Le nouvelliste, 7 juin 2003, Cahier 3
VOLUME 1 NUMÉRO -0 • SAMEDI ' JUIN 2GC3 MARIE-CHANTAL TOUPIN À 7 ans, elle voulait être chanteuse UN PEINTRE FASCINÉ PAR LES PAPILLONS UN HAM RO ENTRE DEUX CULTURES LA CUISINE MEXICAINE DEMYSTIFIEE Î2 •6 i9 LES SORTIES D'_ i4*i5 Bien plus qu'une chanson Ginette Reno passe avec bonheur de la scène au grand écran M A RIE JOSÉE M ONTMINY Trois-Rivières Ginette Reno n'est pas qu'une chanson.Elle est comédienne aussi.Celle que l'on peut voir présentement dans «Mambo Italiano» a développé son intérêt pour le cinéma dès l'âge de 11 ans, lorsqu'elle a vu «Samson et Da-lila» et «Les dix commandements».Et elle s'en souvient comme si c’était hier.«C’était la première fois que j'allais au cinéma.Dans ce temps-là, on payait une seule fois et on pouvait rester dans le cinéma tant qu'on voulait.Je suis devenue cinéphile!», raconte celle qui est née Ginette Raynault à Montréal il y a 57 ans.Mais c'est son talent précoce pour la chanson qui aura déterminé son parcours professionnel.«J’avais six ou sept ans quand j'ai commencé à chanter.A 12 ans, j'avais un petit répertoire, montré par ma mère», se souvient Ginette Reno, qui a terminé ses études en huitième année pour se consacrer à la chanson.Après avoir participé au concours «Les découvertes de Jean Simon», l'artiste, appuyée par ses parents, demande à l'animateur de devenir son gérant.Guidée par Jean Simon, Ginette Reno (ânce son premier 45 tours, «J’aime Çiuy», qui sera suivi notamment des ti-ïres «Non papa» et «Roger».?Son premier album est lancé en 1962.«Tu vivras toujours dans mon coeur» vaudra à l’artiste le titre de Découverte de l’année au Gala des artistes de 1964.Les prix et distinctions divers se succéderont au fil de la carrière de Ginette Reno, qui chantera entre autres à la télévision américaine, et dans des établissements de Las Vegas, Los Angeles, Londres ainsi qu’en France.En 1966.Gilles Talbot succéda à Jean Simon à la gérance de la carrière de Ginette Reno.La chanteuse a fondé avec son gérant et son mari d’alors, Robert Watier, la compagnie de disques Grands Prix, à la fin de 1967.Les albums se sont succédé jusqu’en 1974, l'année où elle a décidé de quitter le Québec pour la Californie.«J’avais 28 ans, je venais de divorcer, j'avais de la peine.Je suis partie à Los Angeles avec mes deux enfants.Je voulais savoir si je pouvais faire autre chose que de chanter», se souvient l'artiste.Ginette Reno a suivi des cours d’art dramatique avec nul autre que Lee Strasberg, qui a notamment enseigné à Marlon Brando et à Marylin Monroe.En évoquant ce séjour dans la capitale du cinéma, la chanteuse retient particulièrement une prise de poids plutôt dramatique.«Je suis passée de 117 à 325 livres», dit-elle.Lorsque Lee IMAGE MÉDIA MAURICIE: MARIE DUHAIME Ginette Reno joue une mama italienne dans «Mambo Italiano» présentement à l'affiche dans les cinémas de la région.Strasberg l’a recommandée pour un rôle dans un film, Ginette Reno a refusé, intimidée par son poids.«Lee a été fâché de ce refus.Il m’a dit que je devrais utiliser le négatif pour le tourner en positif», se souvient-elle.En 1976, Ginette Reno a quitté la Californie, endettée.«J’étais dans le rouge de 125 000 $», confie-t-elle.À son retour, elle a fait partie de mouvements anonymes, et a entrepris ce qu'elle appelle une «quête spirituel- le» lui ayant permis de remettre ses priorités au bon endroit.Tout en»continuant à chanter, Ginette Rem * recevait des offres pour jouer au cinéma.«J'ai même eu des demandes de Gilles Carie.Je déclinais tout.J'avais très peur», dira simplement l'artiste pour explique! son cheminement.Ginette Reno a tout de même réalisé quelques incursions à la télévision.En 1983, elle a fait deux apparitions dans la comédie «Du tac au tac».Une fois, elle incarnait une femme de menage.et lors d'un autre épisode, elle jouait son propre rôle.Puis, en 1988, elle participa à un épisode de la série «L'amour avec un grand A», de Janette Bertrand.LE SAUT AL CINÉMA C’est Jean-Claude Lau/on qui l'a convaincue de faire le saut au cinéma en l'invitant à une audition pour son film «Léolo».Ginette Reno a éu du plaisir à l'audition, ce qui l'a convaincue de s’investir dans le projet.Le film, sorti en 1991, sera succédé des mini-séries «Million Dollar Babies I es jumelles Dionne» en 1904.et «Une voix en or» en 1997.Puis, en 1998 vint le succès de «C’t’à ton tour, Laura ('adieux» et «Laura ('adieux, la suite» en 1999.Et l’aventure cinématographique se poursuit.Depuis hier, on peut découvrir Ginette Reno sous les traits de Maria Barberini dans le film «Mambo Italiano».Cette adaptation d'une pièce du Montréalais Steve Galluccio propose une incursion dans la communauté ita-lo-montréalaise.Ginette Reno y tient le rôle de la mère d'un homosexuel qui décide de sortir du placard.I,es valeurs de Maria sont confrontées par cette situation qui représente une honte pour les Italiens.«J'ai adoré jouer dans «Mambo».C'est un film à la fois très drôle et très humain», partage Ginette Reno, qui retient du scénario que l’on doit accepter nos enfants tels qu’ils sont.Mme Reno est mère de trois enfants.Son aînée, Natasha, a 35 ans, son fils Cédric en a 32, et son benjamin Pascalin a 20 ans.Elle est aussi grand-mère d’Alexandra, 19 ans, de Mathieu, 11 ans, et de Lili-Rose, un an.«("est sûr que j'ai voulu changer des choses chez mes enfants.Mais aujourd'hui, je les aime et je les accepte comme ils sont», réfléchit Ginette Reno en songeant au thème des relations familiales dans «Mambo Italiano».Pour l'artiste, la famille est «la pierre angulaire.C’est ma vie».Ginette Reno aime jouer, mais a du mal à verbaliser ce qu elle retrouve dans cette forme d’art par rapport à ce que lui apporte la chanson.«C’est une satisfaction différente.C’est une autre manière de faire, sans les applaudissements de la scène.J'aime ça, et je ne peux pas expliquer pourquoi», dit-elle.» \^.pRyVRj.Les M> ans du Li\re de P
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.