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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 5
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2003-10-25, Collections de BAnQ.

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«.a>: - N * * |A.Le Nouvelliste VOLUMh I NUMLRÜ7 SAMEDI 25 OCTOBRE 2003 LEADER DE IINEORMATION REGIONAL E ‘’7 ) LA GRANDE VENTE DE TOUTES NOS RIO Z003/; EN STOCK SE POURSUIT OE PLUS BEILt* À PRIX ET CONDHIOUS exceptionnels Partez devant “a,ic «'fl'J'iî Déni- Monqrjm »iclur( Dnctnr kimtK^^KaiH'lie m entn^Hconelltf mi enlt Kia Trois-Rivieres 4200.boulevard Royal Trois-Rivières (819) 373-7300 / mois location 60 mois Dépôt : 1695 $ Taies et preparation en sus Transport inclus Le Nouvelliste Samedi 25 octobre 2003 Qui se cache derrière le doc Mailloux?Trois-Rivières l.a nervosité s’amplifiait à mesure que j’appro-chais de la .______JHk___maison du doc MARIE-JOSÉE Mailloux pour MONTMINY le rencontrer.Allait-il m’accueillir avec une des phrases assassines qu’il lance à ses auditeurs?Allait-il me glacer en 30 secondes avec un diagnostic sur ma personnalité?Allait-il me renvoyer de chez lui?Malgré cette intimidation appréhendée, je voulais savoir qui se cachait derrière la harhe du personnage coloré.Au risque d’être déstabilisée.Pierre Mailloux est originaire du Lac-Saint-Jean.Il a complété son cours classique à Cap-Rouge, chez les Capucins.Après quatre ans de médecine à l’Université Laval, il a séjourné une année à McGill en psychiatrie.Il a ensuite pratiqué trois ans dans un département de psychiatrie militaire à Halifax, pour remettre aux Forces armées cana- diennes le temps qui devait compenser le financement de ses études en médecine.Puis en Id?4), le docteur Mailloux arrivait à Trois-Rivières, à Pierre Mailloux, sérieux, en 1973.l’hôpital Sainte-Marie, «avec une prime d’éloignement de 18 (KH) $», précise-t-il.Le psychiatre a travaillé à Sainte-Marie jusqu’en 1988, l’année où un accident lui a fait perdre une jambe.M.Mailloux venait en aide à une dame dont la voiture était en panne d’essence, près de chez lui.Un automobiliste a heurté le bon samaritain, lui sectionnant la jambe.«Plusieurs mois après l’accident, j’ai essayé de réintégrer mes fonctions à Sainte-Marie, et le di- 2 Doc Mailloux à la maison, avec un de ses chiens.recteur général n’a pas voulu que je retourne à temps partiel.Il a dit “tu reprends ta tâche à temps plein, ou tu es à la porte”», raconte le psy.Le docteur Mailloux s’est alors retrouvé à l’hôpital Comtois de Louiseville, où il pratique la psychiatrie à temps partiel depuis plus de dix ans.L’APPEL DES MÉDIAS Souvent sollicité par les journalistes et les animateurs de radio pour commenter certains dossiers d’ordre criminel, le docteur Mailloux a reçu en 1995 une offre d’André Chevalier, directeur de la programmation à CKAC à Montréal.Celui-ci cherchait à combler une case horaire dans la programmation, et imaginait le docteur Mailloux à la barre d’une émission d’après-midi.André Chevalier s’est fait dire non deux fois plutôt qu’une par le docteur Mailloux.Lors d'une troisième tentative du directeur de la programmation de CKAC, le psychiatre a finalement accepté, et coanime ainsi depuis août 1995 l’émission de l’après-midi sur le réseau Radiomédia.Il commente aussi l’actualité à tous les matins lors d’entrevues téléphoniques sur les ondes de stations de Chieoutimi, Québec et Montréal.Depuis quelques semaines, il y a aussi la télévision, avec «Loft Story».«C’est un défi extraordinaire.C’est la première fois au Québec où on a droit à un laboratoire humain.Les gens sont séquestrés, enfermés, et on les regarde aller.Je trouve ça extraordinaire.Les traits de caractère, les attitudes québécoises, les traumatismes de l’enfance ressortent, et pas à peu près.C’est très confrontant sur ce que nous sommes», apprécie le psy, qui commente hebdomadairement les interactions entre les lojicrs.LE CARACTÈRE Le doc Mailloux n’est pas reconnu pour sa délicatesse en ondes.Le psy n’a pas souvent recours à l’euphémisme dans ses réponses à ses interlocuteurs.Il va droit au but et utilise parfois un langage choquant pour exprimer sa pensée.Interrogé quant à sa vraie nature, l’homme IM AGEMÉ DI A MAURICE: SERGE NOËL Pierre Mailloux rv f a derrière le psy hésite à se décrire avec des qualificatifs précis.«Je suis ce que je suis.Avec le monde qui a de l’allure, j’ai de l’allure, avec les sans-allure, cherche-moi, tu me trouves en deux minutes.Ce n’est pas plus compliqué que ça», répond-il en guise d’autodescription.On décèle que ce qui irrite le doc Mailloux, c’est l’incompétence et la lâcheté.Il s’emporte facilement quand il parle des parents qui battent leurs enfants ou des pères qui ne paient pas la pension alimentaire pour soutenir l'éducation de leur enfant.Pour lui, ces gens entrent dans la catégorie des lâches.en compagnie des «incompétents qui sont payés de gros salaires».Il parle aussi de compétence dans son propre milieu de travail.Il nourrit notamment de la ran- coeur envers le directeur qui lui a signifié son congé de l’hôpital Sainte-Marie en 1988.En évoquant les relations conflictuelles qu’il a vécues durant son séjour professionnel à cet hôpital, il dévoile un peu de sa personnalité.«Je suis un indésirable.Avec la gueule que j’ai, je comprends facilement le monde d’avoir la trouille.Alors ça prend des individus intègres et compétents pour s’intéresser à moi.Les autres, j'aime autant dire qu’ils sont morts de peur.J’ai cette réputation là et je SUIS comme ça», soutient Pierre Mailloux.«Tu me mets un incompétent entre les jambes, compte sur moi, il ne sera pas là cinq minutes.Si je travaille avec des gens qui veulent, qui sont bons, qui aiment leur travail et qui sont compétents, on a beaucoup de plaisir ensemble», ajoute-t-il.» Une grande expérience L'intérêt du doc Mailloux pour les chevaux date aussi de longtemps.Sa famille possède aujourd'hui une quinzaine de chevaux.ï:3* '•T •> SJ'* - MARIE-JOSÉE MONTMINY Trois-Rivières Le docteur Mailloux a soigné des centaines de patients.La pratique clinique et les interventions radiophoniques du psy sont certes différentes sans être en contradiction.Evidemment, le médecin n'a pas le temps d'analyser à fond les cas des auditeurs qui appellent pour raconter une tranche de vie et demander son avis.L'intervention est moins intense que lors d'une psychanalyse.«Dans mon travail clinique, j'ai puisé une connaissance extraordinaire de l’être humain, qui me permet d'être beaucoup plus vite sur mes patins en ondes et de ne pas trop me tromper.J'ai une expérience colossale», considère le psychiatre, en précisant qu'à une époque où il oeuvrait à Sainte-Marie, ses patients occupaient la moitié des lits en interne, et il voyait le tiers des patients traités à l'externe, dans une équipe de cinq spécialistes.Le doc Mailloux se souvient d'avoir travaillé trois ans sans prendre de vacances, au milieu des années 80.Il affirme avoir été un des psychiatres les mieux payés de la province à cette époque, en raison du volume de patients qu’il traitait.Dans l'ensemble de sa pratique, il aura trouvé ses défis les plus intéressants et les plus valorisants dans le traitement des cas sévères de schizophrénie, et dans les psychothérapies intensives à long terme.«C'est un privilège extraordinaire d'accompagner quelqu'un dans un voyage intérieur.C'est comme ça qu'on connaît l'être humain.C'est comme ça que j'ai appris ce que je sais», décrit-til.Le docteur Mailloux n'est pas peu fier d'avoir contribué à améliorer le traitement de la schizophrénie.En osant augmenter le dosage-usuel de la médication psychotique pour le traitement de cette maladie- compte que plus de patients répondaient au traitement.Ses constats l'ont amené à donner des conférences au Québec, en Ontario, en Saskatchewan et en Nouvelle- Écosse.LA RELATION DOMINANT-DOMINÉ Pierre Mailloux en a entendu, des récits de vie à travers les psychothérapies qu’il a dirigées dans sa pratique clinique.Il a aussi écouté une multitude de résumés de problématiques dans les cadre de son émission de radio.Son expérience fait de lui un spécialiste des relations humaines.S'il avait à identifier le dénominateur le plus commun dans l’explication des problèmes qu'on lui expose, le doc Mailloux nommerait la relation dominant-dominé.«C'est le plus gros problème relationnel québécois.Dès que tu as deux personnes, il y en a une qui veut dominer l'autre.Les rapports égalitaires, je ne vois à peu près jamais ça.Il y a le rapport dominant-dominé au travail, et à la maison entre parents et enfants et entre les conjoints», analyse-t-il.Si le doc Mailloux avait le pouvoir de changer quelque chose dans le monde, il utiliserait sa ba- conscience des gens.Conscience* de-leurs actes, et conscience des conséquences de ceux-ci.«Quand un parent frappe un petit enfant détruis ans.qu'il soit conscient que ça va lui nuire pour longtemps.Quand un père intimide sa petite-fille avec sa grosse voix, qu'il soit conscient que ça va lui nuire et qu elle va avoir peur des hommes toute sa vie», donne-t-il comme-exemple.«C'est pour ça que je fais l'émission de radio: pour que collectivement on devienne plus conscient de ce que nous sommes individuellement et de ce que nous faisons.Si on fait juste ça.les relations vont être beaucoup plus agréables», résume le psy animateur.PIERRE MAILLOUX LE PÈRE Le sujet des relations homme-femme et parents-enfants est au coeur de plusieurs des problématiques traitées en thérapie.Ix-s auditeurs qui font appel à l'expertise du doc Mailloux sur les ondes se font aussi souvent interroger sur la nature de leur relation avec leurs parents, et avec l'autre sexe.Les commentaires du psy sur les compétences parentales sont souvent assez aigres.Pierre Mailloux, lui.a-t-il des enfants?«Hélène a trois enfants», répond-il.Hélène, c'est sa compagne de vie depuis plus de 30 ans.On déduit alors qu’Hélène a eu trois enfants avec un autre homme.«Ce sont les enfants d'Hélène, c'est mentale, le médecin s'est rendu guette magique pour aiguiser la Pierre Mailloux aime beaucoup les animaux et depuis longtemps, comme le démontre cette photo datant de IVhS.Pierre Mailloux a entre autres trait des vaches sur la ferme familiale.A l'époque où Pierre Mailloux servait la messe pour dix sous.Il est ici avec son frère et sa soeur.moi qui est supposé être le père.Moi je n'ai pas eu d'enfants, je ne fais pas partie de la nouvelle génération des hommes qui ont accouché», rectifie le père de trois enfants âgés de 20 à 25 ans.«Je suis renversé de devoir expliquer en 2(X)3 qu'un homme ce n'est pas une nourrice», ajoute le doc Mailloux.Quel est donc le rôle du père, alors, s'il doit se tenir loin du biberon et de la poudre pour bébé?«Comme pere, c'est de prendre soin de la mère, d’être un support pour elle et de travailler pour amener de l'argent pour les faire vivre.C’est ça que j'ai fait», ré-pond-il.Quand on fait remarquer à l'homme que cette organisation familiale est un peu «ancienne», M.Mailloux assume pleinement.«Modèle- ancien tant que tu voudras.Mais tu ne me feras jamais déguiser en nourrice», répète-t-il.N'allons pas croire que M.Mailloux ne se préoccupe de sa famille que sur le plan monétaire, et qu'il ne se voit que comme un pourvoyeur.Quand on lui demande ce qui réussit a l’émouvoir, à lui faire perdre un peu de la rigueur contrôlée qui caractérise son personnage-public, il répond que c’est la maladie des gens qu'il aime.«Quand mes proches, les gens que j’aime sont malades, ça me touche beaucoup.Quand les enfants étaient malades, que quelqu'un que j’aime beaucoup ne /lie pas, je suis moins solide, un peu», répond le doc Mailloux.» Le Nouvelliste Samedi 25 octobre 2003 Le Nouvelliste Samedi 25 octobre 2003 L'appel du service de Dieu MARIE-JOSÉE MONTMINY Trois-Rivières Marc Poirier décrit comme «un miracle» le cheminement qui Ta mené à son ordination au diaconat permanent.Demain, ce père de famille, directeur financier chez un concessionnaire automobile, deviendra le 31e diacre permanent du diocèse de Trois-Rivières.M.Poirier a redécouvert sa foi dans la période difficile de sa vie où il combattait la dépendance à l’alcool.Il se souvient de ses présences quotidiennes à la petite chapelle Sainte-Catherine-de-Sienne, où il se plongeait dans une méditation qui se prolongeait au-delà du dernier «Allez en paix» prononcé par le prêtre.Une fois déménagé dans le secteur Poin-te-du-Lac, M.Poirier cherchait une activité qu’il pourrait partager avec son épouse Louise Marcotte.Il a été invité à se joindre au mouvement francophone des Cursillo du Canada, un regroupement visant la redécouverte de l’Église et de la spiritualité en général.Cette invitation l’intéressait.Réticente au début, Mme Marcotte a choisi de suivre son époux.C’était il y a huit ans.Les observations d’un animateur spirituel et les commentaires de gens de son entourage ont rendu M.Poirier conscient d’un appel.Le concept du diaconat permanent, qui permet à un homme marié d’être au service de Dieu, l’a séduit.«Pas question!», fut la réponse spontanée de sa femme quand Marc Poirier a évoqué la perspective de devenir diacre.Puis, comme pour l’idée du Cursillo, Mme Marcotte s’est jointe au projet de son mari.Car le diaconat permanent nécessite l’acceptation et la participation de l’épouse.D’ailleurs, pendant l’année de discernement qui suit la demande de diaconat, la stabilité du couple est évaluée, tout comme la ferveur de la vocation de l’aspirant diacre.Après un cheminement de six ans comprenant la réussite d’un certificat en théologie, M.Poirier sera ordonné demain, devant plus de 7(1 membres de sa famille.Les deux fils du couple, âgés de 2ù et 31 ans, ont aussi redécouvert leur foi à travers le parcours de leurs parents.Quant à l’aspirant diacre, il sc sent solide dans une foi qu’il a choisie de réapprivoiscr.«Plus jeune, je cherchais les honneurs à travers mes implications sociales.Aujourd’hui, je suis à un moment où je veux servir en tant que chrétien, lit le meilleur moyen pour faire cela, c’est à travers le diaconat», témoigne le quinquagénaire.Quand il songe aux gens qui choisissent de délaisser l’Église Marc Poirier sera ordonné diacre demain mm, ' ««t i I y \ k m :¦ IMAGE MÉDIA MAURICIE: SERGE NOËL Marc Poirier, accompagné de son épouse I^ouise, sera ordonné diacre demain.parce qu’ils rejettent certains de ses aspects.M.Poirier considère qu'il vaut mieux se trouver entre les murs de l'institution qu’en son extérieur, pour pouvoir contribuer à son développement.Le diaconat implique la présentation à l’évêque d’un projet de service pastoral.Celui de Marc Poirier est dédié aux gens aux prises avec des dépendances à l'alcool et aux drogues.Son expérience personnelle et son cheminement spirituel lui fourniront les outils favorisant l’écoute, l’accueil et le soutien qu’il souhaite offrir à ceux qui se tourneront vers lui pour du réconfort et des conseils.«Je veux leur communiquer le message d’amour que Dieu nous donne.Un message de liberté, d’accueil», affirme l’homme d’Église.«Les alcooliques et les toxicomanes sont des personnes qui se sont senties rejetées par la société.Je veux leur apporter un message d'espoir, leur montrer qu’on peut s’en sortir», ajoute-t-il dans une optique de partage de son expérience comme être humain.Louise Marcotte appuie son mari dans toute sa démarche.«A partir du moment où la femme est d’accord, elle partage l'appel de son mari.Mais c'est important de rester soi-même.J’y vais avec mes talents et ma spiritualité, avec ce que je suis», formule celle qui dit aimer son époux encore plus qu’au début de leur union.Mme Marcotte pourra entre autres servir d'oreille attentive pour les conjointes des hommes qu’aidera son mari.Le ministère diaconal remonte à l’époque des apôtres, et disparut peu à peu dans l’Église à partir du IVe siècle.Le pape Paul VI en indiqua les modalités de rétablissement en 1%7.En l%8, l'épiscopat canadien a voté en faveur du rétablissement, au Canada, du diaconat permanent.L’autorisation de Rome arriva l’année suivante.Dans le diocèse de Trois-Rivières, c’est en février IÙ78 que monseigneur Laurent Noël nomma un comité chargé de mettre en place les mécanismes nécessaires au rétablissement de ce ministère.Les premiers diacres du diocèse ont été ordonnés en juin ll)7ù.• Jean-Luc Dion toujours passionné de physique V A 66 ans, il commercialise une de ses Trois-Rivières grands enfants BRIGITTE enfants de 2 à TRAHAN 8 ans, Jean- Luc Dion a déjà de quoi occuper amplement sa retraite.S'il apprécie au plus haut point de partager de bons moments avec sa famille, il n'en démord pas moins de sa grande passion de toujours: la physique.À 66 ans, il n’est pas rare de le voir plancher à la maison, le soir.Il y a un an à peine, alors que la plu- part des gens de son âge sont heureux de dire adieu au monde du travail, il démarrait l’entreprise So-nerTec.dans le parc industriel du secteur Trois-Rivières-Ouest pour mettre en marché une de ses plus belles inventions: le réacteur à cavitation acoustique.L'appareil en question permet de fragmenter, à l'aide d'un bombardement d'ultrasons, les boues usées municipales et industrielles, ce qui permet aux digesteurs anaérobies des stations d'épuration de faire leur travail trois fois plus vite.Jean-Luc Dion est de ces rares physiciens qui allient théorie et pratique, qui pondent non seulement des idées de génie mais des idées de génie qui peuvent rendre la vie des gens et des entreprises ordinaires plus facile.«J’ai toujours fait mes travaux dans une perspective d'application», insistc-t-il.Ce professeur émérite de l'LIni-versité du Québec à Trois-Rivières inventions se passionne depuis tout petit pour le fonctionnement des choses.Sa curiosité et sa vive intelligence l'élevaient au-dessus des autres écoliers.En 12e année, par exemple, il se classa premier dans l'ensemble des écoles du Québec.«Je crois que ce qui m'a aidé, c'est que j'ai lu très jeune toute l'Encyclopédie de la jeunesse, les 12 tomes.Même si ma famille n'était pas riche, il y avait beaucoup de livres chez nous et je crois que cela développe la curiosité.C'est important d'avoir des livres à la maison», plai-de-t-il.L'envers de la médaille, pour l'enfant doué qu'il était, c'est que l'école n'était plus assez pour satisfaire sa soif de connaissances.«J'étais donc espiègle en classe», confie-t-il bien candidement.Issu d'une famille modeste de Saint-Raymond-de-Portneuf, il n’aurait eu sans doute aucun espoir de se rendre à l'université n'eût été d'une bourse qu'on lui accorda pour poursuivre ses études.Ce coup de pouce lui permet alors d'obtenir son diplôme d'ingénieur en génie physique de l’Université Laval, en 1959, puis une maîtrise en physique nucléaire et un doctorat en physique de l'Université Paul-Sabatier à Toulouse, en France.Depuis, il n'a cessé de faire de la recherche et de breveter des inventions.Ses champs d’intérêt gravitent autour du thème des vibrations, de l'électricité et des ondes, en particulier des ondes acoustiques.En 1975.alors qu'il est professeur titulaire au Département de génie électrique à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Jean-Luc Dion invente ce qu'il croit être l'équivalent de la photographie mais qui.au lieu d'etre réalisée à partir de la lumière, se fait grâce à l'effet des ondes acoustiques sur une cellule de cristaux liquides.Cette nouvelle «lentille acoustique» devait servir à «photographier» rapidement des défauts IMAGE MÉ DI A MAURICIE: PATRICK BEAUCHAMP M.Jean-Luc Dion, professeur émérite de l’UQTR, occupe ses premières années de retraite à commercialiser son réacteur à cavitation acoustique.dans certains matériaux comme les composantes stratifiées.«Ma technique était beaucoup plus rapide que la méthode du balayage traditionnel», dit-il.La découverte, réalisée au cours des premiers balbutiements de la technologie des cristaux liquides, a été validée par nul autre que le professeur Ilya Prigogine, Prix Nobel de chimie.Cette invention originale permet à M.Dion de concevoir par la suite un champ ultrasonore pouvant convertir l'image acoustique en image ou hologramme visible, une première mondiale.En travaillant ainsi avec les ultrasons.Jean-Luc Dion en est meme venu à inventer un appareil pouvant permettre aux fabricants de spiritueux de mesurer la concentration exacte d'alcool dans leurs produits.«Mais ce n'est pas facile de passer du laboratoire à l'industrie», déplore-t-il.Cette invention n'a d'ailleurs jamais percé.Depuis qu'il a quitté l'UQTR.Jean-Luc Dion passe de longues heures a faire la promotion de son réacteur à cavitation acoustique par le biais de son entreprise, So- nerTec et avec l'aide de toute son équipe.Toutefois, quand on lui demande quelle aura été la plus belle réalisation de toute sa vie, il répond sans l’ombre d'une hésitation: «C'est ma famille et c'est aussi d'avoir pu jouer un rôle dans l'intérêt de mes étudiants.» Jean-Luc Dion aura beau avoir fait de bien grandes inventions au cours de sa carrière mais il plaide avec philosophie que «dans la vie.c'est la vie qui compte.C'est d'abord d'être utile a quelque chose et a quelqu’un.»* Le Nüiivelliste Samedi 25 octobre 2003 Le Nouvelliste Samedi 25 octobte 2003 Prendre la chèvre par les cornes La chèvrerie cTAmalthce de La Bostonnais veut se lancer dans Tagrotourisme ANDRÉ MERCIER (< ¦ollaboralion v/wi iule) La Tuque La race de chèvres Muer est originaire de l'Afrique du sud.Idle a fait son entrée au Canada en 19*13 et au Québec en 1995.Idéale pour la qualité de sa viande, cette race de chèvres a séduit M.Stéphane Dufour et Mme Valérie Kelhetter qui ont décidé de se lancer dans l'élevage tout en faisant découvrir les qualités indéniables de cette viande tendre et savoureuse.L’aventure vient d'ailleurs de rapporter ses premiers dividendes, puisque le Syndicat des agricultrices de la Mauricic vient de nommer Mme Kelhetter «Agricultrice entrepreneurc» de l’année pour son travail de gestion et de mise en marché a La chèvrerie d’Amalthéc.Si les plus importants producteurs se trouvent en Alberta, au Canada et au Texas, aux Etats-Unis, à La Bostonnais, dans le rang Sud-Est, la passion de cet élevage est plus raisonnable.Actuellement propriétaires de 40 chèvres, le couple d'éleveurs veut atteindre le nombre de 75 et se lancer dans l’agrotourisme.«Pour en vivre, il faudrait un élevage d’au moins 200 chèvres, mais avec 75 on veut faire un gîte à la ferme et faire découvrir la viande de chevreau», explique Valérie Kelhetter.Actuellement, elle, son conjoint et leur deux fils, vivent une relation harmonieuse avec les chèvres.Le petit Nicolas, 4 ans, se fait un devoir de les brosser.«Les enfants adorent ça», commente Stéphane Dufour.Même avec un petit élevage, la somme de travail est considérable.«Les chèvres sont très sélectives», explique Valérie Kelhetter qui voit scs protégées trier savamment le foin quelle leur donne.«Il nous faut 2000 balles pour nourrir les 40 chèvres».La naissance des petits demande une attention particulière de la part de la jeune mère de famille.«En janvier, lorsqu'il fait moins 30 degrés, j'habille les enfants et je viens assister les chèvres pour la naissance de leurs petits.Par la suite, je rentre le bébé à la maison pendant au moins deux heures VS ml >1Vr SA1- M si T m ijjè Ht «4, r LE NOUVELLISTE: ANDRÉ MERCIER Avec les enfants Nicolas, 4 ans, et Félix, 2 ans, Stéphane Dufour et Valérie Kelhetter ont décidé de prendre la chèvre par les cornes.Avec un élevage d'une quarantaine de bêtes destinées à la boucherie, le couple entend s'orienter vers l'agrotourisme au cours des prochaines années.car le froid les rend comme comateux», ra-conte-t-elle.Éleveurs depuis cinq ans.le couple s'implique activement afin de faire la promotion de l'agriculture en Haute-Mauricie.Lui est président du Pacte rural de La Bostonnais et elle est organisatrice de la Fête champêtre qui a lieu à La Bostonnais, sous le pont couvert Ducharme.L'année dernière, le couple avait participé à une journée où le public était invité à découvrir la viande de chevreau.Cette année, leur implication au sein de l'Union des producteurs agricoles du Haut-Saint-Maurice en a fait des organisateurs lors du circuit agrotouristique organisé dans l’ensemble du Québec et qui a pu favoriser la découverte de quatre producteurs agricoles en Haute-Mauricie * forfait Ce qui fait la force de nos petites annonces, c’est la fréquence ¦ Véhicules récréatifs motorisés ¦ 6 jours Le Nouvelliste 378 *?«?¦ 30$ + taxes LES PETITES AN ÿurur VENDED VENDED < «su -A „ v 'ft, .' v« «lei bébés de l’année 2003» sera publié le 31 décembre procbaT Date limite : 15 décembre 2003.Bébé est né en 2003 ?(entre le 15 décembre 2002 et le 15 décembre 2003) Publiez sa photo dans Le Nouvelliste et présentez ainsi, à tous nos lecteurs, ce petit trésor.Vous êtes parent, grand-parent, oncle, tante ou ami, réservez votre annonce dès maintenant.Dorothy Sinon , en chèques-cadeaux à gagner chez et votre bébé à la UNE.Parmi toutes les demandes reçues, nous choisirons au hasard la photo d'un bébé qui sera publiée à la UNE du cahier « Les bébés de l’année 2003 » Le Nouvelliste, le 31 décembre 2003, et ses parents recevront 500 $ en chèques-cadeaux échangeables dans les succursales UNIPRIX suivantes : En prime, en association avec les ft LES EDITIONS DE L’HOMME de notre enfant rj 14* Le Nouvelliste remettra « Le grand livre de notre enfant », d'une valeur de 34,5S à chaque inscription.confiant* bonne tatnt* André Tremblay et Céline Plourde Pellerin et Desbiens Marc Dontigny 580, rue de la Station 1920,5e Avenue 15, rue Tusey 701, rue Thibeau Saint-Léonard d’Aston Shawimqan-Sud 385, bout Sainte-Madeleine Raymond Beaudet Sylvain H.Gélinas et ass.Cap-de-la-Madeleine 4520, bout Royal (Carrefour T.-R.-0.) Trois-Rivières-Ouest 290, avenue Saint-Laurent louiseville BEBECAR De plus, courez la chance de gagner cette poussette offerte par Une valeur de 579 $.- Guidon et roues détachables - Hauteur de guidon ajustable - Frein à la poignée avec double sécurité - Siège réversible - Transformable en landau f NOM: PRÉNOM: \ (pour la facturation) ADRESSE: APR: VILLE: CODE POSTAI TÉLÉPHONE (DOMICILE): (TRAVAIL): PRÉNOM ET NOM DU BÉBÉ: VILLE DE RÉSIDENCE DU BÉBÉ: ?FILLE ?GARÇON PRÉNOM ET NOM DES PARENTS: DATE DE NAISSANCE: / / 2003 JMt Mit Ci-joint un chèque ou mandat-poste de 3295» à l’ordre de LE NOUVELLISTE ?)e désire effectuer le paiement de 3295* par: ?VISA ?MASTER CARD N° de la carte de crédit: Signature : Date d’expiration: y V Envoyez à l'adresse suivante : les bébés de l'année 2003 / Le Nouvelliste, 1920, rue Bellefeuille, Trois-Rivières (Québec) G9A 3Y2 Remplisse; et retournez le coupon avec votre paiement et la photo qui ne doit pas excéder 5 po 17 po et qui ne pourra être retournée Le Nouvelliste il «DM DI i IWOrnMikTIO»» •li'.KMUAII a LES EDITIONS DE LHOMME 101S.TW1 Le Nouvelliste Samedi 25 octobre 2003 C8 Le Nouvelliste Samedi 25 octobre 2003 Tête d’affiche LEADER DE UNFORMATION RÉGIONALE Lfi NOUVelliStE CYBERPRESSE CA Fred Pellerin Une carrière qui explose pour lejeune conteur de Saint-Elie-de-Caxton Sainl-Élie-de-Caxton Frédéric Pellerin, dit Fred, était bien jeune lorsqu'il a découvert en lui deux grandes valeurs qui allaient guider son cheminement de vie, soit la mémoire du passé et un attachement viscéral à son patelin de Saint-Élie-de-Caxton.
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