Forges Bureau 202 SHAWINIGAN • CAP-DE-LA-MADELEINE Des villes NÉES DE L'INDUSTRIE Mario I.acharne (colltiborvHion spéciale) La première ville de la région dont la fondation est intimement liée à l'industrie est celle de Grand-Mère en 1898.L'usine de papier Laurentide joue un rôle de premier plan dans la mise en place d'infrastructures de qualité dans la ville du Rocher.Dès 1897, la compagnie érige le Laurentide Inn, aujourd'hui l'Auberge Grand-Mère.Sous la direction de George Chahoon, de 1902 à 1931, la Laurentide construit plus d'une centaine de maisons.Soucieuse de la santé de ses travailleurs, la compagnie fait ériger un centre sportif, l'Assembly Hall en 1912, une ferme modèle en 1917 pour la distribution du lait et un hôpital en 1921.Elle aménage un parc et un terrain de golf en 1912.Enfin, la Laurentide participe à l'installation d'un système d'aqueduc et d'égoût en 1918 afin d'enrayer l'épidémie de typhoïde.La ville de Shawinigan bénéficie elle aussi de l'apport majeur de l'industrie.Fondée en 1901, la ville de l'électricité fait l'objet d'un aménagement particulier par la Shawinigan Water and Power (SWP).En 1899, la compagnie achète le lot 628 comprenant toute la basse ville actuelle communément désigné «la Pointe-à-Bernard».Avant même la construction des premières habitations, elle fait dessiner le plan de la future ville.Ce plan est considéré comme l'un des premiers plans d'aménagement urbain du Québec.Dès décembre 1899, elle procède à la vente des premiers terrains et impose des conditions contraignantes pour les acheteurs afin de s'assurer de la qualité des constructions.La SWP s'implique activement dans la mise en place du patrimoine bâti par la construction de bâtiments publics.Le centre-ville de Shawinigan présentait cet aspect en 1930.L'industrialisation aura aussi pour effet de participer indirectement à la naissance de villes de banlieue.À ce titre mentionnons la création en 1912 du village d'Almaville qui change son nom pour celui de Shawinigan-Sud en 1948.Ce village est considéré à l'époque comme le plus gros du Canada.En 1961, cette municipalité obtient son statut de ville.Trois ans plus tard, on assiste à la fondation de la ville de Trois-Rivières-Ouest.Enfin, soulignons la formation de la ville de Bécancour, en 1965, à la suite de la fusion de onze municipalités.Le développement industriel entraîne une hausse importante de la population urbaine de la Basse-Mauricie.La capitale régionale voit le nombre de ses habitants multiplié par cinq au cours des cent dernières années.La cité tri-fluvienne passe de 10 000 citoyens en 1901 à 50 000 en cette fin de siècle.Pour sa part la ville de Cap-de-la-Madeleine connaît une croissance fulgurante.Sa population se chiffre à près de 1 500 en 1901 pour atteindre aujourd'hui 33 500 personnes.Tout comme Shawinigan, la ville de La Tuque, fondée en 1911, doit aussi sa naissance à l'industrie, notamment à la compagnie Brown.Cette compagnie, qui procède à l'ouverture de son usine en 1909, contribue elle aussi à sa façon au développement de la ville reine de la Haute-Mauricie.Un an après le début de sa mise en production, la Brown entreprend la mise en chantier d'une vingtaine de résidences sur la rue Beckler pour loger ses employés spécialisés.Son apport le plus considérable demeure sans doute le Brown Community Club érigé en 1920.Ce bâtiment, inauguré deux ans après sa construction, permet à toute la population de participer à des activités sportives et culturelles.La contribution de la compagnie à son milieu se manifeste aussi par l'aménagement en 1920 d'une ferme modèle afin de réduire la mortalité infantile.Au cours du XXe siècle, la Mauricie entre de plain-pied dans la modernité.Notre région, tout comme le reste du Québec, passe d'un monde rural à un monde urbain.La population mauricienne fait graduellement l'apprentissage de la modernité.Ce processus sans cesse en évolution se poursuit encore aujourd'hui.Mario Lachance est président de la Société d'histoire régionale Appartenance Mauricie.10 nouvelles technologies, d'ouverture sur le monde, de nouveaux programmes d’enseignement.Le Cégep de Trois-Rivières poursuivra sa mission d'offrir la meilleure formation collégiale qui soit pour réaliser tes rêves et décrocher ta lune! I Pour nout rejoindra ÎSOO, rue De Courval, C P 97 Trois-Rivières (Quebec) G9A SC6 819.376.1721 Un atout île taille! Découvre! nos programmes www.cegeptr.qc.ca CÉGEP DE TROIS-RIVIÈRES uV7 CHRYSLER Dodge 3100.boitevarcl St-Jean, Iros^MèresOuesi (819)377-3077 Votre confiance gage La Mauricœ a SON ROI ET SA REINE C liiiult* Brunea» (collaboration spéciale) Jean J.Crête, né le 8 avril 1888 à Saint-Stanislas, arrive à Saint-Jacques-des-Piles en 1892 avec son père, à l'âge de 4 ans.Il passe par le collège d'Arthabaska et celui de Belleville en Ontario, où il apprend l'anglais.Très jeune, il succède à son père, qui tient un magasin général.C'est le début d'une carrière fulgurante.Pour monter «dans les hauts», il organise le transport par bateaux à fonds plats, seuls capables de remonter le cours sinueux de la rivière Saint-Maurice et des affluents.Mais c'est un visionnaire.Il sait que la route de La Tuque va remplacer les bateaux et il s'oriente vers l'organisation des chantiers, la construction de chemins forestiers, l'installation de lignes téléphoniques, la fourniture d'hommes et de matériaux qui assurent le développement colossal de l'industrie forestière.À certains moments, de 4 à 5 000 hommes travaillent dans ses installations.Cet homme débordant d'initiative, déterminé et tenace, véritable génie de l'organisation, est aussi doué d'une personnalité attachante.Georges Crête, son neveu, écrit à son sujet: «Je me souviens de lui comme étant un fin causeur, astucieux, honnête, généreux et pas du tout snob.Il était amical avec le pauvre et à l'aise avec les grands de ce monde».Exploitant de la forêt, il est néanmoins soucieux de la préservation de la forêt et de la faune.Il améliore les conditions de vie dans les chantiers, il facilite la mission des prêtres dans les camps, il sévit contre les abus d'alcool, et il répète que «le bois, ça se coupe pas avec de la bière et des sacres».En même temps qu'il se tient proche des bûcherons, il escorte des personnages importants dans la forêt, et siège aussi bien dans les grandes administrations.Respecté de tous, il vend finalement ses installations, en 1954.Il décède à Grand-Mère, à l'Hôpital Laflèche, le 20 novembre 1967, âgé de 79 ans.Le 4 septembre 1946, les gens de la Mauricie assistaient à la relance de la courte de canots, interrompue depuis 1941 à cause de la guerre, après avoir été courue sans interruption de 1934 à 1941.Or les instigateurs de cette relance étaient Mme Anne McCormick, M.Fowler McCormick, son mari, et Alexander Stillman, son fils.Lors de la remise des trophées, Jean Crête souligna le travail et la contribution de Mme McCormick en faveur de la Mauricie depuis 25 ans, et salua en elle «une des meilleures amies de la Mauricie».Le Roi et la Reine de la Mauricie se rencontraient, dans ce qui était peut-être le plus symbolique de leur action en Mauricie: 1.Jean-J.Crête, à son bureau de maire, dans sa résidence de Saint-Jean-des-Piles.2.À La Tuque, aux premières heures d'un matin frisquet, Mme McCormick préside au lancement de la «Course de canots de la Victoire».la course de canots sur la rivière qu'ils aimaient tant.Anne Urquhart Potter, fille d'une riche famille new-yorkaise, était née le 14 novembre 1879.Elle avait d'abord épousé un non moins riche banquier, James Stillman, qui devint président de la National City Bank de New York.Leur mariage sombra dans un célèbre procès qui vient d'être raconté d'une façon magistrale par Madame Louise Lacoursière, dans un roman historique intitulé: «Anne Stillman: le procès».Remariée en 1931 avec M.Fowler McCormick, petit-fils de l'inventeur de la moissonneuse-batteuse, et président de la société International Harvester, elle allait rester dans la mémoire des gens d'ici comme Mme McCormick, la Reine de la Mauricie.Depuis 1916 en effet, elle venait passer au moins la belle saison en haute Mauricie, en diverses expéditions, et à partir de 1918 dans son domaine de Grande-Anse.Elle acquit au cours de ses séjours la réputation d'une grande dame, passionnée par nos forêts et nos rivières, intéressée au plus haut point par les gens d'ici, et fort généreuse à leur endroit.Elle est décédée à Scottsdale, en Arizona, le 25 mai 1969, à près de 90 ans.Quelques semaines plus tard, le 13 juillet 1969, conformément a ses dernières volontés, ses cendres étaient déposées et une plaque apposée au domaine de Grande-Anse.Sur la plaque, il est gravé: Courage-Fortitude-Beauté Anne McCormick 14 novembre 1879 25 mai 1969 Reine de la Mauricie 13 -^§?\____________________ Un vaste territoire DE 30 000 KILOMÈTRES2 Kamil Mnillct (toll.ihonHion spéciale) ïL > La MRC du Haut-Saint-Maurice a été constituée officiellement le 10 décembre 1981 à la suite de l'adoption et de l'application de la Loi sur l'aménagement (loi 125).Lors d'une réunion du conseil tenue le 2 février 1983, les membres adoptent leur premier règlement de contrôle intérimaire qui vise la protection du territoire durant l'élaboration du schéma.L'année 1985 est marquée par l'élaboration d'un protocole d'entente concernant le développement touristique et industriel.La MRC du Haut-Saint-Maurice comprend un vaste territoire de près de 30 000 km2.Elle compte cinq municipalités.En 1997, la population du Haut-Saint-Maurice comptait 15165 personnes.De ce nombre, 13 211 habitent sur le territoire de la ville de La Tuque, soit 77%, les autres se retrouvent dans les municipalités rurales, les neuf TNO et les communautés atikamekw.Les Atikamekw furent les premiers habitants de ce vaste territoire.Le premier Blanc venu explorer cette région fut le père Jacques Buteux.Au début du XXe siècle, la région entre dans l'ère industrielle lorsque la compagnie Brown de Berlin ( New Hampshire), devenue aujourd'hui Cartons Saint-Laurent, acheta le site des Chutes afin d'y construire une scierie en 1909.Ville de La Tuque Située le long de la rivière Saint-Maurice, à près de 150 km au nord de Trois-Rivières, elle est le principal centre de la MRC du Haut-Saint-Maurice.Le nom de La Tuque proviendrait d'une traduction d'un nom amérindien décrivant un rocher en forme de tuque en haut de la chute de la rivière Saint-Maurice.C'est ici qu'est né Félix Leclerc, en 1914.Dans les années 1700, La Tuque est connue pour être un lieu d'échange des fourrures particulièrement convoité par la Hudson's Bay Company.Un exemple concret du gagne-pain des résidants de La Tuque dans les années 1900.La Tuque allait connaître son véritable essor industriel avec l'arrivée du transport ferroviaire en 1900 et l'installation de la première fabrique de papier appartenant à la famille Brown.La Tuque subit les ravages de la grippe espagnole en 1918.Elle perd en 15 jours plus de 85 personnes.Les Soeurs Grises fondèrent alors l'orphelinat Sacré-Coeur pour les enfants dont les parents avaient été emportés par cette épidémie.Des richesses de la région, c'est l'eau du Saint-Maurice qui, exploitée par les barrages, fournira l'hydroélectricité nécessaire au fonctionnement des grandes usines de pâtes et papiers de la région.Ses principaux attraits sont: le parc des Chutes de la Petite rivière Bostonnais, le camping municipal, la rue Becker, le lac Saint-Louis, le club de golf et de curling, l'église Saint-Zéphirin, le parc Saint-Eugène.Parent Le toponyme de Parent honore la mémoire de Simon-Napoléon Parent, maire de Québec et premier ministre du Québec.Sa population est d'environ 450 personnes.Située à 196 km au nord-ouest de La Tuque, cette municipalité est entourée de lacs et de montagnes, une situation qui exercera une influence certaine sur son histoire et sur son développement économique.Le gibier s'y retrouve en variété et en abondance.Fondée en 1910, elle comptait en 1950 plus de 1300 personnes.La municipalité du village de Parent est érigée le 20 mars 1947.Ses principaux attraits touristiques sont: la montagne du radar, sa caserne, son camping rustique régional et la rivière Bazin.Les premiers pionniers s'installent vraiment à partir de 1825.Ils étaient une quarantaine.Le 5 juillet 1829, après plus de cent ans d'opération, le poste de traite de La Tuque est détruit par un incendie.L'accès au village de Parent par voies routières est maintenant possible par deux axes: la route Parent/Mont-Laurier et celle de La Tuque/Parent depuis 1983.14 La Bostonnais Le toponyme de La Bostonnais proviendrait du nom d'un Amérindien originaire de Boston venu se joindre aux Abénakis.Fondée en 1948, elle compte environ 500 personnes et possède deux ponts couverts qui portent les noms de «Ducharme» et «Thiffault».Le premier rappelle le député Romulus Ducharme et le second, le propriétaire des terres avoisinantes.Canton Langelier (La Croche) Au début du XIXe siècle, des concessions forestières furent accordées à des particuliers en Haute-Mauricie.Nous sommes en 1852, le ministère des Terres et Forêts accorde à David Burnett une concession à rivière Croche.Le premier colon résidant de Rivière Croche fut Adolphe Larue qui s'établit dans la région en 1866 avec sa famille sur la ferme, propriété de Georges Gouin.Le Canton Langelier fut érigé le 23 juin 1883.En 1921, on comptait près de 300 âmes.Cette année-là, le premiet maire de cette municipalité était M.Alexis Harvey, propriétaire d'un moulin à scie.Le Canton Langelier a été désigné en l'honneur de François Langelier, lieutenant-gouverneur du Québec au début du XXe siècle.ik i 9 f : k.t r : I La première église de La Tuque en 1922 Cette municipalité se distingue par la qualité des paysages de la vallée de la rivière Croche qui doit son nom à son cours très sinueux caractérisé par de nombreux méandres.Son économie repose sur —“ — l'agriculture et surtout à la présence de deux grands barrages hydroélectriques qui sont: La Trenche en 1951 et Beaumont en 1958.Ses principaux attraits touristiques sont: un camping rustique, le Domaine touristique, les deux centrales ainsi que les parcs Indiana Jones.Lac Édouard Située au nord-ouest de La Tuque, à près de 60 km de cette ville, la municipalité du Lac Édouard a une altitude de 400 mètres en bordure d'un lac de 23 km de long.Sa population actuelle est d'environ 170 personnes.Selon l'arpenteur Joseph Bouchette, Lac Édouard tirerait son nom d'un chasseur autochtone de Batiscan.La traite des fourrures, la chasse, la pèche et l'exploitation forestière ont contribué à la venue d'une population en 1883.Réserve de Weymontachie Weymontachie qui signifie «la montagne d'où l'on observe» est à mi-chemin entre ses voisins atikamekw: Manouane à 150 km au sud et Obedjiwan à 225 km au nord, soit environ 250 km de La Tuque.En 1910, elle compte déjà une chapelle, un presbytère, cinq maisons.En 1920, le mode de vie traditionnel cède la place à un autre gagne-pain: celui de transporteurs de fourrures pour la Compagnie de la Baie d'Hudson.Vers 1940, les Amérindiens deviennent draveurs, guides en forêt.Le gouvernement canadien acquiert de la Compagnie de la Baie d'Hudson, le 18 janvier 1971, 308 hectares de terrain, qui forment le village du même nom.En 1981, la population s'élevait à environ 600 personnes.Réserve d'Obedjiwan Ce nom amérindien signifie «le courant du détroit».Elle est située à 200 km de Roberval.Ce village était installé, à l'origine, sur le site de Kikendash.Une migration forcée fut ren due nécessaire par la cons truction du barrage La Loutre sur le Saint-Maurice, en 1914 On procède sans consulter le peuple atikamekw.Le désastre écologique qu s'en suivit amène une vive réaction de li population.Une entente intervint et le village corn plètement noyé fut reconstruit sur ur autre site dans les années 1920.Ce n'est que vingt-cinq ans plus tard que le peuple d'Obedjiwan obtient le statu de réserve pour leur territoire soit er 1944.En 1981, la population est de 150( âmes.Son sanatorium reçut pendant longtemps les tuberculeux du Québec.L'électricité fait son apparition en 1948.La formation officielle de cette municipalité est proclamée dans la «Gazette de Québec» le 16 décembre 1950.En 1981 est constituée la «Corporation du Village Plein air du Lac Édouard inc.» Ses principaux attraits touristiques sont: le lac Édouard, le Village Plein Air, la Pourvoirie Le Goéland, la Seigneurie du Triton, le village Innusit et le Club Oswégo.Chaque été, la population organise ur «pow-wow» qui dure trois jours.Le tou se termine par un grand festin: «L< Mokocan» (festin à base d'orignal).Raoul Maillet est président de la Société historique de La Tuque ef du Haut-Saint Maurice.15 L'Eglise catholique EN MAURICIE I iymkoK Do l.tij»r»i\’o ic()||
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