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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 7 août 1954
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1954-08-07, Collections de BAnQ.

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•v •••x : £ *Vo.V'> :*>fv fV />^5 *F>::.'.¦ •&*¦:< •* > 10c le numéro $3.50 por année "Autorisé comme envoi postal de ta deuxième classe par le Ministère des Postes Ottawa.Ne crions pas au veinard! LA PLUPART des gens ouvrent des yeux immenses — sinon scandalises — quand, par hasard, ils ont la révélation des cachets obtenus par les artistes, musiciens ou scripteurs à la radio, à la télévision ou au cinéma.On les proclame des privilégiés de la fortune; on les envie; on s indigne même par comparaison.En effet, comment un de ces favorises peut-il gagner en un seul jour plus qu’un autre en une semaine de travail.C’est presque révoltant! .lt Les personnes, qui réfléchissent de la 6orte, ont-elles regarde 1 envers de la médaille?En général, elles vivent grâce à un emploi régulier, apportant un fixe cinquante-deux semaines par année; elles ont des vacances payées, des bénéfices-maladie et souvent ont droit a un fonds de pension, plus des prestations de chômage.En somme, elles jouissent d'une sécurité relative si elles savent équilibrer leurs dépenses et leurs revenus.„ L’artiste — (ici, je classe sous ce vocable, les categories mentionnées plus haut) n’a aucun de ses avantages.Il vit au hasard des engagements ou des contrats.Dans une année favorable, il lui est possible de faire une somme rondelette, soit; mais l’année suivante sera-ce la meme chose?Par les jeux de la faveur ou de la veine, il peut lui arriver de ne gagner presque rien.La guigne peut durer.Si la maladie frappe et empêche l’artiste de tenir ses roles ou d’écrire des textes, il est sans protection.Arrêt de travail, arrêt de revenu! Si, à l’âge de la retraite, il n’a pu réunir des économies suffisantes, il ne peut quémander de pension.Aussi est-il justifié de réclamer tout ce que peut lui valoir son talent et tirer le profit le plus grand de sa popularité et des bonnes années.Personne n’a le droit de le blâmer d’accumuler quand il le peut; son sort est tellement aléatoire.La rupture du contrat de “Jeunesse Dorée” — contrat qui devait se terminer en 1963 — nous donne un exemple impressionnant de l’instabilité qui menace constamment les gens du divertissement.Si ce programme était disparu, combien d’acteurs auraient perdu du coup des rôles qu'ils interprètent régulièrement, (sans parler de l’embarras de l’auteur), c’est-à-dire une source de gains sur laquelle ils établissaient une partie de leur budget?Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs, que des programmes en plein essor ont été décommandés — ceux-là sans retour — au moment le plus inattendu, bouleversant ainsi le régime de vie de ses participants.IL FAUT un caractère et une énergie spéciaux pour vivre au sein de tant d’incertitudes.ROIVIX souvenez-vous RADIOMONDE h DANS il y a Pii DOUZE personnages de l'industrie radiophonique partaient en avion à destination • de New-York, où ils allaient se documenter sur la télévision.Une initiative de RADIOAAONDE et sous les auspices de l'agence J.Walter Thompson de New-York, cette mission d'études devait, en vingt-quatre heures, visiter les studios de la NBC, du CBS et les laboratoires Allen B.Dumont.Le groupe se composait de Jos MacDougall, de J.Walter Thompson (Montréal); Paul L'Anglais, Roger Gauvin, Bernard Hogue, Louis Pelland, Jean Laforest de Radio-Programme Producers; Roland Bédard, de Baudry-Harwood; Henri Letondal, Gérard Delage, président de l'Union des artistes, Adrien Lauzon, trésorier de l'Union, Marcel Provost, directeur de RADIOMONDE et René-O.Boivin.La Société des Concerts Symphoniques de Montréal vient de déménager ses bureaux.Depuis sa fondation, il y a dix ans, elle avait ses pénates à l'hôtel Windsor.La nouvelle adresse est 1504 ouest, rue Sherbrooke Serge Brousseau, ayant servi dans plusieurs maisons d'édition montréalaise, est maintenant établi à son compte.Il a lancé les "Editions Serge" .JACQUES NORMAND confie à notre collaboratrice de Québec, ^^Jeanne Rochefort : "Pour l'avenir, j'ai déjà souri à Montréal, pensant aux possibilités de la radio là-bas.J'ai des amis à Montréal, et la Métropole m'a rendu son sourire, mais j'ai vu qu'il lui manquait des dents, et j'ai pris la résolution de m'établir définitivement à Québec, espérant y faire mon chemin.Déjà, à mon avis, le centre de production montréalais se fait vieux.Le nôtre, à Québec, est tout jeune, et il grandit.J'aime mieux cela." !( L'homme propose.) L'ARCHIVISTE « J'voudrais TELLEMENT quelle écrire des textes pour Radio-Canada plus tard commo LISE L AV ALLEE!* A/) UKC ' J, V -U | LE 17 JUILLET, un événement se produisait, qui devait, par la suite, stupéfier l’industrie radiophonique: la Compagnie Campbell Soups annonçait, par lettres, à Radio-Canada, l’agence Cockfield Brown et Jean Desprez, sa décision de rompre sa commandite, vieille de près de quinze ans, de « Jeunesse Dorée ».Ce roman-fleuve donnera sa dernière émission, sous l’égide de Campbell, le vendredi, 13 août.Cette nouvelle eût un retentissement ïnoui non seulement chez les intéressés directe, mais dans toutes les agences.Les directeurs de celles-ci ne peuvent encore comprendre qu’un commanditaire abandonne aussi subitement un programme qui s’est maintenu au faîte des « ratings ».Cela paraît inconcevable, mais c’est devenu une réalité.Campbell, dit-on, expliquerait son départ du fait qu’il n’a pas le budget nécessaire pour continuer sa publicité radiophonique comme auparavant.Et puis, il serait dépité parce qu’une organisation rivale vende plus de soupe que lui.Au début de l’année, pourtant, Campbell parlait très sérieusement de porter: « Jeunesse» à la Télévision, ce qui porte en soi la perspective d une mise de fonds d’importance; abondance alors et disette maintenant ?Quelles que soient les raisons de ce changement de venue et de la rupture à bref avis du contrat, cela n'affectera pas la continuité du roman.D'après les renseignements les plus sérieux, « Jeunesse Dorée», sans la publicité de Campbell, poursuivra ses émissions, comme d habitude, soit qu il soit maintenu « en soutien » pour très peu de temps par la Société Radio-Canada.soit que dès le lundi 16 août, il serve à la réclame d'un autre produit commercial.« Jeunesse Dorée » aura duré presque quinze ans.Il avait commencé sous forme de « série de soutien » en octobre 1939 et Campbell l’avait acheté » \ r;^yC-Xe// 0 ¦PL.US TAR 13 - - 4.ZOA/ZOi//?, 77 zemef esr-c£^ Qvù y /?pe W/wéz./&/?# r/o// five 2 x£ .y .gâ ## 04/f JL£ \ P, à .'A ?7 AOUT 1954 Radiomonde et Télémonde « PAGE 15 JftJLftJLft fiJLft flJLfl ft ft ft SLfl-ft fi ftJLfi, aoec H€nm pouLin On pourra lire prochainement dans une chronique de Maurice Des- jardins le sublime (et involontaire» calembour du Nez de Cléo- phas.9 9 9 Ce n’est pas du Nez de Cléophas, ni même de Cleopâtre dont il sera question ici.9 9 * Les meilleurs mots de Mau ne sont parfois pas de lui.Celui-là devrait lêtre.9 9 9 Mais parlant de nez, on a maintenant oublié l’ancien nez de Denyse St-Pierre.9 9 -gJLflJUULPJUL^^ Flûte, alors!.X3l£?• i* XBrrnrrrrr^TTïrrinr-sTrir® mirmî-yrmYïmTrn ; n e nrrrrrHWTmrBTnrroTTBTmrrrrjrrnrYTTroTnrrroTrrinnnrc r Dane les bureaux d’administration de la maison -Tambour.Par-turns et Produits de beauté” les tables*les pupitres et 3et> armoires étaient tellement rapprochés par mite du développement rapide des affaires, prospères que Madame Tambour elle-même, la propriétaire, était obligée de prendre place au milieu de ses quinze employé», comme une institutrice devant ses élèves De sorte que les rapports entre elle et ses subordonnés avaient un caractère de famille.D’une famille, toutefois, où l'on était menés rondement.Grande, forte, à l’allure d'un ancien gendarme, aux épaules carrées de lutteur, cette femme sur la quarantaine appartenait à la catégorie rare de bûcheuses.Elle ignorait la température, les saisons, la fatigue.Elle voyait tout, surveillait tout, contrôlait tout.Justement cet après-midi là.la chaleur humide amollissait les énergies les plus vives, elle, dans un état de fraîcheur révoltante, refaisait l’addition des mandats postes reçus pour les commandes de Province, que son caissier jwirtant avait méticuleusement comntés.Par suite d'un faux mouvement le crayon qu elle avait dans la main glissa entre les doigts, virivolta dans l’air comme un minuscule avion, et alla choir sur le parquet.Contrariée, elle ne put s'empêcher de lancer un petit cri de: — Flûte alors ., Parce qu’elle était polie! Tin de ses employés, celui qui dirigeait le département des expéditions, se précipita vers elle: — Madame m’a appelé?— Moi?fit-elle surprise.— Pourtant, murmura l’employé, il m’avait bien semblé entendre: Flûte! .Madame Tambour comprit alors le malentendu, et ne put s’empêcher de rire: — C’est vrai!.J’oublie toujours que vous vous appelez Flûte.— Pour vous servir; fit l’employé galament.— Rassurez-vous, poursuivit-elle, sur un ton redevenu sérieux.J’ai dit FLUTE comme on dit flute! .Sans y attacher aucune importance .Comprenez-vous?Le personnage" qui, à la faveur de ces circonstances, se trouvait à être devenu l’objet inattendu des regards et des sourires ironiques de ses camarades, était un homme d’environ trente cinq ans.maigre, replié sur lui-rnême comme une fleur fanée avant le temps.Une expression désabusée dominait son visage incolore et atone.Il ignorait les joies de l’activité.Le dynamisme et lui, ne s’étaient jamais rencontrés.On le sentait fait pour la vie contemplative et pour le repos.— Je comprends.Madame, fit-il.C’est un peu ma faute Mais oue voulez-vous que j’y fasse?Mon nom est synonyme .Madame Tambour n'aimait pas perdre son temps.Elle crut oopor-tun de conclure d’un ton vif: — Je sais, je sais .Et pour éviter d’autres malentendus de ce genre, dorénavant je vous, appellerai Par votre petit nom!.T.Le* noms et les caractères (tes oersonnaqes des romans publiés inns Radiomonde sont absolument tictits et ont été choists au hasard S'il y a ressemblance de aersonnaçes et de faits, c’est une mire coincidence.Nouvelle inédite de Mario DULIANI Monsieur Flûte esquissa un geste de contrariété: — Je regrette beaucoup, mais je n’aime pas ça, déclara-t-il.Un haut le coeur souleva le buste de Madame Tambour, froissée dans son orgueil de “patronne”, qui, demanda agressive: — Qu’est-ce que c’est que cette histoire?— Je mappelle Claude, fit timidement Monsieur Flûte.le ton de cette réponse.Il s’inclina, et reprenant le chemin de sa table de travail, murmura : — Comme Madame voudra !.Madame Tambour, en observant la silhouette chancelante de son employé qui s’éloignait fut prise d’une sorte de rage, elle le rappela : — Puisque vous êtes là, Monsieur Flute, vous me faites souvenir de quelque chose.W tement l’effet contraire à celui que l’on pouvait escompter.Le regard de Monsieur Flute qui jusqu’alors pouvait être comparé à celui d’un chien battu, s’alluma soudainement.Sa voix tremblante, devint énergique: — Après tout, Madame, fit-il, si vous croyez me vexer, vous vous trompez lourdement.Car rien ne peut me faire plus plaisir, que d’ètre fichu à la porte de votre maison.M 7/ W.b u W l Ui m — Et après?Vous ne voulez pas non plus que je vous appelle CXaude, maintenant?D’un ton extrêmement différent il précisa: 5 — n/test pty?que je ne VEUILLE pas que vous m’appeliez par mon petit nom .Mais c’est moi, qui ne POURRAI pas vous répondre .— Et pourquoi, s’il vous plait?— Parce que, depuis ma pltis tendre enfance, on m‘a appelé par un diminutif.— Lequel?— Cloclo.— Cloclo?— Oui Madame, expliqua Monsieur Flute d’un air entendu.Du début de mon nom on a pris les quatre premières lettres C.L.A.U.et on a fait .C.L.O.Comprenez-vous Madame, Clo-Clo! Cela fait vraiment trop intime! Madame Tambour se rendit compile qu’elle se serait rendue complètement ridicule devant les autres employés en appelant Clo-Clo son chef d’expédition.Aussi, elle ne manqua pas d’en faire sentir l’inconvénance : — Je comprends surtout que même dans cet ordre d’idées vous êtes extrêmement tarabiscoté .Et pour éviter toute discussion entre nous, je vous appelerai comme j’appelle tous mes employés: par leur nom.Vous, je vous appellerai Monsieur Flute.Un point c’est tout! Le pauvre Flute resta glacé par Flute s’empressa de revenir vers elle : — De quoi donc Madame?— Vous ne m'avez pas remis le bulletin, d’expédition de la commande envoyée, hier à notre succursale de Toronto .De toute évidence la question embarrassait Monsieur Flute.— C’est que .balbutia-t-il.— L’expédition n’a pas été faite?demanda-t-elle incrédule.Monsieur Flute, de plen en plus gêné, s,’expliqua : — Tout était disposé pour .Mais à la dernière minute, nous n'avons pas été prêts .Madame Tambour commençait à se fâcher pour tout de bon.On s’en rendait compte à la rougeur qui lui empourprait les joues: — Dites, plutôt, qu'à la dernière minute c’est vous qui n’avez pas été prêt! Sans conviction, il protesta : — Je vous assure, Madame .Mais la propriétaire venait de prendre une décision.Et définitive.Elle prononça son arrêt d’une voix inflexible: — Ne m assurez rien du tout.Je sais à quoi m’en tenir avec vous .S’il ne s’agissait que de cela, ce ne serait rien.Mais depuis trois semaines que vous êtes mon chef d’expédition, on n'expédie plus rien régulièrement.Aussi, il faut en finir.Passez à la caisse, on va régler votre compte.Et 1 on n en parlera plus.Ces paroles produisirent exac- Et profitant de l’ahurissement crée chez Madame Tambour, et chez les quinze employés qui l'avaient écouté, il alla dignement à sa table, ramassa les papiers qu il gardait constamment devant lui dans un charmant désordre plein de fantaisie, et salua le caissier qui, déjà informé, lui versa l’argent d’un aimable et dédaigneux — Au plaisir de ne plus se revoir ! Une heure après Monsieur Flute commença à expliquer à sa femme ce qui s'était passé.Madame Flute, femme essentiellement de bon sens, ne voulut même pas qu’il achève le réçit.— Te rends-tu au moins compte, dit-elle d’une voix que l'indignation rendait vibrante, que celle-ci fait exactement la trente-septième place d’où tu es mis à la porte, depuis que nous sommes mariés?Son mari parut réfléchir un instant.— Cela ne fait pas une moyenne aussi élevée que tu voudrais me faire croire, car nous ne sommes mariés que depuis trente-six mois et vingt-cinq jours.— Ah je t’en prie, ne fais pas de l’ironie! éclata-t-elle.— Mais je ne fais pas de l’ironie, précisa-t-il.Je fais simplement de la statistique.L'épouse n’eut aucune envie de s'abandonner à des considérations linguistiques.Avec autant de fermeté que tout à l’heure Madame Tambour, elle lui signifia sa décision : — Si tu ne t’arranges pas pour que cela change immédiatement, je te plaque et je retourne chez mes parents.Et cela, d’une manière définitive! iFlute essaya encore c>urgu-menter.— Est-ce vraiment ma faute, si les trente-sept imbéciles de patrons qui j’ai eu successivement ont été bornés et dénués de sens commun pour se passer de mes services! Madame Flute renchérit d’une voix plus forte : — A la base de tout ceci, il y a un fait .Le matin tu préfère te prélasser entre tes draps, plutôt que de te lever pour accomplir ton devoir comme tout le monde.Monsieur Flute sourit avec complaisance .Au fond c’est vrai avoua-t-il.Je ne suis nas un tyne comme tout le monde Quand les gens se lèvent, je préfère rester couché.Madame Flute, à ce point, crut bon de faire remarquer, que même lorsqu’il parvenait à son travail il n’en fichait pas un coup Ici, également, le consentement de son mari fut complet : Ça aussi c’est vrai dit-il II n’y a rien qui m’embête le plus que de m’occuper des affaires des autres Je ne suis pas curieux de nature .Je n’aime pas me mêler d’un tas de choses qui ne me concernent pas personnellement.La pauvre femme dut faire un effort pour ne pas saisir par ’e cou son mari, et pour ne polit l’étrangler.Mais une vive flamme lui empourpra le visage.Elle se précipita dans sa chambre, saisit à la volée deux grandes valises qui se trouvaient dans un placard, et y empila pèle mêle, une grande partie de ses effets personnels.Monsieur Flute, impressionné, par le remuménage que faisait sa femme, poussa une pointe, jusqu’à la porte.Lorsqu’il constata que les deux valises, grandes ouvertes sur le lit.étaient déjà presque remplies, il crut bon de manifester une réprobation qu’au fond il ne ressentait pas.Car, malgré tout, dans son fort intérieur, l’idée que sa femme ne serait pas là demain matin, pour le réveiller, et l’obliger à se lever au moment précis où lui, avait tant envie de continuer à rêvasser, ne lui déplaisait pas du tout.Néanmoins, pour la forme, il esquissa un geste de protestation: __ “Voyons Ida, tu ne vas pas faire ça sérieusement?Sa femme, qui était occupée à retracer quelques vagues bijoux en simili-or et simili-argent, éparpillés dans le premier tiroir de la commode, ne s’arrêta pas une seconde dans sa besogne.Mais d’une voix nette, et catégorique, elle déclara : — Mon vieux, je te l'avais dit depuis longtemps Je t’avais mis en garde Si tu te fais mettre à la porto de la Maison Tambour, je m’en vais chez-moi Eh bien!.Je suis une femme de paroles, moi, et rien ne fera changer ma décision.— Pourtant, si tu voulais raisonner encore un instant, fit-il sans conviction Mais elle l’interrompit : — Je tiens à ajouter que j’emporte cet après-midi, le strict nécessaire.Je me réserve de venir ici demain, avec deux déména-( Suite à la page 191 Ecoutez 1 • Radiomonde et Télémonde 7 AOUT 1954 PAGE 17 ClAÜDiNE SE SENTAIT i 1ÊME TROP LASSE OUR RENTRER SA roiTURE AU GARAGE ÛUI* EST A CINQ MINUTES DE MARCHE de la CONCIERGERIE où ELLE A SON appartement, AU PARC LAFONTAINE.|g§gP DOCTEUR m w W'4 .d'mm rsr* mmm TEXTE ET DESSIN DE ANDRE DURE, D'APRES LE ROMAN RADIOPHONIQUE DE JEAN DESPREZ ELLE ENTRA DONC, MONTA L’ESCALIER QUI CONDUISAIT A LÉTAGE SUPERIEUR, TOURNA LA CLEF OANS LA SERRURE.r C'EST TOI, J MA CLAUDINE?BiEN NON, MA FILLE JE T’ATTENDAiS COMMENT, TU N’ES PAS COUCHÉE, MARjA?FAUDRAIT PEUT-ETRE \ /nON,ELLE ViENT DE PARTIR Dû C DA DI CD TD/in t-An-r f il kilu A n.A au __ * PAS PARLER TROP FORT, MARIA.MICHELINE DOIT DORMiR.IL N'Y A PAS DIX MINUTES.ELLE A REÇU UN COUP DE ^ TÉLÉPHONE,.UN CAS UR6ENT PAS MÊME LE TEMPS DE TRANSPORTER LA PETITE FEMME a l'hôpital.OUI, JUSTEMENT/ SON MARI* A TÉLÉPHONE'.MiCHEUNE A DIT QU’IL ÉTAiT COMME FOU AU TELEPHONE.ELLE EST PARTIE AUSSITOT,APRES AVOIR TÉLÉPHONE AU DOCTEUR 6IR0UX DÉ LA REJOINDRE.MON DIEU/.PAS MADAME LAviOLETTE, J'ESPERE ?MA TROUSSE/.QUE«JE SUIS STUPIDE.JE L’AI LAISSEE OANS MA VOITURE » 7^=T WUE COMPRENDS QUE J’Ai L'INTENTION I D‘y ALLER/.CETTE FEMME EST UNE ^DEMES PATIENTES.JE LA SUIS DEPUis DES MOIS.'UT Si C'EST UNE VIE QUE TU FAIS LA MA PAUVRE ENFANT/ r\c ilitn CHERCHES MAIS TU N’AS PAS L’iNTENTION D'ALLER.CE N’ETAÎT PLUS LA FILLE DE JOSEPH-ÉMILE BERGERON QUI REPARTAIT, C'E'TAÎT MAINTENANT LE DOCTEUR CLAUDINE BER6ER0N.PLUS RIEN N'EXISTAIT POUR ELLE QUE CETTE JEUNE FEMME QUI ALLAIT METTRE UN ENFANT AU MONDE.QUÎ AVAiT COMPTÉ SUR EUE DURANT DES LONGS MOIS, ET A QUI* ELLE NE DEVAIT PAS FAiRE FAUX BOND.CLAUDINE CONDUISAIT AVEC PRUDENCE, MAIS AUSSI RAPIDEMENT QUE POSSiBLE, ELLE NE SENTAIT PLUS Ni FATIGUE Ni ANGOISSE.SA VIE PRIVÉE N’EXISTAIT PLUS.CLAUDINE N'EXiSTAIT PLUS C’ÉTAIT LE MÉDECIN QuivOLAiT AU CHEVET D'UNE MAUDE EN GRAVE DAN6ER.* - - Dr Claudine est irradié tous les mardis soirs de 8 hres à 8 hres 55 par les postes CKVL — CKCV — CKTR — CHEF — CJSO — CFDA et CHRL PAGE 18 » • Radiomonde et Télémonde • « 7 AOUT 1954 ( \ mm v*’v r •*?- r .lous les mercretiis soirs, ae iu n.au a 11 Heures, riANU QUATRE MAINS revient sur les ondes du réseau Français de Radio-Canada et met en vedette les deux jeunes pianistes-duettistes GÎJY BOURASSA là gauche) et PIERRE BEAUDET.Chaque semaine, ces deux artistes interprètent un choix d’oeuvres dont la majorité a été écrite spécialement pour le piano à quatre mains.L'émission du 11 août sera consacrée à l’interprétation d'oeuvres de Franz Schubert.On entendra alors le “Divertissement en mi mineur’’ et les “Valses nobles et sentimentales’’.Flûte, alors!.(Suite de la pagre 17) geurs.et Remporterait tout ce qui m'appartient en propre, et personnellement.Le moment était venu pour Monsieur Flute, d’assumer une attitude digne.Il n'y manqua pas.Et se redressant sur lui-même comme un coq sur ses ergots, il se borna à déclarer : — Fais ce que tu voudras .Si tu le veux, emporte toute la maison.Moi, je ne tiens pas à m’esquinter le tempérament, pour entretenir cette maison, qui me coûte des sacrifices sans fin.Et il prit son chapeau, descendit dans la rue, enfila l’entrée de la Taverne qui faisait le coin entre sa maison et la rue Rachel, et devant une bonne bouteille, il donna libre cours à son tempérament d’imaginatif, qui le transportait avec la plus grande aisance, dans les domaines ailés de la fantaisie.Ce fut une bonne et agréable période de repos pour l'esprit fatigué de Monsieur Flute, qui saisit cette occasion pour passer une semaine entière, sans être obligé d’accomplir un travail quelconque, et sans endurer les reproches amers, jugés par lui injustes.De sa femme, celle-ci, était revenue, ainsi qu’elle l’avait promis, le lendemain de son départ, et grâce à l’aide des deux déménageurs et d’une camionnette, elle avait pratiquement, vidé la maison de tout ce qu’elle contenait.Et naturellement.elle se garda bien de donner signe de vie à son mari.Au bout d’une semaine, toute- fois, ce dernieT, qui avait épuisé les quelques dollars qui lui étaient nécessaires pour ce substanter même sommairement, se trouva un beau matin en tout et pour tout à la tête de 7 dollars et 53 cents, sans compter 2 tickets de tramway.Après avoir exprimé son mécontentement par une légère grimace, et conformément à son caractère, Monsieur Flute n’eut pas l’air d’être excessivement affecté.Il décida d’aller boire un coup, avant de prendre une décision.Bien lui en prit, ce matin là, car justement, à la table voisine de celle qu’il occupait, il eut l’occasion de rencontrer un de ses camarades d’école, qu’il avait perdu de vue, et qui vivait maintenant depuis quelques années à New-York comme employé de la Succursale Américaine, d’une de nos maisons industrielles.Il en ressentit une grande joie.L’ami, qui s’appelait Haubois, sembla éprouver lui aussi, le plus grand contentement de retrouver par l’effet d’un hasard miraculeux, son vieux “chom” des bancs de l’école.Il y eut un grand échange d’effusion.Monsieur Haubois offrit à boire, à déjeuner, et même une occupation à New-York.Il n’y avait pas énormément de travail: il suffisait de faire une heure de présence par jour, pour encaisser sa paye le vendredi.Quelques jours après, Monsieur Flute, ayant trouvé le moyen de taper son père, deux de ses frères et une cousine assez riche, qui ¦ - .V v.SERENADE POUR CORDES revient sur les ondes du réseau Français de Radio-Canada tous les samedis soirs à 8 h.30 et fait entendre les plus belles pages de la musique légère, de l'opérette à la comédie musicale américaine.Dans la photo ci-dessus on reconnaît, de g.à d.: Françoys Bernier, le réalisateur; Denis Harbour, basse; Jean Deslauriers, le chef d’orchestre et Irène Salemka, soprano; à l'arrière-plan; Moses Slutsky, percussionniste.produit du miel aux environs de Granby, s’installait dans un coin du rapide de New-York, qui part de la gare Windsor, tous les 6oirs à 9 heures 20, et se disait heureux de quitter dédaigneusement” son ingrate ville natale.Ici, il faut avoir recours aux procédés de certains grands romanciers de l’époque d’or de la littérature.C’est-à-dire, tracer une triple ligne de petits points.afin de revenir à Montréal.ces tous derniers jours.Quatre ans c’étaient écoulés depuis le jour, où Monsieur Flute avait quitté la Métropole.Aujourd’hui, on pouvait difficilement reconnaître ses traits, sous ceux de mister Nick Flutenson, l’auteur du livre devenu le best-seller des Etats-Unis, le volume dont l’éditeur avait vendu 4 millions et demi d’exemplaires en l’espace de huit mois, qui avait été traduit en quatorze langues étrangères, adapté à la radio et à la télévision de presque tous les pays du monde.Et pourtant Mister Nick Flutenson était bel et bien Monsieur Flute, que nous avons connu sous le nom de Cloclo.Malgré le soin méticuleux que le nouveau grand écrivain avait mis à cacher sa véritable identité, le bruit commença à se répandre que le Monsieur, qui occupait un appartement au premier étage du Ritz, était Monsieur Claude Flute, natif de Montréal.En tous cas, lui, avait fait chercher sa femme et il l'avait priée de venir le voir.Sa femme, proprement mise, mais habillée, modestement, pénétra dans la "suite” de son mari.Ce dernier, mollement allongé sur un divan, et qui maJgré l’heure tardive de la matinée, portait encore un pyjama de nylon, tout en fumant un spectaculaire havane, présenta à son épouse, un visage rubicon, grassouillet et réjoui.Elle avança vers lui timidement: — Dis-moi pas que c’est toi, qui es installé ici, dans ce splendide appartement?— Mais oui .mais oui.fit-il sur le ton le plus naturel du monde.C’est bien moi.Madame Flute, la droiture et l’ho n n ê t e t é personnifiées, tint avant tout à apaiser un doute qui la tourmentait.— J'aime autant te dire la vérité, dit-elle .Lorsque j’appris que tu étais devenu colossalement riche, j’ai été prise d’un doute .Jure-moi qu’à New-York, avec la gangs de narcotique, qui existent, tu ne t'es pas laissé tenter.Mais elle ne put point achever, car Flute, presque offensé, s'exclama : — Pour qui me prends-tu?n’oublie pas que je suis trop paresseux pour rentrer dans une combine de ce genre .Un des grands mérites de la paresse, c’est de nous préserver aussi de la malhonnêteté.Le visage de Mme Flute fut illuminé d’un sourire de contentement : — Ça me fait bien plaisir, dit-elle.— Eh bien, fit Monsieur Flute, je veux te faire un aveu de mon côté, je suis venu à Montréal parce que je voulais te parler Vois-tu, ma bonne Ida, je suis trop paresseux avec les femmes aussi___ Il n’y en à qu’une qui, de ce point de vue là, m'avait compris.C’était toi.Mme Flute, eut un autre sourire de contentement : — Naturellement, mon vieux Cloclo.Et s’il n’y avait pas eu cette maudite question d’argent, jamais, jamais entends-tu, nous nous serions séparés.Monsieur Flute d’un geste royal, secoua la cendre de son havane, et ne put s'empêcher d’avoir une expression de profond mépris : — Les questions d’argent, an-nonca-t-il solennellement, sont finies .Je te donnerai tout à l’heure un chèque, et tu iras t’habiller de la tête au pied, comme doit l’être la femme de Nick Flutenson.De toute évidence, une préoccupation profonde hantait toutefois üimMimmimimmiimimmiiimmiimimmiimmimmiiiiiiiiiiiiimiiirfiç I TÉLÉVISION | ri 111111111 m 1111111111111111111111111111 n i f 1111111111:111 [ i i n 111111111 i 11 m i n 111 i 111111111 iTi DIMANCHE, LE 8 AOUT CBFT — Canal 2 3.00— Mire et musique 5.30— Le Chat Piano 6 00—L’Actualité e.30—Mire et musique 7.25—A l’ai fiche ce soir 7.30— Aux quatre coins du monde 8 00—Kiosque à musique 6.00— Cinéma Brading 10.30— Festival d'été 11.00— Bulletin de nouvelles 11.02—A l’affiche demain CBMT — Channel 6 3 00—Test Pattern & Music 4 55—Tonight on CBMT 5.00— Movie Interlude 5.30— Piano the Cat 6.00— CBC News Magazine 6.30— This Is the Life 7.00— Our Miss Brooks 7.30— Books ' Alive 8.00— Toast of the Town 9.00— Singer 4 Stars Theatre “To whom It May Concern” with David Niven 9.30— Enchanted Music 10.00— Duffy’s Tavern 10.30— Regal Theatre 11.00— CBMT Late News & Sport Finals LUNDI, LE 9 AOUT CBFT — Canal 2 9.00— Mire 3.00— Mire et musique 5.30— Club des 16 6 00—Mire et musique 7.25—A l’affiche ce soir 7.30— Télé-Journal 7.45— Télé -Montréal 8.00— Croyez-le ou non 8.15— Aventures 8.30— Tourbillon 9 OO—Rétrospective Canadienne 9.30— Film 10.90—Boxe 11.00— Bulletin de nouvelles 11.02—A l’affiche demain CBMT — Channel 6 9.00— Test Pattern 3.00— Test Pattern et music 6.35—Tonight on CBMT 6.40—Weather Report 6.45— CBC TV News 7.00— Hobby 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mots, il saisit un magnifique volume de trois cents pages qu'il avait à côté de lui, et le tendit à sa femme qui jeta sur la couverture, un regard brûlant de curiosité.Elle y lut : “LE MOYEN DE FAIRE UNE FORTUNE”.Elle faillit s’évanuoir.Et dans un cri venu du coeur, elle s’exclama : — Ah! flûte alors!.2= 7 AOUT 1954 Radiomonde et Télémonde PAGE 19 t • • • a Keine Cires >¦ & O’ à 2 hres P.M.C-K-V-L le Dimanche Après-midi £«5 grandes primeurs du disque français urne nouvelle présentation des fabricants de la cire SUCCES : (Directement de Paris à Montréal, les plus récents enregistrements) PRESENTATEUR ALAIN GRAVEL REALISATEUR MAURICE THISDEL PAGE 20 Radiomonde et Télémonde "Puck" rentre dans sa famille Après l'extraordinaire saison qu'elle a connue à Paris, Lucienne Letondal a éprouvé la nostalgie de sa famille et de son pays.Rentrée au Canada il y a quelques jours à peine, nous avons pu nous entretenir avec elle et voici quelques-uns des propos échangés.par: hughette Il y avait très longtemps que je R 'avais revu Lucienne Leton-dal.Six ans au moins, puisque lors de son séjour parmi nous, l’an dernier après cinq ans d’absence, j’étais à mon tour en Europe.Je l’ai trouvée considérablement changée.De la petite fille que je connus jouant sur la grève de Saint-Gabriel de Brandon en compagnie de sa grande soeur Marthe, et de sa jeune soeur Ginette, j’ai retrouvé l’éclatant regard.la façon enthousiaste de parler des choses qu elle aime .et la même farouche obstination de garder secret, ce qu’elle n’entend pas révéler au premier venu.J’avoue que cette rencontre me faisait un peu peur.Lucienne ayant fait l'unanimité de la presse parisienne autour de sa création du personnage de Puck dans “Le Songe d'une Nuit d’été” joué à Médrano sous la direction de Jean Doat, je craignais de rencontrer une “vedette” inabordable.J’étais sotte.Ça ne sont jamais ceux qui réussissent vraiment qui nous la font à l’épate.encore moins ceux qui réussissent grâce à un labeur acharné et sans répit.C’est donc à une jeune personne charmante, à l'intelligence vive et à la voix chantante que je me suis adressée.“Alors heureuse d’être de retour Lucienne?“Oui très.J’avais vraiment envie de revoir ma mère, et mes grands parents que j’adore.Je m’ennuyais aussi de mes amis?“Et quelle impression cela vous fait-il d’être à nouveau au Canada?“Mon Dieu cette année, les impressions se sont tassées: L’an dernier j’avais été plus saisie après cinq ans d’absence.“Trouvez-vous Montréal changée?“¦Considérablement.C’est fou comme nous devenons américains, pour une colonie anglaise.“Qu'est-ce qui vous frappe davantage, dans l'ensemble?“Les étalages des magasins.Ce sont de véritables bazars! Ce doit être drôlement difficile de bien s'habiller avec tous ces objets que l'on place dans une même montre.Il faut en tous cas un goût très sûr! “Le problème n'est assurément pas le même à Paris .Et du côté culinaire est-ce que vous vous faites à nouveau à la cuisine canadienne?“Ah! ça oui.Dès que j’arrive au Canada je mange avec joie des “hot dogs’’ et bois des “liqueurs”.“Voilà qui est bien J’aime cette souplesse.“J’en ai moins en ce qui a trait aux moyens de locomotion! Dieu que je trouve les tramways lents .Et que je manque ma “Vespa”.“Vous en serviez-vous continuellement en France?“Chaque jour.“Ce devait être pour vous une grande économie de temps.Car les distances comptent dans la Ville-Lumière! “Oui et avec les répétitions, les spectacles, les émissions radiophoniques .“Vous étiez très occupée là-bas.“Je travaille beaucoup car j’aime mon métier et ne laisse rien au hasard.“A part le “Songe d’une Nuit d’été” qu’avez-vous joué l'an dernier?“Le Marchand de Venise” avec Gregory Chmarra, un comédien merveilleux de l’école de Stanislavsky.“Sur le plan comparatif, quel-ple expérience vous fût.i
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