Le nouvelliste, 8 février 2003, Cahier 6
U: s a m K ni S m m kr :>()();{ .^ v.Affiche ton .cœur! i : - •A' vK>r' - \ ''n* v, L a.'¦* .-,4 .1 • --¦ ¦ .¦¦¦ ' s «%, \ • > fl ’¦'•S&M 'iiÊrn^f* ''M ¦ , âSiî1»?V4- ' SK BmmumÊ&XS J ~ FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC WF" * Fevri Mois du yp^ ''ISp&'Ppïif' win7?( a 2 Le samedi 8 février 2003 Affiche ton f% Les femmes : les grandes victimes des maladies cardiovasculaires mamm-vam**,.e p|us en p|us fje femmes se compor-% lent comme Kate Reddy, l'héroïne du "% roman le ne sais pas comment elle fait X de la Britannique Allison Pearson.À l'instar de nombre de ses contempo-W raines, cette superwoman, autonome JBtoj ***** et émancipée, mène de front une carrière, une relation amoureuse, une vie familiale et elle tient à réussir sur tous les plans.Le stress généré par son mode de vie atteint un niveau critique.Le rythme de vie trépidant des femmes d'aujourd'hui nous invite à réviser certaines données, notamment au chapitre de leur santé.Leur performance effrénée a un prix.Contrairement à la croyance populaire, les femmes sont loin d'être à l'abri des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux (AVC).À preuve, leur risque de succomber à une maladie du coeur est huit fois plus élevé que celui d’être emportées par un cancer du sein.Pourtant, les femmes sont encore trop peu sensibilisées à la santé du cœur.Elles ont tendance à penser aux autres ou à leur entourage au détriment parfois de leur propre bien-être.Trop souvent, elles ignorent les symptômes d'une crise cardiaque ou les attribuent à d'autres problèmes de santé.Un plus grand nombre de femmes meurent des suites d'un AVC, même si l'incidence est comparable pour les deux sexes.Cette situation est peut-être attribuable au fait que les nommes sont terrassés plus jeunes par des infarctus et qu'au-delà d'un certain âge, la population féminine devient plus importante.Les facteurs de risque conjugués au féminin Les femmes sont sujettes aux mêmes facteurs de risque que la population en général, en plus de ceux qu'elles ne peuvent contrôler (âge, hérédité, sexe), à des degrés différents (voir l'article sur ce sujet).Si elles subissent des crises cardiaques à un âge plus avancé que les hommes, c'est essentiellement parce qu'elles bénéficient de l'effet cardioprotecteur des œstrogènes durant leur vie féconde.Mais après la ménopause, les risques de maladies cardiovasculaires augmentent de façon significative, notamment parce que le taux de LDL (« mauvais » cholestérol) augmente, tandis que celui de HDL (« bon » cholestérol) diminue.Afin de remédier à ces problèmes, certaines femmes s'en remettent à l'hormonothérapie.Toutefois, comme le constate la Dre Sylvie Dodin, directrice du Centre Ménopause Québec, « de plus en plus de femmes se méfient du traitement hormonal de substitution, lui préférant des produits non médicamenteux ».Parmi ces produits, ajoute la spécialiste, « les graines de lin, riches en phytoestrogènes et en oméga 3, pourraient atténuer les symptômes de ménopause et réduire le risque de développer une maladie cardiovasculaire.Si cette hypothèse se révèle fondée, les femmes pourraient en consommer sur une base régulière plutôt que d'avoir recours au traitement hormonal de substitution, qui est de plus en plus contesté ».L'excédent de poids est plus présent chez les femmes âgées entre 45 et 74 ans, soit à un âge où la ménopause est déjà tenue comme un facteur de risque.Il importe donc que les femmes maintiennent leur poids santé assorti d'un tour de taille inférieur à 95 cm ou 38 pouces.On constate, par ailleurs, que de plus en plus de femmes fument.Celles qui s'adonnent au tabac tout en utilisant des contraceptifs oraux courent de plus grands risques d'accidents vasculaires cérébraux.Une synergie malsaine La Dre Jacinthe Lemay, pharmacologue, se passionne pour la question et elle observe une synergie dans l'addition des facteurs de risque.« En ce domaine, explique-t-elle, un plus un égale trois ou quatre.Par exemple, l'embonpoint combiné au tabagisme et à la sédentarité peut significativement favoriser le développement de l'hypertension, le diabète adulte et l'athérosclérose.» Pour exercer un contrôle sur les facteurs de risque, elle estime donc qu'il convient d'aborder le problème par étape pour bien voir la cascade d'effets associés à des facteurs tels que le tabagisme ou la sédentarité sur d'autres facteurs comme l'hypertension ou le cholestérol.Celles qui croient encore que les maladies cardiovasculaires sont réservées aux hommes auraient tout intérêt à s'informer davantage et à se procurer les brochures d'information destinées aux femmes de la Fondation des maladies du cœur du Québec en composant le 1 888 473-INFO ou en visitant le site Web www.fmcoeur.qc.ca.Stressée ?Moi ?Le stress dépend de notre faculté d'adaptation individuelle et de notre manière de réagir à certaines situations inhabituelles.Bien qu'il fasse partie intégrante de la vie, un trop grand stress sur une période prolongée peut affecter la santé et le bien-être.Trop de femmes éprouvent le sentiment qu'il n'y a pas suffisamment d'heures dans une journée et se sentent dépassées.Elles font souvent augmenter leur niveau de stress en se fixant des objectifs impossibles à atteindre.De plus, les femmes réagissent moins bien au stress que les hommes.Les réactions au stress se divisent en trois grandes catégories de symptômes : les symptômes physiologiques ou comportementaux (réactions corporelles), les symptômes affectifs ou émotionnels et les symptômes cognitifs ou mentaux.Des trois, ce sont les symptômes physiologiques qui peuvent affecter le plus la santé du cœur.En état de stress, le corps sécrète de l'adrénaline qui entraîne diverses réactions.Et si une personne est extrêmement stressée ou vit un stress depuis longtemps, elle peut développer de l'hypercholestérolémie, de l'hypertension ainsi que des plaquettes sanguines plus susceptibles de former des caillots.Les femmes qui mènent une vie trop stressante réagissent parfois aux événements stressants en se nourrissant trop ou mal, en consommant trop d'alcool ou de tabac.Autant de réactions malsaines qui augmentent les risques de maladies du cœur et d'accidents vasculaires cérébraux.Bien sûr, nous ne pouvons pas éliminer toutes les formes de stress de notre vie, mais il est possible d'apprendre à les gérer d'une manière positive afin d'en minimiser les effets sur notre santé.Dre Sylvie Dodin N Le samedi 8 février 2003 Affiche ton .L’hypertension artérielle Le tueur silencieux frappe encore TENSION '«O Q 'O >• - y^ T +o Z* .‘O ouvent affublé du surnom morbide de « tueur silencieux », l'hypertension artérielle affecterait plus d'un adulte sur cinq au Canada ; cette proportion augmente au tiers après l'âge de 45 ans.Dans la plupart des ' cas, cette sournoise maladie ne génère aucun symptôme.D'ailleurs, près de la moitié des gens qui en souffrent l'ignorent.La tension artérielle est la mesure de la pression ou de la force exercée contre les parois des vaisseaux sanguins.Chez les adultes, une tension artérielle élevée ou hypertension se définit par une tension systolique (ou chiffre du dessus) qui se maintient à 140 mmHg ou plus, ou par une tension diastolique (ou chiffre du dessous) à 90 mmHg ou plus, de façon constante.Lorsqu'on néglige de la traiter, l'hypertension peut provoquer des maladies cardiovasculaires, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou des maladies rénales, car elle oblige le cœur à travailler plus fort afin de pomper le sang qui amène l'oxygène et les éléments nutritifs vitaux dans l'organisme.On estime qu'il s'agirait du troisième facteur de risque de mortalité dans le monde.Pour prévenir l'hypertension artérielle, il convient d'abord de modifier son mode de vie en pratiquant des activités physiques et en adoptant une saine alimentation.À ce chapitre, le nouveau régime DASH contribue à une tension artérielle saine.Malgré cela, plusieurs personnes ont besoin de médicaments pour contrôler leur tension artérielle.Facteurs de risque d'hypertension artérielle « Des facteurs tels que les prédispositions génétiques, le mode de vie exigé par la société moderne et le vieillissement rendent vulnérables à l'hypertension », selon la Dre Johanne Tremblay du comité scientifique de la Fondation des maladies du cœur du Québec.D'autres causes attribuées à l'hypertension sont souvent contrôlables telles qu'une alimentation trop riche en sel, une consommation excessive d'alcool, l'obésité, la sédentarité et le diabète « adulte » (type 2).« Il est parfois possible de contrôler l'hypertension en adoptant un mode de vie sain pour le cœur mais il faut surtout bien prendre les médicaments prescrits par son médecin.De plus il ne faut pas oublier que la seule façon de savoir si on souffre de cette maladie, c'est de faire mesurer sa tension artérielle », rappelle la chercheur et présidente de la Société canadienne d'hypertension artérielle.Le régime DASH pour une tension artérielle plus saine D'après les plus récentes études DASH (Dietary Approach to Stopping Hypertension ou Combattre l'hypertension par l'alimentation), l'alimentation s'impose comme un puissant cheval de bataille pour combattre l'hypertension.Les études DASH et DASK-sodium portent sur les moyens de réduire l'hypertension en modifiant les habitudes alimentaires.Les résultats de ces travaux publiés en 1997 et en 2000 ont révélé qu'un régime riche en fruits Distinctions entre le Guide alimentaire canadien pour manger sainement et le régime DASH et en légumes, en produits laitiers à faible teneur en matières grasses, et faible en gras saturés, en matières grasses totales et en cholestérol fait baisser la tension artérielle, et ce, moins de deux semaines après le début du régime.Les effets du régime se font aussi sentir sur le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol (LDL).L'étude a aussi démontré que la réduction de la consommation de sel était directement proportionnelle à la baisse de la tension artérielle.Ainsi, l'adoption d'une alimentation plus saine pourrait s'avérer un traitement suffisant pour les personnes qui affichent une hypertension modérée.Bien qu'il ressemble aux recommandations du Guide ali mentaire canadien pour manger sainement, le régime DASH se distingue clairement par une plus grande quantité de fruits et de légumes (Voir tableau Distinctions entre le Guide alimentaire canadien pour manger sainement et le régime DASH).i ri77nrr:c~"UKTfnnn[ » nr i»t orpixti*
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