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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 20 mars 1954
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1954-03-20, Collections de BAnQ.

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adiomonde MONTREAL, 20 MARS 1954 10 cents ~e£rT ÉMILE GENEST RÉPOND AUX CRITIQUES! (page 5) ;! —aauuw.il A»wy &Ækm& •w.X rag&fj; £££^ \\ ’¦ -sy***-' ' - act»dg>IOa :•,¦•*• :: ' •%;¦: V MICHEL NOEL {à gauche, avec Paul Berval) a fait sensation lors de ses débuts à la télévision, la semaine dernière, à "Sourires de France".Il a chanté magnifiquement deux chansons, et a joué avec une assurance presque surprenante.Michel, qui a l'expérience de la scène depuis sa participation è T'Army Show", prétend qu'aucun médium n'est aussi captivant que la TV, et que ce fut pour lui une découverte saisissante.Pour nous aussi.Indigné devant l’humiliante défaite subie par notre équipe de hockey, Paul Berval s’est mis à l’entrainement et promet d’infliger aux haltérophiles russes une ignominieuse défaite aux prochains jeux olympiques.(Photo-montage de Maurice Desjardins) Pierrette Champoux.qui vient d’obtenir un prix comme étant la commentatrice de modes la plus populaire cette saison, a fêté cette décoration en commentant un défilé d’élégances quatre soirs durant, à l’heure du coquetel, la semaine dernière au Copacabana. adiomonde *le seul périodique exclusivement consacré à la radio et à ses artistes'* A Rédaction et administration: 211, Gordon Verdun — PO: 6-3569 I ~(h MEMBRE DE L IO< l« numéro $3-50 par année "Autorise somme envoi posta.) de ta deuxieme classe par le Ministère des Postes Ottawa.C 's# Bienvenue, Comédiens de Québec SAMEDI, 20 mars, en matinée et en soirée, une troupe de théâtre, venue de la Vieille Capitale, jouera sur la scène du Gesù: “L héritière”.Cette troupe, “Les Comédiens de Québec”, est la premiere, autant que je me souvienne, qui tente pareille aventure et il faut la féliciter de son esprit d’initiative.Elle ne craint pas d’affronter un public qui ne la connait pas beaucoup sur l’amitié duquel elle ne peut compter d’emblée et qu'elle espère conquérir par sa seule qualité.Depuis sa création, en juin 1952, elle a donné des preuves remarquables de son esprit de travail.Elle s’est attaquée à des oeuvres fort différentes les unes des autres, passant de Puget, à Vialar, Chancerel, Ghéon Arnould, Obey, Henri Brochet jusqu’à Corneille et Molière.Jusqu’ici “'Les Comédiens de Québec” ont joué vingt-cinq pièces, dont au moins une quinzaine ont été des créations canadiennes.Voilà un dossier imposant ! Ils viennent, maintenant, à Montréal tremper la valeur de lettre efforts dans le creuset métropolitain.C’est un geste audacieux peut-être, mais qu’il faut louer.Il serait bon qu’il y est décentralisation dans le domaine théâtral; que nous soyons mis en situation de voir ce qui s y produit dans la province, hors de Montréal; que puisse s’établir ainsi un échange artistique entre les différents centres du Canada français.’’Les Comédiens de Québec”, en ce sens, font travail' de pionniers.Il sied de les encourager.Nous savons tous avec quelle affection et quelle hospitalité, Québec accueille nos artistes; lorsque ceux-ci vont y donner spectacle.C'est l’enthousiasme ! Nos acteurs le reconnaissent et parlent avec émotion de la réception qu’on leur fait là-bas et de la sympathie que le “public en or” de la Capitale leur prodigue., La visite de cette troupe au Théâtre du Gesù nous fournit l’occasion de témoigner de notre intérêt envers ce qui se fait hors de nos murs et de notre appréciation de ce que Québec offre aux nôtres.Que les théatrophiles aillent voir "Les Comédiens de Québec à l’oeuvre, non pas dans un sentiment d’indulgence, mats avec 1 intention de les juger au mérite ! Que nos artistes dramatiques, surtout, leur apportent I appui de leurs présences nombreuses ! « «/’suis cassé comme un clou, mon vieux — Imagine-toi que ma femme n’avait pas ENCORE vu « Ti-Coq-» et elle a cru que sa dernière chance de le voir était en Argentine.» L1 fe-Vous souvenez-vous W) h DANS m »k FAD10M0NDE E FEUILLET qui accompagne: « Alexandre Chenevert », la nouvelle oeuvre de Gabrielle Roy (édition: Beauchemin; sélec-fkit'hors^de nos murTet bon: Le Cercle du Livre de France) contient cette définition: « ALEXANDRE CHENE-VERT » ne se raconte pas: c’est un livre qu’il faut lire, parce qu’après l’avoir lu.on ne pourra plus jamais l’oublier ».C est juste : on ne raconte pas « Alexandre Chenevert », on le regarde vivre dans son angoisse de toutes les secondes et dans celle de notre temps.A proprement dire, ce n’est pas un roman — si l'on réserve cette dénomination à un ouvrage d’imagination où s’affrontent les passions humaines dans une intrigue définie; c'est un document humain sur notre époque.La part de fiction, qu’il comporte, est si transparente qu elle ne peut masquer les tragiques réalités.Chenevert, c’est l’homme moyen de nos jours.Il vit à Montréal, fait une brève échappée vers la liberté de la solitude dans la nature, revient vers la promiscuité des foules parce qu elle lui est nécessaire et meurt après une existence où ni le travail, ni l'amour ne lui ont apporté une parcelle de joie vraiment mémorable: mariage banal, enfant ingrat, petit métier qui rapporte à peine suffisamment pour la dé- f E BAL DES ARTISTES ne devant pas avoir lieu, RADIOMONDE constate "qu'il eût été regrettable que la saison radiophonique 1943-1944 se terminât sans qu'une manifestation n'en marquât la fin".Aussi annonce-t-il que: "Le quinze avril, à 7 h.30 p.m., soit le samedi après Pâques, il aura dans la salle de bal de l'hôtel Windsor le dîner-danse-gala de la Radio.Ce dîner réunira les artistes, chanteurs, musiciens, comédiens ainsi que les artisans de l'industrie.Il sera sous le patronage des autorités civiles de Montréal, de Québec et d'Ottawa".Son attrait principal sera le cou- pense quotidienne nécessaire.Logis à lavenant, ronnement de Miss Radio 1944, mademoiselle Sita Riddez.Notre trop petit surtout parce qu’il est encombré de journal organise cette fête.revues, de journaux et de livres, car voilà la ._ .» , ,,,, passion du petit homme: la lecture sans dis- Arthur Dupont, directeur commercial a Rad:o-Canada, célébré .J .r / , .j.t .crimination de tout ce qui se publie et qui entre- • «wmaa» * I ^ c 51C 1 1 ill 1 tient chez lui son épouvantable détresse morale.Il se sent destiné à porter le poids de l’univers, lui.le velléitaire que tout accable: un regard du patron, un coup d’averse, un soupir de sa femme, même la conversation d’une bonne fermière en veine de curiosité; lui, qu’une maladie indéfinie ronge; lui, qui est toujours prêt à s’excuser avant d’être accusé; lui que tout terrifie LES ACTIVITES DU SPECTACLE sont assez nombreuses.A l'Ar- et qui voudrait tout affronter des problèmes cade, on joue "La Figurante" de François Curel.La revue de universels.Fridolin en est à sa septième semaine.Les Compagnons de Saint- Le « petit homme ».comme le décrit Gabrielle Laurent jouent le "Barbier de Séville" en alternance avec "Le chant Roy, n a pas renoncé à comprendre quoi que du berceau".On annonce la création d'une nouvelle pièce de Ma- ce s°if dans le chaos présent: il pense — il dame Yvette Gouin: "Sous le masque".Un grand deuil frappe Pense trop! Il se révolte contre les guerres, le monde du théâtre avec la disparition de Jos Cardinal, homme ^ perd pied parmi les propagandes contradic-extraordinaire qui pouvait diriger, à la fois, cinq ou six théâtres toiresî la souffrance lui parait de trop.Il vou-et qui fut un — sinon le premier — des premiers à implanter le c^ra't remédier à tant de choses et s en sait si film français au Canada.incapable.La constatation de son impuissance l’aigrit contre tous et tout.Et puis à part ces L'ARCHIVISTE grandes préoccupations, il faut lutter contre ses vingt années de service à la radio canadienne-frarçaise.Il débuta, le 17 mars 1924 comme annonceur au poste- CKAC, dont il devint le directeur.Avec la Commission canadienne de la Radiodiffusion, il devint directeur des programmes pour la Province de Québec.Lors de la fondation de la Société Radio-Canada, il fut nommé directeur commercial.Le 8 décembre 1944, il devenait propriétaire du poste anglais CJAD (Il aura donc un double anniversaire à fêter cette année).PAGE 2 O Radiomonde et Télémonde les petitesses de la vie: l’enchérissement des vivres, la maladie, le compte de gaz et d’électricité — toutes les misères, quoi ! voyages dans le tram bondé, visites à la clinique, intervention chirurgicale, etc.Non, « Alexandre Chenevert » ne se raconte pas.C’est un personnage extrêmement intéressant qu’il vaut de connaître avec ses contradictions, ses minimes victoires, ses défaites lamentables, dont les jours ternes — à part peut-être deux ou trois à la campagne — ne semblent défiler au calendrier que pour le porter à supplier entre: «Ma mort.s il vous plaît.aujourd’hui!» En vérité, après l’avoir connu, on n’oubliera pas Alexandre Chenevert — qu’on l’ait méprisé ou qu’on ce soit apitoyé sur lui.AU THEATRE DU GESU /"AN PEUT DIRE que le Comité de bien-faisance, dirigée par Madame Mia Riddez, pour la construction d’un « foyer des artistes » a des raisons d’être optimiste.Le troisième de sa série de cinq spectacles-causeries a encore une fois rempli le Théâtre du Gesù à capacité.Il est donc à prévoir qu’il en sera ainsi pour les deux derniers.J'ai rarement vu foule aussi attentive et aussi silencieuse que celle de lundi soir.Elle a écouté une conférence intitulée: « Le comédien et ses fantômes » que son auteur.Monsieur Jean Gascon, avait voulue didactique, avec un intérêt évident sur tous les visages.Elle a applaudi à des extraits d’« Oedipe-Roi », d « Hamlet », de « Polyeucte ».du « Bourgeois Gentilhomme » et au Monologue de « Polichinelle » — ce qui n’est pas un répertoire de facilité — avec enthousiasme.Ces diverses scènes jouées — ou lues — par d’excellents artistes en tenue du soir.La scène n’était meublée que de trois colonnes et de tabourets de diverses hauteurs.Les centaines de spectateurs — malgré cette sévérité de moyens — ont écouté religieusement, pourrais-je dire, la représentation et ont donné les marques les plus sûres de leur satisfaction.La formule des spectacles-causeries est bonne, puisque le public est heureux d apprendre en même temps que de se divertir.Le prochain spectacle aura lieu le 12 avril.Il s’intitulera: « Notre théâtre est-il viable ?» et M.Guy Beaulne sera son animateur.20 MARS 1954 'mmm.W ;V ' v£j yÿ -v 5 iw > '**« >3 Or, lundi soir pour illustrer sa conférence “Le comédien et ses fantômes” Jean Gascon, reprenant l’Idée de Jean-Louis Barrault, avait demandé aux interprètes de se tenir en scène dès le œbut, supprimant ainsi les entrées et les sorties des comédiens.Cela produisit sur les acteurs une drôle de sensation, paraît-il.Cette longue attente dans l’immobilité la plus complète, leur inspira presque de la panique.Jacques Auger avait peine à maîtriser le tremblement de ses mains; Guy Hoffman clignait des paupières; Huguette Oligny aurait bien voulu tousser; Robert Ga-douas éprouvait un drôle de fourmillement dans les jambes et Jean Dalmain une envie folle de faire des petits signes d’intelligence avec le public!!! La soirée n’en demeura pas moins une excellente soirée, à ce qu’on m’a dit.V V V .Odette Laure qui vient de quitter le Saint-Germain-ds Prés à destination de l’Amérique du Sud, l’a fait avec les adieux des garçons de table! Ni son impres-sario, ni le directeur de la boîte, n’étaient venus lui serrer la main.Heureusement que Jean Desprez s’est faite forte de lui offrir un petit coquetel d’adieu, pour qu’elle conserve une idée assez heureuse de l’hospitalité canadienne.V V V ., Toujours au "Saint-Germain-des-Prés” .une nouvelle revue est en cours (et cette fois il ne s’agit pas du dernier numéro d’Hudon, mais d’une vraie nouvelle revue) Enfin nouvelle pour les Montréalais.Car Jacques (qui ne le cache d’ailleurs à personne) a renouvellé ses stocks en Europe.Il a ramené de très bons “gags" parisiens, qu’il a adaptés pour les besoins de notre cause.Nous en reparlerons lorsque le spectacle sera rôdé.V V V .Huguette Oligny (jeune mère de trois mois) parle à' des camarades, au Cafétéria de CKVL: “Alors ta fille, lui fait quelqu’un, elle doit commencer à faire des eh! eh!” “Ah! non elle est rendue au stage de rrrou rrrou .Sa diction n’est pas encore parfaitement distincte, mais nous la comprenons quand même fort bien!!!” % V V V .Jean-Louis Roux et sa femme Monique partent pour Paris au début de mai.Ils y séjourneront deux mois environ.Monique a pour sa part toute une liste d’emplettes à faire pour sa famille.Quant à Jean-Louis il a noté une liste longue comme ça de spectacles à voir.En dernière heure, on nous apprend que “Grisgris” sera également du voyage.“Grisgris” est le petit éléphant de peluche qui ne quitte jamais Monique.iËlmiÉËÉ rV- J' ' A* m Comédiens de Québec, bien connus dans la Capitale, viendront 1© mars prochain faire apprécier leur savoir-faire par leurs corn-Patriotes montréalais.Ce jour-là ils joueront en effet la très belle ,eoe ‘L Héritière” à la salle du Gesù.C’est un événement théâtral à ne pas manquer.y'./ MS*;»?: :: X- DOMINIQUE MICHEL, a fait d’éclatants débuts au “Saint-Ger-main-des-Prés, cette semaine.Cet étonnant petit bout de femme a l'étoffe dont on fait les grandes fantaisistes.Elle est à surveiller.Au “Festival de la Ligue de Hockey Dépression,” lundi soir dernier, on pouvait apercevoir parmi la foule compacte qui se pressait à l’Aréna du Saint-Laurent” M.et Mme Guy Daviault, M et Mme Paul-Emile Corbeil, M.et Mme Jean-Pierre Masson et Marcel Prud’homme.Ce qui prouve que nos artistes ne dédaignent pas les manifes- tations d’ordre physique, lorsqu’elles sont bien faites.V V V .Deux viveurs impénitents causent ensemble de leurs femmes légitimes, dans le couloir de l’un de nos postes radiophoniques.“Il faut bien admettre, fait l’un, que mon épouse est une perle et que je ne la mérite pas! “Je suis parfaitement d'accord avec toi, dans le cas de ta femme, lui répond l’autre.Dans mon cas à moi, c’est différent, je mérite entièrement celle que j’ai!!!” V V V .Une boite de nuit montréa- laise à propriétaires nombreux a pour habitude de payer ses ve- dettes par chèque.Or, une étoile a reçu dans la même semaine, trois chèques qui ont, comme on dit: rebondi! Par manque de fonds pensez-vous?Même pas.Tout bonnement parce que ladite boîte n’avait pas de compte à la banque sur laquelle les chè- ques étaient tirés! Le procédé manque vraiment d’élégance.V V V .Rita Germain qui souffrait d’une laryngite au point de ne pouvoir faire ses émissions radiophoniques est allée consulter un chiro.En moins de deux ajustements (pour parler leur langage) Jean-Paul Bergeron, lui a rendu l’usage de sa voix.Depuis Rita ne jure plus que par les chiros! V V v .Pour célébrer la fête de Pâques, Rollande Des Ormeaux a décidé de s’acheter une étole de vison bleu “breath of Spring”.Pour la même occasion, Robert L'Herbier a décidé lui.de s’acheter une maison.Il vient de sismer son contrat d'achat à Saint-Vincent de Paul.“II faut bien qu il y en ait un de nous deux, qui s'occupe de l’avenir de notre fils.a déclaré Robert.Rollande elle, en a plein les bras de s’occuper de son présent".“Surtout quand le “présent" s'éveille à six heures du matin et vient me demander son jus de “pamplemoune” a admis Rollande! V V V .Le trio Gratien Gélinas, Denyse Saint-Pierre, Nicole Germain est attendu à Montréal, le 24 mars.Paul Colbert qui devait se rendre à New-York à la rencontre de son épouse et de ses amis, a changé d’idées.” “A leur retour après toutes les manifestations auxquelles ils auront assistées, ils seront trop fatigués pour pouvoir voir, même, l’Empire State Building.Autant qu’ils reviennent directemenr en avion.” Variétés Lyriques M.Aurèle Pelletier, qui vient d’être nommé au poste d'assistant* gérant à CHRC.“Radiomonde ai Téièmond© es édité pat Radiomonde Ltée.Zll rue Gordon a Verdun.PC fa 3569 et imprime pat îa Compagnie de Publication?de ‘La Patrie" Limitée 180 est rue Ste-Cathenne Choix de ’ riches cadeaux pour mariages et autres occasions >*w che* a A SL A-ü-gJLft 3 JLSLSiJLiSJLSLSLSLSLSLSLSUiJ‘- o e W.RXOPEL ^ “Un bijoutier de confiance" la 902 est, Bélanger — DO.0640 £ SI FEMME SAVAIT .que jeune fille, mariée.opérée ou au retour de l’àge, elle évite lee trouble?particuliers b son sexe, en utilisant FEMOCRI VE.Bonne pilule composée d’hormones, elle dissipe les malaises périodiques, aide les opérées et facilite le retour de l’axe.Elle stimule les glandes et réveille leur fonction.En activant ces glandes.FEMOCRINE favorise le développement normal de la poitrine.Par son emploi, la sanie rayonne, une nouvelle personnalité s'éveille.L'Irrégularité, la mauvaise numeur el l’anxiété disparaissent.C’est le bien-être, la joie de vivre.Traitement d’un mois $3.00.Dans les pharmacies ou au LABORATOIRE MARCHAND St-Tite, Cté Champlain.P.Q.MONUMENT NATIONAL MARS—18-19-20-21 -23-24-25-27-28-30-31 AVRIL—1 - 3 - 4 - 6 - 8 MONSIEUR BEAUCAIRE JLSULSUtflJ JULftJl ^SlJLSLSLSLSL2JLQJLXJLSiSiSLSiSLSiSL Opérette romantique d’André MESSAGER TnnnmnnmroinrroTrrimnnnnm de l'Opéra de Paris Prix des places; $1.25 i TéL: PL $2.50 9161 REPRESENTATIONS SUPPLEMENTAIRES ouvert de 10 h.à 6 h* 20 MARS 1954 Radiomonde et Télémonde PAGE ? «* 7^ Près des murs du vieux Québet q .avec le Veilleur , Un autre Festival est passé à l’Histoire.— Tue concert Flibotte-\ allée.— Lne belle nomination à CH RC.'ém r LE FESTIVAL Le Festival régional d'art dra-Graham Suter a rendu son ver-matique est passé encore une fois à l’histoire.L’adjudicateur, M.diet à l’issue de la cinquième représentation au Festival 1954.Le résultat fut le suivant: Prix pour la meilleure interpretation féminine: Carlotta Schrei-ber, interprète du rôle de Pauline Parisot dans ’‘Terre inhumaine” de François de Curel; Prix pour la meilleure interprétation masculine: Jacque Duchesne.M.Flon-tin dans la pièce du même nom dont il est l’auteur; Prix pour le meilleur rôle secondaire féminin: Elvira, personnifiée par Elsie Jane Wright, dans “Blithe Spirit” joué par la troupe “St-George's Players” d’Arvida; Prix pour le meilleur ’rôle secondaire masculin: le veilleur de nuit campé par René Mathieu dans la comédie “Ce soir, on assassine” ; Prix pour fes meilleurs décors et costumes: Pierre-Paul Dumas et Denyse Demers-Daehesne < M Flontin > ; Prix pour la meilleure mise en scène: Jean-St-Jacques (M.Flontin) f , Prix spéciaux: à la troupe d’Arvida et à Ghislain Bouchard, Sga-narelle dans "Le médecin malgré lui”.Notons que Carlotta Schreiber jouait avec la section dramatique du “Conservatoire National de Musique”;.René Mathieu avec "Les Compagnons de la Rampe”, et Ghislain.Bouchard avec "Les Treize" de l’Université Laval.Enfin, couronnement de tout le Festival, le trophée donné par le “Quebec Art Theatre” pour la meilleure représentation française allait à “M.Flontin” de Jacques Duchesne, et le trophée regional Calvert, accompagné d'un cachet, destiné à la troupe présentant le meilleur ensemble est allé également au “Théâtre des Remparts’, dirigé par Jacques Duchesne.Il eût été souhaitable qu'un plus grand nombre de prix disponibles ait permis de récompen- ser le magnifique travail de quelques autres artistes qui, comme interprètes, metteurs en scène, directeurs artistiques, ou par le cumul de ces emplois, ont contribué largement à conférer au Festival un niveau général si intéressant.Les comédiens de carrière auraient été encourages à demeurer sur la brèche: leur expérience et leurs conseils pourraient être utiles à d’autres moins expérimentés.En tous cas nos sincères félicitations À ceux et celles qui ont remporte prix spéciaux, prix secondaires.premiers prix et trophées.Un critique, qui signait G.F.dans un quotidien local, posait la question suivante: “.n’y aurait-il pas lieu de se demander ri le jury, dans sa forme actuelle, est bien représentatif.Nous ne le croyons pas.Il serait plus juste et plus prudent d’ajouter deux autres personnes à ce tribunal par exemple: un représentant de culture française et un troisième juge habitant la ville où se joue l’une des étapes du festival.La .critique de la part des intéressés deviendrait alors beaucoup plus difficile.” La suggestion a peut-être déjà été faite: elle vaut quand même la peine qu’on l’étudie à nouveau car elle semble rencontrer les vues de plusieurs Pour le succès du Festival régional, rendons hommage aux Gouverneurs et au Comité, notamment à la secrétaire Madame Cyrille Felteau et au président Me Guy Roberge, CONCERT Après six ans d’absence, au cours desquelles ils poursuivirent leurs études en Europe, Simone Fli-botte et Florian Vallée ont repris contact avec le public québécois la semaine dernière.On avait hâte, dans la Vieille Capitale, de les entendre et on savait qu’on ne serait pas déçus.Si M.Vallée est québécois, ton épouse est également bien connue chez-nous après y avoir chanté à plusieurs reprises.Elle remporta d’ailleurs un premier prix aux “Singing Stars of To-Morrow”.CHRC depuis 23 ans, continuera à exercer également ses présentes fonctions de directeur-commercial.Tous seront unanimes pour dire qu’il s’agit là d’une belle nomination et ils s’en réjouiront.Nous félicitons chaleureusement M.Pelletier.DES POTINS C’est en effet un vrai globetrotter ce Jean-Paul Bégin de CHRC.Il s’offrira prochainement un congé de trois mois en Europe.Lors d’une récente interview sur les- ondes da Radio-Canada.Emile Genest a rappelé ses débuts à CKCV, qu’il a mentionné à quatre oti cinq reprises avec le nom du gérant M.Paul Lepage.Incidemment Emile Genest a révélé qu’il sera bientôt co-propriétaire, avec Robert l’Herbier, d’un nouveau restaurant qui demande un capital initial d’un demi-million, oui rien que ça ! Us ont trouvé leur bailleur de fonds Addendum suggéré pour la réédition du livre “Les Grandes Amitiés”: celle de Marjane et Louise Leclerc.Claude Gameau de CFCM-TV se multiplie comme confertncier: vendeurs de récepteurs o: video, club Optimiste, etc.Ceux qui ne croiront pas à la télévision après ce temps-ci !.LE VEILLEUR MM Paulette de Courval, artiste québécoise qui.sous le nom de (Manuelle Québec) a fait récemment ses débuts au music-hall, l’A.B.C., dans une émission publique de Radio-Luxembourg, “Le Printemps de la chanson”, avec Lucien Jeunesse et Yerlor- et d Avril.en 1946 et Tannée suivante elle se voyait attribuer le trophée Laflèche.Par la suite elle fut boursière du gouvernement.A l’issue du concert de jeudi dernier, une critique signée J.P.et publiée dans un journal local, disait entre autres choses que.“Mme Flibotte chante toujours avec la même grâce, la même subtilité, et cette délicate sensibilité que nous lui connaissions” tout en soulignant toutefois qu’elle tfaverse encore une période de transition puisqu’elle était mezzo-soprano à son départ et qu’elle est maintenant soprano.Plus loin on signalait “.l’art avec lequel Mme Flibotte sait détailler la mélodie De M.Vallée on y écrivait qu’il “.possède un coffre puissant, une diction meilleure et une voix qui ne manque pas de chaleur”.Souhaitons à ces deux compatriotes de connaître beaucoup de succès dans seur carrière.BELLE NOMINATION A la suite d’une assemblée du Bureau de Direction, M.Hiaari Lepage, gérant-général du poste CHRC, Québec, a annoncé la nomination de M.Aurèle Pelletier au poste d’assistant-gérant.M, Pelletier, qui est à l’emploi de ETONNANTE DECOUVERTE CIRE SPECIAIJ5 ANTIIlim -R V I M M I V O T R K V I-M I INSTANTANEMENT ET M IVIINB TOI TES T K AV ES DE RllilS Employée par le* acteurs de Holliwoud Paraisse* de 10 à 15 an* pli'.- jeunes AVANT APRES Hollywood nous a finalement - son secret pour obtenir un teint bleuissant de jeunesse et de beauté :à où toute autre tentative a échoué A ec la cire spéciale Antirides les RIDES DISPARAISSENT.Les épaules, le cou deviennent éblouissants de fraîcheur les années semblent s’envoler.G raie à sa fameuse action transcutanée, la "IRE SPECIALE ANTIRIDES est un astringent très doux et constitue un !'•>: d de teint parfait.HE AC TV JL NOVELTV T KOI).REGI)., C.P.128, Station “K’\ Montréal 8.V.P.m'expédier Cire Aitlïride* J ?format S 1.50 ?double format | Nom et adresse .I 31 ÉCOUTE FIDO! VA-T-IL TE FALLOIR.etUCOClE BIEV DU TEMPS POUR FAIR.E TO*J CHOIX * FACE ft Ecoutei St-Georges Côté de 7 h.à 9 h.a.m.à CKCV Québec # Radiomonde et Télémonde • *0 MARS 1954 - : mm mm lit1 ;;tï.':5.W$m .ri ^ RU Fl sur l'onde CHAQUE LUNDI SOIR LES ARTISTES DE CHEZ NOUS Les meilleurs artistes du Québec — chanteurs d'opéra, étoiles de la chansonnette, musiciens et co-sont en médiens renommés vedette au cours de cet excellent programme radiophonique.le lundi soir.de 9 h.à 10 h, 690 an C B F au poste cadran àr '/-mit L UN DES NOMBREUX PROGRAMMES QUE VOUS OFFRE LA BIERE QUE VOTRE ARRIERE-GRAND-PERE BUVAIT Claudette Jarrjr a finalement consenti à faire sa rentrée au cabaret.Elle sera, à compter du samedi de Pâques la (grande* vedette du Continental.Claudette, l’une de nos star» les plus consciencieuses, prépare un tour de chant qui, nul doute, lui vaudra des salves d'applaudissements.Le livre de chevet d’Albert Cloutier, cette semaine: “la science mystérieuse des Pharaons**.Jacques Normand: “Les femmes boches ne sont pas moches, j'te jure!**.Claudette Jarry habite maintenant l’avenue Dupuis à Côte-des-Neige».Plusieurs artistes habitent ce quartier, dont Lise Roy, Jean Coutu, Ginette Letondal et Yves Letourneauv.Jean-Maurice Bailly n’a jamais prédit mieux que samedi soir dernier les résultats des joutes de hockey.Il a prévu que Boston triompherait de Toronto et que Canadien remporterait deux victoires sur Chicago.C’est ce qui est arrivé, au grand étonnement de Charles Mayer et de Roger Meloche.Pierre Beaudet, qui est revenu devant la caméra (avec son piano! I à “Tour de Chant": “Ça m’intimide., mais ça ne me gêne pas’’.Janine Déchaine, de Shawinigan, qui a paru à “Tour de Chant’’ est la seule chanteuse qui siffle sans aucune espèce de vulgarité .Camille Ducharme n’a pas encore trouvé le temps d’aller voir son film “L’Esprit du Mal”.La panne que Mariette Duval a eue.avec la Packard de son père, sur la route numéro 2, lui a coûté $40.Dixit Mariette: “J’aurais voulu griffer le garagiste!”.L’an dernier, tout le monde achetait des voitures.Cette année, on cherche des maisons.Le dernier chercheur: Jean Monté.La dernière création de la danseuse Jacqueline Turner, qu’elle a intitulée “Tabou”, est un petit bijou de chorégraphie.Il se peut qu’on la voit bientôt à la TV.Jacqueline est l’une des plus belles femmes du show-biseness.Le ténor André Rousseau habite St-Jérôme, et fait le trajet St-Jérôme-Montréal par autobus tous les matins.Claude Séguin: C’est un gars qui entre chez lui, ivre.Quand sa femme lui demande l’heure, il lui dit qu’il est deux heures.Mais au même moment (malheur!*, l’horloge sonne quatre coups.Le gars se choque: “O.K.T’as pas besoin de répéter, on l’sait, qu’il est 2 heures!” Suzanne Avon, en s'embarquant sur l’avion Montréal-Las Végas: “Dites merci à tous nies amis; je suis sûre que je vais encore m'ennuyer de mon pays.L'aimable Lionel Daunais reçoit tellement de demandes pour les paroles et la mu ique de sa chanson-sketch “Les Pantalons Longs” qu’il songerait à la faire éditer d’ici peu .Réjane Hamel: “J’ai un complexe de Côte d'Azur, quand arrive le temps des éclaboussures ! ”.Pierrette Champoux étrenne son nouveau costume du printemps, signé Jocelli.Jean Coutu vient d'obtenir le fameux calendrier de Marilyn Monroe.Les visiteurs se font plus nombreux, depuis, à sa résidence du boulevard Décarie.Gérard Paradis: “La ville ne répare pas les trous dans les rues.Elle se contente de les changer de place, pour pas que les automobilistes s’en rappellent!”.Henriette et Mario Duliani recevront au vin italien et aux pâtes romaines, bientôt.André Roche est enfin parvenu à guérir la mauvaise grippe qui le rendait morose depuis quelque temps.Un gala aura lieu le 26 au Cinéma Mercier, à l'occasion du départ de Fernand Robidoux pour Paris.Seront du spectacle: Rafa, Rancourt, Noël, Goulet, Paquin, Giguère, Gauvin, De Carlo, Darcy, Lévesque.Blanchet, Lamothe, Chopin, etc.Après le gala, la maison Hiram-Walker donnera un coquetel en l’honneur de Fernand Robidoux.Raymond Lelarge se remet de la fracture au genou droit qu'il s'est infligée en descendant de voiture.Saviez-vous que le portier du “400” est un ancien champion de boxe, chez les amateurs?Attention, les intrus!.Gerry Renaud: “Il faut choisir les artistes subjectivement.Autrement, impossible de faire de bons programmes!'*.Hughette Proulx (aimera-t-elle que j'en parle?) a trouvé une alliance en or dans la neige.Elle a murmuré: “Si mon médecin était aussi prodigue que la neige, seigneur!”.Avant d'être (un excellent) réalisateur de TV.Gerry Renaud était chroniqueur sportif au “Droit” d'Ottawa.Jean Coutu, malgré une grippe de 102 degrés, s’est quand même rendu enregistrer “Les Beaux Jours”, mardi, à CK AC.Jean Desprez prépare un télé-théâtre d’une demi-heure pour la TV.Ce texte, qui sera vu et entendu cet été, sera la première expérience de la dévouée Mme Desprez à la vidéo .François Brunet s'est enfin décidé à prendre des cours de culture physique chez Jerry LeMay.Jacques Lorrain, lui, ne manque jamais 6es trois cours hebdomadaires.“C'est une nécessité pour moi.fait Lorrain, car ayant été athlète dans ma jeunesse (footballeur*, je suis enclin à prendre du poids.André RUFIANGE A Monsieur et Madame Jerry Robinson (Colette Bonheur) est né un fils baptisé: Patrice-Christian.Le poupon, qui pesait 5 livres 10 onces, à sa naissance est débordant de vie et il a été baptisé mardi de la semaine dernière, à l’hôpital Saint-Luc.M.et Mme Paul Dumont-Frenette (Monique Chailler) oncle et tante de l’enfant étaient les parrains, tandis que Madame Philippe Chailler (épouse de l'annonceur) était la porteuse.Nos compliments an: parents et prompt retour à la vie artistique à Colette Bonheur ! Vient de paraître: L’Amiral et le Facteur(1) par R IN GUET Le nouvel ouvrage de Ringuet est un livre alerte et vivant, qui captive l’intérêt dés les premières pages et le soutient jusqu'à la fin.Christophe-Colomb et Americ Vespuce, quel beau sujet pour Ringuet! Dans L’AMIRAL ET I.E FACTEUR, le romancier de 30 Arpents et l’historien d’U'n monde était leur empire, se sont conjugués pour étudier la carrière de ces deux grands découvreurs de monde nouveau.Colomb était-il un saint?Vespuce un voleur?Qui a véritablement découvert l’Amérique?Ces questions et bien d’autres sont étudiées.Le sujet n'est peut-être pas neuf, mais il est repris ici sur des bases nouvelles.Ringuet manifeste partout sa pénétrante faculté d'analyse.Il sait percer les mystères et dissiper les équivoques.D'un autre côté, sa qualité de romancier lui permet de donner à l’ouvrage un excellent vêtement littéraire et» une logique ordonnance.L’art, l’esprit et le style sont partout dignes de la grandeur du sujet.Une scène vieille de cinq cents ans, des personnages qu’une tradition er-ronnée avait stéréotypés nous apparaissent ainsi sous une lumière étonnamment nouvelle et brillante.SI comprendre est une joie, elle est ici complète.Par Ringuet, Christophe Colomb et Americ Vespuce, l'Amiral et le Facteur, sont vus en quelque sorte par l’intérieur.Pour la première fols, peut-être, ils sont remis dans la vraie perspective.C’e3t avec un extraordinaire Intérêt que le lecteur verra se mêler d’abord, puis se d mêler cette trame qui rappelle par endroits le roman policier tant par la bizarrerie des situations que par l'art de l’auteur à démêler les problèmes.Tout Américain d’Amérique se doit de lire un tel livre qui ressuscite deux ombres magnifiques dont l’on croyait trop l’une définitivement fixée dans l'airain et l'autre définitivement condamnée à une Injuste pénombre.(1) L’AMIRAL ET LE FACTEUR, par Ringuet, de l’Académie canadienne française, est un livre de 208 pages.comportant des illustrations et des cartes.Il est en vente dans toutes les librairies et à la Librairie André Dussault Limitée, 166 est, rue Beaubien, Montréal.Prix: $1.90, par li poste, $2.00.ANITA DE PALMA AU CAFE TROPICANA La chanteuse mexicaine Anita de Palma sera l’artiste invitée au programme Café Tropieana, cette semaine.Vedette de cinéma et de son propre programme de télévi- sion, en son pays, Mlle de Palma est la fille d’un diplomate présentement attaché à New-York.A ses côtés, on reverra l’animateur Roger Baulu et l’orchestre de Raymond Forget.20 MARS 1954 Radiomonde et Télémonde PAGE 9 JOUEZ DOUBL F'on«,U BfRTRAND *A**erre Martel BAULU ftnCHlR SUCCÈS SUCCES IMIsrwwL LA PLUS BRILLANTS COUPON de VOTATION /m£n a*vrt#neecoiXav&tL No 3 Ce eoopon doit être odrestè.à Radlomonde, 21 K Gordon, Verdun, avant minuit mercredi prochain.Tous les Dimanches Après-Midi à 2 hres P.M.À KVL AVEC LES GRANDES VEDETTES DU DISQUE FRANÇAIS Une présentation des fabricants de la "CIRE SUCCES" "LA REINE DES CIRES" Chaque chanson donne $2.00, pour les 7 bons titres : LA BANQUE VAUT CETTE SEMAINE $406.ou le double $812.AVEC UNE PREUVE D ACHAT SUCCES Poster vos lettres à JOUEZ DOUBLE Case Postale 25 — Verdun, Que.MENEUR DE JEU: AUI N GRAVEL REALISATEUR: MAURICE THISDEL Pour un fini brillant et durable EMPLOYEZ LA CIRE SUCCES illlllUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!llilll[|||||lill|||||||||!i|||||||||||||||||UIIIIIIIIIIIIIIIIII(l||l!ll||||||||||||||||||||||||||||||||||||| PAGE 10 • Radiomonde et Télémonde 20 MARS 1954 rî Voici un aperçu de la fastueuse garde-robes que Miss Radio a apporté avec elle, pour son voyage en Argentine.De gauche à droite: j robe de grand soir en tulle bleu paon, création Marielle Fleury, de Marielle Fleury également la robe petit soir en taffetas gros-grain vert; le manteau coquetel à l’extrême droite en lourd satin gris de même que la.robe surpris diîiriiîiîilEjiiiiiiiiiiiniiiiitiiitiTimmiliiiiiiiiiiiiitiHiTiTiiiuiiiïiMrimnrmiEirüiiiiiiinEEfiMiiiiriimiliiiiiiïïiHmïmt — a Ecoutez le nouveau 2559 wm -y-.>>v7:iv 95SB3 V^-=t Les photos tï-confre rte sont la que poor illustrer le concours.Tous les artistes de la Radio entendus sur des réseaux ou nos ondes sont éliqibles.ENVOYEZ VOTRE VOTE AUJOURD'HUI André TREICH fiv ré Si«j5 ïÆ&iï Ho 3 mérite la Médaillé d Or.;?.'S 3ï Adltssf HS s/’h’fcjfifc ToOH de VOTAT/ uche à droite: jupe froncee en quatre tons et bain de soleil pour le jour, création Régor; ’etas gros-grain vert prussien et le grand cache-poussière d’organ/a quadrillé rose ft la robe surprise d’inspiration égéenne sont de: Régor.LA GARDE ROBES DE MISS RADIO EN ARGENTINE Couronnée “Reine de l’Elégance” à Megève lors d’un récent séjour, Denyse St-Pierre continue de mettre en relief l’élégance canadienne en Argentine.Voici en primeur, quelques unes des somptueuses toilettes qu’elle ballade actuellement à Mar del Plata, par : hughette proulx.On se souvient que lors d'un récent séjour en Europe (il y a deux ans environ) Denyse Saint-Pierre était couronnée, à Megève (centre de sports d’hiver très coté dans les Alpes françaises) “reine de l’élégance”.Ce titre elle l’avait enlevé à ses rivales, avec une robe canadienne toute simple, en tulle jade, exquise de simplicité et de bon goût.Qu’est-ce donc qui avait pu réduire les juges, en cette étrangère venue de si loin briguer un titre qu'en tout bien tout honneur, une française aurait dû remporter?Tout bonnement peut-être la grâce infinie de la candidate tui la portait.Car Denyse tient avant tout à faire "féminin”.Et cela repose à notre époque atomique, existentialiste .féministe!!! Ce même souci, Miss Radio l’a conservé, lorsqu’elle eut le merveilleux privilège d’être désignée par le gouvernement argentin pour représenter le Canada au Festival de Mar del Plata.J’ai cru que vous aimeriez que je vous parle de sa garde-robes.C’est pourquoi je me suis rendue chez elle, la veille de son départ.Vous auriez dû voir, le salon, le hall, la chambre à coucher! On aurait dit que toutes les pièces avaient été transformées en une petite boutique du Faubourg Saint-Honoré !.Car elle n’a pas mis dans ces valises, moins de trente robes de gala.Allant de la robe d’après cinq heures, en passant par la robe coquetel pour se rendre à la robe de diner et se terminer par la robe de grand apparat! Et je passe sous silence, les ensembles soleil, shorts, pantalons, ainsi que les tricots, colifichets, bijoux, fourrures et le reste .Parmi les robes du soir, elle a “entassé les créations de Dior, qu’elle avait ramenées de Paris; puis la robe de tulle rose qu’elle portait lors du Bal des Artistes l’année dernière; la robe de taffetas chatoyant qu’elle arborait pour la première de “Tit-Coq”; celles que lui a faites Marielle Fleury, tulle neige pour la première de “Coeur de Maman” velours et Valenciennes marine pour la première de “L’Esprit, du Mal”, i®' ^ J* (mile Gf NUT fernond ROBIDOUX elle a encore plié soigneusement la robe coquetel qu’elle étrennait le soir de Noël, taffetas noir à grosses pastilles blanches; celle qu’elle exhibait pour l’anniversaire de Paul chez elle, corsage de velour noir et Jupe plissèe accordéon en taffetas noir et cette autre qui faisait l’admiration de tous à la fête de Paul L’Anglais, tulle noir pastillé de satin.Et je suis certaine que j’en oublie .Mais posons à la nouvelle garde-robes .Car vous n’imaginez pas que Denyse s’en est tenue à apporter ce qu’elle appelle “ses vieilles nipoes” en Argentine!!! REGOR ET M A.RIELLE FLEURY AU TRAVAIL : Comme elle n’a su que seize jours avant son départ, qu’elle allait partir pour l’Argentine, Denyse a eu recours .dans sa détresse .à deux couturiers qui ont l’habitude de l'habiller pour confectionner ce qui lui était “indispensable”.(L’expression est d'elle ) Et Régor, professeur de composition vestimentaire et d’histoire à l’Ecole des Métiers Commerciaux s’est mis à l’oeuvre .Et Marielle ex-élève de la même école (on se souvient qu’elle avait gagné pour le croquis de la robe que portait Marjolaine Hébert lors de son couronnement) en a fait autant.Et cela malgré, le peu de temps dont tous deux disposaient, a donné des résultats magnifiques.LES CREATIONS REGOR DE L ECOLE DES METIERS.COMMERCIAUX : Comme Miss Radio affirmait avoir vraiment besoin de robes, Régor lui en a créé une, qui à elle seule en vaut cinq! Vous la voyez ici à l’extrême droite .Il l’a coupée dans de la faille italienne de quatre tons différents : blanc, soleil, gris mouette et gris anthracite.Chaque ooté de la robe est indépendant.Et il en a fait quatre.Deux sont plissés accordéon, l’an-thracite et le jaune soleil; deux autres sont unis le blanc et le gris mouette.Comme ils sont interchangeables, cela permet quatre transformations! De plus, la robe, qui est d’inspiration égéenne (Ile de Crète) se porte sur un faux fourreau (Suite à la page 12) J.-René COUtUf , Jean LAJEUNESSi André CANTIN Roger CA RANG Henri NORBERT Paul BERVAl ^ 20 MARS 1954 Radiomonde et Télémonde • PAGE 11 Original défectueux la chronique de mimi d'estée .ES BILLETS DE CIRCULATION ne sont pa5 une plaisanterie! Un nseil: Payez-les! Que vos licenses d’auto soient de la ville où de la ampagne, ne faites pas l’erreur de croire qu’on vous oubliera, où quon [aura des tendresses pour vous parce que vous êtes de la campagne et ue vous êtes habitué aux grands espaces pour stationner.Payez-les lout de suite quand vous les attrapez, n attendez pas d’être traduit en eour ! MASQUEE DE MES LUNETTES les plus noires (afin de n’être pas reconnue), j’allai un jour de la semaine derniere à la cour municipale, en l’annexe de l’hotel de ville.Je montai dans un de ces ascenseurs à l’européenne qui, après quelques soubresauts, et dans un bruit de chaînes et de ferraille, finit par me déposer dans une salle d’attente où Circulait une foule bigarrée, entrecoupée de hautes statures en che-ises grises — une armee de policiers — mes voisins de malheur sem-laient pourtant inoffensifs — je pris place sur un long banc entre uelques nez égratignés, un oeil au beurre-noir, et quelques filles faméliques des accidentés de la route sans doute?temps en temps sortait d’une porte numérotée ‘’Cour i/o 1" un petit omme à boutons d’or qui aboyait un nom .la panique me prit .Uait-on crier mon nom de pareille façon?Je me décidai à me rensei-ner, je m’étais trompé de banc .mes doux voisins attendaient de com-araitre pour batailles de rues, ivresse, vagabondage, assauts .Je me irigeai vers un comptoir que je n’avais pas remarqué en arrivant, et ui pourtant annonçait: ’’Circulation”; je m'avançai en tremblant et bénissant mes lunettes noires, qui me mettaient à l’abri des regards ^discrets .quand une voix familière s’exclama: —“Comment.Mimi.ous ici?’ derrière des lunettes aussi noires que les miennes, je reconnu: .Miville Couture! Je lui montrai mes six “bref de sommation”.Pour ne consoler, il en sortit deux douzaines de sa poche .et m apprit ue la police en distribuait au moins quatre-vingt-dix milles * chaque nnée.Sans être forte en mathématique, je compris brusquement le roblème du stationnement: 90.000 X $15.=jamais de terrain de s tâtonnement pour Montréal.• ?• "ALON NATIONAL DE L'AUTOMOBILE au Palais du Commerce.C’était première fois que je voyais une exposition aussi luxueuse, ayant autant ’atmosphère “grande-première”.Tout le Montréal se pressait en cortège ruyant.fiévreux, autour des lignes harmonieuses des nouveaux modèles l'autos.‘L’auto-guerrière" était illustrée par un station-wagon de Buick, l’in-érieur était recouvert en peau de veau-mort-né où étaient aménagés es étuis à carabines et à pistolets, oui madame, des pistolets à même es portes .- ’AUTO-LUMIERE était un adorable cabriolet à capote de verre et obile, “la Parisienne", par Pontiac.L'AUTO-VOYAGE A LA LUNE était l'Italia par Hudson, qui a prévu ’es ceintures de sécurité pour freinage subit et à vive allure.(Je connais uelqu'un qui en aurait eu besoin en revenant de Trois-Rivières).’ALTTO-BIJOU était une Lincoln décapotable, blanche et or, mais or éritable, 14 K.tapis d'orient et cuir de Russie.’.AUTO-VOLUPTES était un Nash, chambre nuptiale avec lit double, t moustiquaire.il ne manquait que les stores aux fenêtres pour être un peu chez soi.Bref, cette exposition d’autos est un succès de goût, de formes et de lumières.Un Bravo pour les organisateurs ! • ?• A LA TELEVISION, "Il était une fois” de Francis de Croisset, est une très jolie, très heureuse aventure; à certains moments, 1 histoire a accusé des rides, des trous, on a souri de-ci.de-là d’avoir deviné si vite l'intrigue et son dénouement, mais vu la modestie du titre .“il était une fois”, on ne lui en tenait pas rigueur.Ici.pas d'étude de caractère, pas’ de recherches psychologiques, c'était une agréable histoire, un conte de fée — Une fille laide et méchante est embellie miraculeusement par la chirurgie plastique.Du même coup, la beauté et lamour guérissent son âme, elle vivra heureuse et pardonnée dans les bras du plus beau des lords anglais.Cette histoire de voleur, de prison, et d’amour a dù ravir les enfants spectateurs, ii faut bien aussi penser à eux.et dimanche soir, ils ont dû applaudir avec enthousiasme! st-il besoin de faire l’éloge de l’interprétation?SUZANNE AVON jouait le rôle de la fille laide et méchante, malgré lin maquillage savant, elle n'arrivait qu'à grand peine à nous faire croire à sa laideur, je ne sais pas pourqhoi la télévision efface tous les artifices de maquillage, pour ne grossir que ce qui est naturel, et mademoiselle Avon est très jolie: elle a joué son role avec beaucoup de conviction et de sincérité.PIERRE VALCOUR était beau et noble sans affection, le voila installé dans le domaine: “grand jeune premier amoureux’’.Grand, il l’est de taille, jeune, il a à peine 25 ans, et amoureux, le réalisme des baisers qu’il donnait à Suzanne nous est une garantie pour l’avenir.ROGER GAR(’EALT dans le neveu traître et assassin, était sobre comme il l’est toujours, et il eut dépensé avec des moyens en plus, son beau talent, qui est immense dans sa simplicité.VONNE LAFLAMME, c’est bien évident, n'a jamais vu marcher, s'in-liner devant une dame, ou parler un jeune lord anglais, futur pair ’Angleterre, à moins que le reproche s’adresse au metteur en scène?u encore que Mlle Laflamme n’ait pas suffisamment de discipline per-onnelle pour se plier à des directives?RANÇOIS ROZET, sa démarche était infiniment touchante, dans le ieux lord anglais, il’ campait par son accablement une majestueuse ilhouette.AUL HEBERT dans le médecin-chirurgien était parfait de sobriété e calme, son maquillage était particulièrement réussi.reste de la distribution était sans erreur.'OEL GAUVIN en était à son baptême comme metteur en scène de elé-Théâtre.Sa mise en scène était large, nuancée, sans désordre.Ses ondus sur les gilets, les cravates, les épaules des interprètes étaient ort originaux.OBERT CHOQUETTE en était lui aussi à ses débuts de télévision: il est prêté avec bonne grâce aux applaudissements les plus directs, lors-u’à la fin.il est venu présenter le défilé de ses interprètes qui tous valent bien mérité des spectateurs.mimi d'estée IfJil Un dompteur d’huître n'est pas monnaie courante en notre bonne ville, ni en aucune autre d’ailleurs!.On a reconnu celui-ci qui est Gilles I*e!lerin et ses trois chiens savants: Jean-Claude Deret.Jacques Normand et Paul lîerval.Car il est aussi question de chiens dans ce numéro très spécial de dressage ! La garde rotes de.(Suite de la page 11) as mécanicien il avait moins d'ouvrage que les autres.Chemin faisant jusqu’à sa voiture, elle ensragea la conversation et le trouva fort intéressant; tout en étant surprise de constater qu’un tel garçon n’occupait pas une position plus lucrative, cru’homme à tout faire dans un garage.Elle lui offrit de travailler pour elle.Méfiant il n’accepta pas tout de suite ayant eu trop de preuves de la méchanceté du monde, il soupçonnait tous et chacun de lui en vouloir.Pourtant il vint à céder.Rollande Gagnon, à la mort de son père, avait hérité d’une grosse fortune.Il laissait à sa fille de riches mines d’or et de cui- Les noms et les caractères des personnages des romans publies dans Radiomonde sont absolument fictifs et ont été choisis au hasara S’il y a ressemblance de personnages et de faits, c’est une pure coïncidence.vre, et un imposant montant d’argent liquide.Ne pouvant s’occuper de toutes ses affaires seule, elle engagea un avocat qui gérait sa grosse et florissante entreprise.A la vue d’André, l’idée lui vint d’en faire son secrétaire; grand et de belle apparence, il serait agréable, pensa-t-elle, de se faire suivre par ce garçon et de le gouverner à sa guise.Elle se trompait.Rollande Gagnon possédait un caractère orgueilleux et hautain.Elle aimait voir tout plier devant elle.Partout ou elle se rendait, elle suscitait des discordes et traînait à sa suite des dizaine d’amoureux.Cela s’explique très bien.Sa mère étant morte à sa naissance, son père ne se remaria jamais.Il adorait sa fille et lui donnait tout ce qu’elle désirait.Habituée par celui-ci à tout mépriser, elle complétait sa détestable personnalité par son orgueil et son égoïsme, ce qui faisait d’elle un être insuportable et fourbe.Oui, fourbe, car lorsqu’elle voulait quelque chose, elle cachait admirablement son jeu pour mieux attirer ses victimes.Elle se faisait aimer, cajoler, promettait monde et merveille au pauvre garçon trop ébloui par sa splendeur angélique, et sans crier gare, le laissait tomber.Voilà ce qui arriva à André Lacourt, en dépit de toutes les précautions qu’il .prit pour ne pas aimer cette fille.Certes trop peu habitué dans ce genre “d’affaire”, il ne voyait pas son jeu, mais.il soupçonnait la duperie dont il était la victime.Blessée dans son orgueil de voir qu'André lui résistait, Rolande joua le tout pour le tout.Un soir qu'ils se balladaient à la campagne, elle lui déclara Eon amour.Ce qu'il redoutait le plus arriva.Il tomba amoureux de la riche héritière.11 se donna entièrement à elle.Durant les semaines qu’ils passèrent ensemble, il vécut le bonheur parfait.Heures après heures, jours après jours, il reprenait confiance en lui.Il ne redoutait plus les hommes, aimait les bons repas, le bon vin et délaissait ses vrais amis, les animaux de la forêt.Il ne se rendait plus à leurs rendez-vous, où s’il y allait ce n’était qu’en citadin, vêtu de ses plus beaux habits, confortablement assis dans une belle limousine décapotable, ne leur accordant même pas un coup d’oeil.* André Gagnon pensait à tout cela en faisant les cent pas dans son luxueux appartement qu’il devrait abandonner bientôt.Un instant il s’arrêta devant une commode, solidement bâtie, en acajou, ouvrit un tiroir et en sortit trois portraits.L’un le re- présentait en maillot de bain, l'autre c'était Rollande la peau brunie par le soleil, également dans un maillot de bain qui moulait parfaitement son corps de vénus de Praxitèle, et enfin le dernier les montrait tous les deux assis sur la proue d'un élégant bateau à voiles.Pour la seconde fois André se laissa choire dans un fauteuil et s’engloutit au fond de ses rêves.C’était par un bel après-midi de juillet, deux jours avant, qu'ils s’étaient séparer.Lentement sur un lac enchanteur des Laurentides, ils se laissaient glisser et balancer par les vagues douces et limpides .— Tu es heureux?— Il fait bon de vivre Rollande, je ne suis plus pessimiste, j'aime la vie.— Plus que moi?Il s?pencha et tendrement !°urs lèvres se joignirent dans un long et passionnant baiser.Le vent doux et parfumé les enveloppant, ils se croyaient en paradis.Etendus tous les deux sur le “deck'’ du frêle navire, ils abandonnaient tous leurs préoccupations pour ne penser qu'à leur bonheur.Longeant une ile, l’ombrage dix fois centenaires des gros chênes, les protégeait maintenant contre un soleil à la fois brûlant et doux.Le ciel dépourvu de nuages gris, semblait se pencher pour les ac- de sa taille, Rollande lui demanda : , — Mon chéri, tu m'aimes je le sais, mais serais-tu prêt à t’enlever la vie pour moi.— Ah! Ah! comme tu es idiote! poser de pareilles questions! — Réponds-moi, dit-elle d’une voix impérative.— Commande-moi ! Une lueur de satisfaction brilla dans ses yeux trop bleus.Enfin il l’aimait assez pour se tuer, si elle le lui demandait.Ah! se dit-elle, quelle victoire ! C’est cette lueur, qu'André revoyait.— Ah ! la sans-coeur ! je me vengerai! Mais bientôt il regretta ses paroles car il venait de croiser le regard de Rollande sur la photo.Oui vraiment il les regretta, parce qu’il l’aimait encore.A ce moment on sonna à ia porte.Un moment surpris il espérait que ce fut elle qui revenait.Oui, si c’était elle dit-il, et comme une brosse qui efface un tableau, toute sa rancoeur s’envola.Ne voulant rien lais-er paraître de son trouble si elle lui apparaissait, il se rendit à la porte en souriant.— Monsieur je suis pauvre et j’ai une famille à faire vivre, me donneriez-vous la chanté s’il vous plait.Bien que fort désappointé, il ne put s’empêcher de se voir en cet homme, dans une ou deux semaines, si son ancien employeur ne le reprenait pas.Tes gué-nilles je les porterai, mon pauvre vieux pensait-il, tes inquiétudes je les partagerai, moi aussi.D’un misérable comme toi.j’aurai l’air.Et sans rien répondre il envisageait d’un air de pitié le vagabond.Ne comprenant rien à ce manège, le quêteax recula et vint pour nartir.— Attendez! Cramtif il revint sur ses pas.— Monsieur, — Voilà, prenez ces cinq dollar®, est-ce assez?Et le bon vieux fs confondant en courbettes et saluts: — Oh! monsieur, que le bon Dieu vous bénisse et vous rendre heureux.— Boniour.et si vous n’en avez pas a®sez revenez me voir.André ferma la norte.et s’adossant au'ballant il baissa la tête.__Pauvre bougre! s'il savait d’où vient cet argent.Et le temps passait.André semblait de plus en plus désespéré.Depuis le jour de leur séoarat’on, il n’av*>it plus onrtndu parler de Rollande.Peut-être était-elL partie en vovasre, il n’en savait r en, mais il savait une chose par exemple.c’est qu’il l’aimait encore.Un iour rentrant chez lui.il vit une lettre sous la porte.Intrigué, ne sachant de qui elle venait, il l'ouvrit en tremblant.Quelqiies liâmes sur une feuille de papier blanc se lisaient comme suit : “André” “Voici de l’argent afin que tu puisses continuer tes études.J'es-nère que cela t'aidera ” (Signé) ROLLANDE Vérifiant le chèque il constata qu’il venait bien de Rollande, mais fut surpris de voir l’imposant montant: mille dollars Insulté il chercha du papier pour lui faire savoir qu’il n’avait pas besoin de sa charité.(Suite à la page 18) Ecoutez ’Tes Secrets de laj'ie"je mercredi soir à 9 he_ures surlespostes CKVL, CKCV_et_CFDA^ 9 Radiomonde et Télémonde 9 20 MARS 1954 PAGE 17 WM '¦M MM Entre deux amours (Suite de la page 17) — Oui, je me passerai d’elle et de son maudit argent.Une journée plus tard il délaissa son grand appartement, et reprit son ancienne petite chambre.Il fut réengager au garage et il continua son petit train de vie de naguère.Enfin vint le jour ou il fut reçu dans les rangs des ingénieurs forestiers de la province.Contrairement aux autres qui rece-vaiont leur diplôme ce même jour, il prit la chose très calmement, gratifiant d’un sourire ceux qui le félicitaient.Deux semaines plus tard le gouvernement l’envoyait aux Sept-Iles où ses services seraient très appréciés.Et le temps passait.André se maria avec la fille d’un habitant de la-bas.Sa nouvelle épouse n’étant pas aussi jolie que Rollande, lui faisait en revanche une ‘’bonne” femme.André l’aimait bien, mais toujours son premier amour hantait son esprit.Laurette, c’était son nom, ne manquait de rien et se contentait de l’amour régulier de son mari.Un an après leur mariage elle lui donna un beau petit garçon qu’ils appelèrent Pierre.Ce nouveau poupon était leur joie de vivre.Us ne pensaient que pour lui.Entre la Noël et le jour de l’an, André ayant affaire à Montréal, amena avec lui sa femme et son petit gars.Ses transactions terminées, il resta une journée de plus, afin de faire visiter la métropole à Laurette.Un après-midi qu’il se promenait sans but dans le hall de .50 PLEIN PRIX TERMES FACILES SINGER Electriques portatives remises à neuf par nos experts GARANTIE 5 ANS GRATIS Ciseaux dentelles 17 pièces d'attachements Pour une démonstration à domicile sans obligation TELEPHONEZ DO.1477 Venez ! Ecrivez ! à IMPERIAL SEWING MACHINE Quebec Ltd 5471 Ave du Parc l'hôtel, il se trouva face à face avec Rollande.Coquette comme pas une, elle réussit à l’entrainer dans un endroit retiré de l’hôtel.— André, mon cher André, comme je suis contente de te revoir.J’étais si occupée que je n’ai pas eu le temps de te doim?r de mes nouvelles.Parle-moi.Qu’es-tu devenu durant ces longues années.Très embarrassé, André ne savait que faire.Devait-il lui apprendre qu’il était marié depuis deux ans?Qu’il était le père d’un petit garçon?Elle était là devant lui, qui lui parlait comme avant.Elle n’avait pas changé.Et Rollande continuait à l’entretenir déployant toute son habilité à attirer son ancien amoureux dans ses filets.— Pourtant elle semble sincère cette fois.Pauvre André n’avait-elle pas l’air sincère la première fois que tu l’as connue?Sans trop le laisser paraître elle lui proposa de reprendre leur vie commune.“Nous avons été si heureux", dit-elle.— Je suis marié.La belle brunette ne cacha pas son désappointement, et une apparente colère se peignit sur ra belle figure.Se faisant de plus en plus séduisante .— Tu aimes ta femme André?Voyons tu sais que c’est impossible.c’est moi que tu aimes, tu m’as toujours aimé.— J’aime la mère de mon enfant.Rollande pouffa de rire, d’un rire méprisant et méchant.— Tiens, tiens, monsieur étale ses principes.—Tais-toi, Rollande.Tu n’as pas le droit d’agir comme tu le fais présentement.Oui je t’ai aimé, tu veux le savoir, je t’ai aimé de toutes mes forces et je t’aime encore, mais je n’en ai pas le droit, je ne dois plus te revoir, tu me comprends, je ne devrai plus jamais te revoir! André tremblait et rougissait de honte.Allumant une cigarette il en tira quelques bouffées et nerveusement l’écrasa dans un cendrier.Semblant certaine d’elle-même, Rollande lui dit .— Tu veux donc que ta femme sache mon petit que je fus ta maîtresse, pendant.Oh! assez longtemps je crois .Et elle éclata d’un rire cruel.— Non tu ne feras pas cela, tu.— et que je lui rapporte ce que tu viens de me dire.Elle serait contente d’apprendre que tu m’aimes encore .n’est-ce pas?Oui je lui dirai que .— Vous n’en aurez pas besoin Mademoiselle.Vivement ils se retournèrent vers celle qui venait de parler.Laurette d’une pâleur extrême, avançait cependant d’un pas ferme.f — Enchantée de faire votre connaissance, crâna Rollande, vous êtes sans doute Madame Lacourt?André, comme un enfant pris au piège, ne savait quelle position adopter.— Ne te tourmente pas André je ne t’espionnais pas.J’ai toujours eu confiance en toi.Mais lorsque je me suis approché pour te parler, j’ai surpris en propos de mademoiselle qui m’en a dit long.Tu aurais dû tout m’avouer avant notre mariage.— Laurette,.— Oui André je sais tout.Et je te rends ta liberté, dispose-en cdmme tu le voudras.Je retourne chez mon père, mais je garde l’enfant.Si jamais il venait un jour où tu m’aimerais je t’attendrai.Adieu.Sans une larme, Laurette avait tout dit.— Pauvre André, osa Rollande, viens suis-moi nous allons être heureux.Nous ne nous quitterons jamais.Elle se pencha pour l’embrasser.D’un bond André se leva rejoignit sa femme au pied de l’escalier.— Laurette Je.Elle lui offrit son bras — Je savais .Elle ne put en dire davantage, elle éclata en sanglot.— Mon amour.Sans se retourner ils filèrent main dans la main vers le bonheur.Tant qu’à Rollande.— Ma chérie comme je suis content que tu sois venue! — Ce cher Roger ! Et oubliant André, Laurette, et tous les autres, Rollande partit accompagnée de son nouvel amoureux.CHACUN son MÉTIER Sur le train entre.(Suite de la page 3) nous aimions beaucoup l’Argentine, il m’a répondu qu’il souhaitait que nous aimions l’Argentine autant qu’il aimait le Canada.C’est un homme avec une personnalité fantastique et beaucoup de charme.Le cocktail s’est passé à l’hôtel Provincial où nous habitons d’une façon sensationnelle.DU CHAMPAGNE AVEC LE GENERAL LAFLECHE Après ce cocktail, nous avions un grand dîner à l’hôtel.Nous avons rencontré le Général La-Flèche, sa femme et ses amis.Il nous a Invités à prendre le champagne à sa table.Il est vraiment très gentil.Nous sommes ensuite allés au Casino.Il y en a trois.C’est formidable de voir ça.Et maintenant je vais un peu dormir.J’en ai besoin.Nous avons très peu de temps pour le faire, il y a tant à voir.L’Argentine est un pays merveilleux.La vie y est follement gaie.Les gens sont très enthousiastes et nous avons un climat épatant.Le jour il y a un soleil magnifique et le soir c’est frais.C’est vraiment un pays d’une grande beauté et l’hospitalité argentine nous le rend encore plus beau.Nous avons des chambres magnifiques qui donnent sur la mer, avec une terrasse immense.Un rêve! A bientôt, Denyse Saint-Pierre du Canada .Voici quelques extraits d’une lettre, reçue hier et qui nous donne un aperçu de la vie trépi-dente et très agréable que mène là-bas, le trio canadien parti nous représenter au Festival International de Mar del Plata.Nul doute qu’à leur retour, nos artistes vont conquérir par le récit de tout ce qu’ils auront vu et vécu en Argentine, tous les Canadiens à la cause du pays du Général Peron ! !! hp.LES AMIS DE L’ART Pour les attractions artistiques mentionnées ici, billets réduits à la disposition des Amis de l’Art au bureau de la Société, 3817 ave Calixa-Lavallée: les 23-24-25 mars, l’opérette Monsieur Beaucaire, présentée par les Variétés Lyriques: le 29 mars, en l’église Notre-Dame, concert de Jean Langlais, compositeur et organiste aveugle de la Basilique Ste-Clotilde de Paris; le 4 avril, spectacle du Nouveau-Monde avec un drame d’André Langevin, “Une Nuit d’Amour” et une comédie d’Eloi de Grandmont, “La Fontaine de Paris”; le 21 mars, concert de l’Entraide Auguste Descarries présentant trois jeunes pianistes : Maud Paradis, Lise Deschamps et Rita Champoux: faveur spéciale pour les membres, sur présentation de leur carte d’Ami de l’Art au contrôle.“L'Evolution de la ville de Montréal depuis sa fondation à nos jours” fera l’objet d’une exposition au collège Jean de Brébeuf, du 20 au 29 mars.L’entrée est libre.Le thé-causerie annuel de la Société d’Etude et de Conférences aura lieu le 28 mars, au Windsor; le conférencier sera André Rousseaux de Paris, chroniqueur au journal “Le Figaro”.pour vrai!.GROS accident) 37 BLE5SE5 MOlCI LEUftS noms/ Vous vous étonnez sans doute à certains jours, de voir à quel point Roger Baulu peut se transformer habilement en oamelot pour “vous faire l’article” sur “Le vif”.Vous en serez moins étonnés lorsque vous aurez lu ce papier et que vous verrez de combien de métiers Roger a tâté, avant de venir à la radio!!! Après avoir fait ses études à l’Ecole Supérieure Saint-Louis et à l’Académie Querbes, Roger entra comme apprenti-menuisier, car le métier de Saint-Joseph le séduisait .Glorieusement rémunéré d’une pièce de 50 cents par semaine (les unions n’existaient pas encore!!!) il enfonça des clous, scia et se tapa sur les doigts durant un an puis partit vendre des pommes frites! Ce second métier était mieux rémunéré et offrait l’immense avantage de nourrir son homme! “Jamais dans toute mon existence je n’ai par la suite, autant mangé de Potato chips, qu’à ce moment là”, affirme-t-il aujourd’hui.Délaissant pourtant la vente des patates chips, il passa ensuite comme commis de bureau dans une compagnie d’assurances où après douze mois d’effort il en partit .ne pouvant pas réussir à comprendre “toute cette paperasse” qui mettait les gens à l’abri de quelqu’un ou de quelque chose.On le retrouve alors comptable, ou si l’on préfère, assistant credit manager d’une compagnie anglaise.Il s’occupe particulièrement des comptes des clients français.Il y reste sagement durant trois ans, au bout desquelles son goût de l’aventure prend le dessus.Il entreprend alors la plus périlleuse de toutes.celle du journalisme.H débute dans ce mé- tier, sous la direction du brillant Olivar Asselin alors au “Canada’’.C’est d’ailleurs à oe journal qu’il rencontre Jean Nolin.titulaire à cette époque d’une émission de nouvelles radiodiffusée du poste CFCF.Deux ou trois soirs par semaine, quand Jenn est malade ou obligé de s’absenter, Roger le remplace.Il prend ainsi un vif intérêt pour la radio.De plus, Roger est amoureux II en a assez de travailler toutes les nuits car il veut se marier.Malheureusement il ne gagne que $18 par semaine! C’est à ce moment que parait une annonce, disant que le poste CKAC est à la recherche d’un jeune annonceur.M.Couture le correcteur d’épreuve la voit et la passe à Roger, qui à son tour passe une audition et remporte la palme.Il gagne $25.00 par semaine et peut se marier! Durant sept ans, il travaillera au poste de la presse.De là on viendra le chercher à CBF où il restera également sept ans.Depuis il est devenu “free lance”, en fait cela fait exactement sept ans.(Pourvu qu’il ne chango pas à nouveau de métier!!!) Les principales émissions au cours desquelles nous l’entendons: “L’émission Roger Baulu” “Les Nouvelles Dow” en compagnie de Michel Normandin, “Fous comme brac” et “Sur le Vif” à CKVL; “La mine d’or” “Ce que je pense” “Propos de bon goût” à CKA0 et “Café Tropicana” à CBFT Et je ne mentionne pas tous les commanditaires qui font appel à ses talents pour mousser leurs produits), au cours d’annonces! commerciales! Roger Baulu.une perte pour l’élément journalistique sans aucun doute.mais quelle enrichissement poux notre radio! MESDAMES.Si tous désiras pour Pâques un admirable buste ai un taint éblouissant, commandai sans tardsr, la* traitements scientiiiques externes .CÉCILE de FRANCE Spéciaux de la semaine: Traitement complet d'épilatoire, prix régulier $5.00 pour $3.95 Lotion pour onduler les cheveux, réq.$4.95 pour $2.50 à 157 Sherbrooke ouest, Apt.2.Montréal 18 — HA.: 3394 Attention spéciale aux commandes postales.PAGE 18 • Radiomonde et Télémonde • ^ 20 MARS 1954 Le réalisateur birn connu Maurice Thisdel, qui vient d’etre promu au titre de directeur du personnel du poste CKVL.Il succède à ce poste à Lucien Saint-Amand, devenu depuis peu gérant du poste CKTR à Trois-Rivières.DERNIERE HEURE: I;n téléphone en provenance de Mar del Plata, reçu par Paul Colbert de la part de son épouse Denyse Saint-Pierre, mande que le film “Tit-Coq" de notre compatriote Gratien Gélinas.a été projeté au Festival International d Argentine et qu’il y a remporté un franc succès.Nous sommes heureux de souligner cette nouvelle plume au .chapeau de “Tit-Coq”.PLUS DE $5,000.AU “CASINO DE LA CHANSON” Pour une autre fois dans 6on histoire, la devinette du “CASINO DE LA CHANSON” à CK AC vient d’atteindre la valeur de $5,000.Le problème est soumis le matin a 10 h.35, du lundi au vendredi.Jean-Pierre Masson et Jean Rafa !sont à l’oeuvre pour dépouiller le courrier, à la recherche de la bonne réponse, laquelle vaudra à l’envoyeur tout l’argent de la caisse.Comme les dizaines de devinettes déjà soumises à l’auditoire de CKAC, la présente aura un jour sa réponse.Le travail de recherche pour déchiffrer l'énigme est d’autant plus intéressant à entreprendre qu'il sera récompensé par une très forte somme.La devinette se présente simplement, aucune difficulté majeure n’apparaît à la première audition.Il faut croire que jusqu’ici les chercheurs ont suivi une mauvaise piste.Connaissant les milliers de réponses déjà soumises il s'agit de chercher ailleurs, I
de

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