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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 1 juillet 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1939-07-01, Collections de BAnQ.

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ANNONCEURS POPULAIRES.IL.¦¦¦ >¦! v : Æ mt teïf“* « .> : I* ' ?' * * « s P* * *’ * « ''ÿ,, 4 .s*, ,: m^*mW** ¦ •• * BÉ?Bp ¦ üir: .¦ .> -S, rot.1 — iVo 7.Î Montréal ter juillet 1939 I l!J lu -:m MARCEL OUIMET annonceur à RADIO-CANADA iiMiwTTnmm ¦ .1 nstîdonS fiommCi&£ t* h raim NBC et CBC, comme soliste avec l’orchestre de Luigi Ro-ni'anelli, directement du Manoir Richelieu, à La Malbaie.pas.passe le chapeau.U est venu à notre connaissance que l’on demandait aux artistes 20 sous par demi-heure et 10 sous par quart-d’heure.Cela, en sus de la cotisation annuelle.Mais à qui doit aller ce montant?Aux infortunés qui, tout en faisant partie de l’Union, ne travaillent pas.D accord, mais là une enquête s'impose.Nous savons pertinemment qu’il y a, dans les rangs de l’Union des Artistes de la Radio, des étrangers qui s’entêtent à demeurer ici, en dépit du manque de travail.Certains d entre eux ont, dans leur pays une famille et des moyens d’existence.Cependant, ils préfèrent à cette aisance une misère voulue dont les conséquences nous affligent.Passe encore d'aider les nôtres qui ont faim.Mais s’il faut que l’on supporte” des épaves inutiles, que l'argent des contributions de l’Ünion aille au maintien ici d’artistes indésirables, cela est inacceptable.Tout récemment, la ville de Montréal faisait enquête sur les refuges qui abritent et nourrissent quotidiennement les miséreux.Or, SOIXANTE-QUINZE POUR CENT DE CES MISEREUX N’ETAIENT PAS CANADIENS ! N’est-ce pas invraisemblable?L’argent du pauvre va à des étrangers alors que tant des nôtres crèvent de faim ! Voilà où nous en sommes avec notre système d’hospitalité à outrance.Et, dans le domaine de la radio, cela ne se passe pas autrement.N’importe quel chanteur ou comédien, venu de l’étranger, même sans talent, pourvu qu'il ait du toupet, trouve ici de l'emploi.C'est bien simple.Nous sommes prêt à parier que nous allons amener ici un figurant du Châtelet, le portier de quelque théâtre européen et qu’en moins d'un mois il sera à la radio ! Nous n’avons rien personnellement contre l’Union des Aritstes, bien au contraire.Mais nous lui conseillons d’être bien prudente dans ses démarches.Elle a fait plusieurs faux pas, depuis le début.Elle est en train d’en faire un autre, si elle ne pratique pas une enquête rigoureuse sur les "cas de misère” qui règne dans les rangs artistiques.Pourquoi, par exemple, un artiste qui travaille (et ils ne sont pas légion) irait sacrifier 20 sous par jour d’un cachet qui est souvent un minimum,—lequel minimum a été imposé par l’Union ?Pour aider des étrangers qui ont maison et famille dans leur pays et ne demeurent ici que pour compliquer la vie de ceux qui ont le droit d’y être?Allons dcnc ! c’est une farce monumentale ! Pas plus que dans les refuges, nous ne devons tolérer la présence de métèques, pas plus nous devons admettre la mendicité au profit des artistes indésirables.Que l'on fasse un camp de concentration, que l’on débarrasse notre pays des parasites et que l’on fasse la place libre à ceux qui méritent de gagner leur vie.A force de tout tolérer, de tout admettre, nous en viendrons à n'ètre plus maître chez nous.C’est d'ailleurs commencé, puisque nous voyons des emplois importants tenus, chez nous, par des étrangers.“La chaleur est entrée dans mon coeur.tf (Suite à la page 4) par Paul GELINAS freltt Dans mi certain bureau irune grande cité, I ruvuille un gros Monsieur, l'Iiiver comme l'été.Tant qu'on a de la neige, ça va sur des roulette*, Car notre homme aime ça, travailler quand c'est Mais quand 1 été arrive, avec ses mois d’ehaleur, II est au grand ‘coton s il travaille deux heures.Parfois il a si chaud, qu en le r'gardant “couler”, Son nez a 1 air d une pompe, et sa ch'misc d'un évier.Dans les premières heures de son avant-midi, Ça le force pas trop, il travaille en habit.Mais quand dans le bureau le soleil apparail, (.’est sur le “dos' d’une “chaise” qu’on peut voir son gilet Il besogne “en chemise pendant un certain tempe, Mais pour étr plus à 1 aise, e est son col qu'il détend.Il est même arrivé quand il faisait bien chaud, D'ie voir seul'ment vêtu, d'une culotte et “d’un dos”.Pour comble de malheur, il y a quelques jours, Le gérant-général est venu fair' son tour.Et comme il est ici pour plus d'une semaine, J’ai pas besoin d’vous dire, que le ‘‘gros” se démène.Il a perdu 15 livres depuis lundi dernier, Et si ça continue, il va s’évaporer.En plus de fair 1 ouvrage des journées ordinaires.Du “Grand Boss” en mêm’ temps, il sert de secrétaire, (’’est une course folle, entre h-s deux “offices”, Et pour notre bonhomme, c'pas d autr chose qu'un supplice.Le jour où le mercure a monté le plus haut, Ses propres fore' à lui, sont tombées au “Zéro”.S il y avait au moins, line brise en passant.Notre pauvre diable, ne souffrirait pas tant.M ais la seule fenêtre qu’il y a dans la place, Donne en plein sur le mur, d’Ia bâtisse d’en faee.Ainsi la seule fois que l’air peut se changer, L est quand les gens d en face, se mettent à aérer.Dans e temps là ils avalent, tout 1 air qui vient d'chez nous Et nous r’cevons ‘le leur”, qui a pas toujours bon goût ., Durant les derniers jours du passage du “Boss”, La chaleur sur le gros, eut un effet atroee.Il dut s’arrêter net, en plein avant-midi.Et deux instants plus tard, “y” était évanoui.De peine et de misère, on dut le transporter, Dans l'bureau du gérant, qui prenait son dîner.Mais en voyant rentrer, eet homme sur le dos, Le gérant à son tour se mit à avoir chaud.Lt quand le médecin arriva sur les lieux, Au lieu d'un seul malade, il dut en soigner deux.(.était bien toutefois notre bon camarade, Qui, des deux alites, était le plus malade.On dut le ramener, d’urgence à la maison, Où deux spéeialist' vinrent en consultation.Ils furent si longtemps, .avant d'faire un rapport, Qu'avant d'savoir e’qu'y avait, le malade était mort.Et depuis re temps-là, dans le bureau du roin.Il y a un “gros” vide, en entrant, le matin.J'me demande souvent, lorsque je pense à lui, Si ce n’était pas mieux qu’il disparaisse ainsi.(.ar c’était bien parfois une grande pitié De l'voir dans ses chaleurs, fondant presqu’à moitié.Mais j’me suis rendu compte, en rêvant cotte nuit, Que je m’étais trompé en pensant tout eeei.Je l'ai vu ce matin, au beau milieu d'un songe.Sa figure avait l'air d’une véritable éponge.Toute sa vie durant, jamais je l'avais vu, Avoir aussi chaud qu là, quand il m’est apparu.Je m'approchai de lui,' voulant lui demander, Comment il expliquait une telle suée.Parle moi-s-en pas.dit-il, d'un air des plus inquiets,” “Ousqu’on m’a descendu, j'ai plus chaud que jamais .tm U QOÇ 26ot.$2.00 40 ox.*2.80 ^ SMHE • • PUIS PORTE - PUIS SMOUMUV.VE *0\$S0H tàJR ^wilCHMSOM,Ku^.eo.moh.M>'.¦»»»'_______ — 1er juillet 1939 Radiomondc PAGE .3 -5- Et voici ce qu'il* disaient: ¦V^V; BIERE KiWi ü#$i & •s.t.•k *4* i>-.;• •••••.- W?j£È- s*»****» mjm : .* d 'ni «fc w; .-.-w ''^V V; ras Miscmri Cette chère vieille Taïesseffe ! Elle est bien ’mouchante” ! Figurez-vous ce quelle a fait, la vilaine ! Elle a lu les épreuves de Radiomondc afin d*.me répondre .¦ oui ! elle n’a même pas attendu la parution du journal.Croyez-vous qu’elle est indiscrète !.Il est vrai que les journaux sont Imprimés dans le même atelier.Alors il est facile de se renseigner.Je ne peux m’expliquer autrement une réponse aussi rapide à un propos paru le même jour ! Je vois qu’il n’y a pas que i’Ou-vreuse d’indiscrète en notre bonne Vieille cancanière de ville.Mais l’étiquette professionnelle, qu’en faites-vous, ma chère ?* * * Ije parti-pris est à la mode chez les chroniqueurs de radio.Loin de moi la pensée de trouver cela malhonnête.On gagne sa vie comme c*n peut.et par ces tempe diffi- Madame LAURE Le plus fort medium d’Europe vient de recevoir le grand tarot Tunisien, l’oeil qui voit tout.Vous dira votre nom, votre âge, réunit les séparés, facilite les affaires, ramène les amitiés perdues.De 9 h.A.M.à 9 h.F M.513 Est, rue Duluth -GRATIS- SHAMPOO GRATIS en présentant cette annonce au SALON COURTOIS Si vouai déNlre* ondulation à eau 4»ii permanente* par Mlle.Gertrude Le François Coiffen*e experte SALON COURTOIS Antonio COI II TO IS, prop.1719, AMHERST - CH.0292 coin Hohin LA TRANS-CANADA FILM LTÉE 509, Blvd Saint-Laurent offre à ses nombreux clients une quantité illimitée de films pour vues fixes et animées, pour toutes marques de cameras.Confiez immédiatement à TRANS-CANADA FILM LTEE Je soi»! de développer rapidement et parfaitement tous vos films.HAr.6915 Pour commande* de films fixes et animés, rendez-vous A 509 Blvd St-I-aurent ou téléphonez à HA.6915.Garage LAUZON DRIVEYOURSELF 2365.Rouen Réparations fténéralen — Mécanique — Déhosaage — Feint ure — Soudure — Service de frein* ’— Ra>hestoe.Seniie de pnni» par un expert.A LOUFR pour toute* occa*ion< Baptême.Mariage ou f unérailles.Vos age d'affaires ou d'agrément.Bennes voitures, confortables et de modèles récents.ciles, n’est-ce pas ?collent directeur du poste CKAC a On me permettra de trouver lancé “Le Temps, c’est de 1 argent étrange, cependant, que certain dont les émissions ont lieu le jeudi confrère ait cru nécessaire de tele- à 8 h.30.ver le mot ’’peanut” et ’’pop-corn”, Des questions sont posées a lau-à propos d’un reportage de la ditoire qui a tant de secondes pou» Saint-Jean-Baptiste (reportage qui répondit'.Chaque secon t '•» > était fait pas quatre speakers).sont pesant d ar.8ent.I y a t e j t alors qu’il n’a eu que des éloges exercer sa rapidité.pour les parleurs de la “Caravane „v.c* y v Une emission dont on parle, c est Royale” dont les perles formeraient tout un écrin.Emile, tu me fais de la peine ! Fred.BarrjT s’est ^fait remplacer Béraud.Marcel Valois et Roger pour la tournée de “Vie de Famille".^î^n ’quart d’heur, ces “spécia- 1’ “Information Artistique’’ (le dimanche à 7 h 45, au poste CKAC) dont les trois rédacteurs sont Jean A quand le tour des débardeur#, des conducteurs de chars et des marchands de cacahuètes?* * * 1a jeune ingénieui Marc Audet est non seulement le prince des motocyclistes, mais il adore faire du camping, et de la photographie.Mais durant ses vacances il a eu 1 occasion de se créer un nouveau violon d'Ingres: le phonographe.Depuis, il c'y entend comme pas un dans 1 art de casser les disques!.Le* artistes et les pièce* qu'il# préfèrent: Arthur Lefebvre: "L'oeuvre 1 .^Utl°S & &0,, i * ADMINISTRATEURS DE ** ^ % 3503 PAPINEAU AMHERST 5469 limitée.¦ Directeurs de Funérailles- 4*cl„ Blacti"0,se ^çû marche/ manquant de rien.Avoir du ,,on heur et si possible faire quelque chose pour mes compatriotes et li langue française! Et voilà!.vous êtes satisfaits, chers lecteurs.il y a si longtemps que vous «ne demandiez un articlo au sujet de M.Ouimet.N'est-ce pa6, que je ams gentit- somee dé/me et de Black Horse A Lo meilleure BIERE du Cancda Fabriquée depuis cinq générations pa» la BRASSERIE DAWES.Montrés! 1er juillol 1919 Radiomonde # PACE 7 >n au Je ramasse ^TTCJDODTr 'puh.Depuis l’arrivée des grandes cha-leuis, le petit éventail en caoutchouc, perché sur la discothèque ronronne son petit bourdonnement, du matin jusqu'au soir; il donne de l’air à ceux qui sont “sur l'air”.Seulement au cours de l’hiver les bruiteurs se sont servis de ses oreilles en caoutchouc, pour mieux imiter le ronflement de l’aéroplane.ce qui le disloqua quelque peu à l'essieu, de sorte que son souffle bienfaisant, ne nous arrive plus sans bruit.L’autre jour, j’écoutais la description d’une partie de balle au camp, et pendant que Bill Sims commentait le feuillet jaunes de Eddie Deslauriers, le "vin-yennc” de petit éventail y allait de son petit ramage dans le "background” ce qui ne semblait pas importuner les “ bommenteurs ” qui se transvasaient leur "simpiter-nelle” formule, à la "Alphonse et Gaston” — O.K.Bill — O.K.Jêân! O.K.petit éventail ! L’invasion dans nos horaires de certaines émissions commerciales est venu mettre un terme à i’un de nos programmes, assidûment écouté du public amateur de la musique classique; je veux parler de cette ancienne pièce de résistance, le programme Méll Melo.— Celui qui souffre le plus de ce contretemps c'est incontestablement Fernand Bergevin grand collectionneur devant le Seigneur, des meilleurs disques qui soient.Sachant qu’il faisait un grand plaisir aux radiophiles, en leur offrant ce programme de musique choisie, Fernand préparait ses “ Méli - Mélos ” avec beaucoup d'apparât et les présentait avec grand soin.Ses petites remarques explicatives, précédant chaque disque, avaient le don de placer l’auditoire dans le “cadre” voulu, de sorte, que ce programme quotidien lui avait valu les commentaires les plus élogieux.Hélas, il lui a fallu céder sa place, car les commerciaux sont des envahisseurs sans entrailles (oh ! je sais bien que je ne devrais pas parler ainsi, car c’est grâce à eux si je reçois mon enveloppe, le vendredi soir, mais enfin !) Peut-être un jour, trouverons-nous un moyen de concilier les uns et les autres, et que, un commanditaire averti, préférant un programme de musique choisie, a.'x trépidations trop-icales du saxophone, jugera opportun de recourir à mon confrère et lui dire: Ecoute, mon vieux Fernand ! — Je sais que tu as du goût, et que cette admiration du beau, que tu possèdes, tu peux la transmettre aux autres.Alors, je te confie le tout, et je sais, que de mon côté, j’en profiterai pour peu que tu dises ou commencement, au milieu et à la fin de ton programme : Mesdames, messieurs, cette émission de musique classique vous est gracieusement offerte par la compagnieX.Songez un peu, aux milliers d'écou- teurs qui suivent assidûment le programme Ford, lequel s'applique à nous présenter, le dimanche, la crème des artistes et les pages les plus goûtées des grands maîtres.Je vous avouerai, bien humblement, qu'il y a cinq ans, alors que je faisais mes débuts à CHLP, mon petit bagage de connaissances pour ce qui a trait à la musique classique, était fort léger.J’eus alors la bonne fortune de côtoyer tous les jours un espèce de bon diable, vivant presque en hermite barricadé deirière une muraille de gros bouquins.Au premier abord, pas très communicatif, mais, à force de le harceler, Roger Daveluy se prêtait avec la meilleure grâce au monde au "naïf” questionnaire que je lui posais.Sans s'en apercevoir, il m’inculqua, par bribes, et même, au compte goutte, des centaines de petites notions qui graduellement me permirent de goûter, moi aussi, aux richesses contenues, entre autres dans les manuels des trois B.Bach, Beethoven et Brahms.Ce qui me reste de tout cela.Je 'n'oserais l’exposer en public, mais, après le départ de Roger pour C'BF, je m'en pris à son successeur chez nous, dans ce domaine.et c’est à Fernand Bergevin, que j'ai recours aujourd’hui quand je suis en quête d’un renseignement.Cette petite disgression, pour toute personnelle qu’elle soit, ne nous redonne pas notre programme Méli-Mélo, mais nous faisons des voeux pour que ceux qui tiennent dans leurs mains, la destinée de nos horaires, puissent nous redonner intégralement cet ancien régal artistique, qui contribuait tant à nous élever, à nous éduquer, à nous faire planer dans cette sphère où les noms et les oeuvres des grands auteurs vivent encore et vivront toujours.Quand vous rencontrerez Eddie Deslauriers, n'oubliez pas de lui faire conter son histoire du chinois.Ça vaut cinq “piastres”! Demandez-lui aussi de vous conter son histoire du “lumberjack”, ça ne vous fera pas de “taures” ni à vous ni à "autrui”.Il y a des gens qui ont le don de ne pas mâchouiller leurs mots, ainsi par exemple, l’en-tête de ma rubrique m’a sérieusement compromis ces jours derniers.— Comme les directeurs de Radiomonde m’autorisent avec une hospitalité toujours égaie, de m’insinuer dans leurs colonnes, certain lecteur pensant que je faisais partie du "staff” officiel téléphona l’autre jour, demandant à parler à celui qui ramasse tout!.La téléphoniste pour un instant, n’y comprit rien !.“A qui .voulez, vous parler?”.fit-elle à son interlocuteur.” — “A celui qui ramasse tout ! au Big Thief !” Subito, la lumière se fit, et presto, elle me signale.— Je décrochai mon appareil et répondis : "Oui.” — ROXANE dit: IL EST MAINTENANT TRÈS FACILE D’AVOIR DES LÈVRES MAGNIFIQUES GRÂCE AU MAQUILLEUR r/ /Çè>xAT>/E I EST UNE A RTI STB.RU PO STB • >^ • ^«««< es aii amiitai ait la "New Method Washing”.— fut là notre première appari-pr.au micro.Qu'avez-vous fait ensuite ?¦msï > 1 CAT.— Nous avons décidé d'essayer notre chance à CKAC.Nous avons passé une audition devant Monsieur Yves Brftirassa.Celui-ci nous conseilla de prendre Louis Bédard comme directeur.Nous nous sommes empressées de suivre son conseil, et un peu plus tard, nous sommes revenues essayer notre chance.— Cette fois ce fut le succès, n’est-ce pas ?LUC.— Si vous voulez.— Ce serait une très bonne idée de me parler de vos programmes.Voulez-vous ?J,UC.— Avec plaisir.— Auparavant, j'aimerais à vous dire, que Messieurs Phil Lalonde et Yves Bourassa ont été très gentils pour nous; et que toujours, nous leurs garderons un souvenir.CAT.— Un souvenir, plein de reconnaissance.Maintenant, mademoiselle, revenons à votre question.— Ou!.au sujet de vos programmes.CAT.— Nous en avons eu assez."Chantons en Choeur” et "Le Gala Humoristique” comme artistes invitées.LUC.— Puis, nous avons eu plusieurs fois le programme Charles Laforce.Au cours de la saison dernière nous avons participé au programme de la Living Room Furniture.Nous avons eu aussi, nos quart-d’heure personnel et plusieurs autres émissions à CKAC.— Actuellement que faites-vous?CAT.— Une tournée en Province avec la troupe de la Living-Room.— C’est donc dire que vous êtes passablement occupées.LUC.— En effet, nous le sommes.— Dites- mol, Mesdemoiselles, vous devez avoir des projet* ?CAT.— Comme toutes les créatures ! LUC.— Nous avons peur cependant que nos projets soient trop grands.— Ne m'en dévoilerez-vous pas un, au truths ?LUC.— Eh ! bien nous voulons aller en Europe.D’abord pour visi- Mme JEANNE FREY PREMIERE PARTIE Le lieu : quelque part en Belgique.Le temps : au début du siècle.Les circonstances: une histoire d’amour; du monde, beaucoup de* monde : un médecin, une nurse, une maman.Raison de cette convocation : naissance de Jeanne Frey.DEUXIEME PARTIE C’est la plus difficile.Faire la biographie de Jeanne Frey, depuis la scène précipitée, n'est pas chose facile; elle emplirait bien des pages ,tant l’activité débordante de cette femme est prodigieuse.Nous passerons brièvement sur les mois de nourrice, sur les années d'en- tion qu'elle occupa durant 7 ans, Mme Frey se vit confier la publicité de l’Union Nationale Française, de l’Association du Bien-Etre je la Jeunesse, des Veillées du Bon Vieux temps, et de plusieurs autres organisations dont elle reste la publiciste attitrée.Jeanne Frey irradie de la cordialité et de la bonne humeur.Agréable camarade, elle a toujours un mot gentil pour chacun, et son humour et sa verve défraient toutes les chroniques.Signe particulier: admiration sincère, profonde, pour le poète canadien Jean Gillet, son frère.Et c’est une admiration fort bien placée, 4 CMS ter, pour étudier un peu, et essayer de poursuivre notre carrière.Même, il y a déjà quelques temps une proposition nous fut faites.— Et laquelle ?LUC.— Celle d’aller en France.Malheureusement nous jugeant trop jeunes “Papa n’a pas voulu”.— “Les enfants obéissants, font tout ce que disent leurs parents.” CAT.— Exactement, voilà ce que nous avons fait, — Et si cet offre se renouvelait.CAT.— Je crois que nous accepterions, pas vrai?.Lucille.LUC.— Pour le sûr ! Nous voulons continuer notre carrière le plus longtemps possible.CAT.— Tant que le public voudra de nous.— Mais tous veulent de vous.Vous êtes toutes deux si charma’n-tcs.je crois que vous flatter, serait un peu fat de ma part.alors il vaut mieux que nous changions de sujet.Une dernière question.Vos goûts ?CAT.— Nos goûts?.comme ils diffèrent ! — C’est sans doute ce qui fait l'accord.LUC.— Je crois.CAT.— Tenez, moi, j'adore les animaux.LUC.— Et moi, je les déteste.J'avoue même qu’ils me font peur.CAT.— La couture, est une autre de mes passions.LUC.— De mon côté, je m'occupe de pâtés, — Magnifique ! je suis donc à causer avec une grande couturière et un gentil cordon-bleu.LUC.— Vraiment, c’est trop nous complimenter.— Des compliments?.mais je n’ai pas la moindre idée d'en faire.D’ailleurs, vous méritez tous les éloges que l'on vous fait.Je me souviendrai longtemps de votre façon de chanter la chansonnette "Je voudrais un joli bateau”.L’interprétation en était magnifique ! Et déjà, je vous quitte.c’est dommage, votre compagnie est bien agréable.Les bonnes choses sont de courte durée.On ne peut rien y faire.C’est la vie ! AL MICHEL fance, qui ressemblent à toutes les autres.Citons seulement que l’édu.cation a dû être très soignée, car deux choses caractérisent cette femme cultivée : une profonde connaissance de sa langue, et une vaste érudition.On a une preuve flagrante de cette assertion en écoutant Jeanne Frey à la radio.Son langage châtié, son vocabula.re riche, sa diction impeccable, la qualité de sa prose verbiale et l’originalité de sa tournure d’esprit, tout cela contribue à classer cetie courriériste de l’air au prem'er rang de nos gloires radiophoniques.Ecouter Jeanne Frey, c'est lire ur beau bouquin plein d’esprit ’.lie possède à un haut degré un don t '.J particulier, qui est celui de plaire.Veut-on analyser en profondeur la raison de cette popularité qui a placé cette femme au tout premier rang de celles qu'on écoute par le truchement de nos haut-parleurs?Ce n'est pas compliqué ; parlant principalement aux femmes, elle sait ce qu’il faut dire pour les intéresser, et surtout, elle le fait de façon si charmante que toutes l'écoutent avec attention.Jeanne Frey, avant de devenir ‘‘speaker’’ à la radio, était publiciste, fonctions qu'elle occupe du reste encore, lorsque ses loisirs le lui permettent.Mais elle est publiciste dans le sens français du mot, c'est-à-dire que d’importantes maisons de commerce, et différentes organisations lui confient des travaux de propagande et de publicité qui demandent un doigté délicat, de solides relations et beaucoup d'initiative Jeanne Frey s'acquitte toujours de sa tâche avec une remarquable facilité.Elle a acquis du reste dans ce domaine une.vaste expérience.Elle occupa, deux années durant, les fonctions de secrétaire de M Léon Trépanier, l'actif organisateur des fêtes qui marqueront le troisième centenaire de notre métropole, et s’occupa par la suite de traduction aux bureaux de l Em-prunt de la Victoire.Puis, devenue secrétaire du Consul de Belgique à Montréal, situa- carJean Clément, Paulette Mauve, et de nombreux autres artistes français ou canadiens, qui ont lu, au micro, des poèmes de Jean Gillet, ont dit toute l’admiration que les oeuvres du jeune écrivain leur inspirait.C'est toujours grâce à Jeanne Frey, qui dirige si habilement l’émission Radio-Cinéma-Revue, que les auditrices et les auditeurs de la province peuvent entendre les interviews des meilleurs de nos artistes.N’est-ce pas elle qui nous a fait mieux connaître la vie, la carrière, les aspirations de l’excellent artiste Jacques Erwin, membre de la troupe Gaby Morlay, au cours d'une interview qui restera mémorable dans les annales radiophoniques.N’est-ce pas au cours d'une conversation au micro avec Jean Sablon que nous avons appris une foule de choses que jamais l’estimable chanteur n'avait dites à personne?Et tout récemment, n'est-ce pas Mme Frey qui nous a donné le plaisir de connaître Lucille Dumont dans l’intimité ?Et Guy Berri, et Reda Caire, et Jacques Catelain, n’cst-ce-pas aussi à cause des démarches, souvent difficiles, entreprises par Jeanne Frey, que nous avons pu les écouter nous dévoiler des petits secrets, des petits potins fort intéressants ?Je sais que de nombreux lecteurs.de nombreuses lectrices de Radio-Monde brûlent de connaître certaines précisions quant au physique de cette excellente courriériste.Quil nous suffise de dire qu’elle est blonde et a les yeux bruns.Sa plus grande qualité, c'est la franchise.Jeanne Frey est, dans toute l'exception du terme, une charmante femme et une excellente camarade.Le mot de la fin, c’est de souhaiter à Jeanne Frey, qui a si bien commencé sa carrière radiophonique, de continuer de la sorte, et elle nous deviendra à tous et à toutes, indispensables.Et je croia bien que ce but est déjà atteint.1er juillet 1939 Radiomonde PAGE 9 i i - ?y.£.'*'•.¦ >- -w A10CRT PARE \ REPARATION VOSK 4688 RQMOj INSPECTION ‘~~ms *"m: W.- ; •' •:• x: , • SATISFACTION ASSUREE ! • SERVICE D'EXPERT ! • GAU4NTI OF.90 JOURS ! GRATIS ! Indicateur de poste (Radio Log) sur demande, ou envoyé par la poste.Moisan Radio 5905, Boul.MONiC Photo du Studio A du Poste CHUT, Sherbrooke.Comme on le sait ce paste fêtera ce* jours-ci son Zièine anniversaire.1er juillet 1939 Fltzroy 9553 A DOMICILE 50c 10! PAR JOUR achètera un nouveau 3466 AVE DU PARC N.B»—*»iir prpMCHtatlon de celle annonce, m escompte de 20% sera alloue Hiir le* Isinipcw de radio.REPARATIONS DE RADIO ALBERT PARÉ TECHNICIEN Magasin YOrk 4688 Résidence Fltzroy 5036 Le Poste CHLT du journal La Tribune, à Sherbrooke, célébrera le 3 juillet prochain son deuxième anniversaire.Le nouveau directeur artistique, M.Jean Fournier a préparé pour l'occasion un programme de choix.Cette émission spéciale sera irradiée simultanément des studios du poste et de la salle de l’Hôtel de Ville de Sherbrooke, de huit heures à minuit après quoi la direction du poste recevra les artistes et les invités à l’hôtel Château Frontenac où il y aura danse et goûter.Plus de cent artistes prendront part à ce programme ; l'espace dont nous disposons ici ne nous permet pas de donner le programme complet mais en voici un court aperçu.De huit heures à huit et trente le directeur du poste présentera Mgr Desranleau.l’Honora-ble Jacob Nicol, le maire M.T Ar-mitage, M.Charles B.Howard, i'ho-norable J.S.Bourque qui diront quelques mots et seront remerciés par le directeur de CHLT.Dès neuf heures la partie musicale du programme sera irradiée directement de la salle de l’Hôtel de Ville.De neuf heures à neuf heures et quarante-cinq, Roland Bayeur, annonceur en chef de CHLT présentera son personnel d’annonceurs et donnera une revue des principaux événements qui ont eu lieu à CHLT depuis son inauguration il y a deux ans ; ensuite on entendra l'orchestre du poste sous l’habile direction de M.Fred Poole, le pianiste du poste, le trio Dawson dirigé par Mlle Flossie Dawson, Mme Largie Sampson, Mme L.G.Codère, Mme Jessie St-Denis-Goulet (Polly Flinders et ses enfants), Mme Bachand-Dupuis, soprano, Mlle Pauline St-Pierre, pianiste, Mlles.Mimi Shea, pianiste, et Kathleen Shea, soprano, Mlle Louise Gauthier, soprano, Fernand et Jeanne, duettistes, Jean Joncas, le professeur Paul-Marcel Robi-doux, Charles Laming, Dominique Populo, Roméo Labbé, M.J.Brault, MM.Gilbert e Roméo Duford.Mlle Marie-Anne Couture, le trio XYZ et nombre d’autres.De onze heures à minuit les postes CHLP, Montréal, CHLN, Trois-Rivières, CHRC, Québec, CKCH, Mull, feront le relais, ce qui permettra à la population entière du Québec d'entendre l’émission.Le poste CKAC du journal La Presse se joindra aux autres postes pour cette partie du programme.La direction du poste profite de l'occasion pour remercier ies directeurs des postes plus haut mentionnés.Souhaitons à CHLT un joyeux anniversaire et bonne chance pour Clavigraphe Portatif REMINGTON REMETTE $3950 De gauche à droite: JEAN FOURNIER, annonceur commercial, FERNAND ROBIDOUX, MLLE JEANNE COUET, JEAN JONCAS, maître de cérémonies et au piano, le professeur PAUL MARCEL ROBIDOUX, qui se font entendre tous les jours au Poste CHLT, Sherbrooke, au oours du programme “La Ruche Ménagère.” l’avenir.Nos voeux sont qu’il continue à servir aussi bien que par le passé les auditeurs des Cantons de l'Est.Le 22 juin dernier le "Jeudi Musical" tenait sa dernière chance de l'année.Ce club mus;cal exclusivement composé de jeunes musiciens et amantj de la musique est remarquable par la tenue artistique de ses réunions.A l’occasion de cette dernière séance les artistes au programme étaient Mlle Réjeanne Marcotte, pianiste, et Luce Triganne, soprano.Mlle Marcotte qui n’est âgée que de 17 ans vient de remporter la bourse du Delphic Club; c'est dire que c'est une artiste remarquable pour son âge.Mlle Triganne qui a étudié le chant à New York s'est révélée digne de la haute culture vocale et musicale qu'elle y a reçue.Voici d'ailleurs les pièces exécutées par ces deux charmantes artistes: Mlle Marcotte : Sonate de Mozart, Prélude et fugue No 9 de Bach, Rhapsodie en sol mineur de Brahms, Nocturne No 4 de Fauré; Mlle Triganne: Vedrai Carino de Mozart.Rêves d’Enfants de Létour-neau, Lasciatemi Morire de C.Monteverdi, Les Trois Prières de Pala-dilhe, Home de A.MacFayen, La Vie de Nevin.CYRANO Une chanteuse de treize ans, en vedette Il s’agit de Mlle Midelsins Tur-geon, âgée de treize ans, dont le talent de chanteuse se manifeste actuellement aux Etats-Unis.Cettte jeune canadienne-françai-6e.originaire d’Edmonton, a obtenu une bourse de cinq ans pour étudier à New-York.Elle est prodigieusement douée et chante déjà en sept langues.Elle s'est fait entendre, mai \i soir dernier, au poste CKAC.Radiomonde est édité par les Publications Radio Limitée, Hôtel Ford, PL.3858 Montréal et imprimé par la Cie de Publication La Patrie, Limitée, 180 est, Sainte-Catherine.Montréal.Pour de plus amples détails sur cette offre, mollez le coupon ci dessous à STERLING Typewriter Co.2151, Bleury, coin Sherbrooke Montréal Tél.LA 8611 Sans obligation de nia par', veuillez me faire parvenir ! explications concernant voir offre d'un clavigraphe purlalii pour 10 sous par jour.Nom .Adresse .Ville .L.R-11 31 LAVEUSES ELECTRIQUES S5Ü.O0 et plus.Termes à partir de $1.09 par semaine.C.A.BEAUDET SERVICE DE RADIO Dans toutes les parties de la ville.— Prix modique.VVEllington 6926 4811 Ouest, rue Notre-Dame Atelier: FLateau 6017 Résidence: MArquette 1774 STELLA RADIO SERVICE Enrg.Electricien Licencié EXAMEN A DOMICILE OUVRAGE GARANTI 4669, rue Saint-Denis Vis-d-ris Théâtre Ste'la de trois mois donnée avec tout réparage de radios GARANTIE RADIO GILFORD ENRG.CHerrier 3535 1133 GILFORD CHerrier 3535 Spécialité: RADIOS D'AUTOMOBILE REPARATIONS Estimés SANS CHARGE à domicile SERVICE FAR TOUTE LA VILLE (Inclus le soir) VERIFICATION DES LAMPES GRATUIT! Radio Service Rapide PROP.: A.R.CONI.IN “La Ruche Ménagère” à CHLT PAGE 10 Radiomonde % / t RUE PRIIKIPALE ypCOi Oui Bob ?—’Tu n’a pas peur de prendre froid ?Le vent du soir, c’est frais.— Non Bob.non.Je suis bien.si bien Et le silence était retombé entre eux.Les violons, si lointains et si proches, chantaient la plainte d'un tzigane.Ninette écoutait et se croyait transportée loin, bien loin, dans un pays merveilleux, peuplé de seuls amoureux et de tziganes qui faisaient pleurer les cordes sous la caresse voluptueuse de l’archet.— Ninette.— Bob ?— Je me suis demandé.enfin, crois-tu Ninette que.Les violons s’étaient faits plus plaintifs.— Que quoi.Bob ?— Que tu pourrais être heureuse, toujours, avec moi ?— Mais oui.Bob.mais oui.mon chéri, bien sur.— Comme ça.tu consentirais à devenir madame Robert Gendron ?Elle n'avait pas répondu tout de suite.C'était ’ vrai pourtant que les jeunes filles devaient s’attendre à changer de nom un jour.Elle n’y avait jamais songé — Mme Robert Gendron, avait-elle dit Ca sonne bien.— Alors, c’est oui ?Derrière eux, sur la route, une automobile était, passée en trombe et.dans le haut-parleur.la plainte du tzigane s’était achevée dans un sanglot.— Pas tout de suite.Bob.Veux-tu ?— Pourquoi Ninette ?— Parce que.parce que ça ne serait pas j’uste pour toi que je te dise oui tout de suite, — Pas juste ?¦— Non.A cause de Marcel.— De Marcel ?— Oui Bob.de Marcel.Il a vingt ans, il ne travaille pas deux mois par an et je ne voudrais, pour rien au monde, que mon mari soit obligé de le nourrir.— Ecoute Ninette ! Fermons-ça.veu-tu ( Brusquement; il avait coupé la musique.—'Franchement, je suis assez content que tu aies amené la conversation sur ton frère.Ca fait un petit bout de temps que je voulais te parler de lui.— Me parler de Marcel ?— Oui Ninette.Je n’aime pas beaucoup les gens qu il fréquente depuis quelque temps.Quand il n’est pas chez Tony, à la salle de pool ( 1 ), il tourne autour de Suzanne Legault — Il faut bien qu'il passe ses soirées quelque (1)— Billard américain, à blouses part.Bob! Et.Suzanne, mon Dieu, tu es déjà sorti avec elle, toi ! — C’est pour ça que je la connais si bien ! Vois-tu.Ninette, on ne joue pas seulement au pool çhez Tony, on y joue aussi aux dés et aux cartes.— Qu’est-ce que tu veux dire ?— Je veux dire que ton frère passe son temps à jouer au poker et que 1 autre soir il a perdu soixante piastres.— Soixante piastres ! Mais comment veux-tu qu’il perde soixante dollars aux cartes ?Je lui ai donné trois dollars samedi ; c'est tout ce qu il avait pour sa semaine ! —> Je n’en sais rien, ma chérie ; il pouvait avoir gagné la veille.Si je te dis tout ça, c est parce que tu es sa seule famille.Vous n êtes que vous deux et, au fond, je sais que tu te considères comme étant un peu responsable de ses actes.—¦ Il a vingt ans.Je ne peux ni l'enfermer ni le suivre partout., — Non.Ninette, je sais ; mais il y a autre chose encore.Ton frère fait un métier dangereux.- Un métier dangereux ! Lequel ?— Il vend des billets de loterie.Oh ! rassure-toi, ça n'est pas grave, mais enfin c’est illégal.Il pourrait se faire prendre un de ces jours et ça lui causerait de gros ennuis.Ici le film s arrêta brusquement comme quand, au cinéma, la pellicule se casse dans la machine.Ninette ouvrit les yeux.Dans le vestibule, la lampe brûlait toujours.Ninette savait, maintenant, pourquoi elle était lasse Stridente, autoritaire, la sonnerie du téléphone retentit.— Alio, Ninette ?— Oui, Bob, Que se passe-t-il ?— Es-tu déshabillée ?— Non.Pourquoi ?— Ecoute ! ne t'énerve pas surtout.Il y a eu une bagarre ce soir chez Tony.Marcel était là, la police y est allée et il a été arrêté avec une dizaine d autres gars.— Marcel arrêté ! — N'aies pas peur ça va s'arranger.Mais je pense qu’il vaudrait mieux que tu descendes au bureau tout de suite., .— Je serai là dans cinq minutes ! IV Où l’on voit les choses aller de mal en pis.Le chef Langeiier, maître suprême de la police de Saint-Albert, arpentait son bureau de long en large.C'était un homme de plus de soixante ans.haut de taille et dur d’aspect.Trente-cinq ans passés au service de la loi n’avaient pu réussir à lui endurcir le coeur.Bob.debout près de la fenêtre.mâchait nerveusement le bout d une allumette.Ninette pleurait doucement, appuyée sur le large pupitre de chêne.—- Voyons, monsieur Langeiier.répétait-elle pour la vingtième fois, vous allez le relâcher ?Il n’est pas possible qu’il ait fait quelque chose de mal ! — Ah ! ça me fait bien de la peine, mam'zelle Lortie, bien de la peine de vous voir tant de chagrin, mais sur les quinze cirnequières de gars qu'on m a amenés, je pense que je vais être obligé dèn garder rien qu’un, puis ça va être votre frère 1 ¦— Mais qu’est-ce qu’il a fait ?— Il y a un homme à l'hôpital, le crâne fendu, bouteille cassée sur la tête.Il en reviendra peut-être bien pas.— Mais ça ne peut pas être Marcel qui.— Ca a bien l'air à ça, cimequière ! Il y a deux types qui disent qu’ils l’ont vu et il faut bien vous dire que s’il fallait que le blessé vienne â mourir.votre frère serait dans une fichue position, c’est moi qui vous le dis ! — Est-ce qu'il est si mal que ça ?demanda Bob.— Je sais pas encore, Gendron.A l'heure qu’il est le docteur Langlois est occupé à l'examiner, mais ça regarde mal, ça regarde bien mal.Il parait que ça a toutes les allures d’une fracture du crâne.Il y a cinq minutes il n’avait pas repri-j connaissance ! Ninette ferma les yeux pour ne pas voir danser les choses autour d'elle.Pendant quelques minutes on n’entendit que le bruit des doigts de Bob tambourinant nerveusement la fenêtre et celui des pas de l angeiier qui activait l'allure d'instant en instant.En Ninette il se fit un travail étrange.Derrière ses paupières fermées apparut un point jaune qui s’élargit rapidement en un cercle aux bords couleur de flamme.Peu à peu le cercle se ternit, devint d'un blanc sale, presque gris.L auréole flamboyante s'éteignit rapidement et la vision, effarante, se précisa.Une cour démesurément longue, étrangement étroite lui apparut.Tout au fond, une potence était dressée.Du ciel, l’eau tombait en cascades.Jamais elle n'avait vu pleuvoir ainsi ! Et soudain, un homme sortit de terre, leva les bras au ciel et, sans se retourner, marcha vers le gibet.Cette silhouette, c'était celle de Marcel : la pluie, c’était le bruit que faisait Bob en tambourinant la vitre : le pas du condamné, c'était celui de Langeiier tournant dans son bureau comme un fauve encagé ! Langeiier parla : — Je vais voir où ils en sont i La porte s’ouvrit, se ferma ; Ninette n’entenJiî plus le pas de l'homme et comme Bob avait quitté la fenêtre, elle n’entendit plus la pluie tomber.La vision disparut.Elle trouva la force d'ouvrir les yeux et celle de ne pas s’évanouir.Deux minutes plus tard.Langeiier revint.— Et alors, chef ?Demanda Bob.— Mauvais ! Ninette pensa au blessé.— L’homme, à l hôpital ?— Non.pas de nouvelles de ce côté-là.Man ça.c'est pire ! En disant ces mots il lança sur la table un revolver nickelé.— On a trouvé ça dans les poches de votre frère.— Tonnerre ! Il ne manquait plus que ça ! rugit Bob.Mais déjà Ninette protestait : — Non, dit-elle, non.ça n’est pas possible l Marcel n’a jamais eu de revolver de sa vie ! Jamais ! Jamais ! — C'est ce qu’il prétend, lui aussi, répliqua Langeiier.D’ailleurs, vous allez bien voir, je vais le faire venir.Un ordre bref au téléphone et bientôt.Marcel apparut dans le cadre de la porte.— Ninette ! — Mon pauvre Marccel ! — Ca n’est pas à moi ce revolver là.Ninette l Je ne l’ai jamais vu ! Je te le jure ! Langeiier intervint, bourru, presque violent : — Voyons donc, cimequière ! C'est pas à toi 1 C’est pas à toi ! Il n'est pas venu dans ta poche tout seul ! Non ?— Est-ce que je sais.moi.comment il est venu dans ma poche ?Je vous dis que je ne l’ai jamais ¦I vu Bob intervint : — Ecoute-moi bien, Marcel.Pendant la bagarre, là-bas, tu n'aurais pas senti quelqu'un qui te glissait quelque chose de lourd dans la poche ?— Non.Bob, je n’ai rien senti du tout.A ce moment là seulement, Ninette s’aperçut qu’il avait un oeil horriblement tuméfié.— Mon pauvre petit, dit-elle.Ton oeil!.(Suite au prochain numéro) Jeunes Gens Voulez-vous, durant vos vacances, vous faire un salaire cliaque semaine?.Collégiens, qui voulez travailler pour défrayer le coût de vos études, avez-vous besoin d’argent?Jeunes filles qui songez à vous marier, durant vos loisirs, voulez-vous faire assez d’arcent pour acheter un trousseau qui fera l’envie de vos amies?Venez me voir, ou écrivez-moi : je vous ierai une proposition d affaires qui vous intéressera sûrement.Je veux des jeunes.pour la plus jeune et la plus prospère industrie canadienne-françaite.Notre campagne d annonce tant par la radio que par ce périodique, m'a apporté un nombre de demande* considérables, et c'est pour répondre à eos demandes que j’ai besoin de nouveaux vendeurs.MAURICE G.AUDET, prés 103.rue St-Paul Ouest Montréal FRANCE-CANADA, Limitée PAGE 12 Radiomonde 1er juillet 1939 / / JEAN N El Etant en charge des communica-(r,f de CKCV aux journaux, j’ai >.,yé, à diverses reprises, d’obte-de Jean Nel qu’il me donne des , tes biographiques, mais ce n'est ¦ une tâche facile, croyez m'en ; vous répond qu’il est trop oc-H du présent pour fouiller dans passé et, si on le presse, il s’en avec un : "Oui, oui, demain!.les optimistes interpréteraient jmr Gilles Di ll 1 MEL à la cuisine, aux tables, à la réception, etc.,.et serait peut-être aujourd’hui directeur d’un hôtel!.Mais il retourna en France pour assister au mariage de sa soeur.Entre temps, son frère, de deux ans plus âgé, était devenu le professeur Andenel, astrologue réputé.Tous deux repartirent en Allemagne, où la vie était très belle à cette époque, prédire l'avenir à Jean Lalonde et ses artistes en tournée ¦4 y* ' f “ - V ' MR mi» o ses «Arises Durant ses vacances, JEAN LALONDE, accompagné de Mesdemoiselles Lucille Dumont, Kollande Bernier et de Messieurs Rolland Bédard et Jean Forget, visitera plusieurs villes du bas du fleuve.Au retour ils arrêteront à Ste-Agathe.Nos amis voyageront dans ia magnilique remorque ci-dessus.Voici les endroits que ces artistes visiteront: Auditorium: Shawinigan Falls, dimanche le 2 juillet; Salle Notre-Dame: Trois-Rivières, lundi le 8 juillet.Salle C’hev.de Colombs: Montmagny, mercredi le 5 juillet.Théâtre Cartier: Rimouski, jeudi le 6 juillet.Théûtre Princesse: Rlvière-du-Loup: vendredi le 7 joulllet.Hôtel de ville: Jonquières, samedi le 8 juillet.Théâtre Roberval: Roberval, lundi le 10 juillet.Théâtre Alma: St-Joseph, mardi le 11 juillet.Hôtel de ville: Bagotville, mercredi le 12 juillet.Hôtel de ville: Chicoutimi, jeud ile 18 juillet.Salle Ménard: Baie Saint-Paul, vendredi le 14 juillet.Théâtre: Losilseville, samedi le 15 juillet.Arena: Ste-Agathe.dimanche le 16 juillet.Bons succès.position, à la direction du Ouimé- rice Pérusse, St-Hilaire, Marcel famille en France, Jean Nel est toscope, en collaboration avec Her- Huard, Marc Forcez, André Car- très attaché au Canada, vé Germain, puis, avec la Troupe mel, Charles E.Harpe, T.Gareau, jj participe à toutes les réunions Mirai, à Lewiston (Maine) où, du- Jean Colin, A Gallichan et votre dc ;a colonie française et nous rant deux années, il s’est rendu humble serviteur.l’avons vu placer les invités à la très populaire; après quoi, il fit Ce spectacle grandiose remporta messe de Ste-Jeanne d’Arc, et, nous deux saisons au Théâtre St-Denis, un tel succès qu’il, fut repris trois pavons vu aussi le lendemain, sous la direction éclairée du re- fois et présenté par le Conserva- parmi la garde du Roi, en qualité gretté Fred Pelletier.toire National de Musique de Qué- de vétéran français ; il fait partie Le théâtre périclitant à Montréal, bec, toujours sous la direction de du qjui, jjes vétérans Alliés et son Jean Nel s’associa avec quelques Jean Nel, au Gouverneur-Général camarades pour traverser le Ca- du Canada, Lord Tweedsmuir.nada, en jouant dans les centres Bien qu’il éprouve périodique- de langue française.Après des suc- ment le besoin de demander un meilleur copain à CKCV.cès à Hull, Ottawa, Sturgeon Falls congé pour aller, accompagné de et Sault Ste-Marie, la troupe rca- sa charmante femme, visiter sa endroit de repos favori est le Club de la Légion Canadienne.J'ajouterai que Jean Nel est mon Gilles DUHAMEL "Un de ces jours !”.mais que interprète, moi, comme : "A Pâque- on à la Trinité !” Aussi, j'ai dû me documenter un T< i partout pour réunir une bio-); phie que je crois assez exacte.D ailleurs, depuis six ans.j’ai reçu «le lui beaucoup de confidences.Le père de mon camarade Jean Nel • tait écrivain ; il voulut que ses fils devinssent commerçants, de sorte qu'au lieu d’aller à l'école normale supérieure pour y bûcher 1er belles lettres, Jean Nel dut apprendre les mathématiques qu'il * ' teste, puis aller dans une univer-eite allemande, d’où il se sauva, re- ant le* subsides de ses parents.J' -r gagner péniblement sa vie en nant des leçons de Français à edebojirg.A dix-huit ans, il fut * ;v°yê à l’Université de Bedford Angleterre), qu’il quitta au bout • ‘ deux mois, annonçant à ses pa- nts qu'il avait une bonne situation et qu'il n’avait besoin de rien.avait eu la chance, en effet, d’ntrer dans un des meilleurs hô-!l ~ de Londres, le St.Ermins.où * fils d’Hôtcliers sont promenés, • | service en service, jusqu'à ce o.r, H.» connaissent parfaitement ndustrie.Ijc salaire est minime, ¦ ' la nourriture, le logement et ’ Roins dont ces élèves bénéfi-‘ ' nt sont bien supérieurs à ce que us jeune* gens obtiennent, en payant, dans les meilleures universités.!*< nc.après avoir été deux mois r" -o 1er du grill-room, deux mois •< i trôleur de* comptes, deux mois proviseur, Jean Nol serait paseé lisa que les villes où elle pouvait ' rassembler un auditoire français suffisant étaient trop espacées pour qu'il soit possible d’y arriver.Elle se replia sur Ville-Marie, les deux rives du Témiscamingue, Timmins, revint par l'Abitibi puis se rendit au Lac St-Jean, fit le triangle Rivière-du-Loup-Moncton-Edmunston, et rentra à Montréal avec un magot substantiel.Ce fut ensuite, la Nouvelle-Angleterre, qui faisait à nos artistes, durant l'hiver, le meilleur accueil.Pendant des années, le circuit se renouvela et durerait peut-être encore si à Québec, Jean Nel n’avait reçu le coup de foudre.Il fit alors une saison au Théâtre Arlequin, entra à C K C V comme annonceur, se maria et se fixa à Québec.Aujourd'hui, Jean Nel, est en charge à CKCV de la rédaction des annonces commerciales et, en collaboration avec moi, des continuités.Nous lui devons plusieurs sketches à succès : Les Gaîtés du Régiment, qui ont vécu pendant six ans à CKCV, et furent reproduites cette année à CJBR; tous ceux qui voulurent bien leur ie Père Nazaire, Le Tourbillon, accorder leur confiance.Feu Roulant, La Maison Hantée, J'ai demandé déjà à Jean Nel ce I-n Date Fatale, Le Club de la qu’était au juste l'astrologie.Il Gaîté, Y a d la joie, La Vie est m'a répondu : "C’est une science Belle et les fameux Radio-Mots tellement bien établie et expéri- Croisés, qui ont triomphé cet hiver mentée depuis quatre mille ans à CKCV.que n'importe qui peut devenir as- Nous entendons souvent Jean trologue s’il possède les nombreux Nel dans scs propres sketches et volumes concernant cette science, dans le Théâtre chez Soi, égale-s’il sait résoudre des logarithmes ment à CKCV où la diversité des et trouver le cosinus qui indi- rôles qu on lui confie est une preu- que le temps sidéral.et enfin, ve de plus de sa versatilité.Nous s’il est doué d'une grande intuition, le voyons aussi quelquefois au A vingt, ans, Jean Nel retourna Pa-lais Montcalm et au Gala Dra-en France et son beau-frère, Paul matique.Chartrettes, acteur, auteur et im- Alors qu il était vice-président presario, lui mit le pied à l’étrier de la Société Française de Bicn-en le faisant entrer dans une tour- faisance de Québac.Jean Nel a née dirigée par un excellent hom- monté, au Palais Montcalm, au me, M.Souché.profit de cette oeuvre, la fameuse ’ ., .pièce de Clément Vautel et André Cependant, la loi Dalbiez fut , .__ ,_„„„ .— , „ - .de Lorde, Mon Cure chez les pau- votec.Tous les Français ages de „ f’ .,, .___ ., .,., .vros dans laquelle il jouait le vingt ans, furent conscrits et 1 an- .¦ 4 .J* ., ____ ro e si complexe du brave cuie nec suivante, c était la guerre, in- F., Bijoutier de Confiance M.W.RIOPEL près Sl-Anilri;) 902 BELANGER EST MONTREAL DOIIard 0640 Diamants Blue River Montre Bulov» LA.7(>t>8 Dr Philippe Deniers CHIRURGIEN DENTISTE EDIFICE MEDICO DENTAL coin Bishop et Ste-C’atherine DIRECTEUR ¦IEC FT NERAII LES Tel.CHorrier 9010 1717, RLE AMHERST.MONTREAL S-A-tlS l.'KI.I.IVK STK-l 11 III HlVt; terroinpue pour Jean Nel, par une année d’hospitalisation, à la suite d’une intoxication par les gaz, à Prosncs, près de Verdun.La guerre Pellegrin.ancien poilu comme lui.Il fut admirablement secondé par MM.René Arthur, dans le rôle du St-Père et René Constantineau.î iosnis, p.os u.vt.uu.o Gé d Bouiay, Roland Huard.Al- f nie, Jean Nel retourna pour quel- •’ .T .- .- ., i-,;i phons.’ Protean, et Albert Lachan- ques mois a 1 hôpital, d tu il re- * ., .,,,, M .xt .co dans 1 acte si lomaiauaoie du partit, remit a neuf, pour N ucbecoise.Ah! c’est vous Andrée.savez-i us que vous êtes gentille, j’ai l’impression que vous devez tre très jolie.Elle est charmante otrc petite lettre.Décidément vous voulez savoir non nom.petite curieuse !.je us vous le dire.Cependant je louve drôle cette idée.mais puis-ne vous le demandez, je me dois e répondre à votre demande.Eh ! ien, c’est.Oh! j’ai bonne envie c ne pas vous le dire.pourtant .ne serait pas chic!.Me voilà ans de jolis draps.Allons Al USEZ MOI ÉCRIVEZ MOI 0 Je serai brève, très intern santé.Jugez.Ne commettez pas l’erreur de ne pas me I lire juequ'à la dernière ligne.£ Bien manger, c’est-à-dire | absorber une nourriture qui j dorme à notre palais ce goût j de l’exquis, et, par cette sa-j tisfaetion, bien légitime, ne pas affecter l’organisme.Quelle problème ! I/un enlevé, l’autre se présente.I Ditee-moi, ces vers ne s’ap-I pliquent-ils pas à res multiples difficultés, qui se ! compliquent avec le genre de \ ie d'un chacun ?| £ Mes soeurs, souvenez-\oue du vieil adage.On gagne son homme.par j l’estomac.Messieurs, avouez, dans vos moments les plus I maussades, si on vous présente un mets délicieux.J mais si, oui, vous déridez, là, un large sourire.Eli bien! A nies semblables, à ces messieurs, res lignes, notre correspondance tranchera le noeud gordien.£ Me trouvez-vous quelque audace ?Allons donc.Je vous apporte des expériences des sommités sur le sujet.9 Vous me faites confiance.Vous m’écrirez, je vous répondrai en vous faillit visite, et je vous pré-?nterai un mets hygiénique, antiseptique, tonifiant.Notez bien, il est très bon, il peut se servir de maintes manières.Ma réponse à votre lettre sera une très intéres-ante démonstration.Je vous invite aussi à venir me voir, un personnel compétent possédant une parfaite connaissance du sujet est à votre disposition.9 Ne remettez pas à demain une question d’une telle importance.Voyez comme je lai approfondie.je fais pressant.Eerivez-moi.Votre santé, votre bonheur en valent la peine.Adressez : Ecrivez Moi, Lisez Moi, 916, avenue Dubisb, Montréal MicheO, ‘un coup de coeur!.Quoi ?.je vous l’ai dit.Vraiment elle est bonne celle-là ! Vous êtes satisfaite maintenant, petite Andrée ?* Q.1 — Voulez-vous s’il-vous-plait me dire si c’est la “Romance’’ de Rubinstein qui est le morceau thème de la pièce “Ceux qu’on aime” f 2 — J’aimerais savoir aussi qui joue le rôle de Georges et d'Odette dans “Vie de Famille’’ t Merci ! — Lucille.R.1 — On m’a dit que c'était la "Mélodie de Rubinstein.Il se peut que l’on se soit trompé et que le morceau thème soit la “Romance”.2 — Le rôle d’Odette est interprété avec finesse, par Mme Yves Bourassa.Elle était avant son mariage, Marcelle Landreau.Au théâtre elle est connue sous le nom de Nicole Germain.Georges est personnifié par le très charmant Guy Maufette.?Q¦ — Auriez-vous l’obligeance de me, donner les noms réels d’Odette Richard et de son fiancé Georges au programme “Vie de Famille” f Germaine T., St-Michel de Napier-vi lie.R.— Lisez je vous prie, la réponse donnée un peu plus haut.Vous serez bien renseignée.S’il-vous-plaît de revenir, ne vous gênez pas.voyez c’est une invitation.¥ Q.1 — Je voudrais savoir si M.Edouard Beaudry est marié t t — Qui fait Georges Blondelle dans “Vie de Famille” f — Tout coeur de 11 ans.R.1 — A ce qu’on dit, M Beau-dry n'est pas marié.2 — Georges Blondell est le rôle tenu par le sympathique Guy Maufette.Je profite de l’occasion pour répondre à votre lettre.qui, lais-sez-moi vous le dire est bien charmante.Je suis de votre avis Jean La-londe ne mérite pas de critiques pour s’être fait photographier en Don Juan.Il y a des jaloux.qu'alors y faire ?Des jaloux, il y en a à profusion.c’est comme les microbes (excusez ma comparaison, mais elle me semble juste).Et puis, si l’on y pense bien.Jean Lalonde n'est pas seulement un Don Juan, il est aussi un Prince Charmant.qu’en pensez-vous?* Q.— Pouvez-vous faire paraître la photographie de “Bébé Ginette”.Je trouve cette enfant douée d'un talent extraordinaire.Une qui écoute toujours "Bébé Ginette” et qui l’aime.— Mme Papillon, Ville St-Pierre.¥ R.— Au cours des prochaines éditions nous vous donnerons des détails au sujet de votre petite artiste favorite.Soyez un brin patiente, Madame.C’est très beau et très sage, "la patienceJ'espère vous relire sous peu.* A une Admiratrice de Radio-monde.Nous apprécions votre lettre.Malheureusement nous ne pouvons la publier.Votre désir sera comblé, vous verrez tour à tour les annonceurs de C H L P.Vous croyez que vraiment il y a des gens qui jalousent Marcel et Roméo ?.Mais pourquoi, les jalouserait-on ?N'oubliez pas “Radiomonde”, admiratrice ! ¥ Q.1 — Est-ce que le portrait de Roméo Mousseau va paraître dans "Radiomonde” f 2 — Est-ce qu’il y a «a annonceur qui se nomme Jean à C K A C et quel est son nom de famille.— An.r«eusc de lire "Radiomonde” R.1 — Dans l'édition du 1er fé- vrier 1939 (Vol.I, numéro 2) nous avons publié la photo de M.Roméo Mousseau.Si vous la désirez, écri-vez-nous en ayant soin de nous envoyer 6 sous en timbres et nous vous ferons parvenir le journal désiré.| 2 — Certainement.C'est Jean Lalonde.(Il n’y a pas d'autres Jean dans les annonceurs de CK AC.C’est surprenant que vous ne connaissiez pas son nom, car U est LE QUATUOR POPULAIRE A CHLP.J—— La chanson française est harmonisée et interprétée par le Quatuor Populaire à CIILP à 8 hrs, le mercredi soir.Debout de gauche à droite: Philippe Mariin, baryton ; Roland Piché, basse; François Denis, ténor.Assis de gauche à droite: Antonio Ouellette, second ténor; Romain Crépeau, pianiste accompagnateur.le plus vieil annonceur du poste.Lorsque vous voudrez d'autres renseignements, n’hésitez pas à nous écrire.C’est un plaisir pour nous que de vous renseigner.¥ Q — Pourriez-vous me dire quel est l’interprète du Dr Jean Lan-gevin dans “Grande Soeur” f Est-ce vrai que c’est René Cout-lée f — Gaby, la curieuse.R.— Gaby.c'est un joli nom.Il parait même que ce nom plaît aux messieurs ! C’est François La-vigne qui fait le Dr Jean Langevin.Jean-René Coutlée fait aussi partie de la distribution, il interprète le rôle de Georges Laurin.Votre curiosité est-elle satisfaite, Gaby ?.¥ Ç.— Vous serait-il possible de faire paraître bientôt la photo de Rina Ketty, la charmante chanteuse de C K AC f — Une admiratrice de Rina, Magog.R.— Je crois que vous vous méprenez, Rina Ketty est bien une chanteuse, mais elle n'est pas de C K A C.Vous l’entend2Z grâce aux programmes de disques.II se peut que nous publierons sa photographie.toutefois je ne peux vous l'assurer.¥ Q.— Au>ie«-voit* la bonté de me donner l’adresse de Germaine Lippe la soeur de Julien Lippe qui joue le rôle d’Arsène Lupin.—.Mlle Rita Mercier.R.— Je regrette, mais je ne peux vous donner l’adresse demandée.Ecrivez à M.Julien Lippe, «Arsène Lupin) au soin du poste CK AC à Montréal, il vous donnera sûrement tous les renseignements désirés.¥ A M.Jean Pise.C'est étrange Monsieur.oui, bien étrange, votre manie de critiquer.Je crois qu'avec vous peu sont épargnés.Pourquoi critiquez-vous Roger Baulu et Jean Lalonde.Dites-moi, qu’est-ce qu'ils vous ont fait?.Au moins vous avez eu le bon sens de dire que.M.Baulu était un excellent annonceur.Vous avez bien fait, le contraire vous aurait attiré des reproches.Vous croyez que notre ami "L’encyclopédiste” est toujours vêtu de gris .Erreur !.Roger a une garde-robe des plus variées.Et maintenant passans a Jean Lalonde.Ma foi ! vous avez du toupet.Vous parlez pour ne rien dire.Mais oui, voilà ce que je pense de vous !.Voyez, je le dis sans gants blancs et sans garni- tures !.Croyez-vous, que sans voix, l’on puisse vraiment chanter?.Jean a une belle voix et il sait s'en servir .(sa prononciation n'est pas du tout exagérée comme vous dites).Vous traitez d'imbécile la personne qui a surnommé M.lalonde le Don Juan de la chanson.Prenez garde."Trop parler nuit".Vous qui .critiquez si bien les autres, et qui voyez clairement les défauts du prochain.vous avez sûrement oublié l'Evangile.et la grammaire.et le dictionnaire Larousse.Consultez-les de temps à autre.Sur ce conseil, je vous quitte.Sans rancune !.j'espère.¥~— Q.— Qui joue le rôle de Lucile dans "Ceux qu’on aime” f Est-elle une nouvelle venue à la radio f A-t-elle un ami f A-t-elle déjà joué dans d’autres programmes et lesquels f Bien reconnaissant.— Jean Jacques.R.— Holà ! Jean Jacques, elle vous intéresse cette petite.Elle s'appelle Madeleine Cardin, elle est jolie et blonde comme les blés.Elle a joué dans plusieurs sketches radiophoniques à CH LP et en plus elle fait partie du M.R.T.français.Elle doit avoir plusieurs amis et admirateurs.c’est très difficile pour moi de vous renseigner, car je ne connais pas sa vie privée.¥ Q.1 —¦ Pourriez-vous, s.v.p., me dire le nom du père de Marcelle Lcfort, Margot Teasdale, Muriel Millard, Albert Cloutier, Camille Ducharme, et Marie-Paule Bolduc, l’amie de Jean Ixilonde.t — Jean Lalonde envoie-t-il sa photo avec un chapeau f 3 — Jean Clément est-il marié f Curieuse de savoir R.1 — Toutes ces personnes portent le vrai nom de leurs pères; c'est assez facile pour vous d'être renseignée.2 — Jean Lalonde envoie des photos à ses nombreux admirateurs et admiratrices ; mais je ne sais pas s’il envoie celle avec un chapeau.Si vous en désirez une faites-lui en la demande.3 — Jean Clément est marié avec l’exquise Paulette Luce.Et voilà, la petite curieuse sait tout cc qu'elle voulait savoir.¥ Q.— Veuillez me dire, s.v.p., par l’entremise de votre courrier, si Margot Teasdale est mariée, si oui, avec qui t — R.B.R.— Non, Mlle Teasdale n’est pas mariée.¥ Réponse à Fleur de Mai.Pour tous renseignements au sujet de “Bébé Ginette”, adressez-vous au poste CH LP La Patrie.Vraiment, je suis peu renseignée au sujet de cette enfant.¥ Q.1 — Voudriez-vous me dire par Radiomonde ou est né Fridoiin (Gratien Gélinas) T 2 — Aurons-nous le plaisir de voir la photographie de Margot Teasdale bientôt dans votre journal f — Emilienne de Shawinigan Falls.R.1 - Je ne puis vous rensei- gner pour le momint, M.Gélinas est en voyage.A son retour je me ferai un grand plaisir de vous renseigner.2 — Si je ne me trompe pas Margot Teasdale a déjà paru dans notre journal.Il est fort probable que plus tard nous publierons sa photo.Ecrivez-nous encore, Emilienne.¥ Ç.— Est-ce Alfred Brunet qui joue le rôle de Georges Blondell dans “Vie de Famille” f R.— A ce que je vois, Guy Maufette a su conquérir tous les auditeurs de "Vie de Famille”.Bravo!.Le succès qu'il remporte est bien mérité.SOYEZ IRRESISTIBLE ntco le nouveau parfum l lvlvlv L> U 1V1W1-N.1 TOURNÉE DU RAS DU FLEUVE DU 1er AU IS JUILLET ¦m RQDIOmOnDE
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