Radiomonde, 18 novembre 1939, samedi 18 novembre 1939
LLLLLLLUr 4T*1»-*I 1U» jr.wmi r:x.# LT’I% m jt u U JK kVV iiwl» loto F*mou« Sunil* VOL.2 — No 2 — MONTREAL 18 NOVEMBRE 183* Paroles BRÉ Musique de Fernand WARMS JPaul REFRAIN Sousyos ri.deaux.le jour s’en te, moi, La douceur (Tun e ' • • li&'ptr*' -t: 'V *W'k" ' ANNONCEUR A CKAC gg-KC POUR 'SOUm ^*¦4' J*'-— ivûfû UEBEC • '& Sa"**! Au Poste CKCH, Hull t5£ ^ Montreal, 1ère semaine d'octobre 1939.Un autre billet de Jean Desprez, à sa douce amie Suzanne Larochelle, loin de nous.Mignonne, .Il pleure dans mon coeur, comme il pleut sur la ville.Il pleure mir la ville des grosses gouttes de pluie.Il pleure dans mon coeur des grosses gouttes d'ennui ! Retiens-moi, je vais faire des vers, et je ne voudrais pas que dans sa tombe, ce pauvre Verlaine piquât une crise de jalousie devant une telle compétition.Je suis un modeste.A part la pluie, à part l'ennuie, tout va bien.Et Je n'ai que des bonnes nouvelles pour toi.Des élections, je n'ai pas à te parler.Les jour- \ Baux se sont chargés d'annoncer à l'univers entier que A nous ne sommes pas plus crétins que les autres, nous, Tide la P.Q.Tout est bien qui finit bien.Et je ne vais pas jusqu'à dire que je sois fâché de voir cela terminé.Fini les boniments ! Le chômage momentané des comédiens a cessé.Au panier los discours ! Le radio-théâtre de Guy Mauffette ainsi que celui d'Henri Letondal reprennent leur place, à la grande satisfaction de tous.La "rumba des radio-romans” a commencé ses trémoussements à C.B.F.Débuts fort heureux avec de bons auteurs et de non moins ^ bons interprètes.Réalisation intéressante.La formule peut étonner d'abord, comme toute chose originale, mais je crois sincèrement qu'elle tiendra le coup.Tu sais que 1 chacun des auteurs doit ignorer ce qu'écriront ses confrères.C'est très intéressant de voir comment chacun a inter-» mjpJT prêté le thème soumis.Ainsi "avant le bal” a inspiré à A ^ IM Jovette Bernier une satire montréalaise; à Henry Deyglun, ^ une blague marseillaise; à Valdombre une “eau-forte” qui ne manquait pas de poésie; à Paul Gury, une esquisse sentimentale.Mais tous les quatre se sont rencontrés sur un ; un coeur de jeune fille qui bat d'anticipation heureuse.C'était joli à entendre.Tu as entendu David Coperfield ?Intéressante, n'est-ce jas, cette idée de réunir en une émission, les pionniers du théâtre professionnel ?Julien D'Aoust, Philion, Palmiéry, Hamel.Souvenir de beaux jours disparus!.Un mot de Julien D'Aoust.(J'étais dans les studios lorsque ces “plus de soixante-dix" furent conviés pour la répétition).—"Mais quoi ! c’est la réunion jies momies !” s'est-il écrié dans un bon rire.Eh bien, si momies il y avait, ce n'était pas des moins muettes.Tous ont été fort intéressants.Elzéar Hamel (son rôle il faut dire, s y prêtant plus que celui dos autres) a fait une composition magnifique.Oui, ma chère, Radio-Canada a eu l'heureuse idée de commémorer aussi dignement que possible le tricentenaire de Jean Racine.Jacques Auger, à qui on a confié la direction et la réalisation de ces émissions, a choisi les quatre pièces suivantes: Andromaque, Les Plaideurs, Britannicus et Esther.Les interprètes travaillent comme jamais encore ils n'ont travaillé pour une émission radiophonique.Nous manquons tous plus ou moins d'entrainement (faute d’occasions) dans ce domaine.Mais tous, les uns comme les autres, ont è coeur de faire le mieux possible.Je ne peux pas, ici, te faire le panégyrique de Jacques Auger, comme directeur.C'est un.copain qui me touche de trop près.On pourrait m'accuscr de partialité.Mais puisque tous s'accordent à reconnaître qu'il est le mieux désigné pour remplir cette tâche, ce n'est pas moi qui vais les contredire, puisque personne mieux que moi, r.’a été à même de le voir travailler à Paris.Antoinette Giroux s'est vu confier le rôle terrible d'Hermione, tandis que Judith Jasmin jouera Andromaque.Marthe Thierry et Estelle Mauffette du côté des femmes, Paul Leduc, Henry Deyglun et Pierre Durand se partageront les rôles masculins.Oui, Auger jouera.Oreste est son partage.Et je dois ajouter que ces émissions seront précédées de deux sketchs sur Racine, sa vie et ses oeuvres, dûs à la plume de Fulgence Charpentier d'Ottawa.Ces émissions d'une demi-heure auront lieu les samedis 18 et 25 novembre à 9 hrs 30.Jacques Auger a été également choisi pour diriger ces programmes.Non, ma chérie, je n'ai pu aller voir “Altitude 3200" au MRT.Je le regrette.Mais je crois que tu peux te baser sur la critique pour en savoir le résultat, car tout ceux qui se sont rendue à la Salle St-Sulpiee en cette occasion, sont d’accord avec elle pour louer le travail de ces jeunes débutants.D’ailleurs, j'ai confiance dans Bernard Goulet à qui Dullian: avait confié la mise-en-scène de cette représentation de studio.Je n’ai jamais vu le travail personnel de ce monsieur Goulet, mais sa réputat'on artistique l'a précédé à Montréal.Tu sais qu'il faisait partie de ce mouvement de théâtre amateur de l'ouest canadien, dirigé par les Boutai, lequel groupe, coup sur coup, est venu à Ottawa décrocher le trophée français du concours Bessborough.Ils connaissent leur affaire, les gens de l’ouest.Je ne dis pas que toutes leurs “productions” ont été à l'epreuve de la critique, mais dans tout ce qu’il m'a été donné de voir de leur travail, eh bien ma chère, ça vallait la peine.Ça sentait la culture, l'instinct du théâtre et la compréhension moderne de la mise en scène.Si l'on ajoute qu'entre son séjour dans l'Ouest et son arrivée à Montréal, Bernard Goulet a voyagé aux Etats-Unis et en Californie, et qu’au cours de ses voyages, il s'est toujours intéressé activement au théâtre, rien d'éton-nant à ce qu'il soit préparé pour rendre de grands services au MRT.Nous avons causé souvent “théâtre”.Nous sommes absolument d’accord sur certains points, à savoir que jamais la pensée française ne pourra être supplantée dans la dramaturgie, mais que la technique américaine est de beaucoup en avance sur la mise-en-scène française.La preuve ?L’avènement de Baty, Dullin, Jouvet et Copeau à la Comédie-Française ne date que de quelques années .tandis que leur méthode de travail était admise depuis longtemps sur les scènes américaines.Donc, un bon point a Bernard Goulet.Un autre bon point à Dulliani pour s'ètre attaché un tel collaborateur.Si je n'ai pu entendre “Altitude 3200”, je me suis empressé, par contre, lie me rendre à la représentation des “Plaideurs”.Cette comédie de Racine qui présente de très grandes difficultés d'interprétation a été très très honorablement défendue.J'ai passé un bon après-midi.Voilà ce qu’il faut, le plus souvent possible, leur faire jouer.Voilà la base du métier, les classiques ! Ça brise un apprenti, ça le force au travail.Et lorsqu'on a màté de telles difficultés d'élocution, crois-moi, on peut attaquer de front les modernes.On pardonne facilement quelques vers ampoulés devant un tel effort.Le mouvement général était trop lent.Les répliques ne s'accrochaient peut-être pas assez bien les unes aux autres, mais cela était causé sans doute par la nervosité d'une “première”.Les choses ont dû se “tasser” aux représentations suivantes.On n’indique pas, dans le programme, qui a mis “Les Plaideurs” en scène.Dulliani ?Madame M«ubourg qui que ce soit, en a présenté là du travail consciencieux.Le décor était très bien fait.Personnellement J’aime le dccor stylisé, moins réaliste, moins tradi- Ce n'est pas tous les jours que j'ai l’avantage de causer avec Bob le publiciste de CHRC.Bob est Acadien, cela ne lui enlève aucun mérite.bien au contraire ! Bob est un bon diable, un vrai chic type, mais il est tellement occupé, que l’on considère presqu’un privilège de causer avec lui, même quelques minutes.Enfin j’ai pu l’atteindre et nous avons badiné.et le sujet est tombé sur la guerre ! Bob s'est révélé von observateur sur la question de la guerre.Comme je vous l’ai dit Bob est un publiciste et avant tout un publiciste, U ne voit que publicité partout.Il a même su attribuer un sens publicitaire à tous les événements internationaux.Vois-tu, me disait Bob, “les Journaux c'est un trust!” Us ont tellement monopolisé les nouvelles de la guerre contre le Nazisme que les pauvres Japonais et Chinois, a-fin d’obtenir un peu de publicité autour de leur chicane sont forcés d’acheter de "espace dans les journaux et de payer pour les compte-rendus de leurs batailles aux même taux que l’annonce commerciale.Pas mal du tout vieux Bob.* * Ÿ On se demande pourquoi Guy Du-mais l’annonceur du poste CBV, n’apprend pas à prononcer ses V, pour ne pas dire: CBVi, et ses B, car parfois l’on entend CBiVi.Peut-être dira-t-il un jour C’est Bibi * * * Marcel Huard, opérateur et artiste à CHRC, n’est pas un moineau ordinaire.Que voulez-vous c’est un "Huard!” Depuis que la guerre est commencée, Marcel ne fournit guère! En somme l’avenir est à nous dit-il, comme dans l’opérette.La conscription viendra et nos jeunes partiront pour le front et nous on sera heureux.Pourquoi?Mais, cire à bottine, vous ne comprenez pas ?"Y va avoir tellement de jeunes filles.qu'on ne saura plus où donner la tête”.Comment cela ?“C'est bien facile à comprendre, comme il n’y aura plus de jeunesses au pays.les filles vont être obligé de se contenter des p'tits vieux!” Je n'ai saisi le point de vue de Marcel qu’hier.Voyez-vous contrairement à Torn Burham, Marcel Huard n’a plus que deux ou trois cheveux sur la cafetière.Il causait avec une jeune fille et l'entretenait de sa théorie de guerre.Pas de jeunesse au pays, ce sera désolant, mais heureux pour les p’tits vieux.C'est à ce moment que Marcel enleva gracieusement son traditionnel Coco, et dit en riant: “Est-ce que je ne ferais pas un p'tit vieux convenable?”.* Ÿ * Tom Burham, (célibataire) directeur de studio à CHRC, vient d'adopter une nouvelle mode qui fait Fuehrer.depuis quelques jours, il se peigne à la Hitler.D’une stature imposante, d'une voix tonnante.Burham est la Fuehrer du poste mais pas de l’auditoire.Au cons traire les demoiselles éprises de sa personnalité, et de sa voix s’enquiè-rent chaque semaine auprès des différents courrières pour savoir s’il est encore célibataire.Pauvre Tom.pas étonnant, qu’il suive la mode lancée par Hitler.l’on se de- Jean-Louis GUERETTE.opérateur au poste CKCH, de Hull, P.Q.mande s’il aura assez de persévérance pour demeurer vieux garçon aussi longtemps qu'Adolf.Car «1 Adolf a sa Gestapo.™ Tom a Sa “bine”.™ * * * En Allemagne on dit.“Heil Hitler.” mais à CHRC.on dit "Heil la moutarde”! Pourquoi?C’est bien simple.Maurice Perron-alias La Moutarde.comédien du micro., s’est rallié sous les dra-peaûx.C’est à cette occasion que ses amis de CHRC, célébrant cet enrôlement tout à fait inattendu, ce sont hâté de lui offrir, en cadeau un pistolet à eau.un petit fusil a “cappes”.une petite trompette de Santa Claus”.et tout les accessoires nécessaires pour terrifier les nazis d’Adolf.C'est ainsi équippé, qu'à la fin de la soirée Maurice prenait la rue, pour regagner la caserne.On se demande s’il s'est rendu sain et sauf?Enfin, c'est la guerre.mais n'empêche, le port d'armes, excepté en devoir, est toujours illégal ! * * * Jean Monté est un jeune artiste québécois qui réussit bien de ce temps-ci, dans les émissions théâtrales de CKCV.Malheureusement il n’aime pas la publicité.A un reporter qui lui demandait ce qu’il faisait à la radio il répondit tout simplement: “Je fais mon possible”.* * * Monsieur Miville Couture, actuellement annonceur de CJBR, Ri-mouski, n'oublie jamais ses copains de CHRC.aussi, ne passe-t-il jamais à Québec sans venir saluer ceux qui ont été ses amis et compagnons de travail Curant près de deux ani.C’est ainsi que Miville tlonnel.Que veux-tu, je suis un révolutionnaire, moi!.Et il y avait du monde ! Quel miracle Du monde au MRT ! Du monde à l'opérette! Du monde à l'Arcade!.Du monde partout.Le théâtre renaît.Qu’on le soigne bien le mignon ! Le climat de la province de Québec semblait lui être terriblement défavorable depuis quelques années.Il faut être prudent et le dorloter bien gentiment si on ne veut pas qu il pique de nouveau une tête dans la tombe.A l'Arcade tout le monde semble satisfait des résultats.Notre belle Antoinette a conquis les coeurs.Pierre Durand a enlevé le morceau du côté masculin et Liliane Dorsenn a fait une très heureuse rentrée sur nos scènes.Ça m'a fait plaisir.Je n’ai jamais compris qu'on n’empioyat pas davantage le talent de cette comédienne.L’entends-tu, toi, à la radio ?Moi non plus.Je n’y comprends rien.Avec tous ces programmes , “dans l'air”, je ne m’explique pss qu’on ne lui fasse pas une place Il y a des choses, ma chère, que personne ne pourra comprendre dans ce domaine de la radio.Sur ce, ma toute belle, je te quitte.Je te revien- \ » f drai la semaine prochaine, puisque, parait-il, tu réclames que je t’écrive tous tes huit jours.A vos ordres, princesse- Et je baise le bout de tes ongle roses.JEAN DESPREZ.P- S.—-Tu sais que notre André Treich, pas satisfait de sa progéniture actuelle, a voulu la doubler d’un coup?.Des jumeaux sont nés samedi dernier La maman se porte bien.pas le père! nous est arrivé il y a quelques jours, très joyeux de nous revoir sans doute, mais un peu fatigué du voyage.Miville ne voyageait pas seul.Cartier de CJBR l’accompagnait, l’infatiguable.* * * John McCarthy, le nouvel annonceur de CK.CV, se laisse pousser la moustache.Il prétend que cela ajoute du piquant.Qu'en pensez-v mesdemoiselles ?* * * I>.brûlante artiste québécois» Marthe Lapointe que l’on entend au programme “Ici l’on chante" la mardi soir de 9 heures 30 à 10 heures à CBV, a changé sa coiffure.Oui, elle porte maintenant ses cheveux demi long ce qui lui donne un air très enfantin et gentil.Cette transformation fit dire aux musiciens lors de la répétition du programme lundi dernier: “Dépêchons-nous il faut que, Marthe soit rentrée au couvent pour sept heures "! * * H Entendu dans un poste local: Un rédacteur de nouvelles rédigeait ses nouvelles dehors sur le balcon d’un studio.Un opérateur lui demanda pourquoi il s'était installé à cet endroit en plein automne alors que la température est si fraîche.“Pour obtenir des nouvelles fraîches”, répondit le rédacteur! La farce n’est peut-être pas neuve, mais bien à propos._ * * * Paulette de Courval, chanteuse de genre au poste CHRC, semble gagner beaucoup de popularité à tel point que le public en est à se demander si elle n’est pas une artiste rançaise.Elle proteste hautement, Je suis canadienne dit-elle.Bravo Paulette! Il est bien de prouver que les artistes de chez-nous ont du talent * * * René Arthur, le brillant Professeur Toc, a démissionné comme jeune premier au théâtre.parce qu’il manque de toupet.! * * 1e Paul Richard, "L’homme à tout faire” de CKCV, est tellement occupé aux opérations radiophoniques et sentimentales.qu'il se promène depuis quelques semaines dans le* studios de CKCV, avec une chevelure absolonienne.Ses confrères ont fait une invitation au figaro du coin et la salle de contrôle sera transformée en salon de barbier cet après-midi.La scène promet d’être amusante.¥ * * L'opérateur Eugène Aubry doit consommer énormément de café car il est très nerveux.Sa nervosité le porte à être souvent brusque pour ses confrères.Ceux-ci sachant qu’il agit sans malice, se contente de répondre: "Moins de café, Eugène”, ou encore "Prends une douche mon vieux”.PAGE 2 Radiomonde #< !18 novembre 193Ï vol.il NCWKR9 Rédaction et Administration S66.Hôtel Ford HONTBKAL Téléphone : PLateau S 8 S S Publié toutes les semaines ABONNEMENT $2.00 PAR AN Le seul périodique exclusivement consacré aux Artistes de la Radio 1* NOVEMBRE 1939 EDITION FINALE Rédigé en collaboration Cinq sous le numéro Et l’Heure provinciale?“Radiomonde" revient à la charge pour réclamer le retour de l’initiative gouvernementale.— Nos confrères font écho à nos suggestions.— Le seul ministère de qui devrait relever la nouvelle série de radiophonies.— Une autre invitation.TRQ?3nME*ARTlCLE.Il y » trois semaines, "Radio-monde” partait en campagne pour le retour de l'Heure Provinciale.Les deux articles qui ont précédé' celui-ci ont déclenché une intéressante campagne de presse.Nous ne voulons pas trop pré.r.imcr et dire ici que l’intéressante chronique de notre confrère du "JOUR”, Emile-Charles Hamel, a clé inspirée de nos pertinentes se~~retiens.Nous constatons simplement que ses vues coïncident avec les nôtres, et nous nous en félicitons.Que nos confrères nous aient Volontairement ou involontairement emboîté le pas, l'essentiel est qu’ils l’aiert fait.Plus nous s"rons pour réclamer le retour de l’Heure Provinciale.plus vite nos voeu:: seront exaucés.Emile-Charles Hamel, dans son article paru dans la dernière livraison du "JOUR”, est de notre avis pour ce qui e3t du but que doit poursuivre l’initiative gouvernementale.L’Heure Provinciale doit être un moyen de propagande.A ceci nous ajoutons que si l’on veut que notre province en tire profit, il est urgent que l’Heure Provinciale doit être reprise tout de suite.UNE SUGGESTION Les considérations que nous exposions dans notre dernier article étaient d’ordre général, car nous ignorions à l'époque les noms des collaborateurs dont l'hon.Adéiard Goibout s’est entouré.Ncus ne connaissions pas, comme aujourd'hui, les titulaires des différents ministères.Nous avions suggéré que si l’hon.Ath&nase David devenait possesseur d’un portefeuille, ¦les destinées de la nouvelle Heure Provinciale eussent dû lui être confiées.Mais la formation du cabinet nous oblige maintenant à de nouvelles considérations.L’Heure Provinciale a été tantôt du ressort du ministère des Terres et Forêts, tantôt du ressort du ministère du Commerce et de l’Industrie.L’hon.Oscar Drouin, sous le gouvernement de M.Duplessis, s’est nettement prononcé contre l'Heure Provinciale.Son attitude a été exprimée clairement: il voulait l’abolition de cet organisme.Mais la nomination de l'hon.Henri Groulx nous semble très heureuse, et nous verrions d’un très bon oeil l’Heure Provinciale confiée à sa direction.SA CARRIERE Nous ne voulons pas faire de politique, encore moins amorcer une polémique.Mais nous sommes convaincus que sous M.Groulx, l’Heure Provinciale connaîtrait un essor nouveau.Le nouveau Secrétaire provincial est un homme cultiyé.Il s’est toujours intéressé, — en dilettante il est vrai, mais il s’y est intéressé tout de même — aux sciences, aux arts et aux lettres.Chacun connaît le poste qu’il occupe à l'Association des Pharmaciens.Ce que l'on sait moins, c'est que l'hon.M.Groulx est président de la Commission Scolaire d’Outremont.Et les institutions scolaires des deux paroisses de St-Viateur et St-Germain son fières de la présence, depuis cinq ans, de M.Groulx.Esprit méthodique, homme cultivé et pédagogue éclairé, M.Groulx, à notre sens, est le mieux qualifié pour prendre la direction de l’initiative gouvernementale.Et voici une autre raison qui milite en faveur de notre suggestion: M.Groulx est un nouveau venu dans la politique provinciale.Il arrive avec des idées nouvelles, des enthousiasmes jeunes, et d'indiscutables qualités de bonne administration.Nul doute qu'il saura surveiller de près les intérêts de tout ce qu'il entreprendra, de tous les mouvements qu’il sera appelé à diriger.UNE AUTRE INVITATION "Radiomonde” continuera sa campagne en faveur de l’Heure Provinciale, tant qu’elle ne sera pas reve- • ÀT J.-I.EO GAGNON, buraliste à L’Union des Artistes de la Radio et interprète de "Bourgeron” dan» Famille Gauthier, à CRAC, “Fr’sé Côté” dans Pension Velder à Radio-Canada et de “Jules Leblond” dan» “Grande Soeur”, à CKAC, CHRC, CJBR.nue sur les ondes.Et "Radio-monde” poursuivra ses suggestions.Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, qu’elles soient adoptées ou non, une chose est sûre- elles ne peuvent faire de tort, et elles serviront à la fois la cause des artistes et celle des radiophiles.Nos lecteurs sont Invités une fois de plus à découper le présent article.et l’envoyer à leur représentant à l’Assemblée Législative.Qui sait?Votre député attirera selon toute probabilité l’attention de la Chambre sur cette campagne, à la prochaine session.Si vous en avez le loisir, ajoutez un mot en ce sens à l’article que vous enverrez au représentant de votre circonscription électorale.Que tout le monde se donne la main! Plus nous serons nombreux à réclamer le retour de l’Heure Provinciale, plus nous aurons de chances de voir notre campagne porter des fruits.A l'oeuvre! Et à la semaine prochaine.Radiomonde tut édité par les publications Radio Limitée, Hôtel Ford, PL.3858 Montréal et imprimé par la Cie de Publication La Patrie.Limitée.180 est, Sainte-Catherine, Montréal.Les séances de S.V.P.à Radio-Canada * S i I m.Cette photographie a été prise, lundi dernier, dans les studios de Radio-Canada lors de la séance de S.V.P.On volt Ici, k droite, M.Louis FRANCOEUR.le Frère MARIE-VICTORIN; à l’arrlère-plan, M.Gérard ARTHUR, animateur de cette tribune; à droite, Mlle Annette DORE, le docteur Philippe PAN-NETON; à l’arrlère-plan, M.Léo-Pol MORIN, le docteur Roméo BOUCHER et l’annonceur Fernand LECLERC.Ce Jury formé de connaisseurs en littérature et science, se réunit, comme on le sait, le lundi aolr, à huit heures.Il se renouvelle chaque semaine.Le Jury doit répondre aux questions que lui pose par correspondance le public radlophile, à défaut de quoi, Radio-Canada doit verser une amende k celui-ci.Un nom proprement commun Un nom que l’on entend souvent prononcer à la radio est celui de Marcel .Savez-vous, cher lecteur, combien de gêna «’intéressant au travail radiophonique portent ce prénom?Permettez que je vous en énumère quelques-uns, mais à ma façon .Qui ne connaît l’excellent annonceur, Au verbe chaud, grave et résolu.A sa besogne, il met tout son coeur; Vous le devinez, c’est Marcel BAULU.Déambulant sur “La Rue Principale”, Nous l’admirons et nous n’avons pas tort; Car de le voir, ami, ça nous régale; Le fin minois de Marcelle LE FOR 1’.A CBF, celui qu’est l'plus choyé, Est l'homme au “fric”, celui qui a “l'pognon”; Car avec lui, va moyen d’monnayer, .le pari’ du comptable, Marcel GAGNON.A CBC, depuis près de deux mois, Monsieur Houlé était très affairé.Quand il se vit, fléchissant sous le poids, 11 fit venir à lui, Marcel PAKE.Au Poste “La Patrie, l’directeur, Fist un chic type, mais c'est naturel.Et chacun, de l’auditeur à l'acteur, Sait apprécier, I ,F.FF B VK K Marcel.Elle commença chez les ‘‘débutantes”.Fit depuis lors, toujours elle monta.T.a chose n’est nullement surprenante; 11 s’agit de Marcelle MANFiTTA.A CB F’, le chef de la nouvelle, A nous documenter est toujours prêt.Tous les auditeurs apprécient le zèle, De ce bon annonceur, Marcel OUlMFiT.Un opérateur à la radio, Des ondes peut faire un charivari.Mais un qui s’en tire avec brio, C’est celui qu’on nomme Marcel HENRY.Vous connaissez l’annonceur féminin, Qui l’été dernier visita Montmartre.Mais la guerre à son voyage mit fin.Je vais la nommer, c’est Marcelle Barthe.Cett’ année, une nouvelle vedette, ‘‘A la Baie Quille”, fait son bravache.Mais très sûrement la gloire le guette, Ce jeun’ et excellent Marcel GAMACHF1.Il en est une, qu’on aime entendre; Elle a la voix d’un rossignolet.De l’admirer, on ne peut s’en défendre; C’est la gentille Marcelle ROUET.Un ingénieur, cornélien et chanteur, De l’ami Roméo est l’associé.Chaque jour, il éveille l'auditeur; C’est qu'il a d’là verve, Marcel TREMBLAY.F.t pour terminer, indulgent lecteur, Permettez-moi de serrer mon lorgnon.Je suis votre fidèle serviteur, Et toujours dévoué .Marcel GAGNON 30 octobre 1939.• L’INVITATION A LA VALSE Tous les mercredi» soirs de ï h.30 à 7 h.45 P.M.aux postes de Radio-Canada.“Radiomonde” est heureux d’attirer l’attention de ses lecteurs sur un programme de véritable valeur artistique.En effet, il y a quelques semaines, la Compagnie Slater Shoe et ses filiales revenaient sur les ondes du réseau Radio-Canada avec le programme “L’INVITATION A LA VALSE” qui a très plu aux radiophiles le printemps dernier.Les mêmes artistes se font encore entendre cet automne dans un répertoire de musique semi-classique d’auteurs célèbres.I.e répertoire s’inspire de la chorégraphie de tous les pays.Sans aucune recherche de musique intellectuelle, “L’INVITATION A LA VALSE”, procure à tous les auditeurs des divertissements dans la note plutôt gaie, quoique certaines ballades et romances qu’interprète l’excellent ba- ryton Slater sont d’un sensible romantique qui plaît sûrement à l’auditoire féminin.Rien n’est négligé pour rendre ces programmes intéressants et nul doute que "L’INVITATION A LA VALSE” méritera l’accueil bienveillant dont ce délicieux programme fut déjà l’objet.- “L’INVITATION A LA VALSE" est irradiée des studios du poste CBF (Montréal), pour être relayée par les postes CBM (Montréal), CBV (Québec), CBJ (Chicoutimi) et CBL (Toronto), tous les mercredis soirs à 7 h.30 P.M.Donc, nous incitons particulièrement nos lecteurs d’être aux écoutes pour entendre "L’INVITATION A I.A VALSE”, qui, nous en sommes heureux, suit immédiatement l’émission de "Radiomonde" à 7 h.15 P.M.sur les postes de Radio-Etat.Que tous les mélomanes s’en souviennent donc! Que tous les membres de votre famille soient aux écoutes! 518 novembre 1939! Radiomonde PAGE 3 L ¦ .+ / Du lieu de mon re/>os Jv tous écris ces mois : Pas mort, mais pas fort î Bonjour Mesdames, "Les pourparlers ne devront pas Mesdemoiselles, se prolonger indéfiniment.Je tiens Bonjour Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Jean Fournier, ci-devant ministre aux Affaires Etrangères, et porte-paroles de M.Marcel Lefebvre, ministre de l'Intérieur de l’état radiophonique CHLPien, m’a communiqué par les voies ordinaires la teneur d’un message de haute importance, provenant de source autorisée, soit par le truchement de “Radiomonde.” Je cite: "M.le reporter en l’air.” "Depuis déjà quelques jours voire quelques semaines, vous semblez ne pas avoir rempli efficacement votre devoir, qui est de renseigner le public à la radio sur les événements Internationaux, nationaux et locaux.Les milliers de lecteurs de "Radio-monde” m’ont chargé de faire enquête et de vous demander une explication.On veut savoir pourquoi tour à tour, le "gentilhomme d“ l’air” Michel Normandin; le maître de cérémonies”, Barny” Goulet; le "créateux” de la chanson française, Roméo Mousseau; le "censeur” Armand Goulet et le "fiancé” Fernand Bergevin, se faisaient entendre à votre place, aux émissions de nouvelles, à 1 h.et à 6 h.15, au poste CHLP, pour enfin remettre le tout au “pintch hitter” Jean Fournier, du poste CHLT.de Sherbrooke?Nous vous prions de nous fournir une explication le plus tôt possible afin que cette situation tendue soit une fois pour toute éclaircies.” Fin de la citation.Les pourparlers ne devront pas se prolonger indéfiniment.Je tiens à jeter un peu de lumière sur le sujet.Voici les faits: “En effet, il y a déjà quelques semaines, le médecin m’a forcé à prendre la position horizontale; position que je ne chérie pas entre toutes.Mais quand les disciples d’Esculape parlent.il faut écouter.Une fois dans cette position reposante, comme bien vous le pensez, je me suis vu forcé d’interrompre toutes mes activités radiophoniques et les confrères tant du journal que du poste se sont donné la main pour me remplacer.A remarquer en passant l’esprit de collaboration et de bonne entente qui existe au poste CHLP (Mille mercis aux boys!).Jean Fournier autrefois de CHLT annonceur sympathique, comme je suis à même de le constater de mon lieu de repos en écoutant régulièrement émission par derrière émission s’acquitte fort habilement de sa tâche nouvelle.Et voilà .messieurs les plénipotentiaires, les explications que j’ai à vous fournir.” Espérant qu’elles vous seront suffisantes, je demeure, en attendant de reprendre le harnais.Votre tout dévoué, Georges GALIPEAU, “Reporter de l’air” à CHLP.P.S.— Mes amitiés les plus sincères aux lectrices et lecteurs de "Radiomonde”, qui se font de plus en plus nombreux.D’ici une quinzaine, j’aurai, je Do • ré - mi - fa - sol - la - si.- do !.Les habitués du poste CHLP.connaissent depuis longtemps déjà.le professeur PHIL LA DOUCEUR .C’est un pianiste fantaisiste qui dissèque une pièce musicale avec une désinvolture déconcertante .Il entreprend une pièce musicale, populaire ou classique, 11 la transforme, la transpose, conservant toujours à l’arrière plan, le thème principal, qui en certains cas, rappelle un concerto.moins l’orchestre .naturellement!.l.’agilité de ses doigts fait en sorte qu’il brûle l’espace, on dirait qu’il court “les cent verges” sur le clavier.Phil joue le piano, un peu comme Géraldy fait scs vers, et l’annonceur qui le présente serait autorisé de dire, une formule comme celle-ci, par exemple” "Mexicali Rose”, ou “Dis-moi pourquoi.” à la manière de .Phll Ladouceur.Phll 1-adoiieeur est né le 7 septembre 1905, à Ilawkesbury, province d’Ontario.Il reçut ses premières leçons d'orgue et de chant grégorien de Maître Octave Pelletier.— Plus tard, il entra au Collège de Montréal où 11 étudia le piano et l’orgue, sous la direction de M.Iicnoit Poirier, organiste à Notre-Dame.En 1933, M.Marcel Lefebvre, nicha le pianiste du foyer dans l'horaire de CIILP.Plus tard encore après quelques randonnées à CKAC et CFCF.Phll revint à CHLP sa patrie d'origine et semble devoir y demeurer définitivement.Phll est marie et papa d’un garçon de 12 ans et d'une fillette de 9 ans.Raymond et Lucille sont bien déterminés à suivre les traces de leur père et se proposent d’ici quelques années à former le “Trio ladouceur”.Dans l’Intervalle nous espérons que Phll continuera à venir nous rendre visite régulièrement, d'ailleurs le piano du studio “C” est là qui l’attend, tout comme l’attendent les Milliers d’écouteurs qui seraient fort déçus si, un bon jour, Phll n’était pas là.BIG CHIEF.PAGE 4 Qe ramage r-5 WUt' Va* &S Ouand vous entrez au poste CHLP, aux heures de Réveille Matin Musical vos muqueuses sont assaillies par l’odeur forte d’un tabac de "chez-noua”.Instinctivement vous vous exclamez: "Tiens! Zenon est ici.!” Oui, en effet Zenon est ici, accompagné naturellement d’un cigare ou de vieux brûlot, tous deux des cheminées d’où s’échappe une abondante boucane.— Cette boucane, épaisse et forte, gagne tous les studios, les bureaux, le corridor la mezzanine.et puis monte, monte j u s q u’a u vingt cinquième étage de l’édifice Sun Life, l’immeuble le plus élevé de tout l’Empire britannique! Et voila ce qu’accomplit Zénon, à tous les matins, à CHLP.Parlez-moi de ça.Il n’a pas peur de signaler sa présence celui-là! Il faut admettre cependant que nous trouvons Zénon fort utile, lorsqu’il s’agit de faire la navette entre le poste et l’hôtel Ford.— Il lui est arrivé déjà de faire des voyages blancs, mais jamais sans laisser derrière lui comme une traînée saisissante d’un tabac fort qui brûle trop vite.Zénon Champoux, l’accompagnateur officiel de Marcel et Roméo, comprendra facilement que nous ne faisons ici que badiner, car, ceux qui le connaissent, savent fort bien que c’est un camarade de la meilleure trempe.Si nous n’avons rien que son cigare et sa pipe à lui reprocher, ce serait peu de chose en somme, car à tout prendre, si un beau matin, nous arrivions au poste et que ça ne sentirait pas le tabac, nous serions fort désappointés! Fume Zénon.fume.* * * Le programme Radio-Petit-Monde, que dirige avec sa dextérité habituelle madame Jean-Louis Au- l’espère, l’occasion de vous reparler, viva voce, par voie du microphone.Parce que malade, je ne me suis pas tout à fait désintéressé de la radio et comme "charité bien ordonnée commence par soi”! j’ai synthonisé assez régulièrement au cours de ma maladie et maintenant de ma convalescence, sur la longueur d’onde de mon poste .CHLP, pour y entendre, pas tous les matins ."Ti-Jos” Tremblay (Marcel) et "Méo”, "le Mousse” Mousseau, à "leur Réveille-matin musical”, en compagnie de Bou-rassa, Zénon et de leur accordéoniste.Ce fut un plaisir toujours nouveau d’écouter nos chanteuses et chanteurs favoris dans leurs répertoires variés.Le soir, je ne manquais pas mon sketch à 7 h.45 (Mon oncle) avec Natole et Diogène .Pauvres copains! Ils sont toujours pris dans de mauvais draps, ceux-là!.Lundi, à huit heures, "Jacqueline Bernard” est venu me charmer un quart-d’heure durant avec sa voix douce, mélodieuse.En plein ce qu’il faut pour vous ravigoter.Le mardi matin.grande surprise à 10 h.30.On lit sur l’horaire des programmes; "Emission consacrée aux malades.” Cette émission est une initiative de Michel Normandin.C’est dans la peau du malade que j’ai su apprécier cette pensée heureuse.C’est dans la maladie et la solitude qu’on sait apprécier les plus petites choses.Ce qui me fut d’autant plus agréable c’est que tour à tour patron, annonceurs, "copines" de bureau, ingénieurs, vinrent me réconforter de leur voeux de prompt rétablissement.Ça fait du bien.Remerciements à “Big Chief” pour les bons mots qu’il a bien voulu me communiquer par voie de ce même "Radiomonde.” Je me suis aperçu de la réapparition sur les ondoa d’une émission qui a prouvé très populaire l’an dernier.Je veux parler du programme commandité par la maison R.Dufault Enrg.et consacrée à “Nos talents locaux.” Michel Normandin, tout comme il l’a fait l’an dernier, sait très bien se tirer d’affaire comme maître de cérémonies.Le mercredi, (8 heures à CHLP) sera dorénavant l’heure du Mont-Royal Théâtre, section française.Bravo! Je vais clore Ici ma messive avant que vous ne perdiez ic goût d’en, continuer la lecture.?bientôt.det, ne cesse de s'attirer les éloges les plus flatteurs.Il faut voir avec quel soin, avec quelle exactitude Madame Audet, prépare et prédispose ses petits interprètes à cette émission, un programme auquel nous n'avons rien à reprocher jusqu'ici, si ce n’est que.pendant deux semaines quelqu'un avait égaré le thème.Evidemment, ce reproche ne s'adresse pas à Madame Audet, car son apport artistique et celui de son.petit-monde, ne laisse rien à désirer.Ix* petits font preuv» d'une docilité étonnante.C’est !« programme de la discipline et de !a bonne entente, du langage naïf et ingénu de la jeunesse.Oh, ce délicieux babillage duquel, nous les plus âgés, avons tant de leçons à tirer.C’est à 8 heures, le samedi soir, que les microphones de CHLP vous apportent le gai ramage dà ces tout-petits.Ecoutez-le, samedi prochain, et par la suite vous ne voudrez plus jamais le mahquer_ Big CHIEF~ ck£bdiorMcmd& Par Paul GÉLIMS RADIOMONDE salue “C-H-R-C, Québec" N.-B.— I.c présent “casse-tête” est le premier (Tune série fiant chacun sera dévlié à l'une de nas stations radiophonii/ues de la Province.— Celui-ci permet à RADIOMOiSDE de saluer le poste CH RC, Québec.1 2 9 4 5 « 7 8 » 10 11 12 13 14 10 11 12 13 14 zriz ?»ZD a ?m ?WJZ Z B ?u ?mm ?¦ ?m m i cm ?m ¦ ?emm ¦z ¦ ?M ¦ _ ?m ZD® ?mm ?z m Z ?QZ ?m I ?j ?j ?mm i h ?b i z TT1 > m LJ ?i ?CI ] ?u ¦ ?ZDB ?.IP HORI7-OXTA I.F.MKNT I— Prénom » Judith Jasmin .342 •* Jovette Bernier .297 44 Murielle Millard .261 OA Armande Lebrun .230 44 Olivette Thibault .200 44 Antoinette Giroux .185 4* Hollande Bernier .146 *4 Kéjeanne dc« Rameaux 138 q Paulette de Courval 135 *« Nicole Germain .132 0* Pierrette Alarie .110 100 votes et moins: Mlles I.ucHe Laporte, Lucienne Delval, Mla Rlddex, Lucile Desparols, Lucette Pelland, Soeurs Glngras, Kstelle Mauffette, Yvonne Simard, Jaeque- line Bernard, Caro Lamoureux, Gilbert» Labhé, Rose Rey-Dcr.il, Yvette Laurin, Marguerite Paquet, Marthe Nadeau, Paulette Luce, Marthe T.r pointe.18 novembre 1939! —-par Jean dégrèves - J A A/T'C'fT T F| [DF i Les pompiers auraient fonçé dans sa porta concierge qui vient collecter son mois!— * 1 .AL.JL v JL JL TL jL -jé JSL -À X,—‘ A XL.£t «tue Jacques Le Normand ne «en serait Fats le mort", insista-t-il.ras plus soucié.Quelques moments se passèrent pendant ^0 —"Bonsoir!.Qu’est-ce qui t’amène?" lesquels nous restâmes muets comme des l C’était sa question habituelle.Il me la carpes.La tension parut détourner Jacques jB > g ¦ T prononçait deux fois par semaine, le mardi de ses pensées tragiques.Une mous ironique ffl 1 R S h ft le samedi, quand, habitudes de vieux glissa sur son visage qui semblait dire: “Tu I S^arçons, j’allais le chercher pour la partio vois où j’en suis rendu!" fc ^ B J ¦ * Xridge chez Antoine ou la promenade à la Mais les coups se répétèrent, faibles, corn- ^ M -.*& Montagne par les crépuscules rougeâtres.me timides.Je voulus faire signe à Jacques , II disait cela pour parler, machinalement, qUg n’était peut être pas le concierge, fous une seule impulsion de civilité dans que.Mon geste rencontra le réveille-matin laquelle ses pensées n’avaient rien à voir.placé dangereusement sur le coin d’une pe-I Ft, ce soir en particulier ,sa voix me tjte table; il roula sur le plancher dans un B>a| ut avoir une^ intonation plus monotone, vacarme sourd et le choc déclancha la son- plus triste peut-être.nerie.Il roulait maintenant sur lui-même I Je connaissais Jacques Le Normand mieux par soubresauts drôles, le carillon scandait $jue n’importe qui, mieux que les copains je tapement.Cacsar jappait, c’était complet! *arasites de sa gloire passée, mieux que _ , _.____ ._ ., , .r .’., .__.__ Jacques se leva avec des airs qui vou- g- A - Hui: euse, ses amours.—“Bonsoir, Monsieur Le Normand" dit i Je posai seulement mon chapeau au meme yoix j crû un momcnt que crochet que toujours.J approchai la meme pas.mais le jet de lumière et ¦rhaise, fis la meme caresse au museau de cela!" Et la visiteuse indiquait d’un Cacar Le pauvre animal répéta lui aussi » ma)in la boule mêtalique , se pro_ I eterne] ceremonial appuya son menton sur * it encore aur Je plancher lisse.?Fe3 genoux et de tous ses yeux parut me Je ne reconnais3ai3 pIu3 LeNormand.De demander le pourquoi des silences de tacUurne et brisé qu>il avait été un instant Wautxe., ., , , .auparavant, un flux rosâtre illuminait main- Jacques n’avait meme pas levé la tête.^ gon vj ge3 fine3 maina s.empre9.t?regard rive à la fenêtre entrouverte, saient y{yrg nouvelle vcnue.En un rien les bras a longes aux rebords du divan a de t u s.était rcfait la personalité la façon d un homme bien fatigue ou d un ^ débonnairef ,e gentilhomme des grand blessé, il écoutait, a ce qu il me parut * * de dpur_ Et à observer cette .tout d’abord les bercements mélancoliques fIUe trèa blonde, très beile.je lus dans d une valse de Strauss que jetait quelque ^ yigaffe ung joie inten3C secrète, qu’elle gadio du voisinage.semblait incapable de cacher et qui m’in- ¦ —“Regarde-moi cela”, soupira-t-il enfin, .r Fees trois murs de pierre.la ferraille du ““ .balcon.cette ombre!™ Une prison!.Ma Se pourrait-il qu’une couventine quune prison!.Ma prison!” répétait-il dans une enfant presque?Fallait-» que Jacques.mélancolie qui me fit mal 9u'elle auasi aPrf t° f.I»utreal?~ , , f , _ .- .Je n’eus pas le temps daller plus loin ; Sans m en rendre compte, je me laissai dan3 mon blème ^ Normand était évi-•nomen tenement gagner par scs propres demment nerveux.Il approchait deux chai-états-d’ame et j observai sans trop vouloir gM san3 g,en rendre compte> „ fermait la lui laisser remarquer cet horizon restreint, g du „arde_robea> soufflait la poussière lourd, déprimant, qu’était venu chercher ^ la table> cherchait 8a cravate tout-à-la l’artiste pauvre.Les teintes mauves du so- foi devenait totalement ridiciule.Mais, le il couchant filtraient misérablement par .j .enfin dominer la situation et, avec dessus les murailles grisâtres de 1 autre rue.cette mlmique accentuée qu’il avait con-face au petit appartement de Jacques Le aervge de ja rampe, il voulut tout dire à Normand.la fois; I —“Un jour, à Venise”.continua sa mé- _-vous savez, Madeleine, J’étais endormi™ lancolie, et il me la recommença pour la noug éüona endor_ Puis> je ne vous ai pas dixième, pour la vingtième, pour ia centiè- entendue la première fois”, et se tournant «ne fois son odyssée fameuse, l’I.isto.re yers mol; __ ma meilleure élève, tu sais celle fes succès à 1 Opéra, sur les rampes des donf je t'ai souvent parlé!.J’avais oublié grandes capitales, ses voyages par trois quelle venait ce soir pour sa leçon de Continents, par toutes les mers du monda, chanti,_ Tu me pardonneras “dis, mon ces vacances de Venise avec des grandes vjeux!» duchesses, les soirs de Vienne, de Paris, de Madeleine Lenoix! Sa meilleure élève!.* Baint-Petersbourg, ses amis l’empereur Un j, ne m,en ayait jamaia parlé, j’en-étais bien Tel, le roi de Oi et de Ca, ses amies, sur- çgrtain, mais â étudier encore l’oval pur de tout, ses belles amies des années de prestige, cg visage cefte limpidité de sourire, ce bleu de renommée: les blondes princesses scan- auggi clal’r que reau de roohe dans je regard dinaves, les étourdissantes mondaines des de MadeIcine Lenoix.à dianostiquer la gau- ,, tut Jacaue.oIie •a 16ns latins, les douairiaires indulgentes et cherie Je trac de LeNormand.“Non! C’est Quand la musique se tut, Jacques et el e leurs petites protégées rougissantes, les bien gon élève simplement son élève, rien me vlrcnt ensemble, je crois bien Penda t -.Mfveltes ballerines des corps de baHct.Puis, ._,ug|.» décidai-je.quelques secondes, ni 1 un ni 1 autre le B la passée pittoresque et tragique de "14” à Et dan3 i-ombre du grand parc, où j’allai dirent un mot, comme s ils étaient encore 4*18”, son service glorieux dans l’escadrille faire' ma soirée, seul vis-à-vis le silence dès a 1 ambiance de leur etude ou împortu- Hfles Cicognes, les raids superbes — pour lui, choses mes pensées retrouvèrent leur pleine nés de ma presence._ î’artiste, — au-dessus des nuits rouges de lucidité- Les faits revinrent, se rétablirent “ “Vois-tu, mon vieux , m expliqua Le Verdun ou des blancheurs calmes des Vos- dans ma mémoire, pièce par pièce.Normand avec un sourire que je sus mol ges.Les "Marseillaise” qu’il entonna, en cette neurasthénie plus vivace chez Jac- etre plein de misere, ce n est plus notre Service commandé par les jours d’Armistico qUes depuis quelques semaines, ces reflexes tour, ici comme ailleurs on vieillit, on vieillit de Paris, Bruxelles et Londres.Les Made- plug tranchés, ces attitudes contradictoires, encore plus qu’ailleurs parce que nous du |Ëlon de l’arrière, brunes ou blondes, pour le ceg crjses de mutisme suivies d’enthousias- Théâtre on donne plus de nous-même, on Hrepos du militaire!™ mes que je ne lui avait jamais connus.vit plus vite!.Vient un jour où, comme à Car, Jacques LeNormand, idole des mon- femme dont, par échappées confiden- moi, on dit: Monsieur, je regrette, mais je \ des, héros de son temp3, homme encore tielles il m’avait dessiné le croquis, cette sil- ne puis plus renouveler notre contrat, S beau et fort, n’avait toujours eu que deux bouette quf • ¦ V'/- vous présente.Que peut-on penser de la radio?.Qu'elle eat décidément une glaneuse de vedettes! Surtout ne croyez pas que je veuille lui en faire le blâmo.Assez souvent nous avons dû lui reprocher so.», trop grand, manque de confiance.Il semble cependant qu’elle veuille rétablir l’équilibre des choses; puisque nous avons l’opportunité d’entendre de nouveaux talents.La saison radiophonique s'est ouverte brillamment.De toutes ces émissions conçues exprèssément dans le but de plaire au public; une —“Le cocher de la troïka” et "Je vends des cigarettes”.—On ne pouvait mieux choisir.Qu'avez-vous fait après cette première apparition devant le public?—Je rêvais d’en faire une deuxième! Comme la bonne fortune me souriait; J’eus la grande surprise, d’entendre annoncer à la radio, que Monsieur Gonthier m’avait engagée pour jouer "Estelle” dans "Le Vieux Maître d’Ecole”.—Ce fût évidemment une heureuse surprise.—Je voudrais dire, que je porte onofejëTon dit.Avec Nazaire et Barnabe On dit que le diner de vendredi soir dernier qui groupait le personnel des cinq postes radiophoniques montréalais, a été un véritable succès.On dit que de vieilles amitiés se sont renouées, que de vieilles rancunes se sont effacées et que de nouvelles camaraderies se sont amorcées.On ajoute que tout le monde était content, et que personne w’a regretté d’avoir assisté à cette petite fête.Tant pis pour ceux qui ne sont pas “Vénus”.it it it On dit qu’à cette même réunion, les invités étaient si nombreux, l’assistance si vaste, et le vestiaire si petit, que l’on dut empiler manteaux, chapeaux et foulards les uns par-dessus les autres.On dit que deux annonceurs, trois chanteurs et un auteur dramatique sont retournés chez eux avec un chapeau qui ne leur appartenait pas.On ajoute cependant qu’ils n’ont pas eu à s’en plaindre, attendu qu’ils n'y ont rien perdu au change.it ir it ^)n dit que les programmes "Quizz” connaissent une vogue de plus en plus grande.On chuchôte cependant dans la coulisse qu’il ne faudrait pas qu’il y en ait plus de trois par jour, par poste, sans quoi les radiophiles ne pourraient pas tous les écouter.it it * Deux autres "quizz" viennent s’ajouter à la liste déjà longue : Qui Gagne f dont les compères seront Roy Malouin et Ovila Légaré, et La Mine d’Or, qui sera dirigée par Henri Letondal.Avec ces deux additions, voilà bien des programmes de questions et réponses.Récapitulons : La Course au Trésor (CK AC), S.V.P.(CB F), Radio-Marathon (CK AC), le ci-devant “Le Temps C’est de l’Argent" (C K A C), Le Quizz Club (CKAC), La Mine d’Or (CKAC), Qui Gagne (CKAC), sans oublier le Quizz de Radiomonde (C B F) diffusé le mercredi soir à 7 h.15.NAZAIRE NOUS ÉCRIT.htc cJbVlhJL ctÀ- ^ 'ChÀtvij - n — - - .n, j ^ ! ŸJ , s-tn ./'sn/lsl y^> CX*- ^ **-—*^7 j£j J2jl dJU> -éxrWi^ .^ ^ttruxv-Z-é 'Q*Lj tr»uj cu^ dbuo^rr ftu vu- SuCtL & '^¦4' / ^ t a.’ ^ ~t-Z Cjrxe V /TVttJiAr A/ .Æ /ju4/Xr“ -éridu tfe Ôu cÆ - jfiu CU eu O'* *0U c&u (VutMj /Yh£44_j Cécüt: eu AÿyJé OjL ^ CTtfJU cL> • '•'¦My &****** •O'-" • *#* x««c« .•>*Oeç- «%** 5**-T S?®6- **$>¦* —i—1il j WW W mil 1 iii il 11 u .t.3ZÜSC3«S33R I CHOIX DE TROIS COULEURS VERT — PECHE — MAUVE Ensemble complet de L’ensemble “Cannon" 65 articles, comprend: ENSEMBLE DE GOUTER “CANNON” 5 ARTICLES — Nappe et serviettes de couleurs gaies, quadrillées, frangées.6 draps, 81 x 99 6 taies d’oreillers, 45 x 36, fameuse étiquette “Cannon”, qualité épaisse.• 6 serviettes de bain “Cannon”, 20 x 40 • 6 serviettes moyennes, assorties, 15 x 26 • 6 débarbouillettes assorties, 12 x 12.Couleurs de l’ensemble: vert, pêche, mauve.De# mois de préparation soignée.de considérables et heureux achats .et voici que la vente est en branle, avec cette épatante valeur d ensemble “Cannon” de 65 articles, tous de qualité extra fine, en de gai» nouveaux dessin et couleurs.Mentionnons en particulier une nouvelle parure de lunch quadrillée de 5 articles.Nous n'avons pas besoin de vous dire que vous paieriez en temps ordinaire beaucoup plus cher pour obtenir toutes ces pièces séparément.Veuillez donner votre commande immédiatement afin d'obtenir une prompte livraison.ENSEMBLE TRES UTILE ET I»ES PLUS CHARMANTS 65 articles 12 linges à vaisselle “Cannon”, 17 x 32 — jolis dessins rayés, arc-en-ciel.• 12 torchons à vaisselle “Cannon”, 15 x 15 — pratiques, texture épaisse.• 6 poignées “Cannon”, 6x7, avec ganse — pour pendre.La Maison WOODHOUSE est représentée par 150 agents autorisés dans la province de Québec.Ecrivez-nous si vous demeurez en dehors de Montréal et nous nous ferons un plaisir de vous envoyer notre représentant qui vous donnera tous les renseignements désirés.FACILITES DE PAIEMENT 95/ DE DÉPÔT 50?PAR SEMAINE sans intérêt ni supplément 108 Rte- Catherin* Montréal Ouest Londres, Birmingham, Liverpool, Manchester, Nottingham, Hull, Southampton, Cardiff, Edimbourg, Glasgow, Belfast, Dublin, Toronto — Québec, 65 rue de la Couronne — Saint-Jérôme, 294 - 296 St-Georges.Shawinigan Falls, 74 St-Marc — Jonquière, 157 St-Dominique — Kimouski, Ave de l’Evêché.Si vous ne pouvez venir au magasin postez-nous ce coupon.Woodhouse & Cie Limitée 105, rue Ste-Catherine O., Montréal Veuillez m'envoyer l’Ens mble “Cannon' 'de 65 pièce# pour $24.95.Je conviens de payer 95c de dépôt sur livraison, le soide 50c par semaine.INDIQUEZ I A COULEUR ( ) Vert ( ) Pêche ( ) Mauve Nom .Adresse .Apport.Ville .J’ai un compte No .Je désire ouvrir un compte .N'ENVOYEZ PAS D'ARGENT RADIOMONDE ARTICLES “CANNON” FORMANT RAVISSANT ENSEMBLE COLORÉ semblable à (’illustration 18 novembre 1939! 9 Radiomondc ® PAGE 13 ____ ____ JJ# / Savait-on que le aympathiquc Flavius Daniel, le directeur du trafic à CKAC, un titre dont l’équivalent français pourrait être •’directeur de l'exploitation technique" avait fait ses études à Oxford?L* titulaire des Radio-Reportages N-G.Valiquette a en effet fréquenté cette célèbre Institution anglaise.De là son accent nettement britannique lorsqu'il prononce un nom emprunté à la belle langue de Shakespeare.* * * Ce sont les malins qui prétendent qu'il est un descendant direct du célèbre habitant de la fosse aux lions.Interviewé par nous, Flavius Daniel nous a parlé de son séjour à Oxford.Je fréquentais la célèbre université depuis déjà quelques années, dit-il, et jamais mes condisciples ne réussissaient à m'enlever les premiers prix de diction.Je me souviens notamment de ma dernière année là-bas.Le jour de ia collation des GRADS arrive.Je me vois décerné tous les prix.Mes confrères sont tous jaloux, et ils me regardent avec un oeil d'envie.Moi, un petit Canadien-français, remporter tous les prix de diction anglaise! C'en était trop.J'étais ému, très ému.Le doyen de l'institution nie demande de faire un discours, pour prouver à tout le monde que j'ai vraiment ce qu'il faut pour mériter de tels hommages.Et c'est là que la catastrophe est arrivé: je me suis réveillé ! * * * Blague à part, Flavius a tout ce qu'il faut pour réussir: il aime son travail, qu'il fait consciencieusement.Il n'a qu'une faiblesse: il aime trop le café.Et ces apparitions fréquentes chez Murrays lui joueront un mauvais tour.“ Bon sang ne peut mentir * * * Louis Bélanger est très fier de son rejeton.Nous avons questionné sa femme à ce sujet.Elle nous a répondu au téléphone que cette nouvelle addition à la famille Bélanger n'avait qu'un résultat fâcheux.Louis ne peut garder aucun bouton à son gilet, et sa femme doit constamment les recoudre.A ce point que l'aimable annonceur songe sérieusement à retourner tous 60s complets à son tailleur.¥ * * A l'Heure des Vedettes, le vendredi soir à 9 heures (CKAC), Maurice Meerte est à lui seul tout un spectacle.Maurice a bien des chats à fouetter au cours des intermèdes musicaux.Il doit diriger à la fois son orchestre, faire signe au soliste et battre la mesure poulies choristes.Il se démène comme un diable dans un bénitier.Il va En effet, Pierrot Savage, fils de M.Phil Savage, l'organiste fort goûté des radiophiles, ne saurait faire mentir le proverbe.Je me souviens des belles et bonnes soirées passées au Monument National où sa grand'maman, Mme W.Savage (Blanche Wells) se faisait alors entendre dans “LES SOIREES DE FAMILLE.” Je me souviens aussi de sa tante, Mlle Lily Savage, brillante pianiste, qui nous régalait de jolis concerts.Ah oui, le bon temps qui s'écoulait.Mais, n'attends plus, mon gentil Pierrot, Et hâte-toi de grandir Car BON SANG NE PEUT MENTIR.des uns aux autres avec une agilité étonnante, en dépit de sa petite taille.Et quand la pièce est terminée, il se retourne vres la foule, salue modestement, et son oeil malicieux semble dire: “On les a eus!” * * * Il existe une charmante artiste qui ne défraie jamais la chronique publicitaire.Elle travaille dans •l'ombre, modestement, avec effacement, mais elle mérite les plus grands éloges.Il s'agit d'Emilia Haymen.Cette accordéoniste est à elle seule tout un orchestre.Elle communique à tous les musiciens un entrain irrésistible.Si jamais le chef d'orchestre s'absente, que les musiciens ne s’en fassent pas.Si Emilia est du nombre, tout se passera très bien.Et elle a toujours cet aimable sourire qui fait d’elle une personne charmante, un copain précieux.La “Ruc'ne ménagère” à CHLT mm-.Y-Mt1 Voici les artistes de la “Ruche ménagère” que l’on entend au poste CHLT, tous les malins de 9 h.h 10 h.De gauche à droite : Jean GAUTHIER, maitre de cérémonies; Christine MATHURIN, reine-alteilie; Mlle Thérèse PEPIN, chanteuse de genre; Fred POOLE et Paul-Marcel ROBIDOUX planistes; Roméo LABBE, violoniste; Charles CHARLEBOIS, annonceur commercial.H parade matinale.CK AC—MUodie* rythmée*.• 7.4» CHI.T—Prière du matin.CHRC—L'orgue du matin.CJHR—Prière du matin.CKAC—Mélodies rythmées.CKCH—Prière du matin.CKi'V—L'horloge musicale.• a.OU CHK.CB J.CBV—Radio • Journal.CHLN —Radio - Club.CHI.T—News (CBC).CH RC—Nouvelles.(Vint—1Voir CB K.CKAC—Votre programme, Madame.CKCH—Voir CRF CKCV—L’horloge musicale.• 8.15 CHK.CBJ.CBV—Songs for Saturday t-NBC).CHI.N—Variétés.CHLP—Nouvelle» — Chan-,.n française.Clil.T—Musical tête-à-tête (CBC).CHRC—l’rière du matin.C.IBR—Bonjour.C'KAC—Votre programme, Madame.CKCH—Morning Prayer.CKCV—L’horloge musicale.• N.;t« CBP.CBJ.CBV—Dick Lel-b.-rt, organiste (NBC).CHUB—Prière du matin.CHI.N—Variétés.CHLP—Réveille -Mutin ntu-sl.al, avec Maroel et Rôti i éo.CH LT—Morning devotions.CHRC—Le Club du Cou-cou.CJBR— Voir CP.F.CK AC—Voisinons, avec Henri Letondal.CK' H—Voir CB F.CK
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