Le nouvelliste, 11 juin 2005, Cahier 4
Samedi 11 min 2003 Cl SPÉCIAL THÉÂTRE ¦ D'ÉTÉ MAGAZINE WEEK-END «IDOLE INSTANTANÉE» JUSTE ET DRÔLE VOLUME 3 NUMÉRO 40 I SAMED111 JUIN 2005 Karine Lavergne se réconcilie avec le théâtre Son retour sur les planches se fera au Théâtre Laviolette cet été LINDA CORBO Trois-Rivières La fille dans la buanderie qui se fait courtiser par un mec dans une publicité de Den-tyne Ice, c'est elle.Cette autre sur le bord de la mer à bord d'un V.U.S., qui se questionne à savoir :«La marée, elle monte où elle descend?» dans la publicité de l’Equi-nox de GM, c’est elle.Tout comme elle est cette fille qui, dans un chalet isolé, tente de convaincre son amoureux que sa délicieuse pizza est bel et bien un produit surgelé et non pas une pizza livrée d’un restaurant, dans un autre deux minutes du petit écran.Karine Lavergne en a un c.v.plein de ces publicités qui l’ont fait vivre depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 1998.Au Théâtre Laviolette cet été, la comédienne originaire de Grand-Mère procédera à sa réconciliation avec le théâtre.jeune femme montera sur les planches après une disette de plusieurs années, loin de la scène.A Trois-Rivières, elle jouera en compagnie des Jacques Salvail, Françoise Ixmieux.Gilbert Comtois et compagnie, tous réunis dans un vaudeville nommé Coeur atout.Karine Lavergne y campera le rôle d’une ménagère haïtienne, fantasme de l’homme du couple principal de cette pièce signée Marc IvCgault.Pour la comédienne, voilà un heureux retour dans le monde du théâtre qu’elle a délaissé sans regret il y a quelques années.La publicité, une halte pour les émotions Depuis sept ans, la jeune femme a frayé dans le monde de la publicité, du doublage, des voix hors-champ et de la télévision pour des petits rôles ici et là, dans des épisodes de 3X Rien.Watata-tow, Tribu.com.Smash, 4 et demi ou l’émission policière Coroner.Pour le reste, elle a prêté plus souvent qu’au-trement son joli minois aux publicités de shampooing, de lait, de bière ou de différents commerces et services gouvernementaux.Autant de domaines qui se sont avérés une halte bienvenue pour que cesse la grand bal des émotions.Avant de sortir du Conservatoire, Karine Lavergne a bien honoré La Nuit des Roui, montée par Martine Beaulne, et une autre production mise en scène par Claude Poissant, mais par la suite rien à faire, le «fcur n’y était plus, raconte la jeune femme aujourd’hui âgée de 29 ans.«Ui-bas.on passe nos semaines à faire des exercices pour aller puiser dans la tristesse, puis dans la grande joie, des exercices que des jeunes ne font pas nécessairement dans leur vie.Ils nous poussent toujours à aller plus loin», dit-elle.«Pour moi, c’était trop d’émotions de toutes sortes en même temps.» Ce qu’on lui demandait sur le plan des émotions à puiser et à rendre, la jeune femme le faisait sans ménagement au cours de ces années d’étude, assez pour que l’ensemble de l’oeuvre la laisse totalement vidée.Disons que son voyage aux tréfonds de ses 56 émotions n’a pas nécessairement donné le résultat escompté.À sa sortie de l’école, visiter le labyrinthe de ses émotions était tout simplement la dernière chose qu'elle voulait faire.Résultat plutôt malheureux si l’on considère qu’il y avait là matière à exercer son métier.1 «J’étais à bout, vidée, brûlée.Je ne /»J y, ,(lf ÿi n.Xi A - \ PHOTO: STÉPHANE IESSARD Originaire du secteur Grand-Mère, Karine I^avergne jouera dans la pièce Coeur atout cet été au Théâtre (^violette de Trois-Rivières.me voyais plus du tout remonter sur les planches.J’avais besoin d’air, de souffle.» Et elle a respiré un bon coup pendant trois années passées à voyager.Elle a visité la France souvent, puis Bali, Londres, New York, et quelques destinations du sud aussi, dit-elle.Autant de voyages partagés avec des petites jobines et quelques contrats, sans plus.L’expérience valait le détour, en retient-elle.«Après avoir pris l’air, mes yeux étaient redevenus brillants, j’étais remplie d’énergie.» De retour chez elle Le fait de renouer avec les planches dans la cité de laviolette constitue un bien agréable retour pour la jeune femme.C’est au Cégep de Trois-Rivières que Karine I.avergne avait eu la piqûre du théâtre, dans le programme de lettres françaises qui lui a donné à rencontrer celle à qui elle voue encore aujourd’hui une grande admiration, l’enseignante Michèle Dion.Devant le talent de sa jeune recrue, Mme Dion lui avait vivement conseillé de passer les auditions du Conservatoire à la fin de ses études collégiales.Cette année-là, ils étaient plus de 700 à tenter leur chance en franchissant chacune des trois auditions qui permettraient de conserver au total une dizaine de candidats tout au plus.Karine Lavergne était de ceux-là.Au moment d’entrer au Conservatoire, elle se sentait particulièrement bien dans le domaine de la comédie, mais n’a pas trouvé matière à exploiter cette facette en ces lieux de haut-savoir.En fait, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit, relate la principale concernée.«Ils savent où tu performes alors ils poussent ailleurs.» Le vaudeville présenté au Théâtre laviolette est d'autant plus bienvenu qu'elle plongera dans le monde de la comédie, un terrain de jeu qui l’intéresse toujours autant.Karine lavergne aime faire rire et dans Coeur atout, elle affectionne tout particulièrement son personnage de ménagère.«Je la trouve belle, naïve, en fait, elle pourrait être ma chum de fille», sourit la comédienne.«Je reviens à ce que j’ai perdu à faire la kiout dans des annonces de gomme.» C’est en auditionnant pour Gilles I.atulippe, à Drummondvillc, que Karine lavergne s’est taillé sans le savoir une place à Trois-Rivières, car à cet en pimbêches, droit se trouvait la conjointe de Gilbert Comtois, la comédienne Diane Jacques, qui a noté son potentiel comique.«En fait, je me rends compte qu’il n’y a rien de plus plate qu’un rôle de jeune femme saine, en santé et jolie.Karine lavergne aime les personna- Et on pourrait dire que c’est 80 % de ges cocasses, tout comme elle affection- ma carrière!» s’esclaffe-t-elle.«Cet été, ne aussi les rôles de déplaisantes ou de je me paye la traite.Watch out!» • ç 1%.W-" L " I ¦u " Faites partie de l’histoire Le dimanche 30 octobre.Le Nouvelliste publiera une édition spéciale relatant 85 ans d histoire au quotidien Un rappel des grands événements ou personnalités ayant marque le monde et notre grande région i économie.I education les affaires municipales, les sports les arts au cours des 85 demieres années Soyez de cette édition bien spéciale qui sera une piece de collection IMIiste ItADEA or l'INFORMATION lUOIONAU Réservez votre espace poMidtatre dès maintenant.Pour plus de renseignements, contactez votre CMseler pMcitaire a 77é-25H a U7-1S01 r C2 samedi 11 mm 2005 | Lt Nwnretliae MAGAZINE WEEK-END Un texte signé Marc Legault au Théâtre Laviolette Coeur atout occupera la troisième saison de l’endroit, à compter du 14 juin LINOA CORBO TmLs-Rivières Marc legault s'est souvent adonné au théâtre d’été, cumulant des rôles dans quelque •25 productions estivales, estime-t-il.Or, ce qui est moins connu, c’est qu’il a aussi pris la plume pour écrire quelques pieces, la; public tri-lluvicn aura l’occasion de découvrir la toute première piece qu’il a imaginée il y a 20 ans, une comédie nommée ( 'oeur aloul.• Ils seront cinq sur scène à donner vie à ce que l’auteur décrit comme un vaudeville d’abord et avant tout, (iilbert Comtois, I ran-çoise Ixmieux, Jacques Salvail, Michel lloude, de même qu'une jeune comédienne originaire de Grand-Mère, Karinc l-avergne, évolueront au l'il d’une soirée qui propose aussi une formule souper spectacle particulière.Pendant le souper, Jacques Salvail assumera une portion animation incluant un tour de chant, le tout dans l’esprit de Jeunesse d'aujourd'hui, qu’il animait dans les années 1070.Sur scène, les comédiens évolueront pour leur part sous une mise en scène de Denis l-a-Rocque, celui-la même qui avait travaillé avec Gilbert Comtois a l’été 2002 pour présenter la piece Cockpit, sous le chapiteau de ce qui a été le Théâtre Godefroy le temps d’une saison, dans la cour de l’auberge du même nom.Ix-comédien Michel lloude faisait aussi partie de cette distribution cet été-là.Avec Coeur aloul, I aRocquc considère avoir trouvé exactement le genre de pièce qui était désirée par la famille Brunelle, propriétaire du Club de curling Laviolette qui abrite ce théâtre depuis l’été 2Ht\rtks»r C .P 1281 TmtvRivx-rvs (Oucbcc) G9A5K8 Telephone (810) 373-5340 Télécopieur
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