Radiomonde, 15 juillet 1939, samedi 15 juillet 1939
LOUIS BELANGER populaire annonceur à C.K.A.C.VOL.I No 14 MONTREAL, 15 JUILLET 1919 ¦ 'Sfc \ ¦ Blaï P» PS P Ki/.v' v s .y», .-• ¦ * *x: v :• Éàêêi ¦ ¦ V- „ * * •P r*~< .• • .' ¦.U%>yà\; ¦ •> • •.W'rvfrÿfti'j .- . Et voici ce qu'ils disaient: 'pOUK MOI TOUJOURS ¦ ¦' : ¦ : : ¦ .: BIERE QUE VOTRE ARRIERE buvait GRAND PERE ¦ • v ' v mmBm mlm >.' ' 1 - V«y;‘ ipliil -V .XM ¦ >3©f: l a .-.v : 7iw % mmmmm .y y' ¦ de nouveaux ’Frtdoltn ’.etc.numéro, dos détails complets sur tact avec le public, nous entendons Continuez Radiomonde, votre belle ]cg taxes qi|j sont jmnoS(je3 aux un autre son de cloche Et voici oeuvre.faites valoir nos talents a,,.?, ’ .«» voici, tistes etrangers.Malheureusement.?,?“„,.„el i.-C-ati“n dcJean Desprez, efJf».?eJ™_plus_que nous soin- ces détai,s np nous sont pag pncorp parvenus d'Ottawa où nous les avons demandés.Nous avons entrepris de défendre nos artistes, d'attirer l’attention sur eux, de réclamer leur place sous le soleil, et nous ne prêt à aventuriers du théâtre et à leur trouver du génie.Il devrait mieux savoir, lui qui a fait des études et dans ses voyages, a rencontré d’authentiques metteurs en scène et directeurs.Mais quand on est aveugle, n'est-ce pas.ou qu’on est aveuglé, il n'y a rien à faire.quelques-unes des lettres que nous mes "Hn peuple sans musique, sans longtemps que je n’ai pas écrit et aujourd’hui, ça me fait tellement plaisir.Je demeure, votre toute dévouée, Mme Rosario Béland, 6?— Sème rue, t Limoilou, Qné.Ceci nous dispense d’ajouter d’autres commentaires à notre article qui reflète l'opinion de la majorité.talents, sans artistes’’.Bonne chance.Radiomonde.(Signé* M A.DESAUTELS, 311, Blvd.des Prairies, recevons : St-Hyactnthe, 9 juin 191?“Radiomonde", Hôtel Ford, Montréal.Cher Monsieur, Je vous envoie cette lettre si elle peut vous aider en quelque chose dans la lutte que vous avez entreprise si vaillamment pour aider et sauvegarder nos artistes canadiens Dévoués messieurs, contre ceux d'outre-mer.Oui, c'est De très loin j'écris pour vous fè ?» * Yonkers, Si - 5 Radiomon de, Hôtel Ford, Montréal.19 Laval des Rapides, tolérerons pas que certains de nos propres compatriotes oublient toute mesure, marquent leur défection par une campagne xénophile autant inutile que déplacée.Encourageons les nôtres, d’abord.Et les autres après.s’il en reste ! R.M.“Le “Euchre” de Paroisse par Puni GÉLINAS Dam le petit village, un dimanch’ de j'uiliet, A la sortie d l’église, le monde ne pressait.I,e inarguillier du liane, précédé d'son liedon.Apre» toutes les meases, criait sur le perron: Demain soir à huit heur’, tous ceux qui ont dTatout”, ‘ Pourront v’nir au “Euchre” pourvu qu'ils aient trente sous* ^ aura îles prix en masse, et si vous gagnez pas”, “°n vous Tra chanter “Free” une coiipl’ de libéras." I ne aiinonc’ comm’ celle-là, le dimanche matin, huit un effet subit sur tous les paroissiens.C t ait toute une attraction, qu’une soiree de ce genre, (,ar on n avait pas eue, depuis le mois d’novemlire.Et le lendemain soir, une heure avant le temps, Dvant la sali' paroissial’ “y” en avait déjà cent.¦si la plupart des gens, étaient v’nns si d’bonne heure, C’est qu’ils voulaient “tâter” les cadeaux de valeur.l ue fois la porte ouverte, ou les vit tons entrer, A full speed dans la sali, pour etre mieux placés.Ce fut une ruée, digne de la Grand’ Guerre, Qui vit plusieurs dames se ramasser par terre AvaiiJ même d'atteindre, la dixième rangée.Mais là où on pouvait, avoir le meilleur “show”, C était sans contredit, a la tabl" des cadeaux.\ avait sur les tablettes, des prix pour tous les goûts, Et les gens du village voulaient toucher à tout.A un certain moment sur “le fer à r’passer”, A avait au moins dix mains qui tenaient la poignée.En passant d’vant l’jambon, tout l’monde allait l’sentir.D .• • CL 91 1 __ 9t ’our voir si “y” s'rait frais, au moment d'ie sortir.I Un marchand de la place, pour cette occasion, Avait donné en prix, cinq livres de bonbons.Mais quand 1 monde eut fini, d examiner les prix.Des cinq livr’ de “nananne”, “y” en avait trois d'parties.El par dessus l’marché, les bonbons qui restaient, Etaient pour la plupart, ceux que personne aimait.La partie commença un peu après neuf heures, Dès que l’euré prit place à la table d'honneur.La salle, à ce moment, était pleine à craquer, Et “y” avait plus de bruit, qu'au détail du ‘hockey".Les uns jouaient au bridg’, les autres au Casino, A en avait même six, qui jouaient “aux animaux”.Ça faisait pas une heure que c’était commencé, Pourtant “y” en avait vingt, qui s’étaient “engueulé*”, Vers les minuit et quart, le curé se leva, C était là le signal, pour jouer () Canada.Pendant quelques instants, la foule à l'attention, t .hauta tant bien que mal I hvmne de la nation.Puis ce fut la sortie de ces bons paroissietis, Qui tenaient précieus'ment, leurs cadeaux dans leurs mains.II fallait bien encore, qu on se lasse en sortant.Car tout l’monde voulait sortir en même temps.La poussée devint telle, que pour quitter la place, Il fallut se laisser, emporter par la marne.Le marguillier en charge, eut aussi son cadeau, Et ce qu'il remporta, fut un joli tableau.Quand il voulut sortir, le tableau sous le bras.Dix personnes avec lui, sortirent à m’moment-là.Inutil’ de vous dire que notre marguillier, Fut pour quelques instants, partiellement écrasé.Et quand il arriva, enfin à la maison, I out 1 monde riait de lui en l’voyant sur l’perron.Le pauvr-homme tout à 1 heure, sans null'inent sans douter, En sortant de la sali , s était fait si tasser.Qu il avait échappé, le cadeau rpt'il avait.Et presque en m’eme temps la porte se cassait, I ant la poussée des gens était devenue forte.Et lui sans le savoir, était revenu chez lui, Emportant sous son bras au lieu du fameux prix, Non pas une peinture, mais un cadre de porte.a w \0 oi.901 26 ot.$2.00 AO ox.^2.80 V* %0\SS0H VS VU1S SMHV - • VUK ÏORXV - PUIS SAVONS* PRODUT Ot MELCHERS DISTILLERIES LIMITED.MONTREAL «iBERTHIERVILLE 15 juillet 1939 0 Radiomonde © PAGE 3 ! MES mwi VJREUSE L'une de* "bonnes” de la quinzaine: Roy Malouin, ouvrant le micro pendant la "Partie de Bridge" de Mireille - Sablon - Pilla et Tabet, et disant: — Je passe! * * * A propos de Roy Malouin.voici la lettre qu'il a reçu d une admiratrice.Nous traduisons.Cher monsieur, "Pourquoi coupez-vous à tout bout de champ les disques de Tino Rossi, pour passer des annonces commerciales?Je vous écoutais avec plaisir autrefois! Mais maintenant, je vous envoie au balai.’’ "Ne croyez pas qu’en coupant les disques de Tino Rossi, nous apprécions moins sa douce voix.Au contraire! Faites-en jouer plus souvent et, de grâce, ne Je coupez plus!” (signé) Une inconnue.Notre ami Roy, afin de ne pas être envoyé au balai, cessera-t-il de couper ce pauvre Tino?Et cela corrigera-t-il la voix “feuHenette" du chanteur corse?* * * Il faisait chaud, dans les studios ces jours derniers .En dépit de la "climatisation”, les chaleurs respectives a manifestaient.Certaines émissions où le public-est admis devenaient pénibles par suite de la chaleur.Et le nez des annonceurs devenait un robinet d’où coulait une sueur abondante et généreuse.* * * Le départ de Jean Lalonde pour sa tournée a été le prétexte d’une fête au ravioli.Une cinquantaine VOS PNEUS RESSEMELES COMME DES NEUFS Eparcnee Confier.\o* vieux i#neiis n noire nieller de res^e-melace.— Ne roulez pan *ur de* pneu* u*é* ! I>eni;inftex-nou-* un eitimf.Notre procédé a fait *e* preuve*.Trnxail tram ntl.STADIUM TIRE SERVICE 1871 DELORIMIER — CH.8966 AlP TURCOTTE, Prop.ISl liU ,;fv ÎDudOÔ & ’ ADMINISTRATEURS DE 3503 ^ PAPINEAU 45^ % ^AMHERST _ 5469 ûeittontrraLïimtlée.•Directeurs de Funérailles- Abonnez-vous à impiomonPE C’est le meilleur moyen de vous assurer la lecture régulière de Radiomonde.Découpez le bulletin ri-> Sous la direction de R.BOUCHER, prop.Salon Roméo Enrg.Tour u»e belle permanente appelés KUonlunnc 5225.ou veaes nam rendes-%ou«.Permanente» à l'huile «le t«»u» Rendent 1.00, 1.50, 2.00, 3.00, 4.00 et 5.00 Permanente» *nnw machine 3.50 à 5.00 Garanti***- pour H moi*.1481», I>F>MONTIGNY K.La saison prochaine sera très active Réalisatrice wm£ Mlle Lucille DESPAROIS, réalisatrice de» “Promenades Musicales”, une présentation spéciale du poste C.H.L.P.qui obtient, depuis ses débuts, un succès sans cesse croissant.Ses dix ans d’expérience à la radio confère à Mlle Desparols des qualités de premier plan, et ses émissions sont à U fois instructives, charmantes, et du plus haut intérêt.M.EDOUARD BAUDRY, le brillant auteur de Rue Principale, épousera le 29 juillet prochain, Mademoiselle Yvette Gagnon, la secrétaire du directeur musical de Radio-Canada, M.Jean-Marie Beau-det, et nièce de l’honorable Onési-me Gagnon.Nos meilleurs voeux les accompagnent.APPRENEZ A CONDUIRE A PEU DE ERA/S ÉCOLE FÉDÉRALE des CHAUFFEURS VOITURES SPECIALES A DOUBLE-CONTROLE ATTENTION SPECIALE AUX DAMES 1621, RUE SAINT-DENIS HArbour 5518 datfadbomcrude.par Paul Câlinas M.LOUIS LEPROHON, du département des ventes de CKAC, épousera le 5 août prochain, Mlle Estelle Towsley.Nos meilleurs voeux à notre camarade.La saison radiophonique qui commencera en septembre s'annonce à la fois brillante et débordante d’activité.A part les programmes déjà classés, qui reviennent à l’automne, on note une dizaine de nouvelles émissions et, parmi celles-ci, une heure complète de théâtre radiophonique sur la base de cc qui se fait à Hollywood.1 2 3 4 6 6 7 8 9 10 11 12 13 14 1 1 • 3 4 m 5 1 B 7 lEH 8 9 10 ran n i i 12 13 ?14 l ! i ?u jSHQI DU LL 1 i n HJ9l r r 1 1 | u i iü r nr i '?i 1 1 1 n i ï i m i i i m - U L UÈË jj JÊO E 1 K i UU 1 ! i ¦ ¦ m ¦ i ! 1 n 1 j 1 m r uu ¦ i i ! m 1 i i i i ?ne: mm U u 1 U LJU u ?¦~TTTT1 1 i oie mm uuu LE® i ?rmrritr n n ?ü 1 i Tl LET] in » i j ?[ ! ?Tin ! 1 HORIZONTALEMENT H—Fierre précieuse de couleur laiteuse — Breuvage (pluriel).1— Premier mot du Programme 12—Qui n’a pas d'existence — qui a été remplacé par la course au Boeufs sauvages.trésor — Annonceur de CKAC.13—Riv.de France — Rendu (Prénom).triple — Sommet de la tige de cer- 2— Nom d'un auteur français de taines graminées.romans policiers — Chanteuse du 14—Ouverture par laquelle la ba-saincdi soir A C.K.A.C.leine expulse l'eau de sa bouche (ce 3— Pluie soudaine — Abrév.de mot doit être écrit à l'envers) —.Paul-Emile — Homme d'état de Nom du directeur des programmes Tchéco-Slovaquie dont le nom a été A C.K.A.C.mentionné souvent A la Radio en Septembre 1938.VERTICALEMENT 4— Taureau sauvage — Transportée de nouveau hors d’un pays.1—Principal interprète de Robin 5— Alain Gravel le fit au timbre 9— Lettre grecque — Annonceur de C.K.A.C.10— Mécanisme moderne qui fait agir une machine RJ El V E I ÜJ M A 1 T 1 I 1 N Ml 0 1 T i A L£J 0j ï N AI I 1 T Ml M | A J U | V | E j JDj 0 u T A m M Rg | R | A | Z | Z | I | A | I u E 1] m M I v |E|N|I|E|L|S| 0 A u A R A D i |0M'W Ma |P[ E TT 1 B E M E L l|eis mm 0 |N|D|H RI A|«l 1 S | L | E|E| K .0 0 C ¦ D i u nu c i T |A | Ml F | A | R | D A r% A N| |T|H| | E M 1jmirIuIei Mi N 0 0 j] ¦PT [ëTr |0|S|T 1 A 1 T m ¦ u ERW 1 u | n MTÂ| U|R|E|T|T|Ej C L nmn | N | T | E | L |E Ml h Ml E| R | B E rm 111 s Ml E | T | A111 S WT1 0 S c|Âl R Ml A Is | S | I | E | T | T | K | 11 Se battre s\ coup de poings (sauf la première lettre) — Nom d’une tante bien connue des amateurs de radio.12 Mis des gants — Quelques-unes de nos artistes fém*nines de la Radio en ont certainement sur la tête.13— Prince troyen (mettre ce mot au pluriel) — Nom d'un opéra célèbre — Abréviation commune qui se voit au bas de» lettres.14— Chaîne de postes rati t*nl»oiitqii«i à la C.K.A.C.est affilié.laquelle is luiu* m PAGE 7 r*rW- mm ' i w* ¦ '¦- Émm W & ¦ ¦ » npllt Milo LUCILLE LAPORTE, gentille chanteuse montre soliste do l’orchcstre do I,nisi Romanelli, au M»nc"r promonade de la vaste piscine de cet hôtel.15 juillet 1939 Réseau CBS Le Maestro du Jazz • ^«««< Au départ de la Caravane Musicale de Jean Lalonde; IV gauche à droite: M.CLOVIS BERNIER, père de Mlle Rollande Bernier, M.ROGER HAUL U, Mlle ROLLANDE BERNIER, M.JEAN Lalonde, Mlle LUCILLE DUMONT et Mme JEANNE FRET.A l’arrière, on reconnaît M.ANDRE LALONDE et M.ROLLAND BEpARD.Ellery Queen, fameux gentleman détective examine une piste que lui décrit sa secrétaire Nikki.A leur expression.on voit que le mystère est résolu.“Les Aventures de Ellery Queen, Un programme du réseau Columbia, ¦ont irradiés par IRAI, tous les di- manches soirs à 9 hres, p.m.CLAIRE TREVOR, artiste bien connue du cinéma et partenaire de Edward-G.Robinson, dans la série de programme “Big Town" vient de remporter un grand succès au programme Lux en tenant brillamment le premier rôle de "Border Town", RUTH CHATTERTON vient do se joindre aux artistes de "Big Sister” U» brillante continuité radiophonique irradiée par CKAC, à 11.30 du lundi au vendredi.Mlle Chatterton remplace Mlle Alice Frost, durant ses vacances.• Rudioinonde % 0,.¦ ¦ PAGE 8 PAUL WHITEMAN, examine une nouvelle clarinette, que son soliste, Al Gallodoro, emploiera dimanche prochain, lors du Concert en mémoire de George Gershwin sur le réseau Columbia.(CKAC de 3 heures à 4.) ¦ — -¦V'»-'* En vacance au Lac Gagnon MARC Al'DET, ingénieur à CKAC, s'improvise figaro et coupe les cheveux de son confrère ALAIN GRAVEL, annonceur à CKAC.(A droite Alain Gravel aime à payer rubis sur l’ongle” comme dit le proverbe et présente son “trente sous” à Figaro Audet, qui dans l’espoir d’un pourboire, époussette un client qui a l'air de payer si bien.Réseau NBC Ils vérifient les vibrations LUCILLE BALL, brillante artiste du cinéma qui a été l’invitée de Bing Crosby récemment, au I’oste CBM.¦ JÈÈ fc'jà If > ~ , mS»*.v.-, WALTER O’KEEFE, à droite accompagné de ANDRE KOSTE-LANETZ et Mlle KAY THOMPSON, vérifient les vibrations du diapason géant qui a été introduit dernièrement au programme Tune-up Time” irradié sur le réseau Columbia (CKAC 8 hres les lundis soirs).Mlle Jeannine Garnie 321, Carré St-Louis MONTRÉAL EST L'HEUREUSE GAGNANTE DU CONCOURS D'AGL iÉ (ME I)E FAMILLE) Le chien sera nomme GAMIN JUNE TRAVIS vient de renoncer a une carrière à Hollywood pour se consacrer à la Radio.Mlle Travis tient le premier rôle dans Shadows of the West” un programme du réseau NBC, on ce moment, avec honneur, un engagement comme | noir » La Malbaie.la voici, à droite, photographiée sur ia Rndiomonde PAGE 9 i 15 juillet 1919 Je ramasse ^UGDCLD'LT TU Le théâtre de chez-nous Une émission hebdomadaire unique en son genre Le poste C.H.L.P.est reconnu pour la grande variété de ses disques.Il est évident que la chansonnette française s'y distingue au premier rang.— Au fait, il est une de ces chansonnettes qui nous dit, au début de ses couplets: “Quand un gendarme rit" “Dans la gendarmerie" “Tous les gendarmes rient” “Dans la gendarmerie” Ce qui me porte à vous parler de mon camarade Michel Norman-din.— Quand Michel se met en frais de nous conter une histoire, il prend bien soin de la Kl UK TOUTE avant d’arriver à la fin.— Il sait d'avance, lui, le mot drôle qui chatouillera ceux qui l'écoutent.Mais, ce diable de "Michèle” ne peut pas résister à la tentation d'entrecouper ici et là, son histoire d'un rire prolongé, faisant un bruit strident d'un pont-lévis qu’on abaisse.Chacun se dit, esquissant un sourire: “Oh! mais elle va être bonne, cette histoire là!.Toujours est-il que Michel en arrive, à la fin de son histoire, et, sacrebleu, il nous faut bien rire nous aussi, car.franchement.c'était vraiment drôle.PENDANT.et.APRES.N'empêche pas que Michel s’est acquis la réputation de rire ses histoires avant de les raconter, et même s'il n'y avait pas d’histoire au bout, c’est déjà bien comique de voir Michel rire.tout court!.pour comprendre quand il faut se fermer la bo te.et quand.il faut l’ouvrir! Les directeurs et rédacteurs de Radiomonde semblent s’être donné comme mission de faire valoir, de faire ressortir les beaux cotés, les talents trop souvent inexploités des nôtre, particulièrement de ceux qui abordent les microphones de nos studios.Je les en félicite et je m'efforcerai à l'occasion de les imiter.Il doit cependant exister dans cette archiconfrérie, un esprit de fraternité, un esprit de collaboration si grande, qu'il ne soit pas permis à qui que ce soit, de s’offusquer d’une boutade anodine, ut-elle provenir de la plume unique d’un BIG CHIEF.D’abord je dois vous avouer, que, chaque poste va son petit bonhomme de chemin, comme* il l’entend.Il n'a qu'un seul but: celui d'être agréable au public.Et vous seriez surpris chers lecteurs, de constater jusqu'à quel point elle existe cette camaraderie entre les membres de3 différents postes.En septembre 1938.le poste CKAC inaugurait une nouvelle série de théâtre radiophonique sous la rubrique “Le Théâtre de Chez-Nous”.Quelques semaines plus tard, le programme devenait commercial.Une fois le contrat expiré le poste CKAC continua les repré- Un autre maître du rire, chez nous, c’est l’irrésistible Marcel Tremblay.—Peu importe dans quel secteur du poste où vous soyez, il vous arrive à différents intervalles, comme une volée d'hilarité, une détonnation non contenue de poumons qui n’en peuvent plus et qui manifestent “ allegro vivace ” les dons gutturaux du dit Marcel.Ceci dénote d'abord que le héros de nos émissions matinales a le rire facile, niais nous croyons remarquer aussi dans ce rire au déclanchement si spontané, la grande franchise et le caractère jovial de celui de qui ce rire nous provient.Il faut savoir reconnaître à Marcel ses nombreuses qualités.L'une d’elles, et non la moindre, c'est que, malgré, ses récents succès auprès du public, il ne s’est pas gonflé la tête.Il reste comme toujours “pour tout le monde” l'aimable copain qu il était auparavant, toujours empressé quand on lui demande un service.Il n'en est PAS lTN.comme Marcel Suis allé, l'autre soir, en compagnie de quelques amis à l’Exposition de l'Artisanat Canadien Français.— Malheureusement, nous sommes tombés sur le dernier soir, et comme nous avions décidé d'avance d’y prendre le souper, nous en avons été quittes pour apprendre que, ce soir-là c’était le soir de la fermeture.— Enfin.passons! Mais pour moi et mes intimes ce fut une fermeture.éclair.! Dans le language courant on appelle-çà “ZIPPER".A bon entendeur, Salut.neuf ans sous les titres les plus divers, on atteint facilement le chiffre de deux cents.Deux cents pièces radiophoniques ! Voilà un bilan qui pourrait faire réfléchir ceux qui doutent encore de notre production littéraire.Simplement, depuis septembre Henri Letondal a écrit 42 pièces radiophoniques pour “Le Théâtre de Chez-Nous”, sans compter les sketches spéciaux qu’il a composés, tels “Un acte d’héroïsme”, “Passage à niveau”, et “Terre sanglante”.Avec un rare éclectisme, Henri Letondal parvient à écrire des • oeuvres qui ne ressemblent pas aux précédentes et constituent, chaque fois, une nouveauté.Citons, parmi les plus remarquées :“.Vu fond de J'abîme”, “La Mystérieuse Dame Blonde", “Trésor d'amour”, “La Femme sans nom”, “Le lac d’argent”, “Par la fenêtre”, “Les ailes dans le vent”, “Le mystère de l’Au-Delà”, et “La Bohémienne de Val Morin”.L’originalité de la présentation réside dans le fait qu’il n'y a pas à proprement parler d'annonceur au programme.Après une simple phrase identifiant l'émission, c'est Jacques Auger qui vient au microphone et présente la pièce à la manière d'un narrateur.De fait, il est à la fois le commentateur et le principal interprète du sketch, tout comme Orson Welles, aux Etats-Unis, présente ses propres spectacles.Jacques Auger possède une voix magnifique qui l’a classé au tout premier rang de nos interprètes de théâtre et de radio.C'est lui qui est le pivot du programme et, comme chaque pièce est écrite pour lui, il s'y sent particulièrement à l’aise.De fait, c’est la première fois qu'un artiste canadien français de mérite est ainsi: “monté en épingle” et cela est tout à l'honneur du poste CKAC qui l'emploie.Quant à Antoinette Giroux, ell® est une partenaire excellente pour Jacques Auger.Sa longue expérience de la scène, sa sensibilité et sa parfaite compréhension du texte en font l'interprète idéale des rôles dramatiques.Avec sou-plesse elle interprète aussi la comédie et sait varier son interpretation de semaine en semaine.Les autres interprètes du "Théâtre de Chez-Nous" sont : Gaston Dauriac, Jeanne Demons, André Treich, Pierre Durand, Louis-Philippe Mercure, Liliane Dorsenn, sans oublier l’auteur qui joue des rôles épisodiques et sait charger sa voix à s'y méprendre.Telle est cette émission, nous le répétons “unique en son genre".Notre journal qui, depuis le premier numéro, a toujours pris fa,t et cause pour les artistes de chez-nous est heureux de le signaler à l’attention de ses lecteurs.K.M.SOYEZ IRRESISTIBLE avec le nouveau parfum Goutt»’ D'Autour «jui poMfde une odeur attirante.(>»t nouveau, différent, exotique, rnviksjint.Il toupillera d’envoyer 35e pour échantillon.Argent remia ni non sniiv ffnlt.Produit** Hyper ode.lloit.Postale 51, Station G, Montréal.Partout, on se plaint de la température, et l'on se dit: “Ils ont été bien mal avisés ceux-là qui ont choisi leurs vacances pendant cette période de temps froids.Ca n'empêche pas que Mademoiselle Florence Guimond, la secrétaire du directeur, nous est revenue avec un épiderme tout rougi par les ardeurs du soleil, preuve évidente que le soleil luit, pour tout le monde.Nous avons eu la visite récemment, le même jour et à la même heure, de deux de nos anciens copains.Jean Fournier, annonceur à C.H.L.T.et Bob Haineault, du Syndicat National d'Electricité.Jean n'était que de passage entre deux trains, sa courte visite ayant pour but de bâcler une émission spéciale devant commémorer le deuxième anniversaire de fondation du poste sherbrookois.Bob lui, était de passage , entre deux avions, histoire de venir saluer ses parent et amis Montréalais.Le BIG CHIEF ne saurait c’ore cet article sans formuler au directeur et au personnel de C.H.L.T.des voeux de succès et de longévité, à l’occasion de son récent anniversaire.Et sur ce je me sauve en vacances.Souhaitez-moi.du beau temps! BIG CHIEF ANTOINETTE CI ROUX, la sympathique comédienne montréalaise, vedette du “Théâtre de Choz-Nous”.sensations hebdomadaires du “Théâtre de Chcz-Nous" dont l’unique auteur est Henri Letondal.Tous les lundis soir, à 10 h., Henri Letondal préscr.*» une pièce nouvelle, spécialement écrite pour le micro, et qui met en vedette nos deux boursiers en art dramatique, Antoinëtte Giroux et Jacques Auger.Ce qui rend cette émission unique en son genre, c’est non seulement le fait qu’un meme auteur Atelier: PLateau 6047 Résidence: M Arquette 1774 STELLA RADIO SERVICE fog! Electricien Licencié EXAMEN A DOMICILE OUVRAGE GARANTI 4669, rue Saint-Denis Vis-à-vts Théâtre Stella LAVEUSES ELECTRIQUES $.r>9.00 et plus.Termes à partir de $1.00 par semaine.C.A.BEAUDET SERVICE DE RADIO Dans toutes les parties de la mile.— Prix modique.Wellington 6926 4811 Ouest, rue Notre-Di.GARANTIE de trois mois donnée avec tout réparage de radios M.et Mme EDDV G ELINAS, mieux connus au théâtre sous le nom de Tit-Pit et Fifine deux nouveaux venus à la Radio que vous avez entendu dans les programmes suivant: “Les Amours de Tit-Ios”, “Grande Soeur”, “Joson et Josette” et “C'est la vie" et que bientôt vous entendrez dans un programme quotidien.Ils font en ce moment une tournée dans la province.Tous les dimanches à l’Aréna St-Jérôme et à Ste-Agathe le 16 juillet, assisté d’un groupe d’artistes de la radio entre autres : M.Edgar Goulet, de “Rue Principale”, Aus-tain Kennedy, imitateur du célèbre Maurice Chevalier, Paola Alvares •t 23 autres attractions diverses.Garage LAUZON DRIVEYOURSELF 2565, Rouen CH.1102-3 Réparations générales — Méranlrpie — llébossage — Peinture — Soudure — Service de frein» — P.ay1>e*to».Service de pneus par un expert.A LOUER pour tontes occasion*.Baptême.Mariage ou Funérailles, Voyage d'affaires ou d'agrément.Bonnes voitures, confortables et de modèles récents.RADIO GILFORD ENRG.CHerrier 3535 1155 GILFORD CHerrier 3535 Spécialité: RADIOS D’AUTOMOBILE REPARATIONS Estimés SANS CHARGE à domicile SERVICE PAR TOUTE LA AILLE (Inclus le soir) VERIFICATION DES LAMPES GRATUIT! Radio Service Rapide PROP.: A.R.CONLIN 3166 AVE DU PARU N.B.—Sur pri'HCntutlon île celle nnnonee, m escompte de 20% sera alloué sur les Innipes de milia.JACQUES AUGER, notre brillant artiste canadien, vedette du “Théâtre de Chez-Nous”.trouve le moyen d’écrire, chaque semaine, une pièce originale, mais que la réalisation de cette pièce soit elle-même différente des autres et que l’interprétation mette en lumière nos deux principaux artistes canadiens.Avant d’entreprendre d’écrire “Le Théâtre de Chcz-Nous", Henri Letondal avait déjà fourni plusieurs pièces à Radio-Canada pour le "Radio-Théâtre” du poste CBF et aussi plusieurs sketches pour les “Esquisses Théâtrales” du poste CKAC; ce qui rend leur nombre assez impressionnant.En effet, si l’on tient compte des intermèdes dramatiques, dialogues, sketches et pièces que Letondal fit représenter à I”'Heure Provinciale”, pendant REPARATIONS DE RADIO ALBERT PARÉ TECHNICIEN Magasin YOrk 4683 Résidence FItzroy 5030 ««HO) FItzroy 9553 INSPECTION A DOMICILE 50c SATISFACTION ASSUREE ! 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Indicateur de poste (Radio T,og) sur demande, ou envoyé par la poste.Moisan Radio 5905, Boul.MONK PAGE 10 Radiomonde 15 juilUi 1 m ï^l \y3D 1 CO CCS c?; m RUE PRIIKIPALE Jui.v*~- «.- J* ' -y .- LIVRE PREMIER NINETTE ¦IHIIIHM— Il IMM——¦Mt.amBBia II II WH — i& &coudh*j RESUME DES ^ 'PITRES PRECEDENTS Ninette et Marcel Lortie, orphelins tous deux, vivent en assez bonne entente dans la coquette cité de Saint-Albert, malgré la grande légèreté de Marcel, dont les fréquentations douteuses inquiètent sa soeur et son fiancé, le sergent de police Robert Gendron.Un soir, dans une salle de "pool’’, une violente bagarre éclate.Marcel et une dizaine d’autres habitués de l’établissement sont arrêtés au cours de la descente de police qui suit.Les autres sont relâchés, mais Marcel, sur qui on a trouvé un revolver et gui est, en outre, accusé d’avoir assommé un homme à coups de bouteille, est incarcéré.Dans le bureau du chef de police nous trouvons, outre le chef lui-méme, Marcel, Ninette et Robert Gendron.Marcel jure ses grands dieux que le revolver ne lui appartient pas et qu’il ne l'avait jamais vu avant ce soir-là.Ninette s’aperçoit soudain que son frère a un oeil atrocement tuméfié.IV Où l’on voit les choses aller de mal en pis.» (suite) Oh ! ça ne fait rien ça, répondit Marce*.Un oeil noirci, ça s'arrange tout seul.Puis, se tournant vers Langelier : — Et vous savez, ce n’est pas moi qui ai frappé le gars sur la tête, non plus.D’abord, je n’ai pas eu de bouteille en main pendant tout le temps que ça a duré ; et puis, je ne l’ai même pas vu quand il a été assommé.Je n’était pas près de lui.— On verra ça plus tard, répliqua le chef de police.Pour le moment, je t’avoue que l’histoire du revolver m'embête sâprement plus que l’histoire du coup de bouteille.— Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, Monsieur Langelier ?Je n ai jamais eu de revolver de ma vie.Bob avait pris l’arme et s'était approché de la croisée pour l’examiner en pleine lumière.— En tout cas.chef, dit-il, je peux vous assurer une chose : ce revolver là n'a pas servi ce soir.— Je le sais bien ! J’ai vérifié.— Vous allez le laisser rentrer à la maison avet! moi ?demanda Ninette.— Oui, monsieur Langelier, laissez-moi partir ! Je ne me sauverai pas.Ca, je vous le promets ! — Je voudrais bien, Marcel, je voudrais bien ! Mais ça ne m'est pas possible.Je ne peux pas faire ça.Résigné, Marcel baissa la tête.Bob intervint : — Je me porterais volontiers garant pour lui, chef, si vous vouliez le laisser sortir sous caution.Le chef parut surpris de l'intervention.¦— Voyons, Gendron, dit-il, vous savez mieux que personne qu’avec les deux accusations qui pèsent sur lui, je manquerais à mon devoir si je le remettais en liberté, ne fut-ce qu’une demi-heure.Marcel aperçut les larmes qui, sur les joues de sa soeur, roulaient maintenant sans qu elle songeât à les retenir.11 s’approcha d’elle, lui prit le front, hii releva lentement la tête, plongea son regard dans ses yeux et, souriant, lui dit: — Mais non, Ninette, mais non, faut pas pleurer.On ne doit pas être si mal que ça dans la prison de Saint-Albert; on ne me laissera pas mourir de faim, tu peux être tranquille.Et puis, tu viendras me voir.— Tant qu elle voudra, dit Langelier.Ca, je Vous le promets.U y eut un silence.Le frère et la soeur s'étreignirent, leurs larmes se confondirent.La pendule sonna le quart d'une heure.V Où l’on voit quelques personnages se ( préoccuper à la fois du sort de Marcel , et des élections prochaines.U y avait neuf jours que Marcel était en prfsoff, Ses amis, qui avaient d abord affiché un optimisme plein de désinvolture, commençaient, sans oser se l’avouer, à trouver que son innocence était bien difficile à établir.Bob, dès le lendemain de l’arrestation, avait obtenu du chef Langelier la permission de concentrer tous ses efforts à résoudre la question du revolver, qui était d’ailleurs la seule qui restait à résoudre, puisque le malheureux assommé à coups de bouteille et qui heureusement avait fort bien vu son agresseur, avait innocenté Marcel dès qu’il avait repris connaissance.Mais cette question de revolver semblait insoluble.— Bah ! avait dit Bob, si ce revolver là appartient à quelqu’un, je finirai bien par dénicher son propriétaire ! Mais depuis huit jours, il avait beau questionner tous ceux qu’il rencontrait, il avait beau chercher à amadouer les quelques mauvais sujets qui fréquentaient assidûment chez Tony, il ne trouvait rien.Cette arme, personne ne l’avait vue.tout le monde en ignorait jusqu'à l’existence et le sergent, malgré sa perspicacité, malgré l'habitude qu’il avait de déceler le mensonge chez ses interlocuteurs, n'avait encore rien trouvé de suspect dans les réponses qui lui avaient été faites.Pendant ce temps, naturellement.Marcel se morfondait dans sa cellule et Ninette, de plus en plus abattue, sentait l'espoir l’abandonner.Bref, on en était à dix jours de la date fixée pour le procès et Bob n'était pas plus avancé qu'au premier soir.A Saint-Albert, on n'avait plus guère d’autre sujet de conversation.Dire si les convaincus de l’innocence de Marcel étaient plus nombreux que les convaincus de sa culpabilité serait assez difficile.On voyait des gens qui hochaient la tête avec des petits airs entefldus et qui laissaient entendre qu’il n’y a jamais de fumée sans feu : on en voyait d'autres, les vieux surtout, qui en profitaient pour attirer les foudres du Seigneur sur le lieu de perdition qu’était, à leurs yeux, une salle de pool et qui ne se gênaient pas pour s’écrier avec des mines à la fois contrites et satisfaites : .— Vous voyez où ça conduit la jeunesse d'aujourd'hui, des endroits pareils ! De notre temps.Et la litanie suivait.C était d'ailleurs les mêmes qui, quand ils rencontraient Ninette, lui faisaient des petits sa-luts hypocritement douloureux ou allaient même jusqu’à lui prendre les deux mains, à hocher tristement la tête, à faire semblant de ravaler une larme et à dire : — Pauvre petite Ninette, va ! Que c’est donc triste une affaire de même ! Pensez-vous que le sergent Gendron a assez d’influence pour arranger ça ?Assez d'influence ! On ne doutait pas de la culpabilité mais, à cause de la situation de Bob.on admettait fort bien que la justice pût errer.Heureusement, nous lavons dit, nombreux étaient ceux qui restaient persuadés que Marcel était victime de quelque malandrin qui lui avait glissé son arme dans la poche au plus fort de la bagarre.De ceux-là étaient évidemment Gaston Lecrevier et le sympathique monsieur Bernard qui, une fois le dernier client parti, s’étaient mis à jouer aux cartes.On n'aime pas le bridge à Marseille et ça.pour l’excellente raison qu’un méridional n'admettra jamais que pour bien jouer aux cartes il faille savoir se taire.En jouant, Gaston parlait donc beaucoup, ce qui ne l'empêchait de gagner tout ce qu’il voulait.— A propos, mon cher monsieur Bernard, dit-il soudain en terminant une dissertation sur le prix des denrées alimentaires, à propos, rien de neuf dans l'affaire de Marcel ?— Hélas non, rien du tout.Ce pauvre Gendron s’élance tous les matins dans une direction nouvelle, mais tous les soirs.Il se cogne le nez sur une muraille.Je vois ça «Tfcf, Et pourtant, bonne mère ! on ne m'otera pas de l’idée qu’un de ces quatre matins, Bob.qui est loin d’être un imbécile, croyez-en ce que je vous en dis, finira par mettre la main sur l’individu qu'il cherche ! A ce moment la porte s’ouvrit.Mathieu, le boucher, et Girard, le boulanger, entrèrent avec une impétuosité qui ne leur était pas coutumière.Il y avait entre Mathieu, que nous connaissons déjà, et son inséparable ami Girard, une différence d’aspect physique qui étonnait ceux qui, pour la première fois, les voyaient ensemble et aurait fort probablement fait se gausser les habitants de Saint-Albert si, de mémoire d’homme, on n’avait eu l'habitude de voir Girard où l’on voyait Matmeu et Mathieu où l’on apercevait Girard.Autant Mathieu était grand et fort, autant Girard était petit et mince: autant le boucher semblait menacé d apoplexie, autant le boulanger avait les joues de la couleur de la farine qu'il pétrissait.Il ne fallait pourtant pas s’y tromper; dans les coups durs de leur jeunesse, Girard avait toujours fait largement sa part et il y avait, de par la ville, plus d’un individu qui aurait pu dire que les poings de Girard, si petits qu’ils fussent, étaient loin d’être tendres.Mais là ne s’arrêtait point la différence.Mathieu avait une voix de basse.Girard une voix de ténor: Mathieu avait une chevelure noire, abondante et crépue, Girard avait été blond mais n’était plus que chauve.Dernier détail : dans toutes les discussion, c'était Mathieu qui criait le plus fort mais c’était toujours Girard qui avait le dernier mot.¦— Gaston, dit Mathieu une fois les politesses faites, je crois que je t apporte des nouvelles toutes fraîches qui vont te faire écartiller les yeux pas pour rire.— C’est ben serieux, renchérit Girard, mais moi, je peux pas encore le croire.¦— Hé ! Bagasse ! s’écria Gaston, qu’attendez-vous pour me le dire, si c'est à ce point extraordinaire ?Mathieu, pour mieux ménager son effet, prit une chaise sans se presser, y déposa ses deux cents livres, leva le bras et dit : — J'arrive de l’hôtel-de-ville : le maire Lefran-çois vient de démissionner et le conseil a fixé les élections au deuxième lundi de novembre.On aurait annoncé à Gaston qu'il avait gagné le gros lot à la loterie, qu’il n’aurait pas manifesté plus de satisfaction.11 y avait si longtemps qu il prédisait, avec accompagnement de grands coups de poing sur la table, la chute du gouvernement municipal.— Ca alors, dit-il, ça alors, ça me fait plaisir, pechère ! ¦— Mais dites donc, Gaston, dit Bernard ; si je ne me trompe vous m'aviez annoncé que ce serait pour janvier ou février ces élections là ?Gaston sembla ne pas entendre la question qui rappelait avec trop de précision l’erreur de ses pronostics.— Raconte-nous ça, Mathieu, hé ?Raconte donc qu’on sache un peu comment ça s’est passé ! — C'est ben simple, dit Mathieu, j’ai pas le diable de détails, mais je sais que tout-à-l’heure, pendant la discussion sur l’entretien des rues et l'enlevage de la neige l'hiver qui vient, le maire a donné sa démission puis que ça s'est tellement envelime que la majorité du conseil a décidé d’aller devant le peuple le deuxième lundi de novembre.Ce fut le point de départ d’une jolie discussion.Un homme politique canadien français s'est plaint un jour du peu d’intérêt de ses concitoyens pour la chose publique: cet homme politique n était certes jamais passé par Saint-Albert ! Pendant une heure, ces quatre hommes, dont l'un, monsieur Bernard, n'avait élu domicile dans la ville que depuis un mois à peine, tentèrent avec ardeur de démêler l'écheveau des intrigues municipales et de décréter, sur l’heure, de la composition du prochain conseil.Il fallait une diversion pour mettre fin à la discussion.Ce fut Mathieu qui.se levant avec dignité et prenant un air solennel, la fournit.Il faut dire que depuis dix minutes Girard lui faisait des signes mystérieux et désespérés.Lorsque Mathieu fut debout et que Girard se L15 Juillet J93?Radiomonde PAGE 11 it* placé à son côté, Gaston se rendit compte qu’ils «vaient perdu leur air de tous les jours.— Eh ! bien, quoi, bougres d’andouiiles, qu’est-®e qui vous prend ?Vous avez l’air de deux sergents de ville qui ont avalé leur parapluie ! Mathieu et Girard se regardèrent sans mot-dire, échangèrent des clins d oeil pleins de sous-entendus, sourirent avec condescendance et prirent un air avantageux.Monsieur Bernard contemplait la scène avec un malicieux plaisir.— Non mais sans blagues ! renchérit Gaston, vous avez l'air de jouer aux tableaux vivants, pas moinsse ! — Dis-y donc, conseilla Girard.— Penses-tu ?fit Mathieu.— Il me semble, moi.farine d avoine ! A quoi que ça sert d’attendre plus longtemps ?.— Dans ce cas-là, se décida Mathieu, je vas te dire toute l’affaire, mon vieux Gaston.Girard puis moi.on a eu une idée à soir.Enfin je veux dire que malgré que t’aies déjà eu l’air de refuser une fois quand on t’a demandé, à l’assemblée des commerçants de la rue Princiaple, de poser ta candidature contre Héliodore Blanchasd.euh.on a pensé que.enfin viande de boeuf ! on s’est dit que peut-être bien qu'on pourrait te faire changer d'idée et que.et que.Et comme toujours en hoccurence, lorsque Girard vit l’éloquence de Mathieu en difficulté, il vint à la rescousse.¦— C'est ben serieux, dit-il.mais faut que tu te présentes, sinon on n’aura pas de chance de débarquer Blanchard.Gaston avait pris l’attitude de Napoléon à la veille de Waterloo.Bernard s’amusait de plus en plus.— Il dit pas non, fit Mathieu.— Il a pas dit oui encore, répliqua Girard.— Mes chers amis et chers concitoyens, si je ne vous 3i pas dit oui tout de suite, c'est parce que j ai malheureusement l’intention de vous dire non.La proposition que vous me faites ce soir, qui m’honore au-delà de toute expression et qui, en somme, n’est que la confirmation de celle que m’ont faite l’autre jour mes collègues commerçants, gonflerait de fierté la poitrine de feu mon père * il était encore de ce monde.Que le Seigneur ait son âme ! Mais, chers amis et collègues, j’ai réfléchi et je me suis dit que.quand le chasseur chasse deux lièvres à la fois, il en manque toujours une et que, par conséquent, malgré tout le plaisir que j’éprouverais à mettre mon nez dans les affaires de Saint-Albert, pechère ! je ne pouvais pas courir le risque de ruiner mon commerce.— Ben oui.Gaston, ben oui, répliqua Mathieu: mais il y a des moments où il faut qu’un homme sacrifie ses intérêts personnels aux intérêts de la communauté.— C’est ben sérieux ce qu'il a bien dit ça 1 approuva Girard.Monsieur Bernard avait cessé de sourire.— Oui, viande de boeuf ! poursuivit Mathieu, l’espoir de tous les commerçants de la rue Principale puis de tout le bon monde du quartier, ne repose plus que sur toi.mon cher Gaston, pour être enfin représentés à l'hôtel-de-ville par un honnête homme ! — Evidemment, mon bon.évidemment.Seulement.Mais Mathieu ne voulut pas entendre l objec-tion : — Il n'y a pas de seulement qui tienne.Gaston ! Il est grand temps, il est même plus que temps qu’on se débarrasse de Blanchard et de ses pareils une bonne fois! Puis, d'après tout le monde, il n V a qu’un homme à l’heure actuelle qui soit capable de recueillir assez de voix pour faire ce nettoyage-là; c’est toi Gaston ! — Ça, c’est toi qui le dis ! Et puis d ailleurs, ce n’est pas une raison pour que je fasse une bêtise pareille.Pendant que je serai à 1 hôtel-de-ville, occupé à faire les affaires des autres, mon fricot collera au fond de mes casseroles et je perdrai ma clientèle ! Il n’y avait déjà plus, dans la voix de Gaston, ce ton d inébranlable conviction avec lequel il avait débité sa première tirade.Le boucher et le boulanger s'en rendirent compte et, tandis que monsieur Bernard, toujours muet et souriant, bourrait tranquillement sa pipe, les deux compères, sentant que l’heure était venue, que 1 instant était propice, redoublèrent d ardeur.Puisqu’il fallait prendre la forteresse d'assaut, ils la prendraient; mais il fallait que Gaston cède ! Vers la même heure.Bob sonnait à la porte du modeste logement des Lortie.Ce fut Ninette qui lui ouvrit.,— As-tu trouvé quelque chose ?demanda-t-elle.— Non.Ninette, rien du tout.— Pauvre Marcel.VI Où l’on fait la connaissance de trois personnages nouveaux et où l’on voit l’un d’eux manoeuvrer avec beaucoup • d’adresse.Il était onze heures du matin.Dans la cage vitrée où elle allait trôner jusqu'à six heures du soir, mademoiselle Cunégonde Décarie, la deuxième caissière du cinéma Agora, comptait la menue monnaie qu elle avait à sa disposition pour commencer sa journée.A quelques pas de là, le portier, Louis Beaupré, faisait mollement reluire une énorme barre de cuivre qui divisait le hall d entrée en deux couloirs destinés à canaliser, les jours de grande affluence, 1 entrée et la sortie des spectateurs.Cette brave Cunégonde était plus près de quarante ans que de trente mais elle avait conservé, de sa première jeunesse, une double fraîcheur : celle du coeur et celle du teint.Quand elle avait vingt ans beaucoup de gens s’accordaient à la trouver laide; depuis qu elle avait dépassé la trentaine on la trouvait presque jolie.S'était-il opéré en elle une métamorphose ?Evidemment non, mais elle avait su ne pas vieillir, ne pas faner.Elle avait acquis cette beauté particulière aux femmes laides qui résistent, beaucoup mieux que les jolies, à l’assaut des ans.Un peu d’embonpoint, de grasse distribuée à bon escient avaient arrondi les angles, comblé les salières des épaules, mis de la chair là où.dix ans auparavant, il ne semblait y avoir que des os.Mais le charme de Cunégonde était bien plus moral que physique.Elle était naturellement comique, le mot n’est pas trop fort.Gaston Lecre-vier disait d elle qu elle avait une nature de fantaisiste de café-concert, ce qui, entre parenthèses, laissait la deuxième caissière de l’Agora assez perplexe.Fallait-il qu’elle se formalise ou qu elle rougisse de plaisir ?Il aurait fallu pour qu elle le sache, qu elle sut ce que c’était qu’une fantaisiste de caf’ conc’ ! Et Cunégonde l ignorait.Tout en comptant sa monnaie, elle surveillait du coin de l’oeil ce brave Louis qui frottait sa bar- re de cuivre.De Louis nous ne dirons qu'une chose, c’est que le courage et lui n’avaient jamais passé par la même porte.Nous aurons d’ailleurs, moultes occasions de nous en rendre compte.Louis frottait donc mollement sa barre de cuivre tandis que Cunégonde empilait avec art des pièces de bronze, de nickel et d'argent.— je ne pense pas qu’il y ait grand danger que vous vous fassiez mal à frotter, hein Louis ?— Ben, mam’zelle Cunégonde.je vois pas bien pourquoi ça serait nécessaire de se faire mal.Pourvu que ça reluise c’est tout ce qu'il faut pas vrai ?_____Je ne dis pas non, Louis, seulement il me semble que ça fait un bon bout de temps que vous frottez à la même place là, bout de peanut ! __Bout de peanut ! Voilà bien un petit juron innocent, bilingue et rebelle à l’analyse ! D’où il venait ?Cunégonde elle-même, qui l’employait cent fois par jour pour traduire les impressions les plus diverses, n’aurait certes pu le dire.Peut-être l’avait-elle imaginé un jour que, mangeant des arachides, elle en avait avalé de travers un morceau.C’était vrai que Louis frottait depuis longtemps la même surface.En entendant Cunégonde le lui reprocher, il haussa les épaules et, de sa voix traînarde.répliqua avec simplicité : — Je suis pas pressé.— Oh ! ça non ! Pour être pressé vous ne l êtes pas.certain ! Le jour où vous le serez, le Saint-Laurent ne gèlera probablement plus en hiver ! — Tiens ! reprit philosophiquement Louis, je veux faire un beau vieux, moi ! Je veux pas m’usec avant le temps ! A cet instant, la sonnerie du téléphone fit vibrer les vitres de la cage.C’était le téléphone intérieur, celui qui reliait la caisse à la direction.Cunégonde décrocha le récepteur en rougissant légèrement.Monsieur Lamarre lui inspirait à la fois tant de crainte et de respect ! — Allô ?dit-elle.A l’autre bout du fil, la voix directoriale répondit : — Mademoiselle Décarie, veuillez passer dan* mon bureau, je vous prie.— Cer.certainement, monsieur Lamarre, tout de suite ! Comme fauchées par un obus de gros calibre, les piles de monnaie si savamment construites s’effrondèrent dans le tiroir.— Louis ! Louis ! cria la pauvre Cunégonde affolée.jetez donc un coup d oeil sur la caisse, voulez-vous ?Mais Louis n’eut pas à répondre.Avant cyj’tl eut le temps d ouvrir la bouche, la caissière avait disparu.Dix secondes plus tard, elle faisait chez monsieur Lamarre une tremblante entrée.— Asseyez-vous, mademoiselle Décarie, je voup en prie, lui dit le directeur.Elle s’assit où elle était, sans se préoccuper s il y avait, derrière elle, une chaise pour la recevoir.Sa bonne étoile fit qu'il y en eut une.Monsieur Lamarre avait un air grave, solennel même, qui ajoutait à la terreur de Cunégonde.— J’ai reçu une lettre hier, dit-il.et une autre ce matin, qui m’ennuient énormément.Je sais que vous avez beaucoup d’amitié pour mademoiselle Lortie et c’est pour ça que je vais vous mettre franchement au courant de la situation.Vous pourrez peut-être me dire d’où viennent ces deux chiffons de papier.(A suivre au prochain numéro).IXTIii tyrm 'Q' "Vifr E\ PIC-NIQUE PROTEGEZ-VOUS CONTRE LES MOUSTIQUES AVEC A LA MAISON SKEETER CHASER AU CAMP Si votre marchand en manquait, écrivez à 411 ST-FRANCOIS-XAVIER MONTREAL A LA PECHE ME 15 la boite Téléphone UArbour 1989 w Le SkMtfr f*»wr d/-***c une l**fre fnm#e «ni contient en fllf-niêmr amme joue-t-il votrç ^ choix Vous aver raison Marie-Claire” fut interprétée par dj „ â„„ ph, = “ t’»o« "Tt qZ rôle interprète-t-il t d,>imPr Mademoiselle Lefort car M.Henri Letondal .spécialiste pour m-y rcfuge car jp ^ pag ^ e Le, photo, de Bohhy et José elle est une charmante personne.^ chansons de Ce geme) aide de d’être indiscrète For gués ont-elles déjà parues dans * son acolyte, l’aimable Roger Bau- * Radiomonde ou serait-ce pour plus lu, du ‘déjà célébré quatuor dos turd?ce que Jacques Auger 1—Certainement, Jean Lalonde, parfumé, vous dans le roman radiophonique “Ceux svmDathiaüc Don'juan "je”8n ÏT 'rT ”°m.f R°ger BaU'U’ Alain Gravel envoient devez les aimer beaucoup vous- Qu’on aime” f q ’ Jean ^ °°,mtment Peu‘:°n se procurer leurs photos aux personnes qui en ne t—Pourriez-vous me dire qui aes bi,leta pour assister à la course font la demande.Quant à moi, eh! 2—Non, je ne crois pas.et puis au trésorf bien, Jackie, ne me demandez pas c’est un peu indiscret.ne croyez- Marina.* ma photo car vous auriez peur, je vous pas Roxane ?l^Mais oui, Monsieur Auger por- suis un laideron! 3 Mme Jean Clement est Pari- te son vrai nom.Quel acteur, ma- 2-CTest exact.SKi?.ne' , r-, .gaifique, n’est-ce pas Marina?3-Oui, à 2 reprises.Et voila.Etes-vous satisfai- 2—En écrivant au poste CKAC 4—Il est fort probable.te .Si oui, revenez encore.si precS€ à Montréal.5—On m’affirme que Monsieur non., revenez quand même.j’es- Mauffette est célibataire.Tant saierai de faire mieux.mieux hein’ RéP°nse à “Capricieuse": «-Je ne croîs pas.Ce sera pour * Re-Bonjour, Capricieuse, puisque p]us tard Q.1 — Aurics-rous l’obligeance n eSt pas Ia Premlerc fo1® que yous reviendrez, Jacqueline, de me dire qui interprète le rôle „ S venez a“ courrier.Comment d’ailleurs je vous attends.de Rachclle d’Arty, dans le pro- a Icz-vous: Petlta malade?.vous - «T/i„ w- etes guene, ou presque.n’est-ce —- Voici les réponses aux questions: 1— Pensez-vous que les personnes suivantes m’enverraient leurs photos f Jean Lalonde, Roger Baulu, perdu cou n ier f 2— Le programme “Faites vos preuves” est-ce une émission destinée aux personnes qui veulent faire e la radio f 3— Est-ce que la photographie des i—Saxcz-vous si “La course au trésor" sera irradiée directement de Québec une foisf 5- Monsieur Guy Mauffette est-il cipale" et elle fait Madeleine dans célibataire’ J’ai entendu dire le H11 m Douce Lilas, du lilas.comme ça suit bon ! Moi, j’aime les fleurs !.Q.1-J’aimerais savoir qui fait Courtes-Jaquettes, de la gentille Q 1—Est-ct je nc suis pas Ui seule.Pour pren- J interprète de Lucille Gendron Lucille Dumont, et enfin du très porte son vra dre un nom aussi parfumé, vous dans le roman radiophonique “Ceux cVmmthinn» n,™ Tnnn R.1—C’est Monsieur Edgar Gou- joue l’accordéon dans le program lot me “Vogue” avec Ovila Legaré.2— Paulette Mauve n’est plus par- Moi je dis que c’est Emilia Hey- mi nous.man.Est-ce bien elle f Dommage, peut-être l’aimez-vous Lolita aux yeux noirs, beaucoup?.Malheureusement les de Québec.fat-ments des auditeurs de la ra- R.1—C’est Mademoiselle Madc-dio, ne suivent pas tous une même leine Cardin.ligne.Vous dire mon opinion.2—J’ai essayé de me renseigner eh bien ce serait vous dire, que mais il me fut impossible de le sa-j a Imire Mademoiselle Mauve, pour voir.Revenez une autre fois, j’es-sa grande personnalité.Serais-je saierai de vous donner entière sa-ciitiquée pour cela ?tisfaction.3— Le rôle d’Arthur Bouchard * dans Le curé de village" était in- Q.—Voulez-vous me dire les thè- gramme “Vie de Famille”.terprété par Edgar Goulet.Mon- rues des morceaux sieur Goulet a plusieurs program- au commencement m*'®- programme “Ceux qu’on aime” f de musiaue ioués * — J'aimerais aussi savoir si pas ' Vous d®sirez vous mettre en Radiomonde est édité par les Publi- 1 et d la fin du Albert Cloutier est fiancé t si oui, c°mmunica ion avec la personne cations Radio Limitée, Hôtel Ford, avec qui ?— YVETTE de Québec.qui PTent au courrier sous le nom pl.3858 Montréal et imprimé par R.1 — Rachellc d’Arty est in- e Jeun® Québécoise .J’espère ]a Cie dc Publication La Patrie, que cette personne en question lira Limitée, 1 le courrier, et quelle se mettra Montréal.cous me donner J.-.,_ ., »__Fst-re bien Monsieur Alfred la liste des interprètes du program- Et nous avons donne repense à °'™me “Grande Soeur”?dans un interview.* tout re que vous désiriez savoir 9»* >°ue ,e r6le Georges me Or dans un intenMr.™ dans “Vie dc Famille” t i — Quand veirons-nous la photo Merci à l’avance.de Claude Sutton dans ce journal f Blonde aux yeux bleus.—LUCIE PREVOST, dc Rosemont.Q.1—•VouIe.î-DoMs s'il vows plait, R- 1—Ea pièce que M.Zénon R.1 •— Ecoutez.Lucie, vous don-«l'oir la gentillesse de demander Champoux interprète tous les ma- «er la liste complète des interprè-aux lecteurs, s’il n’y aurait pas tins, s'intitule “Amusez-vous.” tes de ce magnifique roman radio- quelqu’un parmi eux qui pourrait 2—Vous vous trompez, ce n’est phonique, ce serait un peu trop disposer du tème numéro dc Radio- pas Alfred Brunet qui joue le rôle long.Pour aujourd'hui je dois de Georges dans ‘‘Vie de Famille”, vous priver de ce plaisir.vous rie - mais c'est Guy Mauffette qui cn est m’en voudrez pas de trop.dites ?le charmant interprète.2 — Tant qu’à la photo dc Claude ^ Sutton.eh! bien, je ne sais pas Q.-Pouvcz-vous me dire si la pc- d,u tou.t quand p,,fi pas80za Q,,and tite “bébé Ginette” que nous enten- le pa,ron voudra’ qu01 ! ” dons au poste C.H.L.P.est la même * qui gagna le 1er prix au programme des amateurs le samedi après- Q.1 — Voulez-vous me dire le midi au poste C.K.A.C.titre de la chanson que le chanteur Quel est son vrai nom et son "La voix dans l’ombre” chanta adresse f lundi le 19 juin à 11.15.Helen Legault, rue Waverly, Je me souviens de quelques mots: .Montréal.“J’ai peur de tes yeux captivants”.R.—Pour tous renseignements au Une qui écrit pour la première sujet de “Bébé Ginette” écrivez, je fois.— MARGOT.vous prie, au poste C.H.LP.Il R.1 — Alors, bienvenue Mar- m’etf» absolument impossible de got.j’espère que vous reviendrez vou# tonner des renseignements au souvent.Si vous saviez comme sujet de cette petite artiste.j'aime à recevoir des lettres.-GRATIS- SHAMPOO GRATIS en présentant cette annonce au SALON COURTOIS «t^nirex ondulation n «•nti «m |M»riti:in
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