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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 4
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2003-10-11, Collections de BAnQ.

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©) VOYAGE DANS LE TEMPS LE SIÈCLE DE LA JEUNESSE PLAISIRS DE LA TABLE POLENTA, PORC ET BISCOTTES T4 VIE DE FAMILLE LA MÉDIATION FAMILIALE DESIGN ET STYLE COUP D’OEIL SUR LA CUISINE VOLUME 2 NUMÉRO 5 SAMEDI 11 OCTOBRE 2003 Les Marquises de Jacques Brel VÉRONIQUE COUZINOÜ La Presse La brume enveloppe les pics volcaniques de Hie d'Hiva Oa avant de laisser filtrer les rayons d'un soleil brûlant, nonchalant, «redouté».comme disait Brel.Puis soudain, de gros nuages gris fondent dans l'île et déroulent un rideau de pluie qui vous pénètre jusqu'aux os sans vous rafraîchir dans la touffeur des Marquises.«C’est vous qui emmenez la pluie?Mais savez-vous ce qu'on dit?Si vous venez pour la première fois à Hiva Oa et qu'il pleut, ça veut dire que vous reviendrez», lance la Mar-quisienne Aline Teikitetini.Peut-être bien qu'il pleuvait le jour où Jacques Brel a débarqué, puisque c’est là.dans le village d'Atuona.qu'il a posé ses valises, reposé sa tête, son corps malade, et laissé planer son âme.à jamais il y a 25 ans.«Par manque Je brise, le temps s'immobilise, aux Marquises.» (*) Les Marquises envoûtent.Ce sont de terribles séductrices, pleines de légendes et peuplées de regards.de sourires qui vous donnent envie de ne plus repartir.Par quel mystère avons-nous rencontré Gilbert Allain.à Ua Pou.dans une autre île de l'archipel?Ce missionnaire à la retraite a quitté la Bretagne en 1948.Depuis, il a sillonné l'archipel polynésien.Hasard de la vie: attirés par le miel ambré des Marquises au goût unique, presque chocolaté, nous voilà devant l’homme qui était près du quai d'Atuona ce jour de novembre 1975 où l'Askoy a accosté.«La première personne que Brel a croisée sur le quai, c'était moi.Comme il ne connaissait personne, je lui ai proposé de l'emmener voir les soeurs.» Ces mêmes soeurs que l'artiste a glissé dans sa chanson Les Marquises et avec lesquelles il a entretenu une aimable complicité, parce quelles n'avaient rien des bigottes qu’il abhorrait.Aline Teikitetini.elle, savait qui était Jacques Brel: mariée à un Français, elle connaissait sa notoriété là-bas.Mais elle ne comprenait pas trop V i\ B /-* PHOTO: PATRICK SA AD La tombe de l'artiste est toujours fleurie, aux Marquises.Une plaque le représente avec sa dernière compagne, Maddly Bami.PHOTO PATRICK S A AD l'T - SSL J?** Y .* -vW 2'^» — ‘ T .5S0Ü • ^ r ¦** .Le vieux bimoteur de Brel baptisé Jojo semble vouloir prendre son éternel envol au pied des montagnes, à Atuona.pourquoi il avait tant de succès.Aux Marquises, on ne chante pas comme ça, «on ne braille pas comme ça».Aline s’est demandé ce que venait faire ce chanteur ici.«Mon mari est venu me dire: Il y a le voilier de Jacques Brel dans le port!' Ça m'a étonnée.Ici, bien sûr, il n était pas connu, mais je pense que c’est ce qu'il cherchait, ce calme.des gens qui lui disait seulement «Bonjour Jacques!» et qui ne lui posaient pas de questions».Aline tient une boutique d'artisanat au centre d'Atuona.Les gens du coin y déposent leurs oeuvres pour être vendues aux touristes - colliers en petits coquillages ou graines exotiques, paréos et robes polynésiennes, sculptures traditionnelles.Encore un joli hasard : sous les fenêtres d'Aline, le vieux bimoteur de Brel baptisé Jojo.bien amoché, semble vouloir prendre son éternel envol au pied des montagnes.Après des années d'errance, délaissé dans un hangar de l'aéroport de Papeete, à Tahiti, Jojo a retrouvé son île.C’est presque un ami, pour Aline, tout comme son illustre propriétaire.«Jacques est vite devenu familier dans le village.Il parlait à tout le monde.Lorsqu'il a acheté son avion, il m'a demandé un jour si je ne voudrais pas voler avec lui.Alors souvent.on allait dans les autres îles qui avaient un aérodrome, à Nuku Hiva et Ua Huka.avec les sacs de courrier.Je le considérais comme quelqu'un de la famille.Ce qui m'a frappée pour une vedette, c'était sa gentillesse.C'était un homme serviable, et sa compagne Maddly était très gentille, elle aussi.» Aline confie qu’elle ne voulait pas trop parler, après la mort de Brel.Aujourd'hui, elle livre quelques-uns de ses souvenirs à l'occasion, pour honorer la mémoire de Jacques.«C'est grâce à lui et à Gauguin que les Marquises vivent un peu du tourisme.Certains touristes ne viennent même que pour Jacques Brel et ils me demandent de leur raconter des histoires, mais je fais bien attention car il a toujours demandé qu’on n’utilise pas sa notoriété après sa mort.Je respecte ça, mais je crois qu’il faut évoquer les beaux souvenirs qu’il a laissés.» Ce sont des souvenirs tout simples, sans autre conséquence que de faire naître un peu de nostalgie, teintée de sourires plus que de tristesse.«Je me souviens lorsqu'il allait chercher son courrier à la poste, je le croisais parfois, il s'asseyait par terre devant le bureau de poste et ouvrait tout de suite ses lettres.Quelquefois, il se mettait à jurer: Quelle bande de cons!‘.Je ne sais pas ce qu'il recevait mais ça me faisait rire de le voir là, par terre!» Le rire est dans le coeur, le mot dans le regard.(*)• (*) Phrases tirée de la chanson Les Marquises (J.Brel.1977.Barclay).PHOTO PATRICK SA AD Aline Teikitetini a voyagé plusieurs fois en compagnie de Brel dans son avion.?a £ T «**.: r,,v v r - ' Brel était «vraiment quelqu 'un de sympa» — page T2 ji ¦ Liquidation fin de saison S’ .I''., '¦P 2* * NE PAYEZ QU’EN MARS 2004 6 MOIS SANS FRAIS, SANS INTÉRÊTS Lî CLIMATISEUR > r te plus fiable sur le marché avec le meilleur rapport qualité-prix.-Z i AubinPélissier 20$, rue Godin, Trois-Rivières Téléphone : 376-3725 I Télécopieur.376-8401 aubinpetissier.com locmcemo 1100474747 H T2 Samedi 11 octobre 2003 Lt NonvMIstt MAGAZINE WEEK-END TOUT SAVOIR • TOUT VOIR • TOUT ENTENDRE Brel était «vraiment quelqu'un de sympa» Lu Presse Lena Fii entre dans la boutique d'Aline Teikitetini.Elle rit un peu, gênée, comme le font les Marquisiens lorsqu’ils sont intimidés.Brel?Bien sûr qu'elle s’en souvient.«Il est venu chercher mon papa pour travailler chez lui comme jardinier.» Lena avait 12 ans.Il lui a offert une montre, juste parce qu’il aimait les enfants.Comment pourrait-on ne pas aimer les petits Marquisiens si beaux, si rieurs, la peau ambrée et les yeux brillants, le corps souple comme une liane, les pieds nus et agiles, aguerris par les sentiers ardus des montagnes ou ils poursuivent à l’occasion des chèvres sauvages.Les tout-petits vous grimpent .dans les bras comme s’ils grimpaient dans un arbre: pour voir comment c’est " d’en haut.«À ma soeur, il a offert un ‘.voyage en avion.Moi j’avais peur de •l’avion.C’était vraiment quelqu'un de "sympa», dit Lena qui déverse finalement ses souvenirs en vrac comme un paquet de bonbons.«Maddly, elle vient toujours à la maison.Quand elle arrive aux Marquises, ce n’est jamais à l’hôtel qu elle descend.C'est chez nous!», lance Lena, fière.Elle garde encore chez elle quelques objets offerts par l’artiste à sa famille: une table en bois et une vitrine.«Il avait aussi donné des mocassins verts à mon père mais on les a brûlés quand mon père est mort, comme le reste de ses affaires.» Comme un courant d’air, I.ena est partie aussi vite qu'elle est arrivée.Aline, elle, est toujours là, dans sa belle robe aux couleurs éclatantes, une couronne de fleurs autour du front.Elle a tenu à s'habiller ainsi pour nous parler, se laisser prendre en photo.La visite, c'est précieux.Brel aussi savait recevoir dans la maison qu’il avait louée avec sa compagne, au bord de la route montant au cimetière où l'attendait Gauguin.«Ils nous ont invités plusieurs fois, le samedi, avec mon mari et d’autres gens.Jacques était toujours habillé avec un beau “las PHOTO: PATRICK SAAO Dominant la baie des Traîtres, au-dessus du village d'Atuona, se trouve un cénotaphe en souvenir de l’artiste.costume et une cravate, tout en blanc.La première fois de ma vie où j’ai bu du champagne, c’est chez lui.Tout était bon, chez Jacques.On mangeait bien, il y avait du bon vin, tout le monde était le bienvenu.Et presque tout le monde l’aimait.Il avait même monté un cinéma dans le village.» Ah Oui!, le cinéma en plein air sur la place d'Atuona où les habitants avaient le privilège de voir les u: ¦ Céline Scaamera (ici avec ses petits-fils) fut la femme de maison du c PHOTO: PATRICK SAAO hanteur Jacques Brel, à Atuona.films avant même qu’ils arrivent à Tahiti.Ils ne se souviennent plus des films projetés, seulement des bonnes soirées qu'ils y ont passées.«Mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font.» (*) En descendant du cimetière où Jacques Brel repose dans un écrin de verdure, au pied d’un cocotier planté le jour de sa mort, on s’arrête chez Céline Scalamera.Cette Marquisienne au grand sourire vaque à des occupations ménagères dans la cour d’une maison sans grand confort aux allures de cabane.Céline ne parle pas français, seulement marquisien, il faut traduire ses propos.Que veut-on savoir?Ah! Jacques Brel.Bien sûr que Céline s'en souvient! Elle fut sa bonne, ou femme de maison, plutôt.«Il avait croisé mes enfants et leur avait donné des provisions, comme ça.pour faire plaisir, mais j'ai eu honte quand je les ai vus revenir avec ces paquets», raconte Céline.Les Marquisiens ont leur fierté, ils n'ont pas l’habitude de quémander mais à Atuona.ils ont vite compris que les cadeaux de Jacques Brel n’étaient pas une monnaie pour acheter leur gentillesse.juste un geste d'amitié, d’intégration dans la communauté.«Lorsque Eliane, sa première femme de maison, est partie, j’ai travaillé pour lui et Maddly car j’avais de bonnes relations avec eux.Il a emmené mes enfants en avion et Maddly vient toujours me voir quand elle est dans l'île.C’est moi qui m'occupe de fleurir et d’entretenir la tombe», poursuit Céline Scalamera.«Au début, tous les deux m'apprenaient à faire la cuisine à l'européenne! Angela, l’une de mes filles, a bien appris à cuisiner et à pâtisser Taux de change Afrique du Sud (rand) 0.2028 Liban (livre) 0.000914 Arabie Saoudite (riyal) 0.3693 Malaisie (ringgit) 0.3704 Argentine (peso) 0.47699 Maroc (dirham) 0.1483 Australie (dollar) 0.1274 Bahamas (dollar) 1.3501 Norvège (couronne) 0.1974 Bahreïn (dinar) 3.6570 Nouvelle-Zélande (dollar).0.8277 Barbarie (dollar) 0.0247 Bermudes (dollar) 0.3940 Brésil (real) 0.0249 Bulgarie (lev) 0.3565 Caraïbes (dollar) 0.0408 Chili (peso) 0.0506 Chine (renminbi) 0.0000419 Chypre (livre) 2.2198 Colombie (peso) 0.0452 Corée (won) 0.7925 Costa Rica (colon) 0.0392 Danemark (couronne) 0.006862 Egypte (livre) 0.01453 Em A U.(dirham) 0.1804 Etats-Unis (dollar) 1.0433 Europe (euro) 0.0407 Fidji (dollar) 0.001322 Guyane (dollar) 0.0350 Haiti (gourde) 0.2263 Hong Kong (dollar) 1.0885 Hongrie (forint) .0.00000100 Inde (roupie) 0.2521 Indonésie (roupie) 0.00086 Israël (shekel) ^ Voici les taux des devises étrangères tels Jamaïque (dollar) u U^D que fournis mercredi, le 8 octobre.Les Japon (yen) l , 2169 taux sont en canadienne et ils Kenya (shilling) Koweït (dinar) 4 7347 loumee et varient d une banque à 1 autre.avec eux et maintenant, elle travaille dans un hôtel», confie-t-elle avec fierté, entourée de ses petits-fils.Céline se souvient très bien lorsque Jacques Brel chantait chez les soeurs, et notamment dans les cours de prière.«C'est comme ça qu'on a su qu’il était connu en Europe.» Un jour, dit-on.un auditorium sera construit sur la colline dominant la baie des Traîtres où Jacques Brel voulait faire construire sa maison.Le terrain de terre ocre est toujours là, entouré d’une palissade en bois, tristement vide.Un musée Brel verra peut-être aussi le jour à Atuona ; on en parle depuis longtemps mais personne ne tient à ce qu’un grand cirque commercial s’installe.Depuis 25 ans, on ne vend pas dans l’île d’objets à l’effigie de l'artiste, et cela fait sûrement plaisir au «vieux Brel», comme il aimait s'appeler lui-même.Les seuls souvenirs à emporter ici sont ceux que veulent bien partager les Marquisiens, car comme l'ami Jojo, «six pieds sous terre, tu n’es pas mort», semblent murmurer les gens d’Hiva Oa à Jacques Brel.Leurs mots se font images - pas besoin de photos ni de cartes postales pour les rendre perceptibles-et se mêlent aux odeurs de terre mouillée après la pluie ou de mangues écrasées pourrissant au soleil, aux parfums suaves des tiarés et fleurs de frangipa-nier, et au bruit du ressac dans la baie d'Atuona que l'on entend même du cimetière.Comme berceuse éternelle, il y a pire.• (*) Phrases tirée de la chanson Les Marquises (J.Bref 1977.Barclay).Le Québec à Berlin MARIO FONTAINE La Presse De tous les monuments de Berlin, la Porte de Brandebourg est certainement le plus connu et le plus chargé d'histoire.A sa droite immédiate se trouve un édifice récent, surmonté d'une hampe.Et sur la hampe flotte fièrement un drapeau du.Québec! L'Agence culturelle du Québec à Berlin occupe en effet depuis peu cette adresse prestigieuse, à deux pas de l’ambassade de France d'un côté et du parlement allemand, le Reichstag, de l’autre.Il s'agit en fait de petits locaux, mais dont la situation géographique est exceptionnelle.à deux pas de cette porte devenue le symbole de l’Allemagne divisée puis réunifiée.Manuel Feifel est attaché culturel du Québec dans la capitale allemande.On dit que l'argent est à Franefort.Munich et Cologne, mais l'administration et les arts sont à Berlin, fait-il valoir.Or.des liens étroits unissent la ville au Québec.«A Montréal, on a l'impression que beaucoup de choses sont en train de se faire, que la création est en ébullition, que rien n'est encore fixé en art et en urbanisme.C'est aussi le cas à Berlin, contrairement à des villes comme Paris par exemple, où e'est plus figé», explique M.Feifel.L'agence s'affaire à promouvoir les artistes québécois en Allemagne, en Autriche et en Suisse.Dans le domaine du livre, mais aussi en peinture, en musique.Certains artistes québécois ont carrément élu domicile à Berlin.GROUPE PUERTO VALLARTA Royal Decameron 10/^01) Du l Q janvier au 2 février 2004 J[ ^ (2 semaines) taxes incluses CROISIERE CARNIVAL JUBILEE MV 11 IJpiHIlin rout o»nwt ou tcm.sen vos otvnts truscttis OUVERT LE SAMEDI 5700.bout, lean XXIII Trois-Rivières-Ouest Qc G8Z4B5 TéL: (819) 691 1833 Départs les 9, 16.23 et 30 janvier 2004 À compter de 1349* taxes incluses Les meilleurs prix de l'année.Tous les départs vers le Sud offrent des tarifs exceptionnels pour voyager jusqu'au 12 décembre.Caisse populaire Ste-Marguerite de Trots-Rivière» Comrrtiwew de devite» dtapowiHt w.CLUB STAN BUY les voyoges Ston Buy Treis-Rivièfes MK.41 S, rue BarhoH, (op-de la Madeleine TéL : («19) 378 2629 - Tele*.: (819) 378-1617 ligne directe : 1 800 567-7048 loaise Bourget, présidente.PERMIS DU QUÉBEC M.DE BOISVERT Les Québécois ont toujours eu les yeux tournés vers Paris pour des raisons culturelles et linguistiques.Ce que les Allemands comprennent, tout en espérant qu’on soit plus attentif à ce qui se passe chez eux.D’autant plus que la république fédérale servira de phare aux anciens pays du bloc communiste qui s'apprêtent à faire leur entrée dans l’Union européenne.Quelques compatriotes ont toutefois fait exception, comme au XIXe siècle ce Edmond Boisvert, né à Baie-du-Fèbvre.Il changea son nom en «de Boisvert», pour le transformer de nouveau en Edmond de Nevers.Jeune adulte, il partit passer quelque temps en Europe, mais du côté germanique.La Presse publia 12 de ses lettres de voyage envoyées de Berlin entre le 31 mai 1888 et le 31 mars 1889.Il y fréquenta l’université, apprit la langue et passe pour avoir longtemps été l'unique intellectuel canadien-français à s'intéresser profondément à l'Allemagne.Dans ses lettres, on découvre une ville qui expérimentait la modernité en dépit d'un carcan politique strict.On y idolâtre (déjà!) l’uniforme, la société se militarise en même temps que le mouvement ouvrier prend son essor.Mais il n'y a pas que du politique dans ces commentaires, rassemblés en début d’année aux Éditions Nota bene sous le titre Lettres de Berlin et d'autres villes d’Europe.De Nevers s’y amuse par exemple de certaines caractéristiques prussiennes.«Où l’Allemand diffère encore du Canadien, c’est qu'il ne boit point d'eau.(.) L’Allemand ne boit que de la bière, mais ce qu'il en consomme défie toute statistique», signalait notre observateur.Serait-il si dépaysé aujourd’hui?» V.\ Le NomllISle samedi 11 octobrt 2003 T3 TOUT SAV0I1 • TOUT VOIK • TOUT EMTENDRE MAGAZINE WEEK-END Quelles sont les destinations de l'avenir?FRANCE Carnac protège ses menhirs La Presse Quelles seront les destinations exotiques qui se rendront sur le marche québécois dans cinq ans?C'est peut-être à Top Resa.le grand >alon français des professionnels du nos age qui se tenait à Deauville, en fin de semaine dernière.qu'il fallait aller chercher la réponse à cette question.Caraïbes mises à part (ils fréquentent d'abord le bassin méditerranéen), nos cousins adoptent une destination touristique cinq ans a\ant nous.Ils étaient déjà des dizaines de milliers à crapahuter sur les pistes de Thaïlande, du Vietnam, du Cambodge et d'Afrique du Sud.a\ant que nos grossistes ne commencent à programmer ces pa\s.Le Sri Lanka Nient de faire une timide apparition dans les brochures présentées par nos agences de voyages.Les Français, eux.y vont depuis le début du millénaire.En épluchant les catalogues (souvent des briques) des 350 voyagistes présents au salon To Resa.on constate l'émergence de quelques nouveaux pays: la Malaisie, offerte en séjours-plages (surtout à Penang) ou en circuits, le Mali, et plus particulièrement le pays dogon, à l'Est.l'Éthiopie, la Nouvelle-Zélande et le Brésil, un pays réputé épargné par les grandes tourmentes et épidémies sournoises qui effarouchent tant les candidats au voyage.Dans cette offre, il y a des destinations que les Québécois ne seront jamais nombreux à acheter pour des questions de prix et de distance.C’est le cas des îles de l'Océan Indien qui font fureur de l'autre côté de l'Atlantique: Maldives.Seychelles.île Maurice.Réunion.Madagascar.Hôtels de charme en Inde (on trou-xe régulièrement, dans les magazines français des reportages sur de fastueux palais de maharajahs convertis en auberges de grand luxe), séjour chez l'habitant en Thaïlande ou chez les ele-veurs de rennes en Laponie finlandaise, réxeillon dans une isba à Podvorié.près de Saint-Petersbourg.les Français stint probablement plus friands que nous de couleur locale.C'est pour cette raison que.même a plus de 3000 S.le tour du lac Saint-Jean en motoneige est un des produits phares du réputé voyagiste Jet Set! On constate l’émergence de quelques nouveaux pays: la Malaisie, le Mali.l’Éthiopie, la Nouvelle-Zélande et le Brésil La thalassothérapie et la remise en forme ont le vent dans les voiles.Le Club Med Nient d'accrocher l'enseigne «Club Med Spa» à 24 de ses villages.On en entendra bientôt parler chez nous! Quant aux «escapades» de quelques jours (de trois à sept) dans une des grandes métropoles du monde, si prisées par les cadres supérieurs et autres surmenés bien nantis.Nexv York.Londres, Barcelone, Saint-Petersbourg et Prague continuent à galoper en tête de peloton, mais sont maintenant talonnées par Shanghaï, la métropole économique chinoise, qui fascine de plus en plus les Européens • MARIO FONTAINE Lu /Vvvnc Le site préhistorique de Carnac, dans l'ouest de la France, contient 3000 menhirs pointant sers le ciel tels de-grosses dents déchaussées: à force d'en faire le tour, les centaines de milliers de xisiteurs annuels xenus s'étonner de-vant ces cinq kilomètres d'alignements ont fini par affaisser le sol d'une quarantaine de centimètres! C'est pour cette raison que les xisi-tees guidées stint obligatoires en etc: on N eut ainsi mieux contingenter les touristes et éviter les dégradations.Car on parle ici de monuments qui remontent à 4000 ans axant Jésus-Christ.«Le site attire beaucoup les visiteurs à cause de son côté mystérieux.Et de fait on n'a pas de réponses aux questionnements.même si la recherche a fait beaucoup de progrès au cours des 30 dernières années», explique M.Laurent Heulot.l’administrateur des sites de Carnac, Locmariaquer et Barnenez.Valérie Pannetier.l'archéologue I responsable, constate quant à elle que j de nombreux visiteurs croient que les menhirs sont des monuments naturels, de simples pierres alignées par une sorte de fantaisie géologique.Ne croyant pas qu’ils font partie du patrimoine historique et archéologique, les gens ont ainsi davantage tendance à grimper dessus pour la photo ou encore à y graver des graffitis sur les pierres, comme l'ont fait récemment des nationalistes bretons avec des croix celtiques.Les monuments du néolithique ont le don de susciter des comportements étonnants, et pas seulement chez Qbé-lix.Une secte se rend à Locmariaquer chaque 21 juin pour le solstice d’été, et investit le grand dolmen.«On ne sait pa> trop ce qui sc passe là-dedans, mais il > en a inxariablcmcnt qui en sortent dans un état de prostration incroyable.D'autres se tapent la tête sur la Fable des marchands en marmonnant des toi-mules incompréhensibles", poursuit Mme Pannetier.On ignore à quoi servaient exactement les menhirs.Peut-être comme elements de sues funéraires, ou encore pour marquer la prise de possession d’un territoire.Oubliez les champs d’atterrissage (Hiur extraterrestres, disent toutefois les spécialistes.1 es dolmens, eux.étaient des chambres funéraires fermées par une pierre, pour exiler que les animaux viennent manger les corps.La popularité des alignements de Carnac tient egalement à ce que la population de cette commune de 4(HHI habitants grimpe à 70 000 en été à cause des plages Bon nombre en profitent pour xisiter les monuments préhistoriques.laisses tels qu'on les a découverts.Le site de 1 oemariaquer.à quelques kilomètres.est aménagé de façon plus pédagogique, avec un centre d'interprétation et de conférences.Son grand menhir brisé est particulièrement im- piessionnant: il pesait 4s tonnes a l'origine.et sa longueur atteignait 20 mène' Juste derrière le suc se trouxe la maison où xix.ut le naxigateui canadien licriy Routs et son épouse montréalaise axant qu'il disparaisse lors d'une course en solitaire.Ces sites sont agréables à xisiter, on sent l'air du large, le ciel semble plus xasie et plus bleu qu'aillcurs.Pour marier l'archeologie à Festhetiquc.rien ne xaut toutefois le Caun de liaxrinis.une petite ile plantée dans le golte du Mot-bihan qu'on joint en quelques minutes .i partir du quai de I ai moi-Baden.1 e tumulus qu’on y decouxre était là un Km millénaire axant les pyramides d'Egypte II est toutefois longtemps demeure secret, scs constructeurs du néolithique l'ayanl recouxert de sable pour le cacher.I a ruse a tenu jusqu’en 1S32.On entre dans ce dolmen recouxert de pierres comme dans une église.I n-x iron 50 dalles brutes- dont une de l7 tonnes- ont etc soigneusement juxtaposées pour former une salle sans doute resen.ee au culte des morts.Un monde des ténèbres imagine pai des gens dont on ne sait rien, sinon que leur organisation sociale dexait être assez développée.Autrement comment auraient-ils pu transporter de telles charges?* Le meilleur de la culture Le Nouvelliste ________________ Super Club Breezes i6 janvier -1 et z semaines 1639$ / 2279 $ Acc.: Margot et Steve Carrier Hotel Marco Polo (cuisinette) 5 au z; mars (zo jours) 1999 $ Acc.: Margot * * * et Stex-e Carrier •M iSkerto Allegro Playa Dorado 23 janvier au 6 février 1889$ Acc.: Lise Francoeur C'fipicuh et 15 au Z9 mars Un combiné exclusif à tarif spécial Hôtel 1" classe 2699$ FANTAISIE THAÏLANDAISE 278^ $ ?1Z5 $ taxes/ TUNISIE - PORT EL KANTA0UI Circuit ?séjour à Pattaya Prolongation t, nuits à Hong Kong 3 au 20 mars (18 jours) incluant le Grand palais, les Klongs, le marché flottant, 26 repas.Acc.: Leonne Veillette-Hamelin Hôtel Palm Marina 5* 2 repas par jour 5 au 26 avril 2001, Vol Air France Acc.: Leonne Veillette-Hamelin SOIREE D'INFORMATION LE MARDI 14 OCTOBRE 19 h : Thaïlande 20 h: Tunisie Club de golf Les Vieilles Forges, boul.des Forges Bienvenue à tous ! Entrée libre 'Ptofatez dèç mtàhfehAh/
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