Le nouvelliste, 23 août 2003, Cahier 3
UNE CARRIÈRE CONSACRÉE AUX ANIMAUX 0 MAGAZINE WEEK-END VOLUME 1 NUMÉRO 30 • SAMEDI 23 AOÛT 2003 T3 i Cet iceberg, dont les sept huitièmes de la niasse demeurent immergés, pèse entre cinq et six mille tonnes: pas assez pour menacer la plateforme Hibernia! PHOTO l A PRISSE S RHi Sur le boulevard des icebergs NOS CHRONIQUES I VIE DE FAMILLE IB ABC CL.E LEQARÉ l«A«t II l.ir BA«c(A)lB**OUVRl IISTS .pC.OA Le grand saut à la maternelle ANDRÉ DÉSIRONT La Presse Cet iceberg-là, nous l’avions vu passer la veille.face à Lourdes-de-Blanc-Sablon.«Il est énorme! Demain, nous irons lui chatouiller le menton», avait promis notre guide.Gilles Cha-gnon.Le lendemain, le mastodonte de glace nous attendait, complaisamment échoué sur un haut-fond à l’entrée de la baie de Brador.À Xh3().nous mettions les kayaks à l'eau, pendant qu’un rorqual commun prenait son petit-déjeuner à quelques encablures au large.Préférant l'incognito à la gloire photographique, le cétacé se tenait à une distance prudente de nos kavaks.Un huard à collier, qui faisait ses vocalises non loin de là.a préféré, lui aussi demeurer sur son quant-à-soi.Les sternes arctiques et les macareux moines qui nichent dans l’île aux Perroquets, à l'entrée de la baie, nous ont consolés en se livrant à d étourdissants ballets aériens autour de notre petit convoi de kayaks.Effet d’optique: l'iceberg était bien plus loin qu'il n'y paraissait.Il nous a fallu pagayer une bonne heure et demie avant d'arriver le long de ses flancs.À première vue.il mesurait une quinzaine de mètres de longueur et sept ou huit de hauteur.Comme les sept huitièmes de la masse d'un iceberg demeurent immergés, nous avons calculé qu'il devait peser dans les cinq ou six mille tonnes.Pas assez pour menacer la plateforme Hibernia, conçue pour résister à des chocs infligés par des masses de cinq millions de tonnes! Trois jours plus tôt, Gilles Chagnon et moi avions décidé d'aller camper dans l ile Verte, à trois kilomètres au large de Blanc-Sablon.Ce jour-là, une nappe de brouillard réduisait la visibilité à quelques mètres.C'était à peine si nous pouvions apercevoir l’avant de nos kayaks et nous nous dirigions au GPS.J'avais une crainte diffuse d'entrer en collision avec un iceberg.Mais nous ne courrions aucun danger, parce qu’ils se déplacent à la vitesse moyenne de 0.7 kilomètre heure.C"est la vélocité du Titanic - et non celle de l’iceberg - qui a causé un des plus spectaculaires naufrages, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912.Chaque année, de la fin avril à la fin juillet, quelque 400 montagnes de glace viennent parader le long des côtes de Terre-Neuve et de la Basse-Côte-Nord.Presque tous se détachent des glaciers de la côte ouest du Groenland, formés par les accumulations de neige sous ses latitudes où le dégel dure le temps d'un soupir.Au fil des siècles, les nouvelles précipitations viennent compacter un peu plus la neige accumulée, la transformant en glace.Sous la pression, les couches inférieures glissent vers la mer.formant une plateforme glaciaire flottante: le ice shelf.Des blocs s en détachent sous l'action des courants et des tempêtes.Ce sont les icebergs.Cette année, la garde-côtière en a signalé environ 500 qui dérivaient le long de la côte est du Canada.Après s'être détachés du ice shelf, en avril ou en mai.ils se traînent poussivement vers le Sud.Lorsqu'ils s’engagent dans le détroit de Davis, entre le Groenland et la Terre de Baffin, ils se font généralement surprendre par l'hiver qui les emprisonne dans les glaces.Le printemps suivant, les courants du Labrador les entraînent plus loin au Sud.Soumis aux caprices des courants et des vents, les deux tiers des membres de cette procession poursuivent leur chemin en effleurant la côte est de Terre-Neuve.Ix‘ reste s’engage dans le détroit de Belle-Isle, que les gens ont baptisé Iceberg Alley «boulevard des Icebergs».Après les villages de la côte sud du Labrador, ces pèlerins de glace défilent devant Blanc Sabon et meurent de chaleur dans une des baies des 4000 îles de la Basse-Côte-Nord Nous étions à Lourdes-de-Blanc-Sahlon depuis une semaine et nous en avons vu passer au moins un chaque jour, sans compter les chicots qui se détachent de leur masse et viennent échouer dans une des baies de la côte.«Avant les années quatre-vingt, ils étaient beaucoup plus gros», se souvient Gédéon Dumas, pécheur retraité.«Ix-s jeunes du village ont longtemps organisé un festival des icebergs, pendant la derme-re semaine de juin.Mais, maintenant, plus personne ne s'en occupe.» Son fils.Réjean Dumas, s’adonne encore à une des activités pratiquées pendant ce festival, en compagnie de quelques amis.Elle consiste à aborder un iceberg en bateau de pèche et à y tailler quelques morceaux qu'on conserve au congélateur, en attendant de les servir en glaçons dans du rhum ou du scotch.«Comme cette glace s'est formée entre 10 (XK) et 15 (KM) ans avant Jésus-Christ, nous pouvons affirmer sans mentir que c'est ici.a Lourdes-de-Blanc-Sablon, qu'on sert le plus vieux scotch on the rocks du monde!», dit-il fièrement • Ce reportage a été rendu possible grâee au transporteur IJuébecair Express et a Expédition A.ins la tcgion.Patrick a tenu à le nouei avec son ancienne ecole secon daite.le Séminaire Saint-Joseph, où il vient faite scs picsentations Il visite egalement d'autres ecoles, dont l'ecole pumaire de Saint Natcisse Il fera une petite tournée en icgion du :¦» au mars 20tU PROJE I II’AIMIPI IU\ Patrick Paie et son équipé ont mis en place un projet tout à tait spécial au /oo de l iianby I es gens qui s'intéressent aux am maux peuvent devenu les patents adop lits d'un animal du /oo Chaque don envove seivita a finan cet les svtins nppoites a l'animal et à le nourrii le nom vlu paient adoptif est inscrit sut une plaquette en face de l'emplacement de l'animal, qui |vut évidemment avoii plus d'un parent adoptif I objectif de l.i campagne est d'amasser 20 (HH) S et les personnes intéressées peuvent adopter l'animal di reetement sut Internet, au www./oode-granbv coin • jiault- v ei mol -desrtK lies wlenuuvelllsle.v|v ta Le premier été qu'il a passé à Ouébec, après avoir terminé sa première année en biologie.Patrick s’est trouvé un emploi au Zoo de Ouébec.C'est là qu’il a découvert l'univers des zoos.Il terminera son baccalaureat, en travaillant chaque été au même endroit.et continuera même après ses études.«En tout, j'ai travaillé cinq ans au Zoo de Québec», raconte-t-il.Puis, après sa maîtrise, il part sur un coup de tête.Il se rend en France, dans une région au sud de la Loire pour un stage dans un zoo.Patrick s'intéressera entre autres à des recherches sur le gnou.«J'étais supposé rester 5 semaines là-bas, je suis finalement resté huit mois.J'ai aussi travaille au Zoo de Paris.Ça a été une expérience très enrichissante», poursuit-il.En 1992, lors de son retour au Oué- bec.Patrick cherche un peu sa place dans le métier, et fait toutes sortes d'essais.Certains seront concluants, d'autres un peu moins «Je me suis parti un élevage d'insectes.dans le but de fournir les zoos qui en avaient besoin pour nourrir les animaux.Ça n'a pas été un grand succès.Mais au moins, je l'ai essayé», lance-t-il.Le monde de l'enseignement se présente aussi à lui.et Patrick donne quelques cours dans des écoles.Une experience qui le mènera plus loin qu'il ne le pensait.Le Trifluvien se voit offrir le poste de directeur de l'éducation et de conservateur au Zoo de Saint-Félicien.Il y restera durant cinq ans.soit de 1995 à 2(XK).avant de partir à Montréal pour occuper un emploi au Centre des sciences.Les «nouveaux Européens» ont la fièvre des voyages Vienne (AFP) Longtemps confinés derrière le rideau de fer.les «nouveaux Européens» sont des millions à passer leurs vacances à l'étranger et constituent un marché prometteur pour l'industrie du tourisme.En autocar, en voiture, en ferry ou en avion, ils découvrent les capitales européennes et les plages de Méditerranée ou de l'Adriatique.Les grands voyagistes comme TUI ou Thomas Cook ont récemment pris pied sur ces nouveaux marchés, même s’ils ne sont pas encore très lucratifs.Ces «nouveaux touristes» qui entreront l'année prochaine dans l'Union européenne, ne dépensent encore en moyenne que 500 à 1000 euros par personne pour de brèves vacances.Mais «toutes nos statistiques montrent une relation directe entre le produit national brut par personne et les dépenses touristiques à l'étranger, ce qui permet d'attendre une augmentation du nombre de touristes des pays de l’Est vers l'Europe occidentale», indique Luigi Cabrini.représentant pour l’Europe de l'Organisation Mondiale du Tourisme, basée à Madrid.D'après le dernier rapport de l'institut de conjoncture WIIW.basé à Vienne.la Flongrie.la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie, enregistreront une croissance movenne de 2.7 rr cette année, et 3.2 ^ én 2004.L'adhésion de ces cinq pays d'Europe centrale et de trois pays Baltes à l'UE en 2004 leur permettra aussi de voyager librement dans toute l’Union.IP©LT®UkS| Le spécialiste de N V .dep local region ND* tORK- J JOl R' ' :: *¦«.Il leplemNt Frit du travail 30 août Action de trice ! 1 octot're Autocar, hotel Empire Suie BuikJmt.Statue de la b-herte ?repas tour de ville -tu rntJit- et beaucoup plus 349$ i2i 319$ emr» dm 1ense d'habitude .Mais, il ne faut pas garder des vins à des temperatures dépassant, disons, les 25 à 28 degrés Celsius.Car à de telles températures, surtout si elles se maintiennent à ces niveaux, les vins vieillissent prématurément, comme en ont fait l'expérience beaucoup d'amateurs.Les rouges risquent de prendre ainsi, assez rapidement, des arômes et des goûts de Aime-t-on ce beau cépage qu est le Chardonnay.on se régalera ainsi de ce si joli vin -une nouveauté sur le marché- qu est le Bourgogne Chardonnay 2001 J.Moreau & Fils, non boisé, au bouquet délicat, bien Chardonnay.relevé par une nuance rappelant le beurre.plutôt léger en bouche et aux saveurs nettes, que relève un restant de gaz carbonique.Savoureux.C.643411.16.10$.* * l ?) S(S).à boire.1 an.Une agréable surprise, mais il faut dire qu'on le trouve presque uniquement dans l'agglomération montréalaise: le Vent d'Ouest 2002 Domaine du Ridge, du Québec, élaboré avec un cépage hybride (le Seyval).au bouquet à la fois simple et franc, avenant, sans rien de ces arômes un peu bizarres qu'on trouve parfois dans les vins élaborés avec de tels cépages (ce sont, pour la plupart, des croisements d une variété d'une espèce rustique avec une variété de l'espèce dite noble, ou vinife-ra).Plutôt leger lui aussi en bouche, ses saveurs sont franches, et son goût persiste un certain temps Étonnant, car on ne s'attend pas à ce que notre climat produise autre chose que des vins bien ordinaires! S, 928523, 13.55$.* *(*).$ 03 Q> O LU U.TT TT LU < -LU O LU TT O 04 CM 04 tS) 04 04 h» fS S Z c > X 3 3 w XT t §.® i 8 ! Ill d E (A m (A S f i; a; -0) TO ^ «A «A 03 03 të O X CO a; C/5 C ® Ô ® eEî < C/) û TO 03 sill c* id«ntlqu«v En réalité, H y a antr# aui HUIT patttaa dlfféranca*.SLA10M LAPlAce 12708 SLALOM i-APtAce 12709 •ejneg sn|d aipneb «p «ubviuoui «un
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.